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Publié le 16 novembre 2011 par dans Le Post fr.
Mis en ligne dans le kiosque le 16 novembre 2011.

Le Post, 16 novembre 2011

Hey, déconne pas Renaud ! Nous laisse pas béton !

Méconnaissable, Renaud qui hier encore pensait avoir laissé la déprime et ses démons derrière-lui, a-t-il laissé Mister Renard reprendre les rênes ? Lui qui, selon ses amis, passe aujourd'hui ses journées attablé à La Closerie des Lilas, un bistrot parisien, à siffler verre sur verre, et à noyer sa déprime dans les petits jaunes.

Renaud, c'est notre patrimoine à tous, de Mistral gagnant, à Marche à l'ombre en passant par En cloque, Morgane de toi ou plus dernièrement Arrêter la clope et Les bobos.

Un artiste, qu'on aime ou qu'on aime pas, mais dont au moins une de ses chansons aura forcément marqué un moment de notre vie. Un écorché vif, un sensible derrière le cuir, des mots à lui, fleuris, gouailleurs, rocailleux.

Ses proches aujourd'hui s'inquiètent de la descente aux enfers de leur pote, à laquelle ils assistent impuissants sans pouvoir intervenir.

L'alcool est un lent suicide. Tous ceux qui l'ont approché le savent, c'est une maladie qui vous gangrène et anesthésie peu à peu les sentiments. Fallacieux bouclier qui vous fait croire invincible et ne fait, comme dirait l'autre, que vous baiser.

L'alcool c'est l'arme de destruction massive des relations, amicales ou familiales, un naufrage dans lequel le malade entraîne ses proches avec lui.

Renaud part à la dérive et ses amis, sa famille, s'inquiètent, au point de lancer un SOS sous la forme d'un appel de son frère sur une page Facebook, qui publie une lettre, émouvante, poignante, mais alarmante aussi.

Tes vieux démons ont repris le dessus. Ton couple se délite, l'alcool a refait son apparition... La déprime est là, omniprésente. Tu dis à qui veut l'entendre que tu ne peux plus chanter. Je n'arrive pas à y croire. Un artiste n'arrête jamais de créer, voyons ! À moins qu'il ne se suicide, bien sûr... Mais il est vrai que ton comportement actuel s'apparente à un lent suicide, un suicide à petit feu. Que faire ? Te regarder sombrer les bras croisés ? Inimaginable ! Pour reprendre le slogan que tu avais fait imprimer dans Le Matin de Paris en 1988 afin d'inciter Tonton à se représenter : 'Renaud, laisse pas béton !'

Hugues Aufray, son ami, s'alarme lui aussi de cette chronique d'un drame annoncé, et lui propose de faire des concerts communs, pour lui redonner le goût de vivre.

Je suis prêt à faire la première partie puis à l'accompagner à la guitare dans son orchestre. Il me dit : 'pourquoi pas ?' Mais il faut d'abord le remettre debout. Il n'est pas en état de chanter. Il ne fait que boire, il se nourrit d'alcool. Il est dans un état épouvantable.

Il n'y a effectivement que Renaud lui-même qui pourrait botter les fesses de Mister Renard et le renvoyer au rayon du passé, laisser le Pastis et redécouvrir le bonheur simple d'avoir des amis et des proches qui tiennent à vous.

Peut-être la solidarité de ses amis, de sa famille, mais aussi de ses fans pourrait-elle y changer quelque chose ? Pourrait-il être touché par les messages de soutien que ne manqueront pas de lui envoyer tous ceux qui l'aiment, et qui aiment ses chansons ?

Aujourd'hui, Renaud assure qu'il va bien, qu'il n'a pas replongé. Je traverse une période un peu difficile avec mon divorce, mais bon, c'est la vie, dit-il, malgré les cernes, la sale gueule, et les inquiétudes de ses proches.

On aimerait tant le croire.

Allez, Renaud, nous laisse pas béton !

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