Ravachol (1969)

 

*Ravachol

 

Il s'appelait Ravachol, c'était un anarchiste

Qu'avait des idées folles, des idées terroristes

Il fabriquait des bombes et les faisait sauter

Pour emmerder le monde, les bourgeois, les curés

A la porte des banques, dans les commissariats

Ca faisait un double bang, j'aurais aimé voir ça

Mais un jour il fut trahi par sa meilleure amie

Livré à la police, la prétendue justice

Au cours de son procès, il déclara notamment

N'avoir tué aucun innocent

Vu qu'il n'avait frappé que la bourgeoisie

Que les flics, les curés, les fonctionnaires pourris

Mais le juge dit: Ravachol, on a trop discuté

Tu n'as plus la parole, maintenant on va trancher!

Devant la guillotine il cita, ben voyons

Le camarade Bakounine et le camarade Proudhon:

Si tu veux être heureux pends ton propriétaire

Coupe les curés en deux, tue les petits fonctionnaires!

Son exemple fut suivi quelques années plus tard

Par Emile Henry, autre ennemi du pouvoir

Camarade qui veux lutter autour du drapeau noir

Drapeau de la liberté, drapeau de l'espoir

Rejoins le combat du Groupe Ravachol

Et n'oublie surtout pas que la propriété, c'est le vol!

Il s'appelait Ravachol, c'était un anarchiste

Qu'avait des idées pas si folles, des idées terroristes

Er hieß Ravachol und war ein Anarchist,

Mit verrückten Ideen, terroristischen Ideen.

Er bastelte Bomben und ließ sie hochgehen,

Um die Leute, die Bourgeois und die Pfaffen zu ärgern.

An Türen von Banken und Polizeirevieren

Tat es einen Doppelschlag, das hätte ich gern gesehen.

Aber eines Tages wurde er von seiner besten Freundin verraten

Und der Polizei ausgeliefert, der sogenannten Gerechtigkeit.

In seinem Prozeß erklärte er vor allem,

Daß er keinen einzigen Unschuldigen getötet

Und es nur die Bourgeoisie,

Die Bullen, die Pfaffen und fauligen Beamten getroffen habe.

Aber der Richter sagte: Ravachol, jetzt reicht's mit dem Palaver,

Ich entziehe dir das Wort, jetzt wird das Beilchen sprechen!

Vor der Guillotine zitierte er, ei wen sonst,

Den Genossen *Bakunin und den Genossen *Proudhon:

Wenn du glücklich werden willst, dann hänge deinen Herren,

Zweiteile die Pfaffen und töte die kleinen Beamten!

Sein Beispiel machte einige Jahre später

Durch Emile *Henry Schule, einen anderen Feind der Macht.

Genosse, der Du für die schwarze Fahne kämpfen willst,

Fahne der Freiheit, Fahne der Hoffnung,

Komm und kämpfe mit der *Groupe Ravachol

Und vergiß aber vor allem nicht, daß Eigentum Diebstahl ist!

Er hieß Ravachol und war ein Anarchist

Mit gar nicht mal so verrückten Ideen, terroristischen Ideen.

 

 

Amoureux de Paname 1975

 

1. Amoureux de Paname

 

1. Verliebt in Paris

 

Ecoutez-moi vous les ringards

Ecologistes du samedi soir

Cette chanson-là vaut pas un clou

Mais je la chanterai rien que pour vous

Vous qui voulez du beau gazon

Des belles pelouses, des petits moutons

Des feuilles de vigne et des petites fleurs

Faudrait remettre vos montres à l'heure

 

Refrain:

Moi je suis amoureux de Paname

Du béton et du macadam

Sous les pavés ouais c'est la plage

Mais le bitume, c'est mon paysage

Le bitume, c'est mon paysage

 

Ecoutez-moi vous les ringards

Ecologistes des bouelvards

Vos beaux discours il y en a plein le dos

Il y a du soleil dans les ruisseaux

La Tour Montparnasse elle est belle

Et moi j'adore la Tour Eiffel

Il y a plein d'amour dans les ruelles

Et de poésie dans les gratte-ciel

 

Refrain:

Moi je suis amoureux de Paname

Du béton et du macadam

Sous les pavés ouais c'est la plage

Mais le bitume, c'est mon paysage

Le bitume, c'est mon paysage

 

Ecoutez-moi vous les ringards

Ecologistes des grands soirs

La pollution n'est pas dans l'air

Elle est sur vos visages blèmes

Moi j'aime encore les pissotières

J'aime encore l'odeur des poubelles

Je me parfume pas à l'oxygène

Le gaz carbonique c'est mon hygiène

 

Refrain:

Moi je suis amoureux de Paname

Du béton et du macadam

Sous les pavés ouais c'est la plage

Mais le bitume, c'est mon paysage

Le bitume, c'est mon paysage

 

Hört zu, ihr Spießer,

Ihr Glitzer-Grünen,

Das Lied hier ist keinen Pfifferling wert,

Aber ich singe es allein für euch.

Ihr, die ihr den schönen Rasen wollt,

Hübsche Weiden, kleine Schafe,

Weinblätter und kleine Blümchen,

Ihr müßt mal eure Uhren nachstellen.

 

Refrain:

Ich bin verliebt in Paris,

In den Beton und den Asphalt,

Unter den Pflastersteinen, ja, da ist der Strand,

Und die Autobahn ist meine Heimat,

Die Autobahn ist meine Heimat.

 

Hört zu, ihr Spießer,

Ihr geschniegelten Glitzer-Grünen,

Von euren schönen Reden hab' ich die Schnauze voll:

In den Rinnsteinen scheint die Sonne,

Der *Tour Montparnasse ist schön,

Den Eiffelturm vergöttere ich,

Die Gassen sind voll Liebe,

Die Wolkenkratzer voll Poesie.

 

Refrain:

Ich bin verliebt in Paris,

In den Beton und den Asphalt,

Unter den Pflastersteinen, ja, da ist der Strand,

Und die Autobahn ist meine Heimat,

Die Autobahn ist meine Heimat.

 

Hört mich an, ihr Spießer,

Ihr Highsociety-Grünen,

Nicht die Luft ist verschmutzt,

Sondern eure bleichen Visagen;

Ich liebe noch die Pissoirs,

Den Geruch der Mülleimer,

Ich parfümier mich nicht mit Sauerstoff,

Und zum Waschen nehm ich CO2.

 

Refrain:

Ich bin verliebt in Paris,

In den Beton und den Asphalt,

Unter den Pflastersteinen, ja, da ist der Strand,

Und die Autobahn ist meine Heimat,

Die Autobahn ist meine Heimat.

 

2. Société tu m'auras pas

 

2. Gesellschaft, du kriegst mich nie!

 

Il y a eu Antoine avant moi

Il y a eu Dylan avant lui

Après moi qui viendra?

Après moi c'est pas fini

On les a récupérés

Oui mais moi on m'aura pas

Je tirerai le premier

Et je viserai le bon endroit

 

Refrain:

J'ai chanté 10 fois, 100 fois

J'ai hurlé pendant des mois

J'ai crié sur tous les toits

Ce que je pensais de toi

Société, société

Tu m'auras pas

 

J'ai marché sur bien des routes

J'ai connu bien des patelins

Partout on vit dans le doute

Partout on attend la fin

J'ai vu occuper ma ville

Par des cons en uniforme

Qu'étaient pas vraiment virils

Mais qui se prenaient pour des hommes

 

Refrain:

J'ai chanté 10 fois, 100 fois

J'ai hurlé pendant des mois

J'ai crié sur tous les toits

Ce que je pensais de toi

Société, société

Tu m'auras pas

 

J'ai vu pousser des barricades

J'ai vu pleurer mes copains

J'ai entendu les grenades

Tonner au petit matin

J'ai vu ce que tu faisais

Du peuple qui vit pour toi

J'ai connu l'absurdité

De ta morale et de tes lois

 

Refrain:

J'ai chanté 10 fois, 100 fois

J'ai hurlé pendant des mois

J'ai crié sur tous les toits

Ce que je pensais de toi

Société, société

Tu m'auras pas

 

Demain, prends garde à ta peau

A ton fric, À ton boulot

Car la vérité vaincra

La Commune refleurira

Mais en attendant je chante

Et je te crache à la gueule

Cette petite chanson méchante

Que t'écoutes dans ton fauteuil

Refrain:

J'ai chanté 10 fois, 100 fois

J'ai hurlé pendant des mois

J'ai crié sur tous les toits

Ce que je pensais de toi

Société, société

Tu m'auras pas

 

*Antoine war vor mir da,

Vor ihm gab's noch Dylan,

Wer wird nach mir kommen?

Nach mir ist bestimmt nicht Schluß.

Man hat sie alle umgedreht,

Aber mich kriegen sie nicht,

Ich werde zuerst schießen

Und gut zielen.

 

Refrain:

Ich habe zehn-, hundert Mal gesungen,

Es monatelang herausgekrischen,

Ich habe es von allen Dächern geschrien,

Was ich von dir halte,

Gesellschaft, Gesellschaft,

Du kriegst mich nie.

 

Ich bin auf so mancher Straße gelaufen,

Hab 'ne ganze Menge Heuchler gekannt:

Überall lebt man im Zweifel,

Überall erwartet man das Ende.

Ich habe Idioten in Uniform

Meine Stadt besetzen sehen,

Die nicht besonders männlich waren,

Die sich aber für Männer hielten.

 

Refrain:

Ich habe zehn-, hundert Mal gesungen,

Es monatelang herausgekrischen,

Ich habe es von allen Dächern geschrien,

Was ich von dir halte,

Gesellschaft, Gesellschaft,

Du kriegst mich nie.

 

Ich hab' Barrikaden wachsen,

Hab' meine Freunde weinen sehen,

Granaten am frühen

Morgen donnern hören,

Ich hab' gesehen, was Du mit

Dem Volk, das für dich lebt, gemacht hast,

Habe die Absurdität

Deiner Moral und deiner Gesetze kennengelernt.

 

Refrain:

Ich habe zehn-, hundert Mal gesungen,

Es monatelang herausgekrischen,

Ich habe es von allen Dächern geschrien,

Was ich von dir halte,

Gesellschaft, Gesellschaft,

Du kriegst mich nie.

 

Wart' nur, paß gut auf deinen Arsch auf,

Auf deine Kohle, deinen Job,

Denn die Wahrheit wird doch siegen,

Die *Commune wieder blühen.

Aber bis dahin singe ich,

Rotze ich dir dies böse

Kleine Lied in die Fresse,

Das du dir in deinem Sessel anhörst.

Refrain:

Ich habe zehn-, hundert Mal gesungen,

Es monatelang herausgekrischen,

Ich habe es von allen Dächern geschrien,

Was ich von dir halte,

Gesellschaft, Gesellschaft,

Du kriegst mich nie.

 

3. Petite fille des sombres rues

 

3. Kleines Mädchen aus der dunklen Gasse

 

Non, ne crois pas, fillette

Me retenir encore

Dans tes rues sans violette

Dans ton triste décor

N'essaie pas de me suivre

Déserte mes rivages

Loin de toi je veux vivre

De plus beaux paysages

 

Refrain:

Petite fille des sombres rues, éloigne-toi

Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras

 

J'ai trop longtemps vécu

Dans de pauvres ruelles

Trop longtemps attendu

Un petit arc-en-ciel

J'ai besoin de soleil

Et d'horizons moins gris

Je veux voir les merveilles

Que près de toi j'oublie

 

Refrain:

Petite fille des sombres rues, éloigne-toi

Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras

 

Je ne suis pas de ceux

Que chasse la lumière

Et qui vivent heureux

Un éternel hiver

De l'amour je ne veux

Que les filles des rivières

Lorsque j'aime les yeux

J'aime aussi la chaumière

 

Refrain:

Petite fille des sombres rues, éloigne-toi

Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras

 

Nos chemins se séparent

Entends, la vie m'appelle

Je quitte tes trottoirs

Et tes grises dentelles

Je pars pour des royaumes

Où l'on m'attend peut-être

Où le bonheur embaume

Et donne un air de fête

 

Refrain:

Petite fille des sombres rues, éloigne-toi

Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras

 

Laisse-moi m'en aller

Je n'ai plus rien à dire

Mais si tu veux pleurer

N'essaie pas de sourire

Retourne dans ta nuit

Au fond de tes faubourgs

Retourne dans l'ennui

Qui habite tes jours

 

Refrain:

Petite fille des sombres rues, éloigne-toi

Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras

 

Wirklich nicht, Kleine,

Mich kannst Du nicht noch länger

In Deinen Straßen ohne Veilchen halten,

In deiner traurigen Umgebung.

Versuche nicht, mir zu folgen,

Entschwinde aus meiner Welt,

Weit von dir will ich leben,

In den schönsten Landen.

 

Refrain:

Kleines Mädchen aus der dunklen Gasse, geh' weg,

Kleines Mädchen mit den verlorenen Augen, du wirst mich veressen.

 

Ich habe zu lange

In deinen ärmlichen Gassen gelebt,

Zu lange auf einen letzten

Regenbogen gewartet.

Ich brauche die Sonne

Und weniger graue Horizonte,

Ich will die Wunder sehen,

Die ich bei Dir vermisse.

 

Refrain:

Kleines Mädchen aus der dunklen Gasse, geh' weg,

Kleines Mädchen mit den verlorenen Augen, du wirst mich veressen.

 

Ich gehöre nicht zu denen,

Die das Licht verjagt

Und die glücklich und zufrieden

Einen ewigen Winter leben.

Geliebt werden will ich nur

Von Mädchen am Fluß,

Denn wenn ich mich in die Augen vergucke,

Mag ich auch die ärmlichen Hütten.

 

Refrain:

Kleines Mädchen aus der dunklen Gasse, geh' weg,

Kleines Mädchen mit den verlorenen Augen, du wirst mich veressen.

 

Unsere Wege trennen sich,

Hör hin, das Leben ruft mich,

Ich verlasse deine Bürgersteige

Und deine grauen Spitzen.

Ich mache mich auf zu Königreichen,

Wo man mich vielleicht erwartet,

Vom Glück umspielt,

Das einen Festgeruch verströmt.

 

Refrain:

Kleines Mädchen aus der dunklen Gasse, geh' weg,

Kleines Mädchen mit den verlorenen Augen, du wirst mich veressen.

 

Laß mich ziehen,

Ich habe nichts mehr zu sagen,

Aber wenn du weinen willst,

Dann versuche nicht zu lachen.

Geh' in deine Nacht zurück,

Auf den Grund deiner Vorstädte,

Kehre zu deinen Sorgen zurück,

Die deinen Alltag durchziehen.

 

Refrain:

Kleines Mädchen aus der dunklen Gasse, geh' weg,

Kleines Mädchen mit den verlorenen Augen, du wirst mich veressen.

 

4. La java sans joie

 

4. Der freudlose *Java

 

Moi j'aime bien chanter la racaille

La mauvaise herbe des bas-quartiers

Les mauvais garçons, la canaille

Ceux qui sont nés sur le pavé

J'ai bien du mal à les chanter

Tellement qu'elle sont tristes mes histoires

Mais celle que je vais vous raconter

Elle fait même pleurer ma guitare

 

Refrain:

Ecoutez-la, ma java sans joie

C'est la java d'un petit gars

Ecoutez-la, ma java sans joie

La java d'un petit gars qu'était sans foi ni loi

 

Sa mère l'avait eu un beau soir

Alors qu'elle s'y attendait pas

Il est né près des grands boulevards

Sur le pavé humide et froid

Il a jamais su le nom de son père

Puisque se vieille, vingt fois par jour

Pour dix sacs s'envoyait en l'air

Dans un boxon de la rue du Four

 

Refrain:

Ecoutez-la, ma java sans joie

C'est la java d'un petit gars

Ecoutez-la, ma java sans joie

La java d'un petit gars qu'était sans foi ni loi

 

Après avoir quitté l'école

OÙ qu'il s'est pas trop attardé

Il s'est mis dans la cambriole

Avec ses copains de Saint-Mandé

Il a voyouté quelque temps

Avec Dédé-le-Surineur

Avec Julot-de-Ménilmontant

Et toute la bande du Sacré-Coeur

 

Refrain:

Ecoutez-la, ma java sans joie

C'est la java d'un petit gars

Ecoutez-la, ma java sans joie

La java d'un petit gars qu'était sans foi ni loi

 

Il commençait à se faire un nom

Et dans les petits bals musette

Lorsque jouait l'accordéon

On voyait tourner sa casquette

Il buta son premier larron

Alors qu'il avait pas vingt ans

Le crime c'était sa vocation

L'arnaque c'était son tempérament

 

Refrain:

Ecoutez-la, ma java sans joie

C'est la java d'un petit gars

Ecoutez-la, ma java sans joie

La java d'un petit gars qu'était sans foi ni loi

 

Dans le quartier où il faisait son beurre

Il y a des gens qui l'appelaient Monsieur

Mais les flics ces petits fouineurs

Ne le quittaient jamais des yeux

Quand il a eu un peu trop de sang

Sur ses doigts couverts de bijoux

Ils l'ont ficelé sur du bois blanc

Et ils lui ont tranché le cou

 

Refrain:

Ecoutez-la, ma java sans joie

C'est la java d'un petit gars

Ecoutez-la, ma java sans joie

La java d'un petit gars qu'était sans foi ni loi

 

Ich besinge gerne das Gesindel,

Die miesen Stinker aus den niederen Viertel,

Die schlechten Jungs, den Pöbel,

Die, die auf dem Pflaster geboren sind.

Es fällt mir schwer, sie zu singen,

Meine Geschichten, so traurig sind sie,

Aber die, die ich euch jetzt erzählen werde,

Bringt sogar meine Gitarre zum Heulen.

 

Refrain:

Hört ihn euch an, meinen freudlosen Java,

Das ist der Java eines kleinen Typs,

Hört ihn euch an, meinen freudlosen Java,

Den Java eines armen Wichts ohne Glauben noch Moral.

 

Seine Mutter bekam ihn eines schönen Abends,

Als nicht sie damit rechnete,

In der Nähe der großen Boulevards,

Auf dem nassen, kalten Bürgersteig.

Den Namen seines Vaters hat er nie erfahren,

Da sich nämlich seine Alte zwanzig Mal am Tag

Für hundert Eier in einem

Puff in der Rue du Four wegschmiß.

 

Refrain:

Hört ihn euch an, meinen freudlosen Java,

Das ist der Java eines kleinen Typs,

Hört ihn euch an, meinen freudlosen Java,

Den Java eines armen Wichts ohne Glauben noch Moral.

 

Als er die Schule verlassen hatte,

Wo er nicht allzulange rumtrödelte,

Ist er ins Einbrechergeschäft eingestiegen,

Mit seinen Kumpels von Saint-Mande.

Er hat sich einige Zeit mit

Messer-Dede herumgetrieben,

Mit Julot-von-Menilmontant

Und der ganzen Bande vom Sacré-Coeur.

 

Refrain:

Hört ihn euch an, meinen freudlosen Java,

Das ist der Java eines kleinen Typs,

Hört ihn euch an, meinen freudlosen Java,

Den Java eines armen Wichts ohne Glauben noch Moral.

 

Er begann, sich einen Namen zu machen,

Und auf den kleinen Feten,

Wenn das Akkordeon spielte,

Sah man seine Visage sich dazu drehen.

Er blies dann seinem ersten Spitzbuben das Hirn weg,

Als er noch nicht mal zwanzig war;

Er war zum Verbrechen berufen,

Ein Gauner von Natur aus.

 

Refrain:

Hört ihn euch an, meinen freudlosen Java,

Das ist der Java eines kleinen Typs,

Hört ihn euch an, meinen freudlosen Java,

Den Java eines armen Wichts ohne Glauben noch Moral.

 

In dem Viertel, wo er seine Brötchen verdiente,

Gab es Leute, die ihn Monsieur nannten,

Aber die Bullen, die besessenen Schnüffler,

Ließen ihn nie aus den Augen.

Als er mal wieder zuviel Blut

An seinen Fingern voll Diamanten hatte,

Haben sie ihn an ein weißes Holz gefesselt

Und ihm die Gurgel durchgeschnitten.

 

Refrain:

Hört ihn euch an, meinen freudlosen Java,

Das ist der Java eines kleinen Typs,

Hört ihn euch an, meinen freudlosen Java,

Den Java eines armen Wichts ohne Glauben noch Moral.

 

5. Gueule d'aminche

 

5. Freundesgesicht

 

Ecoutez ça les aminches

Les escarpes et les marlous

C'est l'histoire d'un drôle de grinche

Tronche d'amour, gueule de voyou

 

C'est une histoire féroce

Qui fera pleurer les frangins

Qui fera chialer les gosses

De Belleville jusqu'à Pantin

 

Refrain:

Pleurez pas dans vos mouchoirs

Non, ça n'est pas mon histoire

 

C'est l'histoire triste et sordide

D'un gigolo de la Vache-Noire

Qu'aimait d'un amour stupide

Une bourgeoise des boulevards

Il avait pas une gueule trop moche

Sous sa casquette de fortif

Il traînait à la Bastoche

Où c'est qu'il jouait du canif

 

Refrain:

Pleurez pas dans vos mouchoirs

Non, ça n'est pas mon histoire

 

C'était le roi des barrières

L'as de la java musette

Le tombeur des bals populaires

De La Chapelle à La Villette

 

Enfin bref, c'était le bon jules

Pas bégueule et presque honnête

Il avait pas trop de scrupules

De gagner sa croûte à Montmèrtre

 

Refrain:

Pleurez pas dans vos mouchoirs

Non, ça n'est pas mon histoire

 

Mais l'angoisse c'est qu'un beau soir

Il a rencontré cette môme

Son sourire en balançoire

Ses grands airs et ses diplômes

 

Il aurait mieux fait de la maquer

Sur le trottoir pour 300 balles

Pultôt que de s'amouracher

De cette salope en cavale

 

Refrain:

Pleurez pas dans vos mouchoirs

Non, ça n'est pas mon histoire

 

Depuis qu'il l'a dans la peau

C'est plus le marlou que j'ai connu

Il parle de se mettre au boulot

De plus traîner dans les rues

 

Pour lui offrir des dentelles

Il renonce même au fric-frac

Aux coups de surin et de semelles

Aux combines et à l'arnaque

 

Les escarpes et les marlous

Qui traînez sur le macadam

Faites-vous plutôt couper le cou

Que d'en pincer pour une grande dame

 

Refrain:

Pleurez pas dans vos mouchoirs

Non, ça n'est pas mon histoire

 

Hört euch das an, Kumpels,

Raubmörder, Zuhälter,

Hier ist die Geschichte eines merkwürdigen Diebes,

Eines Hurenbocks, Ausbund eines Taugenichts.

 

Es ist eine grausame Geschichte,

Die euch zum Heulen bringen wird,

Die Kinder zum flennen,

Und zwar von *Belleville bis Pantin.

 

Refrain:

Weint nicht in eure Taschentücher,

Nein, meine Geschichte ist es nicht.

 

Es ist die traurige, schäbige Geschichte

Eines Gigolos aus der "Vache Noire".

Er liebte ganz besessen

Eine Bürgerstochter von den feinen Boulevards.

 

Er sah gar nicht mal übel aus

Unter seinem gepanzerten Äußeren,

War bei allen Prügeleien dabei,

Wo er mit dem Messer spielen konnte.

 

Refrain:

Weint nicht in eure Taschentücher,

Nein, meine Geschichte ist es nicht.

 

Er war der König der Barrikaden,

Das As der Tanzgelage,

Der Aufreißer der Volksfeste,

Und zwar von *La Chapelle bis La Villette.

 

Kurz, er war der große Macker,

Gar nicht prüde und fast ehrbar;

Er hatte nicht allzuviel Skrupel,

Seine Brötchen am *Montmartre zu verdienen.

 

Refrain:

Weint nicht in eure Taschentücher,

Nein, meine Geschichte ist es nicht.

 

Aber das Fatale kam eines Abends,

Als er dieses Weibsbild getroffen hat,

Ihr albernes Lächeln,

Ihr Gehabe und all ihre Diplome.

 

Besser hätte er sie für dreihundert Eier

Auf dem Bürgersteig feilgeboten,

Als sich in dieses hergelaufene Flittchen

Zu vernarren.

 

Refrain:

Weint nicht in eure Taschentücher,

Nein, meine Geschichte ist es nicht.

 

Seit sie sich in seinem Hirn eingenistet hat,

Ist er nicht mehr der Zuhälter, den ich gekannt habe,

Er faselt von wegen ehrenhaft arbeiten gehen

Und nicht mehr in den Gassen rumhängen.

 

Um ihr Spitzendeckchen zu bieten,

Hört er sogar mit den Raubüberfällen auf,

Mit den Messerstichen und Fußtritten,

Den krummen Touren und Betrügereien.

 

Ihr Raubmörder und Zuhälter,

Die ihr auf dem Asphalt rumlauft,

Laßt euch lieber den Hals abschneiden,

Als daß ihr euch in eine feine Dame verknallt!

 

6. La Coupole

 

6. La *Coupole

 

Andy Warhol, à la Coupole

Peint les gambettes de Mistinguette

Il les dessine très longilingnes

Leur donne la forme du cou d'un cygne

 

Lewis Carrol, à la Coupole

Parle de fillettes en salopettes

Il les devine vêtues de Jeans

Pleines de paillettes sur les paumettes

 

Elles ma fascinent, toutes ces gamines

Avec leurs mines de Marilyn

Sortant de l'école, vers la Coupole

Elles caracollent et elles racollent

 

Quand vient le soir, j'aime aller boire

Un verre d'alcool à la Coupole

Pour faire du gringue à toutes ces dingues

A toutes ces folles bien trop frivoles

 

Toutes les idoles de la Coupole

Les midinettes, les gigolettes

Les carolines en crinolines

Ne sont en fait que des starlettes

 

Andy Warhol malt in der Coupole

Die Beine der *Mistinguett,

Er zeichnet sie sehr langgestreckt,

Gibt ihnen die Form von Schwanenhälsen.

 

Lewis *Carroll, in der Coupole,

Erzählt von Flittchen in Overalls,

Stellt sie sich in Jeans vor,

Mit Goldkrönchen und in Gerstenfeldern.

 

Sie faszinieren mich, all die kleinen Häschen

Mit ihren Marilyn-Gesichtern,

Die aus der Schule kommen und zur Coupole gehen,

Wo sie herumtollen und umherspringen.

 

Wenn der Abend kommt, gehe ich gerne

Ein Gläschen Alkohol in der Coupole trinken,

Um den lieben Miezen mal'ne Grimasse zu ziehen,

Diesen ganzen viel zu frivolen verrückten Bienen.

 

Die ganzen Idole der Coupole,

ie jung Geschminkten, die leichten Mädchen,

Die Karolinen und Krinolinen

Sind doch eigentlich nur Möchtegern-Filmstars.

 

7. Hexagone

 

7. *Hexagone

 

Ils s'embrassent au mois de janvier

Car une nouvelle année commence

Mais depuis des éternités

Elle a pas tellement changé la France

Passent les jours et les semaines

Il y a que le décor qui évolue

La mentalité est la même:

Tous des tocards, tous des faux culs

 

Il sont pas lourds, en février

A se souvenir de Charonne

Des matraqueurs assermentés

Qui fignolènet leur besongne

La France est un pays de flics

A tous les coins de rue il y en a cent

Pour faire règner l'ordre public

Ils assassinent impunément

 

Quand on exécute au mois de mars

De l'autre côté des Pyrénées

Un anarchiste du Pays Basque

Pour lui apprendre à se révolter

Ils crient, ils pleurent et ils s'indignent

De cette immonde mise à mort

Mais ils oublient que la guillotine

Chez nous aussi fonctionne encore

 

Refrain:

Etre né sous le signe de l'hexagone

C'est pas ce qu'on fait de meux en ce moment

Et le roi des cons, sur son trône

Je parierais pas qu'il est allemand

 

On leur a dit, au mois d'avril

A la télé, dans les journaux

De pas se découvrir d'un fil

Que le printemps c'était pour bientôt

Les vieux principes du seizième siècle

Et les vieilles traditions débiles

Ils les appliquent tous à la lettre

Ils me font pitié ces imbéciles

 

Ils se souviennent, au mois de mai

D'un sang qui coula rouge et noir

D'une révolution manquée

Qui faillit renverser l'Histoire

je me souviens surtout de ces moutons

Effrayés par la Liberté

S'en allant voter par millions

Pour l'ordre et la sécurité

 

Ils commémorent au mois de juin

Un débarquement de Normandie

Ils pensent au brave soldat ricain

Qu'est venu se faire tuer loin de chez lui

Ils oublient qu'à l'abri des bombes

Les Français criaient "Vive Pétain"

Qu'ils étaient bien planqués à Londres

Qu'il y avait pas beaucoup de Jean Moulin

 

Refrain:

Etre né sous le signe de l'hexagone

C'est pas la gloire en vérité

Et le roi des cons, sur son trône

Me dites pas qu'il est portugais

 

Ils font la fête au mois de juillet

En souvenir d'une révolution

Qui n'a jamais éliminé

La misère et l'exploitation

Il s'abreuvent de bals populaires

De feux d'artifice et de flonflons

Ils pensent oublier dans la bière

Qu'ils sont gouvernés comme des pions

 

Au mois d'août c'est la liberté

Après une longue année d'usine

Ils crient: "Vive les congés payés"

Ils oublient un peu la machine

En Espagne, en Grèce ou en France

Ils vont polluer toutes les plages

Et par leur unique présence

Abîmer tous les paysages

 

Lorsqu'en septembre on assassine

Un peuple et une liberté

Au coeur de l'Amérique latine

Ils sont pas nombreux à gueuler

Un ambassadeur se ramène

Bras ouverts il est accueilli

La fascisme c'est la gangrène

A Santiago comme à Paris

 

Refrain:

Etre né sous le signe de l'hexagone

C'est vraiment pas une sinécure

Et le roi des cons, sur son trône

Il est français, ça j'en suis sûr

 

Finies les vendanges en octobre

La raisin fermente en tonneaux

Ils sont très fiers de leurs vignobles

Leurs Côtes-du-Rhône et leurs Bordeaux

Ils exportent le sang de la terre

Un peu partout à l'étranger

Leur pinard et leur camembert

C'est leur seule gloire à ces tarés

 

En novembre au salon de l'auto

Ils vont admirer par milliers

Le dernier modèle de chez Peugeot

Qu'ils pourront jamais se payer

La bagnole, la télé, le tiercé

C'est l'opium du peuple de France

Lui supprimer c'est le tuer

C'est une drogue à accoutumance

 

En décembre c'est l'apothéose

La grande bouffe et les petits cadeaux

Ils sont toujours aussi moroses

Mais il y a de la joie dans les ghettos

La terre peut s'arrêter de tourner

Ils rateront pas leur réveillon

Moi je voudrais tous les voir crever

Etouffés de dinde aux marrons

 

Refrain:

Etre né sous le signe de l'hexagone

On peut pas dire que ça soit bandant

Si le roi des cons perdait son trône

Il y aurait 50 millions de prétendants

 

Im Januar fallen sie sich um den Hals,

Weil ein neues Jahr anfängt,

Was aber seit Ewigkeiten

Frankreich nicht besonders verändert hat.

Die Tage und Wochen ziehen vorüber,

Nur das Drumherum ändert sich,

Die Mentalität bleibt dieselbe:

Alles schäbige Schufte, verlogene Arschlöcher.

 

Sie sind nicht müde, sich im Februar

An *Charonne zu erinnern,

An vereidigte Folterknechte,

Die ihr Geschäft sorgfältig verrichteten;

Frankreich ist ein Bullen-Staat,

An jeder Ecke stehen Hundert davon rum,

Um der öffentlichen Ordnung Geltung zu verschaffen,

Morden sie ungestraft.

 

Wenn man im März

Auf der anderen Seite der Pyrenäen

Einen Anarchisten aus dem Baskenland exekutiert,

Um ihm beizubringen, was es heißt, Revolte zu machen,

Schreien, weinen sie und empören sie sich fürchterlich

Über diesen widerlichen Tod,

Aber sie vergessen, daß die *Guillotine

Auch bei uns noch funktioniert.

 

Refrain:

Unter dem Zeichen des Sechsecks geboren zu sein,

Das sollte man zur Zeit besser lassen:

Der König der Arschlöcher, auf seinem Thron,

Ich würde nicht wetten, daß er deutsch ist.

 

Man hat ihnen im April,

Im Fernsehen und in den Zeitungen erzählt,

Die Wintermäntel ja nicht wegzulegen,

Daß der der Frühling erst demnächst dran ist:

Den alten Prinzipien aus dem sechzehnten Jahrhundert

Und den schwachsinnigen Traditionen

Wird buchstabengenau gefolgt,

Sie erregen mein Mitleid, all die Deppen.

 

Sie erinnern sich, wie im *Mai

Das Blut von Anarchisten und Kommunisten folß,

An eine verfehlte Revolution,

Die beinahe die Geschichte umgekrempelt hätte.

Ich erinnere mich vor allem an diese Ochsen,

Die vor der Freiheit Angst bekamen

Und zu Millionen die

*Ordnung und die Sicherheit wählen gingen.

 

Sie begehen zusammen im Juni

Eine Landung in der Normandie,

Sie gedenken des braven amerikanischen Soldaten,

Der kam, um sich weit weg von zu Hause umnieten zu lassen.

Sie vergessen, daß die Franzosen,

Vor Bomben sicher, "Es lebe *Pétain" schrien,

Und daß die anderen fett in *London saßen

Daß es nicht viele Jean *Moulins gab.

 

Refrain:

Unter dem Zeichen des Sechsecks geboren zu sein

Bringt keinen Ruhm,wirklich nicht;

Und der König der Deppen, auf seinem Thron,

Erzählt mir nicht, er sei Portugiese.

 

Sie feiern ein Fest im Juli,

In Erinnerung an eine Revolution,

Die niemals das Elend und

Die Ausbeutung abgeschafft hat.

Sie betäuben sich im Volksfest,

Feuerwerken und Tamtam;

Sie glauben im Bier zu vergessen,

Daß sie wie *Besoffene regiert werden.

 

Im August heißt's dann: endlich frei!

Nach einem langen Fabrikjahr

Schreien sie: "Hoch lebe der bezahlte Urlaub";

Sie vergessen dabei ein bißchen die Maschine.

In Spanien, Griechenland oder Frankreich

Gehen sie alle Strände verpesten

Und allein durch ihre Anwesenheit

Die ganzen Landschaften ruinieren.

 

Wenn man im September

Im Herzen Lateinamerikas

Ein Volk und eine Freiheit hinmordet,

Sind sie alle da, dagegen anzuschreien;

Ein Botschafter kommt daher,

Mit offenen Armen wird er empfangen,

Ja ja, der Faschismus ist überall das Geschwür,

Von Santiago bis Paris.

 

Refrain:

Unter dem Zeichen des Sechsecks geboren zu sein,

Ist wirklich kein leichtes Los,

Und der König der Idioten, auf seinem Thron,

Der ist Franzose, da bin ich sicher.

 

Im Oktober, wenn die Weinernte fertig ist

Und die Traube in den Fässern gärt,

Brüsten sie sich mit ihren Weinbergen,

Ihren "Côtes du Rhône" und ihren "Bordeaux".

Sie exportieren das Blut der Erde

Ein bißchen überallhin ins Ausland;

Ihr Wein und ihr Camembert

Sind der einzige Stolz dieser Chauvis.

 

Im November, auf dem *Auto-Salon,

Gehen sie zu Millionen die neusten

Modelle von Peugeot bewundern,

Die sie sich niemals werden leisten können;

Die Karre, der Fernseher, der *Tiercé,

Das ist das Opium des Volkes der Franzosen,

Das unterdrücken heißt es töten,

Es ist eine Gewohnheitsdroge.

 

Im Dezember ist die Verzückung dran,

Das große Fressen und die kleinen Geschenke,

Alle sind aber noch genauso mürrisch,

Aber trotzdem kommt Freude auf in den Ghettos, Freude!

Die Erde kann aufhören, sich zu drehen,

Sie werden auf keinen Fall ihr *Weihnachts-Mitternachtsessen verpassen:

Ich würde sie alle zu gern verrecken sehen,

Und zwar Von Pute mit Mandeln erstickt !

 

Refrain:

Unter dem Zeichen des Sechsecks geboren zu sein,

Man kann nicht sagen, daß das lustig ist,

Und wenn der König der Arschlöcher seinen Thron verlöre,

Gäbe es 50 Millionen *Aspiranten.

 

8. Ecoutez-moi les Gavroches

 

8. Gavroches, hört mich an

 

Pour toutes les fleurs du béton

Pour tous les gamins de Paris

J'ai composé cette chanson

Pour éclairer leurs sombres nuits

 

Pour ceux qui vivent sur le bitume

Qui n'ont jamais vu le gazon

Qui ne connaissent que la brume

Qui n'ont qu'un ciel gris pour plafond

 

Refrain:

Ecoutez-moi les Gavroches

Vous les enfants de la ville

Non Paris n'est pas si moche

Ne pensez plus à l'an 2000

 

Ouvrez vos yeux pleins d'innocence

Sur un Paris qui vit encore

Et qui fera de votre enfance

Le plus merveilleux des décors

 

Voyez plus loin que l'horizon

Le temps n'a pas tout démoli

Les rues sont pleines de chansons

Les murs ne sont pas toujours gris

 

Refrain:

Ecoutez-moi les Gavroches

Vous les enfants de la ville

Non Paris n'est pas si moche

Ne pensez plus à l'an 2000

 

Traînez vos vies dans les ruelles

Dans les vieux bistrots, dans les cours

Et sur les pavés éternels

Qui n'ont pas quitté les faubourgs

 

Allez respirer sur la Butte

Tous les parfums de la Commune

Souvenirs de Paris qui lutte

Et qui pleure parfois sous la lune

 

Refrain:

Ecoutez-moi les Gavroches

Vous les enfants de ma ville

Non Paris n'est vraiment pas si moche

Ne pensez plus à l'an 2000

 

Für alle Blumen im Beton,

Für alle Strolche aus Paris

Habe ich dieses Lied geschrieben,

Um ihre dunklen Nächte zu erhellen.

 

Für all die, die auf dem Asphalt leben,

Die nie einen Rasen gesehen haben,

Nur den Nebel kennen,

Und deren Himmel immer grau ist.

 

Refrain:

Hört mich an, ihr Gavroches,

Ihr Kinder der Stadt,

Nein, Paris ist nicht so häßlich;

Denkt nicht mehr ans Jahr 2000.

 

Öffnet eure unschuldigen Augen

Auf Paris, das noch lebt,

Und das eure Jugend in

Das wundersamste aller Märchen verzaubern wird.

 

Guckt über den Horizont hinaus,

Die Zeit hat nicht alles zerstört,

Die Straßen sind voll von Liedern,

Die Mauern sind nicht immer grau.

 

Refrain:

Hört mich an, ihr Gavroches,

Ihr Kinder der Stadt,

Nein, Paris ist nicht so häßlich;

Denkt nicht mehr ans Jahr 2000.

 

Schleicht weiter durch die Gassen,

In die alten Bistrots, durch die Höfe

Und über dieses ewige Pflaster,

Das noch nicht aus den Vostädten verschwunden ist.

 

Geht auf den *Montmartre,

Die Düfte der *Commune einsaugen,

Erinnerungen an ein Paris, das kämpft

Und das manchmal unter dem Mond weint.

 

Refrain:

Hört mich an, ihr Gavroches,

Ihr Kinder der Stadt,

Nein, Paris ist nicht so häßlich;

Denkt nicht mehr ans Jahr 2000.

 

9. Rita (Chanson d'amour)

 

9. Rita (Liebeslied)

 

Rita donne-moi ton coeur

Rita donne-moi ta main

Rita donne-moi ta soeur

Rita nous partons demain

 

Rita, gib mir dein Herz,

Rita, gib mir deine Hand,

Rita, gib mir deine Schwester,

Rita, morgen gehen wir.

 

10. Camarade bourgeois

 

10. Genosse Bourgeois

 

Camarade bourgeois

Camarade fils-à-papa

La Triumph en bas de chez toi

Le petit chèque en fin de mois

Regarde-toi ah, ah, ah

Regarde-toi ah, ah, ah

 

Camarade boureois

Camarade fils-à-papa

T'as vraiment pas l'air con

Quand tu sors le dimanche

Ton petit complet-veston

Et ta chemise blanche

Regarde-toi ah, ah, ah

Regarde-toi ah, ah, ah

 

Camarade bourgeois

Camarade fils-à-papa

Tu roules en Ferrari

Ou en Lamborghini

Tu roules des épaules

Tu te crois super drôle

Regarde-toi ah, ah, ah

Regarde-toi ah, ah, ah

 

Camarade bourgeois

Camarade fils-à-papa

Je sais, ton père est patron

Faut pas en faire un complexe

Le jour de la révolution

On lui coupera que la tête

Regarde-toi ah, ah, ah

Regarde-toi ah, ah, ah

 

Camarade bourgeois

Camarade fils-à-papa

Tu passes ton temps au drugstore

Sur les Champs-Elysées

Tu te crois très très fort

T'es jamais qu'un minet

Regarde-toi ah, ah, ah

Regarde-toi ah, ah, ah

 

Camarade bourgeois

Camarade fils-à-papa

Rejoins les rangs de la pègre

Tu prendras vraiment ton pied

Ne sois plus une petite pède

Nous sommes tous des défoncés

Regarde-moi ah, ah, ah

Regarde-moi ah, ah, ah

Regarde-moi ah, ah, ah

Regarde-moi ah, ah, ah

 

Genosse Bourgeois,

Genosse Papasöhnchen,

Du hast den Triumph unter deinem Fenster geparkt,

Der kleine Scheck am Monatsende,

Guck dich an, ah, ah, ah,

Guck dich an, ah, ah, ah.

 

Genosse Bourgeois,

Genosse Papasöhnchen,

Du schaust wirklich nicht wie ein Depp aus,

Wenn du sonntags ausgehst

In deinem Maßanzug

Und deinem weißen Hemd,

Guck dich an, ah, ah, ah,

Guck dich an, ah, ah, ah.

 

Genosse Bourgeois,

Genosse Papasöhnchen,

Du fährst einen Ferrari

Oder einen Lamborghini,

Du rollst deine Schultern

Und findest dich superlustig,

Guck dich an, ah, ah, ah,

Guck dich an, ah, ah, ah.

 

Genosse Bourgeois,

Genosse Papasöhnchen,

Ich weiß, dein Vater ist Unternehmer,

Nur keinen Minderwerigkeitskomplex deswegen!

Am Tag der Revolution

Wird er auch nur einen Kopf kürzer gemacht.

Guck dich an, ah, ah, ah,

Guck dich an, ah, ah, ah.

 

Genosse Bourgeois,

Genosse Papasöhnchen,

Du verbringst deine Zeit in schicken Cafés

Auf den Champs-Elysees,

Du kommst dir sehr stark vor,

Wirst aber nie mehr als ein Yuppie sein.

Guck dich an, ah, ah, ah,

Guck dich an, ah, ah, ah.

 

Genosse Bourgeois,

Genosse Papasöhnchen,

Komm zurück in die Unterwelt,

Da fährst du garantiert viel besser ab,

Sei kein kleiner Blutegel mehr,

Wir sind doch alle nur ausgeflippt,

Guck mich an, ah, ah, ah,

Guck mich an, ah, ah, ah.

 

11. Le gringalet

 

11. Der Schwächling

 

C'était un gringalet

Pas vraiment laid

Mais il était

Né à Paname

Tous ceux qui le connaissaient

Ils disaient

Qu'il savait

Causer aux dames

 

C'était pas un tocard

Un ringard

Un traîne-boulevard

On l'appelait le Saint-Bernard

Le Mozart

Du pont des Arts

 

C'était pas un dragueur

Un flambeur

De fin de semaine

Il amenait nos petites soeurs

Un quart d'heure

Sur le bord de la Seine

 

Il avait pas eu de père

Pas eu de mère

Ni d'anniversaire

Il était né un soir

Rue Rochechouart

Près d'une poubelle

 

Il avait pas eu de chance

Ni de vacances

Dans son enfance

Mais quand fallait de l'ambiance

Sa seule présence

C'était Byzance

 

C'était un bon copain

Il méritait bien

Cette chansonnette

Car il est mort de faim

Un beau matin

Rue de la Roquette

 

Ma chanson se termine

Ca me déprime

C'est pas humain

Moi j'aime pas les chansons

Où les héros

Ils meurent à la fin

 

Er war eine Bohnenstange,

Aber gar nicht häßlich.

Er war

In Paris geboren,

Und alle, die ihn kannten,

Die sagten,

Daß er wußte,

Wie man mit Damen schäkert.

 

Er war kein Schuft,

Sondern ein Rumhänger,

Ein Boulevard-Schlenderer,

Man nannte ihn den Bernhardiner,

Den Mozart

Der *Pont des Arts.

 

Er war kein Anmacher,

Sondern am Ende der Woche

Ein permanent Abgebrannter;

Er entführte unsere kleinen Schwestern

Eine Viertelstunde

Ans Seineufer.

 

Er hatte keinen Vater,

Keine Mutter

Und auch keinen Geburtstag,

Er war eines Abends geboren worden,

Rue *Rochechouart,

Neben einem Mülleimer.

 

Er hatte kein Glück

Und auch keine Ferien

In seiner Kindheit;

Aber wenn es darum ging aufzuschneiden,

War er mal wieder

Ganz in *Byzanz.

 

Er war ein guter Kumpel,

Verdiente wohl

Dieses Liedchen,

Da er am Hunger gestorben ist,

Eines schönen Morgens,

Rue de la *Roquette.

 

Mein Lied geht zu Ende,

Das deprimiert mich,

Das ist nicht menschlich,

Ich mag die Lieder nicht,

Wo die Helden

am Ende sterben.

 

12. La menthe à l'eau

 

12. Den Pfefferminzsirup im Wasser

 

Quand la Marie que j'aimais

S'amenait en minaudant

Dans mon nid au mois de mai

J'avais jamais mal aux dents

De tout Marie émanait

Le beau, le doux, le mignon

Mais dans ma menue monnaie

Il y avait pas le mot million

 

Marie n'était pas mémère

Elle aimait bien ma moumouth

Mes mimiques, ma marinière

Et mes manières de mammouth

 

Les amis de mon aimée

M'amusaient, mais allons-donc

Les habits amidonnés

Ils donnaient dans le bidon

 

Mais Marie, ma muse, ma reine

N'était pas des masses ma mie

Ma muse ment et l'amant peine

Si je puis m'exprimer ainsi

 

C'est décidé, dès demain

J'ai les idées détonnantes

Je vais demander la main

De Marie si ça l'enchante

Si j'aimais sa tombola

Si jamais ça tombe à l'eau

Mon amante deviendra

Ben voyons, l'amante à l'eau

 

Als die Marie, die ich liebte,

Sich zierend ankam,

Da hatte ich in meinem Nest, im Mai,

Niemals Zahnschmerzen.

Marie schwitzte alles aus:

Das Schöne, das Süße, das Niedliche,

Aber in meiner schmächtigen Börse

Gab es das Wort Millionen nicht.

 

Marie war kein Muttchen,

Sie mochte meine Wolljacke gern,

Meine Mimik, den Marineparka

Und meine Gewohnheiten eines Trampeltiers.

 

Die Freunde meiner Geliebten

Amüsierten mich, aber, na gut,

Die gaben in den Freundeskleidern

Auch zu blöde Figuren ab.

 

Aber Marie, meine Muse, meine Königin,

War nicht für ewig mein Liebling:

Die Muse lügt und der Geliebte leidet,

Wenn ich mich so ausdrücken darf.

 

Es ist entschieden, ab morgen

Werde ich mißklingende Ideen haben:

Ich werde Marie um

Ihre Hand bitten, wenn sie das freut.

Wenn ich ihre Tombola liebte

Und sie jemals in Wasser fällt,

Würde meine Geliebte,

Ei gucke da, die *Geliebte im Wasser werden.

 

13. Greta

 

13. Greta

 

Ich liebe dich, Greta

Ich liebe ta Gredich

Ich liebe dach Greti

Dis-moi pourquoi Greta

Dis-quoi pourta Grémoi

Dis-qua pourmoi gros tas

Il y a un mur entre toi et moi

 

I love you Greta

I love ya Gretou

I louve you Greto

Dis-moi pourquoi Greta

Dis-quoi pourta Grémoi

Dis-qua pourma gros tas

Il y a un mur entre toi et moi

 

Oh oui je t'aime Greta

Oh oui je t'a Grétoui

Oh oua je t'oui Gretaime

Dis-moi pourquoi Greta

Dis-quoi pourta Grémoi

Dis-qua pourmoi gros tas

Il y a un mur entre toi et moi

 

Dis-moi warum Greta

Dis-moi pourquoi Greta

Pourquoi que t'habites à Berlin-Est

Pourquoi que j'habite à Berlin-Ouest

 

%Gut! wunderbar! schön! Noch einmal!%

 

Ich liebe dich, Greta,

Ich liebe dich, Gretich,

Ich liebe tach, Gredi,

Sag mir warum, Greta,

Sag mir warum, Gremai,

Sag mir warum, große Scheiße,

Ist da eine Mauer zwischen dir und mir ?

 

Ich liebe dich, Greta,

Ich liebe dich, Gretich,

Ich liebe tach, Gredi,

Sag mir warum, Greta,

Sag mir warum, Gremai,

Sag mir warum, große Scheiße,

Ist da eine Mauer zwischen dir und mir ?

 

Oh ja, ich liebe dich, Greta,

Ich liebe dich, Gretich,

Ich liebe tach, Gredi,

Sag mir warum, Greta,

Sag mir warum, Gremai,

Sag mir warum, große Scheiße,

Ist da eine Mauer zwischen dir und mir ?

 

Sag mir warum, Greta,

Sag mir warum, Greta,

Warum du in Ost-Berlin wohnst,

Warum ich in West-Berlin wohne ?

 

%Gut! wunderbar! schön! Noch einmal!%