Nous remercions
vivement Laurent Berthet,
auteur du livre "Renaud, le Spartacus de la chanson"
pour les deux anecdotes sur Renaud qu'il a accepté de confier sur le HLM.

Vos messages pour Laurent
Berthet
"Lorsque nous nous sommes
rencontrés pour la première fois, Renaud insista en effet longuement, alors que je lui
posais une question sur François Mitterrand, sur les ressemblances, qu'il n'arrivait pas
à évacuer, entre l'ancien Président et son propre père (ce que je mentionne dans mon
livre).
J'ai alors compris deux choses : tout d'abord, que l'attachement de Renaud pour François
Mitterrand n'était pas uniquement politique. Il était aussi (et peut-être surtout)
personnel, irrationnel, et donc plus profond.
Ensuite, j'ai pu mesurer l'influence qu'a toujours eu (et a encore) le père de Renaud sur
sa vie, ses choix. On cite souvent (et à juste titre) l'influence maternelle dans la
construction de l'homme et du personnage Renaud. Cela est tout à fait vrai et doit
particulièrement être souligné quant à ses idées contestataires.
Il n'empêche, Renaud a toujours été fasciné par son père, par ses talents d'écrivain, par sa richesse culturelle,
par son côté austère, protestant, etc."
"Lors d'une autre rencontre,
en fin de conversation, alors que nous parlions des chanteurs français actuels, Renaud me
coupa la parole et me dit : " Si tu veux entendre de la belle chanson, écoute Allain Leprest.
C'est magnifique ! ".
Joli compliment venant de la part du poète populaire qu'est Renaud.
Alors, dès le lendemain, je me suis procuré (non sans mal, il est vrai) plusieurs albums
d'Allain Leprest et, comme tous ceux qui le découvrent pour la première fois, je suis
tombé sous le charme de ce poète exigeant et percutant, écorché vif, au talent hélas
peu reconnu, médiatiquement parlant (je vous signale, au passage, la sortie de la
première biographie d'Allain Leprest
en mars 2003 : " Allain Leprest. Je viens vous voir
", par Thomas Sandoz, aux éditions
Christian Pirot).
Je vous conseille donc, si vous ne connaissez pas encore ce chanteur, de suivre aussi le
très bon conseil de Renaud !"
Laurent Berthet, Novembre 2002.