Bien sûr que si, l'école est le punching ball idéologique de tout le monde, elle morfle à chaque délire médiatique (au passage c'est bien le journal de Kahn qui relaye constamment l'idée que c'est les méthodes qui sont pas bonnes parce que avant on avait 50 élèves dans les classes et tout marchait très bien, et j'exagère à peine) et puisque des étrangers aux familles y éduquent les gosses, tout le monde la regarde en permanence, a un avis dessus, avis utilisé par les media pour que des journalistes en général très moyens vomissent la même haine des profs que celle de Yann Quib, et par les politiques pour justifier la leur ou montrer comme ils ont été gentil et comme ils ont bien entendu les revendications de leurs pires énnemis, les profs.MAHEUDE a écrit :(être au Modem,éditorialiser dans Marianne,copiner avec le Nain et diriger Inter ,ça n'a pas de conséquences sur l'élaboration des programmes scolaires,ou la réforme des IUFM)
Quant aux programmes de l'école primaire de 2002, dont tu l'accuses peut-être, je pense qu'ils sont ce qu'il est arrivé de mieux à l'école primaire, exigeants avec les profs sans les plonger dans l'absurdité, déculpabilisants avec les élèves et d'une ambition rare du point de vue de l'éthique. Alors ouais, c'est devenu un poil verbeux, jargonneux, les parents, du coup, n'y comprennent plus rien, les profs de la vieille école se sentent montrés du doigt parce qu'ils travaillent à l'inverse, mais à mon avis si y avait pas eu cette offensive nucléaire du "pédagogisme" comme on dit chez les opposants de toujours à l'idée même de questionner l'autorité de la société sur les enfants, la situation serait encore pire.
Dans le secondaire, elle n'a pas frappé avec la même force, bien loin de là, et c'est bien dommage. Je me demande même si elle a laissé des traces.
je te dis pas comment les instits de CM2 sont déprimés à l'idée d'envoyer leurs mômes en 6e, où on les laissera crever la gueule ouverte dès qu'ils ne seront pas capables de comprendre tout seul.