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Ecoutez-moi vous
les ringards
Ecologistes du
samedi soir
Cette chanson-là
vaut pas un clou
Mais je la
chanterai rien que pour vous
Vous qui voulez du
beau gazon
Des belles
pelouses, des petits moutons
Des feuilles de
vigne et des petites fleurs
Faudrait remettre
vos montres à l'heure
Refrain:
Moi je suis
amoureux de Paname
Du béton et du
macadam
Sous les pavés
ouais c'est la plage
Mais le bitume,
c'est mon paysage
Le bitume, c'est
mon paysage
Ecoutez-moi vous
les ringards
Ecologistes des
bouelvards
Vos beaux discours
il y en a plein le dos
Il y a du soleil
dans les ruisseaux
La Tour
Montparnasse elle est belle
Et moi j'adore la
Tour Eiffel
Il y a plein
d'amour dans les ruelles
Et de poésie dans
les gratte-ciel
Refrain:
Moi je suis
amoureux de Paname
Du béton et du
macadam
Sous les pavés
ouais c'est la plage
Mais le bitume,
c'est mon paysage
Le bitume, c'est
mon paysage
Ecoutez-moi vous
les ringards
Ecologistes des
grands soirs
La pollution n'est
pas dans l'air
Elle est sur vos
visages blèmes
Moi j'aime encore
les pissotières
J'aime encore
l'odeur des poubelles
Je me parfume pas
à l'oxygène
Le gaz carbonique
c'est mon hygiène
Refrain:
Moi je suis
amoureux de Paname
Du béton et du
macadam
Sous les pavés
ouais c'est la plage
Mais le bitume,
c'est mon paysage
Le bitume, c'est
mon paysage
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Hört zu, ihr
Spießer,
Ihr
Glitzer-Grünen,
Das Lied hier ist
keinen Pfifferling wert,
Aber ich singe es
allein für euch.
Ihr, die ihr den
schönen Rasen wollt,
Hübsche Weiden,
kleine Schafe,
Weinblätter und
kleine Blümchen,
Ihr müßt mal eure
Uhren nachstellen.
Refrain:
Ich bin verliebt
in Paris,
In den Beton und
den Asphalt,
Unter den Pflastersteinen,
ja, da ist der Strand,
Und die Autobahn
ist meine Heimat,
Die Autobahn ist
meine Heimat.
Hört zu, ihr
Spießer,
Ihr geschniegelten
Glitzer-Grünen,
Von euren schönen
Reden hab' ich die Schnauze voll:
In den Rinnsteinen
scheint die Sonne,
Der *Tour
Montparnasse ist schön,
Den Eiffelturm
vergöttere ich,
Die Gassen sind
voll Liebe,
Die Wolkenkratzer
voll Poesie.
Refrain:
Ich bin verliebt
in Paris,
In den Beton und
den Asphalt,
Unter den
Pflastersteinen, ja, da ist der Strand,
Und die Autobahn ist
meine Heimat,
Die Autobahn ist
meine Heimat.
Hört mich an, ihr
Spießer,
Ihr
Highsociety-Grünen,
Nicht die Luft ist
verschmutzt,
Sondern eure
bleichen Visagen;
Ich liebe noch die
Pissoirs,
Den Geruch der
Mülleimer,
Ich parfümier mich
nicht mit Sauerstoff,
Und zum Waschen
nehm ich CO2.
Refrain:
Ich bin verliebt
in Paris,
In den Beton und
den Asphalt,
Unter den
Pflastersteinen, ja, da ist der Strand,
Und die Autobahn
ist meine Heimat,
Die Autobahn ist
meine Heimat.
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Il y a eu Antoine
avant moi
Il y a eu Dylan
avant lui
Après moi qui
viendra?
Après moi c'est
pas fini
On les a récupérés
Oui mais moi on
m'aura pas
Je tirerai le
premier
Et je viserai le
bon endroit
Refrain:
J'ai chanté 10
fois, 100 fois
J'ai hurlé pendant
des mois
J'ai crié sur tous
les toits
Ce que je pensais
de toi
Société, société
Tu m'auras pas
J'ai marché sur
bien des routes
J'ai connu bien
des patelins
Partout on vit
dans le doute
Partout on attend
la fin
J'ai vu occuper ma
ville
Par des cons en
uniforme
Qu'étaient pas
vraiment virils
Mais qui se
prenaient pour des hommes
Refrain:
J'ai chanté 10
fois, 100 fois
J'ai hurlé pendant
des mois
J'ai crié sur tous
les toits
Ce que je pensais
de toi
Société, société
Tu m'auras pas
J'ai vu pousser
des barricades
J'ai vu pleurer
mes copains
J'ai entendu les
grenades
Tonner au petit
matin
J'ai vu ce que tu
faisais
Du peuple qui vit
pour toi
J'ai connu
l'absurdité
De ta morale et de
tes lois
Refrain:
J'ai chanté 10
fois, 100 fois
J'ai hurlé pendant
des mois
J'ai crié sur tous
les toits
Ce que je pensais
de toi
Société, société
Tu m'auras pas
Demain, prends
garde à ta peau
A ton fric, À ton
boulot
Car la vérité
vaincra
La Commune
refleurira
Mais en attendant
je chante
Et je te crache à
la gueule
Cette petite
chanson méchante
Que t'écoutes dans
ton fauteuil
Refrain:
J'ai chanté 10
fois, 100 fois
J'ai hurlé pendant
des mois
J'ai crié sur tous
les toits
Ce que je pensais
de toi
Société, société
Tu m'auras pas
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*Antoine war vor
mir da,
Vor ihm gab's noch
Dylan,
Wer wird nach mir
kommen?
Nach mir ist
bestimmt nicht Schluß.
Man hat sie alle
umgedreht,
Aber mich kriegen
sie nicht,
Ich werde zuerst
schießen
Und gut zielen.
Refrain:
Ich habe zehn-,
hundert Mal gesungen,
Es monatelang
herausgekrischen,
Ich habe es von
allen Dächern geschrien,
Was ich von dir
halte,
Gesellschaft,
Gesellschaft,
Du kriegst mich
nie.
Ich bin auf so
mancher Straße gelaufen,
Hab 'ne ganze
Menge Heuchler gekannt:
Überall lebt man
im Zweifel,
Überall erwartet
man das Ende.
Ich habe Idioten
in Uniform
Meine Stadt
besetzen sehen,
Die nicht
besonders männlich waren,
Die sich aber für
Männer hielten.
Refrain:
Ich habe zehn-,
hundert Mal gesungen,
Es monatelang
herausgekrischen,
Ich habe es von
allen Dächern geschrien,
Was ich von dir
halte,
Gesellschaft,
Gesellschaft,
Du kriegst mich
nie.
Ich hab'
Barrikaden wachsen,
Hab' meine Freunde
weinen sehen,
Granaten am frühen
Morgen donnern
hören,
Ich hab' gesehen,
was Du mit
Dem Volk, das für
dich lebt, gemacht hast,
Habe die
Absurdität
Deiner Moral und
deiner Gesetze kennengelernt.
Refrain:
Ich habe zehn-,
hundert Mal gesungen,
Es monatelang
herausgekrischen,
Ich habe es von
allen Dächern geschrien,
Was ich von dir
halte,
Gesellschaft,
Gesellschaft,
Du kriegst mich
nie.
Wart' nur, paß gut
auf deinen Arsch auf,
Auf deine Kohle,
deinen Job,
Denn die Wahrheit
wird doch siegen,
Die *Commune
wieder blühen.
Aber bis dahin
singe ich,
Rotze ich dir dies
böse
Kleine Lied in die
Fresse,
Das du dir in
deinem Sessel anhörst.
Refrain:
Ich habe zehn-,
hundert Mal gesungen,
Es monatelang
herausgekrischen,
Ich habe es von
allen Dächern geschrien,
Was ich von dir
halte,
Gesellschaft,
Gesellschaft,
Du kriegst mich
nie.
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Non, ne crois pas,
fillette
Me retenir encore
Dans tes rues sans
violette
Dans ton triste
décor
N'essaie pas de me
suivre
Déserte mes
rivages
Loin de toi je
veux vivre
De plus beaux
paysages
Refrain:
Petite fille des
sombres rues, éloigne-toi
Petite fille aux
yeux perdus, tu m'oublieras
J'ai trop
longtemps vécu
Dans de pauvres
ruelles
Trop longtemps
attendu
Un petit
arc-en-ciel
J'ai besoin de
soleil
Et d'horizons
moins gris
Je veux voir les
merveilles
Que près de toi
j'oublie
Refrain:
Petite fille des
sombres rues, éloigne-toi
Petite fille aux
yeux perdus, tu m'oublieras
Je ne suis pas de
ceux
Que chasse la
lumière
Et qui vivent
heureux
Un éternel hiver
De l'amour je ne
veux
Que les filles des
rivières
Lorsque j'aime les
yeux
J'aime aussi la
chaumière
Refrain:
Petite fille des
sombres rues, éloigne-toi
Petite fille aux
yeux perdus, tu m'oublieras
Nos chemins se
séparent
Entends, la vie
m'appelle
Je quitte tes
trottoirs
Et tes grises
dentelles
Je pars pour des
royaumes
Où l'on m'attend
peut-être
Où le bonheur
embaume
Et donne un air de
fête
Refrain:
Petite fille des
sombres rues, éloigne-toi
Petite fille aux
yeux perdus, tu m'oublieras
Laisse-moi m'en
aller
Je n'ai plus rien
à dire
Mais si tu veux
pleurer
N'essaie pas de
sourire
Retourne dans ta
nuit
Au fond de tes
faubourgs
Retourne dans
l'ennui
Qui habite tes
jours
Refrain:
Petite fille des
sombres rues, éloigne-toi
Petite fille aux
yeux perdus, tu m'oublieras
|
Wirklich nicht,
Kleine,
Mich kannst Du
nicht noch länger
In Deinen Straßen
ohne Veilchen halten,
In deiner
traurigen Umgebung.
Versuche nicht,
mir zu folgen,
Entschwinde aus
meiner Welt,
Weit von dir will
ich leben,
In den schönsten
Landen.
Refrain:
Kleines Mädchen
aus der dunklen Gasse, geh' weg,
Kleines Mädchen
mit den verlorenen Augen, du wirst mich veressen.
Ich habe zu lange
In deinen
ärmlichen Gassen gelebt,
Zu lange auf einen
letzten
Regenbogen
gewartet.
Ich brauche die
Sonne
Und weniger graue
Horizonte,
Ich will die
Wunder sehen,
Die ich bei Dir
vermisse.
Refrain:
Kleines Mädchen
aus der dunklen Gasse, geh' weg,
Kleines Mädchen
mit den verlorenen Augen, du wirst mich veressen.
Ich gehöre nicht
zu denen,
Die das Licht
verjagt
Und die glücklich und
zufrieden
Einen ewigen
Winter leben.
Geliebt werden
will ich nur
Von Mädchen am
Fluß,
Denn wenn ich mich
in die Augen vergucke,
Mag ich auch die
ärmlichen Hütten.
Refrain:
Kleines Mädchen
aus der dunklen Gasse, geh' weg,
Kleines Mädchen
mit den verlorenen Augen, du wirst mich veressen.
Unsere Wege
trennen sich,
Hör hin, das Leben
ruft mich,
Ich verlasse deine
Bürgersteige
Und deine grauen
Spitzen.
Ich mache mich auf
zu Königreichen,
Wo man mich
vielleicht erwartet,
Vom Glück
umspielt,
Das einen Festgeruch
verströmt.
Refrain:
Kleines Mädchen
aus der dunklen Gasse, geh' weg,
Kleines Mädchen
mit den verlorenen Augen, du wirst mich veressen.
Laß mich ziehen,
Ich habe nichts
mehr zu sagen,
Aber wenn du
weinen willst,
Dann versuche
nicht zu lachen.
Geh' in deine
Nacht zurück,
Auf den Grund
deiner Vorstädte,
Kehre zu deinen
Sorgen zurück,
Die deinen Alltag
durchziehen.
Refrain:
Kleines Mädchen
aus der dunklen Gasse, geh' weg,
Kleines Mädchen
mit den verlorenen Augen, du wirst mich veressen.
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Moi j'aime bien
chanter la racaille
La mauvaise herbe
des bas-quartiers
Les mauvais
garçons, la canaille
Ceux qui sont nés
sur le pavé
J'ai bien du mal à
les chanter
Tellement qu'elle sont
tristes mes histoires
Mais celle que je
vais vous raconter
Elle fait même
pleurer ma guitare
Refrain:
Ecoutez-la, ma
java sans joie
C'est la java d'un
petit gars
Ecoutez-la, ma
java sans joie
La java d'un petit
gars qu'était sans foi ni loi
Sa mère l'avait eu
un beau soir
Alors qu'elle s'y
attendait pas
Il est né près des
grands boulevards
Sur le pavé humide
et froid
Il a jamais su le
nom de son père
Puisque se
vieille, vingt fois par jour
Pour dix sacs
s'envoyait en l'air
Dans un boxon de
la rue du Four
Refrain:
Ecoutez-la, ma
java sans joie
C'est la java d'un
petit gars
Ecoutez-la, ma
java sans joie
La java d'un petit
gars qu'était sans foi ni loi
Après avoir quitté
l'école
OÙ qu'il s'est pas
trop attardé
Il s'est mis dans
la cambriole
Avec ses copains
de Saint-Mandé
Il a voyouté
quelque temps
Avec
Dédé-le-Surineur
Avec
Julot-de-Ménilmontant
Et toute la bande
du Sacré-Coeur
Refrain:
Ecoutez-la, ma
java sans joie
C'est la java d'un
petit gars
Ecoutez-la, ma
java sans joie
La java d'un petit
gars qu'était sans foi ni loi
Il commençait à se
faire un nom
Et dans les petits
bals musette
Lorsque jouait
l'accordéon
On voyait tourner
sa casquette
Il buta son
premier larron
Alors qu'il avait
pas vingt ans
Le crime c'était
sa vocation
L'arnaque c'était
son tempérament
Refrain:
Ecoutez-la, ma
java sans joie
C'est la java d'un
petit gars
Ecoutez-la, ma
java sans joie
La java d'un petit
gars qu'était sans foi ni loi
Dans le quartier
où il faisait son beurre
Il y a des gens
qui l'appelaient Monsieur
Mais les flics ces
petits fouineurs
Ne le quittaient
jamais des yeux
Quand il a eu un
peu trop de sang
Sur ses doigts
couverts de bijoux
Ils l'ont ficelé
sur du bois blanc
Et ils lui ont
tranché le cou
Refrain:
Ecoutez-la, ma
java sans joie
C'est la java d'un
petit gars
Ecoutez-la, ma
java sans joie
La java d'un petit
gars qu'était sans foi ni loi
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Ich besinge gerne
das Gesindel,
Die miesen Stinker
aus den niederen Viertel,
Die schlechten
Jungs, den Pöbel,
Die, die auf dem
Pflaster geboren sind.
Es fällt mir
schwer, sie zu singen,
Meine Geschichten,
so traurig sind sie,
Aber die, die ich
euch jetzt erzählen werde,
Bringt sogar meine
Gitarre zum Heulen.
Refrain:
Hört ihn euch an,
meinen freudlosen Java,
Das ist der Java
eines kleinen Typs,
Hört ihn euch an,
meinen freudlosen Java,
Den Java eines
armen Wichts ohne Glauben noch Moral.
Seine Mutter bekam
ihn eines schönen Abends,
Als nicht sie
damit rechnete,
In der Nähe der
großen Boulevards,
Auf dem nassen,
kalten Bürgersteig.
Den Namen seines
Vaters hat er nie erfahren,
Da sich nämlich
seine Alte zwanzig Mal am Tag
Für hundert Eier
in einem
Puff in der Rue du
Four wegschmiß.
Refrain:
Hört ihn euch an,
meinen freudlosen Java,
Das ist der Java
eines kleinen Typs,
Hört ihn euch an,
meinen freudlosen Java,
Den Java eines
armen Wichts ohne Glauben noch Moral.
Als er die Schule
verlassen hatte,
Wo er nicht
allzulange rumtrödelte,
Ist er ins
Einbrechergeschäft eingestiegen,
Mit seinen Kumpels
von Saint-Mande.
Er hat sich einige
Zeit mit
Messer-Dede
herumgetrieben,
Mit
Julot-von-Menilmontant
Und der ganzen
Bande vom Sacré-Coeur.
Refrain:
Hört ihn euch an,
meinen freudlosen Java,
Das ist der Java
eines kleinen Typs,
Hört ihn euch an,
meinen freudlosen Java,
Den Java eines armen
Wichts ohne Glauben noch Moral.
Er begann, sich
einen Namen zu machen,
Und auf den
kleinen Feten,
Wenn das Akkordeon
spielte,
Sah man seine
Visage sich dazu drehen.
Er blies dann
seinem ersten Spitzbuben das Hirn weg,
Als er noch nicht
mal zwanzig war;
Er war zum
Verbrechen berufen,
Ein Gauner von
Natur aus.
Refrain:
Hört ihn euch an,
meinen freudlosen Java,
Das ist der Java
eines kleinen Typs,
Hört ihn euch an,
meinen freudlosen Java,
Den Java eines
armen Wichts ohne Glauben noch Moral.
In dem Viertel, wo
er seine Brötchen verdiente,
Gab es Leute, die
ihn Monsieur nannten,
Aber die Bullen,
die besessenen Schnüffler,
Ließen ihn nie aus
den Augen.
Als er mal wieder
zuviel Blut
An seinen Fingern
voll Diamanten hatte,
Haben sie ihn an ein
weißes Holz gefesselt
Und ihm die Gurgel
durchgeschnitten.
Refrain:
Hört ihn euch an,
meinen freudlosen Java,
Das ist der Java
eines kleinen Typs,
Hört ihn euch an,
meinen freudlosen Java,
Den Java eines
armen Wichts ohne Glauben noch Moral.
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Ecoutez ça les
aminches
Les escarpes et
les marlous
C'est l'histoire
d'un drôle de grinche
Tronche d'amour,
gueule de voyou
C'est une histoire
féroce
Qui fera pleurer
les frangins
Qui fera chialer
les gosses
De Belleville
jusqu'à Pantin
Refrain:
Pleurez pas dans
vos mouchoirs
Non, ça n'est pas
mon histoire
C'est l'histoire
triste et sordide
D'un gigolo de la
Vache-Noire
Qu'aimait d'un
amour stupide
Une bourgeoise des
boulevards
Il avait pas une
gueule trop moche
Sous sa casquette
de fortif
Il traînait à la
Bastoche
Où c'est qu'il
jouait du canif
Refrain:
Pleurez pas dans
vos mouchoirs
Non, ça n'est pas
mon histoire
C'était le roi des
barrières
L'as de la java
musette
Le tombeur des
bals populaires
De La Chapelle à
La Villette
Enfin bref,
c'était le bon jules
Pas bégueule et
presque honnête
Il avait pas trop
de scrupules
De gagner sa
croûte à Montmèrtre
Refrain:
Pleurez pas dans
vos mouchoirs
Non, ça n'est pas
mon histoire
Mais l'angoisse
c'est qu'un beau soir
Il a rencontré
cette môme
Son sourire en
balançoire
Ses grands airs et
ses diplômes
Il aurait mieux
fait de la maquer
Sur le trottoir
pour 300 balles
Pultôt que de
s'amouracher
De cette salope en
cavale
Refrain:
Pleurez pas dans
vos mouchoirs
Non, ça n'est pas
mon histoire
Depuis qu'il l'a
dans la peau
C'est plus le
marlou que j'ai connu
Il parle de se
mettre au boulot
De plus traîner
dans les rues
Pour lui offrir
des dentelles
Il renonce même au
fric-frac
Aux coups de surin
et de semelles
Aux combines et à
l'arnaque
Les escarpes et
les marlous
Qui traînez sur le
macadam
Faites-vous plutôt
couper le cou
Que d'en pincer
pour une grande dame
Refrain:
Pleurez pas dans
vos mouchoirs
Non, ça n'est pas
mon histoire
|
Hört euch das an,
Kumpels,
Raubmörder,
Zuhälter,
Hier ist die
Geschichte eines merkwürdigen Diebes,
Eines Hurenbocks,
Ausbund eines Taugenichts.
Es ist eine
grausame Geschichte,
Die euch zum
Heulen bringen wird,
Die Kinder zum
flennen,
Und zwar von
*Belleville bis Pantin.
Refrain:
Weint nicht in
eure Taschentücher,
Nein, meine
Geschichte ist es nicht.
Es ist die
traurige, schäbige Geschichte
Eines Gigolos aus
der "Vache Noire".
Er liebte ganz
besessen
Eine
Bürgerstochter von den feinen Boulevards.
Er sah gar nicht
mal übel aus
Unter seinem
gepanzerten Äußeren,
War bei allen
Prügeleien dabei,
Wo er mit dem
Messer spielen konnte.
Refrain:
Weint nicht in
eure Taschentücher,
Nein, meine
Geschichte ist es nicht.
Er war der König
der Barrikaden,
Das As der
Tanzgelage,
Der Aufreißer der
Volksfeste,
Und zwar von *La
Chapelle bis La Villette.
Kurz, er war der
große Macker,
Gar nicht prüde
und fast ehrbar;
Er hatte nicht
allzuviel Skrupel,
Seine Brötchen am
*Montmartre zu verdienen.
Refrain:
Weint nicht in
eure Taschentücher,
Nein, meine
Geschichte ist es nicht.
Aber das Fatale
kam eines Abends,
Als er dieses
Weibsbild getroffen hat,
Ihr albernes
Lächeln,
Ihr Gehabe und all
ihre Diplome.
Besser hätte er
sie für dreihundert Eier
Auf dem
Bürgersteig feilgeboten,
Als sich in dieses
hergelaufene Flittchen
Zu vernarren.
Refrain:
Weint nicht in
eure Taschentücher,
Nein, meine
Geschichte ist es nicht.
Seit sie sich in
seinem Hirn eingenistet hat,
Ist er nicht mehr
der Zuhälter, den ich gekannt habe,
Er faselt von
wegen ehrenhaft arbeiten gehen
Und nicht mehr in
den Gassen rumhängen.
Um ihr
Spitzendeckchen zu bieten,
Hört er sogar mit
den Raubüberfällen auf,
Mit den
Messerstichen und Fußtritten,
Den krummen Touren
und Betrügereien.
Ihr Raubmörder und
Zuhälter,
Die ihr auf dem Asphalt
rumlauft,
Laßt euch lieber
den Hals abschneiden,
Als daß ihr euch
in eine feine Dame verknallt!
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Andy Warhol, à la
Coupole
Peint les
gambettes de Mistinguette
Il les dessine
très longilingnes
Leur donne la forme
du cou d'un cygne
Lewis Carrol, à la
Coupole
Parle de fillettes
en salopettes
Il les devine
vêtues de Jeans
Pleines de
paillettes sur les paumettes
Elles ma
fascinent, toutes ces gamines
Avec leurs mines
de Marilyn
Sortant de
l'école, vers la Coupole
Elles caracollent
et elles racollent
Quand vient le
soir, j'aime aller boire
Un verre d'alcool
à la Coupole
Pour faire du
gringue à toutes ces dingues
A toutes ces
folles bien trop frivoles
Toutes les idoles
de la Coupole
Les midinettes,
les gigolettes
Les carolines en
crinolines
Ne sont en fait
que des starlettes
|
Andy Warhol malt
in der Coupole
Die Beine der
*Mistinguett,
Er zeichnet sie
sehr langgestreckt,
Gibt ihnen die
Form von Schwanenhälsen.
Lewis *Carroll, in
der Coupole,
Erzählt von
Flittchen in Overalls,
Stellt sie sich in
Jeans vor,
Mit Goldkrönchen
und in Gerstenfeldern.
Sie faszinieren
mich, all die kleinen Häschen
Mit ihren
Marilyn-Gesichtern,
Die aus der Schule
kommen und zur Coupole gehen,
Wo sie herumtollen
und umherspringen.
Wenn der Abend
kommt, gehe ich gerne
Ein Gläschen
Alkohol in der Coupole trinken,
Um den lieben
Miezen mal'ne Grimasse zu ziehen,
Diesen ganzen viel
zu frivolen verrückten Bienen.
Die ganzen Idole
der Coupole,
ie jung
Geschminkten, die leichten Mädchen,
Die Karolinen und
Krinolinen
Sind doch
eigentlich nur Möchtegern-Filmstars.
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Ils s'embrassent
au mois de janvier
Car une nouvelle
année commence
Mais depuis des
éternités
Elle a pas
tellement changé la France
Passent les jours
et les semaines
Il y a que le
décor qui évolue
La mentalité est
la même:
Tous des tocards,
tous des faux culs
Il sont pas
lourds, en février
A se souvenir de
Charonne
Des matraqueurs
assermentés
Qui fignolènet
leur besongne
La France est un
pays de flics
A tous les coins
de rue il y en a cent
Pour faire règner
l'ordre public
Ils assassinent
impunément
Quand on exécute
au mois de mars
De l'autre côté
des Pyrénées
Un anarchiste du
Pays Basque
Pour lui apprendre
à se révolter
Ils crient, ils
pleurent et ils s'indignent
De cette immonde
mise à mort
Mais ils oublient
que la guillotine
Chez nous aussi
fonctionne encore
Refrain:
Etre né sous le
signe de l'hexagone
C'est pas ce qu'on
fait de meux en ce moment
Et le roi des
cons, sur son trône
Je parierais pas
qu'il est allemand
On leur a dit, au
mois d'avril
A la télé, dans
les journaux
De pas se
découvrir d'un fil
Que le printemps
c'était pour bientôt
Les vieux
principes du seizième siècle
Et les vieilles
traditions débiles
Ils les appliquent
tous à la lettre
Ils me font pitié
ces imbéciles
Ils se
souviennent, au mois de mai
D'un sang qui
coula rouge et noir
D'une révolution
manquée
Qui faillit
renverser l'Histoire
je me souviens
surtout de ces moutons
Effrayés par la
Liberté
S'en allant voter
par millions
Pour l'ordre et la
sécurité
Ils commémorent au
mois de juin
Un débarquement de
Normandie
Ils pensent au
brave soldat ricain
Qu'est venu se
faire tuer loin de chez lui
Ils oublient qu'à
l'abri des bombes
Les Français
criaient "Vive Pétain"
Qu'ils étaient
bien planqués à Londres
Qu'il y avait pas
beaucoup de Jean Moulin
Refrain:
Etre né sous le
signe de l'hexagone
C'est pas la
gloire en vérité
Et le roi des
cons, sur son trône
Me dites pas qu'il
est portugais
Ils font la fête
au mois de juillet
En souvenir d'une
révolution
Qui n'a jamais
éliminé
La misère et
l'exploitation
Il s'abreuvent de
bals populaires
De feux d'artifice
et de flonflons
Ils pensent
oublier dans la bière
Qu'ils sont
gouvernés comme des pions
Au mois d'août
c'est la liberté
Après une longue
année d'usine
Ils crient:
"Vive les congés payés"
Ils oublient un
peu la machine
En Espagne, en
Grèce ou en France
Ils vont polluer
toutes les plages
Et par leur unique
présence
Abîmer tous les
paysages
Lorsqu'en septembre
on assassine
Un peuple et une
liberté
Au coeur de
l'Amérique latine
Ils sont pas
nombreux à gueuler
Un ambassadeur se
ramène
Bras ouverts il
est accueilli
La fascisme c'est
la gangrène
A Santiago comme à
Paris
Refrain:
Etre né sous le
signe de l'hexagone
C'est vraiment pas
une sinécure
Et le roi des
cons, sur son trône
Il est français,
ça j'en suis sûr
Finies les
vendanges en octobre
La raisin fermente
en tonneaux
Ils sont très
fiers de leurs vignobles
Leurs
Côtes-du-Rhône et leurs Bordeaux
Ils exportent le
sang de la terre
Un peu partout à
l'étranger
Leur pinard et
leur camembert
C'est leur seule
gloire à ces tarés
En novembre au
salon de l'auto
Ils vont admirer
par milliers
Le dernier modèle
de chez Peugeot
Qu'ils pourront
jamais se payer
La bagnole, la
télé, le tiercé
C'est l'opium du
peuple de France
Lui supprimer
c'est le tuer
C'est une drogue à
accoutumance
En décembre c'est
l'apothéose
La grande bouffe
et les petits cadeaux
Ils sont toujours
aussi moroses
Mais il y a de la
joie dans les ghettos
La terre peut
s'arrêter de tourner
Ils rateront pas
leur réveillon
Moi je voudrais
tous les voir crever
Etouffés de dinde
aux marrons
Refrain:
Etre né sous le
signe de l'hexagone
On peut pas dire
que ça soit bandant
Si le roi des cons
perdait son trône
Il y aurait 50
millions de prétendants
|
Im Januar fallen
sie sich um den Hals,
Weil ein neues
Jahr anfängt,
Was aber seit
Ewigkeiten
Frankreich nicht
besonders verändert hat.
Die Tage und
Wochen ziehen vorüber,
Nur das Drumherum
ändert sich,
Die Mentalität
bleibt dieselbe:
Alles schäbige
Schufte, verlogene Arschlöcher.
Sie sind nicht
müde, sich im Februar
An *Charonne zu
erinnern,
An vereidigte
Folterknechte,
Die ihr Geschäft
sorgfältig verrichteten;
Frankreich ist ein
Bullen-Staat,
An jeder Ecke
stehen Hundert davon rum,
Um der
öffentlichen Ordnung Geltung zu verschaffen,
Morden sie
ungestraft.
Wenn man im März
Auf der anderen
Seite der Pyrenäen
Einen Anarchisten
aus dem Baskenland exekutiert,
Um ihm
beizubringen, was es heißt, Revolte zu machen,
Schreien, weinen
sie und empören sie sich fürchterlich
Über diesen
widerlichen Tod,
Aber sie
vergessen, daß die *Guillotine
Auch bei uns noch
funktioniert.
Refrain:
Unter dem Zeichen
des Sechsecks geboren zu sein,
Das sollte man zur
Zeit besser lassen:
Der König der
Arschlöcher, auf seinem Thron,
Ich würde nicht
wetten, daß er deutsch ist.
Man hat ihnen im
April,
Im Fernsehen und
in den Zeitungen erzählt,
Die Wintermäntel
ja nicht wegzulegen,
Daß der der
Frühling erst demnächst dran ist:
Den alten
Prinzipien aus dem sechzehnten Jahrhundert
Und den
schwachsinnigen Traditionen
Wird
buchstabengenau gefolgt,
Sie erregen mein
Mitleid, all die Deppen.
Sie erinnern sich,
wie im *Mai
Das Blut von
Anarchisten und Kommunisten folß,
An eine verfehlte
Revolution,
Die beinahe die
Geschichte umgekrempelt hätte.
Ich erinnere mich
vor allem an diese Ochsen,
Die vor der
Freiheit Angst bekamen
Und zu Millionen
die
*Ordnung und die
Sicherheit wählen gingen.
Sie begehen
zusammen im Juni
Eine Landung in der
Normandie,
Sie gedenken des
braven amerikanischen Soldaten,
Der kam, um sich
weit weg von zu Hause umnieten zu lassen.
Sie vergessen, daß
die Franzosen,
Vor Bomben sicher,
"Es lebe *Pétain" schrien,
Und daß die
anderen fett in *London saßen
Daß es nicht viele
Jean *Moulins gab.
Refrain:
Unter dem Zeichen
des Sechsecks geboren zu sein
Bringt keinen
Ruhm,wirklich nicht;
Und der König der
Deppen, auf seinem Thron,
Erzählt mir nicht,
er sei Portugiese.
Sie feiern ein
Fest im Juli,
In Erinnerung an
eine Revolution,
Die niemals das
Elend und
Die Ausbeutung
abgeschafft hat.
Sie betäuben sich
im Volksfest,
Feuerwerken und
Tamtam;
Sie glauben im
Bier zu vergessen,
Daß sie wie
*Besoffene regiert werden.
Im August heißt's
dann: endlich frei!
Nach einem langen
Fabrikjahr
Schreien sie:
"Hoch lebe der bezahlte Urlaub";
Sie vergessen
dabei ein bißchen die Maschine.
In Spanien,
Griechenland oder Frankreich
Gehen sie alle
Strände verpesten
Und allein durch
ihre Anwesenheit
Die ganzen
Landschaften ruinieren.
Wenn man im
September
Im Herzen
Lateinamerikas
Ein Volk und eine
Freiheit hinmordet,
Sind sie alle da,
dagegen anzuschreien;
Ein Botschafter
kommt daher,
Mit offenen Armen
wird er empfangen,
Ja ja, der
Faschismus ist überall das Geschwür,
Von Santiago bis
Paris.
Refrain:
Unter dem Zeichen
des Sechsecks geboren zu sein,
Ist wirklich kein
leichtes Los,
Und der König der
Idioten, auf seinem Thron,
Der ist Franzose,
da bin ich sicher.
Im Oktober, wenn
die Weinernte fertig ist
Und die Traube in
den Fässern gärt,
Brüsten sie sich
mit ihren Weinbergen,
Ihren "Côtes
du Rhône" und ihren "Bordeaux".
Sie exportieren
das Blut der Erde
Ein bißchen
überallhin ins Ausland;
Ihr Wein und ihr
Camembert
Sind der einzige
Stolz dieser Chauvis.
Im November, auf
dem *Auto-Salon,
Gehen sie zu
Millionen die neusten
Modelle von
Peugeot bewundern,
Die sie sich
niemals werden leisten können;
Die Karre, der
Fernseher, der *Tiercé,
Das ist das Opium
des Volkes der Franzosen,
Das unterdrücken
heißt es töten,
Es ist eine Gewohnheitsdroge.
Im Dezember ist
die Verzückung dran,
Das große Fressen
und die kleinen Geschenke,
Alle sind aber
noch genauso mürrisch,
Aber trotzdem
kommt Freude auf in den Ghettos, Freude!
Die Erde kann
aufhören, sich zu drehen,
Sie werden auf
keinen Fall ihr *Weihnachts-Mitternachtsessen verpassen:
Ich würde sie alle
zu gern verrecken sehen,
Und zwar Von Pute
mit Mandeln erstickt !
Refrain:
Unter dem Zeichen
des Sechsecks geboren zu sein,
Man kann nicht
sagen, daß das lustig ist,
Und wenn der König
der Arschlöcher seinen Thron verlöre,
Gäbe es 50
Millionen *Aspiranten.
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Pour toutes les
fleurs du béton
Pour tous les
gamins de Paris
J'ai composé cette
chanson
Pour éclairer leurs
sombres nuits
Pour ceux qui
vivent sur le bitume
Qui n'ont jamais
vu le gazon
Qui ne connaissent
que la brume
Qui n'ont qu'un
ciel gris pour plafond
Refrain:
Ecoutez-moi les
Gavroches
Vous les enfants
de la ville
Non Paris n'est
pas si moche
Ne pensez plus à
l'an 2000
Ouvrez vos yeux
pleins d'innocence
Sur un Paris qui
vit encore
Et qui fera de
votre enfance
Le plus
merveilleux des décors
Voyez plus loin
que l'horizon
Le temps n'a pas
tout démoli
Les rues sont
pleines de chansons
Les murs ne sont pas
toujours gris
Refrain:
Ecoutez-moi les
Gavroches
Vous les enfants
de la ville
Non Paris n'est
pas si moche
Ne pensez plus à
l'an 2000
Traînez vos vies
dans les ruelles
Dans les vieux
bistrots, dans les cours
Et sur les pavés
éternels
Qui n'ont pas quitté
les faubourgs
Allez respirer sur
la Butte
Tous les parfums
de la Commune
Souvenirs de Paris
qui lutte
Et qui pleure
parfois sous la lune
Refrain:
Ecoutez-moi les
Gavroches
Vous les enfants
de ma ville
Non Paris n'est
vraiment pas si moche
Ne pensez plus à
l'an 2000
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Für alle Blumen im
Beton,
Für alle Strolche
aus Paris
Habe ich dieses
Lied geschrieben,
Um ihre dunklen
Nächte zu erhellen.
Für all die, die
auf dem Asphalt leben,
Die nie einen
Rasen gesehen haben,
Nur den Nebel
kennen,
Und deren Himmel
immer grau ist.
Refrain:
Hört mich an, ihr
Gavroches,
Ihr Kinder der
Stadt,
Nein, Paris ist
nicht so häßlich;
Denkt nicht mehr
ans Jahr 2000.
Öffnet eure
unschuldigen Augen
Auf Paris, das
noch lebt,
Und das eure
Jugend in
Das wundersamste
aller Märchen verzaubern wird.
Guckt über den
Horizont hinaus,
Die Zeit hat nicht
alles zerstört,
Die Straßen sind
voll von Liedern,
Die Mauern sind
nicht immer grau.
Refrain:
Hört mich an, ihr
Gavroches,
Ihr Kinder der
Stadt,
Nein, Paris ist nicht
so häßlich;
Denkt nicht mehr
ans Jahr 2000.
Schleicht weiter
durch die Gassen,
In die alten
Bistrots, durch die Höfe
Und über dieses
ewige Pflaster,
Das noch nicht aus
den Vostädten verschwunden ist.
Geht auf den
*Montmartre,
Die Düfte der
*Commune einsaugen,
Erinnerungen an
ein Paris, das kämpft
Und das manchmal
unter dem Mond weint.
Refrain:
Hört mich an, ihr
Gavroches,
Ihr Kinder der
Stadt,
Nein, Paris ist
nicht so häßlich;
Denkt nicht mehr
ans Jahr 2000.
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Camarade bourgeois
Camarade
fils-à-papa
La Triumph en bas
de chez toi
Le petit chèque en
fin de mois
Regarde-toi ah,
ah, ah
Regarde-toi ah,
ah, ah
Camarade boureois
Camarade
fils-à-papa
T'as vraiment pas
l'air con
Quand tu sors le
dimanche
Ton petit
complet-veston
Et ta chemise
blanche
Regarde-toi ah,
ah, ah
Regarde-toi ah,
ah, ah
Camarade bourgeois
Camarade
fils-à-papa
Tu roules en
Ferrari
Ou en Lamborghini
Tu roules des
épaules
Tu te crois super
drôle
Regarde-toi ah,
ah, ah
Regarde-toi ah,
ah, ah
Camarade bourgeois
Camarade
fils-à-papa
Je sais, ton père
est patron
Faut pas en faire
un complexe
Le jour de la
révolution
On lui coupera que
la tête
Regarde-toi ah,
ah, ah
Regarde-toi ah,
ah, ah
Camarade bourgeois
Camarade
fils-à-papa
Tu passes ton
temps au drugstore
Sur les
Champs-Elysées
Tu te crois très
très fort
T'es jamais qu'un
minet
Regarde-toi ah,
ah, ah
Regarde-toi ah,
ah, ah
Camarade bourgeois
Camarade
fils-à-papa
Rejoins les rangs
de la pègre
Tu prendras
vraiment ton pied
Ne sois plus une
petite pède
Nous sommes tous
des défoncés
Regarde-moi ah,
ah, ah
Regarde-moi ah,
ah, ah
Regarde-moi ah,
ah, ah
Regarde-moi ah,
ah, ah
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Genosse Bourgeois,
Genosse
Papasöhnchen,
Du hast den
Triumph unter deinem Fenster geparkt,
Der kleine Scheck
am Monatsende,
Guck dich an, ah,
ah, ah,
Guck dich an, ah,
ah, ah.
Genosse Bourgeois,
Genosse
Papasöhnchen,
Du schaust
wirklich nicht wie ein Depp aus,
Wenn du sonntags
ausgehst
In deinem Maßanzug
Und deinem weißen
Hemd,
Guck dich an, ah,
ah, ah,
Guck dich an, ah,
ah, ah.
Genosse Bourgeois,
Genosse
Papasöhnchen,
Du fährst einen
Ferrari
Oder einen
Lamborghini,
Du rollst deine
Schultern
Und findest dich
superlustig,
Guck dich an, ah,
ah, ah,
Guck dich an, ah,
ah, ah.
Genosse Bourgeois,
Genosse
Papasöhnchen,
Ich weiß, dein
Vater ist Unternehmer,
Nur keinen
Minderwerigkeitskomplex deswegen!
Am Tag der
Revolution
Wird er auch nur
einen Kopf kürzer gemacht.
Guck dich an, ah,
ah, ah,
Guck dich an, ah,
ah, ah.
Genosse Bourgeois,
Genosse
Papasöhnchen,
Du verbringst
deine Zeit in schicken Cafés
Auf den
Champs-Elysees,
Du kommst dir sehr
stark vor,
Wirst aber nie
mehr als ein Yuppie sein.
Guck dich an, ah,
ah, ah,
Guck dich an, ah,
ah, ah.
Genosse Bourgeois,
Genosse Papasöhnchen,
Komm zurück in die
Unterwelt,
Da fährst du
garantiert viel besser ab,
Sei kein kleiner
Blutegel mehr,
Wir sind doch alle
nur ausgeflippt,
Guck mich an, ah,
ah, ah,
Guck mich an, ah,
ah, ah.
|
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Quand la Marie que
j'aimais
S'amenait en
minaudant
Dans mon nid au
mois de mai
J'avais jamais mal
aux dents
De tout Marie
émanait
Le beau, le doux,
le mignon
Mais dans ma menue
monnaie
Il y avait pas le
mot million
Marie n'était pas
mémère
Elle aimait bien
ma moumouth
Mes mimiques, ma
marinière
Et mes manières de
mammouth
Les amis de mon
aimée
M'amusaient, mais
allons-donc
Les habits
amidonnés
Ils donnaient dans
le bidon
Mais Marie, ma
muse, ma reine
N'était pas des
masses ma mie
Ma muse ment et
l'amant peine
Si je puis
m'exprimer ainsi
C'est décidé, dès
demain
J'ai les idées
détonnantes
Je vais demander
la main
De Marie si ça
l'enchante
Si j'aimais sa
tombola
Si jamais ça tombe
à l'eau
Mon amante
deviendra
Ben voyons,
l'amante à l'eau
|
Als die Marie, die
ich liebte,
Sich zierend
ankam,
Da hatte ich in
meinem Nest, im Mai,
Niemals Zahnschmerzen.
Marie schwitzte
alles aus:
Das Schöne, das
Süße, das Niedliche,
Aber in meiner
schmächtigen Börse
Gab es das Wort
Millionen nicht.
Marie war kein
Muttchen,
Sie mochte meine
Wolljacke gern,
Meine Mimik, den
Marineparka
Und meine Gewohnheiten
eines Trampeltiers.
Die Freunde meiner
Geliebten
Amüsierten mich,
aber, na gut,
Die gaben in den
Freundeskleidern
Auch zu blöde
Figuren ab.
Aber Marie, meine
Muse, meine Königin,
War nicht für ewig
mein Liebling:
Die Muse lügt und
der Geliebte leidet,
Wenn ich mich so
ausdrücken darf.
Es ist
entschieden, ab morgen
Werde ich
mißklingende Ideen haben:
Ich werde Marie um
Ihre Hand bitten,
wenn sie das freut.
Wenn ich ihre
Tombola liebte
Und sie jemals in
Wasser fällt,
Würde meine
Geliebte,
Ei gucke da, die
*Geliebte im Wasser werden.
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