la nostalgie Renaud/Perret etc...

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Sophie du moulin
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la nostalgie Renaud/Perret etc...

Message par Sophie du moulin »

En écoutant alternativement un album de Pierre Perret et un autre de Renaud, deux chansons sur la nostalgie de l'enfance me sont apparues comme très proches et en même temps tellement différentes que j'ai eu envie de partager cela ici. :)
Il s'agit des titres "Le sirop de la rue" versus "La communale"
Il s'agit dans les deux cas, de 2 chansons profondément nostalgiques de la douceur de l'enfance avec toutes deux des énumérations de souvenirs mais il y a un abord très différent.
Pierre Perret énumère toutes les bêtises, les choses qui l'amusaient enfant et ne compare pas avec le temps présent sauf pour répéter: "y avait pas d'portable, pas d'internet". Renaud énumère des souvenirs surtout du domaine de l'imaginaire propre à l'enfance: l'enfer qui n'existait que dans "nos pauvres marelles", les jeux sur la plage où "C'tait l'débarquement , Moi j'étais les G.i's, T'étais les all'mands" ou encore le vent du large qu'on croyait entendre dans un coquillage mais sans cesse, chaque souvenir est mis en face d'une réalité désagréable d'aujourd'hui. Et la fin de chaque chanson confirme notre impression puisque Pierre Perret se ressource dans ses souvenirs:
"Quand mon coeur y pensent
Il reçoit ravis
Ces éclats d'enfance au soir de ma vie"
Alors que Renaud pensant aussi à sa mort va jusqu'à reprocher à dieu les illusions perdues:
"L'jour où j'mourirai
Puisque c'est écrit
Qu'après l'enfance
C'est quasiment fini
Devant l'autr' charlot
J'espère arriver
La boule à zéro
La morve au nez

Du mercurochrome
Sur mes g'noux pointus
Qu'y connaissent l'arôme
Du sirop d'la rue

Lui qu'à eu tant d'mômes
Et qui les a perdus"

Je n'ai pas fait une comparaison du lexique mais je pense que là aussi on doit trouver matière à comparer ses deux chansons. Si le cœur vous en dit. :wink:
Modifié en dernier par Sophie du moulin le 21 nov. 2020, 15:51, modifié 1 fois.
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Sophie du moulin
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Re: la nostalgie de l'enfance Renaud/Pierre Perret

Message par Sophie du moulin »

Je me demande si mon topic ne donne pas des boutons à certains! :mrgreen: :hehe:
Je mets quand même les deux chansons en vidéo au cas où la curiosité de certains est peut-être plus forte que l'urticaire aux explications de textes :wink:

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Marie la Belge
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Re: la nostalgie de l'enfance Renaud/Pierre Perret

Message par Marie la Belge »

On avait un topic sur le même principe, dommage c'est vieux et beaucoup de liens sont cassés.
https://www.sharedsite.com/hlm-de-renau ... =6&t=25468
Elle quitte le vilain phenix mais aimera toujours Renaud.
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Sophie du moulin
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Re: la nostalgie de l'enfance Renaud/Pierre Perret

Message par Sophie du moulin »

Effectivement. Merci Marie :) Et bien on peut le remettre au goût du jour en mettant ici de nouvelles comparaisons. :)
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adieu minette
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Re: la nostalgie de l'enfance Renaud/Pierre Perret

Message par adieu minette »

Héhé, sympa le lien sur ce vieux topic.
Pas si simple de trouver des comparaisons entre les chansons.
Je me lance. Bien que le sujet ne soit pas directement le même, je rapprocherais "Chanson pour Pierrot" de "Mon frère" de Maxime Le Forestier. Je trouve qu'il y a un peu la même sensibilité sur un être qui n'existe pas encore, et pas du tout pour l'autre. Avec une projection sur cet être dans les deux cas.


On pourrait trouver aussi des éléments de comparaison dans les paroles comme :

"On aurait appris l'argot par cœur
J'aurais été ton professeur
A mon école buissonnière
"

"Tu iras pas à l'école
Je t'apprendrai les gros mots
"

ou

"Tu aurais fini mes chansons
Je t'aurais appris à en faire
"

"Je t'apprendrai des chansons
Tu les trouveras débiles
"
Samuel Paty, un héro, tué par la haine et la connerie.

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Sophie du moulin
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Re: la nostalgie de l'enfance Renaud/Pierre Perret

Message par Sophie du moulin »

Je n'avais jamais fait ce rapprochement mais effectivement ça se tient. :) Et c'est vrai que parfois dans une chanson il y a juste une phrase qui fait écho à une autre chanson, donc difficile de les rapprocher mais n'empêche qu'à chaque fois que tu l'entends, tu y penses.
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Sophie du moulin
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Re: la nostalgie de l'enfance Renaud/Pierre Perret

Message par Sophie du moulin »

Pour la chanson "hymne aux femmes" , je mets en parallèle Miss Maggie avec Mesdames de Grand corps malade. Je n'y avais pas pensé auparavant, c'est bizarre. Pour ceux qui ne connaissent pas
Je mets les textes pour mémoire (copié collé depuis le net donc il peut y avoir des erreurs)
Femmes du monde ou bien putains
Qui, bien souvent, êtes les mêmes
Femmes normales, stars ou boudins
Femelles en tout genre, je vous aime
Même la dernière des connes
Je veux dédier ces quelques vers
Issus de mon dégoût des hommes
Et de leur morale guerrière
Car aucune femme sur la planète
N's'ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière ni plus malhonnête
A part peut-être, Madame Thatcher
Femme je t'aime parce que
Lorsque le sport devient la guerre
Y'a pas de gonzesses, ou si peu
Dans les hordes des supporters
Ces fanatiques fous furieux
Abreuvés de haine et de bière
Défiant les crétins en bleu
Insultant les salauds en vert
Y'a pas de gonzesse hooligan
Imbéciles et meurtrière
Y'en a pas, même en Grande-Bretagne
A part, bien sûr, Madame Thatcher
Femme je t'aime parce que
Une bagnole entre les pognes
Tu n'deviens pas aussi con qu'eux
Ces pauvres tarés qui se cognent
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut
Y'en a qui vont jusqu'à flinguer
Pour sauver leur auto-radio
Le bras d'honneur de ces cons-là
Aucune femme n'est assez vulgaire
Pour l'employer à tour de bras
A part, peut-être, Madame Thatcher
Femme je t'aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parce' que la vue d'une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires
Parc'que dans les ranges des chasseurs
Qui dégomment la tourterelle
Et occasionnellement les beurs
J'ai jamais vu une femelle
Pas une femme n'est assez minable
Pour astiquer un revolver
Et se sentir invulnérable
A part, bien sûr, Madame Thatcher
C'est pas un cerveau féminin
Qu'est sortie la bombe atomique
Et pas une femme n'a sur les mains
Le sang des Indiens d'Amérique
Palestiniens et Arméniens
Témoignent du fond de leurs tombeaux
Qu'un génocide c'est masculin
Comme un SS, un torero
Dans cette putain d'humanité
Les assassins sont tous des frères
Pas une femme pour rivaliser
A part peut-être, Madame Thatcher
Femme je t'aime, surtout, enfin
Pour ta faiblesse et pour tes yeux
Quand la force de l'homme ne tient
Que dans son flingue ou dans sa queue
Et quand viendra l'heure dernière
L'enfer s'ra peuplé de crétins
Jouant au foot ou à la guerre
A celui qui pisse le plus loin
Moi je me changerai en chien
Si je peux rester la Terre
Et comme réverbère quotidien
Je m'offrirai Madame Thatcher
Veuillez accepter mesdames ces quelques mots comme un hommage
À votre gente que j'admire, qui crée en chaque homme un orage
Au cinéma ou dans la vie, vous êtes les plus beaux personnages
Et sans le vouloir vous tenez nos cœurs et nos pensées en otage
Veuillez acceptez mesdames cette déclaration
Comme un tentative honnête de réparation
Face au profond machisme de nos coutumes, de nos cultures
Dans le grand livre des humains place au chapitre de la rupture
Vous êtes infiniment plus subtiles, plus élégantes et plus classes
Que la gente masculine qui parle fort, prend toute la place
Et si j'apprécie des deux yeux quand tu balances ton corps
J'applaudis aussi des deux mains quand tu balances ton porc
Derrière chaque homme important se cache une femme qui l'inspire
Derrière chaque grand être humain pressé d'une mère qui respire
La femme est l'avenir de l'homme, écrivait le poète
Eh bien l'avenir s'est installé et depuis belle lurette
Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices
Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis
Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs, vous êtes caissières, vous êtes docteurs
Vous êtes nos filles et puis nos femmes, nous on vacille pour votre flamme
Comment ne pas être en admirationnet et sans commune mesure
Pour celles qui portent et fabriquent pendant neuf mois notre futur
Pour celles qui cumulent plusieurs emplois et ce sans sourciller
Celui qu'elles ont dans la journée est le plus grand, mère au foyer
Veuillez accepter mesdames cette réelle admiration
De votre force, votre courage et votre détermination
Veuillez accepter mesdames mon aimable faiblesse
Face à votre fragilité, votre empathie, votre tendresse
Veuillez accepter mesdames cette petite intro
Car l'avenir appartient à celles qu'on aime trop
Et pour ne pas être taxé de premier degré d'anthologie
Veuillez acceptez mesdames cette délicate démagogie
You are the only one, you are the only
You are the only one, the only
You are the only one, you are the only one
You are, yes you are
Vous êtes nos muses, nos influences, notre motivation et nos vices
Vous êtes Simone Veil, Marie Curie, Rosa Parks, Angela Davis
Vous êtes nos mères, vous êtes nos sœurs, vous êtes caissières, vous êtes docteurs
Vous êtes nos filles et puis nos femmes, nous on vacille pour votre flamme
Moi la grosse différence qui me frappe c'est que Grand corps malade énumère ce que font les femmes et Renaud ce qu'elles ne font pas.
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adieu minette
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Re: la nostalgie de l'enfance Renaud/Pierre Perret

Message par adieu minette »

Sophie du moulin a écrit :
21 nov. 2020, 15:46
Pour la chanson "hymne aux femmes" , je mets en parallèle Miss Maggie avec Mesdames de Grand corps malade.
Je suis étonné, tu as oublié "femme, femme, femme " de Serge Lama et "femmes des années 80" de Sardou... bizarre. :mrgreen: :mrgreen:
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Sophie du moulin
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Re: la nostalgie Renaud/Perret etc...

Message par Sophie du moulin »

:mrgreen: Ceci dit la chanson de Sardou est pour moi associée à mes premières boums de fin de primaire, début du collège et plein de jolis souvenirs. cheers
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Re: la nostalgie Renaud/Perret etc...

Message par Sophie du moulin »

J'ai pensé ce matin à un autre parallèle entre deux textes de Grand corps malade et de Renaud: Chanson pour Pierrot et Définitivement.
Je mets les textes même si je pense que Chanson pour Pierrot est bien dans vos mémoire mais cela permet de bien comparer:
Chanson pour Pierrot

T'es pas né dans la rue,
t'es pas né dans l'ruisseau,
pas un enfant perdu,
pas un enfant d'salaud
vu qu't'es né dans ma tête
et qu'tu vis dans ma peau,
j'ai construit ta planète
au fond de mon cerveau.

Pierrot,
mon gosse mon frangin, mon poteau,
mon copain, tu m'tiens chaud,
Pierrot.

Depuis l'temps que j'te rêve,
depuis l'temps que j't'invente,
Ne pas te voir j'en crève,
j'te sens dans mon ventre.
Le jour où tu t'ramènes,
j'arrête de boire promis,
Au moins toute un'semaine,
ce s'ra dur, mais tant pis.

Pierrot,
mon gosse mon frangin, mon poteau,
mon copain, tu m'tiens chaud,
Pierrot.

Qu'tu sois fils de princesse
ou qu'tu sois fils de rien,
tu s'ras fils de tendresse,
tu s'ras pas orphelin.
Mais j'connais pas ta mère
et je la cherche en vain,
je connais qu'la misère
et tout seul sur le chemin.

Pierrot,
mon gosse mon frangin, mon poteau,
mon copain, tu m'tiens chaud,
Pierrot.

Dans un coin de ma tête
y'a déjà ton trousseau :
un jean une mobylette,
une paire de Santiago.
T'iras pas à l'école,
j't'apprendrai des gros mots,
on jouera au football,
on ira au bistrot.

Pierrot,
mon gosse mon frangin, mon poteau,
mon copain, tu m'tiens chaud,
Pierrot.

Tu t'lav'ras pas les pognes
avant d'venir à table,
et tu m'traitera d'ivrogne
quand j'piquerai ton cartable,
J't'apprendrai mes chansons,
tu les trouveras débiles,
t'auras p't'être bien raison
mais j's'rai vexé quand même.

Pierrot,
mon gosse mon frangin, mon poteau,
mon copain, tu m'tiens chaud,
Pierrot.

Allez, viens, mon Pierrot,
tu s'ras l'chef de ma bande
j'te r'filerai mon couteau,
j't'apprendrai la truande.
Allez, viens, mon copain,
j't'ai trouvé une maman,
tous les trois, ça s'ra bien.
Allez, viens, je t'attends.


Pierrot,
mon gosse mon frangin, mon poteau,
mon copain, tu m'tiens chaud,
Pierrot.
Définitivement

T'es pas encore arrivé,
Avec ta mère on s'impatiente
Elle, elle commence à fatiguer
Puis il faut voir l'état de son ventre
Parait que tu te cache là dessous
On communique à notre façon
Quand j'te parle tu donnes des coups
J'ai tes mouvements, tu as mes sons.

Bah ouais ça nous pendait au nez
Faire un enfant c'était de notre âge
Et puis à force de trop s'aimer
On laisse une trace de notre partage
T'es pas encore là mais déjà je vois beaucoup de choses différemment
Tu vas bousculer ma vie, définitivement.

J'sais pas encore la tête que t'as
Mais déjà j'te trouve beau gosse
J'voudrais t'avoir au creux d'mon bras
Et caresser tes premières bosses
J'aimerais t'acheter ton premier jean
Et ta première paire de basket
J'ai même envie de changer tes couches
Enfin ça, ça changera p'têtre...

J'peux pas encore tout t'raconter
Là quand j'te parle, ta mère écoute
Mais t'inquiètes dès qu'tu seras né
On aura nos secrets, tu t'en doutes
Je t'apprendrai même à faire des blagues
Et si jamais on s'fait griller
Toi tu diras qu'c'est ma faute
Moi j'dirai qu'c'est toi qui as eu l'idée

J'ai déjà la rage contre t'es profs, quand ils donneront trop de devoirs
Si t'as des mauvais points de conduites
Ca seras pas vraiment un hasard
Je t'engueulerai quand même pour la forme
Mais au fond de moi, évidemment,
Je serai de ton côté, définitivement.

Je t'apprendrai à observer
Et à écouter les gens
Tu m'apprendras à m'inquiéter
J'espère que tu seras indulgent
Je t'enseignerai la prudence
Tu m'apprendras l'incertitude
Tu m'apprendras les nuits blanches
Je t'enseignerai la gratitude

On se casse la gueule à coup sur
Quand on apprend à marcher
J'aurai envie de te protéger
Mais j'essaierai de pas être trop lourd
Je mettrai mon amour de fer
Dans une apparence de velours

Je te préviens je fait mal la bouffe
Et je pourrai pas jouer au ballon
Mais je trouverai d'autres trucs à faire
Pour que tu sois fier de ton daron
Je serai un peu ton pot, un peu ton frère
Mais pour me fâcher

Faudra que je sois un peu ton père
Quand j'te dirai d'aller te coucher
T'es pas encore arrivé
Mais déjà qu'est que je te kiffe
Dans mon petit quotidien tu as changé tous mes objectifs
Avant de penser à quoi que se soit je penserai à toi
Tu as clairement, changé mon sens des priorités, définitivement

Alors voilà dépêche un peu
Il reste 3 mois à galérer
Tu dois être serré dans ton pieu
Faudrait qu'tu pense à t'aérer
Ici y a plein de belles choses à voir
Y a la montagne, et y à la mer
Le soleil, la lune, les étoile
Et puis les yeux de ta mère

Aller mon gars dépêche un peu
J'ai envie d'entendre ta voix
On t'a même trouvé un prénom
Si tu l'aimes pas, tant pis pour toi
J'ai l'impression de rêver
T'es la meilleure chose, assurément
Qui me soit jamais arrivé, définitivement

J'ai l'impression de rêver
T'es la meilleure chose, assurément
Qui me soit jamais arrivé.
J'ai parfois la vie qui me pique les yeux mais je n'envie pas ceux qui gardent les yeux secs....
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