(1969-2002)

 

1969 : une grave maladie

En 1969, après les longs évènements du joli mois de mai de l'année précédente, Renaud tombe malade ainsi qu'il l'écrit à son frère Thierry, dans une lettre datée du 30 juillet de cette année-là : "je t'écris car je suis malade, tu ne devineras jamais ce qui m'arrive : je travaille ! … ". En effet, il travaille, comme magasinier dans une librairie (la Librairie 73), afin de pouvoir se payer une moto (une BSA 350, de 1953).
Il travaillera deux ans dans cette librairie du Quartier Latin (jusqu'à ce que le boss en ait marre de ses retards et de ses absences…). Pendant ces deux années des dizaines et des dizaines de livres lui passeront par les mains (Maupassant, Bruant, Vian, Prévert, Céline, Zola, et bien d'autres…).

1970/71 : le début du café de la gare

En vacances à Belle-Ile, il rencontre Patrick Dewaere, à qui il fait découvrir ses chansonnettes. De retour à Paris, Patrick lui propose de venir remplacer un comédien de la troupe parti pour les States. Renaud ne manque pas l'occasion, et fait ses début sur scène dans une pièce (Robin des quois de Romain Bouteille) aux côtés de Miou-Miou, Coluche, Henri Guibet, Sotha, Jean-Michel Haas… Puis, finalement au bout de quelques temps, le rôle de Renaud est repris par un certain Gérard Depardieu.

le café de la gare

1972 : Avignon

Renaud part vivre à Avignon pour refaire sa vie dans une " Byzance lointaine ". " Byzance lointaine " où il s'emmerde à mourir, qu'il quitte sans regrets pour revenir au plus vite à Paname.

1973/74 : époque Dandy chanteur des rues

Cette année-là, Renaud va vivre son " époque Dandy " : chemises en dentelles, cravates lavallières, il fréquente les hauts lieux de Montparnasse…
C'est à cette même époque qu'il fait la manche dans les cours d'HLM, sur les marchés, devant les bistrots etc.. Il gratouille sa guitare et pousse ses chansonnettes ainsi que tout le répertoire de Bruant, Fréhel, etc…, accompagné à l'accordéon par son ami Michel Pons. Ces deux p'tits jeunes à la gouaille de gavroche plaisent bien.

Alors qu'ils se produisent devant le " Café de la Gare ", ils sont repérés par Paul Lederman, le producteur de Thierry Le Luron et de Coluche, qui les engage en première partie de Coluche au Caf'Conç' (sous le nom des P'tits Loulous), un music-hall sur les Champs-Elysées. Mais Renaud refuse d'enregistrer l'album que Paul Lederman lui propose (mi-reprise, mi-création).


1975 le premier disque : (et c'est pas pour de rire…)

Au Caf'Conç, un soir, Jacqueline Herrenschidt et François Bernheim (lesquels signeront la musique de " Ecoutez-moi les gavroches ") lui proposent d'enregistrer un disque de ses propres chansons, il accepte (Hexagone, Société tu m'auras pas, Amoureux de Paname, etc…). "Amoureux de Paname" est né.
Bien que réalisé avec de petits moyens, et malgré une critique peu favorable des journaleux, le disque se vend.
Mais Renaud croit que c'est pour rire, il ne réalise pas vraiment qu'il a un talent caché et que sa découverte va être un grand pas pour l'avenir de la chanson française.

La pizza du Marais

La "Zappi" comme on l'appelait à l'époque. Peu de temps après la sortie du disque, Renaud se produit sur scène, à la " Pizza du Marais ", un p'tit café théâtre du Marais, où se produisaient des chanteurs (Julien Clerc, Maxime Le Forestier, Higelin, Lavilliers etc.…) plus ou moins connus à l'époque devant un public plus ou moins nombreux.
Les ch'veux blonds, et l'regard bleu, la casquette blanche, et l'foulard rouge, Renaud fait découvrir son répertoire anarchisant, ainsi que des p'tites complaintes.
C'est ici que Renaud rencontre les p'tits loubards (les vrais, ceux de la banlieue) qui vont influencer la suite de sa carrière. Ses rencontres et ses virées en banlieue lui font découvrir la zone et lui donnent envie de l'écrire et de la chanter.
Il abandonne sa casquette de Gavroche et ses chemisettes pour un perfecto et des santiags… Il oublie un peu les marlous du début du siècle et s'intéresse davantage au loulou en mobylette et au verlan.


1977 : "Laisse béton"

Après quelques concerts en province (avec Gilou, l'accordéoniste de Pierre Perret), "Laisse béton", le deuxième album de Renaud, sort enfin. Totalement différent du premier. Dans ce disque, on trouve la puissance d'écriture qui lui est propre. Il chante la zone, l'amour, les bandes de jeunes, nous fait découvrir le verlan et son amour pour la banlieue et les loubards.

Cette même année, il continue sa carrière de comédien dans une pièce de Martin Lamotte intitulée : " Le secret de Zonga ".
Il joue à " La Veuve Pichard " (aujourd'hui " Le point virgule ") toujours dans le Marais, son quartier fétiche à cette époque-là. C'est ici qu'il rencontre Dominique qu'il épousera plus tard.


1978 : la découverte

En avril 1978, le nouveau venu de la chanson française monte sur la scène du Printemps de Bourges et fait un tabac à la suite de son tube : " Laisse béton " dont le 45 tours s'est très bien vendu… une star est née ?

1979 : "Ma gonzesse"

Troisième album de Renaud, toujours dans le même style que " Laisse béton "...
"Ma gonzesse" (chanson d'amour dédiée à Dominique), mais aussi "Chanson pour Pierrot", (qui décrit un fils que Renaud invente et aime), "J'ai la vie qui m'pique les yeux", chanson triste et douce, "Peau aime", jeu de mots, d'humour et de démystification.
Quelques chansons, qui " bougent " un peu plus, se trouvent aussi sur cet album ("Ch'timi rock", "C'est mon dernier bal", etc.… ).

Première grande salle parisienne

Après les cafés théâtres et les sombres rues, Renaud se produit enfin sur une vraie scène parisienne : " Le Théâtre de la Ville ", une salle de huit cent personnes certes, mais pleine tous les soirs pendant cinq jours… Un très bon début !


1980 : la teigne...

Renaud poursuit sa période loubard ; il sort " Marche à l'ombre " un nouvel album. Un album teigneux et révolté ("Marche à l'ombre", "Où c'est qu'j'ai mis mon flingue", "Dans mon HLM", "La teigne", etc.…).

C'est sur ce disque qu'apparaît pour la première fois le personnage de Gérard Lambert, un loup solitaire, un fou des banlieues, le justicier des HLM, une image, une personnalité " inventée " par Renaud, un personnage reflet de la rue et de la haine. Une époque très " hard " pour Renaud, il se donne une image de vrai voyou (au cœur tendre quand même). Il hurle sa révolte. Sur la pochette du disque, il a une tronche d'ange qui fait peur ! Ce disque est dédié à Paul Toul (Toul comme tout l'monde, c'est un pseudo emprunté par Jacques Mesrine l'ennemi public n°1).

Malgré tout, il garde son humour et sa tendresse à travers des chansons comme : " It is not because you are " ou " Pourquoi d'abord ? ".

Après la sortie de cet album, il fait fureur à Bobino, avec lui-même en première partie. Une première partie un peu spéciale. En effet, il chante des chansons réalistes du début du siècle (comme au début de sa carrière), avec Joss Baseli à l'accordéon. Puis, en deuxième partie, il attaque avec son blouson noir et ses chansons à lui. On découvre alors Jean-Louis Roques (accordéon), et Amaury Blanchard (batterie, mais il est fâché). La salle est remplie de loubards, qui apprécient de voir un p'tit mec en blouson d'cuir leur chanter des chansons réalistes autant que des chansons de révolte. Ils se reconnaissent en lui et le considèrent comme un pote, un des leurs.


1981 : l'arrivée de Tonton et le retour de Gérard Lambert

13 ans après mai 68, un autre mois de mai historique, mai 81, le 10 exactement, Tonton (François Mitterrand) est élu. La Gauche prend le pouvoir et Renaud sort un nouvel album : " Le retour de Gérard Lambert ", un album assez teigneux aussi. "Manu", une chanson triste, d'un pauvre type largué, "La blanche" l'histoire de Michel (Pons, Roy, Colucci ? ? ?), un drogué désespéré, "Soleil immonde", chanson écrite et composée par Coluche, "Oscar", pour l'admiration de son grand-père mineur, un peu d'humour avec "le père Noël noir", description des petites gens avec "Mon beauf" et "Banlieue rouge", etc.…

Encore un disque de bonne qualité qui se vend très bien.


1982 : un Olympia pour lui tout seul

Adieu loubard !

En 1982, à l'Olympia, Renaud ne fait pas ses adieux à la scène : il fait ses adieux à une période. Il donne ses derniers concerts " loubards "… Finie l'agressivité de "Marche à l'ombre" et "Gérard Lambert" : il donne un récital teigneux pour la dernière fois, il ne veut plus se donner cette image de voyou qui lui colle à la peau depuis quelques années.

Le double album "Un Olympia pour moi tout seul" est le dernier de Renaud-loubard, la pochette est pourtant la plus zone de toutes. Renaud a un air très méchant avec un blouson noir, sur un fond noir. Pas de jeux de scène sophistiqués, pas encore, juste une guitare en bandoulière, les jambes arquées, un peu plus de musiciens qu'à Bobino (des choristes), toujours Jean-Louis et Amaury (qui est toujours fâché), et toujours des salles remplies.


1983 : Renaud la tendresse

Après l'époque loubard, voici l'époque tendresse. Renaud sort un nouvel album, enregistré à Los Angeles. " Morgane de toi " est le 6ème album de Renaud, le dernier chez Polydor. Un album différent des autres, autant musicalement qu'au niveau des paroles, toujours la révolte et l'anti-militarisme ("Déserteur", "2ème génération"), l'humour ("Près des autos tamponneuses", "Doudou s'en fout", etc..), l'amitié ("Loulou", "Pochtron"), le grand large ("Dès que le vent soufflera"…). Mais surtout beaucoup de tendresse ("En cloque" et "Morgane de toi").

La pochette du disque (photo David Séchan) est d'un style complètement différent des précédentes, image de force et de fragilité, Renaud porte sa fille dans ses bras. Serge Gainsbourg (le grand Gainsbarre) a réalisé un clip superbe pour la chanson Morgane de toi.


Hisse ho !

Renaud a pris le large, il a découvert la mer, il navigue sur les océans pendant quelques temps à bord de son bateau : Makhnovtchina. Un grand bonheur, loin des fans et des médias !


1984 : premier Zénith

Une belle salle toute neuve ouvre ses portes à La Villette, Renaud l'inaugure pour ses concerts parisiens. Réussite absolue. Un décor original (échafaudages), un excellent jeu de scène, des bons musicos, des chansons toujours aussi touchantes, la gloire continue ! Une grande tournée internationale a suivi.


1985 : le bon temps des mistrals gagnants

Un nouvel album, "Mistral Gagnant", une nouvelle maison de disques (Virgin), mais toujours autant de tendresse et de révolte.
"Miss Maggie", un hymne à la gloire des femmes, un joli pied de nez à Mme Thatcher et ses rangers. Une grande révolte envers les hooligans suite au drame du Heysel.
De la révolte encore et toujours avec "Fatigué" , "Morts les enfants", et "Trois matelots".
De l'amitié aussi : "Tu vas au bal" (beaucoup d'humour en même temps), "Si t'es mon pote".
Humour encore : "Le retour de la Pépette", amour et nostalgie : "La pêche à la ligne", "Mistral gagnant".
"Mistral gagnant" est pour moi le plus beau poème écrit par Renaud.
Amour et tristesse : "P'tite conne", dédiée à Pascale Ogier, qui nous a quittée suite à une overdose.

Ethiopie

Valérie Lagrange motive Renaud pour écrire une chanson pour l'Ethiopie. Il écrit le texte, Franck Langolff la musique. Tous les chanteurs français (enfin presque, Gérard Lenorman n'est pas venu, mais, il était p't'être pas invité, Gainsbourg non-plus, mais lui au moins il a fait un chèque pour la cause) se réunissent pour l'enregistrement, 2 millions de 45 tours vendus en quelques mois. Un concert à la Courneuve suivra, mais sans succès.
Cependant, un message d'espoir et de solidarité est passé. Malheureusement, la famine ne sera pas vaincue pour autant et continuera à toujours exister.

1986 : le retour de la chetron sauvage

La chetron sauvage, c'est du verlan, ça veut dire la tronche sauvage. Un mec qui suce son pouce (avec son bandana rouge) parce qu'il s'est piqué le bout du doigt avec un hameçon n'a rien de sauvage ! Mais c'est le nom que Renaud a choisi pour la publicité de son nouveau spectacle au Zénith (rien à voir avec la marque de voiture qui faisait une pub pour ses chevrons sauvages à la même époque).

Renaud est de retour au Zénith, cette fois pour un très grand spectacle, un port sur scène, un bateau le "Karaboudjan" (pas celui du capitaine Haddock), des musiciens qui sont de vrais matelots, Jean-Louis Roques est toujours là, Amaury n'est plus trop fâché, parce qu'il est le seul à pouvoir jouer de la batterie dans un port. Yann Benoît, Gérard Prévost, Alain Labacci, Luc Bertin, Chinois etc.
Un jeu de scène magique, un très grand spectacle. Une salle remplie pendant un mois (180 000 personnes en tout !) et guichets fermés tous les soirs pendant la tournée qui a suivi en France, en Suisse, en Belgique, en Allemagne, au Québec.


On n'a plus notre meilleur copain

Le 19 juin 1986, Renaud est à Montréal quand on lui annonce la triste nouvelle ; Coluche est mort d'un accident de moto. Il écrit aussitôt une chanson pour lui rendre hommage ("Putain de camion"). Chanson qu'il chantera, sur scène à la suite de sa tournée, et qui sera le titre de son prochain album.


Putain de camion

Pour son prochain disque, "Renaud ne fera aucune promo, aucune radio, ni presse pourrie, ni télé craignos", un album noir, un bouquet de coquelicots. Selon la légende, le coquelicot poussa sur la terre où coula le sang des Communards. Cet album est dédié à Dominique et Lolita, et à Marius et Romain, les fils de Coluche.
Sans promos, ni télés, le disque s'est très bien vendu.

Toujours autant de révolte, d'amitié, d'humour, d'amour et de nostalgie, mais comme aucune promo ne doit être faite, je n'en parlerai pas plus (même 14 ans après).

Visage pâle attaquer Zénith

Octobre 88, un arbre énorme et majestueux (un bonzaï géant !) a poussé à La Villette.

Enfin à Montpellier plus exactement. Pour continuer son pied de nez envers les médias, Renaud fait sa première parisienne, au Zénith de Montpellier, ce qui ne l'empêche pas de faire un nouveau triomphe, et de remplir le Zénith (de Paris) pendant plus d'un mois et les salles de province, de Suisse, de Belgique et du Québec par la suite.

Un décor magique, un arbre gigantesque, de la vraie pelouse, une balançoire accrochée à une branche, un banc où l'on peut s'asseoir 5 minutes, un accordéoniste devenu jardinier (après avoir été matelot 2 ans avant), Amaury n'est plus fâché, il est perché à la cime, il domine la situation, des choristes déguisés en vampires, un cœur avec des initiales gravées sur le tronc, et un p'tit chanteur aux ch'veux jaunes en pleine forme.

1991 : marchand de cailloux

Après la grande gloire du Zénith et de la tournée qui a suivi, nouvel album : "Marchand de cailloux".

Un album plus " sage " que les précédents, bien que certaines chansons n'envoient pas dire ce qu'elles ont à dire, le côté " chanteur engagé " reste présent.

"Marchand d'cailloux" : explique bien que ce monde est dégueulasse.
"L'aquarium" aussi, au travers de ce pauvre petit poisson rouge innocent, qui cherche un trésor planqué, sans voir que le monde qui l'entoure est complètement pourri.
"Olé" : encore un sujet pas négligeable : " la corrida ", tout ce folklore autour d'une pauvre bête qu'on assassine sauvagement et cruellement pour la gloire d'un homme et son habit de lumière.
"La ballade nord-irlandaise", (qui est superbe), "Le tango des élus", "P'tit voleur", "500 connards", sont bien énervantes aussi pour ceux qui sont concernés.
On retrouve un peu d'humour avec la suite de "Ma chanson leur a pas plu".
Et toujours beaucoup de tendresse et de nostalgie : "Je cruel", "Tonton", "Dans ton sac", etc.


1992 : le casino de Paris

Le 11 mai 1992, pour ses quarante ans, Renaud monte sur la scène du Casino de Paris. Une salle plus chaleureuse et plus conviviale que les précédents Zénith, pas de décor pharaonique, toujours les mêmes musiciens (un peu moins nombreux).
Aucune tournée à la suite de ce spectacle, juste des festivals d'été (Francofolies, Leysins, etc.).

Au Nord c'était les corons...

C'est juste après le Casino de Paris que Claude Berry (qui le lui avait promis depuis plus de dix ans) " trouve " enfin un rôle qui colle à la peau de Renaud.

Etienne Lantier dans Germinal de Zola, le rôle d'un mineur, révolté, qui veut changer cette société.
Renaud ne pouvait pas refuser un tel rôle. En mémoire de son grand-père, il accepte volontiers.
Il joue aux côtés de Jean Carmet, Miou-miou, Gérard Depardieu, etc.

Un très grand rôle dans un très grand film !


Cante el nord

Germinal a fait découvrir le cinéma à Renaud. Il a découvert également les Gens du Nord. C'est pour eux qu'il a enregistré un disque de reprise de chansons ch'timis qui lui a valu d'ailleurs sa première Victoire de la Musique.


1994 : Après le nord, le sud

"A la Belle de mai". La Belle de Mai, c'est un quartier de Marseille, mais c'est aussi le titre d'un album de Renaud.
Un album acoustique, pas de batterie (Amaury est fâché), pas de synthés, juste de vrais instruments, qui font de jolis sons. Toujours autant de tendresse d'humour et de révolte. "La médaille" est une chanson aussi forte qu'"Hexagone", "Son bleu", "Lolito Lolita" aussi, toujours autant de nostalgie, dans "Le sirop de la rue", "Mon amoureux", et "Cheveu blanc".

Un album différent des précédents mais construit de la même manière.


Charlie hebdo

De 1992 à 1996, Renaud a écrit chaque semaine une chronique dans Charlie hebdo. Deux recueils sont sortis : " Bille en tête " et " Envoyé spécial chez moi ".
Il a fait une tournée en Bosnie avec Philippe Val.

1995 : "CHE ma tournée " !

Mai 1995 : série de concerts à la Mutualité. Suivie d'une tournée en province (après 7 ans d'absence). Une longue tournée jusqu'en décembre 96 où Renaud termine par quelques concerts à l'Olympia. Une tournée en deux parties, jusqu'en novembre 95, beaucoup de musiciens, toujours Jean-Louis et Amaury, des cuivres, des violons, un piano etc.
Puis au printemps 96, une autre tournée avec seulement cinq musiciens, des versions beaucoup plus acoustiques.
Un double album " Paris-Province aller retour " sortira par la suite (également en vidéo).

20 ans de chansons

Pour ses 20 ans de chansons, Renaud sort une intégrale complète de son œuvre. Un petit bijou pour les puristes. Un joli coffret en forme de distributeur de bonbons avec à l'intérieur 18 CDs . Tous les albums studio et live que Renaud a enregistré. Cerise sur le gâteau : un album de chansons introuvables et le live du Zénith 86 (lui aussi, encore introuvable à ce jour).

Mais, également un petit chef d'œuvre, un CD de reprise de chansons de Georges Brassens.

Fallait pas

Après " Marche à l'ombre " et " Viens chez moi j'habite chez un copine ", Renaud sort une nouvelle musique de film : " Fallait pas ".


1999 : une nouvelle tournée

Une guitare, un piano et Renaud.

Après une longue absence, Renaud remonte sur les planches. Seul sur scène avec deux musiciens. Une guitare, celle de Jean-Pierre Bucolo, son ami de longue date, un piano, celui d'Alain Lanty, et Renaud.

Pas de salles parisiennes pour cette longue série de concerts : des petites salles, dans des petites villes de province. Et deux nouvelles chansons : "Elle a vu le loup" et "Boucan d'enfer".

Un contact plus humain que dans les tournées précédentes. Le public est toujours là. Renaud en est toujours aussi proche, même si il est triste et mélancolique, sa voix n'est plus comme avant, mais "il ne chante pas faux, il chante vrai". Et surtout, ce ne sont pas ses cordes vocales qui font vibrer nos cœur, mais la façon qu'il a de voir et ressentir les choses et de les exprimer.


2001 : l'odyssée du Québec et du Rap et une victoire d'honneur.

Janvier 2001, la tournée s'envole pour se poursuivre le temps de quelques concerts au Québec, devant un public qui attendait depuis si longtemps (neuf ans, quand même !).
Quelques groupes de rap de l'Hexagone ont repris certaines chansons de Renaud pour les interpréter à leur manière (" Hexagone 2001, rien n'a changé ").

Février 2001, Renaud est très ému de recevoir une victoire d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. C'est avec beaucoup d'émotion qu'il chante "Mistral Gagnant".


2002 : "Boucan d'enfer", un film, une tournée

Enfin, le nouvel album (qui était prévu pour 2018) est sorti. Un véritable chef d'oeuvre, totalement différent des autres albums. Un album très intimiste dans lequel Renaud nous livre ses états d'âmes à travers des chansons très touchantes comme "Boucan d'Enfer", "Coeur Perdu", "Mon Bistrot Préféré"...
Quelques chansons heureusement un peu plus drôles comme "Mon Nain de Jardin" ou "L'entarté".
Egalement pour la première fois un splendide duo avec Axelle Red, "Manhattan-Kaboul".

La tournée débutera au mois de décembre 2002. Cette tournée sera apparemment complètement différente de la précédente et se composera d'une importante infrastructure faite pour de grandes salles. Le décor sera très important et sera probablement la reconstitution d'une place de village un jour de 14 juillet !
Suivra ensuite une tournée en France, Belgique, Suisse et Québec (120 dates sont déjà envisagées...) qui durera environ un an et demi !!

Le retour de Renaud au cinéma est prévu également pour cette année, dans un Thriller, au coté de Johnny Hallyday.
Crime Spree (la spirale du crime), est un thriller de Brad Mirman (scénariste de Resurrection, Highlander 3, Body of Evidence...). Au casting de ce film on retrouve Johnny Hallyday, Gérard Depardieu, Harvey Keitel, Stephane Freiss, Saïd Taghmaoui, Albert Dray, Richard Bohringer, kieffer Sutherland, Gary Oldman, James Caan et Tcheky Karyo.

L'histoire se passe à Chicago. Une bande de gangsters français, pas très doués, cambriole une maison pour récupérer un paquet dans un coffre. Ils se trompent de maison et cambriolent une propriété de la mafia! Très rapidement, ils vont avoir les flics, la CIA et, bien-sûr, la mafia aux fesses! Cette comédie-poursuite se veut dans le ton de Get Shorty ou Snatch.

La sortie est prévue en fin d'année 2002.

Si ce texte vous plait ou vous déplait, toutes vos remarques seront bienvenues sur : pepette71@wanadoo.fr

Un immense MERCI BEAUCOUP INFINIMENT à Thierry Sechan, dont le livre le "Roman de Renaud" m' a permis de compléter les informations dont je disposais pour cette biographie. Et merci à LNA qui lui a demandé l'autorisation de la mettre en ligne, et merci aussi à notre Fée des Vosges qui a fini le boulot à ma place (orthographe et mise en ligne) et merci aux artisans du HLM pour leur amitié, et merci aussi et surtout à Renaud, sans qui rien de tout ça n'existerais…


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