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Entrevues Publié le 16 mars 1986 par dans Boys and Girls fr.
Mis en ligne dans le kiosque le 18 mars 2001.

Boys and Girls, 16 mars 1986

Questions coup de poing pour Renaud

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Boys and Girls du 16 mars 1986

QUESTIONS COUP DE POING POUR RENAUD

Renaud est actuellement sur la scène du Zénith, chaque soir c'est un véritable triomphe. Renaud le provocateur, Renaud la tendresse, Renaud défenseur de causes. Il a accepté d'expliquer avec sa gouaille habituelle ses faits et gestes dans Boys and Girls. Lisez vite…

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Question : A l'écoute de tes deux derniers albums « Morgane de toi » et « Mistral gagnant » on a la sensation que ta fille Lolita est devenue ta grande source d'inspiration…

Renaud : C'est vrai j'écris de plus en plus souvent en pensant à elle parce qu'elle est dans ma tête en permanence. Elle a pris autant de place dans mes chansons que dans ma vie.

Q : Tu n'as toujours pas envie d'avoir un autre enfant ?

R. Disons qu'il y a deux ans j'étais encore hésitant, je pensais et je le pense toujours qu'il vaut mieux avoir un seul gosse et bien s'en occuper plutôt que plusieurs pour lesquels on n'a pas assez de temps. Aujourd'hui je me sens prêt. Reste à convaincre ma femme… Et puis je voudrais adopter un garçon de préférence puisque j'ai déjà une fille, un petit black ou un chinetoque. Là aussi il faut que j'arrive à convaincre ma femme. Pour nous les hommes c'est différent : tu adoptes un gosse et dès qu'on te le met dans tes bras il est vraiment ton enfant et tu es vraiment père. Les femmes, c'est autre chose. Un enfant, elles le portent pendant neuf mois. Elles le sentent vivre en elles avant même qu'il soit né. Alors j'ai dit à la mienne : « Je te fais un enfant et ensuite on en adopte un ». Alors espérons que ça va marcher…

Q : Depuis que tu es marié et père de famille, les copains c'est toujours aussi important ?

R. C'est même plus important car malgré tout le bonheur que peut apporter la vie de famille, c'est parfois des chaînes ! Une sorte de cage même si elle est dorée. Alors de temps en temps, on a besoin de s'évader et on va vers ses potes et comme on les voit moins on a envie de les apprécier plus. D'en profiter mieux qu'à l'époque où on ne les quittait pas.

Q : Qu'est-ce qui te fait rire ?

R. Les professionnels du rire comme Coluche mais aussi les amateurs . Chirac et tous les autres politiciens. Je les trouve aussi drôles que les vrais comiques même si eux ne font pas vraiment exprès de nous amuser….

Q :Il y a des choses qui te mettent en colère ?

R : Pas grand chose en fait. D'abord je ne suis pas d'un tempérament coléreux et puis je suis assez indulgent… par rapport à la bêtise par exemple. La méchanceté en revanche aurait tendance à me mettre en colère et ça depuis toujours.

Q : La dernière fois que tu as pleuré ?

R : Une petite fille était en train de se noyer dans la boue, en Colombie et sur mon écran de télévision, devant des millions de voyeurs et de charognards dont je faisais partie. Je ne comprends d'ailleurs toujours pas que la télé ait pu passer ça. C'est pousser au-delà du supportable le doit à l'information.

Q : Qu'est-ce que tu détestes le plus dans la vie ?

R : Ca : les enfants qui meurent, que ce soit pour des raisons divines ou sismiques, victimes d'une guerre ou d'un père qui a bu un verre de trop avant de prendre le volant. La mort peut être acceptable pour les adultes, pas pour les gosses.

Q : Le comble du malheur ?

R : Se croire sauvé parce qu'on vient d'échapper à la mort.

Q : L'accident du Paris-Dakar dans lequel Daniel Balavoine a trouvé la mort ça t'inspire quelle réflexion ?

R : Ca m'incite à persister dans mon refus de monter pour quelle que raison que ce soit dans un hélicoptère. J'ai eu bien des occasions dans ma vie mais j'ai toujours refusé, je trouve ça beaucoup trop dangereux et je n'ai d'ailleurs pas attendu pour cela l'accident du Paris-Dakar. En-dehors de ça, ça m'inspire un sentiment d'horreur et puis la tristesse d'avoir perdu un mec bien même si je ne le connaissais pas suffisamment pour qu'il soit un ami.

Q : Tu accepterais de faire le jeu de la vérité ?

R : Jamais ! Le tribunal, très peu pour moi ! Cela dit je n'en rate pas un seul car j'adore voir les autres aller au casse-pipe. Tu comprends, on a tous un jour ou l'autre dit des conneries, des trucs qu'on regrette, parce qu'on ne les pensait pas vraiment ou parce que depuis on a changé d'avis… et là on te ressort tout en bloc et il faut te justifier sur tout, y compris sur une opinion que tu as pu émettre dix ans avant !

Q : L'émission la plus nulle de la télé ?

R : Ce n'est en tous cas pas le Jeu de la vérité qui est une bonne émission. Non, je dirais plutôt « Thé dansant » le truc du dimanche après-midi avec Jacques Martin. Il paraît qu'il ne m'aime pas… Comme ça, cela lui fera une bonne raison !

Q : Il t'arrive de rougir ?

R : La télé a passé un reportage sur le tour de chant que j'avais effectué à Moscou. Les choses s'étaient mal passées, j'ai craqué et on m'a filmé dans les coulisses alors que j'étais loin d'être dans mon état normal. J'avais demandé à ce que ce passage soit coupé, on me l'avait promis et puis il a été diffusé quand même. J'ai eu honte que les gens me voient ainsi.

Q : Tu penses que tu chanteras encore dans dix ans ?

R : J'en ai peur… En tous cas, j'essaierai de m'arrêter avant qu'on m'arrête… La vraie limite c'est ça.

 

Julian English

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