Régis LEFEVRE, né dans l'Oise le 29 juin 1958, est journaliste au Parisien.

Marié et père de trois enfants, il a pour passion la chanson française et... Internet.

On peut le joindre sur son e-mail: regis3@club-internet.fr

 

                 

 

Quand, en janvier 1984, je quitte la salle du Zénith, à Paris, où vient de se produire Renaud, et que je dis à Catherine, ma femme: "Je vais écrire un livre sur lui", elle a pour moi le regard d'une maman qui pense que son fils se laisse emporter par un impossible rêve. Oui, sauf que le rêve devient réalité quelque 20 mois plus tard, sous la forme d'un rectangle cartonné portant fièrement une photo de Renaud avec Lolita dans ses bras. Au dos, je figure près de l'idole. Un rêve, je vous dis !

Depuis, le rectangle, (baptisé "Renaud, dès que le vent soufflera", et publié aux éditions Favre, avant d'être repris par France Loisirs et Presses Pocket) a accompli son chemin, a fait environ 100 000 petits (si, si) au point qu'aujourd'hui, 16 ans plus tard, les créateurs du site HLM me demandent de l'évoquer dans leurs pages. Le rêve continue ainsi à vivre !

Une fois finie la ronde de la promotion (télé, radio, articles dans les journaux), je suis retombé dans le quasi-anonymat. Dont je n'ai pas cherché à sortir, du reste. Renaud, lui, a continué. Normal: c'est lui l'idole, moi je n'étais là que pour témoigner, apporter ma toute petite pierre à l'édifice d'une carrière qui est la sienne.

Mais jamais je n'ai abandonné le "chanteur énervant". Nous ne nous sommes jamais revus en privé. Je préfère garder en moi le secret de quelques rencontres où je savourais le bonheur d'approcher l'idole de millions de francophones. Mais sa carrière, jamais je ne l'ai quittée des yeux: concerts, émissions de télévision, interviews. J'ai tout vu, tout lu, tout enregistré.

Si longtemps après ce moment inoubliable de ma vie, je suis heureux - limite fier, même - de reparaître par le biais d'Internet. "Dès que le vent soufflera", s'appelait mon livre. Le vent a soufflé, parfois très fort même, sur la planète que "ce putain d'homme chaque jour assassine" (comme chante Renaud)        . L'aventure Renaud se poursuit: un quart de siècle après ses débuts, la chetron sauvage sévit toujours. Sachons lui rester fidèles...

Régis LEFEVRE

retour