(Nico)
J'avais jamais senti le vent
De la porte se r'fermant sur moi
On a passé d'si bons moments
Que le malheur, j'connaissais pas
J'avais depuis qu'j't'ai rencontré
Toujours en moi l'goût du bonheur
Des amis qui se sentent aimés
A qui la vie ne fait pas peur
A qui la vie ne fait pas peur
Des copains j'en ai pas des tonnes
Ce sont que des potes de passage
Mais depuis qu'est venu l'automne
Tu m'as laissé sous les nuages
De ce pauvre ciel gris du Nord
Où l'on ne connaît que la pluie
Et qui attriste c'foutu décor
Depuis que toi tu es parti.
Depuis que toi tu es parti
J'pensais pas que viendrait ce jour
Où t'es parti, toi mon copain
Et que viendrait si vite mon tour
D'pleurer jusqu'à la Saint Glinglin
En pensant à toutes nos conn'ries
En m'répétant cette vérité
Que prétendent les poètes maudits
" les meilleurs partent tous les premiers "
" les meilleurs partent tous les premiers "
T'es loin d'mes yeux, toi mon poteau
Mais bien présent, là dans mon cour
D'penser à toi ça me tient chaud
Même si souvent j'finis en pleurs
T'a toujours ta place dans ma piaule
Tu manques aussi à mes parents
Et à mon frère qu'en a ras-l'bol
De m'entendre t'app'ler en dormant
De m'entendre t'app'ler en dormant
Y'm'reste plus qu'mon envie d'mourir
Ou d'm'en aller te retrouver
Mais j'aurais du mal à choisir
T'aurais jamais dû me quitter
Heureusement il reste ici
Un ange qui veille toujours sur moi
Grâce à qui j'évite les conn'ries
A elle j'y tiens autant qu'à toi.
Et la porte se referme sur moi