Yann quib a écrit : ↑07 mars 2017, 09:27
Jeep a écrit : ↑07 mars 2017, 09:16
Pour appliquer une politique, il faut un gouvernement.
Et une majorité à l'Assemblée Nationale.
Former un gouvernement c'est facile.
Avoir une majorité c'est une autre paire de manche.
Macron ne l'aura jamais.
Je le répète une nouvelle fois, on s'achemine vers un retour à la IVème République et son instabilité permanente (quelque soit le vainqueur de l'élection vu le bordel de tous les bords).
Bien sur que si il aura une majorité, créée autour d’une plateforme de gouvernement. Les candidats aux legislatives investis seront liés par leur adhésion à cette plateforme.
Ne perds pas de vue que pour les élections
locales, l'enracinement
local est primordial (les parachutages ça ne fonctionne que rarement) avec une notoriété aussi (les gens aiment bien connaitre la personne, pas seulement l'étiquette politique sous laquelle il se présente).
La prime au sortant est aussi une part importante lors d'une élection.
Macron va proposer une liste de candidats connus pour certains, mais également un tiers de candidats issus de la société civile.
C'est très joli sur le papier, c'est innovant.
Mais dans une circonscription qui aura un tel candidat, voter "Séraphin Lampion" ce sera une aventure dans laquelle ne s'engageront pas souvent une majorité d'électeurs.
Avoir l'étiquette EM! ne suffira pas à obtenir le miracle espéré.
(et ceci est également applicable au FN, même en cas de victoire de la blonde de Bretagne, une majorité à l'AN ne pourrait pas être obtenue pour exactement les mêmes raisons. Et l'éclatement actuel de la droite va causer des résultats identiques.)
On va se retrouver avec plusieurs groupes représentant entre 10 et 30% du nombre de députés qui ne permettront pas de dégager une majorité absolue sur laquelle un président et son gouvernement pourraient se reposer pour appliquer une politique.
On part pour des années de tractations, arrangements divers, renonciations, blocages...
(et on ne peut pas dissoudre l'AN tous les 6 mois en cas de pays ingouvernable).
On se moquait des belges et des espagnols dans leurs difficultés à faire ressortir une majorité.
On en prend également le chemin.