Nataly a écrit :[...]comme je ne suis pas une zikos comme tant d'autres ici, les arrangements et tout le toutim de Bucolo, ça ne me gêne pas, ça reste dans l'esprit "Renaud"... [...]
Non mais y'a pas besoin d'être zicos.
Normalement, avoir vécu les années 80, ça devrait suffire. Sinon, un peu de bon goût et hop.
"Les amnésiques n'ont rien vécu d'inoubliable" (Hervé Le Tellier)
seba a écrit :Ouaip ouaip... voilà ce que m'inspire ce nouvel album arrivé comme un train du dimanche. En retard. En retard de quelques années et d'inspirations...
Boucan d'enfer annonçait le déclin. Rouge sang l'officialise.
Je vais pas jouer au fan. Ni blouson noir, ni gogo. J'ai aimé tendrement Renaud. Il a bercé mon enfance, mon adolescence. Il m'a accompagné. Il continue comme d'autre. Mais, en toute honnêteté, cet album est inécoutable, quand on sait ce que ce mec est capable de faire.
Peut être ai je changé? Je lis libé, les inrocks, je vote à gauche, je mange pas bio, je conchie Sevran et Mamère. Peut être est ce lui? Il crache sur les puissants de ce monde à moins de 3000 bornes, du fin fond de paname... Quel courage!
N'as t'il pas écouté (ou trop?) la scène française de ces dernières années? Il nous sort du sous tryo. Ca fleurte avec du Pagny sur j'ai retrouvé mon flingue...
Où a t'il trempé sa plume pour pondre des chansons aussi indigentes que Elsa, Galilé, elle est facho, rouge sang.... ?
Dans l'haleine putride d'un écolo? Dans la bile de sevran (mais même quand on veut etre réac faut du style)?
Renaud est dans le coma. Il est amoureux. Tant mieux. Il a raté le virage.
Mais les poètes sont éternels.
Blouson noir, bandana rouge, noir et blanc... le vent s'engoufrait dans son blouson.
Je retourne à l'ombre écouter Delerm,qui pour moins cher offre aussi une voix pourri mais au moins c écoutable... enfin, au moins sepia.
Allez, c'est pas que je t'aime renaud, que je suis cruel.
Ciaciao.
Séba pas pour etre méchant... mais ton texte est tellement cliché et mal écrit que je te soupçonne d'avoir écrit a la téloche .
Sinon moi Rouge Sang, ce n'est pas son meilleur, il a pas mal de creux (a la téloche, ma blonde,... Vive le simple), les arrangements de bucc pourrissent le travail d'orfévre maisj'aime bien quand même : pour les textes, pour arretez la clope, pour la verv(g)e retrouvée, pour Elsa, pour la vie qu'il dégage.
Je sais, tu grattes l'amitié sur tous les forums que tu peux afin d'exprimer ton opinion dont tout le monde se fout (d'ailleurs).
Qui plus est, tu te permets de critiquer la médiocrité de mes attaques sur le médiocre album de notre bien aimé chanteur Renaud. Car si bcp de choses nous divisent (toi, le baladurien, moi, l'anarcho-strauskanien), Renaud nous réunit. Sa voix pourrie, ses superbes paroles...
Mais franchement, tu crois que tu devrais pas aller te faire chauffer un plat de nouilles aux rillettes et commencer à bosser pour le genepi.
Non, au lieu de ça, MÔsieur passes son temps sur les forums.
Alors, cloturons en disant Renaud, nous a fait signe, il est en voie de résurection, mais comme toutes choses.... Enfin voilà.
Aioli à toutes et tous
Vile attaque monsieur Séba... Vile attaque... Je vous convie onc à un plat de nouillle aux rillettes pour apaiser notre différents. Accompagné d'un pastagua (ou d'un verre de liqueur de Génépi) nous serions -un peu- sur la voie de la résurection.
Avant tout, je dois spécifier que, pour moi, Rouge Sang est un bon album de Renaud, dans la lignée pré-Boucan d’enfer (que j’aime bien dans l’ensemble, n’en déplaise aux grincheux). A ranger à côté de Marchand de cailloux et A la belle de mai donc (qui sont loin d’être mes préférés puisque, comme chacun ne le sait peut-être pas, je considère la période Polydor comme la meilleure et insurpassable période de la production renaudienne, même si j’aime quand même bien l’ère Virgin).
Oui, Michaël, à mes yeux, Arrêter la clope est un super bon titre de Renaud ! Je suis d’accord avec Nataly pour dire que même si la musique n’est pas vraiment ce que je préfère chez Renaud, elle colle souvent parfaitement bien à son univers et c’est encore souvent le cas sur cet album, même si les compos de Bucolo me fatiguent grave, et que je les considère comme les moins bonnes de l’album.
Jul, je ne suis pas tout-à-fait d’accord pour dire que quasiment tout l’album est une resucée de ses autres albums (ou alors, autant dire que tous les albums de la période Virgin se ressemblent) même si je comprends bien que tout ça puisse, aux narines de certains, sentir le réchauffé.
Sur 24 chansons, il y a quand même 12 titres, soit la moitié donc, que j’aime vraiment beaucoup, qui sont du très bon Renaud ! D’autres moyens, sans plus, et 4 ou 5 seulement qui me saoulent un peu voire que je zappe (comme En la selva qui est inécoutable, Je m’appelle Galilée parce qu’elle me consterne et Jusqu’à la fin du monde parce que plus cul-cul-la-praline sur une musique plus plate que ça, ça relève de l’impossible !).
Mes 12 titres préférés (et je vous jure que je ne l’ai pas fait exprès !) sont des compos signées Alain Lanty, Renaud Séchan, Romane Serda, Michaël Ohayon et Benoît Dorémus... Pas un Bucolo !... Je suppose donc que la musique, même chez Renaud, a une réelle influence, indépendamment des textes, sur mon appréciation. (mais en fait, je n’en ai jamais douté.)
Arrêter la clope, malgré une musique et surtout une guitare sorties tout droit du hard FM des 80’s mais qui colle bien au truc quand même, est une partie de ce que j’aime chez Renaud : une chanson rock avec un texte bien torché qui mêle problèmes perso et vision extérieure du problème, un bon zeste d’humour, un final en forme de pirouette... Rien à jeter !
Les cinq sens et Danser à Rome constituent deux exercices de style que Renaud pratique à merveille : la chanson douce nostalgico-poétique bien écrite sur musique acoustique aux petits oignons (merci Alain !), et la chanson marrante à base de jeux de mots douteux (en plus, le final en italien est hilarant !)
Notons que ces trois chansons, parmi les meilleures de l’album donc, sont aussi des déclarations d’amour à la femme de l’artiste, abordées de manière bien plus subtile et intéressante que les gros sabots de Jusqu’à la fin du monde, RS & RS (même un collégien amoureux jusqu'au trognon n'aurait osé écrire d'aussi affligeantes platitudes que celles exposées dans ces deux chansons, hélas...), Ma blonde ou Je m’appelle Galilée. Je conçois qu'il veuille crier son amour à la face du monde, mais y'a des limites, merde !... (Sur un album simple, on gardait les 3 premières citées aux paragraphes précédents, ainsi qu' A la Close, et on virait ces 4 dernières et tout était dit quant à l’amour qui a redonné un sens à sa vie !)
J’apprécie aussi énormément Leonard’s song et A la téloche. D’abord pour la musique mais aussi pour les paroles. J’aime bien le portrait succinct que brosse Renaud de la naissance des USA, même si y’aurait quelques bémols à émettre ça et là, dans Leonard’s song. Et j’aime beaucoup la musique à tendance irlandaise (qui rappelle la période Marchand de cailloux pour le coup) d’ A la téloche (idem pour la musique de Malone, un autre bon titre), que je trouve remarquablement bien écrite malgré un thème archi-rebattu. Un petit manifeste un peu facile mais très plaisant.
Rouge sang, le titre éponyme, me fait furieusement penser aux chansons de Roger Waters époque Amused to death. Je dirais même que pour l’occasion Renaud Séchan lui-même, qui signe la musique, se renouvelle franchement ! Il devrait composer plus souvent ! (suivez mon regard). J’ai retrouvé mon flingue, bien que consensuelle en diable, s’écoute avec un plaisir non dissimulé (même si elle ne peut prétendre rivaliser avec son illustre prédécesseur). Une bonne surprise toutefois.
Sur Elsa, je n’aime pas la manière de chanter de Renaud mais le fond sauve la mise face à la forme, même si c’est loin d’être ma chanson préférée de l’album et que, je sais pas pourquoi, j’ai tendance à penser que les paroles pouvaient être autrement plus poignantes (mais c’est peut-être pas l’effet recherché.)
Le côté Ch'timi rock de Filles de joie me ravit et les paroles se fondent bien dans le truc même si ça fait un peu redondant avec A la téloche. A la close, avec son "cor" ou "pipe" quelconque façon album A la belle de mai, fait le lien de fort belle manière avec l’album précédent, Boucan d’enfer.
Enfin, Rien à te mettre est une expérience plus qu’intéressante. Un texte qui n’est pas de Renaud mais que celui-ci parvient à s’approprier avec brio et une musique plutôt innovante dans l’univers renaudien. Je précise que je préfère même sa version à l’originale ! Expérience à renouveler, à mon avis, surtout en ce qui concerne la musique. Il serait pas mal, je trouve, que Renaud s’ouvre un peu plus aux tendances actuelles de la composition dans la chanson française.
J’ignore volontairement le reste de l’album, que j’aime moins, car je préfère parler de ce qui me plaît dans ce disque. Juste préciser, comme je l’avais fait par ailleurs, que l’intro de Sentimentale mon cul est un pompage éhonté du magnifique After the gold rush de Neil Young même si Bucolo s’arrête presqu’à temps pour qu’on s’en rende pas trop compte (trop tard, hélas pour lui. Enfin, inutile de préciser que la musique n’arrive pas à la cheville de celle de Neil Young et les paroles pas à celles d’Alain Souchon).
Pour le reste, j'adore le magnifique livret de Killoffer qui réussit de surcroît l'exploit d'illustrer chaque chanson tout en construisant un récit graphique cohérent qui court harmonieusement d'un bout à l'autre du livret !... Chapeau l'artiste !... Quant à la voix de Renaud (travail en studio ou pas) elle est redevenue très agréable, avec ses accents typiquement renaudiens, sur de nombreux titres... Cool !
Bref, je suis globalement satisfait par ce double album que j’écoute avec plaisir et qui se bonifie à chaque écoute. J’insiste sur le fait qu’il faille impérativement préférer le double album à sa version simple qui, telle qu’elle existe, sans Leonard’s song, A la téloche, A la Close, Filles de joie et Rien à te mettre mais avec Jusqu’à la fin du monde, Je m’appelle Galilée, RS & RS ou Ma blonde, est une hérésie !).
A mon avis, faudrait vraiment n'avoir rien compris à Renaud, ou n'avoir en fait jamais vraiment aimé ce qu'il faisait, pour détester complètement cet album...
C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule !
Avant d'aller coucher, et n'ayant pas le talent d'un charlie je plusune plussois, plus 1. En retirant au passage fille de joie et à la close.
Maintenant je me demandais, dans la carriere de renaud, dans quel mesure ces titres feront date. Si jul n'a pas raison sur la redite et si finalement, on ne prefera pas à 90% l'original à celle du nouvel album. Mais globalement satisfait par le double album, franchement le simple je trouve que c'est limite de l'arnaque.
"La glace m’avait appris ce que je savais depuis toujours : j’étais horriblement naturel.
Je ne m’en suis jamais remis. »
Alors charlie, je tiens à modérer mon avis sur la redite.
L'idée de base est que rouge sang, c'est du recyclé au niveau musical (comme la brillamment démontré Michaël) et au niveau des paroles des albums précédents. C'est du recyclé moins bien en plus. Donc, l'album présente pour moi peu d'intérêt. Ce qui est bien, c'est que parfois, une chanson (comme "A la téloche") recycle "Télé foot" pour le texte et recycle "marchand de caillou" pour la musique. (Quoique je suis gentil en disant que les paroles recyclent téléfoot, c'est à dire qu'elle dit plus longuement, moins drôlement et moins justement ce que dit téléfoot en un couplet). Bref donc cette recombinaison musique-paroles peut à la limite être intéressante, mais ça reste limité.
Il y a 4 exceptions à ça : Ma blonde, Danser à Rome que je n'ai pas écouté (j'arrive pas à télécharger Danser à Rome je comprends pas pourquoi).
Il y a Je m'appelle Galilée qui est complètement inédite.
Il y a Leonard's song qui recycle Jonathan mais cette fois-ci en mieux.
Voilà, c'est pas si mal. L'album n'est pas mauvais en soi, mais pourquoi irais-je écouté des remakes quand j'ai les originaux chez moi.
Rouge-gorge -> Amoureux de Paname
Où c'est qu'j'ai mis mon flingue -> Société tu m'auras pas
2e génération -> La chanson du loubard
P'tite conne -> La blanche
Il suffit juste d'une bonne dose de mauvaise foi...
distantship a écrit :On peut facilement continuer la liste :
Rouge-gorge -> Amoureux de Paname
Où c'est qu'j'ai mis mon flingue -> Société tu m'auras pas
2e génération -> La chanson du loubard
P'tite conne -> La blanche
Il suffit juste d'une bonne dose de mauvaise foi...
ok, ayons une dose de mauvaise fois et prenons tes exemples un par un.
Rouge gorge -> Amoureux de paname : là je suis pas d'accord, Rouge gorge est un hommage au paris de doisneau, et une critique de ce que devient paris. Amoureux de paname est un hymne anti-écolo, anti-retour à la nature.
Ou c'est qu'j'ai mis mon flingue -> Société tu m'auras pas : d'accord, mais il y a une progression, Ou c'est qu''jai mis mon flingue est mieux que société, et il y a des trouvailles de textes dans société, qui rendent la chansons intéressante en soi.
2è génération -> La chanson du loubard : bon, je suis pas fan de la chanson du loubard (malgré quelques belles trouvailles, "j'voudrais pas finir comme toi mon vieux gavroche") donc là encore 2è génération est mieux.
Ptite conne -> La blanche : Encore une fois, ptite conne est mieux que la blanche. Effectivmenet, la blanche pour moi n'a plus trop d'intérêt dès lors qu'il y a ptite conne.
En plus, certaines chansons étaient en effet du recyclé mais elles étaient toujours minoritaires (même dans Boucan d'enfer qui est pourtant un mauvais album). La nouveauté ici, c'est que justement la nouveauté est ultra-minoritaire.
En gros qu'il y a 4-5 chansons de reprises (de type "vacances de la pépet") ça ne me gène pas dès lors qu'il y a aussi Mistral gagnant, Miss Maggie, Mort les enfants, Fatigué et surtout Tu vas au bal.
jul a écrit :(malgré quelques belles trouvailles, "j'voudrais pas finir comme toi mon vieux gavroche")
C'est "j'voudrais finir comme toi mon vieux Gavroche"...
Pour le reste, à partir du moment où l'intéressé admet lui-même que ses chansons "tournent en rond toujours sur les mêmes thèmes", je ne vois plus trop l'intérêt de la démarche...