Un gros lard dans un Renault Scénic,
Une tête de loup tatoué sur le bras,
Portait un tee-shirt débardeur classique,
Et se prenait pour Johnny...en plus gras !
Frimeur comme c'est pas permis,
Trimbalant une espèce de blondasse,
Ce gros sac aux allures de « Jacky »,
Etait fier de sa tire et de sa pouffiasse.
Il a surgit soudain d'une rue en travers,
En me coupant la route brusquement,
Furieux comme un fou de guerre,
En me fixant avec un air arrogant.
Continuant sa route à vive allure,
Ce connard n'est pas allé bien loin,
Bloqué dans un bouchon de voitures,
Il s'est retrouvé planté tel un tapin.
Monsieur Gros Con a ensuite bifurqué,
Plus loin dans la rue de Lille,
Comme un malade, très énervé et vexé,
De ne pas avoir pu faire le cake en ville.
Des « cacoux » comme celui là,
Il y en a un peu partout en France,
Ils ont dans le crâne un petit pois,
Qui leur donne une sorte d'insolence.
Leurs caisses sont crades et craignos,
Bariolées d'autocollants nunuches,
Avec sur les ailes avant des bosses,
Et sur la plage arrière une peluche.
Si vous croisez ce genre d'enfoirés,
Ne vous énervez pas, ça ne sert à rien,
Le mieux est de les ignorer,
Et les laisser à leur triste destin.
Hélas, dans le pays des libertés,
Ces rigolos pullulent de plus en plus,
Le pire c'est que certains sont routiers,
Il y en a même qui conduisent des bus !
Pour en revenir à Monsieur Gros Lard,
Vu son comportement au volant,
D'irrespectueux et surtout de chauffard,
Je lui souhaite de se toler rapidement...