Au sujet du TOPIC BETANCOURT COLOMBIE VIA LA PRESSE...???

Engagements pour diverses causes, initiées ou non par Renaud...

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JP
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Colombie : 1000 cadavres dans des fosses communes

Dans toute la Colombie ont été découvert près de mille cadavres de personnes assassinées et mis dans des fosses communes par les paramilitaires d'extrême-droite. Le ministère public possède une documentation permettant d'identifier environ 10 000 victimes.

Avec les 211 cadavres exhumés à (sud), on déjà été trouvé presque 1000 corps de disparus dans toute la Colombie par des paramilitaires. Dans des propriétés et sur le bord des routes du département de Putumayo, limitrophe avec l'Équateur, on été exhumé 105 cadavres dans 56 fosses communes, la majorité d'entre eux démembrés et avec des balles dans la tête. Les auteurs des crimes seraient les paramilitaires du Front Sud du Putumayo des Auto-défenses de Colombie, bloc Central Bolivar. Selon le rapport judiciaire de la Commission qui a déterré les corps ce samedi et qui se sont joints aux 106 autres des dernières semaines dans la même zone, le responsable de la majorité des crimes est Carlos Mario Jiménez Naranjo, alias Macaco, ex-comandant du Central Bolivar.

Le groupe paramilitaire d'ultradroite est arrivé dans la zone en 1999 pour prendre le contrôle du territoire, riche en cultures de cocaïne, jusqu'alors dominé par la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC). Macaco est incarcéré dans la Prison de Sécurité Maximale d'Itagüí, Antioche, avec d'autres ex-chefs des groupes paramilitaires démobilisés lors du processus impulsé par le gouvernement du président Alvaro Uribe et dans le cadre de la polémique et et controversée Loi de Justice et de Paix, qui leur octroie des bénéfices juridiques comme celui de payer seulement un maximum de huit ans de prison pour des crimes comme ceux de Putumayo.

Les hommes, les femmes et les enfants trouvés à Putumayo auraient été assassinés pour être des supposés collaborateurs de la guérilla. Ceux qui les signalaient recevaient deux millions de pesos colombiens (environ mille dollars) des mains de Macaco et d'Arnolfo Santamaría Galindo, alias Pipa, son second. Ceux-ci et d'autres paramilitaires interrogeaient les détenu(e)s dans des lieux éloignés et couverts de bois, pour décider de leur sort. "En général, pour ceux qui tombaient entre leurs mains la mort les attendait. (...) le corps du supposé collaborateur de la guérilla était démembré et enterré pour ne laisser aucune trace", raconte un document d'intelligence de la Police révélé hier dans le journal El Pais, de Cali.

Le prochain pas dans la recherche de la vérité sur les crimes des paramilitaires dans les sentiers de El Placer, La Dorada, El Tigre et San Miguel, de la municipalité de La Hormiga sera d'identifier les corps qui seront portés à la ville de Cali. La tâche se complique quand les laboratoires sont peu abondants en Colombie et la quantité de restes à identifier est en augmentation. On calcule que les corps encore enterrés dans des fosses communes dans cette zone du pays pourraient être de 3000, selon le procureur Igurán. "Pour la grande quantité de corps trouvés et dont l'identification est recherchée cela pourrait prendre beaucoup de temps, mais on estime que bientôt les ressources nécessaires seront disponibles pour accélérer le processus", a commenté Rodrigo Barrera, porte-parole du procureur.

Plus de fosses qui cachent l'horreur et la cruauté des paramilitaires sont recherchées dans les départements d'Antioquia, Magdalena, Caldas et Cordoba. Se sont près de 10 mille les hommes et femmes victimes des "paras" enterrés dans des fosses communes, sur lesquels le ministère public possède documentation. Des procureurs, un anthropologue légiste, un bactériologiste, un topographe, des criminalistes et des fonctionnaires de soutien voyagent dans le pays à la recherche de plus de découvertes macabres.

Cali, Katalina Vásquez Guzmán, Pagina12 (Argentine), 07 mai 2007. Traduction : Fab, santelmo@no-log.org. http://amerikenlutte.free.fr

http://paris.indymedia.org/article.php3 ... icle=80960
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JP
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Colombie: ces multinationales qui profitent du crime

Dans certaines régions en conflit, les entreprises font preuve d’une tolérance complice face aux exactions commises… quand elles n’y participent pas directement. Tour d’horizon en Colombie, où nombreuses sont celles qui semblent tirer profit de la violence.
La guerre civile colombienne est un terrain propice au non-droit. Et certaines entreprises ne le savent que trop bien. Les droits syndicaux notamment sont largement bafoués, les rapports de force étant déséquilibrés par la menace des groupes paramilitaires d’extrême droite. Les conflits de travail ont un coût particulièrement élevé pour les syndicats: en 2005, au moins 70 syndicalistes ont été assassiné·e·s, et près de trois cents ont reçu des menaces. «Le conflit entraîne des pertes pour les entreprises, comme lorsque la guérilla fait sauter les oléoducs. Mais souvent, elles utilisent ce prétexte pour militariser à outrance», explique Stephan Suhner. Ce Bernois est membre de l’association Suisse- Colombie (ASK !) et a également fondé l’organisation Multiwatch, qui surveille le comportement des multinationales face aux droits humains. Il cite en exemple l’entreprise suisse Glencore, dont une filiale possède des mines de charbon en Colombie. Au printemps, l’armée a envahi la mine en réponse à une grève des employé·e·s.

Multiwatch a mis sur pied l’année dernière à Berne une audition publique pour traiter le cas de Nestlé. L’audience a répertorié les assassinats de dix syndicalistes commis entre 1986 et 2005, ainsi que des licenciements abusifs et la dénonciation des conventions collectives de travail. «Si l’implication de Nestlé n’est pas directement établie dans les assassinats, son attitude ambiguë est dangereuse», relève Stephan Suhner. Les accusations portées publiquement contre les syndicalistes les placent dans une situation de grand danger. «D’une façon consciente ou inconsciente, elle met en péril ses travailleurs.» L’entreprise rejette pour sa part toutes les accusations d’implication dans les assassinats.

Un vieux conflit

«Nous avions abordé ces questions avec le siège de Vevey, il y a déjà plusieurs années, rappelle Danièle Gosteli, coordinatrice Economie et droits humains à la Section suisse d’Amnesty. Or nos interlocuteurs ont avancé l’argument de la neutralité et ont dit qu’il n’y avait pas que les syndicalistes qui risquaient leur vie en Colombie.» A Vevey, Nestlé a toujours refusé de recevoir le syndicat et ses représentant·e·s.

Cela surprend d’autant plus que les principes de conduite de l’entreprise affirment qu’elle «considère ses collaborateurs comme son atout le plus précieux. A tous les niveaux, l’engagement commence par une communication ouverte». Et, en tant que signataire du Pacte mondial des Nations unies – Global Compact, «Nestlé soutient et respecte la protection des droits humains à l’échelle internationale dans le cadre de sa sphère d’influence [et] s’assure que ses propres opérations ne sont pas complices d’abus en matière des droits humains». De même, la multinationale a décliné l’invitation à prendre part à l’audience publique de Multiwatch. Mais au mois de juin dernier à Bogota, les deux parties – l’entreprise et le syndicat Sinaltrainal – sont arrivées à un accord sur la convention collective.

Pourtant, Nestlé n’est de loin pas la seule en cause. En 1996, un leader syndical d’une usine de mise en bouteille de Coca-Cola était assassiné dans la ville de Carepa. Jusqu’en 2002, huit morts ont été déplorés parmi les syndicalistes de la multinationale, ce qui a généré aux Etats-Unis une large campagne de boycott dans les universités, sans que la responsabilité de l’entreprise n’ait toutefois pu être établie. Par ailleurs, selon le Tribunal permanent des peuples, qui s’est réuni dans la capitale en avril de cette année, la transnationale Chiquita Brands aurait reconnu avoir soutenu les groupes paramilitaires. Il existerait des preuves que la compagnie fruitière ait « transporté trois mille fusils AK-47 et cinq millions de projectiles destinés à des groupes paramilitaires de Córdoba et Urabá, régions du nord-ouest de la Colombie, qui sont dominées par ces milices ».

Terres précieuses

Dans un pays où les ressources naturelles sont extrêmement importantes, la domination territoriale est cruciale. On ne compte plus les incursions paramilitaires violentes et les massacres qui provoquent des déplacements de villages entiers, laissant derrière eux des domaines à l’abandon que n’importe qui peut s’approprier pour une bouchée de pain, voire même sans rien débourser. Glencore se serait approprié des terres de manière illégale. La chaîne anglaise BBC a récemment rapporté que British Petroleum (BP) avait payé trente millions de dollars à des familles paysannes comme indemnisation pour avoir détruit leur environnement. En 2004, Amnesty International avait lancé une action pour faire pression sur l’entreprise étasunienne Occidental Petroleum, qui détient une grande part du capital d’un oléoduc traversant la région en conflit d’Arauca. Cette firme américaine offre un soutien financier important à la Brigade XVIII opérant en Arauca, responsable de graves violations des droits humains. Occidental Petroleum est même accusée d’être coresponsable du bombardement du village de Santo Domingo en 1998 qui avait causé la mort de huit enfants et neuf adultes.

La liste des entreprises impliquées – directement ou non – dans des violations graves des droits humains n’est malheureusement pas exhaustive. Certaines initiatives laissent espérer que les multinationales assumeront dans le futur leurs responsabilités en matière de droits humains. Le Pacte mondial des Nations unies, qui engage les entreprises à respecter certaines normes, en est une. De même, le projet de Normes sur la responsabilité en matière de droits de l’homme des sociétés transnationales et autres entreprises prévoit une réglementation claire ainsi que la mise en oeuvre de mécanismes de contrôle. Mais d’ici à ce que de tels instruments existent, on ne peut que compter sur les bonnes intentions des entreprises. Or, en Colombie, on voit qu’elles comptent peu face à la volonté de profit.

Article paru dans le magazine amnesty,
publié par la Section suisse d'Amnesty International, août 2006

http://www.amnesty.ch/fr/actualite/maga ... t-du-crime
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Sarkozy ne connaît pas la réalité de l'Amérique latine

10/05/2007 - Milenio

Selon Milenio, le président élu, Nicolas Sarkozy, ne connaît pas la réalité de l'Amérique latine, où il n'a jamais fait de voyage officiel; malgré tout ses conseillers affirment qu'il veut renforcer les relations avec la région.

Selon des sources de son parti, (l'UMP), Sarkozy n'a effectué pendant ses cinq années comme ministre de l'Économie et de l'Intérieur aucun voyage officiel en Amérique latine, bien que qu'il ait visité les territoires français des Antilles et de Guyane.

Le seul voyage prévu pendant son premier mandat comme ministre de l'Intérieur, entamé en 2002, a été la Colombie, mais ce voyage a été finalement annulé pour des présumés problèmes de sécurité.

Sarkozy "ne connaît pas la réalité latino-americaine" ont déclaré à Notimex des chercheurs de l'Institut de Hautes Études de l'Amérique latine (IHEAL) dépendant de l'Université parisienne de la Sorbonne.

La veille, lors de son premier discours après l'annonce de sa victoire électorale, le président élu a fait de nombreux commentaires sur la politique internationale, mais l'Amérique latine n'a pas été mentionnée.

Il a seulement déclaré qu'il combattrait pour la libération de la franco- colombienne Ingrid Betancourt, kidnappée il y a cinq ans par les FARC.

Pendant sa campagne électorale, Sarkozy s'est limité à dire qu'il souhaitait que cette région soit présente au Conseil de la Sécurité de l'Organisation de Nations Unies (ONU) de manière permanente, et qu'il soutenait le Brésil qui désirait un siège dans ce forum.

Il a aussi indiqué que les Etats-Unis devraient être impliqués dans la libération d'Ingrid Betancourt, parce que ce pays a beaucoup d'influence sur le président de Colombie Alvaro Uribe.

En ce sens, Sarkozy a incité à Uribe à comprendre que Betancourt, "doit être libérée parce que sa détention est inacceptable" et que pour cela il était nécessaire de débattre de la position qu'a prise le gouvernement colombien.

Sur le Mexique, tout comme sa rivale mise en échec, la socialiste Segolene Royal, Sarkozy a rejeté l'initiative des Etats-Unis de construire un mur à la sa frontière avec le Mexique pour combattre l'immigration clandestine.

Le député conservateur Axel Poniatowski, dans des fonctions de porte-parole de Sarkozy, a récemment déclaré que Sarkozy estimait que ce projet était "une décision malheureuse" prise par Washington.

"Il y a d'autres manières de traiter ce problème d'immigration et de contrôle de l'immigration. Nous n'approuvons pas cette initiative " a déclaré Poniatowski à la presse.

Le futur président de la France, qui prendra possession de sa charge le 16 mai prochain pour une période de cinq années, projette de créer une nouvelle organisation Internationale de l'immigration, dont feraient partie les pays récepteurs et émetteurs de migrants.

Sur l'image de Sarkozy au Mexique, le député a déclaré que "il est considéré au Mexique d'une manière particulièrement amicale".

"Le Mexique est un des grands pays de l'Amérique latine qui maintient des liens historiques et de proximité (avec la France) et Sarkozy veut les développer encore plus" a expliqué Poniatowski, qui est de la famille de l'écrivain célèbre Elena Poniatowska.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm

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Le Chancelier colombien veut discuter avec le nouveau gouvernement
français du cas d'Ingrid Betancourt

09/05/2007 - GloboVision, Hoy Digital, Terra España

Le chancelier colombien Fernando Araújo veut se réunir "dès que possible" avec le nouveau gouvernement français du président élu Nicolas Sarkozy, pour traiter le sujet du kidnapping d'Ingrid Betancourt et des autres otages de la guérilla marxiste des FARC, selon l'AFP.

"J'ai le plus grand intérêt à me mettre en rapport dès que possible avec le nouveau gouvernement. Nous attendons la définition du cabinet du président Sarkozy et que ce cabinet rentre en fonction pour rencontrer le nouveau chancelier français et examiner ces sujets ", a déclaré Araújo.

Il a indiqué, dans une interview avec l'AFP, qu'il avait "toute la connaissance" du sujet, étant donné que pendant six années il avait été kidnappé par les FARC. "J'ai toute l'expérience et j'ai toute l'autorité morale pour parler du sujet franchise", a-t-il souligné.

Dans son discours, après avoir été élu dimanche président de la France, le conservateur Sarkozy avait dit que "la France n'abandonnera pas Ingrid Betancourt".

Toutefois, le chancelier colombien, bien qu'il ait réitéré que le gouvernement d'Uribe était disposé à rechercher la libération des 58 kidnappés par un échange de prisonniers, a affirmé que le gouvernement avait l' "obligation constitutionnelle" de chercher à les libérer par la force.

De son côté, le président Uribe a réaffirmé sa proposition que les rebelles des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie qui seraient libérés par un éventuel échange humanitaire aillent vivre en France, pour éviter ainsi qu'ils ne retournent à la lutte armée. "Il faut qu'ils quittent le pays et aillent vivre ailleurs sous la responsabilité d'un pays comme la France qui devrait donner des garanties au gouvernement de la Colombie qu'ils ne commettent pas à nouveau le délit de rébellion", a déclaré Uribe dans une réunion avec le haut commandement des Forces Armées.

Enfin, le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, a assuré de son côté que le Gouvernement procéderait au sauvetage des kidnappés par la voie militaire, mais en tenant compte des circonstances dans lesquelles se trouvent les otages, et si cela ne met pas dans des dangers leurs vies. Ainsi, il a confirmé que cette possibilité était à l'étude et n'avait pas été écartée, en dépit du rejet de cette solution par les parents des otages.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm

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Lettre ouverte de la FICIB à Nicolas Sarkozy

08/05/2007 - Bismi.net

Aujourd'hui, mardi 8 mai, jour de liberté pour la Nation française, c'est le 1900e jour de séquestration pour Ingrid Betancourt, députée et sénatrice de nationalité franco-colombienne. A cette occasion, la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB) publie sur le site www.Betancourt.info une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, qu'elle remercie d'avoir publiquement mentionné le nom de l'otage franco-colombien lors de son premier discours de président nouvellement élu, salle Gaveau.

La FICIB rappelle que sa libération, comme celle de Clara Rojas et des autres otages politiques auxquels son sort est inéluctablement lié, passe obligatoirement par une solution non violente et négociée et qu'une opération militaire de sauvetage, telle qu’elle est envisagée par certains milieux militaires proches du Président Uribe, est rejetée de manière unanime par les familles d’otage – et en particulier par la famille d’Ingrid.

Elle souligne que la violence endémique de la tragédie humanitaire colombienne a des origines tant politiques qu'économiques et que la responsabilité en incombe à la fois aux guérillas et aux paramilitaires, ces derniers étant responsables des pires exactions. La fédération veut exprimer son entière solidarité à l'égard de toutes les victimes du conflit armé colombien qui sombrent actuellement dans l'oubli : déplacés, disparus, assassinés, torturés, personnes humaines réduites à l'état d'objets d'une violence multiforme.

La FICIB souligne que la France peut jouer un rôle clé, non seulement dans la libération d’Ingrid Betancourt, mais aussi dans l’élaboration d’une solution pacifique et négociée au conflit colombien, et remercie le futur Président pour les initiatives que, au nom de la France, il voudra engager dans cette direction.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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JP
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Au moins dix soldats tués par une bombe en Colombie


Bogota, 10/05 - Dix soldats colombiens en patrouille dans le sud-ouest du pays ont été tués par l`explosion d`une bombe attribuée à la guérilla des FARC, ont annoncé les autorités jeudi, selon l`AFP

La veille, une attaque similaire avait coûté la vie à neuf policiers.

Ce nouvel attentat, le coup le plus meurtrier contre les forces de sécurité depuis le début de l`année, a également fait 20 blessés, a expliqué le commandant de la 3ème division de l`armée colombienne, le général Hernando Perez Molina, sur les ondes de la radio Caracol.

Le général a attribué la responsabilité de l`attentat aux FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, principal mouvement de guérilla du pays).

"Nous savons que ce sont les FARC, parce que cela ressemble à leur mode opératoire, et historiquement ils opèrent dans cette zone", a-t-il précisé.


http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=530815


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Colombie: 19 policiers et militaires tués en deux jours par les FARC (armée)


10.05.07 | 17h02



La guérilla colombienne des FARC a intensifié ses attaques contre les forces de l'ordre ces derniers jours, et tué 19 policiers et militaires lors de deux attaques à l'explosif mercredi et jeudi, a-t-on appris de sources officielles.
Jeudi à l'aube, dix militaires ont été tués et quinze autres blessés dans un attentat à la bombe contre leur véhicule, près de Tulua, à 450 km au sud-ouest de Bogota, a indiqué le général Hernando Pérez.
L'armée mène des opérations dans cette région contre les rebelles des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) auxquels l'attaque a été attribuée par les autorités.
Une embuscade similaire, dont les FARC ont aussi été rendues responsables, avait été dressée mercredi près de la ville de Landazuri, dans le département de Santander (nord-est) où neuf policiers avaient été tués dans une explosion au passage de leur camion.
Ces policiers, appartenant au corps des carabiniers, étaient affectés à la protection de paysans chargés de l'arrachage de plants de coca (base de la cocaïne) et de pavot (base pour l'héroïne) dans le cadre de la lutte anti-drogue.
L'armée a envoyé des groupes aussi bien à Tulua qu'à Landazuri à la poursuite des guérilleros ayant mené ces attaques.
Ces deux attentats sont parmi les plus meurtriers depuis le début du deuxième mandat présidentiel le 7 août 2006 du conservateur Alvaro Uribe, élu sur un programme de répression sans concession ("mano dura") de la guérilla.
Le 1er novembre, 17 policiers avaient trouvé la mort à Tierradentro (nord) dans l'attaque d'un poste de police et le 23 décembre, 14 militaires avaient péri dans une embuscade près de la localité de La Uribe (sud-est), bastion historique de la guérilla.
M. Uribe est très populaire en Colombie grâce à une nette réduction des homicides et enlèvements lors de son premier mandat. Cependant, samedi dernier, il a réclamé davantage de résultats à l'armée dans la lutte contre la guérilla des FARC, la première du pays avec 17.000 combattants.
"Même si nous avons récupéré énormément de crédibilité sur le plan institutionnel, beaucoup reste à faire en termes de résultats. N'oubliez pas que les petits anges des FARC sont bien vivants", a-t-il lancé.


http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14 ... -60,0.html

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Les heurts entre armée et FARC s'intensifient en Colombie

10/05/2007 17:25


(Belga) La guérilla colombienne des FARC a intensifié ses attaques contre les forces de l'ordre ces derniers jours, causant la mort de 19 policiers et militaires lors de deux attaques à l'explosif.
Ainsi, jeudi à l'aube, dix militaires ont été tués et quinze autres blessés dans un attentat à la bombe contre leur véhicule, près de Tulua, à 450 km au sud-ouest de Bogota.
L'armée mène des opérations dans cette région contre les rebelles des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) auxquels l'attaque a été attribuée par les autorités. Une embuscade similaire avait été dressée mercredi dans le nord-est du pays, au cours de laquelle neuf policiers avaient été tués dans une explosion au passage de leur camion.
Ces policiers, appartenant au corps des carabiniers, étaient affectés à la protection de paysans chargés de l'arrachage de plants de coca (base de la cocaïne) et de pavot (base pour l'héroïne) dans le cadre de la lutte anti-drogue.
L'armée mène une lutte féroce contre les FARC, célèbres notamment pour retenir en otages des milliers de civils dont Ingrid Bettancourt.(AdValvas avec Belga)

http://www.advalvas.be/fr/infos-actuali ... e+13495+67
Stefou
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Message par Stefou »

Colombie: Uribe prêt à libérer des membres des FARC contre des otages

BOGOTA 11/05 (BELGA) = Le président colombien Alvaro Urive s'est dit
vendredi prêt à une "libération massive" des membres des Forces armées
révolutionnaires de Colombie (FARC) en échange de leurs otages, tout en
refusant de créer une zone de démilitarisation réclamée par la guérilla.

"Si la loi me le permet, je vais procéder à une libération massive des
détenus issus des FARC. Nous verrons s'ils sont capables de libérer nos
otages", a déclaré M. Uribe à la radio privée Todelar. Les FARC, première
guérilla du pays avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de
leurs détenus en échange de celle de 57 otages dont trois Américains et la
Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. Le chef de l'Etat, qui exige des
rebelles l'abandon de la lutte armée à travers la démobilisation ou
l'exil, a souligné son opposition à la création d'une zone démilitarisée
afin de procéder à un échange, ce que réclame les FARC afin d'entamer des
négociations. La France, l'Espagne et la Suisse ont proposé en 2005 une
initiative européenne prévoyant la démilitarisation d'une zone afin de
permettre cet échange, mais la guérilla et le président colombien se sont
toujours opposés sur les modalités de ce plan. (FLO)
J'ai la vie qui m'pique les yeux...
David du 2ème
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Message par David du 2ème »

sans deconné ça craint vraiment !
l etre humain est vraiment con
cartain ont trop de concsience d autre pas assez.. on fera it mieux d etre des animaux au moins on aurait pas de probleme de concsience!

je me dis qu au moins si on tuerais ça serait pour bopuffer comme un lion un renard un ours ....et non pas pour des principe a la mord moi le noeud!

saleté d Homme!
mieux vaut être saoul que con...ça dure moins longtemps.
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issa nissa
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Message par issa nissa »

David du 2ème a écrit :sans deconné ça craint vraiment !
l etre humain est vraiment con
cartain ont trop de concsience d autre pas assez.. on fera it mieux d etre des animaux au moins on aurait pas de probleme de concsience!

je me dis qu au moins si on tuerais ça serait pour bopuffer comme un lion un renard un ours ....et non pas pour des principe a la mord moi le noeud!

saleté d Homme!
ce n'est pas nouveau.

pour ceux qui ont regardé canal, le reportage sur l'ex zaire, la RD du congo, il montrait comment des rebels dans le nord est du pays massacraient les gorilles des montagnes. Pourquoi? Car comme plus personne ne s'émeut des massacres des femmes et des enfants, une espèces protégée, ça fait bouger les pays occidentaux !
it is pointless to resist... (Dark Vador)
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JP
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Message par JP »

Monde

Otages en Colombie: le gouvernement propose un "geste de bonne volonté" aux FARC


Le gouvernement colombien de Alvaro Uribe a annoncé un "geste de bonne volonté" envers les FARC en leur promettant de libérer des guérilleros emprisonnés, une initiative qui suscite toutefois le scepticisme chez les proches des otages retenus par la guérilla marxiste.

BOGOTA (AFP) - 12 mai 2007

Partisan de l'option militaire afin de libérer les otages, parmi lesquels la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, M. Uribe a créé la surprise vendredi soir, en évoquant "une libération massive" des rebelles actuellement en prison."Si la loi me le permet, je vais procéder à une libération massive des détenus issus des FARC. Nous verrons s'ils sont capables de libérer nos otages", a déclaré le chef de l'Etat à la radio privée Todelar.

Les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie), première guérilla avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes en échange de 57 otages dont trois Américains et Ingrid Betancourt, 45 ans, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée le 23 février 2002.

Après les déclarations de M. Uribe, le commissaire du gouvernement chargé de la paix, Luis Carlos Restrepo, a confirmé avoir reçu pour instruction de trouver une "procédure juridique adaptée pour relâcher les personnes emprisonnées".

"De cette manière, le gouvernement veut trouver le chemin permettant un geste des FARC qui permette la libération des otages", a-t-il ajouté, en soulignant que la libération des guérilleros s'effectuerait "par phase et sous le contrôle de l'Eglise catholique".

"Devant le pays, nous espérons que les FARC recevront ce geste comme un geste de bonne volonté", a précisé M. Restrepo.

La France, l'Espagne et la Suisse ont proposé en 2005 de démilitariser une zone du pays afin de permettre cet échange, mais la guérilla et le gouvernement se sont toujours opposés sur les modalités de ce plan.

M. Uribe, qui a récemment permis à des émissaires européens d'effectuer des démarches de paix, a toutefois rappelé qu'il ne renonçait pas à une action militaire pour libérer les otages.

Le président, qui exige des rebelles l'abandon de la lutte armée à travers la démobilisation ou l'exil, s'est opposé à la création d'une zone démilitarisée, condition réclamée par les FARC pour réaliser un échange.

"Une zone démilitarisée, en aucune manière. Vous savez que la guérilla colombienne, chaque fois qu'on lui a offert un retrait (militaire), en a profité pour renforcer ses activités terroristes", a tranché M. Uribe.

Echaudés par ce dialogue de sourd, les proches de Ingrid Betancourt ne cachaient pas leurs doutes devant cette initiative.

"Je veux l'entendre avec espoir, mais je souhaite savoir si vraiment le président veut obtenir un accord humanitaire (pour un échange)", a déclaré à l'AFP sa mère, Yolanda Pulecio.

Plus sévère, le mari de Mme Betancourt, Juan Carlos Lecompte, n'apas hésité à accuser le gouvernement de Bogota de mettre en oeuvre un "plan diabolique". "Les FARC ne lâcheront pas les otages parce qu'il va libérer quelques personnes qui ne sont mêmes pas des guérilleros", a-t-il affirmé.

Selon lui, le président colombien a juste inventé ce "plan diabolique pour montrer aux gringos (les Américains, ndlr), aux Colombiens et à la France qu'il fait des choses pour les otages".

L'annonce surprise de M. Uribe intervient après que le gouvernement eut exprimé le souhait de travailler "au plus tôt" sur la question des otages avec le président français élu Nicolas Sarkozy. Dans son premier discours après sa victoire électorale, M. Sarkozy avait affirmé qu'il n'abandonnerait pas Ingrid Betancourt.

http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de ... enu)/76224

http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Colombia y el escándalo de la "parapolítica"

http://www.telesurtv.net/secciones/noti ... php?ckl=24
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JP
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Un cadeau du ciel pour Ingrid Betancourt

Mise en ligne le 13-5-2007 8:52

En guise de cadeau pour la fête des mères, le mari d'Ingrid Betancourt, otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis plus de cinq ans, a lancé hier depuis un avion au-dessus de la forêt colombienne des tracts portant la photo de ses enfants.
Les papiers ont été jetés par Juan Carlos Lecompte le long de la cordillère des Andes au sud du pays dans une zone de forte influence pour la guérilla marxiste.


On y découvre les visages de Mélanie et Lorenzo Delloye, les enfants issus du premier mariage de l'otage franco-colombienne, photographiés par son second époux, avec la mention "Pour Ingrid, de la part de Juan Carlos".
"Comme c'est le jour de la fête des mères, l'idée était de lui faire parvenir ce cadeau afin qu'elle puisse voir comment ont grandi les enfants", a déclaré M. Lecompte, qui avait effectué des vols similaires les deux années précédentes."C'est comme un rendez-vous annuel que j'ai avec elle. Tout ce que je souhaite, c'est que la guérilla ait la gentillesse et le geste humanitaire de remettre à Ingrid ce cadeau", a-t-il ajouté.


Le vol, qui a duré quatre heures, a été offert par le chanteur français Renaud, mobilisé de longue date en faveur de la libération de l'ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée le 23 février 2002.
Mme Betancourt, 45 ans, fait parti d'un groupe de 57 otages dont les FARC, première guérilla du pays avec 17.000 combattants, proposent la libération en échange de celle de 500 rebelles détenus par le gouvernement colombien.

http://www.rtl.be/article/73284.aspx?lg=1

http://tf1.lci.fr/infos/monde/ameriques ... ourt-.html
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JP
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AMÉRIQUE LATINE

Colombie : les crimes des paramilitaires dévoilés

Des charniers ici et là. Voilà la triste réalité des années noires allant de 1997 à 2002. Les milices d’extrême droite de Colombie ont laissé une empreinte sanglante dans ce pays.




Les cadavres racontent l’horreur. « Il faut savoir garder du recul pour pouvoir continuer à travailler », explique Saide Meneses sans perdre son sourire. Procureur, elle dirige une des trois équipes chargées d’exhumer les corps des victimes du conflit colombien. Son collègue Juan Carlos Lopez rentre du département du Putumayo, où 105 restes humains, « des ossements, des crânes, parfois une chemise à carreaux intacte », viennent encore d’être trouvés sous terre.

En passant aux aveux pour obtenir les réductions de peine prévues par la loi « justice et paix », les miliciens paramilitaires démobilisés ont permis aux autorités de mettre au jour des dizaines de charniers.


Les cadavres racontent l’histoire

Près d’un millier d’ossements ont été exhumés. Combien de victimes y a-t-il au total ? « Peut-être 20 000 », répond Luis Gonzalez, responsable de l'« uni-té justice et paix » au bureau du procureur, en se gardant d’une évaluation trop précise.

Les cadavres racontent l’histoire. Sur la côte caraïbe, près de Medellin, sur les vastes plaines de l’ouest de la Colombie ou dans le sud, à la frontière avec l’Équateur, elle s’est répétée.

Sous prétexte d’en finir avec les guérilleros d’extrême gauche, les milices d’extrême droite se sont livrées aux pires atrocités.

Paysans, syndicalistes, instituteurs et journalistes ont été éliminés, soupçonnés d’accointance avec la guérilla. La lutte pour le contrôle du pouvoir local ou des cultures de coca a attisé la haine. À en croire les équipes d’exhumation, les années noires vont de 1997 à 2002. Mais, dans l’Est, certaines fosses communes datent de 2005.

À la différence des paramilitaires, qui ont accepté de rendre les armes, les guérilleros sont encore dans le maquis.

« Pour l’instant, nous ne disposons que des aveux des déserteurs, dit M. Gonzalez. Ils ont permis de retrouver quelques fosses communes. Mais nous ne retrouverons toutes les victimes que quand les guérilleros accepteront à leur tour de confesser leurs crimes. »


L’affrontement a été sauvage

L’affrontement a été sauvage de part et d’autre, mais les paramilitaires ont fait preuve d’une barbarie inégalée. Les cadavres mutilés disent la torture à grande échelle et la volonté de terroriser. Un gamin de 16 ans a avoué avoir découpé 400 cadavres.

« Nous savons qu’il existe des fosses avec deux cents ou trois cents corps, mais les chefs paramilitaires ont éliminé les sous-fifres qui les ont creusées et remplies. Personne n’a encore pu nous dire où elles sont », explique Javier Celedon, responsable d’une équipe d’exhumation.

Le téléphone sonne. La voix de Saide Meneses se fait grave : « Les résultats ADN sont arrivés. Les quatre ont été identifiés. Vous pouvez enfin préparer l’enterrement. Bon courage. » Il y a sept mois, le corps d’une femme et ceux de ses trois enfants, âgés de 24, 22 et 21 ans ont été retrouvés dans le jardin d’une belle propriété « où les paramilitaires faisaient la fête », à deux heures de route de Bogota. « Sept mois, c’est très long pour dire aux familles que le corps de leur être cher a été identifié », soupire la magistrate.

Pour faire face à la gigantesque tâche de l’identification des victimes, le personnel qualifié est insuffisant, les moyens techniques restreints, le budget trop juste pour payer les déplacements, et les laboratoires croulent sous le travail.

« Nos services sont complètement débordés », admet M. Gonzalez. C’est le résultat « inespéré, douloureux et positif pour la Colombie » de la démobilisation négociée des paramilitaires.


http://www.lexpress.mu/display_news_dim ... s_id=86282
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JP
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COLOMBIE

«On nous obligeait à boire le sang des victimes»

Un ancien paramilitaire repenti a raconté la barbarie des milices d'extrême droite à l'encontre de leurs prisonniers. Le jeune homme a décrit notamment comment son chef lui apprenait à tuer et couper en morceaux ses victimes. Il a par ailleurs évoqué les viols collectifs de femmes

12/05/2007
Le Matin Dimanche & agences


Après la découverte de centaines de cadavres mutilés dans des fosses communes en Colombie, un ancien paramilitaire repenti raconte la barbarie des milices d'extrême droite.

«Parfois on nous obligeait à boire le sang de nos victimes et quand il n'y avait plus de viande à manger, on prenait celle des morts», a-t-il notamment déclaré. Les souvenirs insoutenables hantent la tête de cet homme de 24 ans, enrôlé quatre ans plus tôt par les Autodéfenses Unies de Colombie (AUC).

Trafic de drogue
Financées par le trafic de cocaïne, ces milices ont été créées il y a une vingtaine d'années par des propriétaires terriens avec la bienveillance des autorités pour lutter contre les guérillas de gauche, notamment les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Ce conflit aurait fait près de 9000 victimes, selon des estimations.

«Les commandants nous amenaient les prisonniers, pieds et poings liés. Pour les empêcher de crier trop fort, ils leur tranchaient la gorge», poursuit le paramilitaire en désignant la jugulaire.

Obtenue en octobre dernier, cette terrible confession filmée doit être diffusée à la télévision colombienne.

Le paramilitaire repenti, un jeune noir originaire de la région pauvre de Choco sur la côte Pacifique, se rappelle comment son chef lui apprenait à tuer et couper en morceaux ses victimes. «Avant de leur couper la tête, le commandant prenait un verre et nous faisait boire leur sang (...). Il nous disait que c'était pour devenir forts», affirme-t-il, en évoquant les assassinats de guérilleros mais aussi de petits paysans ou les viols collectifs de femmes «attachés, les jambes ouvertes».

Hacher les corps...
Les paramilitaires lui avaient également enseigné une technique sommaire pour enterrer les victimes: «on creusait les fosses d'une profondeur de 70 centimètres, c'est pourquoi on devait bien hacher les corps pour qu'ils puissent tenir».

Le jeune homme, qui a lui-même participé à des massacres, s'avoue incapable de dénombrer toutes ses victimes, se bornant à admettre qu'elles furent «nombreuses» et ne se limitèrent pas aux seuls guérilleros: «Nous avons aussi tué des personnes qui étaient innocentes».

L'anonymat du témoin est garanti par le programme national de protection prévu par la loi dite «Justice et paix», une législation adoptée dans le cadre d'un accord de démobilisation des paramilitaires prévoyant d'importantes remises de peine en cas d'aveux.

Réconciliation nationale
Environ 6000 «paras» passent actuellement devant la justice dans le cadre de cette loi qui, au nom de la réconciliation nationale, limite au maximum à 8 ans de prison les condamnations, y compris pour de sanglants massacres de paysans.

Le processus de paix conduit entre le gouvernement du président conservateur Alvaro Uribe et les paramilitaires des AUC, s'est terminé en avril dernier avec la démobilisation de 31 000 combattants, selon des chiffres officiels.

http://www.lematin.ch/pages/home/actu/m ... enu=257931
Bruno

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Bonjour,

Sur le site de RTL (Belgique) :

Un cadeau du ciel pour Ingrid Betancourt
Mise en ligne le 13-5-2007 8:52


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En guise de cadeau pour la fête des mères, le mari d'Ingrid Betancourt, otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis plus de cinq ans, a lancé hier depuis un avion au-dessus de la forêt colombienne des tracts portant la photo de ses enfants.

Les papiers ont été jetés par Juan Carlos Lecompte le long de la cordillère des Andes au sud du pays dans une zone de forte influence pour la guérilla marxiste.


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On y découvre les visages de Mélanie et Lorenzo Delloye, les enfants issus du premier mariage de l'otage franco-colombienne, photographiés par son second époux, avec la mention "Pour Ingrid, de la part de Juan Carlos".

"Comme c'est le jour de la fête des mères, l'idée était de lui faire parvenir ce cadeau afin qu'elle puisse voir comment ont grandi les enfants", a déclaré M. Lecompte, qui avait effectué des vols similaires les deux années précédentes."C'est comme un rendez-vous annuel que j'ai avec elle. Tout ce que je souhaite, c'est que la guérilla ait la gentillesse et le geste humanitaire de remettre à Ingrid ce cadeau", a-t-il ajouté.


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Le vol, qui a duré quatre heures, a été offert par le chanteur français Renaud, mobilisé de longue date en faveur de la libération de l'ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée le 23 février 2002.

Mme Betancourt, 45 ans, fait parti d'un groupe de 57 otages dont les FARC, première guérilla du pays avec 17.000 combattants, proposent la libération en échange de celle de 500 rebelles détenus par le gouvernement colombien.
http://www.rtl.be/article/73284.aspx?lg=1



et sur le site de TF1 :




Un cadeau de fête des mères pour Ingrid Bétancourt


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Le mari de l'otage des FARC depuis plus de cinq ans, a lancé samedi depuis un avion au-dessus de la forêt colombienne des tracts portant la photo de ses enfants.

Le vol a été offert par le chanteur français Renaud, mobilisé de longue date en faveur de la libération de l'ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne.





"C'est comme un rendez-vous annuel que j'ai avec elle. Tout ce que je souhaite, c'est que la guérilla ait la gentillesse et le geste humanitaire de remettre à Ingrid ce cadeau", a déclaré Juan Carlos Lecompte, le mari d'Ingrid Betancourt, otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis plus de cinq ans. Ce rendez-vous, c'est celui de la fête des mères, célébrée ce dimanche en Colombie. Cette année, comme les deux années précédentes, en guise de cadeau, Juan Carlos Lecompte a lancé samedi depuis un avion au-dessus de la forêt colombienne des tracts portant la photo de ses enfants.

Renaud offre le vol

"Comme c'est le jour de la fête des mères, l'idée était de lui faire parvenir ce cadeau afin qu'elle puisse voir comment ont grandi les enfants", a déclaré Juan Carlos Lecompte. Les papiers ont été jetés dans une bande située entre les localités de Planadas et Bota Caucana, le long de la cordillère des Andes au sud du pays, zone de forte influence pour la guérilla marxiste.

On y découvre les visages de Melanie et Lorenzo Delloye, les enfants issus du premier mariage de l'otage franco-colombienne, photographiés par son second époux, avec la mention (en espagnol) "Pour Ingrid, de la part de Juan Carlos". Le vol, qui a duré quatre heures, a été offert par le chanteur français Renaud, mobilisé de longue date en faveur de la libération de l'ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée le 23 février 2002.

Ingrid Betancourt, 45 ans, fait parti d'un groupe de 57 otages dont les FARC, première guérilla du pays avec 17.000 combattants, proposent la libération en échange de celle de 500 rebelles détenus par le gouvernement colombien.
http://tf1.lci.fr/infos/monde/ameriques ... ourt-.html



Bruno
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ÉCLAIRAGE • Manta, une enclave militaire américaine en Equateur

En 1999, l'Equateur cédait le contrôle de la base militaire de Manta aux Américains pour dix ans. L'accord permet à Washington d'exercer un contrôle sur la Colombie et les pays voisins. Un reportage de l'hebdomadaire italien Panorama.

Manta n'est pas une petite ville d'Equateur comme les autres. Pour le comprendre, il suffit de débarquer à l'aéroport - international, pour une population d'à peine 60 000 habitants -, d'entrer dans les bars aux noms comme Nashville South ou d'observer les enfants aux yeux clairs, plus blonds que la moyenne. La ville de Manta, située sur la côte équatorienne, est en fait une enclave militaire américaine.

Osvaldo, un marchand d'électroménager équatorien, vend maintenant des téléviseurs à écran plasma. Il "ne voit pas d'inconvénient à la présence militaire américaine à Manta". La plupart de ses concitoyens non plus. "Depuis que les gringos sont arrivés, il y a plus d'argent en circulation, les affaires marchent mieux, même si tout est devenu 25 % plus cher", affirme-t-il.

Les gringos sont arrivés en 1999, après avoir signé in extremis un accord avec l'ex-président équatorien Jamil Mahuad [août 1998-janvier 2000], chassé quelques jours plus tard par un coup d'Etat. Le texte prévoit de mettre gracieusement à la disposition des Américains la base militaire de Manta pour une période de dix ans et de leur céder la souveraineté de l'espace aérien. Il concède également l'immunité juridique à l'ensemble du personnel de la base (qui peut atteindre 475 hommes). Les soldats ne peuvent être jugés que par des tribunaux américains. Ils peuvent circuler sans plaque d'immatriculation équatorienne et ne paient pas d'impôt dans le pays. Cet accord, signé dans un climat de polémique, n'a jamais été ni approuvé ni même soumis à l'approbation du Parlement équatorien, alors que la Constitution exige que celui-ci ratifie les alliances et traités militaires.

En février 2003, l'actuel président, Lucio Gutiérrez, se proclamant le "meilleur ami des Etats-Unis", promettait son entière collaboration à George W. Bush et confirmait l'accord sur la base de Manta. Un revers pour les partis indiens alliés du gouvernement équatorien [le parti Patchakutik avait soutenu Lucio Gutiérrez au moment des élections], qui ont toujours protesté contre ce qu'ils appellent une "occupation militaire américaine sans guerre".

Officiellement, la base dépend des forces aériennes équatoriennes. Mais Washington y a investi plus de 70 millions de dollars, construit des infrastructures et des routes, des ponts et des radars. "Ni moi ni mes hommes n'avons jamais pu y mettre les pieds. Nous n'y sommes pas autorisés par les Américains", affirme un responsable de la brigade des stupéfiants.

Le 15 mars 2002, la multinationale DynCorp, dont le siège se trouve à Reston - en Virginie, près du Pentagone -, a signé un contrat de cinq ans avec l'armée de l'air américaine, portant sur 13,4 millions de dollars par an. La société apporte l'assistance technique et logistique de ses militaires très expérimentés. Le commandant Foster, chef du Secteur 5 des sapeurs-pompiers, en est un. Parmi les premiers arrivés à Manta, il y a trois ans, il se targue d'avoir fait la guerre au Kosovo et au Timor-Oriental.

La base de Manta a une importance stratégique incontestable. Elle permet d'accéder aux zones les plus sensibles de Colombie en vingt minutes de vol seulement et de contrôler un territoire qui s'étend de la Bolivie au Panamá, en passant par le Pérou. Chaque jour, des avions de surveillance partent en mission, pour mener une sorte de seconde phase du plan Colombie, un plan de lutte contre le narcotrafic en partie financé par les Etats-Unis.

Contredisant les prévisions, Washington a également affecté des crédits supplémentaires à son ambassade à Quito : les 2 millions de dollars de 2001 sont passés à 25 millions en 2002 et à 37 millions l'année suivante. La police équatorienne a été la première bénéficiaire de cette aide "non militaire".



http://www.courrierinternational.com/ar ... j_id=50618
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JP
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Le catholicisme «pas imposé» indigne en Colombie

Un pape et une polémique. L'Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC) a exprimé lundi l'émoi des Indiens d'Amérique après les propos du pape Benoît XVI selon lequel le catholicisme n'avait pas été imposé sur le nouveau continent. «L'annonce de Jésus et de son Evangile n'a comporté à aucun moment une aliénation des cultures précolombiennes», avait estimé le souverain pontife devant les évêques latino-américains à Aparecida, affirmant que «le Christ était le sauveur que les populations indigènes désiraient silencieusement».

Une position qui tranche par rapport à celle de Jean-Paul II qui s'était excusé auprès des peuples indigènes pour la participation des chrétiens dans la conquête de l'Amérique.

«C'est vouloir occulter l'histoire»

«Nier que l'imposition de la religion catholique a été utilisé comme un mécanisme de domination sur les peuples indigènes, c'est vouloir occulter l'histoire, a réagi Luis Evelis Andrade, directeur de l'ONIC. En tant que peuples indigènes, si nous sommes bien croyants, nous ne pouvons accepter que l'Eglise nie sa responsabilité dans l'anéantissement de notre identité et notre culture».

Pour le directeur de l'ONIC, «on ne peut nier tout ce qui s'est produit en raison de l'arrivée des Européens en Amérique il y a 500 ans». «L'institution catholique a interdit, jusqu'à récemment encore, les expressions culturelles aborigènes comme notre langue et notre médecine», a-t-il indiqué, estimant que l'Eglise avait, à cette époque, «violé la dignité des peuples indigènes».

http://www.20minutes.fr/article/157902/ ... lombie.php

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Le lundi 14 mai 2007


La mère d'un otage des FARC aurait reçu un message de son fils

Agence France-Presse

Lisbonne

La mère d'un Luso-Américain, otage de la guérilla colombienne des FARC, Josephine Rosano, a affirmé avoir reçu vendredi dernier un message de son fils transmis par un député colombien lui-même séquestré, rapporte lundi l'agence de presse Lusa.

«Je dois dire à ma famille qu'elle est la seule raison pour laquelle je résiste encore. C'est pourquoi elle doit être forte, plus particulièrement ma mère, ma mère adorée, la plus belle du monde», indique le message du fils, Marc Gonsalves, capturé par les FARC le 13 février 2003.

Le message, daté du 27 avril, auquel Lusa affirme avoir eu accès, a été envoyé dans un mail signé par Edison Nunez Perez, l'un des douze députés colombiens séquestrés le 11 avril 2002 par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie).

Il a été transmis à sa demande par son frère Vicente Perez à Mme Rosano, qui réside à Newark, dans le New Jersey.

«Demain tu sentiras tout l'amour d'un fils reconnaissant et fier d'avoir une mère aussi courageuse. À un moment ou un autre nous allons être réunis. Aussi soigne-toi et en attendant reçois des milliers de baisers», ajoute la missive, parvenue l'avant-veille de la fête des mères aux États-Unis.

Marc Gonsalves a été capturé par les FARC en compagnie de deux autres Américains, Keith Stansell et Thomas Howes, quand l'avion dans lequel ils effectuaient une mission antidrogue, a été abattu par les rebelles dans le Caquetá (à 350 km au sud-ouest de Bogota).

Un autre Américain et un Colombien avaient été abattus lors de cette opération.

Le 27 avril, un groupe de députés colombiens dont faisait partir Edison Nunez Perez, avait rendu publique une vidéo destinée à rassurer leurs familles et dans laquelle ils réclamaient notamment la médiation du Venezuela et des États-Unis en vue d'un échange de prisonniers.

Les FARC, première guérilla de Colombie avec 17 000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs détenus par le gouvernement en échange de celle de 57 otages, dont les trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070 ... 30/CPMONDE
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