Laisse béton 1977

 

1. Laisse béton

1. Vergiß es (*Laisse)

 

J'étais tranquille, j'étais peinard

Accoudé au flipper

Le type est entré dans le bar

A commandé un jambon-beurre

Puis il s'est approché de moi

Puis il m'a regardé comme ça:

T'as des bottes, mon pote, elles me bottent!

Je parie que c'est des Santiag'

Viens faire un tour dans le terrain vague

Je vais t'apprendre un jeu rigolo

A grands coups de chaîne de vélo

Je te fais tes bottes à la baston! Moi je lui ai dit:

Laisse béton!

 

Refrain:

Il m'a filé une beigne, je lui ai filé une torgnole

M'a filé une châtaigne, je lui ai filé mes grolles

 

J'étais tranquille, j'étais peinard

Accoudé au comptoir

Le type est entré dans le bar

A commandé un café noir

Puis il m'a tapé sur l'épaule

Et m'a regardé d'un air drôle:

T'as un blouson, mecton, il est pas bidon!

Moi je me les gèle sur mon scooter

Avec ça, je serai un vrai rocker

Viens faire un tour dans la ruelle

Je te montrerai mon Opinel

Et je te chouraverai ton blouson! Moi je lui ai dit:

Laisse béton!

 

Refrain:

Il m'a filé une beigne, je lui ai filé un marron

M'a filé une châtaigne, je lui ai filé mon blouson

 

J'étais tranquille, j'étais peinard

Je réparais ma mobylette

Le type a surgi sur le boulevard

Sur sa grosse moto super-chouette

S'est arrêté le long du trottoir

Et m'a regardé d'un air bête:

Tu as le même blue-jean que James Dean

T'arrête ta frime!

Je parie que c'est un vrai Lévi-Strauss

Il est carrément pas craignoss

Viens faire un tour derrière l'église

Histoire que je te dévalise

A grands coups de ceinturon! Moi je lui ai dit:

Laisse béton!

 

Refrain:

Il m'a filé une beigne, je lui ai filé une mandale

M'a filé une châtaigne, je lui ai filé mon futal

 

La morale de cette pauvre histoire

C'est quand t'es tranquille et peinard

Faut pas trop traîner dans les bars

A moins d'être fringué en costard

 

Quand à la fin d'une chanson

Tu te retrouves à poil sans tes bottes

Faut avoir de l'imagination

Pour trouver une chute rigolote

 

Ich war cool, relaxed,

Am Flipper angedockt,

Da ist der Typ in die Bar gekommen

Und hat sich ein Schinkenbrot bestellt.

Dann ist er zu mir rübergekommen

Und hat mich angeglotzt:

Du hast Stiefel, Kumpel, die machen mich an,

Ich wette, das sind echte Cowboystiefel.

Komm, laß uns mal den Spielplatz besichtigen,

Ich will dir ein lustiges Spiel mit großen Fahrradkettenschlägen beibringen,

Ich werd' dich aus deinen Stiefeln schon rausprügeln.

Da hab' ich ihm gesagt:

Vergiß es.

 

Refrain:

Er hat mir eine Ohrfeige verpaßt, und ich hab' ihm eine gepfeffert,

Worauf es bei mir nochmal kräftig einschlug, da hab' ich ihm meine Latschen

                                                             rübergeschoben.

Ich war cool, relaxed

Am Tresen angedockt,

Da ist der Typ in die Bar gekommen

Und hat sich einen schwarzen Kaffee bestellt,

Dann hat er seine Hand auf meine Schulter gelegt

Und mich lustig angeschaut:

Du hast eine Jacke, Freundchen, gar nicht übel,

Auf meinem Scooter frier' ich mir sowieso nur die Eier ab,

Mann, damit wär' ich ein richtiger Rocker:

Komm, laß uns einen Moment auf die Gasse gehen,

Ich werde dir mein *Opinel zeigen

Und dann ganz einfach deine Jacke mitnehmen, da hab' ich ihm gesagt:

Vergiß es.

 

Refrain:

Er hat mir eine Ohrfeige verpaßt, und ich hab' ihm eine gepfeffert,

Worauf es bei mir nochmal kräftig einschlug, da hab' ich ihm meine Jacke

                                                             rübergeschoben.

Ich war cool, relaxed,

Hab' mein Mof repariert,

Da ist der Typ auf der Straße aufgetaucht.

Auf seiner supergeilen Maschine

Hat er am Bordstein angehalten

Und mich doof angeguckt:

Du hast ja die selben Blue-Jeans wie James Dean,

Ach, hör' schon auf zu leugnen,

Ich wette, das ist 'ne echte Levi-Strauß,

Wirklich gar nicht übel.

Komm, gehen wir ein bißchen hinter die Kirche,

Damit ich dich enthosen kann,

Und zwar mit großen Gürtelschnallenschlägen, ich hab' ihm gesagt:

Vergiß es.

 

Refrain:

Er hat mir eine Ohrfeige verpaßt, und ich hab' ihm eine gepfeffert,

Worauf es bei mir nochmal kräftig einschlug, da hab' ich ihm meine Hose

                                                             rübergeschoben.

Und die Moral von der Geschicht':

Wenn du cool und relaxed drauf bist,

Darfst Du nicht zu viel in Bars rumhängen,

Wenigstens nicht, wenn du geil angezogen bist,

 

Sonst kommst du dir am Ende eines Liedes

Plötzlich ganz schön nackt und schuhlos vor,

Und dann mußt du schon Phantasie haben,

Um da grinsend rauszukommen !

 

 

2. Le blues de la Porte d'Orléans

 

 

2. Der Blues der Porte d'Orléans

 

Puisque le Basques et les Bretons

Les Alsaciens, les Occitans

Les Corses, les Chtimis, les Wallons

Ils veulent tous être indépendants

Puisqu'ils veulent tous l'autonomie

Qu'à priori ils ont pas tort

Ben c'est décidé, moi aussi

Je prends ma guitare et je crie bien fort

 

Refrain:

Que je suis le séparatiste du quatorzième arrondissement

Oui que je suis l'autonomiste de la Porte d'Orléans

 

Le quatorzième arrondissement

C'est mon quartier depuis vingt-cinq berges

C'est dans ses rues que je passe mon temps

Dans ses bistrots que je gamberge

Quand je ma ballade au long de ses rues

Je peux pas oublier qu'autrefois

Vercingétorix s'est battu

Tout près du métro Alésia

 

Refrain:

Moi je suis le séparatiste du quatorzième arrondissement

Oui, moi je suis l'autonomiste de la Porte d'Orléans

 

Le quatorzième arrondissement

Possède sa langue et sa culture

Et l'autoroute, Porte d'Orléans

C'est le début de la côte d'usure

Dans le treizième, j'ai des copains

Qu'ont un peu les mêmes idées que moi

On va faire un programme commun

Aux élections on se présentera

 

Refrain:

Car moi je suis le séparatiste du quatorzième arrondissement

Oui, moi je suis l'autonomiste de la Porte d'Orléans

 

Bien sûr la Seine nous arrose pas

Mais ça peut toujours s'arranger

A coups de pétitions, pourquoi pas?

On pourrait peut-être la détourner

Tout ça pour dire que le quatorzième

C'est un quartier qu'est pas banal

A part les flics qui sont les mêmes

Que dans le reste de la capitale

 

Refrain:

Moi je suis le séparatiste du quatorzième arrondissement

Oui, moi je suis l'autonomiste de la Porte d'Orléans

Oh yeah

 

Weil doch die Basken und die Bretonen,

Die Elsässer, die Okzitanier,

Die *Korsen, die Chtimis und Wallonen,

Weil die doch alle unabhängig sein wollen,

Alle die Autonomie begehren,

Haben sie erstmal gar nicht so unrecht;

Also gut, jetzt ist's entschieden,

Auch ich nehm' die Gitarre und schrei' es laut raus:

 

Refrain:

Daß ich der Separatist des vierzehnten Bezirks bin,

Ja, der Autonomist von der *Porte d'Orléans.

 

Der vierzehnte Bezirk

Ist mein Viertel seit 25 Jahren,

In seinen Straßen häng' ich meine Zeit ab,

Und in seinen Kneipen arbeiten meine grauen Zellen.

Wenn ich in den Straßen spazieren gehe,

Kann ich nicht vergessen, daß sich einst

Vercingetorix ganz in der Nähe

Von der Métrostation *Alésia geprügelt hat.

 

Refrain:

Ich bin der Separatist des vierzehnten Bezirks,

Ja, der Autonomist von der Porte d'Orléans.

 

Der vierzehnte Bezirk

Hat seine eigene Sprache und Kultur,

Und die Autobahn an der Porte d'Orléans

Ist der Beginn der Cote d'Azur.

Im dreizehnten Bezirk hab' ich Kumpels,

Die so ähnliche Ideen wie ich haben,

Wir werden ein gemeinsames Programm machen,

Bei den Wahlen lassen wir uns dann aufstellen.

 

Refrain:

Weil ich der Separatist des vierzehnten Bezirks bin,

Ja, der Autonomist von der Porte d'Orléans.

 

Natürlich geruht die Seine nicht, uns zu bewässern,

Aber das kann man ja immer noch hinkriegen.

Mit *Petitionen, warum nicht,

Könnten wir sie vielleicht umstimmen.

Das alles, um euch zu verklickern, daß:der vierzehnte Bezirk

Keinesfalls ein banales Viertel ist,

Außer den Bullen, die die gleichen

Wie im Rest der Hauptstadt sind.

 

Refrain:

Ich bin der Separatist des vierzehnten Bezirks,

Ja, der Autonomist von der Porte d'Orléans.

Oh yeah

 

 

3. La chanson du loubard

 

 

3. Das Lied vom Vorstadtcowboy (*loubard)

 

Le jour se lève sur ma banlieue

J'ai froid, c'est pourtant pas l'hiver

Qu'est-ce que je pourrais foutre nom de Dieu

J'ai pas un rond et j'ai pas l'air

Sérieux, sérieux

 

Je suis un loubard parmi tant d'autres

Je crèche pas loin de la Défense

J'ai l'air crado, c'est pas ma faute

Mon H.L.M. c'est pas Byzance

Mon pote, mon pote

 

A quatorze ans, mon paternel

M'a fait embaucher à l'usine

Deux jours plus tard j'ai fait la belle

Paraît que je suis un fils indigne, bordel

 

Un soir dans une rue déserte

J'ai fauché une Honda 500

A un fils de bourgeois honnête

Avec elle je fonce à 200

Ouais c'est chouette, c'est chouette

 

Mon copain Pierrot s'est planté

Sur l'autoroute un jour de pluie

Parfois je l'entends rigoler

C'est sûr qu'il est au paradis

Cet enflé, cet enflé

 

Et moi je continue mon cinoche

Au pied de ces buildings miteux

Je voudrais crever avant d'être moche

je voudrais finir comme toi mon vieux Gavroche

 

Je suis un loubard périphérique

J'en ai plein les bottes de ce bled

La France est une banlieue merdique

Comme dit mon copain Mohamed

Aux flics, aux flics

 

Le jour se lève sur ma banlieue

J'ai froid, c'est pourtant pas l'hiver

C'est drôle le bitume est tout bleu

Il y a ma bécane qui crame par terre

Bon Dieu, bon Dieu

Oh bon Dieu, bon Dieu...

 

Der Tag bricht über meine Vorstadt herein,

Mir ist kalt, obwohl wir keinen Winter haben,

Was könnte ich nur machen, Gott nochmal,

Ich habe nicht einen Penny und wirke nicht gerade

seriös, seriös.

 

Ich bin ein Vorstadtcowboy unter so vielen anderen,

Vegetiere nicht weit von der *Défense vor moch hin

Und sehe eher schäbig aus, dafür kann ich aber nichts,

Denn mein *H.L.M. ist nicht gerade *Byzanz,

Mein Freund, mein Freund.

 

Mit vierzehn hat mich mein Alter

In die Fabrik geschickt,

Zwei Tage später bin ich abgehauen,

Scheint so, als wäre ich ein unwürdiger Sohn, ach scheiß drauf!

 

Eines Abends in einer leergefegten Straße

Habe ich einem ehrbaren Bürgerssohn

Eine 500er-Honda geklaut,

Mit der ich mit 200 Sachen durch die Gegend blase,

Mann, ist das geil, ist das geil.

 

Meinen Kumpel Pierrot hat's aufgehauen,

Auf der Autobahn bei Regen,

Manchmal höre ich ihn noch lachen,

ganz sicher ist er im Paradies,

Der alte Heini, der alte Heini.

 

Und ich häng' hier genau wie vorher rum

Am Fuß dieser bröckelnden Hochhäuser,

Lieber verrecke ich, als genauso zu vermodern,

Ich würde gern enden wie du, alter *Gavroche.

 

Ich bin ein elender Vorstadtcowboy,

Ich hab' die Schnauze voll von dieser Kacke.

Frankreich ist eine einzige verdammte Vorstadt,

Wie mein Freund Mohammed zu sagen pflegt,

Zu den Bullen, zu den Bullen.

 

Der Tag bricht über meine Vorstadt herein,

Mir ist kalt, obwohl wir keinen Winter haben,

Merkwürdig: die Autobahn scheint ganz blau,

Und meine Mühle verreckt langsam unter mir,

Lieber Gott, lieber Gott.

 

 

4. Je suis une bande de jeunes

 

 

4. Ich bin eine Halbstarkenbande

 

Mes copains sont tous en cabane

Ou à l'armée ou à l'usine

Ils se sont rangés les bécanes

Il y a plus de jeunesse, tiens, ça me déprime

Alors pour mettre un peu d'ambiance

Dans mon quartier de vieux débris

J'ai groupé toutes mes connaissances

Intellectuelles et c'est depuis

 

Refrain:

Que je suis une bande de jeunes

A moi tout seul

Je suis une bande de jeunes

Je me fends la gueule

 

Je suis le chef et le sous-chef

Je suis Fernand le rigolo

Je suis le petit gros à lunettes

Je suis Robert le grand costaud

Il y plus de problèmes de hiérarchie

Car c'est toujours moi qui commande

C'est toujours moi qui obéis

Faut de la discipline dans une bande

 

Refrain:

Je suis une bande de jeunes

A moi tout seul

Je suis une bande de jeunes

Je me fends la gueule

 

Quand je débarque au bistrot du coin

Et puis qu'un mec veut m'agresser

Ben moi aussitôt j'interviens

C'est beau la solidarité

Quand je croise la bande à Pierrot

Où ils sont beaucoup plus nombreux

Ca bastonne comme à Chicago

C'est vrai que dans sa bande, ils sont deux

 

Refrain:

Je suis une bande de jeunes

A moi tout seul

Je suis une bande de jeunes

Je me fends la gueule

 

Quand dans ma bande il y a du rififi

Je me téléphone, je me fais une bouffe

Je fais un colloque, je me réunis

C'est moi qui parle et c'est mois qui écoute

Parfois je m'engueule pour une soute

Qui est amoureuse de toute ma bande

Alors la sexualité de groupe

Il y a rien de tel pour qu'on s'entende

 

Refrain:

Je suis une bande de jeunes

A moi tout seul

Je suis une bande de jeunes

Je me fends la gueule

 

Quand je me ballade en mobylette

On dirait l'équipée sauvage

Quinze décibels c'est la tempête

Dans tout le voisinage

Et puis si un jour en banlieue

Toute ma bande est décimée

Par toute une bande de vieux

Je me battrai jusqu'au dernier, car

 

Refrain:

Je suis une bande de jeunes

A moi tout seul

Je suis une bande de jeunes

Je me fends la gueule

 

Refrain:

I'm a poor lonesome young-band

I feel alone

I'm a poor lonesome young-band

I break my gueule

 

Meine Freunde sind alle im Knast

Oder bei der Armee oder in der Fabrik,

Sie haben alle ihre Mofs eingemottet:

Es gibt keine Jugend mehr, Mann, das deprimiert mich;

Also, um ein bißchen Ambiente

In mein elendes Spießerviertel zu bringen,

Habe ich all meinen intellektuellen Grips

Zusammengenommen und seitdem

 

Refrain:

Bin ich eine Halbstarkenbande

Ganz für mich allein,

Bin ich eine Halbstarkenbande

Und hab'n Riesenfez.

 

Ich bin der Chef und der Vize-Chef,

Ich bin Fernand der Clown,

Ich bin der kleine Dicke mit der Lupenbrille,

Ich bin auch Robert der große Muskelberg.

Es gibt keine Hierarchieprobleme mehr,

Weil immer ich es bin,der kommandiert,

Und auch stets der, der gehorcht,

Denn Disziplin braucht's in so 'ner Bande schon.

 

Refrain:

Ich bin eine Halbstarkenbande

Ganz für mich allein,

Ich bin eine Halbstarkenbande

Und hab'n Riesenfez.

 

Wenn ich im Bistrot um die Ecke anlege

Und ein Typ mich anmachen will,

Na, dann geh' ich sofort dazwischen,

Schön, so 'ne Solidarität.

Wenn ich Pierrots Bande treffe,

Wo sie viel mehr Leute haben,

Fliegen die Fetzen wie in Chicago,

Denn wirklich, in seiner Bande sind sie zwei.

 

Refrain:

Bin ich eine Halbstarkenbande

Ganz für mich allein,

Bin ich eine Halbstarkenbande

Und hab'n Riesenfez.

 

Wenn's Krach gibt in meiner Bande,

Ruf' ich mich an, organisier' ein Essen,

Mach 'ne Diskussion, versammle mich,

Dann bin ich es, der spricht, und ich bin es auch, der zuhört.

Manchmal fliegen die Fetzen wegen einer Mieze,

Die in meine ganze Bande verknallt ist,

Denn von wegen Gruppensex,

Sowas gibt's bei mir nicht, daß wir uns verstehen!

 

Refrain:

Bin ich eine Halbstarkenbande

Ganz für mich allein,

Bin ich eine Halbstarkenbande

Und hab'n Riesenfez.

 

Wenn ich mit dem Mof spazierenfahre,

Man würde es wohl leicht wild ausgestattet nennen,

Denn bei 150 Dezibel,

Ist hier rundrum der Teufel los.

Und wenn dann eines Tages in einer Vorstadt,

Meine ganze Bande

Von einer Bande alter Knacker fertiggemacht wird,

Werde ich bis zum letzten Mann kämpfen.

 

Refrain:

Bin ich eine Halbstarkenbande

Ganz für mich allein,

Bin ich eine Halbstarkenbande

Und hab'n Riesenfez.

 

Refrain:

Bin ich eine Halbstarkenbande

Ganz für mich allein,

Bin ich eine Halbstarkenbande

Und hab'n Riesenfez.

 

 

5. Adieu minette

 

 

5. Adieu Schätzchen

 

%Il y a le feu dans le studio, je continue?%

 

Sous tes cheveux beaucoup trop blonds

Décolorés, ça va de soi

T'avais une cervelle de pigeon

Mais j'aimais ça, mais j'aimais ça

 

Au fond de tes grands yeux si bleus

Trop maquillés, ça va de soi

T'avais quelque chose de prétentieux

Que j'aimais pas, que j'aimais pas

 

J'avais la tignasse en bataille

Et les yeux délavés

Je t'ai culbutée dans la paille

T'as pris ton pied

 

Refrain:

Adieu fillette, nous n'étions pas du même camp

Adieu minette, bonjour à tes parents

 

Tu m'as invité à Deauville

Dans ta résidence secondaire

Je me suis fait chier comme un débile

Dans cette galère, dans cette galère

 

Tu m'as présenté tes copains

Presque aussi cons que des militaires

C'étaient des vrais républicains

Buveurs de bière, buveurs de bière

 

Le grand type qui se croyait malin

En me traitant d'anarchiste

Je regrette pas de lui avoir mis un pain

Avant qu'on se quitte

 

Refrain:

Adieu fillette, nous n'étions pas du même camp

Adieu minette, bonjour à tes parents

 

Et quand t'es rentrée à Paname

Super fière de ton bronzage

T'as pas voulu poser tes rames

Sur le rivage - c'est une image

 

Tu m'as téléphoné cent fois

Pour que je passe te voir à Neuilly

Dans ton pavillon près du bois

Et j'ai dit oui, et j'ai dit oui

 

Je suis venu un soir à ta surboum

Avec vingt-trois de mes potes

On a piétiné tes loukoums

Avec nos bottes

 

Refrain:

Adieu fillette, nous n'étions pas du même camp

Adieu minette, bonjour à tes parents

 

Faut pas en vouloir au marioles

Il ont pas d'éducation

A la Courneuve, il y a pas d'écoles

Il y a que des prisons et du béton

 

D'ailleurs ils ont pas tout cassé

Ils ont chouravé que l'argenterie

Ton pote qui faisait du karaté

Qu'est-ce qu'on lui a mis, qu'est-ce qu'on lui a mis!

 

Ton père, je l'ai traîté d'enfoiré

Excuse-moi auprès de lui:

Si j'avais su que c'était vrai

Je lui aurais redit

 

Refrain:

Adieu fillette, nous n'étions pas du même camp

Adieu minette, bonjour à tes parents

 

Maintenant j'ai plus envie de causer

Tu devrais déjà avoir compris

Qu'on est pas nés du même côté

De la bourgeoisie, de la bourgeoisie

Arrête une minute de chialer

Tu vois quand même que je t'oublie pas

Je te téléphone en PCV

De Nouméa, de Nouméa

 

Ca fait trois semaines que je suis bidasse

L'armée c'est une grande famille

La tienne était moins dégueulasse

Vivement la quille!

 

Refrain:

Adieu fillette, nous n'étions pas du même camp

Adieu minette, bonjour à tes parents

 

%Das Studio brennt, soll ich weitermachen?%

 

Unter deinen viel zu blonden Haaren,

Natürlich ausgebleicht,

Hattest Du ein Spatzenhirn,

Aber das gefiel mir, das gefiel mir.

 

Auf dem Grund deiner großen, blauen Augen,

Viel zu sehr geschminkt natürlich,

Hattest du was Anmaßendes,

Das ich gar nicht mochte, das ich gar nicht mochte.

 

Mir hing 'ne wilde Mähne in die Stirn

Darunter ein Paar verträumte Augen.

Ich hab' dich im Stroh flachgelegt,

Da bist du total abgefahren.

 

Refrain:

Adieu Schätzchen, wir waren nicht von der selben Seite,

Adieu Miezchen, und grüß' mir deine Eltern!

 

Du hast mich nach *Deauville eingeladen

In euer Ferienhaus,

Da hab' ich mich wie ein Depp gelangweilt,

In dem Affenkäfig, in dem Affenkäfig.

 

Du hast mir deine Freunde vorgestellt,

Die fast so bescheuert wie die Militärköpp waren,

Echte Republikaner

Und Biertrinker, Biertrinker.

 

Der Lange da kam sich unheimlich lustig vor,

Mich Anarchist zu schimpfen,

Ich bereue es wahrlich nicht, ihm eine gescheuert zu haben,

Bevor wir auseinandergingen.

 

Refrain:

Adieu Schätzchen, wir waren nicht von der selben Seite,

Adieu Miezchen, und grüß' mir deine Eltern!

 

Und als du nach Paris zurückkamst,

Superstolz auf deine Bräune,

Wolltest du dein Schiff

Nicht an meinen Gestaden anlegen - das ist eine Metapher.

 

Du hast mich hundertmal angerufen,

Damit ich dich in *Neuilly besuchen komme,

In deinem Bungalow am Waldrand,

Und ich habe ja gesagt, ich habe ja gesagt.

 

Ich bin dann eines Abends auf deiner Superfete

Mit 23 meiner Kumpels vorbeigekommen,

Deine Plätzchen haben wir

Mit unsern Stiefeln zertreten.

 

Refrain:

Adieu Schätzchen, wir waren nicht von der selben Seite,

Adieu Miezchen, und grüß' mir deine Eltern!

 

Du darfst das den Mackern nicht übelnehmen,

Die hatten ja nie eine Erziehung:

In der *Courneuve gibt es keine Schule,

Da gibt's nur Gefängnisse und Beton.

 

Außerdem haben sie ja nicht alles kaputtgehauen,

Sie haben ja nur das Tafelsilber mitgehen lassen;

Dein Spezi, der Karate konnte,

Mann, was haben wir's dem gegeben, was haben wir's dem gegeben.

 

Deinen Vater hab' ich 'ne miese Drecksau genannt,

Entschuldige mich bei ihm,

Wenn ich gewußt hätte, daß das untertrieben ist,

Hätt' er gleich das richtige abgekriegt.

 

Refrain:

Adieu Schätzchen, wir waren nicht von der selben Seite,

Adieu Miezchen, und grüß' mir deine Eltern!

 

Jetzt habe ich keine Lust mehr zu schwätzen,

Du müßtest eigentlich schon kapiert haben,

Daß wir nicht auf der selben Seite

Der Bourgeoisie, der Bourgeoisie geboren sind.

Jetzt hör mal einen Moment auf zu heulen,

Du siehst ja, daß ich dich nicht vergesse:

Ich ruf dich an, R-Gespräch,

Und zwar von *Nouméa, von Nouméa,

 

Drei Wochen bin ich jetzt beim Barras,

Die Armee ist eine große Familie,

Deine war weniger beschissen dagegen,

Am letzten Tag können die mich alle mal!

 

Refrain:

Adieu Schätzchen, wir waren nicht von der selben Seite,

Adieu Miezchen, und grüß' mir deine Eltern!

 

 

6. Les charognards

 

 

6. Die Aasgeier

 

Il y a beaucoup de monde dans la rue Pierre-Charron

Il est deux heures du mat', le braquage a foiré

J'ai une balle dans le ventre, une autre dans le poumon

J'ai vécu à Sarcelles, je crève aux Champs-Elysées

 

Je vois la France entière du fond de mes ténèbres

Les charognards sont là, la mort ne vient pas seule

J'ai la connerie humaine comme oraison funèbre

Le regard des curieux comme unique linceul

 

Refrain:

C'est bien fait pour ta gueule, tu n'est qu'un petit salaud

On portera pas le deuil, c'est bien fait pour ta peau

 

Le boulanger du coin a quitté ses fourneaux

Pour s'en venir cracher sur mon corps déjà froid

Il dit: je suis pas raciste, mais quand même, les bicots

Chauque fois qu'il y a un sale coup, ben il faut qu'ils en soient

 

Moi, Monsieur, je vous signale que j'ai fait l'Indochine

Dit un ancien para à quelques arrivistes

Ces mecs c'est de la racaille, c'est pire que les Viêt-minh

Faut les descendre d'abord et discuter ensuite

 

Refrain:

C'est bien fait pour ta gueule, tu n'est qu'un petit salaud

On portera pas le deuil, c'est bien fait pour ta peau

 

Les zonards qui sont là vont se faire lyncher sûrement

S'ils continuent à dire que les flics assassinent

Qu'on est un être humain même si on est truand

Et que ma mise à mort n'a rien de légitime

 

Et s'ils prenaient ta mère comme otage, ou ton frère?

Dit un père béret basque à un jeune blouson de cuir

Et si c'était ton fils qu'était couché par terre

Le nez dans la misère? Répond le jeune pour finir

 

Refrain:

C'est bien fait pour ta gueule, tu n'est qu'un petit salaud

On portera pas le deuil, c'est bien fait pour ta peau

 

Et Monsieur blanc-cassis continue son délire

Convaincu que déjà mon âme est chez le diable

Que ma mort fut trop douce, que je méritais pire

J'espère bien qu'en enfer je retrouverai ces minables

 

Je suis pas un héros, j'ai eu ce que je méritais

Je ne suis pas à plaindre, j'ai presque de la chance

Quand je pense à mon pote qui lui n'est que blessé

Il va finir ses jours à l'ombre d'une potence!

 

Refrain:

C'est bien fait pour sa gueule, tu n'est qu'un petit salaud

On portera pas le deuil, c'est bien fait pour sa peau

 

Elle n'a pas dix-sept ans, cette fille qui pleure

En pensant qu'à ses pieds il y a un homme mort

Qu'il soit flic ou truand elle s'en fout, sa pudeur

Comme ses quelques larmes me réchauffent le corps

 

Il y a beaucoup de monde dans la rue Pierre-Charron

il est deux heures du mat', mon sang coule au ruisseau

C'est le sang d'un voyou qui rêvait de millions

J'ai des millions d'étoiles au fond de mon caveau

J'ai des millions d'étoiles au fond de mon caveau

 

Es sind 'ne Menge Leute in der Rue Pierre *Charron.

Es ist zwei Uhr morgens, der Bruch ist in die Hose gegangen;

Ich habe eine Kugel im Magen, eine andere in der Lunge.

Ich habe in *Sarcelles gelebt, nun verrecke ich auf den Champs-Elysées.

 

Ich sehe ganz Frankreich durch Nebelschleier:

Die Aasgeier sind da, der Tod kommt nicht allein,

Mir bleibt das gehässige Getratsche der Leute als Grabrede,

Die Blicke der Neugierigen als Leichentuch.

 

Refrain:

Das geschieht deiner Fresse recht, du bist nur ein mieses Arschgesicht,

Wir werden keine Trauer tragen, recht geschieht's dir.

 

Der Bäcker hier vom Viertel hat seinen Backofen verlassen,

Um auf meinen schon kalten Körper ausspucken zu kommen.

Er sagt: Ich bin kein Rassist, aber trotzdem: diese Ausländer,

Bei jeder schmutzigen Geschichte sind die garantiert immer dabei.

 

Mein Herr, ich versichere ihnen, daß ich *Indochina mitgemacht habe,

Sagt ein ehemaliger Fallschirmspringer zu einigen Neuankommenden,

Diese Typen sind der Abschaum, die sind schlimmer als die *Vietminh,

Die muß man erst umnieten und hinterher diskutieren.

 

Refrain:

Das geschieht deiner Fresse recht, du bist nur ein mieses Arschgesicht,

Wir werden keine Trauer tragen, recht geschieht's dir.

 

Die *Szenetypen, die da sind, werden bestimmt noch gelyncht werden,

Wenn sie weiter behaupten, daß die Bullen morden,

Daß man ein menschliches Wesen ist, auch als Gauner,

Und daß mein Tod nicht im geringsten legitim ist.

 

Und wenn sie deine Mutter oder deinen Bruder als Geisel nähmen?

Sagt ein Opa mit Baskenmütze zu einem Jugendlichen in seiner Lederjacke;

Und wenn das dein Sohn wäre, der da am Boden liegt

Mit der Nase in seinem Elend? Antwortet der Jüngling schließlich.

 

Refrain:

Das geschieht deiner Fresse recht, du bist nur ein mieses Arschgesicht,

Wir werden keine Trauer tragen, recht geschieht's dir.

 

Der *Weißwein-Cassis-Typ schüttet sich weiter zu,

Überzeugt davon, daß meine Seele schon beim Teufel ist,

Daß mein Tod zu süß war, daß ich Schlimmeres verdient hätte.

Ich hoffe doch, diese miesen Würmer alle in der Hölle wiederzutreffen.

 

Ich bin kein Held, ich hab' gekriegt, was ich verdiente;

Ich bin nicht zu beklagen, hab' sogar fast noch Glück:

Wenn ich an meinen Kumpel denke, der nur verletzt ist

Und seine Tage im Schatten des Galgens verbringen wird!

 

Refrain:

Das geschieht seiner Fresse recht, er ist nur ein mieses Arschgesicht,

Wir werden keine Trauer tragen, recht geschieht's ihm.

 

Sie ist nicht mal siebzehn, das Mädchen da, das weint,

Und daran denkt, daß zu ihren Füßen ein toter Mensch liegt,

Sei er nun Bulle oder Dieb, sie schert sich einen Dreck um ihr Schamgefühl,

Mann, wie ihre paar Tränen mir das Herz wiederwärmen.

 

Es sind 'ne Menge Leute in der Rue Pierre Charron,

Es ist zwei Uhr morgens, mein Blut fließt im Rinnstein,

Es ist das Blut eines Taugenichts, der von Millionen träumte.

Jetzt habe ich Millionen von Sternen auf dem Grund meiner dunklen Gruft,

Jetzt habe ich Millionen von Sternen auf dem Grund meiner dunklen Gruft.

 

 

7. Jojo le démago

 

 

7. Jojo der Volksverführer

 

Attachez vos ceintures

Eteignez vos mégots

Car voici l'aventure

De Jojo le démago

 

Voici l'histoire pas très banale

D'un gars qu'était fils de prolo

Qui travaillait la nuit aux Halles

Qui traînait jamais les bistrots

 

Il avait de l'allure, il avait de la classe

Il avait pas l'air d'un gigolo

Il se distinguait de la masse

Il avait l'étoffe d'un hidalgo

 

Refrain:

C'est Jojo le démago

Le président des gogos

Qui fascine les pequenots

Quand il danse le tango

 

Jojo avait de l'ambition

Il voulait oublier son rang

Il rêvait de grimper les échelons

Et de finir un jour président

 

Il devint l'idole de la jeunesse

Car il savait se faire aimer

Surtout des gars de Garges-les-Gonesses

Qu'étaient là que pour faire rimer

 

Refrain:

C'est Jojo le démago

Le président des gogos

On peut voir sa photo

Sur le mur du métro - cadéro!

 

Un jour il misa son larfeuille

Sur un tocard à cent contre un

Dans le cinquième course à Auteuil

Le cheval gagna haut la main

 

Jojo toucha le gros pacson

Il s'arrêta de travailler

Il se fit des tas de relations

Du côté de la bonne société

 

Refrain:

C'est Jojo le démago

Qui a trahi les prolos

Il traîne les casinos

De Nice à Monaco - caïne!

 

Il harangua si bien les rombiers

De son quartier qu'un beau jour enfin

les petits commerçants, les plombiers

L'élirent député du coin - coin, coin

 

Mais Jojo qui savait causer

Fit tant et si bien son turbin

De représentant des larbins

Qu'on l'élisa à l'Elysée - olé

 

Refrain:

C'est Jojo le démago

Le président des gogos

Il vous paie l'apéro

Sur l'argent des impôts - pulo!

Un populo - tango

 

Schnallt euch an,

Drückt eure Kippen aus,

Denn hier kommt das Abenteuer

Von Jojo dem Volksverführer:

 

Hier ist die gar nicht banale Geschichte

Eines Typs, der ein Proletensohn war,

Der nachts in den Pariser *Markthallen arbeitete,

Der niemals in den Bistrots rumhing.

Er hatte Pepp, er hatte Klasse,

Sah nicht wie ein Gigolo aus,

Er unterschied sich von der Masse,

War eben ein bäriger Typ.

 

Refrain:

Das ist Jojo der Volksverführer,

Präsident der Gogos,

Der die braven Bürger

Fasziniert, wenn er Tango tanzt.

 

Jojo hatte Ambitionen,

Er wollte seine Herkunft vergessen,

Wollte die Karriereleiter erklettern

Und eines Tages Präsident werden.

 

Er wurde zum Idol der Jugend,

Da er es verstand, sich beliebt zu machen,

Vor allem bei den Jungs von Garges-les-Gonesses,

Die nur da sind, damit sich's *reimt.

 

Refrain:

Das ist Jojo der Volksverführer,

Präsident der Gimpel,

Man kann sein Foto

Auf den *Mauern der Metro sehen.

 

Eines Tages setzte er seine letzte Unterhose,

Auf einen Außenseiter, hundert zu eins,

Und im fünften Rennen in *Auteuil

Gewann das Pferd mit Längen Vorsprung.

 

Jojo holte sich die Bündel ab,

Er hörte zu arbeiten auf

Und knüpfte'n Sack voll Verbindungen

Auf der Seite der ehrenwerten Gesellschaft.

 

Refrain:

Das ist Jojo der Volksverführer,

Der die Prolos verraten hat,

Jetzt durchzieht er die Kasinos

Von Nizza bis Monaco.

 

Er belaberte die Wurstis seines Viertels so geschickt,

Daß ihn eines schönen Tages

Die kleinen Händler, die Klempner,

Zum Abgeordneten des Fleckchens wählten, wähl, wähl.

 

Aber Jojo, der labern konnte,

War so gut als,

Vertreter der Domestiken,

Daß man ihn in den *Elysée-Palast wählte.

 

Refrain:

Das ist Jojo der Volksverführer,

Präsident der Gimpel,

Der euch den Aperitiv

Mit Steuergeldern bezahlt

Ein schöner Arsch, *Tango.

 

 

8. Buffalo débile

 

 

8. Depperter Buffalo

 

En passant par les égouts juste devant ma maison

J'ai creusé un tunnel de dix-huit mètres de long

J'ai attéri dans la cave d'une laiterie parisienne

J'ai pris trois cents Carambars, un kilo de madeleines

J'ai eu des crampes d'estomac au moins pendant trois semaines

 

Refrain:

Je suis le roi des casseurs, je suis le roi des braqueurs

Les journaux parlent pas de moi

Et c'est ça qui m'écoeure

 

J'ai volé une bagnole qu'était même pas à moi

Je voulais aller sur la Côte, je me suis retrouvé sur le toit

Les quatre roues en l'air, mon père m'a engueulé

Comme si c'était sa bagnole que je lui avais bousillée

D'ailleurs c'était la sienne, je pouvais pas le deviner

 

Refrain:

Je suis le roi des casse-cou, je suis le roi des filous

Les journaux parlent pas de moi

Mais alors pas du tout

 

Avec un de mes copains, on a voulu détourner

Un Boeing 707, on en a pas trouvé

A la Porte d'Orléans ils veulent pas s'arrêter

On est mal desservi dans ce quartier, nom de nom!

Alors j'ai détourné la conversation

 

Refrain:

Je suis le roi des pirates de l'air conditionné

Les journaux parlent pas de moi

Mais ça va pas tarder

 

Un peu plus tard j'ai fait le hold-up du siècle

A grands coups de burin j'ai cassé un parcmètre

L'aubergine intrépide qui a voulu s'y opposer

Je lui ai dit des mots obscènes, elle s'est mise à pleurer

Il y avait que trois francs cinquante dans la caisse fracturée

 

Refrain:

Je suis le roi des casseurs, je suis le roi des braqueurs

Vous pouvez constater

Je l'ai déjà dit tout à l'heure

 

Refrain:

Si je continue à faire des chansons dans ce genre-là

C'est pas demain la veille

Que les journaux parleront de moi

 

Ni haine, ni arme, ni violence

 

Durch die Kanalisation gleich vor meinem Haus

Hab' ich einen 18-Meter-Tunnel gegraben.

Ich bin im Keller einer Pariser Schokoladenfabrik gelandet

Und hab' 300 *Carambas und ein Kilo *Madeleines mitgenommen.

Danach hatte ich Magenkrämpfe, mindestens drei Wochen lang,

 

Refrain:

Ich bin der König der Einbrecher, König der Räuber,

Die Zeitungen reden nicht von mir,

Und grade das ist so ätzend.

 

Ich hab' eine Kiste gestohlen, die noch nicht mal mir war,

Wollte an die *Côte fahren und hab' ich mich auf'm Dach wiedergefunden.

Als die Karre Schrott war, hat mich mein Vater angeschnauzt,

Als wenn es sein Ofen gewesen wäre, der hops gegangen wäre.

Übrigens war es tatsächlich seiner, das konnte ich ja nicht riechen.

 

Refrain:

Ich bin der König der Halsbrecher, König der Spitzbuben,

Die Zeitungen reden nicht von mir,

Aber wirklich, ganz und gar nicht.

 

Mit einem meiner Kumpels wollten wir eine

Boing 707 entführen, aber wir haben keine gefunden.

An der Porte d'Orleans wollen sie nicht halten,

Man ist schlecht versorgt in diesem Viertel, Scheiße!

Also habe ich den Dialog entführt,

 

Refrain:

Ich bin der König der Piraten der klimatisierten Luft,

Die Zeitungen reden nicht von mir,

Aber nicht mehr lange...

 

Ein bißchen später habe ich den Raub des Jahrhunderts vollbracht:

Mit großen Meißelhieben habe ich eine Parkuhr aufgebrochen.

Der daherstöckelnden Strafzetteltunte, die sich dem entgegenstellen wollte,

Habe ich obszöne Sachen an den Kopf geworfen, da hat sie angefangen zu heulen.

Es waren aber nur drei Francs fünfzig in der aufgebrochenen Kasse,

 

Refrain:

Ich bin der König der Einbrecher, König der Räuber,

Das konntet ihr schon feststellen,

Ich hab's ja vorhin schon gesagt.

 

Refrain:

Wenn ich weiter Lieder dieser Art schreibe,

Werd' ich deswegen auch morgen

Nicht in die Zeitung kommen.

 

Weder Haß, noch Waffen, noch Gewalt.

 

 

9. La boum

 

 

9. Die Fete

 

Les copains m'avaient dit:

On compte sur toi dimanche

Il y aura peut-être la Sylvie

Qui viendra sans son mec

Elle est con comme un manche

Mais t'as la cote avec

T'as pas à te faire de bile

Pour toi c'est dans la poche

T'es pas encore débile

Et elle est pas trop moche

Elle est pas venue, la belle

Moi j'ai tenu les chandelles

 

Refrain:

J'irai plus dans vos boums

Elles sont tristes à pleurer

Comme un sourire de clown

Comme la pluie sur l'été

 

De toute façon t'en fais pas, m'avaient dit les copains

Des nénettes il y en aura beaucoup plus que des mecs

Le quart-d'heure américain

Ca va tripoter sec

Des filles il y en avait que douze pour quatre-vingts poilus

On fait mieux comme partouze

Mais moi je suis pas aigri

Il y a qu'avec les petits Lu

Que ça a été l'orgie

 

Refrain:

J'irai plus dans vos boums

Elles sont tristes à pleurer

Comme un sourire de clown

Comme la pluie sur l'été

 

Lorsque je suis arrivé sur ma vieille mobylette

Il y en avait qu'écoutaient le dernier David Bowie

Ils flippaient comme des bêtes

Autour d'une chaîne pourrie

Ils fumaient des P4

En buvant du Coca

Un pauvre type sur sa gratte

Jouait "Jeux interdits

Il y avait même une nana

Qui trouvait ça joli

 

Refrain:

J'irai plus dans vos boums

Elles sont tristes à pleurer

Comme un sourire de clown

Comme la pluie sur l'été

 

Il y avait deux, trois loubards

Qui assumaient leurs instincts

En chouravant dans le noir

Les disques et les larfeuilles

Je voyais tout, je disais rien

C'étaient mes potes d'Argenteuil

Plus tard dans la soirée

J'ai fait marrer tout le monde

Faut dire que j'ai raconté

Trois cent mille histoires belges

J'en connais des immondes

Mais je les garde pour les Suisses

 

Refrain:

J'irai plus dans vos boums

Elles sont tristes à pleurer

Comme un sourire de clown

Comme la pluie sur l'été

 

Lorsque je me suis barré

J'ai croisé les roussins

Uniforme bleu foncé et képi sur le crâne

Tout ça à cause d'un voisin

Qui aimait pas Bob Dylan

Ils m'ont foutu un PV

Pas de lumière sur ma meule

Ils ont cru bon d'ajouter

Qu'ils aimaient la jeunesse

Puis je suis rentré tout seul

Même pas en état d'ivresse

 

Refrain:

J'irai plus dans vos boums

Elles sont tristes à pleurer

Comme un sourire de clown

Comme la pluie sur l'été

 

%- J'irai plus dans vos boums

   C'est nul, ta boum, t'as vu cette boum,

   Il y a que des grosses avec des boutons

 - Oh, c'est pas vrai, c'est pas vrai, moi j'ai ma copine

   Eh moi, je peux emmener ma copine, eh ma copine Chantal

 - Laissez béton

 - Oh, pas bien, va... alors, tu peux m'emmener, alors,

   arrête-moi, Chantal, elle est bonne

 - Laisse béton %

 

Die Kumpels hatten gemeint:

Sonntag zählen wir auf dich,

Da kommt vielleicht auch die Sylvie

Ohne ihren Macker,

Sie ist zwar strohdoof,

Aber sie fährt voll auf dich ab,

No Problemo mit der,

Die ist dir so gut wie sicher,

Komm, du bist ja nicht blöd,

Und außerdem ist sie wirklich nicht häßlich.

Sie ist dann doch nicht gekommen, die Gute,

Und ich hab' Däumchen gedreht.

 

Refrain:

Ich geh' nicht mehr auf eure Feten,

Die sind ja zum Heulen traurig,

Wie ein Clownslächeln,

Wie ein Sommerregen.

 

Und überhaupt: alles paletti geregelt, haben meine Freunde gesagt,

Es werden viel mehr steile Zähne als Typen kommen,

Außerdem wird's bei der Damenwahl

Fummelmäßig sowieso gut abgehen.

Schließlich waren da ganze zwölf Bienen für achtzig Kerle,

Gruppensex stell' ich mir anders vor,

Aber nein, ich bin nicht sauer,

Eine Privatorgie war nur

Mit den *Lu's drin.

 

Refrain:

Ich geh' nicht mehr auf eure Feten,

Die sind ja zum Heulen traurig,

Wie ein Clownslächeln,

Wie ein Sommerregen.

 

Als ich mit meinem alten Mof angekommen bin,

Haben da welche den neusten David Bowie gehört;

Sie flippten wie die Deppen

Um eine popelige Anlage rum,

Rauchten *P4

Und tranken Cola.

Ein armes Würstchen schrubbte auf seiner Gitarre

*"Verbotene Spiele",

Und da war sogar 'ne Tuss,

Die das toll fand.

 

Refrain:

Ich geh' nicht mehr auf eure Feten,

Die sind ja zum Heulen traurig,

Wie ein Clownslächeln,

Wie ein Sommerregen.

 

Da waren auch zwei, drei Lederjacken,

Deren Instinkt langsam durchschlug,

Als sie im Dunkeln

Platten und Brieftaschen klauten.

Ich sah alles, sagte aber nichts:

Das waren meine Kumpels aus Argenteuil.

Später am Abend

Hab' ich dann die ganze Clique unterhalten,

Zugegeben, ich hab' auch

Dreihunderttausend *Belgier-Stories erzählt,

Oh Mann, da kenn' ich eklige,

Aber die hebe ich für die Schweizer auf.

 

Refrain:

Ich geh' nicht mehr auf eure Feten,

Die sind ja zum Heulen traurig,

Wie ein Clownslächeln,

Wie ein Sommerregen.

 

Als ich dann abgehauen bin,

Bin ich der Schmiere über den Weg gelaufen:

Dezent dunkelblaue Uniform und Käppi auf'm Dez,

Das alles wegen eines Nachbarn,

Der Bob Dylan nicht mochte.

Sie haben mir'n Knollen verpasst,

Kein Licht an meiner Mühle,

Und dann fanden sie es angepaßt hinzuzufügen,

Daß sie die Jugend eigentlich mögen.

Danach bin ich allein nach Hause gefahren,

Und das noch nicht mal besoffen.

 

Refrain:

Ich geh' nicht mehr auf eure Feten,

Die sind ja zum Heulen traurig,

Wie ein Clownslächeln,

Wie ein Sommerregen.

 

%- Ich geh' nicht mehr auf eure Feten, die sind traurig.

 - Ende, die Fete, finito...

 - Mann, hier gibt's wirklich nichts, nur fette, pickelübersäte Kühe.

 - (Frau) Eh, das ist nicht wahr, das ist nicht wahr, ich, ich hab' da eine

   Freundin, nächstes Mal kann ich meine Freundin mitbringen, meine Freundin

   Chantale, die zuerst mal ein Gesichtchen hat...

 - Vergeßt es !

 

 

10. Germaine

 

 

10. Germaine

 

Elle habitait, Germaine

Une chambre de bonne

Quelque part dans le cinquième

A côté de la Sorbonne

Les vécés sur le palier

Une fenêtre sur la cour

En haut d'un escalier

Qu'avait jamais vu le jour

Et sur les murs sans joie

De ce pauvre boui-boui

Il y avait Che Guevara

Les Pink Floyd et Johnny

Sur le vieil électrophone

Trop souvent détraqué

Elle écoutait les Stones

Et Maxime Le Forestier

 

Refrain:

Germaine, Germaine, une java ou un tango

C'est du pareil au même pour te dire que je t'aime

Qu'importe le tempo

Germaine, Germaine, un rock and roll ou un slow

C'est du pareil au même pour te dire que je t'aime

Et que je t'ai dans la peau

 

Ca sentait bon chez elle

L'herbe et le patchouli

Le parfum des poubelles

Au petit matin gris

On buvait de la bière

Et du thé au jasmin

Assis en rond par terre

Sur un tapis indien

Les voisins du dessous

Etaient bien sympathiques

Quand on faisait trop les fous

Ils se plaignaient qu'aux flics

Enfin, bref chez Germaine

C'était vraiment Byzance

Tous les jours de la semaine

On était en vacances

 

Refrain:

Germaine, Germaine, une java ou un tango

C'est du pareil au même pour te dire que je t'aime

Qu'importe le tempo

Germaine, Germaine, un rock and roll ou un slow

C'est du pareil au même pour te dire que je t'aime

Et que je t'ai dans la peau - quoi dodo

 

Mais quand elle est partie

Un jour pour Katmandou

Moi, je vous jure, les amis

Que ça m'a fichu un coup

Sur la place Saint-Michel

Où elle traînait parfois

On parle encore d'elle

Des sanglots dans la voix

Moi j'ai repris sa piaule

Mais c'est plus comme avant

C'est même plus vraiment drôle

Elle me manque souvent

Mais son électrophone

Elle me l'a laissé

Comme ses disques des Stones

Et de Maxime Le Forestier

 

Refrain:

Germaine, Germaine, une java ou un tango

C'est du pareil au même pour te dire que je t'aime

Et que j'aime la Kanterbräu, oh, oh

Germaine, Germaine, un rock and roll ou un slow

C'est du pareil au même pour te dire que je t'aime

Et que je t'ai dans la peau

 

Germaine wohnte

In einem Mädchenzimmer

Irgendwo im fünften Bezirk

Gegenüber der Sorbonne,

Das Klo im Treppenhaus,

Ein Fenster zum Hof,

Oben über einer Treppe,

Die nie Tageslicht gesehen hat.

An den freudlosen Wänden

Dieses armen Lochs

Hingen Che Guevara

Und Pink Floyd und *Johnny;

Auf dem alten Plattenspieler,

Dessen Nadel dauernd hüpfte,

Hörte sie die Stones

Und *Maxime Le Forestier.

 

Refrain:

Germaine, Germaine, ein *Java oder ein Tango

Ist doch das selbe bis gleiche, um dir zu sagen, daß ich dich liebe,

Wen schert da das Tempo...

Germaine, Germaine, ein Rock'n'Roll oder ein Blues

Ist doch das selbe bis gleiche, um dir zu sagen, daß ich dich liebe,

Und daß ich dich im Blut habe.

 

Bei ihr roch es gut,

Nach Shit und Moschus

Und nach Mülleimern

In der grauen Morgendämmerung.

Man trank Bier

Und Jasmintee,

Auf einem indischen Teppich

In Reihen auf dem Boden sitzend.

Die Nachbarn von unten

Waren recht sympathisch:

Wenn wir so richtig einen draufmachten,

Beschwerten sie sich nur bei den Bullen.

Naja, kurz gesagt, bei Germaine

War es wirklich *Byzanz,

Sämtliche Tage der Woche

Waren wir in Ferien.

 

Refrain:

Germaine, Germaine, ein *Java oder ein Tango

Ist doch das selbe bis gleiche, um dir zu sagen, daß ich dich liebe,

Wen schert da das Tempo...

Germaine, Germaine, ein Rock'n'Roll oder ein Blues

Ist doch das selbe bis gleiche, um dir zu sagen, daß ich dich liebe,

Und daß ich dich im Blut habe.

 

Und als sie abgehauen ist,

Eines Tages, nach Katmandu,

Mann, ich schwör's euch, Leute,

Das hat mir'n Schlag versetzt.

Auf der Place St. Michel,

Wo sie manchmal rumhing,

Spricht man jetzt noch von ihr

Mit Seufzern in der Stimme.

Ich habe ihre Bude übernommen,

Aber es ist nicht mehr so wie früher,

Es ist nicht mal mehr richtig lustig,

Sie fehlt mir oft;

Aber ihren Plattenspieler

Hat sie mir dagelassen,

Genauso wie ihre Stones-

Und Maxime-LeForestier-Platten.

 

Refrain:

Germaine, Germaine, ein Java oder ein Tango

Ist doch das selbe bis gleiche, um dir zu sagen, daß ich dich liebe,

Und wie liebe ich das *Kanterbräu, oh, oh !

Germaine, Germaine, ein Rock'n'Roll oder ein Blues

Ist doch das selbe bis gleiche, um dir zu sagen, daß ich dich liebe,

Und daß ich dich im Blut habe.

 

 

11. Mélusine

 

 

11. *Mélusine

 

%Mélusine, chanson d'amour%

 

J'ai connu Mélusine au mois de mai à l'usine

A côté de Liévin

Elle était bien gamine, mais comme disait Bourvil:

Il y a beaucoup de gens gamins

Jean Gabin, il était rigolo

 

Quand j'ai connu Sabine, elle était dans son bain

J'aimais bien sa bobine

On s'est aimés un brin, mais comme disait Daudet:

Il y a beaucoup de gens Moulin

Roule

 

Quand j'ai conne Catherine, je composais de quatrains

Avec une catin

Là-bas en Argentine, mais comme disait Krivine:

Il y a beaucoup de gens Nohain

C'est hilarant, de la Baltique

 

Quand j'ai connu Martine, c'était un beau matin

J'ai beurré ses tartines

Je lui ai roulé des patins; comme disait Lamartine:

Il y a beaucoup de gens Bouquin

Là, je sais pas quoi dire

 

Quand j'ai connu Yasmine, je lui ai offert du jasmin

Elle avait mauvaise mine

J'ai demandé sa main; mais, comme disait Lénine:

Il y a beaucoup de genres humains

L'internationale sera le genre humain, voilà

 

Le dernier:

Quand j'ai connu Amin, je faisais du dada

Je mangeais des nougatines

Là-bas en Ouganda; mais comme disait Merlin:

Ben, euh, enchanté...

 

Thé au jasmin... allô, c'est toi maman?

 

%Mélusine, Liebeslied%

 

Ich hab' Mélusine im Mai in der Fabrik kennengelernt,

Direkt bei *Liévin.

Sie war noch recht kindlich, aber wie schon *Bourvil sagte:

Es gibt viele kindliche Leute.

Jean Gabin war lustig

 

Als ich Sabine kennenlernte, war sie in ihrem Bad,

Ich mochte ihr verschmitztes Gesicht gerne.

Wir haben uns ein bißchen geliebt, aber wie schon *Daudet sagte:

Es gibt viele Jean *Moulins.

Weiter.

 

Als ich Kathrine kennenlernte, komponierte ich gerade Vierzeiler

Mit einer Nutte,

Da unten in Argentinien, aber wie *Krivine schon sagte:

Es gibt viele Jean *Nohain-Menschen.

Zum totlachen: von der Ostsee.

 

Als ich Martine kennenlernte, es war eines schönen Morgens,

Vergüldete ich ihre Toasts,

Und küßte sie dabei, aber wie schon *Lamartine sagte:

Es gibt viele Bouquin-Menschen.

Dazu fällt mir jetzt nix ein.

 

Als ich Yasmine kennenlernte, habe ich ihr einen Jasmintee angeboten;

Sie machte ein mürrisches Gesicht,

Da hab' ich um ihre Hand angehalten, aber wie schon Lenin sagte:

Es gibt viele menschliche Abarten.

Die Internationale wird das Menschengeschlecht sein, basta.

 

Die letzte:

Als ich Amin kennenlernte, war ich auf einem Ausritt,

Aß Nougat-Sweeties,

Da unten in Uganda, aber wie schon *Merlin sagte:

Ehm, äh...erfreut, Sie kennenzulernen.

 

Jasmintee...hallo.. bist du's, Mami?

 

 

12. La bande à Lucien

 

 

12. Luciens Bande

 

Ca fait quand même vachement plaisir

De te retrouver, mon pote Lucien

Je parie que t'es encore sans un

Et que t'as toujours ton blouson de cuir

T'as pas changé depuis 68

A cette époque on se fendait la gueule

Aujourd'hui t'as l'air un peu seul

Allez viens, on va se prendre une cuite

 

Refrain:

Eh, dis-moi Lucien, où c'est qu'elle est, ta bande?

Maintenant qu'est-ce que tu glandes, sans tes copains?

 

Dis, comment qu'il s'appelait, le petit

Celui qui volait des mobylettes

Celui qui a plongé en 67

Et qu'on a pas revu depuis?

Ca doit pas être le super-pied

Le vie à Fleury-Mérogis

Mais elle supporte pas, la Justice

Qu'on crache à la gueule du greffier

 

Refrain:

Eh, dis-moi Lucien, où c'est qu'elle est, ta bande?

Maintenant qu'est-ce que tu glandes, sans tes copains?

 

Et Pierrot, le fou de la bécane

Qu'a eu les deux jambes écrasées

Il aurait mieux fait d'y passer

C'est vraiment trop con les platanes

Il bosse toujours à l'atelier

Assis sur un fauteuil roulant?

Tu me dis qu'il chiale de temps en temps

Tu vois je m'en serais un peu douté

 

Refrain:

Eh, dis-moi Lucien, où c'est qu'elle est, ta bande?

Maintenant qu'est-ce que tu glandes, sans tes copains?

 

Je pense pas que t'aies oublié Riton

Qui s'est fait descendre au bistrot

D'une balle dans le ventre, eh, les salauds!

Parce qu'il avait cogné le patron

T'as plus de nouvelles de Marilyn

Celle qui est partie pour Ibiza?

Doit être en train de crever là-bas

Avec sa petite sister-morphine

 

Refrain:

Eh, dis-moi Lucien, où c'est qu'elle est, ta bande?

Maintenant qu'est-ce que tu glandes, sans tes copains?

 

Et toi, mon vieux, mon pote Lucien

C'est vrai que t'habites chez ta belle-doche

Que t'es marié, que t'as des mioches

Que tu travailles pour qu'ils aient du pain?

Tu sais, j'ai une idée super

On va former une nouvelle bande

Si tu veux c'est toi qui commandes

S'il vous plaît le patron, encore une bière...

 

Refrain:

Eh, dis-moi Lucien, où c'est qu'elle est, ta bande?

Maintenant qu'est-ce que tu glandes, sans tes copains?

 

Refrain:...

 

Na, das freut mich aber jetzt,

Dich mal wiederzutreffen, alter Kumpel,

Ich wette, du hast immer noch keinen Job

Und noch immer deine Lederjacke.

Du hast dich gar nicht verändert seit 68,

Damals haben wir'n Riesenfez gehabt,

Heute kommst du mir ein bißchen einsam vor,

Los, wir gehen uns besaufen...

 

Refrain:

Na, erzähl mal, Lucien, wo ist sie denn, deine Bande,

Und jetzt, was machst du jetzt so, ganz ohne deine Kumpels?

 

Sag' mal, wie hieß er doch gleich, der Kleine,

Der, der die Mofs klaute,

Der 67 aufflog, ab in die Zelle,

Und den man seitdem nicht wiedergesehen hat?

Das kann wohl kaum das geile Feeling sein,

Das Leben in *Fleury-Mérogis,

Tja, aber sie verträgt's halt nicht, unsere Justiz,

Daß man dem Gerichtsvollzieher in die Fresse spuckt.

 

Refrain:

Na, erzähl mal, Lucien, wo ist sie denn, deine Bande,

Und jetzt, was machst du jetzt so, ganz ohne deine Kumpels?

 

Und Pierrot, der Auto-Besessene,

Dem es beide Beine zerfetzt hat,

Hätte wohl besser dran vorbeifahren sollen,

Die stehen doch wirklich zu doof rum, die Platanen.

Malocht er immer noch in der Werkstatt,

In einem Rollstuhl sitzend?

Du erzählst mir, daß er von Zeit zu Zeit heult,

Weißt du, es hätte mich auch gewundert, wenn nicht.

 

Refrain:

Na, erzähl mal, Lucien, wo ist sie denn, deine Bande,

Und jetzt, was machst du jetzt so, ganz ohne deine Kumpels?

 

Ich denke nicht, daß du Riton vergessen hast,

Der sich im Bistrot hat abknallen lassen,

Eine Kugel im Bauch, Mann, die Schweine,

Weil er dem Wirt eine gelangt hatte.

Weißt du nichts Neues von Marilyn,

Die, die nach Ibiza verschwunden ist?

Wird wohl dort am Verrecken sein

Mit ihrem Morphium-Schatten.

 

Refrain:

Na, erzähl mal, Lucien, wo ist sie denn, deine Bande,

Und jetzt, was machst du jetzt so, ganz ohne deine Kumpels?

 

Na und du, Alter, mein Kumpel Lucien,

Stimmt das, daß du bei deiner Schwiegermutter wohnst,

Daß du sogar verheiratet bist, daß du Gören hast,

Daß du schuftest, damit sie was zu beißen haben?

Weißt du, ich hab' da eine Superidee,

Wir könnten doch 'ne neue Bande aufmachen,

Wenn du willst, kannst du ja Chef sein,

Herr Wirt, noch ein Bier bitte, und...

 

Refrain:

Na, erzähl mal, Lucien, wo ist sie denn, deine Bande,

Und jetzt, was machst du jetzt so, ganz ohne deine Kumpels?

 

Refrain:...