4.1.5                    Analyse de « Morts les enfants »

Année 1985, sortie de l’album "Mistral Gagnant" où l’on retrouve « Mort les enfants ». Dans un premier temps, Renaud traite des enfants à travers le monde et surtout de la misère, de la guerre, de tout ce qui tue des enfants sur notre terre.

Il commence par les enfants de Bogotà, capitale de la Colombie. Ville si pauvre qu’un enfant qui meurt de faim sur le trottoir n’émeut plus personne.

Puis il nous rappelle que certains enfants meurent à la guerre pour des idées de la génération de leurs parents.

Il évoque ensuite deux pollutions dues à des explosions d’usines chimiques.

La première se passa en Italie du nord, dans la banlieue de Milan. Une usine chimique contamina la région avec de la dioxine. Pas de victime dans l’immédiat, mais il semble qu’après cet évènement, les risques de cancer dans cette région ont considérablement augmenté. L’autre catastrophe se déroula en 1984 à Bhopal, ville de l’Inde où 3300 personnes trouvèrent la mort empoisonnées par une fuite de gaz d’une usine américaine de la firme Union Carbide.

Il n’oublie pas non plus, les enfants morts sur les routes de France, dû à la consommation d’alcool de leurs géniteurs.

Lors des refrains, il a écrit aussi que le monde n’est gouverné que par quelques personnes trop âgées selon lui et qui avec le pouvoir deviennent imbéciles, qui ne se soucient pas du sort du monde, mais uniquement de leur profit et leur bénéfice.

On peut aussi  remarquer une subtilité, dont Renaud a le secret, lors du dernier refrain. En effet, tout au long de la chanson le refrain commence par : " Bal à l’ambassade". Lors du dernier il débute par " Balles sur l’ambassade".

Ce texte prône que Renaud n’apprécie pas le monde dans lequel il vit. Il montre à nouveau qu’il est contre le violence, mais que si rien ne change, les peuples vont se soulever contre les dirigeants du monde. Il nous dit aussi qu’il aime les enfants et qu’on n’a pas le droit de leur faire du mal pour les idées de leurs parents.

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