Rouge Sang, votre avis...

Votre avis, vos critiques, vos réflexions... (sortie de l'album le 2 octobre 2006)

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Peps
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Message par Peps »

Pascal, t'es vraiment qu'un sale connard de fan de merde.







8)
Soundtrack of my life

"Le réalisme est la bonne conscience des salauds"
George Bernanos.
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Lucyanne
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Message par Lucyanne »

Blaireau a écrit :
oui moi enfin parfois... sincèrement je le préfère au dernier ... oui je sais, les gouts et les couleurs blababla
Mauvais fan, va !!! :P

Je parlais de "Tournée d'Enfer", hein.... Sans dec, tu l'écoutes vraiment ou c'est juste pour faire ton rebelle ??? :shock: :P Parce que bon, encore en DVD, cà va, y'a les images, l'ambiance, tout cà... Mais seulement l'audio, faut une sacrée dose d'amour pour l'écouter... :oops: :oops: :oops: :D M'enfin, les goûts et les couleurs, hein... :lol:
Je ne suis pas schizophrène, mais moi si.
Bruno

Message par Bruno »

MA JOURNEE AVEC RENAUD

(ma chronique de l'album)

Killoffer, fort, fou et fin,
Killoffer a réussi son coup… de crayon, d’encre et de plume.

Un livret brillant sous le soleil au plaisir de lire… et c’est à cette page que Renaud s’écrit, une page pour nous, pour nous faire plaisir, pour nous offrir ce plaisir scintillant sous le soleil de nos regards.

Puis c’est en tremblant d’émotion, que j’ai glissé le disque sur le grimoire mélodique.

24 chansons, 24 plaisirs offerts…
24 occasions de se dire, de nous dire en rire, en jeu, en colère ou en larmes
24 chansons, c’est une journée qui commence en musique.


7 H 00
C’est un réveil bobo, forcément entrainant, Bucolo nous gratte l’oreille pour nous sortir du lit. C’est un tube comme disent les Anglais qui prennent le métro… nome. Forcément, c’est France Info qui nous chronique les actualités, rubrique « société », qu’est-ce qu’un bobo ? La réponse est en clin d’œil dans cette chanson qui ouvre décidemment très bien cet album.

8 H 00
Le calme s’Irlande d’un petit cri de mâle, c’est le réveil de Malone, c’est les pleurs d’un bébé, le sourire dans le berceau, la couche à changer, la toilette d’amour, le liquide physiologique, les lingettes, le rouge aux fesses, le doudou et le hochet… parents inquiets, espoir quand même… « Les hommes font ce qu’ils peuvent, le destin fait le reste ».

9H 00
Au bureau, au boulot, envie de clope, envie de stop… s’acquitter de cette redevance à la nicotine… la mettre à distance en mots, avec humour, c’est un premier pas pour se libérer les bronches…

10 H 00
Pour celui qui se lève-tard et celle qui traine au lit, les mots de Dorémus en exclamation textile… une chanson juste et drôle à glisser dans la chemise de la vie, sous la jupe des envies.

11 H 00
Une pause en promenade dans un bois, dans le bois, s’écrire amoureux au temps qui passe, éternel et quotidien… Ce n’est pas l’incendie romantique de l’automne, non, c’est juste un coin d’écriture en foret, une respiration, une pause, pour graver en toute poésie, cet amour paisible d’éternité.

12 H 00
Rendez-vous à la Close… à la causerie des Lilas, Renaud dessine en cuir, en cuivre, en acajou un lieu d’habitudes où passent les silhouettes d’hier et d’aujourd’hui dans la douce pénombre des lampes veillottes… où l’éclat est celui de celle qui lui sourit…

13 H 00
Retour au bureau, au boulot, vague à l’âme, on pense à ceux qu’on aime, nos vieux… tendresse fragile, tranquille parfois inquiète, tendresse à petit feu, tendresse qu’on ne sait plus dire avec le temps mais qu’on montre en présence… parent… thèse affective.

14 H 00
A la machine à café, les collègues blaguent en blonde, tabac froid et rire facile. Un peu d’eau tiède pour le thé, le rire n’est parfois qu’une norme sociale établie, un peu cruelle et misogyne comme si la couleur des tifs reflétait celle de l’âme.

15 H 00
On s’ennuie un peu, devant l’écran en creux, ce trop plein de quotidien vide de sens… et on se laisse aller aux plaisirs d’entendre, de sentir, de toucher, de regarder, de goûter, on s’abandonne aux mots de la chanson et l’on rencontre en secret dans un coin de nos rêves Brassens, Doisneau, les coquelicots de juin, la peau d’une sirène ou les fruits défendus… on s’évade en musique sans que personne ne le remarque.

16 H 00
C’est l’heure des mômes marelles, l’heure de la maternelle, l’enfance retrouvée à la cloche de l’école, les bisous à la craie, les bobos au genou… on retrouve la petite main, le petit cou, on entend « papou » et on rit comme des fous. L’enfance à cinq, dix ans, l’innocence, l’insouciance de ces années qui passent si vite.

17 H 00
Le trottoir est foule qui se presse, se compresse, il vous anonyme, il vous juge, il vous condamne mais il vous aime, foule humaine, pluriel et singulière.


18 H 00
Retour à la maison dans les bras qui vous serrent jusqu’à la fin du monde… amoureux.

19 H 00
Impression soleil couchant…

Côté texte, j’aime cette idée, cette fraternité du vivant qui coulerait dans nos veines… et que Renaud évoque, par petites touches, taches, impression rouge sang, comme un tableau de Monet sur une mélodie qui dilue les mots, un tableau de colère et d’espoir aussi… et la musique se révèle à l’unisson, en impression…une atmosphère poétique s’y peint les yeux fermés.

20 H 00
C’est les infos qui polissent les infos, on les regarde colère en rêvant d’une plume qui secouerait « le conformisme des nantis et l’ignorance des gens de rien ». Je garde les images et je baisse le son et j’écoute le commentaire de Renaud que Romane accompagne, d’une guitare colère contre les USA, Bush la morale, au menu du coca, un mac do et dollar ; contre les fanas des dieux sanguinolents, contre les pollueurs, contre les gaspilleurs… mais avec une note d’espoir dans la mélodie du combat.

21 H 00
Ouvrir la fenêtre et son volet de filles où la télévision en tapine plus d’une. Dans le regard lubrique d’un Mougeotte bien laid, dans les bras dégelasses d’un Lelay qui bougeotte, toutes ses filles s’exhibent pendant que l’audi-mate.

22 H 00
Emission politique ou talk-show, j’imagine parfois le regard des fachos… avec leur décodeur de haine et mort, je les vois commenter la vie, l’actualité… la peur du complot, la peur surtout… l’amour pour un clergé et des croisades en latin, le temps des colonies et des regrets lointains… elle est facho.

23 H 00
Rien à la téloche, ça ne change pas… évadons-nous en musique sur cet air entraînant, une musique pour danser, non pas seul (e ) devant sa télé mais avec son bouquin, avec du monde à l’extérieur… loin de cet écran merdeux.

00 H 00
Parce que cette heure est celle d’un changement de jour, c’est à ce moment qu’on peut dire l’espoir du lendemain… et si au petit matin, Ingrid et les autres otages étaient libérés et si ce conflit touchait à sa fin comme ce jour sonné, minuit.

01 H 00
En Espagnol parce deux langues donnent plus de voix

02 H 00
Les nuits d’exploration, nous sommes tous Galilée, l’invitation au voyage est d’une très grande finesse.

03 H 00
Dans le calme de la nuit, l’heure est propice au jeu de mots amoureux. La plume chatouille Queneau et autre Pérec avec légèreté… c’est un clin d’œil à la récré des mots, un régal poétique... où l'on danse à Rome

04 H 00
C’est l’heure des insomnies, des idées tristes, des larmes… c’est l’heure où l’on cherche un réconfort sur le papier… pour Elsa.

05 H 00
Dans ta cellule, le décalage horaire, aux airs de nos colères… pour te dire solidaire.

06 H 00
C’est une heure pour les coqs, l’heure où les champs de brume et de rosée, attendent qu’on les sème de vaches… pas de dimanche, à l’aube, le paysan fantôme.

Voilà ma journée avec Renaud.
Ce n’est pas vraiment une critique, parce que je n’ai pas voulu mettre une note même déguisée, j’ai préférée ressentir ce disque. C’est un très bel album, j’y retrouve Renaud colère et passion, Renaud tendresse et poète… un nouveau disque qui s’inscrit dans la continuité avec un rapport à l’écriture différent dans certaines chansons… Je m’appelle Galilée ou d’une autre manière Rouge Sang, Renaud se renouvelle et c’est un plaisir de l’accueillir. Toutes les chansons ne m’ont pas touché de la même façon, ni avec la même force… pour le moment. C’est un peu l’idée de cette chronique chronologique : trouver le moment propice pour chaque chanson et c’est profondément subjectif et plaisant.


En toute poésie,

Bruno
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Tord
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Message par Tord »

Je passe ici aussi juste pour dire que lucien est un pauvre con
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lucien
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Message par lucien »

:D (oui, c'est une lutte quotidienne...)
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Tord
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Message par Tord »

et en plus il me pique mon smilie à moi que j'ai gagné de mes propres mains !


prends celui la plutôt, je m'en sers jamais moi :)
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lucien
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Message par lucien »

je sais plus quoi dire.
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Tord
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Message par Tord »

alors tais toi


mais non voyons,


j'ai tellement froid



Patrick Abrial rue des mouettes
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Peps
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Message par Peps »

lucien a écrit :je sais plus quoi dire.
Ca va lucien ? :D

Nan juste pour dire que t'es pas un pauvre con.





























Enfin....pas que, quoi...
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