Au sujet du TOPIC BETANCOURT COLOMBIE VIA LA PRESSE...???

Engagements pour diverses causes, initiées ou non par Renaud...

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JP
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Les exécutions extrajudiciaires se sont poursuivies en Colombie l’année dernière, selon l’ONU

publié le vendredi 16 mars 2007
Les forces armées colombiennes tuent un nombre croissant de civils, en les présentant souvent comme des guérilleros tués au combat, selon le rapport annuel du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Colombie.

Bogota a également ignoré les liens entre les forces de sécurité et les groupes armés paramilitaires, poursuit le rapport.

Le rapport cite des violations "fréquentes et nombreuses" des droits de l’homme, y compris ds tortures, exécutions et disparitions forcées, de la part de la guérilla, des groupes paramilitaires mais aussi des forces gouvernementales.

Le bureau du Haut-Commissarait a reçu 2 138 plaintes pour violations des droits de l’homme l’année dernière, soit un volume équivalent à celui enregistré en 2005, mais elles sont plus nombreuses à concerner l’armée.

L’armée a participé à des assassinats de civils dans 21 des 32 États du pays, ajoute le rapport, notant que dans de nombreux cas les victimes étaient présentées à tort comme des guérilleros tués au combat. Ce type de "meurtres ayant toutes les caractéristiques d’exécutions extrajudiciaires ne semblent pas être des incidents isolés, ajoute le rapport.

Alors que 31 000 paramilitaires ont été démobilisés en vertu de l’accord de paix de 2003, de nouveaux groupes armés commencent à les remplacer dans certaines régions, où ils imposent leur domination.

L’Uruguayen Juan Pablo Corlazzoli, nouveau directeur du bureau du Haut-Commissariat en Colombie, a en revanche rendu hommage au travail de la Cour suprême dans son enquête sur les liens entre hommes politiques et paramilitaires, qui a déjà débouché sur l’arrestation de huit élus.

Il a estimé que le gouvernement faisait plus d’efforts en vue du respect des droits de l’homme : "Nous pensons que des progrès ont été faits", a-t-il jugé.

Presse Canadienne

http://www.armees.com/Les-executions-ex ... 18142.html

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La multinationale américaine Chiquita a financé les milices paramilitaires colombiennes
LE MONDE | 16.03.07 | 15h01 • Mis à jour le 16.03.07 | 15h01
BOGOTA CORRESPONDANTE

La multinationale Chiquita Brands a financé les groupes paramilitaires colombiens. Aux Etats-Unis, il lui en coûtera 25 millions de dollars (18,8 millions d'euros). La firme agroalimentaire a annoncé, mercredi 14 mars, être arrivée à un accord avec le département américain de la justice qui, depuis trois ans, menait enquête.




Les Autodéfenses unies de Colombie (AUC, extrême droite) sont inscrites sur la liste des organisations terroristes par Washington depuis 2001. Elles ont commis d'innombrables crimes contre des civils dans la région bananière de l'Uraba (nord-ouest de la Colombie), où Chiquita avait des plantations. Aujourd'hui démobilisées, ces milices paramilitaires y étaient très impliquées dans le trafic de drogue.

A Bogota, le ministre colombien de la défense, Juan Manuel Santos, s'est réjoui de la décision. Les défenseurs des droits de l'homme demandent que l'amende soit reversée aux victimes des paramilitaires. La guérilla d'extrême gauche et les "paras" se sont disputés pendant plus de dix ans le contrôle de l'Uraba.

A en croire le rapport des autorités américaines, Chiquita aurait d'abord payé les guérilleros qui se livraient au racket dans la région. A la fin des années 1990, les AUC y font leur apparition. Sous prétexte d'en finir avec les exactions de la guérilla, les paramilitaires massacrent paysans et syndicalistes, sous l'oeil complice de l'armée et des compagnies bananières, et rackettent à leur tour.


1,7 MILLION DE DOLLARS


Chiquita reconnaît avoir versé plus de 1,7 million de dollars aux AUC, entre 1997 et 2004, mais prétend avoir agi de bonne foi. "Les versements effectués ont été motivés par le souci légitime de protéger nos employés", a précisé, jeudi, Fernando Aguirre, le président de la compagnie, qui a son siège à Cincinnati (Ohio).

Selon le département américain de la justice, des directeurs "hauts placés" de Chiquita ont autorisé et dissimulé les versements incriminés. Les noms des responsables n'ont pas été révélés.

L'accord signé avec l'administration américaine est une "solution au dilemme auquel la société a été confrontée il y a plusieurs années", précise un communiqué de la firme. En 2003, Chiquita a spontanément informé la justice des paiements réalisés par une de ses anciennes filiales, en constatant que les bénéficiaires figuraient sur la liste des organisations que la loi américaine jugeait criminel de financer. Un an plus tard, le groupe abandonnait ses opérations en Colombie.

D'autres entreprises américaines sont également soupçonnées de liaisons avec les paramilitaires colombiens. La compagnie charbonnière Drummond et Coca-Cola ont été traînées devant les tribunaux américains, soupçonnées d'avoir commandité l'assassinat de plusieurs syndicalistes.

Marie Delcas
Article paru dans l'édition du 17.03.07.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 041,0.html


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Colombie : la banane Chiquita s'est payé les paras
La firme américaine a versé plus de 1,7 million de dollars aux paramilitaires d'extrême droite.

Par Michel TAILLE
QUOTIDIEN : vendredi 16 mars 2007


Bogotá de notre correspondant


La multinationale américaine de la banane Chiquita a bien financé durant des années des groupes paramilitaires d'extrême droite, à travers une filiale colombienne. Selon l'enquête de la justice américaine, l'entreprise a versé à partir de 1997 plus de 1,7 million de dollars à ces escadrons antiguérilla. Ces versements «avaient toujours été motivés par notre souci pour la sécurité de nos employés», se défend le PDG de l'entreprise, Fernando Aguirre, dans un communiqué publié mercredi. L'accord négocié avec le département de la Justice de Washington, qui prévoit le paiement d'une amende de 25 millions de dollars, doit encore être entériné par un tribunal. Mais il vient confirmer de vieux soupçons contre les producteurs de bananes installés en Colombie.

Plusieurs d'entre eux avaient déjà été accusés à la fin des années 80 de recruter des mercenaires pour former les premières milices antiguérilla. Les groupes marxistes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ou de l'Armée de libération nationale (ELN) contrôlaient alors les zones de culture de banane et imposaient leur racket : la filiale de Chiquita elle-même, affirment les juges américains, a dû payer entre 1989 et 1997.
Après une dispute sanglante, qui s'est soldée par la mort de milliers de civils, les paramilitaires ont expulsé la guérilla des bananeraies, avec l'appui des entreprises. Une enquête de l'Organisation des Etats américains a montré qu'une cargaison de 3 000 fusils d'assaut destinés aux milices a été débarquée en novembre 2001 sur les quais privés de Banadex, à l'époque filiale de Chiquita ­ dont elle s'est finalement défaite en 2004.

A sa maigre décharge, Chiquita n'est pas la seule multinationale accusée de collusion avec les milices. Coca-Cola est toujours soupçonnée par des syndicalistes d'avoir favorisé l'assassinat de militants de sa filiale colombienne. L'entreprise minière Drummond devra répondre en mai du meurtre de trois autres syndicalistes, dans le nord-est du pays. Ce n'est qu'un élément de plus dans le scandale des complicités tous azimuts dont ont bénéficié les milices d'extrême droite au sein du pouvoir politique et économique : neuf parlementaires en exercice ont été récemment inculpés pour complicité.


http://www.liberation.fr/actualite/monde/241315.FR.php


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Amériques

Financement des paramilitaires par Chiquita: la Colombie réclame des comptes aux Etats-Unis

AP | 16.03.2007 | 23:28


Des responsables politiques d'opposition ainsi que le Parquet de Colombie comptaient vendredi réclamer l'extradition des responsables du géant américain de l'agroalimentaire Chiquita, cette dernière société ayant reconnu avoir financé illégalement les paramilitaires d'extrême droite.
Chiquita, basée à Cincinnati et exportateur de bananes de Colombie, via sa filiale à 100% Banadex, avait réglé l'affaire avec le ministère américain de la Justice en acceptant mercredi de verser une amende de 25 millions de dollars (18,76 millions d'euros). L'entreprise a également reconnu que Banadex avait versé 1,7 millions de dollars (1,35 millions d'euros) aux AUC, les forces d'autodéfense unies de Colombie, milice paramilitaire d'extrême droite inscrite sur la liste américaine des organisations terroristes.

Les AUC ont été responsables de certains des pires massacres de la guerre civile colombienne, également impliquées dans le trafic de drogue. Chiquita a également reconnu avoir financé les deux mouvements de la guérilla de gauche colombienne, les FARC et l'ELN, se présentant comme victime de la violence colombienne et prise au piège des divers rackets de la guerre civile alors que les zones bananières changeaient de mains.

Mais le Parquet colombien n'entendait pas en rester là, et comptait vendredi demander des comptes à Washington.

Selon le ministère américain de la Justice, les versements de Chiquita aux paramilitaires étaient "confirmés et approuvés par de hauts responsables du groupe" entre 1997 et 2004. Mais le ministère ne fournit pas les noms de ces responsables.

Jaime Bernal Cuellar, ancien procureur général de Colombie, s'est lui joint à des élus de l'opposition pour réclamer l'extradition des personnes impliquées et l'ouverture immédiate d'une enquête criminelle.

Les Colombiens veulent entre autres en savoir plus sur un bateau de Banadex qui en novembre 2001 aurait amené du Nicaragua quelque 3.000 fusils et plus de 2,5 millions de balles destinés aux AUC. Une affaire révélée en 2003 dans un rapport de l'Organisation des Etats américains (OEA).

D'autres responsables politiques colombiens s'interrogent sur le rôle exact du gouvernement américain dans l'affaire. Selon les documents de la justice américaine, Chiquita a révélé en avril 2003 que la société finançait les AUC. Les versements ont ensuite continué dix mois alors que le ministère était au courant. Les députés d'opposition comptent bien enquêter sur d'autres multinationales qui seraient impliquées dans le financement des groupes armés.

Selon Chiquita, Banadex a été contrainte à ces versements "pour protéger la vie de ses employés" dans des régions en proie à la violence. Comme dans l'Etat d'Antioquia, où les affaires de Chiquita étaient florissantes alors que les groupes armés s'emparaient des zones de plantations de bananes et s'y rendaient coupables d'assassinats de syndicalistes et militants des droits de l'homme.

Chiquita a vendu Banadex en juin 2004. AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches ... ombie.html
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BELGANIGHT : Colombie: radio Caracol confirme que son directeur a dû fuir à l'étranger

Bron: Belga

17/3/2007 5:27



BOGOTA 17/03 (BELGA/AG) = La radio privée colombienne Caracol a confirmé vendredi que son directeur de l'information, Dario Arizmendi, avait dû fuir à l'étranger après avoir reçu des menaces de mort de la part d'un groupe "subversif", qui n'a pas été nommé. Dario Arizmendi "est parti du pays par prudence la plus élémentaire" et continue à travailler, selon un communiqué de la station, qui n'a pas précisé dans quel pays il s'était réfugié. Son entourage a indiqué jeudi soir que des menaces de mort pesaient contre lui et qu'il avait dû quitter la Colombie jeudi. Arizmendi, un des journalistes les plus récompensés de Colombie, a reçu le prix du journalisme Roi d'Espagne. L'annonce de sa fuite est intervenue alors que se tenait à Cartagena (nord de la Colombie) la réunion semestrielle de la Société interaméricaine de presse (SIP), qui devait notamment se pencher sur les menaces contre la liberté de la presse en Amérique du sud, y compris les intimidations contre les journalistes. Ces 10 dernières années, 78 journalistes ont été assassinés en Colombie, et une centaine vivent dans l'angoisse d'être tué, selon des informations récentes d'organisations non gouvernementales. (cat) ./.


http://www.levif.be/belga/BelgaNieuws.a ... ctionID=10
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«En Suisse, mon rôle est diplomatique. Ici, je ne suis pas un dirigeant militaire»

16/03/2007 - El Tiempo, La Tribune de Genève, Le Temps


Un responsable des Forces armées révolutionnaires de Colombie, basé à Lausanne, accepte pour la première fois de parler. De sa présence en Suisse, de ses combats idéologiques. Et d'Ingrid Betancourt.

José, Manuel, Lazaro... Comment l'appeler? «Pour cette interview, ce sera Simon Gonzalez», répond-il. Simon range ses différents papiers d'identité dans un tiroir de son appartement en banlieue lausannoise. Il a plusieurs passeports. Un seul est officiel. Mais son nom d'origine doit demeurer secret. Sa vie en dépend. Agé aujourd'hui de 35 ans, Simon Gonzalez est venu en Suisse pour la première fois à 21 ans, comme réfugié politique. Il serait aujourd'hui détenteur d'un permis C. Trois fois, il a été la cible d'attentats dans son pays d'origine. Pourquoi? Parce qu'il est un membre important des FARC, la principale puissance rebelle du pays, dit-il. C'est dans son salon, assis en tailleur, qu'il nous a reçus, dans un bon français, avec un fort accent espagnol. De ses combats idéologiques à l'enlèvement d'Ingrid Betancourt, il est prêt à tout raconter.

Le Temps: Quelle est exactement votre fonction en Suisse?

Simon Gonzalez: Je suis le chef de la délégation diplomatique des FARC. Je les représente auprès du gouvernement de différents pays européens, auprès de personnalités publiques et de chefs d'entreprise. J'entretiens des relations avec ces gens comme si les FARC étaient un Etat à part entière, un Etat dans l'Etat colombien. On peut dire que j'ai un rôle d'ambassadeur, mais d'un gouvernement qui n'est pas reconnu. Mon supérieur est Raul Reyes, le numéro 2 des FARC.

- Concrètement, qu'implique ce travail d'«ambassadeur d'un Etat qui n'existe pas»?

- Au-delà des discussions, j'organise des aides logistiques humanitaires: envois de médicaments, d'argent. J'écris beaucoup. Je fais un travail régulier d'information en relatant les derniers développements en Colombie et en dénonçant les violations des droits de l'homme commises par le gouvernement. Je gère le contenu du site web officiel des FARC (un site hébergé en Suisse) et d'autres sites dits «alternatifs». Je travaille également avec des agences de presse qui racontent une autre vérité de la Colombie.

- Votre travail est-il légal?

- Oui, la Suisse accepte qu'un représentant des FARC soit sur ses terres. Car mon rôle est diplomatique. Ici, je ne suis pas un dirigeant militaire.

- Quel avenir souhaitent les FARC?

- Nous voulons la paix, mais pas n'importe quelle paix. Nous luttons pour la construction de la «nouvelle Colombie». Une Colombie avec un gouvernement pluraliste et un plan de reconstruction, de réconciliation nationale.

- C'est-à-dire?

- Nous voulons démocratiser la Colombie: que tout le pays puisse participer à la vie politique. Que tous les courants de pensée soient respectés. Les terres volées aux paysans par le pouvoir en place doivent être rendues; pour que les paysans ne soient plus obligés de planter la coca. L'ensemble de la population doit bénéficier des ressources naturelles du pays. Actuellement seule une élite en profite, seule une élite décide.

- Un but et une lutte qui passent uniquement par la force?

- Pas forcément, grâce à des alliances politiques aussi. Mais si on doit user de la force, on le fera. Ce n'est pourtant pas notre souhait. Mais chaque fois que les guérilleros ont rendu les armes, ils ont été tués. On ne refera pas les mêmes erreurs.

- La Suisse peut-elle jouer un rôle important dans cet avenir?

- La Suisse a déjà un rôle important. Aujourd'hui, elle travaille comme «facilitateur» pour permettre un échange d'otages. Le gouvernement colombien retient prisonniers près de 600 de nos guérilleros. De notre côté, nous avons 57 otages «politiques», dont trois agents de la CIA et Ingrid Betancourt. De plus, si des pourparlers de paix reviennent sur le devant de la scène, la Suisse pourrait également y jouer un rôle important. Car les deux fronts font confiance à la Suisse.

- Quel est l'impact de la couverture médiatique provoquée par la capture d'Ingrid Betancourt sur ces discussions?

- Si la France est également aujourd'hui un pays facilitateur, c'est peut-être en partie grâce à elle (l'Espagne est le troisième pays engagé dans la médiation, ndlr). Mais nous n'avons pas capturé Ingrid Betancourt pour avoir des résonances internationales. On ne savait même pas qu'elle était Française. Nous l'avons prise parce qu'elle était candidate à l'élection présidentielle colombienne et surtout parce qu'elle est venue sur notre territoire (au Caguan, département de Caqueta dans le sud de la Colombie, ndlr). On ne l'a pas cherchée à Bogota. On lui a dit: «Retourne chez toi!» Elle a dit: «Non!» Je crois qu'elle voulait gagner des voix supplémentaires en venant à notre rencontre. On avait prévenu tout le pays qu'on allait enlever des membres du régime politique pour les échanger contre nos prisonniers. Et Ingrid Betancourt était dès lors une cible facile. Mais nous n'avons pas planifié son enlèvement.

- Quel est l'avenir de ces otages?

- Ces gens ont la même nourriture, les mêmes médicaments, les mêmes droits que les membres des FARC. Ils vivent éparpillés dans la jungle mais sûrement dans de meilleures conditions que nos prisonniers à nous. Et ils resteront là où ils sont le temps qu'il faudra. Il est hors de question d'échanger une partie seulement de ces otages. C'est tous contre tous!

http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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15 de Marzo de 2007

Comunicado

Murieron 11 militares y 38 más fueron heridos


El Estado Mayor del 27 frente de las FARC-EP informa a la opinión pública que el día 3 de marzo de 2007 en la vereda Laureles, jurisdicción del municipio de vista Hermosa, departamento del Meta se presento un combate de nuestras unidades guerrilleras contra tropas de fuerzas especiales de la denominada fuerza de tarea Omega.
En desarrollo de la demencial política uribista de guerra contra el pueblo, al servicio de los intereses norteamericanos y bajo el pretexto de una cruzada contra el terrorismo y el narcotráfico, las tropas del ejército oficial adelantan una verdadera campaña de exterminio en la cual los desalojos, arrasamiento de todo tipo de cultivos con fumigaciones indiscriminadas bloqueos, asesinatos de civiles presentados a los medios como positivos en contra de la guerrilla, desapariciones, amenazas, bombardeos generalizados y robo de ganados y aves de corral son el pan de cada día, en estas regiones olvidadas del país. Los imaginarios partes entregados por Juan Manuel Santos, mentiroso Ministro de Guerra y los Generales subalternos de los oficiales norteamericanos no logran ocultar la realidad de la resistencia insurgente que cada día se crece y llena de gloria en las batallas por la nueva Colombia. En esta oportunidad reportamos al pueblo colombiano que como resultado del combate murieron 11 militares y 38 más fueron heridos, recuperamos 4 fusiles m-16 con 28 proveedores y abundante material de guerra en nuestras filas perdimos 9 combatientes, a quienes rendimos sentido homenaje, 12 guerrilleros más sufrieron heridas de las que hoy se recuperan satisfactoriamente en nuestros hospitales.

Al pueblo colombiano lo invitamos a seguir luchando y resistiendo de manera organizada la brutal arremetida del gobierno ilegitimo y corrupto que en cabeza Uribe Vélez, con la certeza que la verdadera democracia, la independencia, la dignidad y la justicia social terminaran por imponerse en la forma de un gobierno patriótico de mayorías que aglutine los diversos sectores que hoy confrontan el actual régimen de terror.

Llanos Orientales

Marzo de 2007

http://www.farcep.org/?node=2,2704,1

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Rara vez hay revolucionarios que me inspiren respeto como las FARC

Análisis

El periodista y pensador comunista de Portugal Miguel Urbano Rodrigues estuvo en México para participar en el XI Seminario Los Partidos y una Nueva Sociedad que organiza año tras año el Partido del Trabajo. El revolucionario portugués también participó en el 1er Encuentro Nacional de Solidaridad con las Luchas del Pueblo Colombiano para dictar una magna conferencia inaugural en el solidario evento, por ABP.

Por Agencia Bolivariana de Prensa (ABP), México


ABP: ¿Que impresión le deja la realización del 1er Encuentro Nacional de Solidaridad con las Luchas del Pueblo Colombiano en México?

Miguel Urbano (MU): Bueno, yo solo tuve la oportunidad de estar presente al comienzo con Narciso Isa Conde, pero por el programa, la organización de las mesas y la convocatoria, me pareció un encuentro, además de justo y oportuno, muy bien organizado.

Lo dije ayer y lo repito, yo estuve en dos Encuentro Internacionales y este que es encuentro nacional, y organizado por jóvenes mayoritariamente, me impresiono.

No tuve la oportunidad de participar de los debates, pero puedo destacar la necesidad de que se repitan encuentros a nivel internacional. Me han dicho los compañeros del El Salvador que se está tratando de organizar el 3er Encuentro Internacional (de Solidaridad y por la Paz con Colombia y América Latina), que (en el año 2003) estuvo anunciado para efectuarse en Nicaragua y no lo hubo.

En este momento es necesario –cuando es más violenta la campaña de calumnias contra las FARC- luchar contra la manipulación y la perversión de la información; esto es una tarea absolutamente prioritaria.

Yo he llamado la atención, de cómo en Europa es difícil organizar la solidaridad con el pueblo colombiano, la gente tiene miedo, esto es como decía Lenin, la ideología de la clase dominante marca decisivamente al conjunto de la sociedad, y hasta gente progresista es influenciada negativamente, perturbada por las calumnias como aquella de “la guerrilla del narcotráfico”… como te he dicho, rara vez he encontrado revolucionarios que me inspiren más respeto como los que he conocido en las FARC-EP, desde los Comandantes e integrantes del Secretariado hasta los guerrilleros que son campesinos, gente sencilla. Yo tengo una opinión extremadamente favorable de las FARC, creo que el único precedente que hay de heroísmo es la del pueblo de Vietnam en su lucha contra el imperio que terminaron poniendo de rodillas. Creo, como lo decía ayer, que las FARC están luchando no solo por Colombia y América Latina, sino por toda la humanidad, en un momento de crisis global, contra un sistema mostruoso y neonazi como lo es el de los Estados Unidos. La política exterior de EU es neonazi, las fuerzas armadas norteamericanas han cometido crímenes comparables a las de la GESTAPO.

Yo me acuerdo que en Afganistán cortaban las lenguas de los prisioneros en presencia de oficiales superiores de los Estados Unidos, se sabe lo que fue la prisión de Abu Gharaib en Irak.

Engañan los Estados Unidos con su imagen de sociedad democrática cuando en realidad es una cruel dictadura de la burguesía de extrema derecha y neonazi, que es un sistema que se ha constituido como el peor enemigo de la humanidad.

ABP: Sabemos que usted es gran amigo de Ricardo González (Rodrigo Granda) hoy día encarcelado en Colombia tras haber sido secuestrado en Caracas Venezuela por el régimen de Uribe. Recientemente los prisioneros de guerra de las FARC-EP, denunciaron que el paramilitarismo y Uribe, pretenden asesinarlo, ¿que opinión tiene usted de esto?


MU: De Uribe se puede esperar todo, este tipo de crímenes en que dicen de un día para otro que se suicido, que se mató, es posible y como Ricardo es un enemigo del régimen de la oligarquía colombiana, no se puede descartar esta hipótesis. Pero al mismo tiempo creo que con el descrédito que tiene el gobierno de Uribe, este tiene que pensarlo dos veces, porque la reacción en contra del gobierno uribista sería incontenible.

Tiene que pensarlo dos veces, incluso los regímenes fascistas, tu te acuerdas que no mataron a Dimítrov, porque el precio que pagarían sería mayor, no es lo mismo morir en la prisión que ….. es diferente.

Yo repito (Ricardo) es de las figuras revolucionarias más maravillosas que he encontrado en la vida, un amigo fraterno de Ricardo González como yo lo llamaba siempre, le quiero como a un hermano.


ABP: Muchas gracias


MU: De nada compañero.



Análisis
17.03.2007

http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2921

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Estados Unidos avala los crímenes narco-paramilitares

El saliente embajador de los Estados Unidos en Colombia, mr. Woods, en discurso de despedida en la Casa de Nariño, dijo que las bandas narco-parmailitares son ‘el remedio’ y que las FARC son ‘la enfermedad’, publicadas por los periódicos de la casa editorial El Tiempo (El Tiempo y El País), el cual extrañamente desapareció de la edición digital, de Internet. Lo cual en carta blanca significa que el gobierno de los Estados Unidos está de acuerdo con lo que estas bandas de asesinos hacen para tratar de combatir ‘la enfermedad’, escribe Domínico Nadal.


Por Domínico Nadal, ANNCOL

Si alguien aún tenía dudas, estas quedaron resueltas. Los Estados Unidos avalan los crímenes de las bandas de narco-paramilitares. No habrá de ahora en adelante ninguna posibilidad de duda. Ninguna.

La despedida de Mr. Woods


El gobierno de Estados Unidos avala los crímenes de los Mancuso, Jorge 40, Báez, etc.

El saliente embajador de los Estados Unidos en Colombia, mr. Woods, en discurso de despedida en la Casa de Nariño, dijo que las bandas narco-parmailitares son ‘el remedio’ y que las FARC son ‘la enfermedad’, publicadas por los periódicos de la casa editorial El Tiempo (El Tiempo y El País), el cual extrañamente desapareció de la edición digital, de Internet. Lo cual en carta blanca significa que el gobierno de los Estados Unidos está de acuerdo con lo que estas bandas de asesinos hacen para tratar de combatir ‘la enfermedad’.

También nos demuestra que la mentira ha sido elevada a principio de Estado en los Estados Unidos. Por ello las mentiras sobre el 11-S para justificar la invasión de Afganistán. Por ello las mentiras sobre las armas de destrucción masiva en poder de Sadam Hussein, para invadir Irak.
Por ello, la mentira de la ‘Guerra contra las drogas’ para justificar su injerencia en Colombia. Y con esas palabras mr. Woods devela la preocupación fundamental del gobierno de los Estados Unidos.

Las FARC son el ‘dolor de cabeza’ que tienen los gringos –y sus aliados oligárquico-mafiosos cipayos- para adelantar impunemente su política de saqueo de nuestras riquezas naturales.

Por ello mr. Woods, como ‘cónsul’ del gobierno de Estados Unidos, nos confirma que avalan los crímenes cometidos por las bandas narco-paramilitares desde cuando se iniciaron los ‘sainetes de Ralito’, más de 3.500 colombianos asesinados por estos criminales.

Avala también mr. Woods los más de 6.000 colombianos asesinados por Salvatore Mancuso en el Catatumbo. Avala Mr. Woods los asesinatos cometidos por “Jorge 40” –de la lista elaborada por Jorge Noguera Cotes- entre los cuales mencionamos los de Alfredo Correa D’Andreis, Zully Codina, Fernando Pisciotti (con la participación del gobernador del Magdalena, Trino Luna Correa), y la de otros líderes populares. Avala también Mr. Woods todos los asesinatos cometidos por los Báez, los Isaza, y toda la ralea de asesinos.

Avala también mr. Woods que estas bandas criminales envíen cocaína y heroína a los Estados Unidos, la principal fuente de financiamiento de estas bandas, además de la expoliación de tierras a campesinos e indígenas, los cuales son desplazados forzosamente cuando no desplazados. Ello confirma que el apoyo que agentes de la DEA dan a los capos del anrco-paramilitarismo y la asesoría en el lavado de los dineros del narcotráfico, es una política estatal, obedece a orientaciones institucionales.

Para que nadie tenga dudas, con este discurso de mr Woods, muestra que es la mano siniestra de los gobiernos de Estados Unidos, la que está detrás del derramamiento de la sangre inocente de los colombianos.

La injerencia de Estados Unidos, un cáncer

Mr. Woods es un ignorante. Además como todo ignorante es atrevido.

Y hablando de enfermedades, mr. Woods es un completo ignorante en cuestiones de enfermedades. Además, como todo ignorante, es atrevido. La enfermedad que carcome a Colombia se llama ‘injerencia estadounidense’, ella está en la base de nuestras desgracias.
Desde la época del Libertador Simón Bolívar se introdujo esta perniciosa enfermedad, la cual carcome nuestra vida como un ‘cáncer’. Quizá Santander no se hubiera atrevido a atentar contra Bolívar si no hubiera contado con el apoyo de los Estados Unidos.

Es una verdad que los Estados Unidos están detrás del asesinato de Jorge Eliécer Gaitán, el cual desencadenó ‘La Violencia’ que produjo 300.000 muertos y 1 millón de desplazados internos.
Desde 1964 el cáncer se ha manifestado en la vida colombiana, cunado ordenaron a Guillermo León Valencia lanzar el Pan LASO (Latin American Security Operation), contra 48 campesinos -2 mujeres y 46 hombres-, el cual dio nacimiento a las guerrillas de las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC), hoy convertido en un poderoso ejército popular irregular.

En la base de este Plan de Guerra, y los subsiguientes, está la gringa Doctrina de Seguridad Nacional (DSN). Y a cada presidente colombiano le diseñan una actualización de las recetas de la DSN y sus sucedáneas.

El ‘Estatuto de Seguridad’ a Turbay Ayala. La ‘Guerra integral’ a César Gaviria Trujillo. El ‘Plan Colombia’ a Andrés Pastrana. El ‘Plan Patriota’ y el ‘Plan Consolidación’, sucedáneos del Plan Colombia, a la administración de Álvaro Uribhitler Vélez.

Planes que causaron 28.000 asesinatos mediante las modalidades de masacres, asesinatos selectivos y desapariciones durante la administración de Andrés Pastrana. Y de 11.282 asesinados ‘fuera de combate’ durante los primero cuatro años de Álvaro Uribhitler, el 85% de ellos con autoría probada de las fuerzas militares-narcoparamilitares.

Y en cada ‘Plan’ gastan billones de dólares. Nada más en el 2006 han gastado 19 millones de dólares diarios en la guerra en Colombia. Mientras la población colombiana carece de empleo, vivienda, educación, salud, etc.

Estas declaraciones de mr. Woods demuestran que las FARC son algo mas que ‘un dolor de cabeza’ para el imperio estadounidense. La preocupación fundamental del gobierno de Estados Unidos son las FARC, toda vez que la resistencia armada adelantada por esta guerrilla, impide que los Estados Unidos robe impunemente nuestros recursos naturales.
Demuestran también que mr. Woods se fue con ‘sangre en los ojos’, toda vez que no pudo ver vencidas a las FARC y tampoco pudo ver hecho realidad ‘el rescate militar’ de los tres espías militares estadounidenses en poder de las FARC, los cuales hacen parte de los Canjeables para el Intercambio Humanitario, el cual pasa necesariamente por la repatriación de Simón Trinidad y Sonia, los guerrilleros de las FARC extraditados por motivos políticos por la administración de Uribhitler, quienes enfrentan la maquinaria corrupta del sistema judicial de Estados Unidos.

Y para desacreditar esta resistencia armada recurren a todo. Hasta a la mentira. Nos preguntamos: ¿qué dirán los contribuyentes estadounidenses, el pueblo, del destino que le dan a sus impuestos?

También nos demuestra que la guerra en Colombia sólo se parará cuando cese esta perniciosa injerencia de los Estados Unidos en nuestra vida interna.

La verdadera cura

La verdadera cura será hecha por los pueblos de Colombia y Estados Unidos.

La verdadera cura es entonces la amputación, la ‘extirpación me dice mi médico de cabecera, del ‘cáncer de la injerencia’ estadounidense. Para ello contamos no sólo con el decidido concurso del pueblo colombiano, y su organización armada, y también, claro está, del pueblo estadounidense que entiende los horrores que en su nombre se cometen en el mundo.

Los colombianos tendremos que construir una Nueva Institucionalidad, un Nuevo Gobierno, que enrumbe nuestro país hacia la Nueva Colombia, en paz con justicia social, libertad, independencia y soberanía nacional.

Sólo entonces estaremos los colombianos curados de este pernicioso ‘cáncer’ de la injerencia estadounidense en nuestros asuntos internos.



Columnistas
17.03.2007

http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2922

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América Latina: cuatro bloques de poder

Conflicto armado

En América Latina hay cuatro bloques de naciones que contienden, contrariamente al dualismo simplista con que la Casa Blanca y la mayoría de la izquierda describen el proceso. Cada uno de ellos representa diferentes grados de acomodo u oposición a las políticas e intereses estadunidenses, que dependerán de cómo defina o redefina Estados Unidos sus intereses según las nuevas realidades. Escribe Petras.

[Tomado de La Jornada/James Petras]

En América Latina hay cuatro bloques de naciones que contienden, contrariamente al dualismo simplista con que la Casa Blanca y la mayoría de la izquierda describen el proceso. Cada uno de ellos representa diferentes grados de acomodo u oposición a las políticas e intereses estadunidenses, que dependerán de cómo defina o redefina Estados Unidos sus intereses según las nuevas realidades.
La izquierda radical incluye a las FARC en Colombia, sectores de los sindicatos y los movimientos campesinos y barriales en Venezuela; la confederación obrera Conlutas y sectores del Movimiento sin Tierra en Brasil; sectores de la Confederación Obrera Boliviana, los movimientos campesinos y las organizaciones barriales en El Alto; sectores del movimiento campesino-indígena de la Conaie en Ecuador; los movimientos magisteriales e indígena-campesinos en Oaxaca, Guerrero y Chiapas, México; sectores de la izquierda campesino-nacionalista en Perú; sectores de los sindicatos y desempleados en Argentina. Es un bloque político heterodoxo, disperso, fundamentalmente antimperialista, que rechaza cualquier concesión a las políticas socioeconómicas neoliberales, se opone al pago de la deuda externa y en general respalda un programa socialista o nacionalista radical.
La izquierda pragmática incluye al presidente Hugo Chávez en Venezuela, a Evo Morales en Bolivia y a Fidel Castro en Cuba. A una multiplicidad de grandes partidos electorales y a los principales sindicatos y uniones campesinas en Centro y Sudamérica: los partidos electorales de izquierda, el PRD en México, el FMLN en El Salvador, la izquierda electoral y la confederación obrera en Colombia, el Partido Comunista chileno, la mayoría en el partido parlamentario nacionalista peruano Humala, sectores de los líderes del MST en Brasil, el MAS en Bolivia, la CTA en Argentina y una minoría del Frente Amplio y la confederación obrera en Uruguay. Incluida está la gran mayoría de los intelectuales latinoamericanos de izquierda. Este bloque es "pragmático" porque no hace un llamado a la expropiación del capitalismo ni al rechazo de la deuda ni a ruptura alguna de relaciones con Estados Unidos.
En Venezuela los bancos privados, nacionales y extranjeros, ganaron una tasa de más de 30 por ciento entre 2005 y 2007. Menos de uno por ciento de las más enormes propiedades de tierra fue expropiado para otorgarle títulos a los campesinos desposeídos. Las relaciones del capital con la mano de obra siguen inclinando la balanza en favor de las empresas y los contratistas. Venezuela y el presidente Alvaro Uribe de Colombia han firmado varios acuerdos de cooperación económica y de seguridad de alto nivel. Mientras promueve una mayor integración latinoamericana, Chávez busca una "integración" con Brasil y Argentina, cuya producción y distribución de crudo son controladas por corporaciones multinacionales europeas e inversionistas estadunidenses. Aunque Chávez reprocha el intento estadunidense de subvertir el proceso democrático en Venezuela, el país provee 12 por ciento de las importaciones totales de crudo a Estados Unidos, es dueño de 12 mil gasolineras Citgo en Estados Unidos y de varias refinerías. El sistema político de Venezuela es muy abierto a la influencia de los medios masivos privados, apabullantemente hostiles al presidente electo y al Congreso. Hay organizaciones no gubernamentales financiadas por Estados Unidos, una docena de partidos y una confederación de sindicatos actuando en pro de los planificadores estadunidenses. Casi todos los funcionarios y miembros del Congreso que están en favor de Chávez se montaron en su carroza política más por intereses personales que por lealtad populista. El pragmatismo de Venezuela es un campo muy lucrativo para los inversionistas estadunidenses, suministra energía de modo confiable y crea alianzas con Colombia, principal cliente de Estados Unidos en América Latina.
La retórica y el discurso radical de Chávez no corresponden con las realidades políticas. Si no fuera por la intransigente hostilidad de Washington y sus tácticas de continua confrontación y desestabilización, Chávez parecería moderado. Es obvio que sectores de las grandes empresas se quejen del incremento en pagos por regalías, dividendos de ganancias e impuestos. Washington pinta a Chávez cual si fuera un "peligroso radical" porque compara su política con la de los previos regímenes clientelares de Venezuela en los años 90. Pero si tomamos los pronunciamientos de política exterior de Chávez con una pizca de sal, asumimos el cambio en el ambiente internacional acaecido entre 2000 y 2007 y sus limitadas reformas en asistencia social, impuestos y otras, de hecho Estados Unidos está ante un radical pragmático que puede acomodar.
Lo mismo se aplica a la política hacia Cuba y Bolivia. Cuba ha establecido lazos diplomáticos con casi todos los clientes y aliados de Estados Unidos en América Latina. Explícitamente le tendió la mano diplomática a Uribe, rechaza la izquierda revolucionaria de las FARC en Colombia y respalda en público a neoliberales como Lula da Silva de Brasil, Néstor Kirchner de Argentina y Tabaré Vázquez en Uruguay, además de firmar un amplio espectro de acuerdos de adquisición con grandes exportadores estadunidenses de alimentos. Cuba brinda servicios de salud gratis (y entrenamiento a miles de médicos y educadores) en un gran número de regímenes clientes de Estados Unidos, de Honduras a Haití y Pakistán. Abrió la puerta a inversionistas extranjeros de cuatro continentes en todos sus principales sectores de crecimiento. La paradoja es que mientras Cuba profundiza su integración al mercado capitalista mundial en la emergencia de una nueva clase de elites orientadas al mercado, la Casa Blanca incrementa su hostilidad ideológica. Esta postura extremista se emprende también con el régimen de izquierda pragmática de Morales en Bolivia, cuya "nacionalización" no ha expropiado ni expropiará ninguna empresa extranjera. Uno de sus principales propósitos es estimular los acuerdos comerciales entre la elite de las agroempresas de Bolivia con Estados Unidos.
El tercero y más numeroso de los bloques políticos en América Latina lo constituyen los neoliberales pragmáticos: el Brasil de Lula y la Argentina de Kirchner. Muchos son los imitadores de estos regímenes entre las filas de la oposición liberal de izquierda en Ecuador, Nicaragua, Paraguay y otros lados. Kirchner y Lula defienden su paquete completo de privatizaciones legales, semilegales e ilegales. Ambos prepagaron sus obligaciones oficiales de deuda y buscan estrategias de crecimiento mediante la exportación de minerales y productos agrícolas, e incrementaron las ganancias empresariales y financieras restringiendo sueldos y salario.
Hay también diferencias. La estrategia en favor de la industria de Kirchner condujo a una tasa de crecimiento que duplica la lograda por Lula; redujo el desempleo en 50 por ciento, lo cual contrasta con el fracaso de las políticas de empleo de Lula. En Argentina, el ambiente de inversión para empresarios y banqueros es favorable para la consecución de ganancias. Sus principales diferencias con Washington derivan de las negociaciones en torno a un acuerdo de libre comercio. Mayores oportunidades de comercio global y una posición mercantil más fuerte les otorga una posición más fuerte al negociar. Ni Lula ni Kirchner respaldarán el intento militar estadunidense de derrocar o boicotear a Chávez, porque trabajan conjuntamente aumentando lucrativas inversiones y proyectos de petróleo y gas. Reconocen la naturaleza básicamente capitalista del régimen de Chávez aun cuando rechacen la mayor parte de su radical discurso antimperialista. Ambos presidentes diversifican sus socios comerciales y buscan acceder a mercados en China y Asia.
Washington no es hostil con Argentina y tiene una relación amistosa de trabajo con Brasil, pero no logró extender su influencia a ellos por su renuencia a entender estos regímenes de libre comercio "nacionalista". Que Kirchner se empeñe en lograr acuerdos negociados, inversiones reguladas, recolección de impuestos y renegociaciones de la deuda es visto como "nacionalista", "izquierdista" y casi intolerable. Washington se preocupa de que las políticas de libre comercio de Lula exijan que Estados Unidos ponga fin a sus subsidios y cuotas agrícolas, como lo hace Brasil. Pero con tal de defender a sus empresas agrícolas no competitivas, Washington sacrifica en su extremismo la posibilidad de entrar a gran escala y largo plazo al sector industrial y de servicios de Brasil.
El cuarto bloque político son los regímenes, partidos y asociaciones de elite neoliberales doctrinarios, que siguen al pie de la letra los dictados de Washington. Es el régimen de Felipe Calderón en México, que se prepara para privatizar las lucrativas empresas petrolera y eléctrica. Es el régimen de Michelle Bachelet en Chile, perenne exportador de minerales y productos agrícolas, la Centroamérica exportadora de fruta tropical y plena de maquiladoras. Colombia, que recibe 5 mil millones de dólares en ayuda militar estadunidense desde finales de los 90. Perú que por más de 20 años ha privatizado toda su riqueza mineral, gobernado ahora por Alan García, otro cliente de Estados Unidos.
Según Washington y los ideólogos de derecha un "populismo radical" barre la región, simplificando una compleja realidad para servir a sus propios intereses. Lo que hay es un cuadrángulo de fuerzas que compiten y se confrontan en América Latina.
Washington insiste que la influencia subversiva de Venezuela y Cuba debilita su posición en América Latina. Un factor mucho más importante es el aumento generalizado de los precios de bienes de consumo, lo que significa mayores entradas por exportación a la región. Entonces, los países latinoamericanos dependen menos de las "condiciones" del FMI para allegarse préstamos, lo que limita aún más la influencia estadunidense. Mayor liquidez significa poder contar con préstamos comerciales sin recurrir al Banco Mundial. Los expansivos mercados de Asia, en particular el aumento de la inversión asiática en las industrias extractivas latinoamericanas, erosiona aún más el apalancamiento mercantil estadunidense en la región. Ante la caída de su propia economía en 2007, es probable que Estados Unidos reduzca sus inversiones y comercio con América Latina. En otras palabras, tiene menos margen de maniobra sobre izquierdistas y neoliberales pragmáticos que en los 90. Mal etiquetar a lo regímenes y exagerar grado y clase de la oposición conduce a la exacerbar los conflictos. Persistir en la actitud de lograr acuerdos de libre comercio a escala continental mediante concesiones no recíprocas es perder la oportunidad de lograr tratos comerciales.
Esto es efecto de una configuración ultraconservadora por parte de los planificadores estadunidenses y sus principales asesores.
Washington describe burda y malamente la realidad latinoamericana, lee incorrectamente el contexto regional e internacional actual, pero los intelectuales de izquierda exageran el radicalismo o la realidad revolucionaria de Cuba y Venezuela. Pasan por alto la contradictoria realidad y sus acomodos pragmáticos con los regímenes neoliberales. Con muy poca perspicacia histórica, continúan creyendo que neoliberales pragmáticos como Lula, Kirchner y Vázquez son "progresistas", y los agrupan junto con izquierdistas pragmáticos como Chávez, Castro y Morales. En ocasiones caracterizan a los partidos y a los regímenes según sus pasadas identidades políticas izquierdistas y no según sus actuales políticas elitistas de libre comercio y exportación de agrominerales.
La izquierda debe encarar el hecho de que pese a que el poder estadunidense declinó, se recupera y avanza desde que las rebeliones de masas derrocaron a sus clientes en 2000-2002. Quedaron en la nada las esperanzas de la izquierda en que la victoria de antiguos partidos políticos electorales de centroizquierda revirtiera las políticas neoliberales de sus predecesores. Redefinir la conversión de izquierdistas en neoliberales pragmáticos cual si fuera algo progresista o creara un contrapeso al poderío estadunidense, es ingenuo y confunde aún más.
El declive de la influencia estadunidense en América Latina no es lineal: una abrupta caída fue seguida de un repunte parcial. Ningún ascenso sostenido de la izquierda radical sale al paso de este descenso en influencia. Los ganadores reales son los izquierdistas y neoliberales pragmáticos, que llegaron el poder ante la retirada de los neoliberales doctrinarios y la favorable coyuntura expansiva de las condiciones del mercado mundial.



Conflicto armado
17.03.2007


http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2923
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JP
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Défendre les droits humains en Colombie, l’impossible pari

Contexte

Partout en Colombie, même dans les régions les plus reculées, les défenseurs des droits humains mènent courageusement leur travail. Grâce à eux, les violations des droits humains commises dans ce pays ont été révélées au grand jour. Mais tout un climat de peur est créé pour les décourager. Ces militants font l’objet de nombreuses menaces, d’actes d’intimidation, de campagne de diffamation etc… La majorité de ces attaques sont commises par les forces de sécurité et leurs alliés paramilitaires ; d’autres exactions sont commises par les guérillas.

Les défenseurs des droits humains, qui œuvrent dans la ville de Barrancabermeja et dans d’autres localités du département de Santander, sont pris pour cibles depuis plusieurs années. Beaucoup ont été tués. Cependant, malgré les risques, ils refusent d’abandonner leur lutte. Depuis fin 2005, les paramilitaires feraient circuler dans cette ville une « liste noire » de personnes à éliminer, dont de nombreux défenseurs des droits humains, syndicalistes, journalistes et autres figures politiques ou sociales importantes.

Les groupes paramilitaires, soutenus par l’armée, sont officiellement démobilisés depuis 2003. Ce processus, appuyé par le gouvernement, aurait dû s’achever en 2006. Or, Amnesty International reçoit toujours des informations faisant état de violations des droits humains commises par des groupes paramilitaires qui opèrent avec les forces de sécurité. Il semblerait que de nombreuses organisations paramilitaires n’aient pas entamé le processus de démobilisation, et qu’elles continuent de mener leurs activités sous de nouveaux noms.


María Jackeline Rojas Castañeda et Gloria Amparo Súarez, défenseures des droits humains et membres de l’Organisation Populaire des Femmes (Organización Femenina Popular, OFP), auraient récemment reçu des menaces de mort de paramilitaires opérant avec le soutien de l’armée à Barrancabermeja. Amnesty International est gravement préoccupée par la sécurité de ces femmes. L’OFP est une organisation qui mène une action en faveur des droits des femmes depuis plus de trente ans. En Colombie, les femmes qui réclament que l’on respecte leurs droits s’exposent aux manœuvres d’intimidation et aux violences. Elles risquent même d’être tuées par les groupes armés des deux camps qui s’opposent dans le conflit qui déchire le pays depuis de longues années.


http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10278.html
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colombiens envisagé par les américains

Sept parlementaires américains, tous démocrates, ont écrit aux gouvernements espagnol, français et suisse, pour proposer de se porter garants d'un échange en Colombie entre les otages de la guérilla des FARC et les rebelles emprisonnés, selon un journal colombien.

"Si les FARC et le gouvernement l'acceptent (la proposition d'échange), nous nous engageons à soutenir le processus et à être présents dans la zone où les conversations auront lieu", indiquent les congressistes dans un message envoyé le 12 mars, et dont des extraits ont été publiés par le journal El Tiempo samedi.

"Dans les moments clefs de ces pourparlers, nous serons disponibles pour apporter tout type d'assistance, de conseil et de soutien politique que le Congrès des Etats-Unis puisse fournir", poursuivent-ils.

L'Espagne, la France et la Suisse mènent une médiation en vue d'un échange entre 57 otages des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, guérilla marxiste) parmi lesquels trois agents anti-drogue américains capturés en 2003 et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée il y a cinq ans, et 500 guérilleros incarcérés en Colombie. (belga)


http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/a ... n=homeArt8

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FARC: aucun représentant n'est officiellement reconnu en Suisse


BERNE - La Suisse a rappelé à la Colombie qu'il n'y a pas sur son territoire de "représentant des FARC reconnu officiellement", indique le DFAE. L'ambassadeur suisse en Colombie a été "invité" par Bogota à s'expliquer sur les révélations du "Temps".

Thomas Kupfer a précisé à son interlocuteur colombien "qu'aucun membre des FARC ne bénéficie de privilèges ou d'une immunité devant les juridictions suisses", a indiqué le porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

L'ambassadeur helvétique a ajouté que la Suisse demeure "déterminée à prévenir et, le cas échéant, à réprimer sur son territoire tout acte pénalement répréhensible lié au conflit interne en Colombie", selon le DFAE.

Lors de leur entretien, le vice-ministre colombien des affaires étrangères Camillo Reyes a exprimé à Thomas Kupfer "la préoccupation de son gouvernement". Le DFAE a pour sa part "prié" l'ambassadrice colombienne à Berne Elena Echavarria de venir en vue d'un entretien.

Le quotidien "Le Temps" avait révélé jeudi qu'un "responsable diplomatique" des FARC (marxiste) réside en Suisse. L'homme aurait 35 ans. Il serait détenteur d'un permis C d'établissement et basé à Lausanne.

Selon lui, "la Suisse accepte qu'un représentant des FARC soit sur ses terres, car mon rôle est diplomatique. Ici, je ne suis pas un dirigeant militaire".

Dans "Le Temps" de mercredi, le vice-président colombien Francisco Santos avait reproché à Berne de tolérer des représentants des FARC sur son territoire. Selon lui, les FARC -une organisation terroriste, selon Bogota- utilisent la Suisse comme "plate-forme politique".

(ats / 17 mars 2007 22:04)

http://www.romandie.com/infos/ats/displ ... 810700.xml
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COLOMBIE • L'industrie de la banane alimentait les paramilitaires


Chiquita, multinationale américaine de la banane, vient d'écoper de 25 millions de dollars d'amende pour avoir financé les groupes paramilitaires d'extrême droite en Colombie. Le quotidien El Tiempo revient sur les détails de l'histoire.


L'affaire a commencé en 1997. C'est à cette date que le directeur de la Banadex [filiale colombienne du producteur de bananes Chiquita] a autorisé une série de paiements maquillés en "contributions" à une Convivir [coopérative de sécurité privée] servant de façade aux paramilitaires.

A partir de cette date et jusqu'au 2 février 2004, le producteur de bananes a effectué plus de cent versements pour un montant total de 1,7 million de dollars, tous autorisés par les dirigeants de la filiale colombienne et du siège de la multinationale Chiquita, aux Etats-Unis.

C'est l'un des volets méconnus de l'affaire judiciaire qui contraint aujourd'hui Chiquita Brands International Inc. à payer une amende de 25 millions de dollars pour avoir rémunéré les AUC (Autodéfenses unies de Colombie), inscrites sur la liste des "organisations terroristes étrangères" du ministère des Affaires étrangères des Etats-Unis.

A cette époque, il était déjà de notoriété publique que les AUC étaient responsables de dizaines d'assassinats dans la zone de production de Chiquita ; leur fondateur, Carlos Castaño, était d'ailleurs l'un des criminels les plus recherchés par la justice. Cela n'a pas dissuadé la multinationale de la banane de continuer à payer, au motif que cela ne la mettait pas en infraction avec la législation des Etats-Unis et que Castaño avait ouvertement menacé les mauvais payeurs de représailles [Chiquita n'est pas la seule multinationale implantée en Colombie à avoir agi ainsi].

L'accord secret entre Chiquita et les AUC vacille pour la première fois le 10 septembre 2001. Ce jour-là, à la veille d'un voyage en Colombie, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell annonce le classement des AUC sur la liste des organisations terroristes. Autrement dit, tout citoyen des Etats-Unis soutenant ces paramilitaires se rend coupable d'un crime fédéral. Chiquita continuera néanmoins à payer pendant trois ans, mais sous forme de versements en espèces et non plus en chèques à l'ordre de Convivir. Il y aura encore une cinquantaine de transactions, menées grâce à un réseau financier complexe visant à empêcher qu'on remonte la filière.

Selon la multinationale, en février 2003, un haut responsable de Chiquita "s'est rendu compte" de la situation et a demandé conseil auprès d'un cabinet juridique de Washington, qui recommanda la suspension immédiate des paiements. Un conseil qui n'a visiblement pas été écouté.

Le 3 avril de la même année, et pour la première fois, la question fut évoquée devant le conseil d'administration de Chiquita. Le 13 mai 2004, alors que l'enquête avait déjà commencé, Chiquita a reconnu publiquement avoir versé de l'argent à un groupe terroriste [c'est-à-dire les paramilitaires]. Un mois plus tard, en juin, Chiquita vendait sa filiale Banadex et quittait définitivement la Colombie. Banacol, qui a racheté Banadex, est également soupçonné d'avoir financé plusieurs groupes armés.

Alors que la justice se demande si les faits reconnus par Chiquita devant une cour des Etats-Unis peuvent donner lieu à des poursuites en Colombie, une polémique a déjà éclaté au sujet de la destination des 25 millions de dollars que l'entreprise nord-américaine va devoir payer.

Selon des fonctionnaires des Nations unies et des responsables colombiens, ils doivent alimenter le Fond national de réparation aux victimes, qui manque de moyens pour aider les personnes touchées par les crimes des paramilitaires. "Cet argent doit revenir aux Colombiens. Le pays doit obtenir réparation", a déclaré Juan Pablo Corlazzoli, du Bureau de l'ONU pour les droits de l'homme.
Dans les départements de l'Urabá et du Magdalena, où se trouvaient les plantations de Chiquita, des dizaines de crimes ont été commis par les paramilitaires. Parfois, les victimes n'étaient autres que les ouvriers de Chiquita.


Repères

En 1994, une loi autorise la création de coopératives de sécurité privée, les Convivir, qui, avec l'aval des autorités militaires, permettent à des groupes de civils de s'armer afin de lutter contre la guérilla de gauche.
En 1997, les différents groupes paramilitaires s'unifient sous le sigle Autodéfenses unies de Colombie (AUC). Les AUC, qui rassemblent alors près de 12 000 hommes armés, multiplient les exactions et les massacres à l'encontre de civils.
Fin 2002, les paramilitaires entament des "pourparlers de paix" avec le gouvernement. En échange de l'impunité, 8 000 d'entre eux se démobilisent.
Début 2007, le scandale de la "parapolitique" éclate : plusieurs députés et sénateurs proche du parti au pouvoir sont accusés de collusion avec les paramilitaires et sont arrêtés.

Sergio Gómez Maseri

El Tiempo


http://www.courrierinternational.com/ar ... j_id=71808

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Colombie. Des bananes (Chiquita Brands) qui ruissellent de sang, Guido Piccoli.


20 mars 2007
Il manifesto, vendredi 16 mars 2007.




Si José Arcadio Secondo avait été syndicaliste cueilleur de bananes ces années-ci et non pas à Macondo il y a trois-quarts de siècle, il aurait eu encore mois de probabilité de mourir de vieillesse. Les bananes, à l’époque comme aujourd’hui, continuent à ruisseler de sang. C’est ce que confirme la sentence du tribunal de Washington, qui a condamné Chiquita Brands (des fameuses « Chiquita 10 e lode ! » ? NDT), à payer une amende de 25 millions de dollars pour avoir financé, de 1997 à 2004, à travers sa filiale Banadex, les Autodefensas Unidas de Colombia (Auc). L’histoire, ainsi, se répète, bien qu’on ait changé le nom de la multinationale (qui autrefois s’appelait United Fruit) et ses méthodes de répression, réalisée dans les années 20 par les massacres de l’armée (comme le raconte Gabriel Garcia Marquez dans Cent ans de solitude), et maintenant avec les mini-Uzi (des armes dont vous verrez la photo en allant sur un site très instructif à ce sujet, lien en fin de texte, NDT) des sicaires paramilitaires. Les paiements des Auc furent approuvés « pour garantir en bonne foi la sécurité de nos employés », a répondu pour sa défense le président de Chiquita Brands, depuis son siège de Cincinnati, dans l’Ohio. « L’amende à une entreprise, coupable d’avoir payé un groupe illégal ; est un signal magnifique, commente le ministre de la défense colombien, Juan Manuel Santos. Mais bien qu’elle ait fait grand bruit, la sentence du tribunal est presque une farce, pour ce qu’elle décrète et ce qu’elle omet.

Confirmant l’amer refrain colombien (« aux Usa les sous, à nous les morts »), les 25 millions de dollars entreront dans les caisses de l’état étasunien, au lieu de dédommager les victimes des paramilitaires qui, contrairement à ce que raconte le président de Chiquita, ne protégeaient pas les travailleurs mais se consacraient, avec la collaboration des militaires, à tuer et faire disparaître des syndicalistes et des représentants de la gauche légale, surtout forts dans la zone « bananera ». En outre, les juges de Washington se sont bien gardés d’approfondir certains épisodes bien plus graves qui prouvent une unité d’intentions entre Chiquita Brands et les Auc du (peut-être) défunt Carlos Castaño et de l’italo-colombien Salvatore Mancuso. Le plus bruyant arriva le 21 novembre 2001 (deux mois après l’inscription des Auc dans la liste des groupes terroristes internationaux, décidée par Bush après l’attentat des Tours Jumelles), quand, dans le port privé de Chiquita Brands de la petite ville atlantique de Turbo, on débarqua du navire Otterloo, 14 containers avec 3400 mitraillettes Ak-47 (les Kalachnikov, pas de lien pour la photo, on sait à peu près ce que c’est, NDT) et 4 millions de cartouches, destinés justement au « Banana Bloque » des paramilitaires. Evidemment avec la complicité des militaires, policiers et douaniers colombiens (en plus de leurs collègues nicaraguayens et panaméens). Alors qu’un an plus tard, Castaño lui-même, dans une interview donnée au quotidien El Tiempo, exaltait cette opération de réapprovisionnement belliqueux comme « le meilleur goal » réalisé par son organisation, l’enquête judiciaire colombienne fut ponctuellement enterrée, grâce à l’intervention de l’avocat général Luis Camilo Osorio (ex-ambassadeur colombien en Italie). Chiquita Brands en sortit tellement « propre » qu’elle remporta en avril 2004 le prix de la fondation Trust for Americas, pour son « engagement social contre la pauvreté et la corruption ». Ce fut même le président de l’Organisation des états américains, l’ex-président Cesar Gaviria, qui le remit, et eut ensuite l’impudence de nier qu’il savait que Chiquita Brands était impliquée dans le scandale de l’importation d’armes pour les paramilitaires.

Les syndicats colombiens ont déclaré qu’ils ne se contentaient pas de la sentence de Washington, en annonçant qu’ils continueraient la bataille non seulement contre Chiquita Brands, mais aussi contre Coca Cola, Oxy et les mines Drummonds, mandataires notoires des homicides de militants syndicaux. En demandant la solidarité internationale et en utilisant, en plus des contemporaines, une loi de 1789 qui prévoit qu’un étranger puisse dénoncer à la justice étasunienne les citoyens des Usa responsables de délits contre l’humanité. Loi qui, il y a plus de deux siècles, était faite pour combattre les pirates de sir Francis Drake, et qui pourrait aujourd’hui servir à freiner les guerriers bien plus cruels du « libre marché ».

Guido Piccoli




Source : il manifesto www.ilmanifesto.it

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Pour mini-Uzi : www.israeli-weapons.com


http://www.legrandsoir.info/article.php ... ticle=4852
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JP
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Message par JP »

Sans Betancourt, les autres otages "passeraient inaperçus"
20/03/2007 - 7 sur 7, Hispanidad
Si Ingrid Betancourt n'était pas séquestrée en Colombie, "les enlèvements passeraient inaperçus" dans ce pays, qui compte plus de 3.100 otages, a souligné mardi le chef de l'opposition colombienne, Carlos Gaviria.

"L'enlèvement d'Ingrid Betancourt, que je suis le premier à regretter, a permis à de nombreux pays européens de se rendre compte qu'il y a des enlèvements en Colombie", a affirmé M. Gaviria, chef du Pôle démocratique (gauche) et ancien président de la Cour constitutionnelle.

"Quand une personne de premier plan perd sa liberté, cela fait scandale, mais quand il s'agit d'inconnus, cela n'a pas d'importance", a-t-il déploré, lors d'une conférence à Madrid sur la réalité sociopolitique de la Colombie.

Insignifiants

Sans Ingrid Betancourt, enlevée le 23 février 2002 par les FARC, "les autres enlèvements passeraient inaperçus, ils sembleraient insignifiants", a ajouté M. Gaviria, regrettant que les pays européens se consacrent à demander la libération de la Franco-colombienne et non celle des autres otages.

Ingrid Betancourt, 45 ans, avait été enlevée pendant la campagne présidentielle à laquelle elle se présentait comme candidate des Verts colombiens. Les FARC, première guérilla du pays avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes détenus par le gouvernement en échange de celle de 57 otages, personnalités politiques et militaires dont trois Américains et Ingrid Betancourt.

Plus de 3.100 personnes sont retenues en otages en Colombie, aux mains des FARC, de la guérilla marxiste de l'ELN (Armée de libération nationale), de la délinquance commune ou des groupes paramilitaires d'extrême-droite.


http://www.betancourt.info/indexFr.htm
guigui
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Message par guigui »

mais il faut lui dire que personne ne lit c'est plus possible...
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LeKevin
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Message par LeKevin »

J'ai déjà essayé, sans succès...
LeKevin a écrit :Que celui qui a lu entièrement tous les messages lève la main.


J'dit ça parce que, j'pense JP que y'a pas beaucoup de lecteurs... les messages sont bien trop longs, faudrais les racourcirs, sinon pas grand monde, voir personne n'y liera...

Même mwa j'serais incapable de lire tout ce que t'as marqué (copier) déjà, c'est bien trop long...





Mwa.

Il y a des êtres, pour se satisfaire seuls, qui se masturbent...
D'autre entretiennent des monologues.








Mwa.
Tha_moumou et Peps a écrit :Plus ça va et plus je te trouve sympa, mon kevinounet.
Milou ! a écrit : :lol: :lol: :lol: Moi j'aime bien Le Kevin 8)
deyssambre a écrit :Je t'aime Lekevin, et ton cousin aussi.
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JP
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Message par JP »

Colombie - Sur les traces de son père

Claude Lévesque
Édition du vendredi 23 mars 2007

Marta Domicó poursuit la lutte sur le respect des droits des indigènes

Le 1er juin 2001, Marta Domicó participe à une assemblée dans son village sans savoir que son père, Kimy Pernía Domicó, un leader indigène, vient de rentrer d'un voyage au Canada. Le climat est tendu dans le district de Cordoba, dans le nord de la Colombie. Un groupe paramilitaire de droite opérant dans la région accuse les membres de la nation Embera-Katío d'avoir participé au meurtre de huit paysans, présumément commis par la guérilla marxiste.

http://www.ledevoir.com/2007/03/23/136299.html

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Témoin à distance
21/03/2007 - Radio Canada
Un réfugié politique colombien au Canada, Jairo Castillo Peralta, a réussi, par ses témoignages, à envoyer plusieurs politiciens colombiens de haut rang en prison.

Jairo Castillo Peralta est réfugié au Canada avec sa famille depuis 2002. En Colombie, il était menacé de mort par ses anciens patrons.

M. Castillo habitait la région de Sucre, où s'affrontent l'armée, la guérilla marxiste et les milices paramilitaires formées par les grands éleveurs.

Au départ, c'est sa famille qui a été forcée de quitter la ferme en raison des menaces qui pesaient sur elle.

Pensant protéger les siens, Jairo Castillo s'est mis au service d'un grand propriétaire terrien puis du gouverneur de Sucre.

Il servira de courrier et d'intermédiaire, de garde du corps et de chauffeur. Il participera à la préparation de meurtres et de massacres pendant plusieurs années: 350 massacres en 8 ans dans le nord de la Colombie, dont ceux de Salao et de Chengue.

Cependant, Jairo Castillo jure qu'il n'a jamais participé aux massacres.

Quand les habitants de sa propre région sont menacés, il empêche un massacre et quitte ses employeurs. Ces derniers essaient alors de l'acheter, puis de le tuer.

Lorsqu'il dénonce les meurtres à une procureure de justice, celle-ci est assassinée.

Jairo Castillo devient alors un témoin protégé pendant un an, puis le Canada lui donne l'asile politique. Deux ans plus tard c'est le député, Gustavo Petro, qui rend public son témoignage inédit.

Il faudra attendre l'automne 2006 pour que la Cour suprême de Colombie agisse. Ses accusations sont confirmées

Ses patrons, les sénateurs Alvaro Garcia Romero et Erik Morris sont arrêtés et accusés de meurtre. Toutefois, le gouverneur Salvador Arana Sud a pris la fuite.

M. Castillo a déclenché d'autres dénonciations en Colombie. La justice a arrêté plus de 20 personnes, dont 8 membres du Congrès, proches du président Alvaro Uribe, qui ont eu des liens avec les paramilitaires.

La Colombie est ravagée depuis près de 40 ans par une guerre civile qui fait 20 000 morts par an.

Crise politique

Le pays traverse une grave crise politique depuis l'arrestation de plusieurs parlementaires entre novembre 2006 et février 2007. Ils sont inculpés de collusion avec les narcotrafiquants et les groupes paramilitaires d'extrême droite.

L'affaire, dite « para-politicos », a également provoqué la démission, en octobre 2005, de l'ancien chef de la police secrète. Il est soupçonné d'avoir fourni des informations secrètes aux paramilitaires.

La ministre des Affaires étrangères a également dû démissionner, en raison des liens de plusieurs de ses proches avec les paramilitaires.

Un reportage complet sur le sujet sera présenté à l'émission Enjeux, mercredi, à 21 h, à la télévision de Radio-Canada.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm

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Les Farc tiennent leur neuvième conférence
22/03/2007 - Semana, El Espectador
La neuvième conférence des Farc annonce que vers la fin du gouvernement Uribe il y aura une offensive de la guérilla pour laquelle ils ont besoin de 230 millions de dollars.

Il y a plusieurs semaines on a appris - révélation inhabituelle - que les Farc avaient tenu leur neuvième conférence. Le ministre de la Défense, Juan Manuel Santos, affirme que, grâce aux opérations militaires dans tout le pays, celle-ci n'a pas pu se tenir. Les Farc, par contre, affirment qu'elle a bien eu lieu, et qu'elle a été un succès complet.

En fait, comme on peut le déduire de documents confisqués dans des campements de la guérilla, il semble que la conférence a bien eu lieu, mais qu'elle n'a pas été cette fois un événement massif, mais plutôt une réunion d'à peine 36 personnes, qui s'est tenue en janvier et qui a été préparée préalablement par des assemblées dans chacun des "Fronts de guerre" (ndlr : les Farc sont organisés sur le terrain en 60 "fronts" qui jouissent d'une grande indépendance opérationnelle). On ne sait pas si tous les membres du Secrétariat (l'équipe de direction des Farc) y a assisté, comme cela se produisait dans le passé.

Pourquoi cet événement est-il important ?

Depuis 1993 il n'y avait plus eu de conférence des Farc. C'est au cours de ces réunions que l'on prend des décisions stratégiques et que l'on conçoit généralement les plans à long terme de l'organisation. En outre, on y désigne tous les membres des organes de direction, ce qui est habituellement plus un cérémonial qu'un événement réellement démocratique. Les membres du Secrétariat sont pratiquement inamovibles. Cela démontre bien que les dernièrs guérilleros qui sont arrivés dans cet organisme l'ont fait pour remplacer d'autres qui sont morts, mais de vieillesse.

Jusqu'à présent on n'a pas connaissance des conclusions ou des changements éventuels dans l'organe de direction suite de cette conférence. Mais certains documents préparatoires indiquent plusieurs conclusions qui préoccupent le gouvernement.

D'abord, les Farc maintiennent leur plan stratégique de prise du pouvoir. Dans leur bilan ils reconnaissent que leurs fronts ont été affaiblis, mais ils se sont donné l'objectif de les fortifier durant les quatre prochaines années, pour préparer une offensive qui aurait lieu à la fin du second mandat d'Álvaro Uribe. Pour cela ils se fixent comme priorité numéro un l'accroissement de leurs finances.

Pour réaliser cet objectif, les Farc ont défini plusieurs directions importantes. D'abord, diversifier leurs revenus. Ils accordent un intérêt spécial à l'extorsion, ce qui fait craindre un accroissement de cette infraction. Ils voudraient aussi créer un portfolio d'investissements légaux, spécialement en propriété terrienne, en transport et en bétail. Manuel Marulanda rappelle par écrit à tous ses hommes qu'il a besoin de 230 millions de dollars "net" pour financer son plan de guerre. Et pour étudier la réalisation de ce projet, les Farc auraient créé une commission spéciale comprenant sept guérilleros de "la vieille garde" - Alfonso Cano, 'Mono Jojoy', 'Raúl Reyes', Iván Márquez, Iván Ríos, 'Timochenco' et Joaquín Gómez.

La seconde grande préoccupation des autorités concerne l'intention des Farc de développer un service de renseignement de haut niveau. Pour cela, ils ils ont chargé un commandant de cette guérilla d'établir des relations avec certains secteurs des forces militaires. Un but un rien absurde, si on prend en considération que déjà durant les deux dernières années on a constaté au moins trois cas graves d'infiltration de la guérilla dans les forces armées. Un d'entre eux a rendu possible la prise de la base d'Iscuandé en Nariño, qui a résulté en une dure défaite pour l'Armée. Un autre cas de pénétration évidente a été la voiture piégée dans l'École Supérieure de Guerre, dont les auteurs ont disparu sans laisser de trace.

Sur le terrain politique, il est curieux que les Farc proposent comme priorité d'établir des relations avec des secteurs dissidents des partis traditionnels, en vue de former avec eux, en 2010, une vaste coalition. Dans leurs plans, une offensive militaire ferait alors place à un gouvernement de transition qui donnerait aux membres du Secrétariat "des garanties légales pour leur déplacement terrestre, aérien et fluvial afin de se déplacer vers les fronts pour leur expliquer l'objectif du changement". Entretemps, l'ordre est maintenu pour tous les combattants des Farc d'intimider et de compliquer les actions des gouvernements locaux et de les polariser.

L'autre grande préoccupation, c'est que la neuvième conférence garde l'orientation de se diriger vers une guerre de mouvements et d'établir la mobilisation en colonnes de 150 hommes, pour frapper les bases militaires. Le plan met l'accent sur le sabotage des routes et sur la mise en zones de réserve de tous les kidnappés. Le Farc établissent clairement comme zones prioritaires de croissance toutes les zones frontalières.

Pour beaucoup de militaires il est clair que le principal effort des guérillas vers l'extérieur sera de se procurer des missiles sol-air, ce qui leur permettrait de détruire les avions et les hélicoptères, ainsi que de neutraliser l'avantage stratégique des militaires. Ces armes ont été déterminantes dans la guerre au Salvador et dans celle dAfghanistan, dans la décennie 80.

Il sera très difficile pour les Farc d'accomplir tous ces objectifs. De fait, ils n'ont pas réussi à accomplir le plan qui avait été tracé en 93. Toutefois, ces nouvelles directives leur donneront du carburant au moins pour les prochaines années. Et, comme on peut le lire dans les documents, la priorité est d'obtenir de l'argent. La neuvième conférence laisse un message clair au gouvernement : il n'est pas encore temps de chanter victoire.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm

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Le gouvernement colombien accepte l'offre des Etats-Unis pour la libération des kidnappés
23/03/2007 - La FM, Washington Post
Le gouvernement colombien a évalué la proposition de plusieurs congressistes des Etats-Unis, qui se sont offerts comme "garants" pour rechercher la libération des personnes kidnappées par les Farc.

Le Haut Commissaire pour la Paix, Luis Carlos Restrepo, a répondu par courrier à une communication envoyée par un groupe de membres du Congrès états-unien au Gouvernement national.

"Le Gouvernement de Colombie évalue votre proposition de vous porter garants dans la zone de sécurité où se dérouleront les dialogues, et votre volonté de contribuer avec votre appui et vos conseils pour que le dialogue soit un succès".

Sa lettre a été adressée aux représentants James P. McGovern, Janice D. Schakowsky, Raul M. Grijalva, Sam Farr, Peter Welch, Maurice Hinchey et William D. Delahunt.

Ce groupe de congressistes avait envoyé au gouvernement colombien une lettre dans laquelle ils expriment leur "intérêt d'obtenir la libération des personnes kidnappées en pouvoir des Farc".

Ils indiquaient également "leur appui à la proposition présentée par la France, la Suisse et l'Espagne en décembre 2005 pour une zone de sécurité qui permette le dialogue entre le gouvernement et les Farc".


http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Styx
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Message par Styx »

C'est du comique de répétition !
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JP
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Message par JP »

Styx a écrit :C'est du comique de répétition !
:roll: ........Bon les mecs c'est un topic d'info sur Betancourt et la colombie....Si le sujet ne vous intéresse pas passer votre chemin....ça nous fera gagner du temps et de l'énergie....
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JP
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Message par JP »

Une leader autochtone de la Colombie interpelle Ottawa

Alexandre Sirois

La Presse

« Je ne veux pas que le gouvernement canadien continue à investir sans examiner où va son argent! »

Son père a vraisemblablement été assassiné en raison de son franc-parler, mais Marta Cecilia Domico, leader autochtone de Colombie, n'a pas l'intention de se taire.

Ce petit bout de femme énergique, aux cheveux et aux yeux noirs comme jais, a profité de son passage au Canada cette semaine pour interpeller Ottawa et réclamer des investissements plus responsables en Colombie.

« Parce que beaucoup d'argent reçu est dirigé vers la guerre et non pas vers des secteurs comme la santé et l'éducation », a-t-elle dit en entrevue à La Presse.


Mme Domico a de très bonnes raisons de rappeler le gouvernement canadien à l'ordre à ce sujet.

Tout indique que son père, Kimy Pernia Domico, a été enlevé et assassiné par les forces paramilitaires colombiennes en 2001 en raison de son opposition à la construction du barrage hydroélectrique Urra.

Or, la société d'État Exportation et développement Canada (EDC) a octroyé un prêt de plus de 18 millions de dollars américains en 1994 pour cet important projet. Le barrage a été construit à l'entrée du territoire du peuple autochtone Embera Katio, dont fait partie la famille Domico. Une deuxième phase est à l'étude.

Mme Domico sait qu'il peut être dangereux de suivre les traces de son père. Mais pour elle, cela va de soi.

« Il m'a appris à défendre les droits de notre peuple. Je n'ai pas peur de le faire », lance-t-elle en haussant le ton.

Elle prend soin de préciser qu'en Colombie, où plus de 70 000 personnes ont été tuées ou ont disparu depuis la fin des années 80, « on ne peut plus rien réclamer » sans être menacé.



Droits et démocratie



On ne peut même pas demander qu'on fasse la lumière sur la disparition d'un proche. Cela représente souvent un arrêt de mort. Ce qui n'empêche pas Mme Domico de vouloir en savoir plus sur le sort de son père.

Et l'organisme canadien Droits et démocratie, créé il y a près de 20 ans par le Parlement canadien, a décidé de mettre tout son poids dans la balance pour aider cette leader autochtone.

L'organisme, qui a parrainé la visite de Mme Domico, avait remis son prix John-Humprey pour la liberté à son père en 2003. Il avait, à l'époque, déjà disparu.

Et la semaine dernière, conjointement avec d'autres organismes de défense des droits de la personne, Droits et démocratie a publié une lettre ouverte dans l'un des principaux quotidiens colombiens pour demander que « justice soit faite ».

C'est qu'un ancien chef des paramilitaires colombiens, Salvatore Mancuso, a admis en début d'année être responsable de nombreux assassinats. Incluant celui de M. Domico.

« On dit au gouvernement de la Colombie : vous faites quoi? Quelle est la vérité? Que s'est-il vraiment passé? » lance le président de Droits et démocratie, Jean-Louis Roy.

Cet ancien secrétaire général de l'Agence de la francophonie à Paris partage par ailleurs depuis longtemps l'avis de Mme Domico quant à l'importance des investissements responsables.

« Lorsqu'on investit, il y a des obligations de faire une étude d'impact en matière d'environnement, mais pas en matière de droits de la personne, souligne-t-il. Nous ne pouvons pas accepter d'être complices. »

À EDC, on indique que les pratiques ont évolué ces dernières années pour ce qui est des investissements.

« Tous les projets qui soulèvent des questions environnementales, socio-économiques ou de droits de la personne sont soumis à une période de consultation publique », explique le porte-parole, Philippe Taylor.

À l'époque de la construction du barrage Urra - pour lequel la contribution du Canada n'a été que de 2 %, souligne-t-il - « tous les règlements et lois de la Colombie ont été respectés ». Les responsables d'EDC sont néanmoins « inquiets de l'enlèvement de M. Domico » et disent avoir collaboré étroitement avec le ministère des Affaires étrangères dans ce dossier.


http://www.cyberpresse.ca/article/20070 ... 14/CPMONDE
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JP
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Message par JP »

Colombie: 7 parlementaires américains écrivent à Berne


Sept parlementaires démocrates américains ont écrit à Berne, ainsi qu'à Paris et Madrid, pour proposer leur appui dans le processus de paix entre les rebelles marxistes des FARC et Bogota. Le DFAE salue ce soutien américain
.

[ats] - La Suisse, l'Espagne et la France mènent une médiation en vue d'un échange entre 57 otages des FARC - parmi lesquels figurent trois agents anti-drogue américains capturés en 2003 ainsi que la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée il y a cinq ans - et 500 guérilleros incarcérés en Colombie.

Les signataires de la lettre sont Jim McGovern, Janice Schakowsky, Sam Farr, Raul Grijalva, Peter Welch, Maurice Hinchey et William Delahunt. Très critiques face au gouvernement du président Alvaro Uribe, ils estiment dans leur lettre que "trop de temps a passé et que le statu quo est inacceptable".

La Suisse, l'Espagne et la France ont proposé en 2005 la tenue de négociations dans une zone démilitarisée de 480 km2 en vue d'un échange. Les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) et le gouvernement se sont déclarés en faveur de l'initiative, mais les conditions préalables exigées par les deux camps ont rendu impossible tout dialogue.


http://fr.bluewin.ch/infos/index.php/in ... r_les_USA/
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