|
Pour Toi. Par
ton cousin
Tu étais comme moi
Un peu tout,
Tu étais surtout très Basque.
Tu n'aimais pas la vie?
Il m'a à peine fallu arriver à mes dix-huit printemps
Pour affubler la vie du sobriquet de Salope.
Pourtant ce sont les personnes telles que toi,
Malheureusement trop consciente pour être heureuse,
Qui me font quand même apprécier voire aimer cette pute de vie.
T'aurais pu attendre? Tu avais déjà trop attendu?
J'imaginais descendre à Paris pour te revoir après... trop longtemps.
Hey bien tu vois, maintenant je suis totalement de ton avis:
Paris est bien trop moche.
Si les rares petites étoiles scintillantes des sombres rues s'éteignent,
Les enfants, petits ou grands, n'auront plus aucune raison de sourire...
Le pire est que je ne peux même pas t'en vouloir,
Petite ou plutôt grande cousine, si tu le préfères.
Si les Renseignements généraux n'auront qu'à tirer un trait
Pour te rayer de leurs listes,
Il en faudra beaucoup plus pour arracher ton prénom et ton souvenir
Encré au plus profond de l'âme et du cœur.
Tendresse éternelle d'ici-bas.
Adieu chère cousine.
Adieu Laure.
Alban |