La femme d'Hector MAJ 03/07/02
Intro : D / A7 / D / A7

[D]En notre tour de Ba
[A7]bel,
Laquelle
[D]est la plus b[A7]elle
[D]La plus aimable par[A7]mi,
Les femmes
[D]de nos a[F#7]mis ?
[F#7]Laquelle est notre [ Bm ]vrai nounou,
[F#7]La p'tite sœur des pau[G]vres de nous
[G]Dans le guignon toujours présente[F#7],
Quelle est cette fée bienfaisante ?

[Em]C'est pas la fem[F#7]me de Ber[Bm]trand,
Pas la femme de Gon[[F#7]tran
Pas la femme de Pam[Bm]phile,
[Em]C'est pas la fem[A7]me de Fir[D]min
Pas la fem[Bm]me de Ger[Em]main,
Ni celle [A7]de Benja[D]min
[G]C'est pas la fem[A7]me d'Hono[D]ré,
Ni celle[B7] de Dési[Em]
Ni celle de [F#7]Théo[Bm]phile,
[Em]Encore [F#7]moins la fem[Bm]me de Nestor
Non, [F#7]c'est la fem[Bm]me d'Hector.

Comme nous dansons devant,
Le buffet bien souvent
On a toujours peu ou prou,
Les bas criblés de trous.
Qui raccommode ces malheurs,
De fils de toutes les couleurs
Qui brode, divine cousette,
Des arcs-en-ciel à nos chaussettes ?

C'est pas la femme de Bertrand,
Pas la femme de Gontran
Pas la femme de Pamphile,
C'est pas la femme de Firmin
Pas la femme de Germain,
Ni celle de Benjamin
C'est pas la femme d'Honoré,
Ni celle de Désiré
Ni celle de Théophile,
Encore moins la femme de Nestor
Non, c'est la femme d'Hector.

Quand on nous prend la main,
Sacré bon dieu dans un sac
Et qu'on nous envoie planter,
Des choux à la santé
Quelle est celle qui, prenant modèle,
Sur les vertus des chiens fidèles
Reste à l'arrêt devant la porte,
En attendant que l'on ressorte ?

C'est pas la femme de Bertrand,
Pas la femme de Gontran
Pas la femme de Pamphile,
C'est pas la femme de Firmin
Pas la femme de Germain,
Ni celle de Benjamin
C'est pas la femme d'Honoré,
Ni celle de Désiré
Ni celle de Théophile,
Encore moins la femme de Nestor
Non, c'est la femme d'Hector.

Et quand l'un d'entre nous meurt,
Qu'on nous met en demeure
De débarrasser l'hôtel,
De ses restes mortels
Quelle est celle qui r'mue tout paris,
Pour qu'on lui fasse, au plus bas prix
Des funérailles gigantesques,
Pas nationales, non, mais presque ?

C'est pas la femme de Bertrand,
Pas la femme de Gontran
Pas la femme de Pamphile,
C'est pas la femme de Firmin
Pas la femme de Germain,
Ni celle de Benjamin
C'est pas la femme d'Honoré,
Ni celle de Désiré
Ni celle de Théophile,
Encore moins la femme de Nestor
Non, c'est la femme d'Hector.

Et quand vient le mois de mai,
Le joli temps d'aimer
Que sans écho, dans les cours,
Nous hurlons à l'amour
Quelle est celle qui nous plaint beaucoup ?
Quelle est celle qui nous saute au cou
Qui nous dispense sa tendresse,
Toutes ses économies d'caresses ?

C'est pas la femme de Bertrand,
Pas la femme de Gontran
Pas la femme de Pamphile,
C'est pas la femme de Firmin
Pas la femme de Germain,
Ni celle de Benjamin
C'est pas la femme d'Honoré,
Ni celle de Désiré
Ni celle de Théophile,
Encore moins la femme de Nestor
Non, c'est la femme d'Hector

Ne jetons pas les morceaux,
De nos cœurs aux pourceaux
Perdons pas notre latin,
Au profit des pantins
Chantons pas la langue des dieux,
Pour les balourds, les fesses mathieux
Les paltoquets, ni les bobèches,
Les foutriquets, ni les pimbêches

Ni pour la femme de Bertrand,
Pour la femme de Gontran
Pour la femme de Pamphile,
Ni pour la femme de Firmin
Pour la femme de Germain,
Pour celle de Benjamin
Ni pour la femme d'Honoré,
La femme de Désiré
La femme de Théophile,
Encore moins pour la femme de Nestor
Mais pour la femme d'Hector.