Ac2n, tu as eu des refus explicites à ce sujet ? D'ailleurs qu'est-ce qui fait qu'un employeur pour ce genre de travail peut préférer un jeune, vous pensez? Le fait qu'il suppose qu'il sera plus facilement "corvéable" ?
Moi aussi dd, je voulais être vétérinaire et je me suis découragée devant les années d'études. Bon ceci-dit j'ai fait quand même 6 ans après le bac. Je crois que mon rêve en fait n'était pas vétérinaire mais plutôt éthologue et exploratrice

un peu comme Jane Goodall ou Diane Fossey. Bon le souci c'est que je suis quand même un peu casanière et que j'ai dû réaliser qu'il fallait un courage et une ténacité hors du commun et un parcours de vie hors des sentiers battus.
Je n'ai pas eu à faire 36 petits boulots, juste caissière dans un ED un été quand j'étais étudiante. Je savais que je ne voulais pas de patron depuis très longtemps. La solitude dans la gestion de mon travail me va très bien et j'ai fait le choix des responsabilités, des arrêts maladie impossibles et d'une forme "d'insécurité" propre au libéral que je préfère aux inconvénient du salariat.
adieu minette a écrit : ↑28 sept. 2021, 06:50
Vaste sujet ! Quand j'étais petit, je n'ai voulu être pompier ou un truc du genre. Je me voyais bien facteur (à vélo)
Ah ben voilà d'où ça vient!
adieu minette a écrit :
J'ai eu la chance d'être bon en maths, j'aime l'enseignement donc je suis très satisfait de mon boulot pour le moment.... (Quand il faudra à 65 ans être devant des jeunes de 15 ans, ça sera peut-être bizarre, on verra.) Je me considère comme verni du point de vue professionnel, d'autant plus que je fais un certain nombre d'autres missions en parallèle des cours, donc je m'ennuie pas .
Moi aussi, je me considère comme chanceuse mais sachant que je devrai travailler jusque 68/69 ans, que je travaille beaucoup d'heures sans avoir le droit de tomber malade et que les conditions de travail (comme pour beaucoup) se sont dégradées (beaucoup plus de paperasses donc du temps de travail en plus sans compensation financière et pression de plus en plus forte pour que tout soit "tracé" , "justifié", sans compter que dans un système de soins surchargé, on se sent obligé de travailler de plus en plus) franchement je ne me vois pas continuer exactement comme cela jusqu'à cet âge-là!
adieu minette a écrit :Cependant, de par mon caractère certainement, je crois que j'aurais pu accepter pas mal de boulots, à condition d'avoir un bon équilibre en dehors. (sport, vie perso, amis...etc)..Quand j'étais étudiant, j'ai bossé par exemple à l'usine ou chez les éboueurs où j'étais ripeur + nettoyage des camions bennes. Alors qu'on m'avait dit que certains nouveaux ne restaient qu'une journée, moi ça m'a jamais dérangé une seule seconde, j'étais très à mon aise. Pour moi ça avait du sens tout ça, c'est utile, on voit le boulot qu'on accomplit...Ramasser les poubelles ou rendre des bennes à ordure dégueulasses au départ, absolument nickel, je trouvais ça satisfaisant. En plus j'étais plutôt bien payé. Peut-être qu'au bout de quelques années j'en aurais eu assez, mais je ne me lasse pas facilement.
Je comprends; Ceci dit, je ne sais pas dans la durée, si on parvient à y voir toujours autant de sens. Mais ce qui se voit est en général gratifiant. Je préfère passer une heure à nettoyer le box de mes âne et j'en tire une vraie satisfaction que passer une heure au ménage dans ma maison!

D'ailleurs, je crois que c'est aussi ce qui fait que les auxiliaires de vie sont beaucoup moins bien payées que les éboueurs. On peut penser qu'il y a le fait que ce sont essentiellement des femmes mais je pense que le fait que leur travail est peu visible joue un rôle. En plus si les éboueurs font grève, ça pue et les rats grouillent... Si les auxiliaires de vie faisaient grève, c'est juste pas éthique et cela mettrait plein de petits vieux en galère mais cela reste invisible...