Marche à l'ombre 1980

 

1. Marche à l'ombre

 

1. Verpiß dich

 

Quand le baba-cool cradoque

Est sorti de son bus Volkswagen

Qu'il avait garé comme une loque

Devant mon rade

J'ai dit à Bob qu'était au flipp:

Viens voir le mariole qui se ramène

Vise la dégaine

Quelle rigolade!

Patchouli-patogasses, le Guide du Routard dans la poche

Aré-Krishna à mort, cheveux au henné, oreille percée

Tu vas voir qu'à tous les coups

Il va nous taper cent balles

Pour se barrer à Katmandou

Ou au Népal

 

Refrain:

Avant qu'il ait put dire un mot

J'a chopé le mec par le patelot

Et je lui ai dit: toi, tu me fous les glandes

Puis t'as rien à foutre dans mon monde

Arrache-toi de là, t'es pas de ma bande

Casse-toi, tu pues, et marche à l'ombre!

 

Une petite bourgeoise bêcheuse

Maquillée comme un carré d'as

A débarqué dans mon gastos

Un peu plus tard

J'ai dit à Bob qu'était au flipp:

Reluque la tronche à la poufiasse

Vise la culasse

Et les nibards!

Collants léopard, homologués chez S.P.A.

Monoï et Shalimar, futal en skaï comme Travolta

Qu'est-ce qu'elle vient nous frimer la tête?

Non, mais elle se croit au Palace!

Je peux pas saquer les starlettes

Ni les blondasses

 

Refrain:

Avant qu'elle ait bu son cognac

Je l'ai chopée par le colback

Et je lui ai dit: toi, tu me fous les glandes

Puis t'as rien à foutre dans mon monde

Arrache-toi de là, t'es pas de ma bande

Casse-toi, tu pues, et marche à l'ombre!

 

Un petit rocky barjo

Le genre qui s'est gourré de trottoir

Est venu jouer les Marlon Brando

Dans mon saloon

J'ai dit à Bob qu'avait fait tilt:

Arrête, j'ai peur, c'est un blouson noir!

Je veux pas d'histoires

Avec ce clown

Derrière ses pauvres Raybanes, je vois pas ses yeux

Et ça m'énerve

Si ça se trouve, il ma regarde, faut qu'il arrête

Sinon je le crève

Non, mais qu'est-ce que c'est que ce mec

Qui veut user mon comptoir?

Il a qu'à retourner chez le Grecs

Se faire voir!

 

Refrain:

Avant qu'il ait bu son Viandox

Je l'ai chopé contre le juke-box

Et je lui ai dit: toi, tu me fous les glandes

Puis t'as rien à foutre dans mon monde

Arrache-toi de là, t'es pas de ma bande

Casse-toi, tu pues, et marche à l'ombre!

 

Puis je me suis fait un punk qu'avait pas oublié d'être moche

Puis un intellectuel en lodden genre Nouvel Obs'

Quand Bob a massacré le flipper

On avait plus une tune en poche

J'ai réfléchi et je me suis dit:

C'est vrai que je suis épais comme un sandwich S.N.C.F.

Et que demain je peux tomber sur un balèze

Qui me casse la tête

Si ce mec-là me fait la peau

Et que je crève la gueule sur le comptoir

Si la Mort me paie l'apéro

D'un vicelard

 

Refrain:

Avant qu'elle m'emmène voir là-haut

S'il y a du monde dans les bistrots

Je lui dirai: toi, tu me fous les glandes

Puis t'as rien à foutre dans mon monde

Arrache-toi de là, t'es pas de ma bande

Casse-toi, tu pues, et marche à l'ombre!

Casse-toi, tu pues, et marche à l'ombre!

Casse-toi, tu pues, et marche à l'ombre!

 

Als der siffige Öko

Aus seinem VW-Bus stieg,

Den er wie der letzte Depp

Vor meiner Kneipe geparkt hatte,

Hab' ich zu Bob gesagt, der am Flipper stand:

Schau dir mal den Trottel an, der da kommt,

Guck dir an, wie der rumläuft:

Was'n Riesenspaß!

Öko-Parfum, Springerstiefel, Rucksack-Reiseführer in der Tasche,

Volle Kanne Hare-Krischna, hennarote Haare, gelochte Ohren,

Na wollen mal sehen, gleich macht

der uns bestimmt noch um 100 Mäuse an,

Um nach Katmandu

Oder Nepal zu verschwinden.

 

Refrain:

Bevor der Kerl überhaupt nur ein Wort sagen konnte,

Hab' ich ihn mir schon am Schlawittchen gepackt

Und ihm gesagt: Du, du gehst mir auf'n Sack,

Und außerdem hast du in meiner Welt nichts verloren,

Verpiß dich, du gehörst nicht zu meiner Clique,

Mach' dich weg, du stinkst, und zieh' Leine!

 

Eine kleine schleimige Bürgerstochter,

Angemalt wie 'ne Tunte,

Ist ein bißchen später

In meinem Revier aufgetaucht.

Ich sagte zu Bob, der am Flipper war:

Zieh' dir mal die Fresse von dem Flittchen da rein,

Mann, was'n Arsch,

Und wow, was für Titten!

Leopardenstrumpfhose, vom *Tierschutzverein genehmigt,

In Monoi und Shalimar getränkt, Kunstlederhose à la Travolta,

Mann, was hat die uns hier aufzugeilen,

Meint wohl, im *Palace zu sein,

Ich kann diese Schminkbienen nicht ab,

Und Blondinen auch nicht.

 

Refrain:

Bevor sie noch ihren Cognac schlürfen konnte,

Hab' ich sie am Hosenbund gepackt

Und ihr gesagt: Du, du gehst mir auf'n Sack,

Und außerdem hast du in meiner Welt nichts verloren,

Verpiß dich, du gehörst nicht zu meiner Clique,

Mach' dich weg, du stinkst, und zieh' Leine!

 

Ein kleiner, dämlicher Rocker,

Wohl leicht fehl am Platz hier,

Wollte einen auf Marlon Brando

In meinem Saloon machen.

Ich hab' zu Bob gesagt, der den Flipper getiltet hatte:

Mann hab' ich Angst, der hat ja 'ne schwarze Lederjacke!

Ich will keine Geschichten

Mit dem Clown.

Hinter seinen armseligen *"Raybanes" sehe ich seine Augen nicht

Und das nervt mich,

Wenn der mich dahinter auch noch anglotzt, ist Schluß,

Ich geh' ihm an die Gurgel,

Mann, was denkt sich der Typ nur,

So einfach meinen Tresen zu benutzen?

Der bräuchte sich eigentlich bloß

Mal kurz verpissen.

 

Refrain:

Bevor er noch seinen *Viandox trinken konnte,

Hab' ich ihn an die Jukebox geknallt

Und gezwitschert: Du, du gehst mir auf'n Sack,

Und außerdem hast du in meiner Welt nichts verloren,

Verpiß dich, du gehörst nicht zu meiner Clique,

Mach' dich weg, du stinkst, und zieh' Leine!

 

Dann hab' ich noch einen Punk abgefertigt, der natürlich auch häßlich war,

Danach einen Intellektuellen im Lodenmantel à la *Nouvel Obs,

Und als Bob den Flipper massakriert hatte,

Hatten wir keinen Penny mehr in der Tasche.

Da hab' ich nachgedacht und mir gesagt:

Stimmt schon, ich bin so kräftig wie ein *S.N.C.F.-Brötchen dick,

Und morgen kann ich an einen Gorilla geraten,

Der mir die Birne zu Brei haut.

Wenn der Typ dann meinen Skalp erwischt

Und ich mit der Fresse auf dem Tresen verrecke,

Wenn mir der Tod den Aperitif

Mit einem hämischen Lächeln ausgibt,

 

Refrain:

Bevor er mich nach da oben abschleppt,

Wenn noch Leute in der Kneipe sind,

Werde ich ihm sagen: Du, du gehst mir auf'n Sack,

Und außerdem hast du in meiner Welt nichts verloren,

Verpiß dich, du gehörst nicht zu meiner Clique,

Mach' dich weg, du stinkst, und zieh' Leine!

Mach' dich weg, du stinkst, und zieh' Leine!

Mach' dich weg, du stinkst, und zieh' Leine!

 

2. Les aventures de Gérard Lambert

 

2. Die Abenteuer des Gérard Lambert

 

Quatorze avril 77

Dans la banlieue où qu'il fait nuit

La petite route est déserte

Gérard Lambert rentre chez lui

Dans le lointain les mobylettes

Poussent des cris...

 

Ca y est, j'ai planté le décor

Crée le climat de ma chanson

Ca sent la peur, ça pue la mort

J'aime bien cette ambiance, pas vous, ah bon...

Voici l'histoire proprement dite

Voici l'intrigue de ma chanson

Gérard Lambert roule très vite

Le vent s'engouffre dans son blouson

Dans le lointain les bourgeois dorment

Comme des cons...

 

Lorsque soudain survient le drame

Juste à la sortie d'un virage

Il y a plus d'essence dans la bécane

Gérard Lambert est fou de rage!

 

Refrain:

T'aurais pas dû, Gérard Lambert

Aller ce soir-là à Rungis

T'aurais dû rester chez ta mère

Comme un bon fils

 

Il met sa mob sur la béquille

S'assied par terre et réfléchit:

Dans cette banlieue de bidonvilles

Il y a pas une pompe ouverte la nuit!

Dans le lointain il y a une sirène

Qui s'évanouit...

Qu'est-ce que je vais faire, bordel de Dieu?

Je vais quand même pas rentrer à pied!

Plus il s'angoisse moins ça va mieux

Quand soudain lui vient une idée:

Je vais siphonner un litre ou deux

Dans le réservoir de cette bagnole

Et puis après je lui crève les pneus

Comme ça, gratuitement, par plaisir

Faut bien que je me défoule un petit peu

je suis énervé...

 

Une fois son forfait accompli

Gérard Lambert va repartir

La mobylette veut rien savoir

C'est le bon Dieu qui l'a puni!

 

Refrain:

T'aurais pas dû, Gérard Lambert

Aller ce soir-là à Rungis

T'aurais dû rester chez ta mère

Comme un bon fils

 

Alors, pendant une demi-heure

Dans son moteur il tripatouille

Il est crevé, il est en sueur

Il a du cambouis jusqu'aux coudes

Dans le lointain le jour se lève

Comme d'habitude...

 

A ce moment-là un mec arrive

Un petit loubard aux cheveux blonds

Et qui lui dit comme dans les livres:

S'il te plaît dessine-moi un mouton

Une femme à poil ou un calibre

Un cran d'arrêt, une mobylette

Tout ce que tu veux, mon pote, t'es libre

Mais dessine-moi quelque chose de chouette!

Dans le lointain il se passe plus rien

Du moins il me semble...

Alors, d'un coup de clé à molette

Bien placé entre les deux yeux, tatata

Gérard Lambert éclate la tête

Du Petit Prince de mes deux!

 

Faut pas gonfler Gérard Lambert

Quand il répare sa mobylette

C'est la morale de ma chanson

Moi je la trouve chouette

Pas vous? Ah bon...

 

Vierzehnter April 77,

Die Vorstadt: stockdunkel.

Die kleine Straße ist leergefegt,

Gérard Lambert fährt nach Hause.

In der Ferne hört man

Die Schreie der Mofas...

 

Na also, fertig, ich hab' den Rahmen abgesteckt,

Das Ambiente meines Liedes ist klar:

Es riecht nach Angst, stinkt nach Tod;

Ich mag die Atmosphäre gern, ihr nicht? Ach so...

Hier also die eigentliche Geschichte,

Die Story von meinem Lied:

Gérard Lambert fährt sehr schnell,

Der Wind fängt sich in seiner Jacke.

In der Ferne schlafen die Bürger

Wie Idioten...

 

Als plötzlich das Unheil seinen Lauf nimmt:

Am Ausgang einer Kurve

Ist kein Benzin mehr im Bock,

Gérard Lambert kocht vor Wut!

 

Refrain:

Gérard Lambert, du hättest heute Abend nicht

Nach *Rungis fahren,

Sondern wie ein braver Junge

Bei deiner Mutter bleiben sollen.

 

Er bockt das Mof auf,

Hockt sich hin und denkt nach:

In dieser Betonsilo-Vorstadt

Hat nachts natürlich keine Tankstelle auf.

In der Ferne verstummt

Eine Sirene...

Was mach ich jetzt nur, verdammte Kacke?

Ich werd' wohl kaum zu Fuß nach Hause gehn!

Je mehr er sich aufregt, desto schlechter ist er drauf,

Als ihm plötzlich eine Idee kommt:

Ich werde einen oder zwei Liter

Aus dem Tank der Kiste da absaugen

Und hinterher die Reifen fetzen,

Nur so, gratis, weil's geil ist.

Denn irgendwie muß ich mich abregen,

Bin ganz schön genervt...

 

Die Tat vollbracht,

Will Gérard Lambert weiterfahren,

Doch das Mof will nichts davon wissen,

Verflixt, elendes Teufelswerk!

 

Refrain:

Gérard Lambert, du hättest heute Abend nicht

Nach *Rungis fahren,

Sondern wie ein braver Junge

Bei deiner Mutter bleiben sollen.

 

Also werkelt er eine halbe Stunde

An seinem Motor rum,

Er ist schlagkaputt, total verschwitzt,

Hat die Wagenschmiere bis zu den Ellbogen hängen.

In der Ferne zieht der Tag

Herauf, wie gewöhnlich...

 

In dem Moment kommt ein Typ daher,

Ein kleiner, blonder Vorstadt-Gringo,

Der ihn bittet wie's im *Buche steht:

Zeichne mir doch bitte ein Schaf,

Eine nackte Frau oder ein Schießeisen,

Ein Schnappmesser, ein Mofa,

Was du willst, mein Freund, ganz egal,

Aber zeichne mir was Schönes!

In der Ferne ist nichts mehr zu hören,

Wenigstens scheint's mir so...

Und dann, mit einem Schlag der Kombizange

Gut zwischen die Augen gezielt

Zerfetzt Gérard Lambert den Kopf

Des Kleinen Prinzen.

 

Man darf halt Gérard Lambert

Nicht ärgern, wenn er sein Mof repariert,

Das ist die Moral meiner Geschicht',

Ich, ich finde sie hübsch,

Ihr nicht? Ach so, na ja...

 

3. Dans mon H.L.M.

 

3. In meiner Betonburg (*H.L.M.)

 

Au rez-de-chaussée, dans mon H.L.M.

Il y a une espèce de barbouze

Qui surveille les entrées

Qui tire sur tout ce qui bouge

Surtout si c'est bronzé

Passe ses nuits dans les caves

Avec son Beretta

Traque les mômes qui chouravent

Le pinard aux bourgeois

Il se recrée l'Indochine

Dans sa petite vie de peigne-cul

Sa femme sort pas de la cuisine

Sinon il cogne dessus

Il est tellement givré

Que même dans le Légion

Ils ont fini par le jeter

C'est vous dire s'il est con!

 

Refrain:

Putain ce qu'il est blême, mon H.L.M.

Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!

 

Au premier, dans mon H.L.M.

Il y a le jeune cadre dynamique

Costard en alpaga

Celui qu'a payé vingt briques

Son deux-pièces-plus-loggia

Il en a chié vingt ans

Pour en arriver là

Mainenant il est content

Mais il parle de se casser

De toute façon il peut pas

Il lui reste à payer

Le lave-vaisselle, la télé

Et la sciure pour ses chats

Parce que naturellement

Ce bon contribuable centriste

Il aime pas les enfants

C'est vous dire s'il est triste!

 

Refrain:

Putain ce qu'il est blême, mon H.L.M.

Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!

 

Au deuxième, dans mon H.L.M.

Il y a une bande d'allumés

Qui vivent à six ou huit

Dans soixante mètres carrés

Il y a tout le temps de la musique

Des anciens de Soixante-huit

Il y en a un qui est chômeur

Il y en a un qui est instit'

Il y en a une, c'est ma soeur

Ils vivent comme ça, relax

Il y a des matelas par terre

Les voisins sont furax

Ils font un boucan d'enfer

Ils paient jamais leur loyer

Quand les huissiers déboulent

Ils écrivent à Libé

C'est vous dire qu'il sont cools!

 

Refrain:

Putain ce qu'il est blême, mon H.L.M.

Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!

 

Au troisième, dans mon H.L.M.

Il y a l'espèce de conasse

Celle qui bosse dans la pub

L'hiver à Avoriaz

Le mois de juillet au Club

Comme toutes les décolorées

Elle a sa Mini-Cooper

Elle allume tout le quartier

Quand elle sort son cocker

Aux manifs de gonzesses

Elle est au premier rang

Mais elle veut pas d'enfants

Parce que ça fait vieillir

Ca ramollit les fesses

Et puis ça fout des rides

Elle l'a lu dans l'Express

C'est vous dire si elle lit!

 

Refrain:

Putain ce qu'il est blême, mon H.L.M.

Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!

 

Au quatrième, dans mon H.L.M.

Il y a celui que les voisins

Appellent "le communiste"

Même que ça lui plaît pas bien

Il dit qu'il est trotskiste

J'ai jamais bien pigé

La différence profonde

Il pourrait m'expliquer

Mais ça prendrait des plombes

Depuis sa pétition

Il y a trois ans, pour le Chili

Tout l'immeuble le soupçonne

A chaque nouveau graffiti

N'empêche que "Mort aux cons"

Dans le cage d'escalier

C'est moi qui l'ai marqué

Hé, hé c'est vous dire si j'ai raison!

 

Refrain:

Putain ce qu'il est blême, mon H.L.M.

Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!

 

Puis il y a aussi, dans mon H.L.M.

Un nouveau romantique

Un ancien combattant

Un loubard et un flic

Qui se ballade en survêtement

Il fait chaque jour son jogging

Avec son berger allemand

De la cave au parking

C'est vachement enrichissant

Quand j'en ai marre de ces braves gens

Je fais un saut au huitième

Pour construire un moment

Avec ma copine Germaine

Un monde rempli d'enfants

Et quand le jour se lève

On se quitte en y croyant

C'est vous dire si on rêve!

 

Refrain:

Putain ce qu'il est blême, mon H.L.M.

Et la môme du huitième, le hasch, elle aime!

 

Refrain:...

 

Im Erdgeschoß von meinem H.L.M.

Wohnt ein bärtiges Vieh,

Das die Eingänge bewacht

Und auf alles schießt, was sich bewegt,

Besonders wenn es dunkelhäutig ist.

Er schlägt sich die Nächte in den Kellern

Zusammen mit seiner *Beretta um die Ohren,

Jagt die Jungs,

Die den Bürgern die Weinkeller ausräumen.

Bei so Kriegsspielen fühlt er sich jetzt

Wie damals in *Indochina, der elende Spießer.

Seine Frau kommt sowieso nie aus der Küche raus,

Und wenn, haut er drauf.

Er ist so bekloppt,

Daß sie ihn sogar

Aus der *Fremdenlegion rausgeschmissen haben,

Das zeigt, Mann, was'n armer Schwanz er ist!

 

Refrain:

Verdammt leichenblaß ist's, mein H.L.M.!

Und die Tuss aus dem achten Stock, die steht auf Hasch!

 

Im ersten Stock von meinem H.L.M.

Wohnt ein dynamischer junger Manager,

Anzug aus Alpaga,

Der zweihunderttausend Eier

Für seine zwei Zimmer plus Loggia gelöhnt hat.

Er hat zwanzig Jahre geschuftet,

Um das zu erreichen,

Und jetzt ist er happy.

Aber er labert von wegen abhauen,

Naja, auf alle Fälle kann er ja nicht,

Denn er muß noch

Die Spülmaschine, den Fernseher

Und die Sägespäne für die Katze abbezahlen,

Weil natürlich dieser

Liberale, guter Steuerzahler,

Keine Kinder mag,

Das zeigt, Mann, was 'ne traurige Figur er ist!

 

Refrain:

Verdammt leichenblaß ist's, mein H.L.M.!

Und die Tuss aus dem achten Stock, die steht auf Hasch!

 

Im zweiten Stock von meinem H.L.M.

Ist die Clique Ausgeflippter,

Die zu sechst oder acht

Auf 60 Quadratmetern hausen:

Ständig dröhnt die Musik.

Alles alte 68er,

Von denen einer arbeitslos,

Einer Grundschullehrer

Und eine meine Schwester ist.

Sie leben so locker vor sich hin,

Den Boden mit Matratzen gepflastert,

Die Nachbarn haben 'nen dicken Hals.

Sie machen einen Höllenlärm,

Zahlen nie die Miete,

Und wenn der Gerichtsvollzieher aufkreuzt,

Schreiben sie an *Libé,

Das zeigt, Mann, wie cool sie sind!

 

Refrain:

Verdammt leichenblaß ist's, mein H.L.M.!

Und die Tuss aus dem achten Stock, die steht auf Hasch!

 

Im dritten Stock von meinem H.L.M.

Wohnt die saublöde Kuh,

In der Werbung schafft sie,

Im Winter geht's nach Avoriaz,

Im Juli in den Club Med.

Wie alle gefärbten Blondinen

Fährt auch sie ihren Mini,

Das ganze Viertel wird aufgeschreckt,

Wenn sie mit ihrem Fifi Gassi geht.

Bei Feministendemos

Gröhlt sie in vorderster Front,

Aber sie will keine Kinder,

Weil das altern läßt,

Die Arschbacken ausweitet

Außerdem nur Runzeln gräbt,

Das hat sie im *"Express" gelesen,

Was zeigt, Mann, daß sie liest!

 

Refrain:

Verdammt leichenblaß ist's, mein H.L.M.!

Und die Tuss aus dem achten Stock, die steht auf Hasch!

 

Im vierten Stock von meinem H.L.M.

Wohnt der, den die Nachbarn

Den Kommunisten nennen,

Obwohl ihm das gar nicht paßt:

Er sagt, er sei Trotzkist!

Ich hab' nie so ganz

Den genauen Unterschied kapiert,

Er könnte es mir ja erklären,

Aber das würde Stunden dauern.

Seit seiner Petition

Vor drei Jahren für Chile

Verdächtigt ihn das ganze Hochhaus

Bei jedem neuen Graffitti,

Aber "Tod den Schweinen"

Am Treppenabsatz

Das stammt von mir,

Was zeigt, Mann, daß ich recht habe!

 

Refrain:

Verdammt leichenblaß ist's, mein H.L.M.!

Und die Tuss aus dem achten Stock, die steht auf Hasch!

 

Dann gibt's in meinem H.L.M.

Noch einen New Romantic,

Einen Kriegsveteranen,

Einen Vorstadtcowboy und einen Bullen,

Der immer im Trainingsanzug spazieren geht,

Jeden Tag mit seinem

Deutschen Schäferhund joggt,

Und zwar vom Keller zum Parkplatz,

Das muß es unheimlich schocken.

Wenn ich die Nase voll hab' von all den netten Leuten,

Spring' ich rauf in den Achten,

Um bei meiner Freundin Germaine

Ein wenig Glück

Und eine Welt voller Kinder zu suchen,

Und wenn der Tag heraufzieht,

Gehen wir auseinander und glauben wirklich dran,

Das zeigt, Mann, daß wir noch träumen!

 

Refrain:

Verdammt leichenblaß ist's, mein H.L.M.!

Und die Tuss aus dem achten Stock, die steht auf Hasch!

 

Refrain:...

 

4. La teigne

 

4. Die Giftkröte

 

Il était bâti comme un moineau

Qu'aurait été malade

A la bouche, derrière son mégot

Il y avait des gros mots en cascade

Il était pas bien gros, cet asticot

Mais c'était une vraie boule de haine

On lui filait plein de noms d'oiseaux

Même ceux qui le connaissaient qu'à peine

L'appelaient la teigne

 

Il avait pas connu ses vieux

Il était de l'Assistance

Ce genre d'école pour rendre joyeux

C'est pas exactement Byzance

D'ailleurs on lisait dans ses yeux

Que pour qu'il soit bien fallait qu'on le craigne

Si tu entrais pas dans son jeu

Putain, ce que tu recevais comme beignes

C'était une teigne

 

Avec les gonzesses, les michetons

Il était encore plus vache:

Je te pique tes sous, je te fous des gnons

Tu tombes amoureuse et je m'arrache

Pour sa petite gueule, ses poings de béton

Plus d'une se serait jetée à la Seine

Elles lui parlaient d'amour, de passion

Il répondait par des châtaignes

C'était une teigne

 

Il avait pas fêté ses vingt berges

Quand, une nuit de Novembre

On l'a retrouvé raide comme un cierge

Pendu au beau milieu de sa chambre

S'il y a un bon Dieu, une Sainte Vierge

Faut qu'ils l'accueillent à leur enseigne

Parce qu'avant de passer sur l'autre berge

Il m'avait dit: personne ne m'aime

Je suis qu'une pauvre teigne

 

Mais moi qui l'ai connu un peu

Quand parfois j'y repense

Putain ce qu'il était malheureux!

Putain ce qu'il cachait comme souffrance

Sous la pâle blondeur de sa frange

Dans ses yeux tristes, dans sa dégaine

Mais je suis sûr qu'au ciel c'est un ange

Et quand je pense à lui mon coeur saigne

Adieu la teigne...

 

Gebaut war er wie ein Spatz,

Ein kranker Spatz womöglich noch,

Sein Mund, hinter einem Zigarettenstummel,

Produzierte Schimpfwörter in Serie.

Dick war er nicht, der Wurm,

Aber ein richtiger Klumpen Haß,

Man gab ihm lauter Vogelnamen,

Und selbst die, die ihn kaum kannten,

Nannten ihn die Giftkröte.

 

Er hatte seine Alten nicht gekannt,

Kam von der Jugendfürsorge,

Naja die Schule halt, die einen garantiert glücklich macht,

Nur *Byzanz war's nicht grade.

Man sah es an seinem Blick,

Daß man ihn fürchten mußte, damit er erträglich war,

Und wenn du sein Spiel nicht mitmachtest,

Oh Mann! was du dann für Klötzer gefangen hast,

Er war halt eine Giftkröte.

 

Mit den Tussis

War er noch fieser:

Ich klau' dir die Kohle, verprügel dich,

Du verliebst dich in mich und ich verpiß mich.

Für seine Visage seine eisenharten Fäuste

Wären mehr als eine ins Wasser gegangen.

Sie erzählten ihm von Liebe, Leidenschaft,

Er antwortete mit Hieben,

Er war halt eine Giftkröte.

 

Noch keine zwanzig war er,

Als man ihn eines Nachts im November

Steif wie Wachs mitten

In seinem Zimmer aufgehängt fand.

Wenn es einen Gott, eine heilige Jungfrau gibt,

Müssen die sich ihn mal vornehmen,

Denn bevor er ans andere Ufer verschwand,

Hatte er mir gesagt: Niemand mag mich,

Ich bin nur eine miese Giftkröte.

 

Aber ich, der ich ihn ein bißchen kannte,

Wenn ich manchmal an ihn zurückdenke,

Verdammt was war er unglücklich!

Mann! wie versteckte er sein Elend

Hinter seinem bleichen, blonden Pony,

Den traurigen Augen und seiner Rüstung.

Aber ich bin sicher, im Himmel ist er ein Engel,

Und wenn ich an ihn denke, blutet mein Herz,

Adieu Giftkröte...

 

5. Où c'est que j'ai mis mon flingue?

 

5. Wo hab' ich meine Knarre hin?

 

Je veux que mes chanson soient des caresses

Ou bien des poings dans la gueule

A qui que ce soit que je m'agresse

Je veux vous remuer dans vos fauteuils

 

Alors écoutez-moi un peu

Les pousse-mégots et les nez-de-boeux

Les ringards, les folkeux, les journaleux

 

Depuis qu'il y a mon nom dans vos journaux

Qu'on voit ma tronche à la télé

Où je vends ma soupe empoisonnée

Vous m'avez un peu trop gonflé

 

Je suis pas chanteur pour mes copains

Et je peux être teigneux comme un chien

 

Je déclare pas avec Aragon

Que le poète a toujours raison

La femme est l'avenir des cons

Et l'homme n'est l'avenir de rien

 

Refrain:

Moi, mon avenir est sur le zinc

D'un bistrot des plus cradingues

Mais bordel! Où c'est que j'ai mis mon flingue?

 

Je vais pas me laisser emboucaner

Par les fachos, par les gauchos

Tous ces pauvres mecs endoctrinés

Qui foutent ma révolte au tombeau

 

Tous ceux qui me traitent de démago

Dans leurs torchons je lirai jamais:

"Renaud c'est mort, il est récupéré"

 

Tous ces petits bouregois incurables

Qui parlent pas, qui écrivent pas, qui bavent

Qui vivront vieux leur vie de minables

Ont tous dans la bouche un cadavre

 

De toute façon je chante pas pour ces blaireaux

Et j'ai pas dit mon dernier mot

 

C'est sûrement pas un disque d'or

Ou un Olympia pour moi tout seul

Qui me feront virer de bord

Qui me feront fermer ma gueule

 

Refrain:

Tant qu'il y aura de la haine dans mes seringues

Je ne chanterai que pour les dingues

Mais bordel! Où c'est que j'ai mis mon flingue?

 

Il y a pas que les mômes, dans la rue

Qui me collent au cul pour une photo

Il y a même des flics qui me saluent

Qui veulent que je signe dans leurs calots

 

Moi je crache dedans et je crie bien haut

Que le bleu marine me fait gerber

Que j'aime pas le travail, la justice et l'armée

 

C'est pas demain qu'on me verra marcher

Avec les connards qui vont aux urnes

Choisir celui qui les fera crever

Moi, ces jours-là, je reste dans ma turne

 

Rien à foutre de la lutte des crasses

Tous les systèmes sont dégueulasses!

 

Je peux pas encaisser les drapeaux

Quoique le noir soit le plus beau

La Marseillaise, même en reggae

Ca m'a toujours fait dégueuler

 

Refrain:

Les marches militaires, ça me déglingue

Et votre République, moi je la tringle

Mais bordel! Où c'est que j'ai mis mon flingue?

 

Depuis qu'on m'a tiré mon canif

Un soir au métro Saint-Michel

Je fous plus les pieds dans une manif

Sans nunchak' ou un cocktail

 

A Longwy comme à Saint-Lazare

Plus de slogans face aux flicards

Mais des fusils, des pavés, des grenades!

 

Gueuler contre la répression

En défilant Bastille-Nation

Quand mes frangins crèvent en prison

Ca donne une bonne conscience aux cons

 

Aux nez-de-boeux et aux pousse-mégots

Qui foutent ma révolte au tombeau

 

Si un jour je me retrouve la gueule par terre

Sûr que ça sera la faute à Baader

Si je crève le nez dans le ruisseau

Sûr que ça sera la faute à Bonnot

 

Refrain:

Pour l'instant, ma gueule est sur le zinc

D'un bistrot des plus cradingues

Mais faites gaffe! J'ai mis la main sur mon flingue!

 

Meine Lieder sollen Streicheleinheiten

Oder aber Fausthiebe in die Fresse sein,

Gegen wen's auch geht:

Ich will euch aus euren Sesseln aufscheuchen.

 

Also hört mir zu,

Ihr Penner, Ochsennasen,

Spießer, Heino-Fans und Zeitungsschmierer!

 

Seit mein Name in euren Zeitungen steht,

Seit meine Visage in der Glotze auftaucht,

Wo ich mein Gift unter die Leute bringe,

Habt ihr mich ein bißchen zu sehr genervt.

 

Ich singe nämlich nicht für meine *Freunde,

Und ich kann link sein wie eine Ratte.

 

Ich sage auch nicht wie *Aragon,

Daß der Poet immer recht hat.

Die Ehe ist die Zukunft der Schwachköpfe,

Und der Mann ist die Zukunft von nichts.

 

Refrain:

Meine Zukunft ist hier am Tresen

Von 'ner miesen Kneipe,

Aber verdammt noch eins, wo ist nur meine Knarre?

 

Ich werde mich nicht

Von den Faschisten oder den Linken vereinnahmen lassen,

All diese armen indoktrinierten Schweine,

Die meine Revolte zu Grabe tragen.

 

In den Schmierblättern all derer, die mich als

Volksverhetzer beschimpfen, werde ich niemals lesen:

"Renaud ist tot, vom System aufgesaugt".

 

All die unheilbaren kleinen Bourgeois,

Die nicht sprechen, nicht schreiben, nur sabbern,

Die in ihrem nichtigen Leben alt werden,

Haben alle einen Kadaver im offenen Maul.

 

Auf alle Fälle singe ich nicht für diese Schwänze,

Und mein letztes Wort ist noch nicht gesprochen.

 

Es wird garantiert keine goldene Schallplatte

Oder ein *Olympia für mich allein sein,

Die mich dazu bringen, die Fronten zu wechseln,

Die mir das Maul stopfen werden.

 

Refrain:

Solange der Haß in meinen Saiten weiterlebt

Singe ich nur für die Ausgeflippten,

Aber verdammt nochmal, wo ist nur meine Flinte?

 

Nicht nur die Kids rennen mir in der Straße nach,

Um ein Foto zu schießen,

Es kommen sogar Bullen, die mich grüßen und

Wollen, daß ich Autogramme in ihre Heftchen kritzele.

 

Ich rotze natürlich rein und schreie laut raus,

Wie sehr mich *Marineblau ankotzt,

Daß mich die Arbeit, die Justiz und die Armee mal können.

 

Mich wird man so schnell nicht

Mit all den Vollidioten zu den Urnen rennen sehen,

Um den zu küren, der sie zum Krepieren bringen wird,

Da bleibe ich lieber in meiner Bude,

 

Bei diesem Schlammgefecht habe ich nichts zu suchen,

Alle Systeme sind zum kotzen.

 

Ich würde gern alle Fahnen einstampfen können,

Bis auf die schöne Schwarze natürlich.

Die *Marseillaise hat mich selbst als Reggae

Immer zum Kotzen gebracht.

 

Refrain:

Militärmärsche machen mich kaputt,

Und eure Republik fick ich in den Arsch,

Aber verdammt nochmal, wo ist bloß meine Knarre?

 

Seit mir die Bullen mein Messer

Eines Abends an der Metro St. Michel abgenommen haben,

Laß ich mich auf keiner Demo mehr

Ohne Totschläger oder Molli blicken.

 

In Longwy und in St.Lazare

Gibt's keine Parolen mehr gegen die Bullen,

Sondern Gewehre, Pflastersteine und Granaten!

 

Gegen die Repression anschreien,

Und *Bastille-Nation abmarschieren,

Während deine Brüder im Knast verrecken,

Das muß ein geiles Gefühl sein,

 

Für die Penner und Ochsennasen,

Die meine Revolte zu Grabe tragen.

 

Wenn ich eines Tages mit der Fresse im Dreck lande,

War Andreas Baader Schuld daren, klar doch,

Und wenn ich elend im Rinnstein verrecke,

Geht das natürlich aufs Konto von *Bonnot.

 

Refrain:

Im Moment häng' ich zwar noch auf dem Tresen

Von 'ner schäbigen Kneipe,

Aber paßt nur auf! Ich hab' meine Hand jetzt am Abzug!

 

6. It is not because you are

 

6. Nicht wegen dir

 

When I have rencontred you

You was a jeune fille au pair

And I put a spell on you

And you roule a pelle to me

 

Together we go partout

On my mob it was super

It was friday on my mind

It was a story d'amour

 

Refrain:

It is not because you are

I love you because I do

C'est pas parce que you are me qu'I aime you

Qu'I aime you

 

You was really beautiful

In the middle of the foule

Don't let me misunderstood

Don't let me sinon I boude

 

My loving, ma marshmallow

You are belle and I are beau

You give me all what you have

I say thank you, you are bien brave

 

Refrain:

It is not because you are

I love you because I do

C'est pas parce que you are me qu'I aime you

Qu'I aime you

 

%This is the music hall bridge%

 

I wanted marry with you

And make love very beaucoup

To have a max of children

Just like Stone and Charden

 

But one day that must arrive

Together we disputed

For a stupid story of fric

We decide to divorced

 

Refrain:

It is not because you are

I love you because I do

C'est pas parce que you are me qu'I aime you

Qu'I aime you

 

You chialed comme une madeleine

Not me, I have my dignité

You tell me: you are a sale mec!

I tell you: poil to the bec!

 

That's comme ça that you thank me

To have learning you english?

Eh, that's not you qui m'a appris

My grand-father was rosbeef!

 

Refrain:

It is not because you are

I love you because I do

C'est pas parce que you are me qu'I aime you

Qu'I aime you

 

Refrain:...

 

Als ich dich kennengelernt habe,

Warst du ein junges Au-Pair-Mädchen.

Ich stand auf dich,

Und du hast mit der Zunge geküßt.

 

Zusammen sind wir überall hin,

Auf meinem Mof wa's geil,

Es war Friday on my mind,

Und eine Liebesgeschichte.

 

Refrain:

Es ist nicht wegen dir,

Ich liebe dich, weil's einfach so ist,

Nicht weil du ich bist

Liebe ich dich.

 

Du warst echt hübsch

inmitten in der Menge,

Und mißversteh' mich nicht,

Sonst geh' ich schmollen.

 

Mein Liebling, mein Marshmallow,

Du bist schön, ich bin schön.

Du gibst mir alles, was du hast,

Ich sage: Dank dir, du bist sehr brav.

 

Refrain:

Es ist nicht wegen dir,

Ich liebe dich, weil's einfach so ist,

Nicht weil du ich bist

Liebe ich dich.

 

%This is the music hall bridge%

 

Ich wollte dich heiraten

Und viel viel Liebe machen,

Einen Sack voll Kinder haben,

Genauso wie *Stone und Charden.

 

Aber eines Tages mußte es ja kommen:

Wir bekamen Streit.

Wegen einer saublöden Geldgeschichte

Entschlossen wir uns, uns zu trennen.

 

Refrain:

Es ist nicht wegen dir,

Ich liebe dich, weil's einfach so ist,

Nicht weil du ich bist

Liebe ich dich.

 

Du hast geheult wie ein Schloßhund,

Ich nicht, ich hab' ja schließlich meine Würde.

Dreckskerl schmeißt du mir an den Kopf,

Und ich: du hast ja Haare auf den Zähnen!

 

So dankst du mir also,

Daß ich dir Englisch beigebracht habe?

Eh! Nicht von dir hab' ich's gelernt,

Mein Opa war nämlich *Rosbeef!

 

Refrain:

Es ist nicht wegen dir,

Ich liebe dich, weil's einfach so ist,

Nicht weil du ich bist

Liebe ich dich.

 

Refrain:...

7. Baston!

 

7. In die Fresse!

 

Les poings serrés au fond des poches de son blouson

Angelo flippe à mort, il est encore plombé

Il accuse le bon Dieu et la fatalité

Mais au fond de sa caboche il se fait pas d'illusions:

A force de cartonner dans tous les azimuts

Des gonzesses qu'ont le coeur planté en haut des cuisses

La rouquine du pressing, des minettes ou des putes

Sûr qu'il a pas fini de s'en choper des choses tristes

Il rêvait d'une gonzesse qu'aurait été qu'à lui

Belle comme un tatouage mais quand même intelligente

Qu'il aurait pu aimer un peu comme un ami

Il a une envie de crever qui lui remonte du bas-ventre

 

Refrain:

Alors ce soir, à la foire

Avec deux, trois lascars

il ira au baston, au baston

Comme le prolo va au charbon

Il ira au baston, au baston

Filera des coups, prendra des gnons

C'est peut-être con, mais tout est con!

 

Les poings serrés au fond des poches de son blouson

Angelo flippe à mort, il est encore viré

C'est le quatrième boulot depuis le début de l'année

De toute façon, il se serait barré, mais où, il est marron

C'est qu'il s'était promis, avant de décaniller

De se faire le coffre-fort dans le bureau du premier

Et la peau du petit chef qu'a jamais pu le saquer

Parce qu'il rangeait sa mob devant le box du patron

Il rêvait d'un travail où faudrait pas pointer

Où tu pourrais aller que quand t'en as envie

Que tu ferais par plaisir, pas pour gagner du blé

Il paraît que ça existe dans la philosophie

 

Refrain:

Alors ce soir, à Pantin

Avec tous ses copains

Il ira au baston, au baston

Comme le prolo va au charbon

Il ira au baston, au baston

Filera des coups, prendra des gnons

C'est peut-être con, mais tout est con!

 

Les poings serrés au fond des poches de son blouson

Angelo flippe à mort en découvrant le chantier

Dans la turne glacée en haut du pavillon

Où ses parents s'engueulent à longueur de journée

Il trouve plus sous son pieu sa collec' de Play-boy

Sa mère a bazardé sa rouleuse et son herbe

Son connard de petit frère est venu jouer au cow-boy

Dans sa piaule c'est le boxon et ça lui fout la gerbe!

Il rêvait d'une famille qu'il faudrait pas subir

Des parents qui seraient pas des flics ou des curés

Pour pas devenir comme eux il voudrait pas vieillir

Et pour jamais vieillir, il sait qu'il doit crever

 

Refrain:

Alors ce soir, au baloche

Avec son manche de pioche

Il ira au baston, au baston

Comme le prolo va au charbon

Il ira au baston, au baston

Filera des coups, prendra des gnons

C'est peut-être con, mais tout est con!

 

Refrain:...

 

Die Fäuste auf dem Grund seiner Taschen geballt

Hat Angelo den großen Frust; er ist schon wieder besoffen.

Er beschuldigt Gott, sein Schicksal,

Aber eigentlich weiß er ja, daß das so weitergeht:

Weil er immer wieder an allen Ecken Mädchen flachlegt,

Die heiß sind wie Sau und nur drauf warten,

wie die rothaarige von der Wäscherei, Miezen und Nutten,

Holt er sich auch in Zukunft alles mögliche dabei.

Er träumt von einem Mädchen, das nur ihm allein wäre,

Schön wie aus dem Bilderbuch, aber trotzdem intelligent,

Ein bißchen wie ein Freund halt.

Aus der Magengegend kommt's ihm hoch, er würde am liebsten verrecken.

 

Refrain:

Heute Abend auf dem Rummel also,

Mit zwei, drei schrägen Typen,

Wird er auf Randale gehen, auf Randale,

Wie der Prol auf Schicht geht,

Geht er auf Randale, auf Randale,

Wird Haken verteilen und selbst was in die Fresse kriegen,

Vielleicht ist das idiotisch, aber es ist ja alles so idiotisch!

 

Die Fäuste auf dem Grund seiner Taschen geballt

Hat Angelo den großen Frust; er ist schon wieder rausgeflogen,

Das ist jetzt der vierte Job in diesem Jahr.

Aber er wär' ja sowieso abgehauen, nur wohin?

Er hatte sich geschworen, sich den Tresor vom Boß vorzuknöpfen,

Bevor er verschwindet,

Und außerdem seinen Chef, der ihn nie abkonnte,

Weil er sein Mofa vor der Garage vom Boß parkte.

Er träumt von 'ner Arbeit, wo man nicht malochen muß,

Wo du nur hingehen brauchst, wenn du Lust hast,

Und die du zum Vergnügen machst, nicht wegen der Kohle,

In der Philosophie existiert sowas wahrscheinlich...

 

Refrain:

Heute Abend in *Pantin also,

Mit allen seinen Kumpels,

Wird er auf Randale gehen, auf Randale,

Wie der Prol auf Schicht geht,

Geht er auf Randale, auf Randale,

Wird Haken verteilen und selbst was in die Fresse kriegen,

Vielleicht ist das idiotisch, aber es ist ja alles so idiotisch!

 

Die Fäuste auf dem Grund seiner Taschen geballt

Hat Angelo den großen Frust, als er den Saustall

In seiner eiskalten Bude oben in dem Häuschen sieht,

Wo sich seine Alten den ganzen Tag anbrüllen.

Unter seinem Bett ist seine Playboy-Sammlung weg,

Seine Mutter hat sein Gras und seinen Roller weggeschmissen,

Sein bescheuerter kleiner Bruder hat mal wieder Cowboy bei ihm gespielt.

Sein Zimmer ist'n Saustall, und das kotzt ihn an!

Er träumt von einer Familie, die nicht so ätzend abnervt,

Von Eltern, die keine Bullen oder Pfaffen sind.

Um nicht so wie sie zu werden, möchte er am liebsten nicht alt werden,

Und um niemals zu altern, weiß er, daß er verrecken muß.

 

Refrain:

Heute Abend auf der Fete also,

Mit seinem Baseballschläger,

Wird er auf Randale gehen, auf Randale,

Wie der Prol auf Schicht geht,

Geht er auf Randale, auf Randale,

Wird Haken verteilen und selbst was in die Fresse kriegen,

Vielleicht ist das idiotisch, aber es ist ja alles so idiotisch!

 

Refrain:...

 

8. Mimi l'ennui

 

8. Mimi Langeweile

 

Il y a des jours, elle est belle

Il y a des jours, elle est moche

Ca dépend du rimmel

Qu'elle se fout sur la tronche

Mais il y a rien qui l'accorche

Faut la secouer pour qu'elle bronche

Elle veut pas travailler

Elle a un peu raison

De toute façon, elle sait rien faire

Puis même si elle savait

Elle aime pas les ouvriers

Elle aime pas les patrons

Elle s'intéresse à rien

Elle croit pas à la chance

Elle croit pas au destin

Du reste elle s'en balance

 

Refrain:

Elle aime rien, même pas les copains

Puis elle dit qu'elle est lasse

De traîner sa carcasse

Dans ce pauvre monde tout gris

Dans cette pauvre vie sans vie

Elle s'ennuie

Mimi...

 

Quand elle était plus petite

Elle voulait faire actrice

Ramasser plein de pognon

Vivre jeune, mourir vite

Mais les figurations

Dans les feuilletons-télé

Ca cachtonne à dix sacs

Et puis dans la coulisse

Il y a des jours où tu craques

Tu tombes sur les givrés

Qui veulent te faire tourner

Du côté du hamac

Alors elle aime plus ça

Elle a plus la vocation

Même sa peau elle l'aime pas

Elle a plus d'ambitions

 

Refrain:

Elle aime rien, même pas les copains

Puis elle dit qu'elle est lasse

De traîner sa carcasse

Dans ce pauvre monde tout gris

Dans cette pauvre vie sans vie

Elle s'ennuie

Mimi...

 

Elle est maquée avec

Une espèce de petit mec

Qui bosse dans la musique

Qui va peut-être faire un disque

Qui a déjà fait une maquette

Même qu'elle lui dit que c'est beau

Qu'on dirait du Lou Reed

Que ça ressemble à du Rimbaud

Elle en croit pas un mot

Mais faut bien dire quelque chose

Si elle veut pas prendre un bide

Quand parfois ils en causent

Mais en fait elle s'en fout

De ce mec qu'est venu un jour

Lui proposer la botte

Qui a jamais mis les bouts

 

Refrain:

Elle aime rien, même pas les copains

Puis elle dit qu'elle est lasse

De traîner sa carcasse

Dans ce pauvre monde tout gris

Dans cette pauvre vie sans vie

Elle s'ennuie

Mimi...

 

Elle voulait une maison

Avec des baldaquins

Puis une machine à coudre

Des fleurs et des coussins

Puis peut-être même un lardon

Maintenant elle veut plus rien

Parce qu'il faut jouer des coudes

Même pour trois fifrelins

Elle dit que tout l'emmerde

Que les gens sont méchants

Qu'elle a plus rien à perdre

Qu'elle est toute vide dedans

Qu'elle voudrait bien, le soir

Sans déranger son monde

Crever toute seule dans l'ombre

Pour sortir du brouillard

 

Refrain:

Elle aime rien, même pas les copains

Puis elle dit qu'elle est lasse

De traîner sa carcasse

Dans ce pauvre monde tout gris

Dans cette pauvre vie sans vie

Elle s'ennuie

Mimi...

 

Es gibt Tage, da ist sie schön,

Es gibt Tage, da ist sie häßlich,

Das hängt von der Schminke ab,

Die sie sich ins Gesicht schmiert.

Nichts macht sie an,

Schütteln muß man sie, damit sie den Mund aufmacht.

Sie mag nicht arbeiten,

Da hat sie nicht ganz Unrecht.

Überhaupt, sie hat nichts gelernt,

Und selbst wenn...

Sie mag die Arbeiter nicht,

Die Chefs auch nicht,

Interessiert sich für gar nichts,

Glaubt nicht ans Glück,

Glaubt nicht ans Schicksal,

Und der Rest ist ihr Wurst.

 

Refrain:

Sie mag niemand, nicht mal ihre Freunde,

SUnd dann sagt sie, sie sei es leid,

Ihren Arsch durch

Diese traurige, graue Welt zu schleppen,

Durch dieses leblose Leben.

Sie langweilt sich,

Mimi...

 

Als sie jünger war,

Wollte sie Schauspielerin werden,

Kohle scheffeln,

Jung leben, früh sterben.

Aber als Statistin

Im Serienmief

Gibt's ganze 100 Eier Gage,

Und dann sind da Tage beim Drehen,

Da gehst du kaputt,

Arschlöcher machen dich an,

Die dich nur möglichst schnell

Flachlegen wollen.

Also damit ist sie jetzt auch fertig,

Hat auf nix mehr Bock,

Auch sich selbst mag sie nicht mehr,

Hat keinen Plan für später.

 

Refrain:

Sie mag niemand, nicht mal ihre Freunde,

SUnd dann sagt sie, sie sei es leid,

Ihren Arsch durch

Diese traurige, graue Welt zu schleppen,

Durch dieses leblose Leben.

Sie langweilt sich,

Mimi...

 

Sie lebt mit 'nem

Typ zusammen,

Der in der Musik schafft,

Vielleicht 'ne Platte machen wird,

Und schon ein Demo fertig hat.

Auch wenn sie ihm versichert, sein Kram sei toll,

Daß da *Lou Reed,

Und *Rimbaud drin sind,

Glaubt sie kein Wort davon,

Aber irgendwas muß sie schon sagen,

Um Ahnung zu miemen,

Wenn sie manchmal über Musik labern.

Aber eigentlich ist er ihr scheißegal,

Dieser Typ, der eines Tages ankam,

Sie ins Bett schleppte,

SAber noch nirgends rumgekommen ist.

 

Refrain:

Sie mag niemand, nicht mal ihre Freunde,

SUnd dann sagt sie, sie sei es leid,

Ihren Arsch durch

Diese traurige, graue Welt zu schleppen,

Durch dieses leblose Leben.

Sie langweilt sich,

Mimi...

 

Sie hatte mal von einem Haus geträumt

Mit einem Himmelbett,

Dann von einer Nähmaschine,

Von Blumen, Kissen,

Und vielleicht sogar einem Baby.

Jetzt will sie gar nichts mehr,

Weil sie ewig

Jeden Pfennig umdrehen muß.

Sie sagt, daß sie alles ankotzt,

Daß die Leute link sind,

Daß sie nichts mehr zu verlieren hat,

Innerlich völlig leer ist,

Und daß sie gerne abends,

Ohne jemand zu stören,

Ganz allein in 'ner Ecke verrecken würde,

Um endlich aus der Düsterkeit rauszukommen.

 

Refrain:

Sie mag niemand, nicht mal ihre Freunde,

SUnd dann sagt sie, sie sei es leid,

Ihren Arsch durch

Diese traurige, graue Welt zu schleppen,

Durch dieses leblose Leben.

Sie langweilt sich,

Mimi...

 

9. L'auto-stoppeuse

 

9. Die Anhalterin

 

Elle s'emmerdait place Saint-Michel

Avec des cons

Elle descendait place de l'Horloge

En Avignon

S'emmerder avec des vieux chnoques

De vingt-cinq berges

Qui reviennent des Indes ou du Maroc

Et qui se gobergent

Assis sur des sacs de couchage

Plutôt cradoques

Sous leurs pavés c'est peut-être la plage

Mais elle est moche!

 

Refrain:

Elle était un petit peu campeuse

Un petit peu auto-stoppeuse

Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse

 

Je l'ai prise en stop à la porte de Vanves

Un soir de juin

Elle est montée dans ma Ford Mustang

Avec son chien

Un doberman complètement barge

Qu'avait très faim

Qu'a mis des poils et puis de la bave

Plein mes coussins

Elle a retiré ses charentaises

Bonjour l'odeur

Pour roupiller super à l'aise

Pendant trois heures

 

Refrain:

Elle était un petit peu campeuse

Un petit peu auto-stoppeuse

Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse

 

En se réveillant elle avait la frite

Elle m'a parlé

D'un pote à elle qui est journaliste

A VSD

Qui écrit parfois dans Rock and Folk

Sous un faux nom

Puis qui serait pédé comme un phoque

Mais loin d'être con

Je lui ai dit: boucle-la, tu m'emmerdes

Avec tes salades

Puis tu m'enfumes avec ton herbe

Ca me rend malade

 

Refrain:

Elle était un petit peu campeuse

Un petit peu auto-stoppeuse

Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse

 

On s'est arrêté pour bouffer

Après Moulins

Et Jacques Borel nous a chanté

Son petit refrain:

Le plat pourri qui est le sien

J'y ai pas touché

Tiens, c'est pas dur, même le clébard

A tout gerbé

Ma stoppeuse s'est rempli le tiroir

Sans rien moufter

Elle était raide, comme par hasard

J'ai tout casqué

 

Refrain:

Elle était un petit peu campeuse

Un petit peu auto-stoppeuse

Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse

 

Quand je lui ai proposé la botte

Sans trop y croire

Elle m'a dit: cause toujours mon pote

T'est qu'un ringard

Alors, pour détendre l'atmonsphère

Très glauque, très punk

Je mets une cassette de Starshooter

Dans mon Blaupunkt

Elle me dit: je préfère le Rock'n'Roll

C'est plus l'éclate

Je l'ai gerbée de ma bagnole

A grands coups de lattes

 

Refrain:

Elle était un petit peu campeuse

Un petit peu auto-stoppeuse

Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse

 

Elle s'est retrouvée sur la macadam

Avec ses gamelles

Son sac à dos, son doberman

Bien fait pour elle

Terminé pour moi les campeuses

J'ai eu ma dose

Me parlez plus d'auto-stoppeuses

Ca me rend morose

Je veux plus personne dans ma bagnole

Je suis mieux tout seul

Je conduis d'une main, de l'autre je picole

Je me fends la gueule

 

Refrain:

Elle était un petit peu campeuse

Un petit peu auto-stoppeuse

Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse

 

Refrain:

Elle était un petit peu campeuse

Un petit peu auto-stoppeuse

Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse

 

Refrain:

Elle était un petit peu campeuse

Un petit peu craineuse

Un petit peu vicieuse

Un petit peu pisseuse

Un petit peu scabreuse

Un petit peu moche

Je l'aurais préférée vicieuse, voire allumeuse

Fais gaffe de pas déclencher l'auto-stoppeur

 

Sie war genervt von ein paar Idioten

Am Place St. Michel in Avignon,

Also ging sie runter

Zum Place de l'Horloge,

Nur um sich dort mit

Ein paar 25-jährigen Spießern abgeben zu müssen

Die von Indien oder Marokko zurückkommen

Und elend rumhängen,

Auf ihren Schlafsäcken sitzend,

Schäbig abgefuckt.

Von mir aus können die's hier geil finden,

*Ich jedenfalls nicht!

 

Refrain:

Sie machte 'n bißchen auf Camping,

Ein bißchen Anhalterin,

Ich hätte lieber 'ne geile Sau, was zum Anmachen gehabt!

 

Ich hab' sie an der Porte de Vanves mitgenommen

An einem Juniabend.

Sie ist mit ihrem Hund

In meinen Ford Mustang gestiegen,

Ein total beklopptes Dobermannvieh,

Das großen Hunger hatte

Und erst seine Haare, dann seinen Sabber

Auf meinen Polstern verrieben hat.

Sie hat ihre Latschen samt Wollsocken ausgezogen,

Das ging ab, der Duft,

Um dann superrelaxed

Drei Stunden abzuratzen.

 

Refrain:

Sie machte 'n bißchen auf Camping,

Ein bißchen Anhalterin,

Ich hätte lieber 'ne geile Sau, was zum Anmachen gehabt!

 

Sie wachte auf und war gut drauf:

Sie erzählte mir

Von einem ihrer Kumpels,

Der Journalist bei *V.S.D. ist

Und manchmal unter falschem Namen in *"Rock and Folk" schreibt,

Der übrigens sauschwul sei,

Aber trotzdem nett.

Ich hab' ihr gesagt: Ruhe jetzt,

Du gehst du mir gewaltig auf den Sack

Mit deinem Gelaber,

Überhaupt stinkst du mich mit deinem Kraut ein,

Das macht mich krank!

 

Refrain:

Sie machte 'n bißchen auf Camping,

Ein bißchen Anhalterin,

Ich hätte lieber 'ne geile Sau, was zum Anmachen gehabt!

 

Wir haben angehalten, um was zu essen,

Kurz hinter Moulins,

Und Jacques *Borel hat uns

Sein Liedchen geträllert:

Den verfaulten Schlabber, den's da gewöhnlich gibt,

Hab' ich nicht angerührt,

Aber da schau her, schwer war's nicht zu reihern,

Selbst der Köter hat alles rausgekotzt!

Meine Anhalterin hat sich die Wampe vollgehauen,

Ohne eine Miene zu verziehen,

Dann war sie zufällig total abgebrannt,

Und ich hab' geblecht.

 

Refrain:

Sie machte 'n bißchen auf Camping,

Ein bißchen Anhalterin,

Ich hätte lieber 'ne geile Sau, was zum Anmachen gehabt!

 

Als ich ihr'n kleinen Quickie vorschlug,

Ohne mir viel Hoffnung zu machen,

Kam zurück: Laber du nur, Freundchen,

Du alter Opa!

Daraufhin, um die peinliche,

Atmosphäre'n bißchen zu entspannen,

Hab' ich die Starshooters

In mein Blaupunkt geschoben.

Darauf sie: Rock'n Roll schockt's mehr,

Da geht's viel besser ab.

Das war zuviel, ich hab' sie aus meiner Kiste

Mit Fußtritten rausbefördert.

 

Refrain:

Sie machte 'n bißchen auf Camping,

Ein bißchen Anhalterin,

Ich hätte lieber 'ne geile Sau, was zum Anmachen gehabt!

 

Sie ist auf der Straße gelandet

Mit ihren Töpfen,

Ihrem Rucksack und ihrem Dobermann

Recht geschieht's ihr.

Für mich sind Rucksacktussis gestorben,

Die Dosis langt.

Kein Wort mehr von Anhalterinnen,

Das macht mich krank.

Niemand kommt mir mehr in meine Karre,

Alleine geht's viel besser ab:

Die eine Hand am Lenkrad, die andere zum Bierhalten,

Und ich hab'n Riesenfez.

 

Refrain:

Sie machte 'n bißchen auf Camping,

Ein bißchen Anhalterin,

Ich hätte lieber 'ne geile Sau, was zum Anmachen gehabt!

 

Refrain:

Sie machte 'n bißchen auf Camping,

Ein bißchen Anhalterin,

Ich hätte lieber 'ne geile Sau, was zum Anmachen gehabt!

 

Refrain:

Sie machte 'n bißchen auf Camping,

War ein bißchen siffig

Ein bißchen tückisch

Ein bißchen lächerlich

Ein bißchen abartig

Ein bißchen häßlich

Ich hätte lieber 'ne geile Sau, was zum Anmachen gehabt!

Paß' auf, dir keine Anhalter einzuladen

 

10. Pourquoi d'abord

 

10. überhaupt erstmal: Warum?

 

- Dis-moi Renaud, d'abord pourquoi

  T'as un blouson noir?

  Dis-moi d'abord, est-ce que c'est vrai

  Que t'es un loubard?

- Un blouson noir moi je trouve ça beau

  Et puis ça me tient chaud

  Et puis je vais te dire un truc, mon gars

  Ca fait peur aux bourgeois

- Mais pourquoi d'abord est-ce que les bourgeois

  Il faut leur faire peur?

  Si ils seraient vraiment dangereux

  C'est nous qu'auraient peur d'eux

- C'est leur connerie qu'est redoutable

  Et puis n'oublie jamais

  Qu'ils sont les complices du pouvoir

  Des flics et des curés

- Mais pourquoi est-ce que les curés

  D'abord tu leur en veux?

  C'est quand même un peu grâce à eux

  Qu'on a un Bon Dieu

- Eh, ton Bon Dieu, il est mort

  Avec Jésus sur la croix

  Ils l'ont crucifié avec trois punaises

  Et puis il s'est barré

- Ah vraiment tu respectes rien

  On se demande ce que t'aimes

  A part ta gonzesse et tes copains

  Que je sais même pas si t'en as

- J'aime la vie et les coquillettes

  Le musette et la bière

  Puis fumer une bonne vieille Goldo

  En écoutant chanter Bruant

- Oah, l'autre! Eh, d'abord tes Gauloises

  Elles ont une drôle d'odeur

  Que ça serait de l'eucalyptus

  Que ça m'étonnerait pas

- Eh, maintenant tu vas me lâcher

  Ou je te renvoie à tes vieux

  Sans même demander la rançon

  Tu commences à me gonfler

- D'abord ta chanson, elle marchera jamais

  Puisque elle rime même pas

  Et puis il y a même pas un refrain

  C'est pas populaire, eh banane!

- C'est vrai qu'elle est un peu baclée

  C'est parce que sur mon disque

  Des chansons j'en avais que neuf

  Et il m'en fallait dix

 

-Sag' mal Renaud: warum

 Hast du eigentlich eine schwarze Lederjacke an?

 Sag' mir zuerst mal: ist das wahr, daß Du

 Ein Vorstadtcowboy bist?

-Ich find das halt schön, eine schwarze Lederjacke,

 Und außerdem hält sie mich warm,

 Und dann werd' ich Dir noch was sagen, Junge:

 Sie macht den Spießern Angst!

-Aber warum eigentlich muß man

 Den Spießern unbedingt Angst einjagen?

 Wenn sie wirklich gefährlich wären,

 Müßten doch wir Angst vor ihnen haben.

-Ihre Schweinereien sind's, die so ätzend sind,

 Und außerdem darfst Du nie vergessen,

 Daß sie die Komplizen der Macht,

 Der Bullen und der Pfaffen sind!

-Aber die Pfaffen:

 Was hast du eigentlich gegen die?

 Es ist doch schon ein wenig ihnen zu verdanken,

 Daß wir einen lieben Gott haben.

-Heh, dein lieber Gott, der ist

 Gestorben, zusammen mit Jesus am Kreuz.

 Sie haben ihn mit drei Reißzwecken angenagelt,

 Und dann hat er die Fliege gemacht!

-Also wirklich, du respektierst auch gar nichts,

 Man kann sich da schon fragen, was du überhaupt magst

 Außer deiner Freundin und deinen Kumpels,

 Obwohl ich noch nicht mal weiß, ob du überhaupt welche hast!

-Ich mag das Leben und Muscheln,

 Samstagabendfeten und das Bier,

 Außerdem eine schöne alte Gauloise rauchen

 Und dazu *Bruant singen hören!

-Oah! Guck dir den an, eh!!! Zuerst mal haben deine Gauloises

 Einen sehr merkwürdigen Duft,

 Wenn das Eukalyptuslutschen wären,

 Würd's mich überhaupt nicht wundern!

-Heh, also jetzt läßt du mich aber in Ruhe,

 Oder ich schick' dich zu deinen Alten zurück,

 Sogar ohne das Lösegeld zu verlangen.

 Du fängst an, mich zu nerven!

-Zuerst mal: dein Lied wird sowieso nie was werden,

 Weil es sich nämlich noch nicht mal reimt,

 Und außerdem hat es noch nicht mal'n Refrain,

 Das ist nicht in, Mann, Furz drauf!!!

-Es stimmt, daß es ein bißchen hingepfuscht ist,

 Das kommt daher, daß auf meiner Platte

 Bisher nur neun Lieder waren,

 Ich aber zehn gebraucht habe!