Il a attaqué par trois titres de son nouvel album, les trois premiers. Pépère. Ça rendait pas mal. Le son était impeccable, comme toujours. Et puis paf, premier coup de semonce, l'entame d'un groove que j'aime beaucoup, un petit What Do You Want From Me que je n'attendais pas ! Ça m'a fait plaisir. Après une autre chanson "récente", un sympathique Great Gig in the Sky pas mal torché par des choristes à leur affaire, et puis, après un autre titre du nouvel album, une fin de premier set de toute beauté avec une magnifique version de Wish You Were Here, des arrangements très intéressants sur le très convaincant Money qui s'ensuivit, et un enchaînement de In Any Tongue - morceau phare et très floydien de l'album Rattle That Lock, sympathique solo final compris - avec un High Hopes de fort bonne tenue.
Puis il a attaqué le deuxième set avec une version tellurique de One of These Days qui m'a quasiment foutu la trique et des frissons de là à là, a poursuivi avec un impeccable Shine On You Crazy Diamond (Part I-V), nous a asséné un Fat Old Sun de derrière les fagots à tomber par terre, avant de nous faire atterrir avec un Coming Back to Life pas dégueu. Après un petit temps mou de trois titres solo assez récents, il a ressorti l'artillerie lourde pour un finale époustouflant de bruit et de fureur avec Sorrow puis Run Like Hell, morceau qui fait toujours son petit effet.
Pour le rappel, il nous a achevé avec une suite Time – Breathe (reprise) – Comfortably Numb qui met tout le monde d'accord (même si c'est le classique par excellence, c'est toujours un grand plaisir de finir sur un solo à rallonge de Comfortably Numb…), avant de nous libérer des arènes et de nous rendre à la nuit nîmoise, après trois heures de concert bien remplies. Il est fort, ce David !
David Gilmour, bien évidemment. 70 ans et une belle performance (un peu moins qu'il y a 10 ans au théâtre antique de Vienne, certes, mais à l'époque, Richard Wright n'était pas mort et l'accompagnait sur scène, et leur version intégrale incroyable de Echoes (plus de 20 minutes tout de même) m'avait scotché aux vielles pierres du théâtre) ! Bref, 23 titres dont 14 de Pink Floyd bien assaisonnés. Assez classe, je dois dire, ce concert du 20 juillet à Nîmes (oui, j'ai au moins réussi à me caler ça dans cet été où j'ai été débordé…)
L'année dernière, j'avais vu Paul McCartney, 73 ans, au Stade Vélodrome, à Marseille. Et pareil ! (voire même mieux !). 3 heures bien remplies et pleines de pêche ! 41 chansons dont 26 des Beatles, et pas forcément les plus connues, des trucs pour fans, quoi. Genre I've Just Seen A Face, We Can Work It Out, Blackbird, All Together Now, Being for the Benefit of Mr. Kite!, Another Girl... Si, si, je vous jure ! J'étais ravi. Sans compter quelques trucs de toute beauté que je n'espérais même pas, comme le Nineteen-Hundred-and-Eighty-Five de la période Wings, ou le maginifique Here Today en hommage à John Lennon, entre autres bonnes choses… Et puis dans le deuxième rappel, juste avant le finale abbey-roadien du concert (la suite Golden Slumbers – Carry That Weight – The End), une version ahurissante et hypnotique de Helter Skelter, là aussi pleine de bruit et de fureur. La grande classe, Sir Paul.
Du coup, j'ai décidé que je n'irais plus qu'aux concerts des gens qui ont passé les 70 balais !
Bon, certes, Renaud n'a que 64 ans… Mais il en paraît bien 10 de plus, non ? Ça compte ?