C'est quand qu'on va où ? (L'école)

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adieu minette
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C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par adieu minette » 27 avr. 2018, 07:43

Comme le sujet, "j'ai embrassé un flic" déviait sur la selection à l'université, et Parcoursup.
Ecoman a écrit :
26 avr. 2018, 23:16

Quant à parcoursup, je suis professeur principal.
Le parallèle entre mai 68 et 2018, je ne sais pas s il y a lieu d être. C était une autre époque et les revendications étudiantes étaient certainement plus légitimes et intelligentes. Comme par hasard, 50 ans après... c'était écrit. Il fallait trouver un prétexte. Parcoursup c est un prétexte, il y a peu de changement avec APB.

Et dire à un jeune : " nous estimons que si tu vas en licence, tu vas perdre une année car tu n as pas le niveau pour réussir, essaye de trouver un BTS ou un dut qui pourrait t intéresser et où tu pourrais t y épanouir pour ensuite envisager une intégration en licence 3 ème année" ça me paraît plein de bon sens. Il y a des filières qui ont été dévalorisé, j ai des élèves qui en terminale ont des difficultés à écrire et lire correctement... Mais il ne faudrait pas faire de sélection ???
Je propose un petit topic sur l'Ecole dans son ensemble, de la maternelle, à l'université. Vous, vos enfants, votre relation à l'école, les réformes de Blanquer, le nouveau bac général...

Voilà !
J'attends avec impatience la signature de lucien... :mrgreen:

Tha_moumou
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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par Tha_moumou » 27 avr. 2018, 10:01

adieu minette a écrit :
27 avr. 2018, 07:43
Je propose un petit topic sur l'Ecole dans son ensemble, de la maternelle, à l'université. Vous, vos enfants, votre relation à l'école, les réformes de Blanquer, le nouveau bac général...

Voilà !
Ça va chier, sûr !

Je suis contre la sélection. En gros je suis pour la liberté d'accès à l'université dans la filière de son choix, même sans bac (avec en revanche le bac obligatoire pour certaines filières sélectives, mais pas dans les universités, du coup). Je crois vraiment que des mauvais élèves de secondaire peuvent devenir de très bons étudiants. Et si la sélection intervient en fin de première année sur la base d'examens qui sont les mêmes pour tous, je trouve cela plus juste que de sélectionner avant l'entrée avec des dossiers, des lettres de motivation et, pire, l'adresse de résidence ou le nom du lycée. Le principe de sectorisation me semble le plus égalitaire et il devrait être renforcé et même incontournable (un peu comme la carte scolaire).

En revanche l'augmentation des frais d'inscription est un énorme problème, et je suis surpris de ne pas voir apparaître comme revendication prioritaire la gratuité totale de l'université.

En ce qui concerne le primaire, le manque de moyens devient vraiment problématique. Ne serait-ce que parce que les collègues absents ne sont quasiment plus jamais remplacés. Il arrive que des congés maternité (donc complètement prévus) ne soient pas remplacés pendant plusieurs semaines. C'est un scandale et je me demande si l'état français ne pourrait pas être condamné devant une juridiction européenne pour ça.

Quant à un "retour aux fondamentaux", je suis plutôt pour, mais ça relève de l'effet d'annonce. Le ministre aurait pu annuler la réforme Darcos, revenir aux 26 heures par semaine. Qui sait, il aurait peut-être même pu passer à 30 en échange d'une suppression totale de toute la paperasse et des réunions débiles. Et puis il est bien gentil, avec ses histoires de manuels, seulement avec un budget matos de 600 euros chaque année tout compris, ce n'est pas possible, d'avoir des manuels en bon état tous les ans.

Tha_moumou
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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par Tha_moumou » 27 avr. 2018, 10:23

On nous bassine par exemple avec le numérique, le numérique, le numérique, il faut former les élèves aux numérique et patati et patata.

Nous avons 12 ordinateurs fonctionnels, dont 10 qui fonctionnent avec windows XP et entre 128 et 256 MB de mémoire vive.

Je vous laisse imaginer la galère quand on veut faire un truc fou comme, par exemple, chercher une image sur internet pour la copier sur un document openoffice.

Et si on essaye de coller des xubuntu dessus histoire que ça marche un peu mieux quand même, alors là le service informatique de la mairie gueule que le matériel ne nous appartient pas et qu'on ne peut pas faire ce qu'on veut.

Mieux, l'année prochaine, du fait des dédoublements de CP (une mauvaise mesure, qui bouffe plein de postes pour pas grand chose, avec moitié moins de postes on aurait pu prévoir des dédoublements à mi-temps largement suffisants), on a besoin de locaux. Du coup suppression de la salle informatique, en échange de laquelle nous aurons 12 tablettes (hin hin hin). Et encore mieux : pas sûr que nous ne perdions pas également... notre bibliothèque.

Alors quand Blanquer parle du format des cahiers et de la réglure, c'est sûr que c'est un peu énervant.

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lucien
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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par lucien » 27 avr. 2018, 10:31

Pour moi, l'inégalité des chances se joue dans les couilles de ton père (et l'ovule de ta mère). Seul 1% de fils d'ouvriers deviendra étudiant: https://www.orientation-education.com/a ... -d-ouvrier

D'autre part, l'école joue très bien aussi son rôle de reproduction sociale:
"De moins bonnes conditions d'enseignements dans l'éducation prioritaire
L'étude constate pour commencer que les établissements en zones d'éducation prioritaire n'offrent pas le même enseignement que les autres écoles. « Sur des dimensions centrales dans les apprentissages, les élèves n'y bénéficient pas d'une qualité d'enseignement identique à celles des élèves scolarisés en établissements ordinaires », écrit le Cnesco, qui souligne par ailleurs que l'impact des classes moins chargées (de deux élèves par classe en moyenne) ne permet pas de compenser ces écarts.

Concrètement, le Cnesco montre que « le temps d'apprentissage, les pratiques pédagogiques et l'expérience professionnelle des enseignants » des élèves défavorisés n'est pas au niveau de celui de leurs pairs favorisés. Parmi les raisons évoquées : « problème de discipline, exclusions et absentéismes des élèves, absentéisme des enseignants, pratiques pédagogiques moins porteuses et recours à des non-titulaires et des enseignants peu expérimentés plus développé et accru sur la dernière décennie »."

source: https://www.orientation-education.com/a ... inegalites

Et concernant le Bac, qui vaut ce qu'il vaut mais qui est tout de même la 1ère porte pour accéder à des études supérieures:
"D'une part, le taux de réussite dépend fortement de l'origine sociale : 90 % des enfants de cadres et enseignants obtiennent le bac aujourd'hui (dont 40 % un bac S), contre 40 % seulement des enfants d'ouvriers non-qualifiés (dont 5% un bac S). Ainsi, l'évolution constante du taux de réussite au baccalauréat (88,5 % d'admis en 2016, soit 78,6 % de bacheliers dans une génération) masque « la réalité des inégalités sociales de diplomation : il existe toujours un inégal accès au baccalauréat selon l'origine sociale ». "

Les inégalités sont sociales et culturelles. C'est contre cela qu'il faut lutter. Parce que Parcoursup ou APB, c'est déjà un problème de riches, qui masque l'essentiel, c'est à dire la reproduction sociale dont l'école est le premier partenaire. L'école de la-république-mon-cul, au lieu d'être un espace permettant à chacun l'accès au savoir, est devenu le 1er allié du capitalisme.
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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par Tha_moumou » 27 avr. 2018, 11:07

Quand on veut tuer son chier...

Imagine un peu ce que ce serait sans l'école, pour voir.

La collusion libérale libertaire est toujours là en embuscade. Des discours qui se croient de gauche et émancipateurs donnent des arguments à ceux qui veulent la détruire, l'école. C'est précisément soi disant pour lutter contre la reproduction sociale que le gouvernement précédent a pété à peu près tout ce qui fonctionnait encore (par exemple les sections "d'élite" dans les collège de REP).

Sans l'école, ce serait pire. La mobilité sociale serait nulle. L'école ne fonctionne pas si mal. Des enfants dont les parents ne parlent même pas le français apprennent à lire et écrire, et beaucoup plus qu'on ne croit on un bon niveau de culture et de maîtrise des savoirs fondamentaux. Dire que tout va mal, c'est de la propagande.

L'école de la république, à mon avis, il faut la défendre, au lieu de la dénigrer sans cesse.

Ce que tu dis n'est pas tout à fait faux, mais complètement caricatural.

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adieu minette
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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par adieu minette » 27 avr. 2018, 11:17

lucien a écrit :
27 avr. 2018, 10:31
Pour moi, l'inégalité des chances se joue dans les couilles de ton père (et l'ovule de ta mère). Seul 1% de fils d'ouvriers deviendra étudiant: https://www.orientation-education.com/a ... -d-ouvrier
:malin1: Il me semble que 1 sur 10, cela donne plutôt 10%. :malin1:
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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par lucien » 27 avr. 2018, 11:21

Les chiffres ne sont pas des caricatures. Juste le reflet d'une réalité.

Après, j'ai bossé toute ma vie avec des ados en grandes difficultés sociales. Donc familiales. Donc scolaires. Dans cet ordre la, malgré ce qu'on veut nous faire croire.
Alors, la propagande, tu sais...
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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par lucien » 27 avr. 2018, 11:23

adieu minette a écrit :
27 avr. 2018, 11:17
lucien a écrit :
27 avr. 2018, 10:31
Pour moi, l'inégalité des chances se joue dans les couilles de ton père (et l'ovule de ta mère). Seul 1% de fils d'ouvriers deviendra étudiant: https://www.orientation-education.com/a ... -d-ouvrier
:malin1: Il me semble que 1 sur 10, cela donne plutôt 10%. :malin1:
Heuuu...oui, merde! Merci. (inutile d'en rajouter, en effet, c'est déjà assez parlant comme ça...)
ça y est, j'ai trouvé une signature!!......................................................................................................................

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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par Tha_moumou » 27 avr. 2018, 12:11

lucien a écrit :
27 avr. 2018, 11:21
Les chiffres ne sont pas des caricatures. Juste le reflet d'une réalité.
Bien sûr, mais l'interprétation qu'on en fait peut en être une. Et il me semble que dire "ce serait pire sans l'école" est une réponse suffisante pour au moins considérer que l'école est sans doute bien plus la solution que le problème. Il y a moins d'enfants d'ouvriers qui arrivent dans le supérieur. Il y en aurait encore moins.
lucien a écrit :
27 avr. 2018, 11:21
Après, j'ai bossé toute ma vie avec des ados en grandes difficultés sociales. Donc familiales. Donc scolaires. Dans cet ordre la, malgré ce qu'on veut nous faire croire.
Alors, la propagande, tu sais...
Et moi je connais un certain nombre d'élèves avec de graves difficultés familiales, qui n'iront pas en EREA mais en lycée, et même éventuellement général, auront le bac, feront des études... et seront sans doute stoppés dans leur progression non pas par le système éducatif mais une fois qu'ils en seront sortis.

Accuser l'école publique de reproduction sociale, alors que le privé sélectionne ses élèves dès la maternelle, c'est vraiment prendre le problème à l'envers, je trouve.

Cet argument est utilisé par les crânes d'oeuf du ministère pour imposer des pratiques pédagogiques stupides aux enseignants d'éducation prioritaire, qui consistent la plupart du temps à avoir moins d'exigences et à "apprendre à apprendre" ou "apprendre à comprendre" ou ce genre de conneries.

Dans un autre registre, l'école est aussi l'endroit où les filles réussissent mieux que les garçons. Et c'est encore le cas à la fac. (Je parle des examens, pas du recrutement) Et pourtant la société cantonne encore globalement les femmes à des positions subalternes. Certain(e)s accusent l'école contre toute évidence.

De la même manière, l'hôpital public ne fonctionne peut-être pas très bien, mais sans l'hôpital l'espérance de vie des pauvres chuterait drastiquement alors que celle des riches ne bougerait pas.

Alors je répète qu'il faut défendre ces institutions plutôt que les dénigrer.

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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par lucien » 27 avr. 2018, 13:22

Ça me semblait une telle évidence que je n'ai pas précisé que sans l'école, ce serait encore pire.

Mais je continue de penser que le rôle premier de l'école est la reproduction sociale. La compétition, les notations, tout est la dès le plus jeune âge pour t'imposer une manière de voir, qui, ô surprise, est celle du capitalisme dans toute sa splendeur.

Et en EREA, c'est rigolo, hein, mais il y avait zéro fils de cadres ou de professions libérales. En SEGPA non plus, d'ailleurs. Ceux qui échouent selon les critères de l'école sont ceux dont les parents ont déjà échoué socialement.

Quant aux "pratiques pédagogiques pour les zones prioritaires", j'en parle dès mon 1er message. Et je suis d'accord avec toi sur les conclusions à en tirer.
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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par Tord » 27 avr. 2018, 14:11

lucien a écrit :
27 avr. 2018, 10:31
Pour moi, l'inégalité des chances se joue dans les couilles de ton père (et l'ovule de ta mère). Seul 1% de fils d'ouvriers deviendra étudiant: https://www.orientation-education.com/a ... -d-ouvrier

D'autre part, l'école joue très bien aussi son rôle de reproduction sociale:
"De moins bonnes conditions d'enseignements dans l'éducation prioritaire
L'étude constate pour commencer que les établissements en zones d'éducation prioritaire n'offrent pas le même enseignement que les autres écoles. « Sur des dimensions centrales dans les apprentissages, les élèves n'y bénéficient pas d'une qualité d'enseignement identique à celles des élèves scolarisés en établissements ordinaires », écrit le Cnesco, qui souligne par ailleurs que l'impact des classes moins chargées (de deux élèves par classe en moyenne) ne permet pas de compenser ces écarts.

Concrètement, le Cnesco montre que « le temps d'apprentissage, les pratiques pédagogiques et l'expérience professionnelle des enseignants » des élèves défavorisés n'est pas au niveau de celui de leurs pairs favorisés. Parmi les raisons évoquées : « problème de discipline, exclusions et absentéismes des élèves, absentéisme des enseignants, pratiques pédagogiques moins porteuses et recours à des non-titulaires et des enseignants peu expérimentés plus développé et accru sur la dernière décennie »."

source: https://www.orientation-education.com/a ... inegalites

Et concernant le Bac, qui vaut ce qu'il vaut mais qui est tout de même la 1ère porte pour accéder à des études supérieures:
"D'une part, le taux de réussite dépend fortement de l'origine sociale : 90 % des enfants de cadres et enseignants obtiennent le bac aujourd'hui (dont 40 % un bac S), contre 40 % seulement des enfants d'ouvriers non-qualifiés (dont 5% un bac S). Ainsi, l'évolution constante du taux de réussite au baccalauréat (88,5 % d'admis en 2016, soit 78,6 % de bacheliers dans une génération) masque « la réalité des inégalités sociales de diplomation : il existe toujours un inégal accès au baccalauréat selon l'origine sociale ». "

Les inégalités sont sociales et culturelles. C'est contre cela qu'il faut lutter. Parce que Parcoursup ou APB, c'est déjà un problème de riches, qui masque l'essentiel, c'est à dire la reproduction sociale dont l'école est le premier partenaire. L'école de la-république-mon-cul, au lieu d'être un espace permettant à chacun l'accès au savoir, est devenu le 1er allié du capitalisme.
Pour moi l'école, elle fait ce qu'elle peut. Des améliorations, il en faut c'est évident, au niveau du budget, des programmes peut-être, des aides aux devoirs efficaces et des formations des profs. Mais faut pas tout lui mettre sur le dos. C'est pas l'école qui fait la reproduction sociale, elle essaie au contraire de la changer malgré ce qu'on peut dire. Mais tant que la responsabilité des parents submergés qui délaissent leurs enfants ne sera pas prise en compte, le schéma se reproduira tout le temps. Trente heures par semaine, c'est peu au final pour la responsabilité éducative qu'on veut donner à l'école. Alors soit on fait une école de 24h/24 en s'occupant des enfants non stop, soit on responsabilise les parents.

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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par adieu minette » 27 avr. 2018, 14:18

Tord a écrit :
27 avr. 2018, 14:11
Alors soit on fait une école de 24h/24 en s'occupant des enfants non stop, soit on responsabilise les parents.
Deux chimères...
J'attends avec impatience la signature de lucien... :mrgreen:

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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par Tord » 27 avr. 2018, 14:21

Dis donc sois poli !

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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par adieu minette » 27 avr. 2018, 14:29

Ce sont des chimères nyctalopes ! :mrgreen:
J'attends avec impatience la signature de lucien... :mrgreen:

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Re: C'est quand qu'on va où ? (L'école)

Message par adieu minette » 27 avr. 2018, 14:48

lucien a écrit :
27 avr. 2018, 13:22

La compétition, les notations, tout est la dès le plus jeune âge pour t'imposer une manière de voir, qui, ô surprise, est celle du capitalisme dans toute sa splendeur.
Je ne crois pas intrinsèquement que la notation soit mauvaise, elle est juste mal pratiquée. Avec notre fameuse "constante macabre", tellement française.
Pouvez-nous rappeler ce qu’est la « constante macabre » ?

Cela part du constat que sous la pression de la société, les professeurs se sentent obligés inconsciemment de mettre un certain pourcentage de mauvaises notes pour être crédibles. Ce n’est pas la faute des enseignants. Dans notre système éducatif, un professeur qui donne de trop bonnes notes est immédiatement jugé comme un fumiste. La constante macabre, c’est quand, quel que soit le niveau des élèves, il y a toujours un tiers de très bons élèves, un tiers de moyens, et un dernier tiers de mauvais élèves. Et je constate que les élèves défavorisés sont souvent dans le dernier tiers. Il y a trop d’enfants qui sont en échec de façon artificielle.
La suite de l'interview d'André Antibi, professeur émérite de mathématiques de l'université Paul Sabatier à Toulouse.

http://www.letudiant.fr/educpros/entret ... uffit.html
J'attends avec impatience la signature de lucien... :mrgreen:

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