Le Renaud et le Corbar
(par Robert Goubet)
Préambule :
Un jour, maître Renaud, par la
déprime touché
Sétait foutu en tronche de ne plus jamais chanter,
Renard, qui lavait su, en loucedé, la guetté,
Lui a tendu un piége, pour dans ses filets le faire tomber.
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Pale, plus blanc que sa feuille,
Il rame, à écrire son recueil,
Mec, non cest pas amusant
De contempler Renaud séchant !
Allez, je rengaine mes rengaines,
Mon bastringue et mon stylo,
Renaud, tu mas foutu en peine,
Renard, tes quune vieille peau. T
u carbures à lacétylène,
Tu nes quun sale chalumeau,
Ce qui te file mauvaise haleine,
Renaud, tu restes mon poteau.
Heureusement, tas gardé tes
santiags,
Que tas pas refilé à un salop,
Un soir que tu traînais au rad,
Entre pastagas et Pernods.
La vie, ses joies, tous ses
avatars
Tu as su les boire, sans eau,
Malgré les moments de cafard,
Renaud, tu chantes encore beau.
Jai aimé ta gonzesse en
cloque,
Lamour porté à ton Pierrot,
Thatcher demeure une salope,
Tonton copine avec les asticots.
Elle passait par là la déprime,
Avec rhum et eau, tu avais joué trop
Tas rien de Juliette, et en prime,
Comme un plouc, tu las soignée au bistrot !
Sorti dun cauchemar abyssal,
Tu luttes contre la gueule de « boa »
A main nues, putain, cest phénoménal,
Les Kalachnikov puent trop la vodka !
Le roi Renaud en guerre sen
va,
Avec ses couilles, il part au combat,
Renard, toi qui ne las pas vu,
Quil est beau, tout paré de vertu !
Docteur Renaud, « mystère »
Renard,
Tu tordras le cou aux avatars,
A gauche, à droite, garde toi bien,
On est jamais trahi que par les chiens !
Renaud, qui ne voudrait pas
vieillir
Lage, par traîtrise saura te saisir,
Mais, cest pas par pur cabotinage
Que tu veux en éviter les outrages.
A toi, la chétron sauvage,
Non, tu ne vas pas laisser béton,
Tes en plein dans la force de lage,
Tas le temps de devenir un vieux con.
Bonsoir Renaud, bonsoir mon pote,
Salut Renard aux pensées interlopes,
Dès que le vent tournera,
Je sais que tu repartiras,
Bientôt les vents tourneront,
Cest sur, plus jamais tu joueras au con !