Les petites atteintes quotidiennes à la liberté
Modérateur : modérateurs
Re: Les petites atteintes quotidiennes à la liberté
Ouais...heureusement qu'il y en a au moins un qui a sauvé l'honneur de la police à Londres...
"Faute avouée est à moitié pardonnée" disait Pie XII à Himmler (Pierre DESPROGES).
Re: Les petites atteintes quotidiennes à la liberté
http://www.rue89.com/2009/05/04/sms-fai ... ne-enquete
Bouygues Telecom est embarrassé. Le 16 avril dernier, à cause d'un SMS transmis « de manière officieuse » à la police par l'un de ses salariés, un menuisier de 29 ans d'Abbeville, Stéphane, a passé 24 heures en garde à vue. C'est le Courrier Picard qui a raconté l'histoire samedi.
Stéphane, un menuisier de 29 ans d'Abbeville, faisant visiblement
l'objet d'une mauvaise blague, reçoit le SMS suivant d'un de ses collègues :
« Pour faire dérailler un train, t'as une solution ? »
Une mauvaise blague qui coûte cher à celui qui la reçoit. Des policiers l'arrêtent et il passe une nuit au poste. Motif officiel de sa garde à vue : « Non dénonciation de crime. » Le menuisier s'est insurgé dans le Courrier Picard :
« C'est totalement irréel. Je ne souhaite à personne de
vivre ce que j'ai vécu. (…) C'était un véritable choc. En deux secondes, j'ai eu l'impression de devenir un vulgaire criminel. Je me retrouve dans une belle cellule jaune qui sent la pisse, j'ai l'impression d'être traité comme un chien. »
L'auteur du texto a lui aussi été auditionné et son domicile, perquisitionné. Question : comment le SMS, qui relève de la correspondance privée, a-t-il fini sur le bureau du procureur d'Abbeville Eric Fouard ?
Un élément d'explication réside peut-être dans le fait que le téléphone de Stéphane n'était pas le sien, mais un téléphone de remplacement, prêté par l'opérateur. Par ailleurs, une porte-parole de Bouygues Telecom nous indique qu'une enquête est en cours :
« Nous avons appris cette affaire par la presse ce matin. Une enquête interne est en cours pour savoir qui a transmis ces informations et éventuellement mener des actions contre la personne fautive.
« Un opérateur n'est pas autorisé à délivrer le contenu d'un SMS aux autorités, sauf s'il y a réquisition judiciaire. Nous n'avons pas le droit de prendre connaissance des contenus échangés par nos clients. Nous ne savons pas exactement ce qui s'est passé. »
Le procureur Eric Fouard, lui, a moins d'états d'âme, si on l'en croit ses déclarations au Courrier picard :
"L'opérateur a le droit de consulter ces messages et le
devoir d'alerter les autorités s'il estime qu'un crime ou un délit
est susceptible d'être commis."
Il justifie la garde à vue par le « principe de précaution qui prévaut en
matière de terrorisme ». On sent que l'affaire Coupat n'est pas très loin…
Souriez, Big (Bouygues ?) Brother vous regarde...
Bouygues Telecom est embarrassé. Le 16 avril dernier, à cause d'un SMS transmis « de manière officieuse » à la police par l'un de ses salariés, un menuisier de 29 ans d'Abbeville, Stéphane, a passé 24 heures en garde à vue. C'est le Courrier Picard qui a raconté l'histoire samedi.
Stéphane, un menuisier de 29 ans d'Abbeville, faisant visiblement
l'objet d'une mauvaise blague, reçoit le SMS suivant d'un de ses collègues :
« Pour faire dérailler un train, t'as une solution ? »
Une mauvaise blague qui coûte cher à celui qui la reçoit. Des policiers l'arrêtent et il passe une nuit au poste. Motif officiel de sa garde à vue : « Non dénonciation de crime. » Le menuisier s'est insurgé dans le Courrier Picard :
« C'est totalement irréel. Je ne souhaite à personne de
vivre ce que j'ai vécu. (…) C'était un véritable choc. En deux secondes, j'ai eu l'impression de devenir un vulgaire criminel. Je me retrouve dans une belle cellule jaune qui sent la pisse, j'ai l'impression d'être traité comme un chien. »
L'auteur du texto a lui aussi été auditionné et son domicile, perquisitionné. Question : comment le SMS, qui relève de la correspondance privée, a-t-il fini sur le bureau du procureur d'Abbeville Eric Fouard ?
Un élément d'explication réside peut-être dans le fait que le téléphone de Stéphane n'était pas le sien, mais un téléphone de remplacement, prêté par l'opérateur. Par ailleurs, une porte-parole de Bouygues Telecom nous indique qu'une enquête est en cours :
« Nous avons appris cette affaire par la presse ce matin. Une enquête interne est en cours pour savoir qui a transmis ces informations et éventuellement mener des actions contre la personne fautive.
« Un opérateur n'est pas autorisé à délivrer le contenu d'un SMS aux autorités, sauf s'il y a réquisition judiciaire. Nous n'avons pas le droit de prendre connaissance des contenus échangés par nos clients. Nous ne savons pas exactement ce qui s'est passé. »
Le procureur Eric Fouard, lui, a moins d'états d'âme, si on l'en croit ses déclarations au Courrier picard :
"L'opérateur a le droit de consulter ces messages et le
devoir d'alerter les autorités s'il estime qu'un crime ou un délit
est susceptible d'être commis."
Il justifie la garde à vue par le « principe de précaution qui prévaut en
matière de terrorisme ». On sent que l'affaire Coupat n'est pas très loin…
Souriez, Big (Bouygues ?) Brother vous regarde...
Soundtrack of my life
"Le réalisme est la bonne conscience des salauds"
George Bernanos.
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Re: Les petites atteintes quotidiennes à la liberté
tu dis ça parce que tu prends jamais le train toi, avec ton 4x4 !
E kreiz an avel, atao!
Re: Les petites atteintes quotidiennes à la liberté
Le 27 février 2008, un enseignant marseillais de 47 ans assiste à un contrôle d’identité à la gare Saint-Charles, à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Comme le contrôle lui semble musclé, il intervient.
Et se met ainsi à crier, à deux reprises : «Sarkozy, je te vois», selon Le Parisien.
Des cris qui provoquent l’amusement des passagers qui assistent à la scène.
Seulement, ce jour-là, les policiers ne goûtent guère l’humour de l’enseignant.
Les policiers, qui se sentent gênés par l’enseignant, l’emmènent au commissariat et lui dressent un procès-verbal, précise Le Parisien.
Les policiers affirmant que «par la durée et la répartition de ses cris», l'enseignant a porté atteinte à la tranquillité publique, contrevenant ainsi à l'article 13-37 du code de la santé publique.
L’enseignant, qui pensait que l’affaire était classée, a reçu le 20 avril dernier une convocation à comparaître, le 19 mai, devant un juge de proximité, toujours selon Le Parisien.
Selon son avocat, Me Philippe Vouland, le motif des poursuites a changé : il est désormais reproché à son client un «tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d'autrui», délit passible d'amende selon l'article R 632-1 du Code pénal.
Me Vouland va plaider la nullité de la citation, car, explique-t-il «parler plus fort que de raison dans une gare comme Saint-Charles, en pleine heure de pointe, ne peut en aucun cas constituer une contravention».
http://fr.news.yahoo.com/63/20090514/tf ... 9dcf9.html
Comme le contrôle lui semble musclé, il intervient.
Et se met ainsi à crier, à deux reprises : «Sarkozy, je te vois», selon Le Parisien.
Des cris qui provoquent l’amusement des passagers qui assistent à la scène.
Seulement, ce jour-là, les policiers ne goûtent guère l’humour de l’enseignant.
Les policiers, qui se sentent gênés par l’enseignant, l’emmènent au commissariat et lui dressent un procès-verbal, précise Le Parisien.
Les policiers affirmant que «par la durée et la répartition de ses cris», l'enseignant a porté atteinte à la tranquillité publique, contrevenant ainsi à l'article 13-37 du code de la santé publique.
L’enseignant, qui pensait que l’affaire était classée, a reçu le 20 avril dernier une convocation à comparaître, le 19 mai, devant un juge de proximité, toujours selon Le Parisien.
Selon son avocat, Me Philippe Vouland, le motif des poursuites a changé : il est désormais reproché à son client un «tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d'autrui», délit passible d'amende selon l'article R 632-1 du Code pénal.
Me Vouland va plaider la nullité de la citation, car, explique-t-il «parler plus fort que de raison dans une gare comme Saint-Charles, en pleine heure de pointe, ne peut en aucun cas constituer une contravention».
http://fr.news.yahoo.com/63/20090514/tf ... 9dcf9.html
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- Blaise Poulossière
- Messages : 3878
- Enregistré le : 12 juin 2006, 14:01
- Localisation : Meyzin-Peutard (Jura)
Re: Les petites atteintes quotidiennes à la liberté
Au moins SVPat, il a mis ça dans Portnawak !
- Marine alias Cerise
- Messages : 463
- Enregistré le : 18 oct. 2005, 20:54
Re: Les petites atteintes quotidiennes à la liberté
Salut
Réussir c'est aller d'échec en échec, sans perdre son enthousiasme.
Re: Les petites atteintes quotidiennes à la liberté
Chez moi ils ont pas besoin de se révolter vu qu'ils s'en foutent du règlement et que comme nous aussi un peu (enfin moi quoi) eh ben voilà.ArcadeFire a écrit :Dans mon collège, les gamins n'ont plus le droit ni de se faire des bisous, ni de se faire des câlins.
Je veux dire: mon boulot dans la cours est à présent vraiment de séparer ce genre de manifestation.
Je le fais pas, mais bon.
Vous en avez rien à battre?
Vous avez pas tort.
N'empêche qu'ils se sont révoltés, comme des grands, tous ensemble, et que même s'ils auront pas gain de cause, c'est beau, ça.
Vous parliez de quoi, au fait?
Re: Les petites atteintes quotidiennes à la liberté
Moi je m'étais déjà fait reprendre au lycée en 1991 pour une soupe de langue publique (vous savez comment on est, quand on jeune, hein), alors bon, ces ordures de CPE coincés du cul qui comprennent rien aux jeunes, je connais !
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Re: Les petites atteintes quotidiennes à la liberté
Ouais nous aussi il couchait avec des lycéennes.
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