Lorenzo Bétancourt à Ingrid, Uribe, Chavez, Sarkozy
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Lorenzo Bétancourt à Ingrid, Uribe, Chavez, Sarkozy
C’est un nouvel appel, c’est le dernier appel : celui de Lorenzo Betancourt, le fils d’Ingrid. Un appel qui tranche, un appel qui tonne et détonne : les choses sont claires, c’est maintenant ou jamais que nous devons tout faire pour qu’Ingrid revienne. Ou sinon elle mourra.
Bonjour à toutes età tous.
Les événements se sont précipités au cours des dernières semaines, et il est nécessaire, je crois, de faire aujoird'hui le point de la situation.
L'exécution ciblée de Raul Reyes, le négociateur international des farc, par l'armée colombienne, sur le territoire de l'Equateur, au moment même où ce pays et le Vénézuéla négociaient avec la guérilla la libération de nouveaux otages, avait fait craindre le pire. Heureusement, les Farc avaient très vite signalé par un communiqué que cet événement ne remettait pas en cause leur volonté de négociation.
Si la disparition de l'interlocuteur numéro un a évidemment créé pas mal de nouveaux problèmes, il faut signaler que Raul Reyes n'était pas la seule personne avec qui nous étions en contact pour obtenir une libération unilatérale et rapide d'Inrid, pour des raisons humanitaires. Ces contacts continuent et notre espoir reste intact.
La manière dont cette exécution a été plannifiée et exécutée ne laisse malheureusement plus de doute sur la position du président Uribe. Nous savions qu'il n'avait jamais montré un grand intérêt pour la libération des otages - nous savons maintenant qu'il est prêt à prendre des actions concrètes pour l'empêcher. Le seul espoir des familles reste donc l'action des gouvernements amis - principalement du Président Chavez soutenu maintenant par plusieurs pays latino-américains, et que la France a également soutenu dans un communiqué.
La crise qui avait éclaté à l'occasion de cette incursion de l'armée colombienne dans un territoire étranger vient heureusement de se résoudre au Sommet de St Domingue, à l'initiative du président Correa de l'Equateur. Ce sommet des chefs d'Etats sud-américains a été l'occasion pour plusieurs pays de mettre la pression sur la Colombie pour qu'elle cesse sa politique belliqueuse et qu'elle accepte l'idée de négociations avec les rebelles. A l'occasion de la journée de la femme, Hugo Chavez y a lancé un appel solennel au chef des Farc en lui demandant de libérer Ingrid Betancourt.
Accompagnant Hugo Chavez dans cette réunion, Yolanda Pulecio, la maman d'Ingrid, a joué un rôle très important dans l'évolution des événements. Yolanda a déployé toute son énergie, dans la discrétion et l'efficacité, pour rencontrer plusieurs chefs d'Etat et préparer avec eux ce sommet. Elle est maintenant à Cuba où elle continue sans faiblir ses efforts pour libérer sa fille.
En ce moment nous poursuivons donc deux efforts en parrallèle : d'une part la demande aux Farc de libération immédiate et unilatérale d'Ingrid Betancourt et d'autres otages dont l'état de santé exige des soins immédiats, et d'autre part une action internationale concertée vers le gouvernement colombien, pour qu'il accepte le principe de négociations directes avec les FARC, dans une zone préalablement démilitarisée et sécurisée par la communauté internationale, afin d'y assurer la sécurité des négociateurs et de la population locale.
Plus d'informations sur tout cela, bien sur, sur http://www.educweb.org/Ingrid/indexFr.htm
Plus que jamais nous avons besoin du soutien et de la mobilisation de tous
Armand
