2         Interprétation des chansons de l’album « A la belle de Mai »

 

2.1      « A la belle de Mai »

 

La pochette de l’album montre Renaud dans un stand de fête foraine. C’est une magnifique pochette en métal et tout en couleur. Elle symbolise sans aucun doute sa solidarité avec les gens de cette classe, les voyous, loubards et gavroches qui vont sur ses fêtes et qui parlent dans la langue « dans laquelle il « arrive le mieux à s’exprimer : le verlan [comme « Laisse béton »,] et l’argot [dans « putain d’camion ]».[1]

Le titre du disque « A la belle de Mai » évoque l’un des 111 quartiers de Marseille . « C’est un quartier attachant, riche de son histoire et de ses habitants(…) Son nom est déjà un poème(…). Un quartier qui s’est profondément transformé, marqué par l’esprit ouvrier, avec l’implantation au début du siècle de nombreuses usines telles que la fabrique d’allumettes ou la fameuse manufacture de tabac, le quartier a toujours été un fief de la gauche »[2] Aujourd’hui, une vie culturelle a remplacé manufactures et usines. Et « une véritable cité dédiée à l’art, à la musique, au cinéma et la littérature s’y est établie »[3] tout en préservant le caractère villageois de ce quartier.

Le nom pittoresque de ce quartier date de très loin : « Au siècle dernier, pour saluer l'arrivée du printemps, existait une jolie tradition: La belle du mois de mai. Chaque famille paraît leur dernière née de ses plus beaux atouts tandis que ses copines faisaient la manche et interpellaient les passants:
"Donnez à la Belle de mai, qui est tout autant gracieuse que vous" »[4]


[1] “Le rouge et le noir” voir note 1

[2] http://www.via-marseille.com/livres/textes/main.htm

[3] http://www.via-marseille.com/livres/textes/main.htm

[4] http://www.marseille-provence.net/quartiers.htm


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