Au sujet du TOPIC BETANCOURT COLOMBIE VIA LA PRESSE...???

Engagements pour diverses causes, initiées ou non par Renaud...

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JP
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Colombie : les FARC restent ouverts à un accord pour la libération d’Ingrid Betancourt

publié le dimanche 25 février 2007


Les rebelles colombiens qui retiennent en captivité depuis cinq ans l’ancienne candidate à la présidence Ingrid Betancourt, ont fait savoir vendredi qu’ils restaient ouverts à un accord pour sa libération.
Dans un communiqué publié vendredi soir, Ivan Marquez, un des dirigeants rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) a répété que si les revendications des rebelles concernant la démilitarisation de deux municipalités situées dans le sud- ouest du pays étaient satisfaites, des négociations sur la libération d’Ingrid de Betancourt et 60 autres otages pourraient commencer.

"La libération d’Ingrid Betancourt et de tous les prisonniers ne serait plus que de l’histoire aujourd’hui si ( le président Alvaro Uribe) avait accepté de démilitariser les municipalités de Florida et Pradera", indique le communiqué.
"En dépit de tout, l’échange de prisonniers continue à être ouvert pour les FARC" ajoute-t-il. Ingrid Betancourt, 45 ans, a été capturée dans la province de Caqueta avec son assistante Carla Rojas, le 23 février 2002 pendant la campagne présidentielle où elle se présentait comme candidate indépendante.

Les FARC, la plus importante guérilla colombienne, forte de 20 000 hommes, lutte contre le gouvernement depuis le milieu des années 60. Le président colombien Uribe, réélu l’année dernière, a promis lors de sa campagne de réduire la violence dans le pays.


http://www.armees.com/Colombie-les-FARC ... 17194.html
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JP
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Message par JP »

From: M Poggi Numancia

Colombie
Discorde chez les Insurgés

Raúl Reyes :
« (.) ces regrettables affrontements entre l'ELN et les FARC (.) »

COCE ELN :
« (.) la fraternité qui doit exister entre ceux qui luttent pour la même cause
(.) »

Trois traductions non officielles
En raison de la situation délicate, et en raison des éventuelles nuances qui
pourraient être perdues par la traduction, nous joignons à la fin les versions
en espagnol des trois documents.

Février 2007


Communiqué du Bloc Caraïbes des FARC-EP

Le 10 février 2007

La volte-face de l'ELN

Pour son crépuscule en tant que mouvement insurgé, l'ELN joue un triste rôle.
Bien que n'ayant jamais été touchée par le Plan « Patriote » l'ELN s'apprête
-renonçant à la lutte armée- à incorporer le système politique en vigueur, le
combat institutionnel, électoral, et pour comble, en se laissant utiliser par
l'intelligence militaire de l'armée contre les FARC.

Ces derniers temps ils ont commencé à tirer contre notre organisation et
maintenant ils se présentent devant le monde, splendidement, comme les victimes
d'une réponse qu'ils ont rendue nécessaire.

Dans l'est du département de l'Antioquia l'Etat Major du Bloc José María Córdova
[des FARC-EP] a voulu converser avec eux à la recherche de l'entente
fraternelle. Nous aspirions à ce que soit mis un terme à la pratique du minage
des couloirs et des sentiers guérilleros qui nous avait causé la mort et la
mutilation de plusieurs combattants. Nous souhaitions discuter de leurs
prétentions territoriales. A cette fin nous avons choisi huit compañeros pour
aller établir le contact, ce qui a été fait. Mais alors qu'ils attendaient la
réponse de l'ELN ils ont été attaqués à l'aube par des commandos de cette
organisation, nous causant la mort de cinq guérilleros et le vol de leurs
fusils.

En Arauca, à l'occasion d'une réunion, pour rechercher une solution diplomatique
aux débordements survenus dans les Plaines, le camarade Che -vieux combattant,
membre du l'Etat Major du 10ème Front des FARC- a été assassiné. Actuellement
ils sont alliés avec l'armée et les paramilitaires contre les FARC.

Récemment dans le département du Cauca, après une réunion bilatérale avec les
militants de l'ELN, ces derniers ont tendu une embuscade, en coordination avec
l'armée, au Commandant du Front 8 des FARC et à sa garde. Ramírez, le commandant
du Front est mort, ainsi que quatre guérilleros ; trois autres ont été faits
prisonniers.

Tous ces faits nous font penser que l'ELN doit être profondément infiltrée par
l'intelligence militaire. Nous ne pouvons pas les considérer comme des alliés
stratégiques. Un tel comportement n'est possible que de la part d'agents de
l'armée officielle.

La campagne de l'ELN contre les FARC est délirante. Ils se présentent comme
victimes et ils évitent de parler de l'origine et des causes de la détérioration
des relations.

Ils ne sont plus commandés. La bonne volonté du COCE [Commando Central de
l'Armée de Libération Nationale], confrontée à la désinformation des
provocateurs, ce sont des mots emportés par le vent, parce que certains de leurs
commandements intermédiaires ne font que ce qui leur plaît. Ils font des accords
avec les FARC et ils ne s'y tiennent pas, ils séquestrent et ils rançonnent en
utilisant le nom des FARC à la frontière. Beaucoup parmi eux sont troublés par
la recherche d'argent en raison de leur éventuelle démobilisation.

Les tergiversations et les biais de la campagne anti-FARC nous contraignent à
faire référence à ces faits, afin que l'opinion ne soit pas trompée. Nos
arguments sont étayés par le soupçon que les Gringos tentent en leur sein
d'ouvrer à la division, comme au Moyen Orient, des forces la résistance
patriotique en Colombie.

Nous appelons les combattants et commandants révolutionnaires de l'ELN à prendre
leur distance avec les agents instigateurs. Nous n'avons aucun inconvénient à
travailler avec qui est favorable à la construction d'une nouvelle patrie,
démocratique, bolivarienne et socialiste.

Etat Major du Bloc Caraïbes des FARC-EP

Montagnes de Colombie

Février 2007





Communiqué du
Commando Central de l'Armée de Libération Nationale
COCE ELN

Que cesse l'absurde confrontation armée entre révolutionnaires



Les problèmes de la Colombie sont de caractère historique avec de profondes
racines comportant leur propre complexité, difficile à démêler pour résoudre la
crise et le conflit interne. Le dépassement de ces problèmes est la seule voie
qui apportera le bien-être pour les grandes majorités nationales. C'est une
tâche qui demande des transformations d'envergure dans la structure politique,
économique et sociale.

Ces changements sont possibles avec le concours de l'ensemble des Colombiens qui
luttons de différentes façons pour la construction du nouveau pays. Prétendre y
parvenir seul est une impasse et rejeter l'unité est une folie.

Nous, l'ELN, nous considérons que dans notre pays il n'existe pas une
organisation d'avant-garde unique qui dirige le processus révolutionnaire et qui
jouisse de la reconnaissance des grandes majorités de la nation. Il existe des
expressions d'avant-garde avec reconnaissance et légitimité partielle.

C'est à partir de cette façon de voir les choses que nous évaluons l'unité entre
révolutionnaires, démocrates et progressistes comme un élément stratégique
fondamental. Sans cette unité, entendue dans les différentes expressions et les
différents niveaux de ce concept, le triomphe révolutionnaire est impossible.

Cette pensée unitaire est le plus précieux héritage que nous, militants de
l'ELN, nous avons reçu du Commandant Camilo Torres Restrepo. Ses enseignements
et son exemple nous conduisent à faire des efforts, à comprendre que d'autres
aussi sont engagés, qu'ils détiennent des vérités, des valeurs, et qu'ils
luttent pour construire le nouveau pays, que nous devons lutter avec eux malgré
les différences que nous pouvons avoir, en faisant prévaloir les objectifs
communs dans l'intérêt des grandes majorités. C'est à partir de cette perception
que nous comprenons qu'il est nécessaire d'« être avec d'autres ».

Dans l'histoire de l'ELN il y a eu des moments malheureux d'avant-gardisme et de
sectarisme et il en reste encore des traces qui n'ont pas été suffisamment
effacées. Mais nous avançons vers le dépassement de ces erreurs, avec comme nord
l'esprit unitaire camiliste [de Camilo Torres].

Avec les compañeros des FARC-EP nous avons beaucoup de points communs et aussi
des différences. Ces dernières ne devraient pas passer avant ce qui nous unit et
qui est plus important, comme la construction du nouveau pays et du projet
socialiste, la défense de la souveraineté nationale et le rejet de la domination
impérialiste, la défense des intérêts suprême du peuple et de la démocratie.

Mais, hélas pour le processus révolutionnaire et pour la motivation du peuple,
il se passe ce qui ne devrait pas arriver : les différences sont réglées par la
voie armée et non par le dialogue constructif et la fraternité qui doit exister
entre ceux qui luttent pour la même cause. Avec ce genre de procédé on rend un
grand service aux forces ennemies qui profitent de l'absurde confrontation pour
frapper chacun de façon séparée et pour accentuer les différences.

Nous, les membres de l'ELN, n'avons pas recherché cette guerre fratricide, et
nous ne la voulons pas. Au contraire nous la rejetons catégoriquement.

Certaines de nos forces ont commis des erreurs que nous n'avalisons pas et nous
les rejetons parce qu'elles ne correspondent pas à notre conception politique
unitaire, accréditée dans les événements démocratiques. Mais également, en de
nombreux endroits, nous avons été agressés, militairement et en notre dignité de
révolutionnaires, par des forces des FARC. Dans d'autres régions nous sommes
parvenus à des accords qui ont facilité les opérations conjointes, ce qui nous
donne une grande satisfaction et ce qui doit s'étendre à la totalité des
structures pour que cesse définitivement l'absurde confrontation.

Le IVème Congrès de notre organisation qui vient de se tenir a insisté sur
certaines orientations destinées à faire baisser la tension et à rechercher des
formules d'arrangement avec les compañeros des FARC-EP, que nous considérons
comme des frères de lutte et non comme des ennemis pour nous affronter
militairement.

La décision de l'ELN a toujours été que l'absurde confrontation armée doit
cesser et c'est notre volonté sincère, laquelle nous assiste à tout moment. A
plusieurs reprises nous avons cherché à traiter des difficultés et à trouver des
solutions par la voie du dialogue, comme cela doit se faire entre
révolutionnaires. Nous avons de façon réitérée envoyé des messages au
Secrétariat des FARC à cette fin et nous avons cherché le recours des bons
offices d'amis communs pour qu'ils collaborent et contribuent à solutionner le
conflit et pour cesser de faire inutilement couler le sang -ce qui, nous
l'espérons, se concrétisera vite.

Nous considérons nécessaire que le pays et les révolutionnaires du monde
connaissent la réalité, afin de motiver les autres révolutionnaires et
démocrates et pour arrêter les affrontements entre les FARC et l'ELN.

Tel est l'objectif et non pas de tirer des avantages politiques ou de
délégitimer les FARC-EP. Nous sommes clairs sur ces questions et c'est ainsi que
nous agissons, plaçant au-dessus de tout les intérêts sacrés du peuple et de la
révolution colombienne.





Raul Reyes, Chef de la
Commission Internationale des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée
du Peuple (CI des FARC-EP)

Quelle est votre opinions sur ce communiqué du COCE de l'ELN ?

Raúl Reyes : Mon opinion c'est qu'il y a un manque de cohérence entre ce qui est
dit et ce qui est fait. Personne ne comprend comment, si on préconise l'unité
entre l'ELN et les FARC, la pratique est à la confrontation, laquelle se traduit
par des menaces contre les unités guérilleras et contre nos masses. Cela donne
un tragique résultat : la mort de guérilleros, de militants communistes et de
civils sympathisants des FARC. Ou bien ils sont faits prisonniers ou contraints
de quitter leur région et de laisser leurs biens pour sauver leur vie. L'unité
ne se décrète pas à la convenance d'une personne en particulier, elle se
construit hors de toute manipulation, sans hésitation sans abandonner les
objectifs de la lutte.

Commandant Raúl, quelle est la solution à ces affrontements ?

Raúl Reyes : La solution définitive à ces regrettables affrontements entre l'ELN
et les FARC c'est de commencer par apprendre à vivre avec les différentes
stratégies et les différentes tactiques des deux organisations, en s'engageant
de façon responsable à respecter le choix des masses de soutenir l'organisation
de leur préférence, en plus de la dépuration des éléments ennemis infiltrés ; et
également, de commencer un travail pédagogique pour doter les unités guerilleras
de solides éléments idéologiques et politiques capables de signaler clairement
le véritable ennemi de notre peuple, l'oligarchie et l'impérialisme, représentés
dans l'appareil d'Etat, et tout particulièrement dans le gouvernement d'Alvaro
Uribe Vélez.

Est-ce que les directions des deux organisations se sont rencontrées pour régler
ces anomalies ?

Raúl Reyes : Effectivement, en 1990, pendant plusieurs mois nous les FARC nous
avons eu l'occasion d'échanger sur de nombreux thèmes avec le commandant Manuel
Pérez, alors chef de l'ELN, il était venu dans nos campements avec le comandant
de l'EPL Francisco Caraballo. C'était l'époque de la Coordinadora Guerrillera
Simón Bolívar, dont les principaux participants pour les FARC avaient été les
commandants Manuel Marulanda et Jacobo Arenas.

Les FARC se considèrent-elles l'avant-garde révolutionnaire de la Colombie ?

Raúl Reyes : Dans la lutte révolutionnaire armée les FARC sont effectivement
l'avant-garde. C'est une catégorie à laquelle nous sommes parvenus dans la
confrontation de classe quotidienne, par la combinaison de toutes les formes de
lutte du peuple.

Que signifie l'unité révolutionnaire pour les FARC ?

Raúl Reyes : L'unité révolutionnaire signifie identité dans les objectifs de la
Nouvelle Colombie , la lutte anti-impérialiste, contre l'impérialisme, pour la
défense de la souveraineté, des droits des travailleurs et de la population
violentée par le terrorisme d'Etat, les bandes paramilitaires liées au
gouvernement d'Uribe Vélez. L'unité révolutionnaire dans la solidarité avec les
révolutions socialistes de Cuba et du Venezuela et avec les processus
bolivariens de Bolivie et d'Equateur, ainsi qu'avec les peuples qui ont été
envahis ou qui sont menacés par les faucons bellicistes de la Maison Blanche.


_____________


Originaux en espagnol :





10 de Febrero de 2007

Comunicado del Bloque Caribe de las FARC

La volteada del ELN

Es muy lamentable el papel del ELN en su triste ocaso comomovimiento insurgente.
A pesar de que nunca fue tocado por elPlan Patriota, se apresta -desmotivado de
su lucha armada-, aincorporarse al sistema político vigente, a la
luchainstitucional, electoral, y de remate, dejándose utilizar por la
Inteligencia Militar del ejército, contra las FARC.

En los últimos tiempos comenzaron disparando contra nuestra organización y ahora
se presentan ante el mundo, olímpicamente, como las víctimas de una respuesta
por ellos obligada.

En el oriente de Antioquia el Estado Mayor del Bloque José María Córdova quiso
conversar con ellos para buscar un entendimiento fraternal. Aspirábamos a que
pusieran fin a la colocación de minas en corredores y trochas guerrilleras que
nos habían causado ya la muerte y mutilación de varios combatientes de las FARC.
También hablar sobre sus pretensiones territoriales. Para el efecto
seleccionamos a ocho compañeros para que fueran a establecer contacto, el cual
se logró, pero mientras esperaban la respuesta del ELN fueron asaltados en la
madrugada por comandos de esa agrupación, causándonos la muerte de cinco
guerrilleros y el robo de sus fusiles.

En Arauca, en una reunión que buscaba una solución diplomática a las
desavenencias surgidas en los Llanos fue asesinado en plena reunión por el ELN
el Camarada Che, viejo combatiente y miembro del Estado Mayor del décimo Frente
de las FARC. Ahora están aliados con el ejército y los paramilitares contra las
FARC.

Recientemente, en el departamento del Cauca, luego de una bilateral con el ELN
fueron emboscados por estos, en coordinación con el ejército, el Comandante del
Octavo Frente de las FARC y sus escoltas. Murieron Ramírez -Comandante del
Frente-, cuatro guerrilleros, y hechos prisioneros tres de los nuestros.

Todos estos hechos nos hacen pensar que el ELN debe estar profundamente
infiltrado por la Inteligencia Militar. Así no podemos considerarlos como
aliados estratégicos. Quienes así proceden no pueden ser sino agentes del
ejército oficial.

La campaña del ELN contra las FARC es delirante. Se presentan como víctimas y
evitan eludir el origen, las causas del deterioro de las relaciones.

Ahí no hay gobierno. La buena voluntad del COCE, cruzada por la desinformación
de los provocadores, son como palabras que se lleva el viento, porque algunos de
sus mandos medios hacen lo que les da la gana. Pactan acuerdos con las FARC y no
los cumplen, secuestran y extorsionan a nombre de las FARC en la frontera.
Muchos de ellos están desaforados consiguiendo dinero ante la eventualidad de su
desmovilización.

La tergiversación y el sesgo de la campaña anti-FARC nos obliga a referir estos
hechos, para que la opinión no se deje confundir. Nos asiste la sospecha que en
ellos está el esfuerzo de los gringos por dividir, como en el medio oriente, a
las fuerzas de la resistencia patriótica en Colombia.

Llamamos a los combatientes y a los mandos revolucionarios del ELN a tomar
distancia de los agentes instigadores. No tenemos ningún inconveniente en
trabajar con quienes estén por la construcción de una nueva patria democrática,
bolivariana y socialista.



Estado Mayor Bloque Caribe de las FARC-EP



Montañas de Colombia, febrero de 2007



___


Comunicado del COCE del ELN


QUE PARE LA ABSURDA CONFRONTACION ARMADA ENTRE REVOLUCIONARIOS


Los problemas de Colombia tienen un carácter histórico con raíces profundas que
encierran en sí una complejidad, difícil de desenmarañar para resolver la crisis
y el conflicto interno. Superar aquellos es la única vía que llevará a generar
bienestar para las grandes mayorías nacionales. Es una tarea que requiere
producir transformaciones de envergadura en la estructura política, económica y
social.


Dichos cambios son posibles con la suma y el concurso de los colombianos que
luchamos de diferentes maneras por la construcción del nuevo país. Pretenderlo
individualmente es un imposible y desechar la unidad es una locura.


En el ELN partimos de considerar que en nuestro país no existe una organización
que sea vanguardia única, que esté liderando el proceso revolucionario y goce
del reconocimiento de las grandes mayorías de la nación. Existen expresiones de
vanguardia con reconocimiento y legitimidad parcial.


Es con esta manera de ver la realidad que valoramos la unidad entre los
revolucionarios, demócratas y progresistas como un elemento estratégico
fundamental. Sin dicha unidad, entendida en las diferentes expresiones y niveles
que tiene este concepto, es un imposible el triunfo revolucionario.


Este pensamiento unitario es el mayor legado que los elenos heredamos del
Comandante Camilo Torres Restrepo. Sus enseñanzas y ejemplo nos llevan a hacer
esfuerzos, a entender que otros también están comprometidos, que tienen
verdades, valores y luchan por construir el nuevo país, que debemos luchar junto
a ellos a pesar de las diferencias que tengamos, aproximándonos en torno a los
propósitos comunes en beneficio del interés de las grandes mayorías. Es desde
este enfoque que entendemos que es necesario ser capaces de "ser con otros".


En la historia del ELN hay pasajes desafortunados de vanguardismo y sectarismo y
todavía quedan huellas que no se han borrado suficientemente. Pero marchamos en
dirección a superar estos desenfoques, teniendo como norte el espíritu unitario
camilista.


Con los compañeros de las FARC-EP tenemos muchos puntos en común y también
diferencias. Éstas no deberían primar sobre lo que nos une que es de más
trascendencia, como la construcción del nuevo país y el proyecto socialista, la
defensa de la soberanía nacional y el rechazo a la dominación imperialista, la
defensa de los intereses supremos del pueblo y la democracia.


Pero para infortunio del proceso revolucionario y desmotivación del pueblo, está
ocurriendo lo que no debería ocurrir entre revolucionarios: las diferencias se
están tratando por la vía armada y no mediante el diálogo constructivo y la
fraternidad que debe existir entre luchadores por la misma causa. Con este modo
de proceder se le está prestando un valioso servicio a las fuerzas enemigas que
están aprovechando la confrontación absurda para golpear a cada uno por separado
y ahondar las diferencias.


Los miembros del ELN no hemos buscado esta guerra fratricida, ni la queremos.
Por el contrario, la rechazamos categóricamente.


Fuerzas nuestras han cometido errores que no se avalan y se les cuestiona porque
no compaginan con nuestra concepción y política unitaria, refrendada en los
eventos democráticos. Pero también en muchas otras partes hemos sido agredidos
militarmente y en nuestra dignidad de revolucionarios por fuerzas de las FARC.
En otras regiones hemos logrado acuerdos que han facilitado operar
conjuntamente, asunto que es motivo de gran satisfacción y que debe extenderse a
la totalidad de las estructuras para que definitivamente se pare la absurda
confrontación.


El IV Congreso de nuestra organización, que acaba de pasar, fue enfático en
cuanto a las directrices encaminadas a distensionar y buscar fórmulas de arreglo
con los compañeros de las FARC-EP, a quienes consideramos hermanos de lucha y no
enemigos para confrontar militarmente.


La decisión del ELN ha sido siempre que se pare la absurda confrontación armada
y ésa es la voluntad sincera que nos asiste en todo momento. En más de una
ocasión hemos buscado que se traten las dificultades y se solucionen por la vía
del diálogo, como debe ser entre revolucionarios. Hemos enviado reiteradamente
mensajes al Secretariado de las FARC con este propósito y recurrido a los buenos
oficios de los amigos comunes para que faciliten y contribuyan a solucionar el
conflicto y a parar este desangre inútil, lo cual esperamos se dé prontamente.


Consideramos necesario que el país y los revolucionarios del mundo conozcan la
realidad, con el sano propósito de motivar a otros revolucionarios y demócratas
a interponer sus recursos para parar los enfrentamientos entre el FARC y el ELN.


Este es el propósito y no el de sacar ventajas políticas o ilegitimar a las
FARC-EP. Somos claros en esto y así actuamos, poniendo por encima los intereses
sagrados del pueblo y la revolución colombiana.




----

Raúl Reyes
Jefe de la Comisión Internacional de las FARC-EP

Comentario a una carta del Comando Central del ELN intitulada "QUE PARE LA
ABSURDA CONFRONTACION ARMADA ENTRE REVOLUCIONARIOS"


Su opinión sobre este comunicado del COCE?


Raúl Reyes : Mi opinión es que hace falta coherencia entre lo que se dice y lo
que se hace. Nadie entiende como mientras se predica interés por la unidad entre
el ELN y las FARC la práctica es de confrontación, expresada en amenazas contra
las unidades guerrilleras y nuestras masas, con el trágico resultado de
guerrilleros, militantes comunistas y población civil afecta a las FARC muertos,
hechos prisioneros o forzados a salir de sus áreas y bienes para salvar sus
vidas. La unidad no de decreta por la conveniencia de alguien en particular,
esta se construye libre de artimañas, sin vacilaciones y sin abandonar los
objetivos de la lucha revolucionaria. -


Comandante Raúl, cuál es la solución a estos enfrentamientos?


Raúl Reyes : La solución definitiva a estos lamentables enfrentamientos del ELN
con las FARC, empiezan por aprender a convivir con las diferencias estratégicas
y tácticas de las dos organizaciones, asumiendo responsablemente el compromiso
de respetar la decisión de las masas de apoyar la organización de su
preferencia. Además de proceder a depurarse de los elementos infiltrados del
enemigo e igualmente emprender una labor pedagógica encaminada a dotar a las
unidades guerrilleras de elementos ideológicos y políticos sólidos capaces de
ubicar con claridad al verdadero enemigo de nuestro pueblo, la Oligarquía y el
Imperialismo, representados en el aparato del Estado y muy particularmente en el
Gobierno de Álvaro Uribe.

Alguna vez se han encontrado las direcciones de las dos organizaciones para
discutir estas anomalías?


Raúl Reyes : Efectivamente en 1990, durante varios meses tuvimos en las FARC la
oportunidad de intercambiar muchos temas con el Comandante Manuel Pérez, por
aquella época Jefe del ELN, estuvo en nuestros campamentos junto al Comandante
del EPL Francisco Caraballo. Fue la época de la Coordinadora Guerrillera Simón,
cuyos protagonistas principales por las FARC fueron los Comandantes Manuel
Marulanda y Jacobo Arenas.

Se consideran las FARC la vanguardia revolucionaria de Colombia?


Raúl Reyes : Dentro de la lucha revolucionaria armada las FARC sí son la
vanguardia. Es una categoría ganada en la diaria y dura confrontación de clases,
mediante la combinación de todas las formas de lucha de masas del pueblo.


Para la FARC que significa la unidad revolucionaria?


Raúl Reyes : La unidad revolucionaria significa identidad de objetivos por la
nueva Colombia como la lucha antiimperialista, contra el imperialismo, por la
defensa de la soberanía, los derechos de los trabajadores y de la población
violentada por el terrorismo de Estado a través de las bandas paramilitares
ligadas al gobierno de Uribe. Unidad revolucionaria en la solidaridad con las
revoluciones socialistas de Cuba, Venezuela y los procesos bolivarianos de
Bolivia y Ecuador, como de los pueblos invadidos o amenazados por los halcones
de la guerra de la Casa Blanca.


http://fr.groups.yahoo.com/group/CubaSo ... sage/12385
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JP
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Message par JP »

01:42 25.02.2007

Les FARCouvertes à des discussions sur Ingrid Betancourt


Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qui retiennent en otage Ingrid Betancourt, ont déclaré qu'elle était toujours détenue en Colombie. Les rebelles ont ajouté qu'ils étaient ouverts à des discussions sur sa libération.
[ats] - Enlevée il y a cinq ans, l'ancienne candidate à la présidence colombienne, qui détient aussi la nationalité française, est devenue un symbole des enlèvements en Colombie.

Les FARC, plus ancien mouvement de guerilla d'Amérique latine, ont demandé à plusieurs reprises au président Alvaro Uribe de retirer ses forces d'une région rurale de la taille de la ville de New York afin d'ouvrir des discussions sur l'échange de guérilléros emprisonnés contre Betancourt et une soixantaine d'autres otages.

"La libération d'Ingrid Betancourt et de tous les prisonniers détenus par les deux parties pourrait déjà appartenir au passé si Uribe cédait sur la démilitarisation", a déclaré le dirigeant rebelle Ivan Marquez dans un communiqué mis en ligne vendredi soir sur le site internet des FARC. "En dépit de tout, l'échange de prisonniers reste ouvert pour les FARC".

Des analystes politiques considèrent que le gouvernement et les rebelles sont dans une impasse et sont loin de tout accord sur des discussions portant sur la libération des otages. Uribe a ordonné aux forces armées de libérer les otages et a refusé la démilitarisation d'une zone ainsi que le réclament la guerilla. Mais, craignant pour la sécurité des otages, les familles veulent qu'il négocie.

Une précédente tentative d'Andres Pastrana, prédécesseur d'Uribe, de parvenir à la paix avec les FARC en démilitarisant une zone de la superficie de la Suisse a échoué lorsque les guérilléros se sont servis de cette région, en pleine jungle, pour se regrouper et se réarmer.

Uribe a néanmoins consenti vendredi soir à ce que l'épouse d'un sénateur enlevé tende la main aux FARC pour tenter d'ouvrir des négociations.


http://fr.bluewin.ch/infos/index.php/in ... 225:brf002
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Tord
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Ticou
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Message par Ticou »

Merci JP. Ce topic est précieux ! :D
Au fond tu peux pas t'y faire
Tu veux pas d'une vie ordinaire
Tu saurais pas bien quoi en faire (M.B.)
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JP
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Message par JP »

Ingrid Betancourt, les coupables sont les Farc

QUOTIDIEN : mardi 27 février 2007



Quatre mille deux cents Colombiens, dont Ingrid Betancourt, sont otages de la guérilla, certains depuis dix ans ! Directeur de l'Agence France-Presse de 1999 à 2004 à Bogota, j'ai informé au quotidien sur cette tragédie collective, y compris sur l'enlèvement d'Ingrid par les Farc. Ces centaines de dépêches ont contribué à mobiliser le monde. J'en suis d'autant plus triste à la lecture du commentaire de Yolanda Pulecio Betancourt ( Libération du 22 février) sur mon livre Ingrid Betancourt : histoire de coeur ou raison d'Etat ? (Hugo Doc). Apprendre de sa bouche que je «veux faire de l'argent avec le malheur» m'oblige à rétablir les faits. La douleur d'une mère, que je respecte, ne peut excuser la calomnie. J'ai pris le risque de me rendre secrètement au coeur de la guérilla en mars 2004 pour avoir des nouvelles d'Ingrid et des otages. Raúl Reyes, le n° 2 des Farc, ne m'a pas permis de rencontrer Ingrid, et ne m'a jamais envoyé les preuves de vie demandées depuis 2003, y compris jusqu'à aujourd'hui. J'ai informé à l'époque la famille et les proches, en permanence, sur mes initiatives. L'ont-ils oublié ?

Dans mon livre, je dénonce la gestion du dossier Betancourt par Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, et ami proche d'Ingrid quand il était son prof à Sciences-Po. Son initiative rocambolesque d'envoyer onze espions de la DGSE en 2003 à Manaus (Amazonie) pour tenter de récupérer Ingrid avec un avion militaire, sans en aviser les présidents Chirac, Uribe (Colombie) et Lula (Brésil), avait fait capoter le dialogue entre les Farc et la France. J'en ai la preuve. Ingrid est ainsi devenue une «poule aux oeufs d'or» pour les «terroristes» de la guérilla (ainsi qualifiés par l'Union européenne), toujours plus intransigeants.

La famille d'Ingrid a longtemps accusé le pouvoir colombien de ne rien faire pour obtenir un échange entre otages et guérilleros en prison à Bogota. Maintenant, elle dénonce l'immobilisme de Paris et exige une cellule de crise au Quai d'Orsay pour libérer Ingrid, qui est en fait Colombienne, ancienne candidate à la présidence dans son pays, et divorcée depuis 1990 de son premier mari français. Or les coupables de cette tragédie sont les Farc ! Selon mes sources à Bogota, le dialogue actuel entre cette guérilla et les trois pays agréés (France, Espagne, Suisse) est gelé en raison des exigences «insurmontables» des rebelles. Ce sont les faits, rien que les faits. Ni Bogota ni Paris ne sont responsables de la poursuite du drame.
Jacques Thomet

http://www.liberation.fr/rebonds/courrier/237625.FR.php

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Colombie

Farc: Uribe prêt à discuter? LEXPRESS.fr

Après avoir affirmé il y a quelques jours qu'il allait intensifier l'offensive contre les Farc, le président colombien Alvaro Uribe serait désormais disposé à établir "un contact direct, sans intermédiaire" avec la guérilla. Il autorise aussi l'épouse d'un otage à rencontrer les guérilleros au nom des 57 familles de personnes séquestrées


Vendredi soir, le président colombien Alvaro Uribe a affirmé être disposé à établir "un contact direct, sans intermédiaire" avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et autorisé Lucy de Gechen, l'épouse d'un otage depuis cinq ans, à établir un contact direct avec la guérilla au nom des 57 familles de personnes séquestrées par les Farc pouvant être l'objet d'un échange humanitaire avec des guérilleros emprisonnés.

Un communiqué surprenant

Dans une déclaration à la presse, cette dernière, épouse du sénateur Jorge Eduardo Gechen, a affirmé: "L'heure est arrivée pour que nous, les familles, puissions établir un contact direct avec les ravisseurs pour voir de quelle manière nous pouvons contribuer à un rapprochement entre les parties". Evoquant des négociation directes entre le gouvernement et les rebelles, elle a estimé que "c'est ainsi qu'il faut faire."

Le communiqué présidentiel a été publié le jour du cinquième anniversaire de la prise d'otage d'Ingrid Betancourt, détenue dans la jungle par la guérilla. Il est d'autant plus surprenant que le chef de l'Etat avait annoncé jeudi qu'il allait intensifier l'offensive contre les Farc.

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=9374

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25 de Febrero de 2007

La vía del canje sigue abierta

Por: Iván Márquez / Integrante del Secretariado de las FARC-EP

La liberación de Ingrid Betancur y de todos los prisioneros en poder de las partes, pudo ser historia hoy, si Uribe hubiese accedido a desmilitarizar los municipios de Florida y Pradera.

Sólo su obstinación sin sentido los mantiene en cautiverio.

Se trataba de un despeje por 45 días para facilitar el acuerdo de canje humanitario y disponer de un escenario seguro para entregar y recibir. La necesaria presencia guerrillera, garante de la seguridad de los voceros insurgentes, fue convertida por Uribe en insalvable obstáculo artificial. Con toda certeza, no le habría ocurrido nada al país, y hasta se habría avanzado en la exploración de salidas políticas a un conflicto social y armado de medio siglo.

Pero Uribe no está programado por los gringos para gestos de humanidad. Contra el canje está atrincherado tras los más absurdos pretextos: que afectaría su política de seguridad, como si su descrédito fuera poco. Que los guerrilleros liberados no deben regresar a la montaña. Que no intercambia terroristas y bandidos por ciudadanos de bien… en fin, la soberbia hirsuta que enceguece.

A finales de año pasado se había comprometido a despejar sin condiciones a Florida y Pradera, pero cuando la guerrilla le “cogió la caña”, retrocedió. El infame pretexto fue la detonación de una bomba en la Escuela Superior de Guerra del ejército en el Cantón Norte de Bogotá. Infame porque el ejército nunca ha dejado de atacar y bombardear a la guerrilla, y porque tampoco existía un compromiso de cese al fuego o tregua que obligara a las FARC y al Estado colombiano.

A pesar de todo, por parte de las FARC la vía del canje sigue abierta. Sólo se requiere el despeje en los términos expuestos y que el país muy bien conoce.

Los engaños y cortinas de humo de Palacio han empezado a fatigar a todo el mundo. No tiene pies ni cabeza el reciente cuento de Uribe a Le Figaro de Francia, según el cual Ingrid Betancur estaría retenida en un país vecino. Y el rescate militar es sencillamente una irresponsabilidad. Lo del señor de Chambacú, actual Ministro de Relaciones, fue sólo una suerte entre mil. Eso está claro y por eso la mayoría de los analistas lo entiende así. En lugar de rehuirle, debiera Uribe mirar de frente al canje.

Montañas de Colombia, febrero 23 de 2007

http://www.farcep.org/?node=2,2663,1

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COLOMBIE : 60 ANS DE GUERRE CIVILE

* Quelle est la situation en Colombie ?

http://paris.indymedia.org/article.php3 ... 8&id_mot=5


En Colombie sévit un grave conflit social, politique et militaire. L'Etat colombien, soutenu par les multinationales, les propriétaires fonciers, les industriels et leurs représentants politiques, mène une politique criminelle envers le peuple. Le pays dispose d'importantes richesses minières (or, émeraude, charbon) et des réserves de pétrole. Le climat et le sol permettent la production de nombreuses variétés agricoles, telles que le café (2° rang mondial), la canne à sucre (10°), le cacao (9°)... Malheureusement, 1% de la population détient 45% des richesses, et 37 grands propriétaires se partagent plus de la moitié des terres cultivables.


* Pourtant le président colombien et son gouvernement sont élus démocratiquement ?


Des millions d'électeurs dans les régions contrôlées par l'armée et/ou les paramilitaires n'ont pas pu voter, ou ont été contraints de voter pour Uribe. Le système d'exploitation ne peut assurer des conditions de vie décentes qu'à une petite frange de la classe moyenne (fonctionnaires, policiers, commerçants) nécessaire pour la survie du maquillage démocratique. 65% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. C'est dans ce contexte que sont nées les FARC, en 1964, 16 ans après l'assassinat du candidat populaire Jorge Eliecer Gaitan, qui marquait le point de départ de la révolte paysanne.


* Qui sont les FARC ?


Les FARC-EP (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple) sont une organisation politico-militaire marxiste-léniniste d'inspiration bolivarienne, fortement influencée dès ses origines par la révolution socialiste cubaine et les enseignements de Che Guevara. Ils sont le bras armé des pauvres du monde rural contre les classes riches de la Colombie et possèdent depuis 1982 le statut de "belligérants" au regard des conventions de Genève. De 48 membres à l'origine, ils sont passés à 6.000 fin 80 et environ 20.000 aujourd'hui (dont 35 à 40% de femmes).


* Certains prétendent que les FARC sont des terroristes ?


Les FARC sont apparues en 1964 en réponse au terrorisme d'Etat. La plupart des attaques de la guerilla visent les infra-structures, afin d'affecter les sources de financement de l'Etat dans sa guerre contre le peuple. Le président Uribe, pantin de Washington, représente la guerre, la corruption, l'abandon de la souveraineté nationale. Les FARC-EP luttent pour instaurer un nouveau pouvoir qui garantisse la paix, la démocratie, la justice sociale, et l'unité des peuples latino-américains.


* D'autres prétendent que ce sont des narco-trafiquants ?


Les FARC sont opposés au trafic de drogue, mais ils ne peuvent empêcher les petits paysans de cultiver la coca. En l'absence de réforme agraire radicale (redistribution des terres), la survie de nombreux paysans dépend de la drogue. Les FARC ne font que prélever une part (impôt révolutionnaire) sur les transactions.


* Pourquoi ne participent-ils pas à la vie politique traditionnelle du pays ?


En mai 1985, dans le cadre de négociations tentant d'apporter une résolution au conflit, naissait l'Union Patriotique. Ce parti d'opposition de gauche va connaître pendant 9 ans une tragédie, avec l'assassinat de 4.000 de ses militants et/ou sympathisants, notamment les candidats aux présidentielles Jaime Pardo Leal (1987) et Bernardo Jaramillo Ossa (1990), jusqu'à l'assassinat du dernier des membres de l'UP au Parlement, Manuel Cepeda Vargas (1994), 9e parlementaire de l'UP assassiné. En Colombie il n'y a jamais eu de démocratie. L'UP a été physiquement exterminée par les balles. Les crimes massifs commis contre l'UP constituent "une page honteuse dans l'histoire de notre pays" (F.SANTOS, vice-président, déclaration du 09/02/04)


* Pourquoi les FARC ont-il kidnappé Ingrid Betancourt ?


Le 20 février 2002, sous la pression des USA, le président Pastrana met fin au processus de paix avec les FARC-EP et leur lance un ultimatum de 48h pour quitter la zone démilitarisée (42.000 km2). 3 jours plus tard, Ingrid, en campagne présidentielle, décide quand même de se rendre dans cette zone avec 3 hommes et sa secrétaire. Pour les FARC, les membres de la classe politique, favorables au système "démocratique" colombien sont tous "scandaleusement indifférents au drame de la guerre vécue par le peuple". Ingrid ne fait pas exception à la règle.


* Mais pourtant c'est une femme ; cela ne fait-il aucune différence pour les FARC ?


Les FARC-EP sont une organisation féministe ; à ce titre ils ne font pas de distinction sexiste, que ce soit par rapport aux otages, ou bien au sein de la guerilla où les femmes peuvent obtenir des postes à haute responsabilité correspondant à leur mérite militaire. Par ailleurs, une dizaine de jours avant sa capture, Ingrid s'était déjà rendue dans la zone démilitarisée où elle avait violemment pris à partie Raul Reyes au cours d'une table ronde, condamnant fermement les pratiques de la guerilla. Difficile dans ces conditions d'espérer un geste de clémence de leur part...


* Pourquoi les FARC ont-ils libéré les 3 hommes qui accompagnaient Ingrid et pas Clara Rojas, sa secrétaire ?


Clara Rojas ne pouvait pas être considérée comme un otage politique. Les FARC souhaitaient la relâcher également, mais elle est restée par solidarité avec Ingrid. Elle a témoigné dans une vidéo de 2003 (www.e-monsite.com/amloc34/rubrique-1012706.html) des très bonnes conditions de détention des otages, similaires aux conditions de vie des guerilleros. Depuis, elle a eu une liaison avec un guerillero et de cette union est né un petit garçon début 2005. On est bien loin des otages "ligotés et bâillonnés" qu'imaginent certains anti-communistes. Par ailleurs, les FARC mettent à disposition de chacun des otages une petite radio pour qu'ils puissent écouter en permanence les messages de leurs familles diffusés sur une station colombienne.


* Pourquoi l'Etat français ne verse-t-il pas de rançon ?


Les FARC ne réclament ni argent, ni armes, Ingrid est un otage politique et non économique.


* A quoi servent les otages politiques ? Comment faire pour obtenir leur libération ?


Les prisonniers politiques, qu'ils soient aux mains des FARC ou de l'Etat colombien, ne pourront être libérés qu'au travers d'un échange humanitaire, en accord avec les conventions de Genève réglementant ce type de conflit.


* Pourquoi le président colombien et les FARC refusent-ils cet échange ?


Les FARC ne refusent pas l'échange, bien au contraire ! C'est aujourd'hui leur objectif politique prioritaire ! Ils ont plusieurs fois libéré des prisonniers politiques (la dernière fois 2 policiers, en parfaite santé, le 25/03/06), en signe de bonne volonté, sans jamais aucune contre-partie. En revanche l'Etat colombien est opposé à l'échange, qui serait une preuve de faiblesse vis-à-vis de la guerilla, et le discréditerait aux yeux des USA, partisans de la manière forte. Par ailleurs 2 hauts responsables des FARC, la commandante Sonia, et Simon Trinidad, négociateur international des FARC pour l'échange humanitaire, ont été "extradés" (en réalité vendus) aux USA (quelques mois plus tard, Rodrigo Granda, autre négociateur mandaté par les FARC a été enlevé par des agents colombiens sur le territoire vénézuélien, au mépris des conventions entre les 2 pays). Ces actes irresponsables du gouvernements colombien, contraires aux conventions de Genève, compromettent sérieusement l'échange humanitaire de tous les prisonniers de guerre.


* Et le gouvernement français dans tout ça ?


Comme l'a dénoncé à demis-mots Mélanie, mardi dernier, la diplomatie française n'a absolument rien fait depuis 5 ans pour forcer Uribe à accepter l'échange humanitaire. Le gouvernement français est solidaire des gouvernements colombien et américain. Ces gens-là ont une solidarité de classe, ils sont donc logiquement opposés, entre autres, à la classe paysanne et aux FARC-EP, et engagés dans une lutte sans merci contre tous ceux qu'ils appellent les "terroristes", bien souvent les groupes politiques et/ou militaires issus du peuple et opposés à leurs propres intérêts.


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Discussion entre un otage (sénateur) et un commandant guerillero :

<< Il crait, il pleurait : "Pourquoi moi, que va devenir ma famille, que vous ai-je fait ?". Je lui ai répondu : "Vous appartenez à la classe politique. A cause de vous, j'ai passé une enfance sans école, sans médecin, dans le plus total dénuement. A cause de vous, ma famille n'a connu que la misère. A cause de vous, je n'ai eu d'autre choix que de prendre les armes. A cause de vous, je mourrai dans ces montagnes. Alors ne vous plaignez pas." >>

CITATIONS

"Le guerillero est un réformateur social. Il se bat pour changer le régime qui maintient tous ses frères désarmés dans l'opprobre et la misère. Le guerillero est, fondamentalement et avant tout, un révolutionnaire agraire." (Ernesto "Che" GUEVARA, février 58)

"S'il [Uribe] ne veut pas s'asseoir avec les FARC, eh bien qu'il le dise... Il y a trop de voix officielles disant oui, disant non, disant peut-être, impossible, possible. Cela ne donne pas confiance aux FARC." (James LEMOYNE, émissaire de l'ONU, El Tiempo, 18/05/03)

"Les FARC ne sont pas un groupe de terroristes, ce sont des belligérants, ce sont 20.000 hommes (NDLR : et femmes !) qui combattent depuis 40 ans." (F.DELLOYE, 1er mari d'Ingrid, 23/02/05)

Sur les crimes commis par l'armée : "Dans certains cas, les commandants de l'armée eux-mêmes ont soutenu ce procédé qui consiste à habiller leurs victimes [civiles] avec des vêtements de guerilleros pour cacher les faits et simuler un combat." (rapport de l'ONU, février 2006)

"Je ne justifie pas les actions sauvages de la guerilla [...] mais je comprends que ça existe en Colombie à cause du manque de pensée au peuple, de travailler vraiment pour le peuple. [...] Au fond de lui, il [Uribe] ne veut pas de l'accord humanitaire. [...] En Amérique du Sud, c'est le seul qui est encore aux côtés de Bush [...] Il est pour la guerre, pour la violence, il ne veut pas établir de dialogue." (Yolanda PULECIO, maman d'Ingrid, interview radio, novembre 2006)

"Les FARC ont, ont eu, et auront toujours comme objectif politique l'échange de prisonniers." (Raul Reyes, porte-parole des FARC)

LIENS

Site officiel des FARC-EP : www.farcep.org

Principal journal colombien : www.eltiempo.com

Site de soutien US aux guerilleros extradés : www.fightbacknews.org

Infos sur la Colombie : www.redresistencia.info, www.anncol.org, www.anti-imperialism.net, www.monde-diplomatique.fr/index/pays, www.risal.collectifs.net

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El caso contra Sonia se basó meramente en los testimonios de informantes pagados por y del gobierno. No existe evidencia física contra Sonia, tales como serían : cocaína confiscada, huellas digítales, fotografías, o si quiera llamadas telefónicas que hagan referencias a drogas. Comentarios de Paul Wolf.




[Paul Wolf]

Comentarios y opiniones del abogado Paul W.Wolf, sobre el jucio llevado a cabo en la Corte Federal del Distrito de Columbia, en la ciudad de Washington DC. , en contra de Anayibe Rojas Valderrama (Sonia), Antonio Celis y Juan Diego Giraldo.

Hoy el jurado encontró culpables de conspiración para introducir cocaína, manufacturarla y distribuirla en los Estados Unidos (EE.UU.), a Anayibe Rojas Valderrama (Sonia), Antonio Celis y Juan Diego Giraldo, quienes sabiendo o con intención de que sería importada a los EEUU. Estos cargos de culpabilidad acarrean una sentencia mandatoria de un mínímo de 10 años a un máximo de 30 años, bajo los acuerdos contemplados en el Tratado de Extradición entre Colombia y los EE.UU..La sentencia oficial será dada a conocer y será determinada en otro procedimiento a llevarse a cabo el 4 de mayo del año en curso. Como quiera que sea, cualquiera que fuese el reultado, va a ser un tiempo largo, más largo de lo que hayan servido otros colombianos en su propio país por este tipo de crímenes.

Con todo respeto para los otros acusados, la mayoria de mis comentarios de más abajo que concernientes al caso, se relacionan con Sonia, quien fue la figura política en el juicio..Sonia fue el blanco en este caso. Si, solamente hubieran sido el Sr. Giraldo y el Sr. Celis los involucrados, dudo de que hubieran sido procesados de la misma manera, porque el caso contra ellos era demasiado débil.Sin embargo, contra Sonia se presentó por primera vez la oportunidad para probar de que un miembro de las FARC, era un tráficante internacional de estupefacientes, y por eso el gobierno de EE.UU. no escatimó esfuerzos y gastos para asegurarse de que el resultado previsto en su acusación se logrará.

Aunque supuestamente a las FARC se les catáloga con frequencia como una organización "narcoguerrilla" - La DEA alega de que las FARC son responsables de más del 90 por ciento de la cocaína que ingresa a los EE.UU. Es para mi entender que está es la primera vez en que se haya probado en una corte, aqui en los EE.UU. o en Colombia, o en cualquier otra parte del mundo.Ciertamente, nunca ha habido un caso comparable en los EEUU o en Colombia donde hay cientos de guerrilleros que están prisioneros, puede haber alguno ú otro que este convicto por narcotrafico, pero nunca he escuchado o sabido de ninguno. Cualquier caso de esta naturaleza sería un notición importante, y yo he estado bien al tanto de los hechos noticiosos de Colombia desde 1998. Mi conclusión es de que este es un caso sin precedentes contra las FARC.

Desafortunadamente, el caso contra Sonia se basó meramente en los testimonios de informantes pagados por y del gobierno. No existe evidencia física contra Sonia, tales como serían : cocaína confiscada, huellas digítales, fotografías, o si quiera llamadas telefónicas que hagan referencias a drogas.

Solo otro caso de drogas

Algunos se preguntarán porque en el caso de Simón Trinidad, el jurado llegó a un juicio nulo
y viciado, mientras que en el de Sonia el veredicto del jurado fue condenatorio. Esto se debió a tres factores que hicieron el caso diferente al de Simón Trinidad : la naturaleza de los cargos, la conexión del acusado a crimenes supuestos, y el contexto presentado al jurado.

En la acusación presentada contra Trinidad, una gran parte de la evidencia fue sobre quienes son las FARC y cuáles son sus objetivos. Mucho de ello salió del propio Simón Trinidad, quien testificó en su propia defensa. Irónicamente, la acusación fue reforzada por los testigos de la fiscalía.Algunos de los jurados pudieron haber pensado que no es legal aplicar leyes de conspiración y secuestro al negociador de un ejército guerrillero en el contexto de un intercambio de prisioneros. Esto fue algo complicado para ellos.

De otra parte, en el caso de Sonia, el tráfico de estupefacientes nunca ha sido legal, no importa quien lo esté haciendo, si hay una insurrección y aún si la insurrección es justificada. Incluso en los EE.UU., la CIA ha recibido fuertes criticas por trabajar con tráficantes para alcanzar sus objetivos.Simplemente, el tráfico de estupefacientes no es una actividad legal, mientras que la retención de individuos puede ser discutible en el contexto de una guerra (aunque cuyo propósito sea el de salvar vidas de prisioneros, no de retenerles para cobrar recompensas).

El jurado que juzgó a Sonia escuchó muy poco acerca de la guerra en Colombia. La defensa no llamó a ningún testigo, y sólo hizo contra-interrogatorios a los testigos de la fiscalía. La abogada de Sonia en los argumentos de apertura del caso dijó que Sonia era sólo una enfermera y sin ninguna responsabilidad en el liderato de las FARC, con falta de educación para administrar las finanzas del Frente 14 de las FARC. Sin embargo, no presentó ninguna evidencia para apoyar cualquiera de sus declaraciones de apertura, el jurado tuvo que evaluar las declaraciones de alrededor de ( 20 ) veinte testigos de la fiscalía contra las declaraciones de la abogada de Sonia, los cuales no fueron apoyados por ninguna evidencia. Personalmente, después del juicio no estuvo claro de cual era el trabajo de Sonia dentro de la FARC.

Apoyándose en testigos falsos

La fiscalía en este caso llegó apoyándose en el testimonio crucial de tres testigos falsos. Ellos envenenaron bien el pozo de la política colombiana con su esfuerzo de presentar a las FARC como la primera fuente de la cocaína de Colombia. Su cuento es exagerado y no puede ser cierto. De ahora en adelante, esos de la derecha pueden referirse a este caso como la prueba reina de que las FARC, no sólo ponen impuestos a las hojas de coca en Colombia, sino que también controlan el negocio de la cocaína. Pero, el problema es que la evidencia presentada costa mayormente en el cuento de informamente del y pagados por el gobierno .

El primer testigo fue Rocio Alvarez, una informante de la DEA, a quien se le pagó más de US $ 15.000.oo dólares por mes durante un periodo de un año, ella vivió un año en la casa de Farol, el hermano de Sonia, en Peñas Coloradas, Caquetá . Aunque Rocío dijo que tuvo contactos mínimos.con Sonia. Ella testificó que el hermano de Sonia era uno de los mayores traficantes de pasta o base de coca en ese pueblo.

El segundo testigo Mauricio Moreno, un despedido oficial de la Policía Nacional de Colombia, quien después encontró trabajo como guarda-espaldas del Gordo Andrés, un supuesto narcotráficante, y luego como un informante en contra de las FARC. Moreno testificó sobre las transacciones de drogas de su jefe con Sonia, y de un extraño plan para venderle cocaína a los paramilitares, robársela y entonces exportarla a los EE.UU..

El tercer testigo, fue llamado "Juan Valdez", supuestamente capitaneaba el bote en el río Caguán en que se desplazaba quincenalmente Sonia, por un periodo de más de dos años, iban para arriba y para abajo por el río Caguán, comprando cientos de toneladas de cocaína y a la vez pagando cientos de millones de dólares a la empobrecida economía de los habitantes de la región. A pesar de que los militares colombianos controlaban el río durante ese tiempo. Supuestamente, "Juan Valdez" y Sonia hicieron cientos de negocios de drogas en forma regular.. "Juan Valdez" enterró los valiosos dólares gringos en varios lugares de la selva, marcándolos con una X, y dibujando los mapas de estos tesoros.

Entonces, el que testificó fue Pedro López, un reinsertado de la guerrilla del Frente # 14 de las FARC, quien declaró que Sonia era la oficial encargada de las finanzas de ese frente. Y finalmente, "Lechuga" un hombre de Panamá,. quien piensa que vió a Sonia en el Restaurante Siete Mares, de la Ciudad de Panamá, Panamá..Supuestamente, Lechuga es un viejo narco-tráficante desde la época del regimen de Manuel Noriega.

Además, de estos tres informantes, la fiscalía presentó videos y testigos que implicaban al Sr. Giraldo y al Sr. Celis en varias transacciones de drogas, pero la evidencia en contra de Sonia fue circumstancial .De todas maneras, el cuadro presentado por la fiscalía fue proyectado en contra de Sonia como líder de una vasta conspiración de tráfico de narcóticos. Esto no fue mayormente rechazado por la defensa.

Una representación escasamente adecuada

Con el debido respetoa todos, el juicio no fue justo para Sonia y para los otros que tenían abogados designados por la corte porque ellos tenían recursos limitados,abogados que no eran expertos en Colombia. La propia abogada de Sonia no esta familiarizado con las políticas de la Zona del Despeje,el tiempo sobre el cual se hacen los cargos sobre la conspiración, y la imposibilidad en que su clienta (Sonia) pudiera llevarlas a cabo y por lo que fue inculpada de hacerlo a través de viajes que hacía por el río Caguán, quincenalmente.Se dijo que estuvo navegando de arriba para abajo y de abajo para arriba, haciendo 25 transacciones mayores de cocaína cada otra semana por un periodo de dos años . Esto suma de cientos de toneladas de cocaína, las que aparentemente vendió - probando que las FARC son las responsable de una gran proporción de la cocaína que entra a los Estados Unidos (EE.UU.)-..

Comoquiera que sea, esto ocurrió durante el tiempo cuando el ejército colombiano controlaba el río. Esto para cualquier observador conocedor, es imposible, todavía la abogada de Sonia no fue eficaz en rechazar esto. Sobretodo la abogada de Sonia aceptó estipular (acuerdo con la fiscalía) que 30 kilos de cocaína estaban en el caso de otro de los acusados del Frente 14 de las FARC. Recuerdo haber visto la mueca de dolor de Sonia cuando esto fue anunciado.Cualquiera que haya sido la motivación, esto servía para probar que las FARC estaban envueltas en el tráfico de narcóticos, y esto en mi opinión daño el caso de Sonia.
En contraste, la fiscalía tenía todo el apoyo del gobierno de los EE.UU. y de Colombia, incluyendo a numerosos policías y oficiales militares, media docena de informantes pagados, y miles de documentos y grabaciones de llamadas telefónicas.

El derecho a tener representación legal

Uno de los problemas relacionados con los casos de Simón Trinidad y Sonia, y aún de otros miembros de la FARC extraditados a los Estados Unidos (EE.UU.) , es que generalmente, el gobierno ha prevenido que escogan y paguen a abogados privados sino que estos son designados por la misma corte que los juzga.En el caso de Simón Trinidad, el derecho a tener su propio consejero legal fue grotesco. Trinidad nació en el seno de una familia acomodada y supuestamente era el representante de una organización que gana centenares de millones de dólares por año. Trinidad ha sido incomunicado bajo un regimen de Medidas Especiales Administrativas, esto significa estar sin acceso a tener un abogado privado, escogido por él, ha estado representado por defensores públicos, quienes no pueden probablemente contrarrestar los inmensos recursos puestos a la orden por la fiscalía.

Igualmente, en el caso de Sonia, su abogada no llamó a ningún testigo, no tenía el mínimo entendimiento del contexto del caso, y por consiguiente, no pudo efectivamente contra-interrogar a los testigos de la fiscalía. Mientras que esta clase de defensa pueda ser constitucional para una persona sin medios, lo es claramente insuficiente en juicios de alta politización como en el de Sonia.

La sexta enmienda de la Constitución de los EE.UU., proteje el derecho de los acusados a escoger su consejero legal.Sin embargo, en los casos en que han envuelto a las FARC, o por supuesto, a cualquiera que han alegado de que es un terrorista o un tráficante de drogas de esa organización. Los abogados privados son disuadidos de representar estos acusados, por miedo a que pierdan sus honorarios y licencia de abogados.Así que a los acusados les son designados abogados con grados que varían en los recursos y compromisos con la representación de los acusados.

Hace más de 75 años que la Corte Suprema de EE.UU. observaron que : " Es necesario decir que es justo el derecho a que un acusado tenga un consejero legal, y debe ser condedido y permitirsele a un acusado tener la oportunidad de escoger su propio consejero legal ". El derecho a tener un consejero legal sirve para fortalecer la confianza entre el abogado y su cliente, lo cual es necesario para que el abogado sea un verdadero y eficaz defensor..No solamente las decisiones cruciales sobre la libertad de un acusado se ponen en las manos de un abogado, sino que la opinión del acusado, su percepción de la imparcialidad del proceso, y su voluntad de consentir los resultados , esto depende sobre la confianza, la dedicación, la lealtad y la capacidad de su abogado. Rápidamente a los consejeros legales se les percibe como agentes del Gobierno, en vez de ser lo contrario.

El gobierno gasta vastas cantidades de dinero para probar crimenes a los acusados, y por supuesto, pone considerables recursos en casos complejos, en los cuales las consideraciones politicas son importantes y riesgosas.Es precisamente por esta razón que hay unos pocos acusados con crímenes, quienes no han podido contratar los mejores abogados que pueden conseguir para preparar y presentar sus defensas. Pero, el gobierno provee con abogados designados. No hay garantía de los níveles de comparación en la compensación y los empleados a su disposición. Donde los casos son complejos y los juicios que son de larga duración y los riesgos son bien importantes, el problema es exacerbado. Sin el derecho del acusado a retener abogados privados, el gobierno también puede derrotar a sus adversarios simplemente con sobrepasarlos en los gastos.

Nuestro sistema de justicia criminal esta predicando una igualdad y la presentación de los casos del adversario, igualdad de instrumentos, y sobre todo que la confianza exista, y cuando solamente un consejero es independiente del gobierno. Sin el derecho a la escogencia de un consejero legal, la efectividad de nuestro sistema es questionable. Los casos de Simón Trinidad y Sonia tipifican este problema. Solamente, uno puede esperar que en las futuras acusaciones en contra de las FARC - y hay más en el camino -, a los acusados se le dé un justo chance . De otra manera, cada aspecto de estos juicios podrá ser considerado un juicio político.

http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2867

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Accords humanitaires : seule issue au conflit en Colombie

5 ans de captivité d’Ingrid Betancourt et de Clara Rojas

Bruxelles, le 22 février 2007 - Alors qu ’Ingrid Betancourt et Clara Rojas sont détenues par les Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (FARC) depuis 5 ans, Hélène Flautre (Verts/ALE) Présidente de la Sous-commission des droits de l’Homme du Parlement européen demande à l’UE d’intervenir auprès du gouvernement colombien pour promouvoir la solution des accords humanitaires dans le cadre des relations qu’elle entretient avec lui. Elle réaffirme son soutien à sa famille, ainsi qu’à celles des 3000 personnes actuellement retenues en otage en Colombie.
Hélène Flautre estime que, " La seule issue possible à ce conflit en Colombie est celle des accords humanitaires permettant l’échange d’otages politiques des FARC contre leurs guérilleros emprisonnés. C’est dans ce sens que l’Union européenne doit intervenir auprès du gouvernement colombien dans le cadre des relations qu’elle entretient avec lui.

Cette captivité si longue et si symbolique d’Ingrid Betancourt est absolument insupportable et les FARC ont l’obligation de libérer tous leurs otages. Mais les autorités colombiennes se doivent d’assurer la protection de toutes les personnes en Colombie et donc ne pas céder à la tentation du passage en force, de l’intervention militaire. Le cas de l’évasion réussie de Fernando Araujo au début de cette année ne doit pas servir d’alibi au gouvernement colombien pour justifier une intervention militaire qui mettrait en grand danger la vie des otages. La pratique de la prise d’otage est traumatisante pour les victimes et leur entourage, d’autant plus qu’en l’espèce nous n’avons plus de nouvelles depuis 4 ans. Les FARC doivent absolument donner des preuves de vie d’Ingrid Betancourt et de Clara Rojas." conclut l’eurodéputée Mme Flautre.

Hélène Flautre apporte son soutien à toutes les manifestations organisées cette semaine en France pour mobiliser le plus grand nombre sur cette question des otages dans le monde dont 80% se trouvent en Colombie.

lundi 26 février 2007

http://verts-europe-sinople.net/article854.html

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Business
Danone entre sur le marché colombien de produits laitiers frais

PARIS (Reuters) - Danone annonce son entrée sur le marché des produits laitiers frais colombien avec la création d'une coentreprise avec Alqueria.

"La coentreprise bénéficiera de l'expertise technologique et du savoir faire marketing de Danone, ainsi que de la puissance des réseaux de distribution et de la capacité d'approvisionnement en lait d'Alqueria", fait valoir le groupe français dans un communiqué.

Alqueria, qui a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 100 millions d'euros en 2006, est leader des produits laitiers dans la région de Bogota, précise Danone.

http://www.latribune.fr/info/Danone-ent ... nel=Bourse
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JP
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Message par JP »

Colombie

La liberté d’Ingrid Betancourt, une histoire sans fin


S’il y a eu un changement au cours de la dernière année dans la lutte pour la liberté de l’ex-candidate présidentielle colombienne Ingrid Betancourt, qui est détenue depuis un lustre par la guérilla, c’est que la situation s’est davantage compliquée et que l’échange humanitaire ne semble pas encore être d’actualité.

par Constanza Vieira
28 février 2007


http://risal.collectifs.net/article.php ... ticle=2148


Betancourt a été prise en otage par les insurgés des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) le 23 février 2002, en compagnie de sa collaboratrice et candidate à la vice-présidence Clara Rojas, toujours captive et mère d’un enfant de trois ans qu’elle a eu avec un guérillero, selon une enquête du journaliste Jorge Enrique Botero.

Toutes deux font partie depuis lors du groupe des 20 politiciens, 14 officiers et sous-officiers de l’armée et 21 policiers que les FARC espèrent échanger contre des guérilleros emprisonnés.

Les positions des parties pour organiser un échange ont semblé se rapprocher, mais il y a eu un recul de la part du gouvernement.

En décembre 2002, les FARC exigeaient pour l’échange deux départements démilitarisés - environ 115 mille kilomètres carré. En décembre 2004, elles demandaient la démilitarisation des municipalités de Florida et Pradera, dans le département de El Valle, dans l’ouest du pays.

Pendant ce temps, le président Alvaro Uribe, après avoir accepté de démilitariser une zone de 180 mille kilomètres dans cette région, a fait un pas en arrière : il n’y aura aucune démilitarisation dans l’absolu.

Le jeudi 22 février, le porte-parole de la guérilla, Raúl Reyes, a réitéré la conviction des FARC qu’Uribe ne veut pas de l’échange et a rappelé qu’il reste trois ans et demi avant la fin de son second mandat.(..)

Depuis le mois de novembre, une véritable occupation militaire de Florida et Pradera a été déclenchée.

Le 23 janvier, entre 18h30 et 19h, heure locale, l’armée a attaqué par des rafales de fusil un véhicule de transport public dans la zone rurale de Florida. Le conducteur a été tué. Une femme et deux enfants, de cinq et treize ans, ont été blessés.

En réaction, des membres de la « garde indigène » de cette région ont retenu durant quelques heures douze des trente militaires agresseurs et ne les ont remis à leur supérieur et aux autorités de contrôle qu’à la condition qu’ils soient jugés.(...)

Le mercredi 21 février, Uribe a lancé la version que Betancourt se trouverait hors du territoire colombien [1]. « Merci à Dieu », a commenté immédiatement Yolanda Pulecio, la mère de Betancourt. Elle pense en fait que sa fille court plus de danger en Colombie à cause de l’ordre présidentiel, lancé en octobre, de procéder au sauvetage militaire des otages. Les familles [des séquestrés] s’opposent à un tel ordre.

En décembre prochain, Libio Martinez et Pablo Moncayo, caporaux chefs de l’armée, auront passé 10 ans dans les mains des FARC. Sans accusations, sans jugement, comme les « prisonniers ennemis » que garde le gouvernement des Etats-Unis à la base militaire cubaine de Guantanamo.

En 2008, 12 militaires et 12 policiers « célébreront » le même anniversaire. Le capitaine Julián Guevara n’est déjà plus des leurs : il y a un an, on a appris qu’il est décédé en captivité, en janvier 2006. La guérilla allègue que la pression militaire l’a empêchée de remettre le corps à la famille. (...)

Pour ce qui est des prisonniers de la guérilla, condamnés à de longues peines, entassés dans de dangereuses prisons où sont reclus également leurs ennemis paramilitaires, les FARC n’ont fait connaître que les noms de Ricardo Palmera alias « Simon Trinidad », ex-négociateur pour un échange, et d’Anayibe Rojas Valderrama alias « Sonia ». Tous deux ont été extradés et remis à la justice des Etats-Unis.

Le mardi 20 février, « Sonia » a été reconnue coupable de trafic de drogue par un juré états-unien. Elle connaîtra sa sentence le 7 mai. Si son appel est rejeté, la paysanne insurgée devrait purger entre 20 et 30 ans de prison aux Etats-Unis.

Le premier jugement à Washington contre « Trinidad » a été annulé et doit recommencer. De plus, le 26 mars, un autre procès débutera contre lui.

L’aval donné à ces extraditions par Uribe a mis la liberté de Betancourt et de ses compagnons dans les mains de Washington, puisque, pour les FARC, il n’y a pas d’échange sans « Sonia » et « Trinidad ».

Pendant ce temps, dans la cadre du scandale du la « para-politique », ou « paragate », Uribe a dû abandonner sa ministre des Affaires étrangères, María Consuelo Araújo [2], dont la famille est accusée d’attenter contre la sécurité de l’Etat pour avoir formé des groupes paramilitaires, et Jorge Noguera, ex-chef de la police secrète, le Département Administratif de Sécurité (DAS, Departamento Administrativo de Seguridad), arrêté le jeudi 22 février.

Le cas de Noguera est le plus grave pour Uribe dans le cadre dudit « paragate », un processus de dénonciation qui a conduit en prison ou à sa porte des dizaines de politiciens pro-gouvernementaux pour leur participation au phénomène paramilitaire.

Noguera a dirigé en 2002 la campagne présidentielle [du candidat Uribe] dans la région du Magdalena, dans le nord du pays. Il est ensuite devenu chef du DAS, un organisme de renseignement qui dépend directement du président. Quand il a été forcé d’abandonner son poste à cause de dénonciations contre cet organisme, Uribe l’a nommé consul dans la ville italienne de Milan.

Du fait de sa captivité, l’ex-sénatrice Betancourt n’a pas pu participé aux débats parlementaires, promus par l’opposition, au cours desquels une partie du scandale a été révélé.

Les FARC ont appelé à l’unité de toutes les forces politiques contre Uribe mais, paradoxalement, elles maintiennent dans un silence forcé une féroce critique du président.

Durant la campagne présidentielle de 2002, Betancourt avait accusé Uribe d’avoir promu le paramilitarisme avec la mise en place des coopératives armées privées, les Convivir, quand il était gouverneur du département d’Antioquia (1995-1997) dans le nord du pays. Ces organisations se sont avérées être directement liées au trafic de drogue et responsables de nombreux crimes contre l’humanité.

Le gouvernement des Etats-Unis - dont trois « employés » du Département de la Défense ont été attrapés il y a trois ans par les FARC et qui sont aussi susceptibles d’être échangés - agit conjointement avec Uribe dans la plus totale discrétion.

En mars 2006, le Procureur général des Etats-Unis a lancé un ordre de capture pour trafic de drogue à l’encontre de 50 leaders insurgés, dont les 24 membres du secrétariat et de l’état-major de la plus grande guérilla colombienne.

Parallèlement, Uribe a demandé à l’Europe son « soutien » pour récupérer militairement des otages et des prisonniers, même s’il a vite précisé qu’il ne veut pas de « troupes » mais du renseignement et des équipements.

Astrid, la sœur d’Ingrid Betancourt, a affirmé que l’otage est en vie et que des émissaires européens ont contacté les FARC (plus de 15 missions, selon le quotidien colombien El Tiempo). La dernière preuve de vie connue est une vidéo enregistrée en mai 2003.

Notes:

[1] [NDLR] Les FARC ont démenti les propos du président Uribe.

[2] [NDLR] elle a démissionné le 10 février et a été remplacée par M. Fernando Araújo - aucun lien de parenté -, ministre du développement en 2000, ayant récemment accédé à la notoriété pour son évasion spectaculaire, le 31 décembre 2006, d’un campement des FARC, dont il était prisonnier depuis six années.




Source : IPS Noticias (http://www.ipsnoticias.net), 23 février 2007.

Traduction : Frédéric Lévêque, pour le RISAL (http://risal.collectifs.net).




GLOSSAIRE

Gardes indigènes

Dans des peuples indigènes colombiens, des « gardes indigènes » veillent sur les communautés pour contribuer au contrôle interne et externe et protéger leurs habitants. Celles-ci sont organisées par les communautés sur la base. Leurs membres ne sont armés que d’un bâton ancestral, qu’ils appellent chontas. Les gardes ne remplissent pas de fonction policière et tous les membres de la communauté doivent y participer de manière tournante. Ils ont défini des centres de concertation ou des assemblées permanentes pour le regroupement de tous les habitants lorsque des affrontements armés ont lieu entre la guérilla et les paramilitaires ou l’armée. Et ils font sonner leurs alarmes pour que les membres de la communauté se conforment aux indications en cas de danger.
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Colombie

La réalité désobéissante


Depuis 2002, date de son entrée en fonction, le gouvernement du président Alvaro Uribe mène un soi-disant « processus de paix » avec les groupes paramilitaires d’extrême droite qui ont ensanglanté la Colombie depuis de nombreuses années. Au cours de cette pseudo démobilisation, 31 000 d’entre eux auraient théoriquement abandonné les armes. Le cadre légal qui organise ce processus accorde aux anciens chefs paramilitaires une quasi impunité, la légalisation de leurs fortunes et une retraite dorée. Toutefois, ce processus est marqué par des contradictions et des tensions et a donné lieu à de nombreuses révélations démontrant l’infiltration de l’Etat par les milices d’extrême droite - ladite ‘parapolitique’ [1].


Pour défendre sa politique et continuer à bénéficier de l’appui des Etats-Unis (EUA) et de l’Union européenne, le président colombien mène bataille sur le front sémantique. Il a affirmé début 2005 qu’« il n’y a pas de conflit armé en Colombie mais une menace terroriste » [2]. Il affirme maintenant que le paramilitarisme n’existe plus, mais la réalité diffère de ses propos. En effet, un rapport de la Mission d’appui au processus de paix de l’Organisation des Etats américains (OEA) vient de révéler qu’au moins 22 groupes paramilitaires - environ 3 000 hommes - se seraient réarmés.
Nous publions ci-dessous une tribune de Daniel Coronell, un journaliste colombien vivant en exil aux EUA, paru dans l’hebdomadaire Semana.

[par l’équipe du RISAL]

par Daniel Coronell
27 février 2007

http://risal.collectifs.net/article.php ... ticle=2161

Il y a quelques jours, le président Alvaro Uribe a fait connaître sa décision : « Le paramilitarisme en Colombie n’existe pas ». Tout comme à une certaine époque, il a interdit à ses fonctionnaires de parler de « conflit armé », il a ordonné de supprimer l’expression de tous les sites officiels et a crié sur tous les toits que ledit conflit était une fiction. Maintenant, il a décidé que les escadrons de la mort qui ont ravagé sur le pays sont une affaire du passé. La justification de ce nouveau succès est simple : les paramilitaires qui se sont démobilisés ne comptent plus, et ceux qui sont encore en activité ne sont plus paramilitaires.

La reclassification sémantique est impeccable en théorie, mais la réalité désobéissante montre que les crimes continuent à être perpétrés. Ou peut-être que ce ne sont pas des paramilitaires ceux qui ont tué le chef du « bureau des recouvrements » [bureau d’extorsion des paramilitaires, ndlr] de Envigado, un de leurs anciens hommes. Il est clair aussi que ‘Alias 39’ [3], un dur sergent [paramilitaire] du Cesar, n’est pas tombé terrassé par une grippe et que plusieurs tombes rendent compte des différences entre « anciens » de Mancuso et « anciens » de Don Berna [4] [tous deux, leaders paramilitaires, ndlr] pour le contrôle de la coca dans la région de Córdoba, pour ne citer seulement que quelques exemples.

Dans plusieurs régions de la Colombie, des paramilitaires qui ont fait la file pour remettre leur fusil aux Haut Commissariat pour la paix [organe du gouvernement, ndlr] sont réapparus armés et en uniforme. Leur nom, lui, a bien changé. Ils s’appellent maintenant ‘Aigles noires’ (Aguilas negras) ou ‘Les poulpes’ (Los Pulpos) ou ‘Autodéfenses paysannes du Nord de El Valle’ (’Autodefensas Campesinas del norte del Valle). La manière d’opérer est toujours la même. Les objectifs sont identiques : trafiquer, s’emparer des meilleures terres, extorquer, expulser ou assassiner celui qui s’oppose et aussi affronter la guérilla elle est présente.

Le gouvernement les a baptisées « bandes émergentes » pour qu’on distingue ceux d’avant de ceux d’après le processus de paix ‘réussi’. Mais, fichtre, comme ils se ressemblent !

Les assassinats ne se sont pas limités à des règlements de compte internes. Ceux qui ont dénoncé les crimes et les mensonges des paramilitaires sont aussi dans leur ligne de mire.

La dernière victime s’appelait Yolanda Izquierdo Berrío. Elle représentait 600 paysans à qui les paramilitaires avaient volé leurs terres à Córdoba. Elle-même a été dépossédée de sa parcelle à Valencia, dans le cadre de la prétendue réforme agraire des frères Castaño [leaders paramilitaires, ndlr] quand ils ont dit qu’ils répartiraient 10 000 hectares conquis à feu et à sang. [5]

Avec les titres de terre qui démontraient l’arnaque, elle est allée à Medellín, à l’audience du chef paramilitaire Salvatore Mancuso. Elle voulait prouver que Vicente Castaño et ‘Don Berna’, entre autres, continuaient à s’enrichir avec les terrains volés aux plus pauvres. Ils ont commencé très rapidement à la menacer. Elle a demandé la protection de l’Etat mais il ne lui a pas octroyé. Ils l’ont tué facilement le 31 janvier à Montería. Ses cinq enfants sont maintenant orphelins et son mari a été blessé dans un attentat.

Le ministre de l’Intérieur a expliqué que le gouvernement n’avait pas pu la protéger à cause d’un imbroglio bureaucratique. La bureaucratie s’est emmêlée les pinceaux pour protéger une victime, mais n’a pas rencontré de difficultés pour escorter immédiatement et durant une longue période le commandant paramilitaire Salvatore Mancuso [dans le cadre dudit processus de paix, ndlr]. Des gardes du corps du gouvernement, armés avec les fusils sophistiqués achetés par le directeur du Département Administratif de Sécurité (DAS, Departamento Administrativo de Seguridad), Jorge Noguera [6], le protégeaient jour et nuit quand il parcourait ou survolait les mêmes terres que réclamaient Yolanda et les paysans qu’elle représentait. Ou encore quand le mono [surnom de Mancuso, ndlr] visitait à Montería le ‘Club Champêtre’, un lieu que la paysanne déplacée n’a jamais eu l’opportunité de connaître.

Maintenant, ils disent que derrière le crime pourrait être la belle-mère de ‘Monoleche’ [7] qui dirigeait Funpazcord, la fondation inventée par les Castaño pour promouvoir leur curieuse réforme agraire.

Ce n’est pas l’unique cas. Ils ont commencé à menacer des membres de la famille du sénateur Gustavo Petro [8], quand il a annoncé qu’il révèlerait au Congrès ceux qui ont été derrière les paramilitaires à Antioquia.

La question, monsieur le Président, est : qui est en train d’assassiner et de menacer ceux qui dénoncent si le paramilitarisme n’existe plus ?

Notes:

[1] [NDLR] Lire à ce propos Fredy Muñoz Altamiranda, La para-société passe aux aveux, RISAL, 7 février 2007 ; Maurice Lemoine, Quand le doigt montre la Colombie, RISAL, 27 février 2007 ; Claude Martin, Les comptes des paramilitaires colombiens, RISAL, 20 octobre 2006 ; Benito Pérez, Alvaro Uribe affronte sa pire crise à six semaines du scrutin présidentiel, RISAL, 20 avril 2006.

[2] [NDLR] Lire à ce propos Patricia Madariaga, Colombie : le pouvoir des mots, RISAL, 16 août 2005.

[3] [NDLR] David Hernández Rojas, alias ’39’, était un dirigeant paramilitaire du département du César.

[4] [NDLR] Diego Fernando Murillo, connu comme Don Berna, est un leader paramilitaire et un très important trafiquant de drogue de Medellín. Bien que détenu depuis un an (en résidence surveillée et en prison), il garde un grand pouvoir.

[5] [NDLR] Le paramilitarisme n’est pas seulement une question de répression et de violation des droits humains. C’est notamment par le déplacement de population - 3 millions de déplacés internes en Colombie - et par l’appropriation violente de terres un processus économique qui a redessiné la campagne colombienne.

[6] [NDLR] Jorge Noguera est l’ex-chef de la police secrète, le Département Administratif de Sécurité (DAS, Departamento Administrativo de Seguridad). il a dirigé en 2002 la campagne présidentielle du candidat Uribe dans la région du Magdalena, dans le nord du pays. Il est ensuite devenu chef du DAS, un organisme de renseignement qui dépend directement du président. Quand il a été forcé d’abandonner son poste à cause de dénonciations contre cet organisme, Uribe l’a nommé consul dans la ville italienne de Milan. Dans le cadre du scandale de la ‘parapolitique’, il a été arrêté le 22 février.

[7] [NDLR] Ancien bras droit du chef paramilitaire Carlos Castaño, mort assassiné.

[8] [NDLR] Gustavo Petro, sénateur du Pole Démocratique Alternatif, regroupement de mouvements partis de gauche, deuxième force politique du pays aux dernières élections.


Source : Semana (http://www.semana.com), Bogota, 3 février 2007.

Traduction : Frédéric Lévêque, pour le rISAL (http://risal.collectifs.net).
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HCR : arrivée en Equateur de Colombiens fuyant la violence

27 février 2007 – Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a apporté une aide à plus de 300 personnes fuyant la violence au sud de la Colombie ayant franchi samedi la rivière San Juan et arrivées à Chical, une petite ville frontalière située au nord de l'Equateur.
« Le groupe, originaire du village colombien de Tallambi et vivant de l'autre côté de la rivière comportait un grand nombre d'indigènes awa », a déclaré la porte-parole du UNHCR, Jennifer Pagonis, lors de son point de presse au siège de l'ONU à Genève.

Dimanche, l'UNHCR a déployé une équipe de travailleurs humanitaires à Chical et distribue des articles de secours et des rations alimentaires en coordination avec les organisations partenaires.

Jusqu'à présent, l'agence des Nations Unies a enregistré 315 personnes, dont plus de la moitié sont des enfants. « Beaucoup parmi ce groupe sont encore visiblement très choqués et ils ont peur. Ils disent avoir fui après qu'un groupe armé clandestin ait assassiné le professeur de l'école locale et menacé d'autres personnes à Tallambi. Les autorités locales du côté colombien de la frontière font état de combats dans cette zone ».

Le HCR rappelle que les Awa vivent sur leur propre territoire, qui se situe entre l'Equateur et la Colombie. Au cours des dernières années, ils ont grandement souffert de la recrudescence de violence dans la région de Nariño, située au sud de la Colombie.

« En général, les minorités ethniques en Colombie ont été affectées de façon disproportionnée par le conflit », a dit Jennifer Pagonis.

Le mois dernier, un groupe de 40 Afro-Colombiens est arrivé au nord de l'Equateur, également depuis Nariño. Ils ont demandé à rester en Equateur car ils estiment que le retour n'est pas possible en raison de l'insécurité. L'UNHCR coordonne les efforts avec le bureau national des réfugiés afin de répondre rapidement à leur demande d'asile.

Environ 250 000 Colombiens sont présents en Equateur après avoir fui le conflit armé interne en Colombie, qui a entraîné le déplacement de plus de trois millions de personnes à l'intérieur des frontières du pays. Il y a également près de 200 000 Colombiens qui ont besoin de protection au Venezuela.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.as ... 1=colombie
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Colombie : découverte d´ossements


cctv.com 07-02-28 11:11

Les ossements de 33 personnes ont été trouvés dans de nombreuses tombes d'un cimetière situé dans un village au nord de la Colombie. Ces ossements ont été confirmés comme appartenant aux victimes d'un groupe paramilitaire d'extrême droite.

Les médecins légistes sont arrivés sur place dans le village de San Onofre. Les autorités ont indiqué que les victimes n'avaient été identifiées qu'après un text ADN. Les services des pompes funèbres ont nié avoir incinéré ces cadavres. Les autorités attribuent le massacre à un groupe paramilitaire connu sous le nom de Forces d'Autodéfense Unies de Colombie.

Rédacteur: Baiyun Origine:CCTV.com

http://www.cctv.com/program/journal/200 ... 2040.shtml
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« Fidel Castro, Biographie à deux voix », interview d’ Ignacio Ramonet, par Hernando Calvo Ospina.

« Ce livre est une semence qui va germer »




Paris le 22 février 2007.

Ignacio Ramonet est le directeur du mensuel français de référence Le Monde Diplomatique, mais aussi l’une des personnalités les plus prestigieuses parmi les intellectuels progressistes à travers le monde. Voici un an qu’est sortie en Espagne la première édition de son livre « Fidel Castro, Biographie à deux voix » où il s’entretient longuement et sans réserves avec le dirigeant principal de la révolution cubaine. Le livre se vend massivement à Cuba et des traductions sont en préparation dans différents pays. Cette interview a été réalisée à peine trois semaines après la publication du livre en France.




Hernando Calvo Ospina : Ignacio Ramonet, je renouvelle la question que l’on vous a peut-être déjà posée souvent : Quels objectifs vous ont incité à réaliser ces longs entretiens avec Fidel Castro, entretiens qui ont pris la forme d’un livre l’an dernier ?

Ignacio Ramonet : L’objectif principal de ces conversations avec Fidel Castro était de lui donner la parole. En effet, bien qu’il soit question de lui de façon très régulière dans les médias mondiaux, c’est presque toujours pour l’attaquer, sans que jamais ne lui soit donnée la possibilité de présenter ses arguments, sa propre version des choses.

Fidel Castro est l’un des rares hommes à connaître la gloire d’entrer de son vivant dans l’histoire et la légende universelle. C’est le dernier « monstre sacré » de la politique internationale. On peut penser de lui ce que l’on veut mais objectivement, il est l’un de ces personnages qui se sont lancés dans l’action politique en quête d’un idéal de justice, dans l’espoir de réaliser des changements dans un monde où règnent l’injustice et la discrimination.

Sous son impulsion, les habitants de cette petite île ont résisté à toutes les agressions et pressions des Etats-Unis depuis le début de la révolution. Avec son guide, ce peuple a développé la politique d’une grande puissance mondiale, tout en étant un exemple pour son niveau éducatif, culturel, sanitaire, ainsi qu’en ce qui concerne la solidarité internationale. Dans ce domaine, curieusement, elle dépasse des nations comme la France et les Etats-Unis.

Fidel Castro est dans l’histoire et entrera dans l’histoire. J’ai déjà dit que c’est le latino-américain le plus universel depuis Simon Bolivar.
De sorte qu’il m’est apparu qu’un livre qui serait une synthèse de son oeuvre, de sa pensée, de sa vie faisait défaut, car personne n’y avait songé, ni lui, ni les Cubains. Pour moi, cela représentait un objectif politique et journalistique.




H.C.O. Il m’a semblé que les média qui mentionnent le livre le font de façon méprisante. Tandis que d’autres l’ignorent complètement, comme c’est le cas en France. Pourquoi ?

I.R. Bien que la majorité des journalistes traitent Fidel Castro avec dureté et déforment ses propos régulièrement, tous rêvent de l’interviewer. Pouvoir seulement lui serrer la main les remplirait d’aise. Evidemment, ils ne vont pas le reconnaître publiquement. Mais nombre de mes collègues de par le monde qui sont des « vedettes » sont persuadés qu’ils sont en « droit » d’interviewer Fidel Castro, ils attendent cela depuis des années et ont le sentiment que je leur ai volé leur place. Et bien sûr, ils tentent de discréditer ce travail en disant qu’il n’est pas objectif car Ignacio Ramonet est ami avec Fidel Castro.

La plupart des grands média ont été très habiles, car la meilleure façon d’attaquer un livre est de ne pas l’attaquer. En l’attaquant, ils alerteraient quelques lecteurs. Je savais que j’allais être boycotté, en particulier en France. Et cette intuition s’est précisée quand Fidel a fait sa réapparition fin janvier, en bien meilleure forme, alors qu’ils attendaient tous sa mort. Ils ont été tellement désappointés qu’ils ont reporté tout leur dépit sur le livre.

Mais il ne faut pas oublier non plus qu’au Monde Diplomatique, nous avons toujours critiqué durement les médias et leurs relations avec le pouvoir économique, étatique et politique.
J’ai publié plusieurs livres sur ce sujet. Par conséquent, ils ne peuvent pas voir en moi un ami. Ils ont donc trouvé l’occasion de prendre leur revanche en dénigrant ce livre. Cela démontre le peu de professionnalisme présent dans le journalisme.

S’ils sont vraiment scrupuleux et honnêtes, les détracteurs de Fidel Castro pourront vérifier que lui, il n’a pas menti dans ses réponses, qu’il expose des arguments sérieux et importants à prendre en compte. Et je crois que c’est cela que de nombreux grands médias ne supportent pas : à savoir que dans le livre on ait abordé en toute franchise précisément les sujets sur lesquels Fidel Castro et la Révolution cubaine sont mis en accusation. On pensait que je me montrerais complaisant dans ce travail.

Or, pour réaliser ce travail de façon professionnelle, j’ai pris de la distance avec mon sujet. Jamais je n’aurais pu avoir recours à la pratique malhonnête très courante dans de nombreux médias au monde, qui consiste à manipuler et à déformer les propos de l’interviewé lorsque ceux-ci ne leur conviennent pas politiquement. On le poignarde dans le dos sous prétexte que le journaliste est libre de décider de ce qu’il publie, et c’est sur cela qu’ils fondent la liberté d’expression. De façon parfaitement malhonnête, des déclarations importantes sont donc escamotées ou sorties de leur contexte.




H.C.O. Mais ces médias et ces intellectuels qui cherchent à attaquer ou à ignorer l’oeuvre pour sa soi-disant « partialité », sont liés aux sphères du pouvoir politique et économique.

I.R. De nos jours, il y a en France peu d’intellectuels sérieux et respectables. Les intellectuels les plus renommés, les plus médiatiques ont rejoint à 80% le candidat à la présidence Nicolas Sarkozy, qui représente la droite la plus dure, la plus néo libérale, la plus pro-étasunienne et pro-israélienne. Cela en dit long sur ces intellectuels.

Nous devons aussi considérer que les grands médias français- dont la propagande a propulsé au rang d’ « intellectuels » de nombreux pro Sarkozy, appartiennent à de puissants groupes économiques, y compris à des secteurs de l’industrie de l’armement. Il est logique que ces médias ne se répandent pas en propos élogieux sur les projets politiques développés à Cuba, au Vénézuela, en Bolivie, etc.Ils prônent la mondialisation, celle qui signifie la priorité du marché sur l’Etat.

Sur bon nombre de sujets politiques importants pour les citoyens, voici des années qu’a été érigée en norme ce que j’appelle « la censure du consensus ». C’est à dire qu’une fois qu’un consensus est établi, il fonctionne comme une censure. Actuellement, l’idée véhiculée est qu’il n’y a rien de bon à Cuba, ni au Venezuela, ni chez Fidel, ni chez Chavez. Si tu vas à l’encontre de cela, si tu rames à contre courant, tu sembles être quelqu’un d’étrange, on t’accuse de tout. D’être acheté, vendu, d’être un espion. Et par conséquent, personne ne t’accepte.

L’effort nécessaire au rétablissement de la vérité est si énorme qu’il vaut mieux laisser tomber. Le mieux, le plus commode, c’est de se complaire dans la répétition plutôt que de se lancer dans une démonstration. On voit se répandre aujourd’hui cet esprit goebbelsien (du nom du chef de la propagande nazie, Joseph Goebbels) qui consiste à accepter l’idée que la répétition a valeur de démonstration. Cela ne vaut pas la peine de vérifier la version unique et unilatérale des faits, que certains présentent comme le résultat de « révélations », de « recherches ». Tout cela, c’est la grande misère du journalisme. Et c’est d’autant plus misérable que les mêmes versions de la grande presse et de la droite étasunienne sont répétées depuis des lustres.




H.C.O. Ignacio Ramonet, cet ouvrage, qui est comme un enfant que vous avez en commun Fidel Castro et vous, quel chemin peut-il prendre dans ce monde hostile et agressif, que souhaitez-vous pour lui ?

I.R. Je suis convaincu qu’il aura des prolongements. De quelle manière ? Demain ou un jour prochain, dans un endroit d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine, un jeune le lira et ce livre lui donnera des idées, une inspiration pour construire sa vie au service des siens. Ce livre est une semence. Je suis convaincu que l’honnêteté de Fidel Castro tout au long de ces pages et sa pensée imprégnée d’une série de positions éthiques et de projets politiques vont germer là où on s’y attend le moins.

L’objectif de ce livre, ce ne sont pas les médias. Ce sont les esprits de nombreux jeunes mécontents de l’injustice, de l’inégalité et des abus qu’ils subissent en France, aux Etats-Unis, au Mexique, presque dans le monde entier. Ils vont y trouver un projet de transformation de la société car il est bourré de convictions. C’est là tout mon espoir. S’il a un avenir, c’est celui-ci. Ce qui est indispensable, c’est d’avoir des convictions qui aillent dans le sens d’une transformation du monde dans l’intérêt de tous ceux qui sont humiliés, marginalisés et opprimés. Car il y a dans ce livre une force qui s’impose grâce aux convictions de Fidel Castro.

Hernando Calvo Ospina, écrivain et journaliste.




Traduit de l’espagnol par Simone Bosveuil

Transmis par Cuba Solidarity Project http://vdedaj.club.fr



http://www.legrandsoir.info/article.php ... ticle=4801
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Les contradictions du Président colombien
PAR Rémy Artignan

jeudi 1er mars 2007


Le 5e anniversaire de détention d’Ingrid Betancourt a été l’occasion d’entendre tout et son contraire à propos de l’évolution des rapports entre les Farc et le Président colombien, Alvaro Uribe. Par la voix du numéro deux de la guérilla marxiste (17 000 hommes, détenant plus de 1 000 otages), les révolutionnaires ont vivement critiqué l’attitude du Président, qu’ils jugent « prisonnier du délire de sauver (...)

http://www.politis.fr/Les-contradiction ... t,489.html

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Ce que disent les blogueurs de... Ingrid Betancourt, prisonnière des FARC

28.02.07 - VU DE "YOUTUBE"

Sélection de vidéos sur les FARC





Nous avons fouillé Youtube et Dailymotion pour sélectionner les vidéos les plus intéressantes. Vous retrouverez sur cette page : un extrait de documentaire (sous-titré en anglais) sur le parcours initiatique d’une jeune recrue des FARC ; un reportage (en français) qui montre qu’Ingrid Betancourt avait rencontré les chefs de ce groupe armé deux semaines avant d’être kidnappée ; le témoignage d’une jeune femme (sous-titré en anglais) dont le père a été enlevé puis tué en Colombie ; l’appel (en français) de la fille d’Ingrid Betancourt, Mélanie, à l’attention des candidats à l’élection présidentielle française.

suite ici:

http://rsfblog.org/spip.php?article327

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Le monde doit exiger des Farc la libération de tous les otages

02/03/2007 - RCN Radio


Le nouveau Ministre colombien des Affaires étrangères, Fernando Araújo Perdomo, a appelé la Communauté internationale à exiger de la guérilla des FARC la libération "inconditionnelle" des otages, entre autres celle de l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt.

"Je dis depuis ma libération que la Communauté internationale et le monde entier doivent exiger des Farc la libération inconditionnelle de tous les kidnappés", a déclaré Araújo.

Araújo (qui le 31 décembre passé s'est échappé après six années de détention par les Farc, profitant d'une opération militaire contre la colonne qui le retenait) a affirmé que "le kidnapping est une infraction indigne et de lèse humanité".

"J'en appelle au peuple colombien et à la Communauté internationale pour exiger des Farc, avec force et clarté, la libération immédiate de tous les otages", a souligné le nouveau Ministre qui a annoncé qu'il prendra des initiatives en ce sens pour "obtenir le soutien de la Communauté internationale... Je le ferai avec détermination et enthousiasme ", a-t-il ajouté.

Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (Farc), la guérilla la plus ancienne et militairement la plus puissante du pays, exigent d'échanger un groupe de 57 kidnappés contre quelque 500 rebelles emprisonnés.

Parmi ce groupe d'otages, outre Betancourt qui vient de terminer sa cinquième année de détention, se trouvent aussi trois civils américains et des dizaines de politiciens, militaires et policiers colombiens dont certains sont depuis près de 10 ans aux mains de cette guérilla.

http://www.betancourt.info/indexFr.htm

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El para-estado detiene otro periodista colombiano

Horacio Duque, conocido periodista y analítico político fue detenido por el ejército ayer. Horacio Serpa, dirigente liberal y duro critico al presidente Alvaro Uribe, que dice: 'Me sorprende mucho conocer esta información porque siempre lo conocí como un intelectual contestatario, un fuerte opositor al presidente Uribe'. Duque es ex asesor de Horacio Serpa y trabajó incluso 'en el Instituto de Estudios Liberales a mediados de los años 90 y luego fue asesor de Serpa para temas de participación en el Ministerio del Interior, escribe Dick Emanuelsson.


Por Dick Emanuelsson, ANNCOL

Horacio Duque, conocido periodista y analítico político fue detenido por el ejército ayer, miércoles, acusado de tener 'presuntos nexos con el narcotráfico y las FARC', según El Tiempo, el diario del vicepresidente y la familia Santos. El mismo medio entrevista Horacio Serpa, dirigente liberal y duro critico al presidente Alvaro Uribe, que dice que esta sorprendido por la detención: 'Me sorprende mucho conocer esta información porque siempre lo conocí como un intelectual contestatario, un fuerte opositor al presidente Uribe'. Duque es ex asesor de Horacio Serpa y trabajó incluso 'en el Instituto de Estudios Liberales a mediados de los años 90 y luego fue asesor de Serpa para temas de participación en el Ministerio del Interior', según El Tiempo.

Nosotros que conocemos Horacio no estamos sorprendidos. Fue y es, como dice Serpa, un 'intelectual contestatario', basta leer (véase el enlace a final del articulo (1)) sus excelentes crónicas en semanario VOZ (órgano semanal del Partido Comunista Colombiano), en las agencias de noticias de ANNCOL o ARGENPRESS.info, el portal Rebelión o en los medios alternativo como INDYMEDIA, sección colombiana.

¡A Venezuela!

Lo conocí la primera vez en 'La Caravana colombiana de Solidaridad con Venezuela', realizado por sindicatos y organizaciones populares colombianas en enero 2003. Fue durante el sabotaje petrolero en Venezuela que recibió todo el apoyo silencioso y abierto por parte del gobierno de Uribe respectivamente la 'rancia oligarquía colombiana', como dijo posteriormente Chávez. Uno de los más 'rancios oligarcas' fue el actual ministro de defensa, Juan Manuel Santos, integrante del clan poderoso y el monopolio de la prensa escrita colombiana, el grupo El Tiempo. Vale la pena recordar, que desde sus paginas se tiraba todo tipos de mentiras e insultos al proceso venezolano en donde uno de los miembros de este clan, Roberto Posada, alias 'D'artagnan' calificaba a Chávez como un 'pequeño idiota'. Pero Horacio estuvo allá, escribía y reportaba sobre el nuevo país vecino en que la democracia y el pueblo estaba defendiendo para que sobreviviera.

'La conexión Boliviana'

Ha sido interminables las crónicas escritas por Horacio durante el régimen uribista. Y la actividad periodística se ha intensificado últimamente y paralelamente a los escándolos de la base política del presidente Uribe; los narco-para-políticos, varios de ellos ahora en prisión por ser 'patronos' a los jefes de los escuadrones de la muerte, ahora en proceso de legalización por el presidente Uribe.

Dice El Tiempo que 'las autoridades desde hace meses seguían su rastro e incluso informaciones confidenciales señalan que este hombre habría estado en Bolivia realizando una transacción de drogas'. El método de las autoridades de crear el montaje es mirar el pasaporte del sindicado para ver si ha viajado al exterior. Ahí no sirve viajes a Miami, pero si es Venezuela o Bolivia, dos miembros del ALBA, resulta mucho más sospechoso y es un 'indicio'.

La inteligencia militar y los organismos de seguridad de Uribe, el famoso DAS-paraco, han hecho trampas y montajes antes en relación a Bolivia. Ahí estuvo detenido varios anos 'Pacho', Francisco Cortés Aguilar, un dirigente campesino que tuvo que exiliarse porque en Colombia lo iban a matar, acusado de ser guerrillero de ELN en Arauca. En Bolivia tuvo relación con campesinos ligados al MAS, actual gobierno bajo Evo Morales. Y ahora se utiliza el mismo argumento o pretexto contra Horacio Duque.

El montaje a Freddy Muñoz

A mi me da sinceramente pena por mis colegas colombianos que tienen que transmitir lo que todos en el ámbito periodístico sabemos son patrañas y montajes, hechas como cortinas de humo. Pero no solamente eso, las detenciones tienen varias dimensiones, una de ellas es 'neutralizar' los críticos a la actual política uribista a través de amedrentarlos con cualquier montaje o acusación.

Anteayer era el periodista de Telesur, Freddy Muñoz. Fue detenido y acusado por DAS en noviembre (y recuérdense que la policía de seguridad DAS es un órgano POLITICO subordinado el mismo presidente que es el máximo jefe de ese órgano temible) de ser experto en explosivos en el Frente 37 de las FARC. A Freddy Muñoz tuvieron que soltar después de 50 días por que ni siquiera los desertores de las FARC se sostenían en su 'testimonios en blanco' redactados por el DAS, sino se retractaron, igual como en los juicios contra Simón Trinidad y Sonia en Estados Unidos.

Después 'encontraron casualmente' los soldados de la Armada en Montes de Maria una mochila con fotos de una fiesta de los guerrilleros del Frente 37, en donde aparecía el mismo Freddy Muños con fusil y ropa olivo verde. Utilizando el programa gráfico Photoshop cambiamos fácilmente la cabeza de Freddy al mismo Uribe, o Bush o por que no, el mismo ministro de defensa, el señor Santos. Era tan chistoso ver ese cuerpo guerrillero fornido (por lo menos 90 kilos) y sin un miligramo de grasa y compararlo con el pequeño de Freddy, panconcito. Pero durante meses cuestionaron, no solamente la honestidad y la profesionalidad de Freddy sino sobre todo, y eso más importante, el papel de Telesur, un canal de televisión que ha crecido en tamaño y calidad en forma impresionante. Hoy nadie habla sobre la foto del 'guerrillero Freddy'.

Uribe pone la lápida al periodista Carlos Lozano

Explotó el escándalo de los narco-para-políticos, la base política y social de Uribe y garantes para la mayoría uribista en el congreso. El presidente se vio cada día más arrinconado, los jefes paracos amenazaban de revelar los verdaderos 'patronos' de esos matones, involucrando los generales (que todos los periodistas en Bogotá saben quienes son pero no se atreven a relevar) corruptos y asesinos, los industriales y los afiliados del ahora embajador Jorge Visual de los ganaderos paramilitares del Fedegan.

Los familiares de los retenidos civiles por las FARC y los familiares de los más de 50 oficiales (los 400 soldados rasos prisioneros fueron unilateralmente entregados por las FARC en junio 2001 a sus familiares) comenzaron a presionar. La fecha, 23 de febrero del 'aniversario' de Ingrid Betancourt tuvo repercusiones tanto en el país como en el exterior y sale Uribe diciendo que las FARC cerraron la puerta a un acuerdo humanitario. El esposo de Ingrid, Juan Carlos Lecompte, decía, sin pelos en la lengua, en directo en Telesur, que él, cuando asumía la presidencia Uribe 2002, decía que con Uribe en la presidencia 'los retenidos van a podrir en la selva'.

Carlos Lozano, director del semanario Voz, después una investigación a la fuente misma, es decir, con las FARC, desmentía la existencia del 'emisario fantasma' de Uribe y que se habría encontrado con la guerrilla. Agregó que la guerrilla no ha cerrado la puerta a un intercambio humanitario, no importa tan ilegitimo el actual régimen de Uribe es. Uribe no duró muchas horas para declarar Carlos Lozano como 'objetivo militar' y colocarlo una lápida encima la cabeza con las palabras: 'Carlos Lozano es cómplice de las FARC' y 'vocero de la guerrilla'.

Manuel Cepeda, asesinado por el estado

Han sido asesinados varios periodistas del semanario Voz. El legendario director de Voz, Manuel Cepeda, fue asesinado el 9 de augusto 1994 cuando se dirigía en su carro blindado al senado donde representaba al Partido Comunista. Su columna ' Flecha en Blanco' muchas veces era más duro que un Punto 60 de la guerrilla, cuando se dirigía sus palabras en denuncia contra el Estado de Terrorismo, un estado que a final terminó con la vida de este gran periodista.

¿Será que vamos a permitir que el colega y amigo, Carlos Lozano, va a ir a la misma suerte? por que el hombre que dirige las fuerzas uniformadas o civiles oscuros del estado, ya no respeta a lo más mínimo la vida y la garantías de aquellos ejercimos el trabajo periodístico en Colombia.

Las declaraciones de Uribe contra Lozano han despertado horror en los círculos de los familiares de los retenidos por las FARC ya que Lozano fue uno de los facilitadores para un intercambio humanitario, lo cual Uribe nunca ha aceptado. 'Rescate a sangre y fuego' es política del gobierno de Uribe.

El complot de Uribe a los liberales AntiUribistas

Comenzaron a cuestionar a Horacio Serpa, ex candidato presidencial y líder del partido liberal, un duro critico a la política pro paramilitar de Uribe. No duró mucho tiempo hasta que despertó Fernando Botero y ex ministro de defensa (¡Sic!) en el gobiernote Ernesto Samper. Fue jefe de la campaña electoral del ex presidente Samper 1994 que recibió varios millones de dólares del Cartel de Cali. Botero denunciaba que Serpa sabia de las 'donaciones' del cartel del Cali. Serpa lo desmintió esta cortina de humo para desviar el escándalo de la parapolítica.

El ministro del interior, Carlos Holguín decía hace una semana que la fiscalía y la Corte Suprema de Justicia, no solamente deberían investigar los políticos con nexos a los narcoparamilitares, sino también a los políticos ligados a las FARC. Y ayer, fue detenido por el ejercito Horacio Duque, ex asesor a Serpa y acusados de tener nexos tanto con los narcos como a las FARC.

Y así se completa el cronograma político del montaje de Uribe contra Serpa y los liberales que se atreven cuestionar al presidente.

En una sola búsqueda en Internet en el nombre de Horacio, se puede encontrar centenares de artículos escrito por este colombiano. ¿Será que los narcos utilizan una persona tan pública como Horacio y que lo envían a Bolivia?

Uribe tiene sus días contados

Claro que no. Lo que vemos ahora es un nuevo caso de la represión realizado por el Terrorismo de Estado. Uribe intentan desesperadamente de callar las voces de discrepancia y recurre a los viejos métodos de perseguir a los que se atreven de abrir la boca a través el terror o la guerra psicológica. Uribe tiene sus días contados, de eso no cabe duda. Y lo sabe, por eso se vuelve cada día más descontrolado y totalitario.

Lo que vemos es un jefe político en caída.

Uribe también sabe perfectamente, que si logra a terminar su mandato, lo cual no creo, será enfrentado con su Amo en el Norte, enfrentando las viejas acusaciones de afiliación al Cartel de Medellín hecha por el Departamento de Defensa estadounidense el 18 de marzo 1991 y revelado en el magazín Newsweek en junio del 2001. No solamente los colombianos sabe de donde sacó su fortuna, por haber sido un simple hombre de la clase media con problemas económicos y se volvió en uno de los terrateniente más grande y adinerados en Colombia. También los gringos lo sabe en detalle.

Todos esos antecedentes lo describió Horacio Duque en forma excelente, por eso terminó donde esta ahora, en el Bunker de la Fiscalía en Bogota. Falta la firma a TLC Los gringos van a quitar su respaldo a Uribe cuando ya no lo necesitan. Falta todavía la firma para el TLC, Colombia ha suscrito el acuerdo Puebla-Panamá, para conectar Estados Unidos y su deseada infraestructura para unir Colombia con Centroamérica y EEUU El nuevo y ampliado canal en Panamá da la posibilidad para los Portaviones norteamericanos a cambiar océanos fácilmente y meter tropas y aviones más rápido en cualquier país en América Latina.

Colombia podrá servir más fácil como puente de agresión contra Venezuela y Ecuador. Además, Uribe ha entregado a los gringos a través Plan Colombia, Patriota y ahora Victoria la biodiversidad más grande del mundo, la región amazónica.

El espacio de maniobra de Uribe se esta achicándosele.

Esta mañana llegó la noticia de que el desempleo oficial ha aumentado a 13,8 por ciento. La política antilaboral solo ha beneficiado a la oligarquía mientras los trabajadores han visto perdiendo compensación para las horas extras, las jornadas ya no son jornadas de ocho horas sino muchas veces hasta 12 horas sin compensación, vacaciones y sobre todo, la mínima estabilidad laboral que existía.

Tres agentes de la CIA presos por las FARC entrevistados

Mañana viernes se va estrenar la nueva película del ilustre periodista Jorge Enrique Botero. Se trata de los tres agentes de la CIA que fueron derribados por la guerrilla de las FARC el 14 de febrero 2003 en el departamento del Caquetá. El entonces jefe del ejercito colombiano, Jorge Enrique Mora, nefasto general corrupto con nexos a los jefes paracos, decía en un 'resbalo' de lengua que los tres agentes civiles estaban en tareas de inteligencia. Mora fue destituido rápidamente, acusado formalmente por no llevarse bien con la ministra de defensa, Marta Lucia Ramírez, una simple excusa que todos los periodistas en Colombia sabe es una monumental mentira.

La película es una exclusividad que hasta ahora ha sido totalmente acallada por los grandes medios controlados por los tres grupos, dueños de Colombia; Santos, Santodomingo y Ardilas Lulles.

La película se va a estrenar el canal de Telesur a las 19.00 horas en Colombia y, con toda la seguridad, la van a ver todos en la embajada gringa en Bogota, Uribe y su gobierno.

El trabajo periodístico es exclusivo ya que nadie ha tenido acceso de hacer una entrevista con estos tres agentes, prisioneros de guerra y miembros de las fuerzas ocupantes de Estados Unidos en Colombia, los personajes más buscado al lado de bin Laden. La guerrilla los ha integrado como 'canjeables' con los guerrilleros presos, como Simon y Sonia. El riesgo de tocar ese tema Botero era periodista en TV-Caracol, e hizo la primera película sobre los soldados y militares capturados en combates con las FARC 2001. De los 45 minutos que era la película, los directores de Caracol solamente permitieron a mostrar cinco minutos, escenas seleccionadas de punto de vista político, para desprestigiar a la guerrilla y colocarla como 'cruel', comparando los campamentos de los prisioneros como los campamentos de concentración nazi.

Pero lo más preocupante es que este tipo de documentación periodística, siempre termina con amenaza de muerte, asesinatos, como el caso de Manuel Cepeda o con detenciones, como en el caso de Horacio Duque. Es la ilustración y la confirmación de un Terrorismo de estado ejecutado por una intolerante 'oligarquía rancia' en donde no hay espacio para la libre expresión y pensamiento.

¡Libertad para Horacio!

http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2878

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Patadas en el trasero de Uribhitler

El anrco-paramilitar presidente Uribhitler recibe patadas en el trasero de todo el mundo. De Joseph Blatter, del Miami Herald, y ahora del representante a la cámara de Estados Unidos, James McGovern. Uribe cada día está más aislado a nivel internacional. La crisis sólo podrá ser resuelta mediante la creación de una Nueva Institucionalidad, escribe José María Carbonell.


Por José María Carbonell, ANNCOL

No le ha podido ir peor al narco-paramilitar presidente Uribhitler. Siguiendo el libreto de lanzar bombas de humo ante cada nueva denuncia de corrupción y narco-para-politiquería uribista, lanzó la bomba de la sede para el mundial para el 2014. Pero con lo que no contaban era con que la astucia de Joseph Blatter los dejara como un soberano ‘sieso’.

Como si fuera una pelota...

Uribhitler no ha podido engañar a la comunidad internacional.

La patada que le propinó Blatter es muestra que el narco-para-presidente Uribhitler no ha podido ni sido capaz de engañar a la comunidad internacional, que no se comen el cuento de los funcionarios gubernamentales ni del mismo Uribhitler.

Flaco serrvicio a su causa perversa le hace el nombramiento en la Cancillería de Fernando ‘Chambacú’ Araújo, quien sucede a la narco-paramilitar María Consuelo Araújo Castro, la ‘Conchiller’. Si la ‘Conchi’ representaba la cara narco-paramilitar de Uribe Vélez, ‘Chambacú’ Araújo representa el lado de la corrupción tradicional.

Con semejantes ‘emisarios’ ante el mundo se puede entender las patadas que le están propinando en el trasero a Uribhitler. Claro, que por cuestiones de ‘diplomacia’ ahora vendrá la reculada del ovejo –Blatter- y dirán que lo malinterpretaron, etc, etc.

La patada de McGovern


Aislado en los mismos Estados Unidos.


El representante a la Cámara de Estados Unidos, James McGovern, publicó en diversos medios una carta, antes de su visita a Colombia, la cual realizará en compañía de Adam Isackson, del IPI (un Instituto de Política Internacional), un duro crítico del Plan Colombia, la ayuda militar estadounidense a Colombia y la venta de armas. Publico compelta esta carta por ser relevante en el momento actual:

“Estamos en un momento importante de la relación entre Estados Unidos y Colombia. En los últimos años, esta relación ha visto pocos cambios. Año tras año, el Plan Colombia se prolongó como una estrategia básicamente militar, y el apoyo oficial al presidente Uribe y sus políticas ha sido inequívoco.

…Pero las cosas se van modificando. En Washington, el control del Congreso cambió en noviembre pasado. De repente, el poder de tomar decisiones sobre el comercio y la ayuda pasó a manos de congresistas demócratas que han apoyado desde hace años una estrategia alterna que valora el desarrollo social y la protección de los derechos humanos.

…Estados Unidos y Colombia firmaron un acuerdo de libre comercio. Este acuerdo debe ratificarse en un Congreso cuya mayoría no está convencida de que, en su forma actual, sea benéfico para ambos países.

…Colombia ha desarrollado un Plan Colombia 2, de seis años, para guiar la ayuda exterior en el futuro. Aunque el plan contempla más inversión social, la solicitud de ayuda para el 2008 que el gobierno de Bush envió al Congreso, desafortunadamente, no cambia el enfoque principalmente militar de los últimos años.

…El escándalo de la influencia paramilitar sigue consumiendo a varios aliados políticos del presidente Uribe. La Corte Suprema y la Fiscalía han dado pasos importantes, lo cual indica que el sistema colombiano puede estar funcionando un poco mejor que antes.

…Pero el número de funcionarios de los que se sospecha una colaboración con el paramilitarismo incomoda a muchos en Washington y nos hace preguntar qué tan grande es este 'iceberg'. El escándalo agrava dudas ya serias sobre la desmovilización de grupos paramilitares. Hay mucho sobre este proceso que preocupa a los líderes del Congreso en Washington: la aparición de nuevos grupos, la falta de recursos para los ex combatientes o la posibilidad de que la guerrilla logre copar espacios dejados por las Auc.

…Pero lo que más nos preocupa es la situación de los cientos de miles de víctimas de la violencia paramilitar. Los que fueron despojados de sus bienes por estos 'señores de la guerra', que se apoyaron en el dinero del narco y aparentemente gozaron del aval de un gran sector del Estado y el establecimiento colombianos. Los que perdieron a sus seres queridos y en muchos casos solo quieren saber dónde están enterrados los restos. Los que se atrevieron a asistir a las versiones libres de los líderes paramilitares o a pedir reparaciones. Los que se han organizado para luchar por sus derechos y los de los demás.

…Desde Washington nos alarma lo que hemos visto sobre la situación de las víctimas. El proceso de reparaciones ha sido lento y carente de recursos y apoyo político. Muchas víctimas siguen atemorizadas o intimidadas por los ex paramilitares y no piensan denunciar lo que se les hizo a ellas y a sus familias. La intimidación ha empeorado por la facilidad y libertad con que varios defensores de víctimas han sido amenazados o asesinados en los últimos meses.

…Desde hoy y hasta el domingo visito de nuevo a Bogotá. El motivo principal de este viaje es conocer más sobre los retos que enfrentan las víctimas y la seguridad de quienes defienden sus derechos. No vengo a regañar al pueblo colombiano. Los colombianos ya saben qué hacer. Quiero apoyar a las personas y organizaciones que no solo saben qué hacer sino lo están haciendo, en muchos casos, con grave riesgo para su seguridad.

…Vista desde Washington, la situación de las víctimas colombianas no puede separarse de la ayuda y los beneficios comerciales que busca Colombia en el Congreso de E.U. Si las víctimas son victimizadas otra vez y no hay un esfuerzo de buena fe del Estado colombiano para protegerlas, habrá fuertes consecuencias para la relación entre E.U. y Colombia.

…Hasta el momento, el gobierno de Estados Unidos no ha hecho bastante para abogar, públicamente, por las víctimas del conflicto colombiano. Demasiadas veces ha disminuido, ignorado o buscado otras explicaciones a las violaciones de los derechos humanos.
…Esto debe cambiar. Si el gobierno de Bush y el gobierno colombiano no hacen lo que se debe hacer, entonces nos tocará a nosotros en el Congreso.

James P. McGovern”

Aislamiento internacional creciente

El aislamiento del régimen narco-paramilitar de Uribhitler es cada vez más evidente. En el concierto de las naciones suramericanas no cuenta con un ‘aliado’ real. En los mismos Estados Unidos recibe palo de medios como el Miami Herald! Su desprestigio ante los demócratas es más que evidente y ello será significativo en el futuro reciente ante la crisis profunda que sufre el régimen narco-para-uribista.

Una NUEVA INSTITUCIONALIDAD para lograr la PAZ con justicia social, libertad, independencia y soberanía.


Por estas razones creemos que esta crisis sólo será resuelta de verdad creando una NUEVA INSTITUCIONALIDAD y conformando un Nuevo Gobierno de Reconstrucción y Reconciliación Nacional, que enrumbe a nuestro país hacia la PAZ con justicia social, libertad, independencia y soberanía, es decir, la Nueva

http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2879

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La entrevista a Cecilia Calero

La entrevista que la radio colombiana ‘la W’ hizo a la presidenta de la Asociación Jaime Pardo Leal (AJPL) muestra a las claras el papel que juegan los medios de comunicación en el conflicto interno social y armado que vive Colombia. Es parte de la estratagema del rëgimen narco_paramilitar colombiano de señalar a los contradictores polïticos y a la oposiciön:

ANNCOL

La entrevista que la radio colombiana ‘la W’ hizo a la presidenta de la Asociación Jaime Pardo Leal (AJPL) muestra a las claras el papel que juegan los medios de comunicación en el conflicto interno social y armado que vive Colombia, y el triste papel de algunos periodistas que se convierten en punta de lanza de los delirios guerreristas de militares y bandas narco-paramilitares y realizan el triste papel de corifeos de los crímenes de Lesa Humanidad que estas cometen.

La agresividad del periodista contra la señora Calero no es una función propia de un periodista y muestra como ‘sirven al patrón’. Preguntas capciosas, queriendo obligar a la presidenta de la AJPL a decir cosas que los medios de comunicación áulicos del régimen de terror imperante en Colombia, quieren que diga para solazarse en la mentira.

Y como si fuera poco, el registro de la entrevista en la página web de la emisora la W (que como dijeron ayer en Radio Café Etéreo, más bien debería llamarse ‘la doble AUC’), tendenciosamente quiere hacer aparecer como que el Foro que se realizará el 12 de marzo en Estocolmo sobre el Conflicto Interno Colombiano y los juicios a Simón Trinidad y Sonia en los Estados Unidos, fuera una reunión de miembros de las FARC, así ellos los llamen ‘simpatizantes’.

Es necesario aclarar que la Asociación Jaime Pardo Leal (AJPL) es una asociación de exiliados colombianos –la mayoría militantes del Partido Comunista Colombiano (PCC) y de la Unión Patriótica- a los cuales el Estado Sueco brindó refugio porque sus vidas corrían peligro de muerte, como los más de 4.500 miembros de la U.P. y el PCC asesinados por el Terrorismo de Estado que adelanta la oligarquía colombiana, por mandato de los gobiernos de los Estados Unidos.

El nombre de Jaime Pardo Leal es el homenaje que los revolucionarios miembros del PCC y la U.P. le hacen a la memoria de este dirigente popular, y para ello no necesitamos pedirle permiso a nadie. Jaime Pardo Leal fue compañero de lucha de muchos de nosotros miembros de la AJPL y junto a él adelantamos la lucha contra el régimen asesino oligárquico colombiano desde las filas del PCC, organización política de izquierda, quien defiende la tesis de ‘la combinación de las diversas formas de lucha de masas’, sin despreciar ninguna, entre otras cosas porque es una realidad colombiana, y la propia oligarquía utiliza a diario esta tesis para adelantar su guerra criminal contra el pueblo colombiano.

Este Plan de Exterminio ha continuado durante la administración de Álvaro Uribe Vélez y hemos registrado el asesinato de 160 miembros del PCC y la UP. Ello es más patente cuando es el propio presidente quien amenaza a los miembros de la oposición cuando los califica vocingleramente de ‘terroristas de civil’ y cuando criminaliza la actividad periodística de Freddy Muñoz –de TeleSur- y de Horacio Duque, analista de varios medios alternativos, entre ellos ANNCOL, Argenpress, Indymedia, etc.

El actual régimen de Terror de Estado, adelantado por las fuerzas militares estatales y las bandas narco-paramilitares, ha producido 11.382 personas asesinadas ‘fuera de combate’ durante los primeros 4 años del gobierno Uribe –(85% de ellas atribuídas a las fuerzas ‘oficiales’), y la continuidad del Plan Colombia por parte de los gobiernos de Colombia y Estados Unidos hace prever que tal situación continuará y se profundizará.

Contra tal estado de cosas, contra una guerra impuesta desde los centros de poder imperiales, los miembros de la AJPL seguiremos levantando nuestra voz para denunciar los crímenes adelantados por tan nefastas políticas. No es la primera vez que nos señalan como ‘guerrilleros’. Es una política del estado colombiano señalar a los contradictores políticos, a la oposición, de ‘guerrilleros’, ‘terroristas’, ‘narcotraficantes’, paso previo e indispensable para proceder a su eliminación física, como lo hemos visto en estos días adelantado por el propio presidente de Colombia.

Esta actitud de los funcionarios estatales muestra por qué en Colombia existe una guerrilla como la de las FARC-EP.
No nos arredran los señalamientos. No sentimos miedo. El miedo lo vencimos hace tiempos. Vivimos como exiliados en Suecia, país en donde se respetan las opiniones y las diferencias ajenas. Y desde acá, seguiremos denunciando los crímenes de Lesa Humanidad cometidos por el régimen oligárquico desde 1964, que ha arrojado 150 mil muertos mediante masacres, desapariciones y asesinatos selectivos, y más de 5,4 millones de desplazados internos.

Desde Suecia seguiremos planteando siempre, desde luego, la necesidad de una salida política al conflicto interno colombiano, para construir un Nuevo Gobierno que enrumbe a Colombia hacia la paz con justicia social, libertad, independencia y soberanía nacional.


http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2880
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Styx
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Message par Styx »

J'en sais rien du tout de pourquoi ton topic a disparu.

Par contre, j'ai un avis :)

Ici c'est un forum de discussion :p pas un livre ! ni un site web sur la Colombie et Ingrid Bétancourt !

Bref, si je suis passionné sur le sujet abordé sur le forum, je vais me renseigner plus complétement sur le sujet ailleurs, sur un site web consacré à ça, j'achéte un livre sur la Colombie et Ingrid, je m'abonne sur Google Acutalités à tous les articles qui contiennent Bétancourt et Colombie, etc etc...

Bref que ça te prenne bien du temps, j'en doute pas ! et c'est bien dommage que t'es perdu tout ce travail, par contre c'est pas trop le lieu me semble pour faire ce genre de choses :)

Fais un blog sur Ingrid Bétancourt et la Colombie, tu auras sans doute bien plus d'audience :)

T'imagines si chaque mec au lieu de faire un blog, il faisait un post sur ce forum :p
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JP
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Message par JP »

la gavroche de lorraine a écrit :ben moi ça m'interesse et d'ailleurs après que tu sois parti, j'avais laissé un message pour demander comment ça s'fait qu'il n'y avait plus d'infos sur ton topic et deux jours après pouf !! plus de topic !
:wink:
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