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Les Etats-Unis et l’Europe en Colombie
Les Etats-Unis et l’Europe maintenant la Colombie dans un étau, telle est la situation depuis 2002, quand les intérêts des grandes entreprises européennes se sont imposés dans la politique internationale de leurs pays. Quatre ans plus tard, le panorama est contraire à celui qui avait été annoncé : plus de guerre au lieu de la paix, plus de cocaïne au lieu de son éradication. Les jeunes du « vieux » continent paient eux aussi les conséquences de cette folie.
par Héctor Arenas
5 mars 2007
http://risal.collectifs.net/article.php ... ticle=2037
Un discours de politique extérieure bien cousu sur le respect des droits humains, sur l’engagement en faveur de la paix et de la coopération au développement camoufle officiellement, depuis juillet 2003, le véritable agenda de pacification manu militari mis au point pour la Colombie entre les néo-conservateurs nord-américains et le petit ensemble de puissants groupes financiers et patronaux européens qui ont un poids décisif dans la Commission et le Conseil européens.
Depuis fin 2002, le gouvernement des Etats-Unis, avec l’appui des gouvernements de Blair, d’Aznar et de Berlusconi et, plus tard, des gouvernements hollandais, allemand et suédois, ont réussi à imposer dans les institutions communautaires [européennes] l’idée qu’en Colombie, la meilleure réponse face à la menace imminente d’une perte totale de contrôle de son territoire consistait en une opération de reconstruction sociale fondée sur un usage drastique de la force, combinée à une campagne permanente de dissimulation et de désinformation médiatique et à des mesures économiques complémentaires de pacification et de contrôle social. Le territoire colombien ne constitue pas seulement une des sources de pétrole pour les Etats-Unis et une région clé pour la stabilité régionale, il est aussi considéré comme un lieu géostratégique pour les intérêts mondiaux de la domination occidentale.
Contrôle territorial, contrôle militaire
L’élection d’un gouvernement autonome au Venezuela le 6 décembre 1998 [celui d’Hugo Chavez, ndrl], couplée à la croissante instabilité politique en Equateur et au risque devenu imminent de perte de contrôle sur la Colombie a semé la panique chez les stratèges de Washington. Cette perte de contrôle est due à plusieurs facteurs : la croissance militaire de la guérilla, la situation sociale catastrophique due à une corruption débridée, l’application pendant une décennie des recettes néo-libérales, le déplacement de plus de trois millions de paysans et le processus de paix engagé entre le gouvernement colombien et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) en janvier 1999 qui avait mis à l’ordre du jour les réformes sociales exigées par les mouvements rebelles [1].
A toute vitesse, en 1999, a été élaboré un plan d’intervention militaire indirecte [ledit Plan Colombie, ndlr] qui privilégiait l’entraînement massif de troupes colombiennes, la multiplication par dix du soutien à l’armée, l’augmentation des livraisons d’armes, l’appui de la technologie satellite en matière de renseignements et l’augmentation du nombre d’« assesseurs » militaires et civils sur le territoire. Tout cela a été mis au point pour éviter une participation directe des troupes états-uniennes aux combats.
La manière de présenter l’intervention, sans précédent si l’on considère son ampleur et ses objectifs [2], à l’opinion publique et au Congrès états-unien a consisté à expliquer qu’il s’agissait d’une initiative indispensable dans la « guerre contre le trafic de drogues » et que, d’ici six ans, les cultures de coca, qui en 1999 recouvraient 122 500 hectares, devraient être réduites de moitié [3].
En réalité, le Plan était destiné à contrecarrer les forces armées rebelles avec comme objectifs principaux la réduction de ce qu’ils considéraient comme leur source principale de revenus et la sécurisation militaire des principaux gisements énergétiques et des oléoducs en appuyant le processus de destruction de toutes les formes d‘organisation populaire démocratiques [4]. Graduellement, sur tout le long de la frontière entre la Colombie et le Venezuela, le Plan a structuré un dispositif militaire [5].
Selon la chercheuse Lesley Gill, de l’American University de Washington : « Le centre du trafic de cocaïne ne se trouvait ni dans le Putumayo, ni dans les départements voisins du sud de la Colombie. Les principales routes de contrebande et les paramilitaires qui les contrôlaient étaient surtout dans le nord. Mais les stratèges états-uniens et leurs homologues colombiens paraissaient moins intéressés par les trafiquants de cocaïne et par les paramilitaires qui les contrôlaient que par limiter le croissant pouvoir financier et militaire des groupes subversifs de gauche » [6].
En Colombie, le Plan a pu compter sur l’appui inconditionnel des élites économiques et politiques ainsi que sur celui du haut commandement des forces armées. La divergence la plus significative entre les différents secteurs de la classe dirigeante par rapport au Plan résidait dans leur implication directe, leur rejet clair ou leur tolérance par rapport aux armées irrégulières - financées de manière croissante par le narcotrafic coopté temporairement par le projet stratégique impérial - recrutées dans les secteurs pauvres de la population et utilisées comme main d’œuvre criminelle jetable, pour réussir, grâce à des méthodes musclées, à déplacer ou éliminer la population civile soupçonnée d’être favorable aux forces rebelles ou coupable d’habiter sur des territoires ayant une énorme valeur pour les mégaprojets imaginés dans les centres économiques mondiaux de décision [7].
Si l’organisation d’escadrons paramilitaires figurait dans les manuels de lutte contre les guérillas dans les années 60, c’est seulement dans les années 80 que s’est consolidé le processus qui a rendu déterminants les revenus provenant du narcotrafic, ce qui a abouti à leur croissance stupéfiante, leur vaste domination territoriale et leur extraordinaire symbiose avec différents niveaux de pouvoir d’Etat décisifs, tant au niveau régional que central.
Ainsi, le Plan s’est perfectionné avec le temps pour aboutir à ce que l’on peut considérer comme la meilleure feuille de route dans ce domaine : un scénario de guerre non déclarée qui permet de démonter les droits et les garanties citoyennes de l’Etat de droit, restreindre le champ d’action des organismes de contrôle de l’Etat, impliquer des parts importantes de l’appareil d’investigation dans la guerre et garantir la réduction et la soumission de la population rebelle à la mondialisation afin de consolider un processus de paix conçu dans les centres de pensée [8] chargés de produire les concepts et les outils servant les desseins stratégiques du réseau de transnationales qui ont des intérêts sur le territoire [9].
La composante sociale cache la composante militaire
La coopération internationale, exprimée par le soutien politique et financier à cet ambitieux processus de reconstruction sociale, a été considérée comme décisive [10]. L’Union européenne a dès lors été invitée à appuyer certains aspects sociaux du Plan. Cependant, parce que les principales expressions politiques européennes n’avaient pas été consultées préalablement à l’heure de la mise au point du projet et grâce à la vaste mobilisation des organisations non gouvernementales pacifistes et de défense des droits humains en Europe et en Colombie, le projet de participer au volet social du Plan a été rejeté par l’UE en 2001 [11].
Le refus européen, en dépit des efforts du gouvernement du Parti Populaire (PP) espagnol, a conduit les centres de décision de Washington à formuler une nouvelle stratégie pour obtenir le soutien politique et financier européen en vue du « renforcement institutionnel et du développement social », indispensables pour garantir le contrôle militaire du territoire, en particulier dans les zones où il était prévu d’effectuer des repeuplements, qu’avaient rendu nécessaires l’extermination ou le déplacement, ainsi que le confinement de la population civile.
Les attentats du 11 septembre 2001 et la déclaration de « guerre mondiale contre la terreur » ont créé une situation internationale propice à une union entre les Etats-Unis et les institutions européennes. En mars 2003, la Colombie est devenue une monnaie d’échange pour ne pas approfondir la fissure transatlantique après l’occupation militaire de l’Irak.
Les 9 et 10 juillet 2003, à Londres, les gouvernements états-unien et anglais ont réussi à obtenir le soutien de la communauté internationale (G24) à la politique de guerre de haute intensité, avec un bas profil médiatique des administrations Bush-Uribe, et au « processus de paix » avec les paramilitaires. Cet appui a été obtenu grâce au Centre de Pensée Stratégique International (CEPEI), une entité non gouvernementale financée par l’Agence Etats-unienne de Développement International (USAID, United States Agency for International Development), qui a pour mission de restructurer toute la coopération internationale en faveur de la Colombie, grâce au gouvernement colombien et à la prise au dépourvu notoire des organisations non gouvernementales colombiennes qui étaient chargées de convoquer la société civile.
Le « processus de paix » avec les paramilitaires a été qualifié de simulacre - puisqu’il vise à la légalisation des structures paramilitaires - par les organisations internationales de défense des droits humains qui suivent son déroulement ainsi que par des organismes nationaux qui soulignent l’absence de la mention de la responsabilité de l’Etat et d’autres entités qui ont eu un rôle important dans la formation de la stratégie paramilitaire [12]. Le soutien international à ce processus s’est élargi avec les conclusions du Conseil européen de 2004 [13] qui parlent d’un « engagement politique et financier évolutif et conditionné » [14]. Ce soutien avait déjà été élargi avant cela, lors de la réunion du G24 en février 2005 à Cartagena et, ensuite, avec l’appui politique et financier de la Commission et du Conseil européens à la Loi de Justice et Paix [15] en octobre 2005, appui qui allait à contre-courant du discours sur les principes de respect des droits humains et sur la protection de leurs défenseurs qui caractérisent et guident la politique étrangère européenne [16].
Cependant, une partie des pays européens - en particulier, le gouvernement français - n’ont pas appuyé entièrement la loi en raison de la « violation du cessez-le-feu, l’impunité de fait, l’absence de traitement des implications avec le narcotrafic et le manque de volonté pour démonter le paramilitarisme et ses relations avec l’armée » [17]. La Commission de Réconciliation et de Réparation, créée par la Loi de Justice et Paix, n’est pas indépendante et ne vise pas à une véritable réparation intégrale comprenant la reconstruction des projets de vie détruits. Son fonctionnement a néanmoins obtenu le soutien de l’actuel gouvernement socialiste espagnol [18] qui privilégie pour sa politique extérieure dans la région les analyses du discret mais déterminant Observatoire pour les entreprises en Amérique latine (Observatorio para Empresas de Latinoamérica), centre d’analyse des principales transnationales espagnoles.
Résultats inverses
Entre-temps, la croissance de la consommation de cocaïne chez les jeunes entre 14 et 18 ans s’est multipliée par 4 en Espagne au cours des cinq dernières années, passant de 1,5 à 6%. En Angleterre, cette consommation chez les jeunes ayant entre 11 et 14 ans a augmenté de 100% entre 2004 et 2005, touchant 65 000 jeunes consommateurs. En Espagne, 170 000 adolescents ont admis avoir consommé de la cocaïne en 2005. De même, les bénéfices du secteur financier, dont les sièges se trouvent dans des paradis fiscaux et qui ont des intérêts dans la région andine, ont notablement augmentés. Le même phénomène a été observé pour les bénéfices des entreprises productrices de fertilisants utilisés dans la culture industrielle de la coca, de produits chimiques utilisés dans la production de cocaïne et ceux de l’entreprise Monsanto qui fabrique le poison utilisé pour les fumigations. Les profits de l’ensemble des entreprises états-uniennes et européennes qui vendent de l’armement et des services « de sécurité » sur ce marché florissant se sont également multipliés, ainsi que les profits du réseau des grandes entreprises qui peuvent tirer un bénéfice des diverses affaires juteuses dans cet « ordre » faible maintenu par la répression et le mensonge [19].
Dans le même temps, la majorité de la population européenne reste absolument étrangère aux bénéfices réels qui découleront de relations économiques, scientifiques et culturelles transparentes et égalitaires nouées avec la Colombie. La plus grande partie de leurs impôts destinés à la « coopération » avec la Colombie sont canalisés vers le soutien à ce processus chaotique de pacification, de contrôle social et territorial précaire étayé sur une instable impunité sélective. Dans cette dynamique, leurs impôts finissent par soutenir une prolongation du conflit, un affaiblissement des droits élémentaires de la population civile et le flux de narcotiques produits dans certaines des régions « pacifiées ». Il s’agit d’un gaspillage démesuré de l’intelligence sociale et de ressources financières qui pourraient aussi bien servir à panser les blessures des dernières décennies et à soutenir une démocratisation de la vie sociale authentique et souveraine marquée aujourd’hui par l’intimidation et la négation quotidienne des droits les plus élémentaires des communautés. (...)
Les milieux économiques européens célèbrent la politique de « sécurité démocratique » [20] en Colombie et les indicateurs macro-économiques qui traduisent de gros bénéfices mais ils restent totalement indifférents face à l’enfer humain et aux horreurs inexprimables de la misère qui frappe jour après jour pratiquement 70% de la population ; une misère étroitement liée à la guerre civile prolongée soutenue et aggravée par d’importants appuis extérieurs. Combien de temps encore, cette inversion des logiques, des buts et des actions durera-t-elle ?
Notes:
[1] [NDLR] Ce processus de paix entre la guérilla et el gouvernement d’Andrés Pastrana (1998-2002) a définitivement échoué en 2002.
[2] Déjà en 1925, l’armée des Etats-Unis était intervenue trois fois en Colombie mais c’est seulement après 1959, avec le triomphe de la Révolution cubaine, qu’elle y sera présente militairement de façon permanente. Depuis 1962, c’est le Plan LASO (Latinoamerican Security Operation) qui a initié l’intervention massive et systématique du gouvernement des Etats-Unis qui interprète tout conflit social comme une menace communiste, qui criminalise toute protestation sociale et qui lui répond militairement.
[3] Voir El Plan Colombia y la internacionalización del conflicto. Instituto de Estudios Políticos y Relaciones Internacionales-IEPRI, 2001.
[4] Voir La otra historia de los Estados Unidos, de Howard Zinn, Editorial Hirú, 2003.
[5] Depuis La Guajira, sur la côte nord de la Colombie, en passant par la région du Catatumbo, dans le centre du pays, jusqu’à Vichada, dans le sud, on a pu observer des déplacements de population et un contrôle militaire et social. En 2005-2006, le gouvernement de Washington a destiné 4 milliards de pesos à l’extension de la culture de la palme dans le Catatumbo. En février 2005, les « Menaces à la sécurité nationale de la Colombie » se sont ajoutées à la « Guerre contre le trafic de drogues » et à la « Guerre contre le terrorisme » pour déterminer l’ « aide » militaire états-unienne en Colombie. Le 1er mai 2006, Fidel Castro révélait dans son discours officiel que « en novembre 1999, on a su en Californie que René Cruz et Eusebio Peñalver (étroitement liés aux deux Posada Carriles), conjointement avec trois autres terroristes Roberto Martín Pérez, Ángel D’Fana et Ernesto Díaz, actuel chef de Alpha 66, étaient impliqués dans un plan visant à attenter à la vie du président Hugo Chávez, avec l’appui d’un groupe de riches vénézuéliens ... Ce plan devait être exécuté au cours du mois de décembre par un commando formés par des cubains et des vénézuéliens qui seraient arrivés au Venezuela via un pays tiers ». En 2006, une croissante offensive médiatique internationale a été entamée dans le but de lier les chargements de cocaïne et les narcotrafiquants avec le Venezuela.
[6] Escuela de las Américas, Lesley Gill. Editorial Lom, janvier 2005.
[7] Si l’on superpose les cartes des résultats électoraux depuis la seconde moitié des années 80 avec les cartes des massacres et des déplacements de la population civile, les coïncidences entre la géographie de l’extermination et celle du déplacement et les régions où la gauche a triomphé ou était significativement présente au sein des gouvernements locaux sont impressionnantes.
[8] Dans le livre Repensar los Estados Unidos. Para una sociología del hiperpoder, de Loïc Wacquant (Dir.), Editions Anthropos, 2005, on trouve les nouvelles formes de l’internationalisme états-unien basées sur la création de doctrines de domination impériale dans les centres de pensées, qui s’appuient sur une série d’instruments dont la présence discrète et efficace dans les médias, les universités et dans les organisations non gouvernementales financées par l’Agence Etats-unienne de Développement International (USAID, United States Agency for International Development) et la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED, National Endowment for Democracy) qui font également partie des outils d’intervention civile de la Central Intelligence Agency (CIA), comme le souligne l’enquête menée dans le livre intitulé El código Chávez, de la journaliste vénézuélienne Eva Golinger.
[9] Sur le page Web du Inter-American Dialogue, on peut identifier une grande partie des 250 entreprises des Etats-Unis qui ont des intérêts en Colombie. Sur la page www.solidaridad.net, il est possible de consulter un article sur la European Round Table, qui contient la liste des multinationales dont les intérêts économiques déterminent la politique étrangère menée en Colombie : Dans le livre El negocio de la Guerra de Diego Azzellini, publié aux éditions Txalaparta, 15 des principales industries d’armement, de sécurité et d’entraînement sont nommées parce qu’elles bénéficient de la guerre entre colombiens. Cette information apparaît également sur le site du Réseau Voltaire.
[10] Les « tables des donateurs », méthodologie de canalisation des ressources de la coopération internationale en faveur de l’effort de guerre qui évitent leur échec en évitant de répondre aux demandes sociales de la population. Cette méthodologie a été appliquée, par exemple, en Afghanistan après 2001 lorsque on a crée le Groupe d’appui pour la reconstruction de l’Afghanistan.
[11] La Présidence, au nom de l’UE, a déclaré en décembre 2001 qu’il « n’existe aucune alternative adéquate à une solution négociée du conflit interne ». En revanche, le 19 mars de cette même année, le ministre des Relations extérieures espagnol, Joseph Piqué, déclarait qu’il « n’y a pas d’alternative au Plan Colombie [...]. Nous travaillons à notre participation accrue au travers de la présence d’observateurs tant civils que militaires dans tout le processus ».
[12] Voir le rapport de Amnesty International de 2005 : « Colombie : les paramilitaires à Medellin, démobilisation ou légalisation ? » sur la démobilisation emblématique du Bloque Cacique Nutibara de Medellin, et le rapport de Human Rigth Watch « Les apparences sont trompeuses ».
[13] Chaque année, en novembre, le Colat, le groupe chargé au sein du Conseil européen de produire les documents politiques concernant l’Amérique latine, produit un Policy paper qui sert de base aux conclusions publiques du Conseil européen.
[14] Les ressources de la coopération internationale non remboursables de l’Union européenne destinés à la Colombie sont passées de 18 millions de dollars en 2002 à 68 millions en 2006 selon la Direction de la coopération internationale d’action sociale du gouvernement colombien.
[15] [NDLR] Le 21 juin 2005, la Chambre des députés colombienne approuvait, après un an de discussion, la très controversée Loi de justice et paix. Celle-ci est censée fournir un cadre légal à la démobilisation des paramilitaires (extrême droite). Elle est considérée par ses détracteurs, dont la Commission colombienne de juristes, qui dispose d’un statut consultatif à l’ONU, comme une « loi d’impunité ».
[16] La loi signifiait une vulnérabilité accrue pour ceux qui défendent les espaces démocratiques et les droits fondamentaux de la population civile. De la même manière, les exportations d’armement vont à contre-courant des Codes de conduite de l’Union européenne qui interdisent que des armes soient fournies aux gouvernements fortement impliqués dans des violations des droits humains.
[17] Voir l’essai intitulé : « Perspectivas para la paz en Colombia : la respuesta a la política de Uribe ». Daniel García-Peña. CIP-FUHEM, Madrid, 2005, p. 12, et le rapport « Colombia : ¿reconciliación con impunidad ? », de Nuria del Viso dans la revue Papeles de Cuestiones Internacionales Nº 89, printemps 2005, pp. 80-81.
[18] Extraits de l’intervention de Eduardo Pizarro lors des Journées de la Taula Catalana sur la coopération en Colombie en avril 2006 : « Il existe un groupe d’appui à la Commission qui réunit le G24, la Banque mondiale et les 22 agences de l’ONU. Le gouvernement espagnol, au travers de la Vice-présidente des Relations extérieures et du Directeur de la Coopération internationale a offert sa coopération à la Commission par des voies juridiques pour accompagner les victimes, la constitution des base de données de biens et de deux banques de données pour les victimes : l’une anthropologique et l’autre génétique ».
[19] En particulier, les entreprises de pétrole, de charbon, de gaz, minières, de palmes visant à la production de biodiesel, de tourisme et d’eau. Articulées à elles, les principales banques européennes et une vaste gamme d’entreprises qui produisent différents composants et services à ces secteurs accumulent les succès.
[20] [NDLR] Nom donné à la politique répressive et militariste du gouvernement Uribe.
Source : cet article a été publié dans l’édition colombienne du Monde Diplomatique (http://www.eldiplo.info/), n°46, juin 2006 ; et reproduit par le site de la revue Pueblos (www.revistapueblos.org).
Traduction : Anne Vereecken, pour le RISAL (http://risal.collectifs.net).
GLOSSAIRE
Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple (FARC-EP)
Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple, Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia - Ejército del Pueblo, est la principale guérilla de Colombie, née officiellement en 1964. Elle est reconnue comme organisation terroriste par les États-Unis et l’Union européenne.
G24
Le G24 a été créé en 1972 par le G77, inquiet devant la montée en puissance du G10. Au début, ses travaux ont consisté à préparer des positions des Pays en Développement (PED) pour le Comité des Vingt. Depuis la mise en place du Comité Intérimaire et du Comité de Développement, il a élargi le champ de ses préoccupations aux problèmes liés au développement. Il est un porte-parole des PED comme le G10 est celui des pays de l’OCDE.
Plan Colombie
Définition non disponible.
United States Agency for International Development (USAID)
L’United States Agency for International Development (USAID) est l’agence du gouvernement des Etats-Unis pour le développement international. Ses projets sont étroitement liés aux intérêts de la politique internationale de Washington.
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Combats meurtriers entre l'armée et les FARC en Colombie
AFP 04.03.07 | 21h20
De violents combats opposant depuis samedi l'armée colombienne aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, guérilla marxiste) ont fait 18 morts, sept militaires et onze rebelles, ont annoncé dimanche les autorités.
Quatre soldats ont aussi été légèrement blessés au cours de ces affrontements à Puerto Rico, dans le département de Meta (centre), a déclaré le général Alejandro Navas, responsable de l'offensive militaire.
Les combats entre les soldats et la guérilla marxiste se poursuivent, s'étendant dans une vaste zone rurale, a précisé le général Navas, sur les ondes de la station de radio RCN de Bogota.
Les offensives militaires ont été déclenchées dans le cadre de l'opération "Omega", menée depuis le début de l'année dans cette région de plantations de coca, l'un des fiefs de la guérilla, financée par le trafic de drogue.
Les combats interviennent une semaine avant la visite du président américain George W. Bush, attendu dimanche prochain à Bogota. Les Etats-Unis constituent le principal soutien financier au Plan Colombie, destiné à la lutte contre le trafic de stupéfiants et les guérillas.
La semaine dernière, le président colombien Alvaro Uribe avait annoncé une intensification de l'offensive contre les FARC, écartant tout accord pour libérer ses otages.
Les FARC, première guérilla du pays forte de 17.000 hommes, réclament la libération de 500 rebelles emprisonnés par le gouvernement en échange de celle de 57 de 1.100 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, qu'elles détiennent.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14 ... -60,0.html
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Colombie: 1,6 tonne de cocaïne saisie
2007-03-05 14:46:28
BOGOTA, 4 mars (XINHUA) -- La police colombienne a saisi près de 1,6 tonne de cocaïne au cours de deux opérations menées en fin de semaine, a indiqué dimanche la police.
Dimanche, la police de la ville portuaire de Cartagena a indiqué avoir saisi 940 kg de cocaïne d'une valeur de 33 millions de dollars américains. La cocaïne était cachée dans des pots de confiture dans un container destiné aux Pays-Bas sur un quai du port de Cartagena, a précisé la police.
Samedi, l'armée colombienne a saisi 648 kg de cocaïne dans deux camions et arrêté les deux chauffeurs à Palmarito, une petite ville de la province de Bolivar, dont la capitale est Cartagena.
http://www.french.xinhuanet.com/french/ ... 396793.htm
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Jornada de solidaridad en Suecia
Para los días 12, 13 y 14 de marzo en Estocolmo, jornada de solidaridad con Simón Trinidad y Sonia, miembros de las Farc extraditados a los Estados Unidos por el gobierno de Uribe Vélez. Invitados internacionales de diferentes países intenvendrán en el evento central el día 12 de marzo en la sede principal de la ABF de la capital sueca. “El abogado norteamericano Paul Wolf , el médico antropólogo y exmiembro de la Comisión de Notables en el pasado proceso de paz Alberto Pinzón.
ANNCOL
Para los días 12, 13 y 14 de marzo en Estocolmo, jornada de solidaridad con Simón Trinidad y Sonia, miembros de las Farc extraditados a los Estados Unidos por el gobierno de Uribe Vélez.
Consultada por ANNCOL, la presidente de la Asociación Pardo Leal, Cecilia Calero, sobre los motivos de esta iniciativa, nos dijo, “ denunciar una vez más ante las autoridades suecas sus medios a su pueblo y de paso a la comunidad internacional lo que ocurre realmente en Colombia, los verdaderos terroristas son la oligarquía colombiana y su gobierno actual es su más aberrante expresión”. Ademas han confirmado la presencia otras organizaciones para la confirmación de un comité Europa.
“Este comité se encargará de coordinar diferentes acciones para demostrar nuestro solidaridad hacia dos personas extraditadas con falsos montajes, su único delito es ser miembros de una organización política alzada en armas que trabaja por la construcción de una nueva Colombia en paz y con justicia social” expresó la señora Calero
Según Cecilia, invitados internacionales de diferentes países intenvendrán en el evento central el día 12 de marzo en la sede principal de la ABF de la capital sueca. “El abogado norteamericano Paul Wolf y el médico antropólogo y exmiembro de la Comisión de Notables en el pasado proceso de paz Alberto Pinzón. En el afiche conocido por ANNCOL en el día de hoy, estos serán los oradores principales.
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2881
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Y si las FARC no colocaron las bombas en Neiva?
El periodista sueco publica este excelente análisis sobre la metaórica acusación del régimen uribista acusando a las FARC de los atentados en Neiva. Las acusaciones a las FARC son pan de cada día por parte de los funcionarios gubernamentales, con Uribe a la cabeza. ¿Cuál es el papel que juegan los medios de comunicación en Colombia? Son estas algunas de las reflexiones de Dick Emanuelsson.
Por Dick Emanuelsson, ANNCOL
En los últimos días, la gran prensa colombiana ha sindicado a la guerrilla de las FARC varios atentados de cochebomba en la ciudad de Neiva, controlada por una alcaldesa Uribista. Pero al mismo tiempo despierta la sospecha que los atentados pueden ser "falsos positivos", montajes de la inteligencia militar para desviar la atención a la "narco-para-política" de los Uribistas en el congreso. Analizamos dos lados del periodismo colombiano.
CARACOL RADIO, 3 DE MARZO:
Un concejal y un dirigente sindical de Santander, dentro los capturados por presuntos vínculos con las FARC, dice Caracol Radio y cita el general Álvaro Enrique Miranda comandante de la Policía de Santander que sostiene que "con la captura de 27 personas sindicadas de pertenecer al vigésimo frente de las FARC en Bucaramanga y Sabana de Torres, se está debilitando a uno de los frente mas beligerantes que el grupo armado ilegal tiene en el nororiente colombiano" .
¿Será que Caracol Radio y el periodista que escribía esas líneas han dormido durante los años del mandato de Uribe? No han llegado las noticias a la redacción acerca de las detenciones masivas que ha resultado que los "terroristas" han sido absueltos después de largos meses o años por que han sido simplemente gente civil y en común.
Un ciego era "experto en explosivo" para la guerrilla
El jueves pasado se estrenó un nuevo documental excelente del periodista HOLLMAN MORRIS en el programa "CONTRAVÍA", ahora en Telesur. Toca el tema de las recompensas y las detenciones masivas. Toma un ejemplo que ilustra la barbaridad de un estado policíaco y en donde hasta la abuela es sindicada por el hijo de ser "guerrillera de la FARC". El periodista, con semejante valentía y con la voz muy seria menciona el caso de las detenciones en el municipio de Quinchia en el departamento de Risaralda.
"El pasado 28 de septiembre, la Unidad de Derechos Humanos de la Fiscalía General de la Nación, en conjunto con mil efectivos de la Policía Nacional, realizaron un operativo en el Municipio de Quinchía, en el que allanaron un significativo número de viviendas de pobladores de la región y capturaron a 90 personas entre ellas dos menores de edad, dos hombres que superan los 73 años y un invidente" , reportaba el Comité Permanente por la Defensa de los Derechos Humanos de Risaralda, el 1 de octubre de 2003.
JOSÉ DE LOS SANTOS SUÁREZ , 73 años, fue acusado por ser experto en explosivo para la guerrilla. Durante dos años estuvieron encarcelados. Pero a pesar de ese prolongado tiempo, TODOS salieron libres porque fueron inocentes. Ahora exigen al estado colombiano, y por supuesto lo merecen, la indemnización de 40 mil millones de pesos.
Uribe habría sido despedido
Lo que pasa es que Uribe y algunos fiscales deberían pagar cárcel por abusar y usar su posición en la guerra sucia contra todo lo que huele oposición para él. Los contribuyentes colombianos han tenido que pagar doble por la falta de capacidad profesional de aquellos señores: Primero pagan a los sapos llamados "informantes y cooperantes" y después el estado le toca a pagar altísimas multas a las victimas de un estado, no solamente militarizada hasta la esquina, sino lleno de gente con paranoia que ve "guerrilleros" en cualquier hueco. En cualquier empresa unas fallas equivalentes las de Uribe y de los fiscales hubieran traído como consecuencia el despedido inmediatamente.
Pero Caracol Radio actúan como idotas útiles para el juego de Uribe.
Los atentados en Neiva
El Tiempo, La W, Caracol Radio y casi todos los medios colombianos han atribuido categóricamente los dos atentados en la ciudad de Neiva, el viernes y el sábado, como obras de las FARC.
¿Y que pasa si no es así?
¿Que pasa con el prestigio de la gran prensa colombiana y sus redactores si los atentados son unos nuevos "falsos positivos", organizados por sectores de las fuerzas militares y de la inteligencia militar que quieren poner una nueva cortina de humo para desviar a los escándalos de los narco-para-políticos, el suporte político congresista de Uribe?
Sucede el mismo día en que da orden de captura de Álvaro Araujo Noguera, viejo amigo de Uribe, ex senador, exministro de cultura y unos de los ganaderos más poderosos en Colombia, sin embargo papá de la ex ministra de relaciones exteriores, Maria Consuelo Araujo, hermana del detenido Álvaro Araujo Castro. Mejor dicho, otra familia ahogada en escándalos con los paramilitares e incondicionales aliados a Uribe.
¿Por qué bombas en Neiva?
Porque ahí esta otra aliada del ala Uribista, la alcaldesa Cielo González Villa, una belleza de 38 años.
Dice la emisora "La W", dirigido por Julio Cristo, entre varios, que "La W estableció con fuentes oficiales que dos vehículos Toyota blancos, tipo organismo de seguridad, fueron utilizados por las Farc para preparar el atentado que ayer estremeció a esa ciudad, y con el que pretendían asesinar a la alcaldesa Cielo González Villa ".
"Las camionetas ingresaron a la capital del Huila hacia la 1 y 30 de la madrugada y dieron varias vueltas por el centro de la ciudad, a fin de verificar las condiciones en que sería ejecutado el ataque terrorista. El Mazda 626 blanco con más de 20 kilos de explosivo llegó a Neiva a la misma hora y fue estacionado a las 4 y 50 frente a la emisora HJWK."
Interrogantes incómodos
Dos cosas:
Primero, que los dos vehículos circulaban como si fuera en un carnaval en una ciudad más militarizada, porque el departamento es históricamente un departamento bajo influencia guerrillera. Pero circular como Pedro por su casa a esas horas en la ciudad, cuando nadie está en la calle más que los agentes de la seguridad, policías uniformados y ejército en sus retenes, suena, sinceramente, bastante extraño.
Segundo: La W y Julio Cristo ya han tomado la decisión de sindicar a la guerrilla de las FARC como los culpables. Otra falla periodística.
No son para nada ingenuos, mis colegas en La W, saben perfectamente que le puede costar "gordo" más adelante ser sindicado como un "inventor de las cosas", de haber caído en la trampa de las filtraciones del Departamento E-5 del ejército, la sección donde se encuentran uno de los más capaces periodistas colombianos pero con las tareas de producir "cortinas" en la guerra psicológica de las fuerzas armadas colombianas.
El atentado ¿un nuevo "falso positivo"?
En al misma película de Hollman Morris menciona el periodista en como los "falsos positivos", es decir, los atentados atribuidos a la guerrilla de las FARC en realidad fueron atentados ejecutados por dos oficiales de la inteligencia militar. El presidente Uribe no duró ni una hora para sentenciar a la guerrilla como responsable por los hechos.
Lo mismo pasó en Neiva.
"Por allá están, cobardemente, don Manuel Marulanda y el otro señor Briceño y el otro señor Reyes, escondidos en la selva, mandando terroristas a hacer daño. Algún día caerán" , afirmó el presidente Uribe, citado por Caracol.
¿Y porque la prensa no lo cuestiona?
Y la prensa sigue a Uribe en la cola, citándolo sin cuestionar y menos hacerle una pregunta tan lógica para cualquier periodista en el mundo; ¿"Y como sabe Usted, cuales son sus pruebas para decir así categóricamente que son las FARC que ha cometido el atentado"?
Pero no lo hacen, nunca. En mis seis años como corresponsal en Colombia jamás escuché algún periodista, ni en el Palacio presidencial o en alguna otra circunstancia, que el periodista colombiano de esos medios grandes preguntaba a Uribe ¿cómo puede ser tan categórico en sus conclusiones?
Periodistas como Julio Cristo de La W hablan mucho sobre ética pero en casos como el conflicto armado, parece que se convierten en otras personas, como tuvieran una doble personalidad.
El pretexto político para los atentados
En Estados Unidos fueron utilizados los atentados "positivos" o reales, el 11 de septiembre 2001 para lanzar guerras y ataques en todo el mundo. En Neiva algunos pusieron bombas cuyos efectos políticos, teóricamente, pueden ser tomados como pretextos para desviar la atención de los hechos reales en el país; un régimen y presidente sacudido en sus fundamentos, una élite política y económica arrinconado porque ya comienza a desbaratar su verdadero carácter como Padrino de los escuadrones de la muerte en Colombia, llamados paramilitares.
Y ahí en el medio del sándwich, están los colegas colombianos que se prostituyen al servicio de un poder podrido que crea zozobra en la población con sus "falsos positivos" y detenciones masivas a la población civil.
Les recomendamos a los consejos de redacciones y sobre todo a los jefes de Caracol, La W. El tiempo y otros es estudiar, analizar y discutir el excelente documental de Hollman Morris sobre las detenciones masivas y los falsos atentados realizados por los mismos militares que después, eso si, cobraron la famosa "recompensa de los lunes".
Columnistas
04.03.2007
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2882
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Vicepresidente Santos ataca al gobierno sueco
El vicepresidente colombiano, Francisco Santos, en declaraciones concedidas ayer 4 de marzo de 2007 al noticiero Caracol TV, sobre la realización del Foro sobre el Conflicto Interno Colombiano y los juicios a los miembros de las FARC, Simón Trinidad y Sonia, irrespeta al Gobierno y el Estado Sueco y ataca a la Asociación Jaime Pardo Leal (AJPL). Dijo Fachito Santos: “Ya hubo una protesta no formal con la embajadora de Suecia porque la verdad uno… o juega aquí o juega allá… uno no puede ser facilitador de paz por un lado y fomentar la guerra por otro.”
ANNCOL
El vicepresidente colombiano, Francisco Santos, en declaraciones concedidas ayer 4 de marzo de 2006 al noticiero Caracol TV, sobre la realización del Foro sobre el Conflicto Interno Colombiano y los juicios a los miembros de las FARC, Simón Trinidad y Sonia, irrespeta al Gobierno y el Estado Sueco y ataca a la Asociación Jaime Pardo Leal (AJPL).
Dijo el Vicepresidente Santos: “Ya hubo una protesta no formal con la embajadora de Suecia porque la verdad uno… o juega aquí o juega allá… uno no puede ser facilitador de paz por un lado y fomentar la guerra por otro, que pueda hacer esa apología al terrorismo que hace la fundación Jaime Pardo Leal, que además uno de sus hijos ha dicho que por favor no se le nombre de… de… él no está de acuerdo con lo que esta organización hace. Lo que estamos averiguando quién es esta niña, que parece que estamos… es hija de un guerrillero muy, muy importante.”
Estas declaraciones son muy desobligantes con el Gobierno Sueco, quien ha apoyado el proceso que el gobierno de Álvaro Uribe Vélez adelanta con las bandas de narco-paramilitares. Pareciera que el Vicepresidente colombiano cree que está hablando con alguno de sus empleados en el diario El Tiempo, a los cuales está acostumbrado a gritar y a ‘vaciar’ cada vez que hace sus pataletas histéricas.
En Suecia vivimos una verdadera y real democracia en la cual impera el respeto por el ser humano, por las opiniones de todos y cada uno de los habitantes de este bello país, y en donde adquiere un significado concreto el vocablo Derechos Humanos. En Suecia no se persigue al que piense diferente ni al diferente, mucho menos es asesinado por sus opiniones políticas. El gobierno y el estado Sueco saben muy bien los antecedentes de las personas a las cuales concede asilo o refugio político. Por ello no creemos que sea el vicepresidente Francisco Santos, ni ningún funcionario gubernamental colombiano, el más autorizado para darle lecciones de valores morales o principios éticos al pueblo sueco ni a su gobierno.
También agrede el Vicepresidente colombiano, Francisco Santos, a la Asociación Jaime Pardo Leal –que no fundación- al acusarla de hacer ‘apología al terrorismo’ por la sencilla razón de que no adopta una posición genuflexa ante los alaridos de los funcionarios gubernamentales como él. Agrede Santos a Cecilia Calero, mujer orgullosamente colombiana de nacimiento pero ciudadana sueca, y lanza un ‘bluf’ de señalamiento –aplicando el principio fascista de ‘calumnia, calumnia, que de la calumnia algo queda’- de ser ‘hija de un guerrillero muy, muy importante’, que pareciera ser igual a los montajes adelantados contra Fredy Muñoz –corresponsal de TeleSur-, Horacio Duque, y los señalamientos a Carlos Lozano Guillén, Gustavo Petro y Carlos Gaviria, del PDA.
La AJPL es una organización de exiliados colombianos, pertenecientes en su mayoría al PCC y la U.P., organizaciones populares de izquierda que han soportado el más sangriento genocidio contra una organización política de que tenga conocimiento la historia, y durante la administración de Álvaro Uribe Vélez han caído asesinados 160 militantes de ellas por las balas asesinas del Terrorismo de Estado. Resaltamos que desde que el presidente Álvaro Uribe Vélez inició los señalamientos a los miembros del PDA, han sido asesinados 10 militantes de esta organización de oposición en Colombia.
Es también ya una constante el ataque de funcionarios de la embajada colombiana en Estocolmo contra los miembros de la AJPL cuando estos adelantan acciones de protesta y denuncia contra los desafueros que adelanta el régimen uribista. La AJPL ha puesto tal situación anómala en conocimiento de las autoridades suecas y ha recurrido a demandas ante la policía sueca.
El Foro que se realizará el 12 de marzo de 2007 en la ABF, cuenta con el apoyo de la misma ABF, la AJPL, la Asociación Víctor Jara –de chilenos exiliados- y de RESOCAL, y en él se informará y dialogará sobre la situación del Conflicto Interno colombiano en todas sus facetas y se informará a los asistentes sobre los juicios que adelanta el gobierno de Estados Unidos contra los guerrilleros de las FARC-EP, Sonia y Simón Trinidad.
No entendemos la alharaca histérica de los funcionarios gubernamentales colombianos. Sus esfuerzos y energías deberían más bien dirigirlas a explicarle a la comunidad internacional el contubernio impúdico de las fuerzas militares con las bandas narco-paramilitares, la estrecha ligazón de los políticos del Uribismo, especialmente el Partido de ‘la U’ –del cual hacen parte y encabezan el Vicepresidente Santos y el ministro de Defensa Juan Manuel Santos- con estas bandas de criminales, cuyos más caracterizados exponentes están hoy en la cárcel por orden de la Corte, y la persistente y consuetudinaria violación de los derechos humanos por parte de las fuerzas militares-narcoparamilitares.
El Presidente Álvaro Uribe Vélez y el vicepresidente Francisco Santos deberían dirigir sus esfuerzos a explicarle, por ejemplo, al Representante a la Cámara de Estados Unidos, James McGovern, la responsabilidad del estado en los crímenes de Lesa Humanidad cometidos por las fuerzas militares-narcoparamilitares, a explicar por qué están presos parlamentarios de los partidos ‘uribistas’, y explicarle a la comunidad internacional por qué cada año los organismos de Derechos Humanos, entre ellos los de la ONU, ha condenado al estado y gobierno colombianos por estas violaciones, al igual que lo ha hecho James McGovern en el día de ayer.
Desde ANNCOL nos solidarizamos con los miembros de la AJPL y con ellos decimos: Camarada Jaime Pardo Leal, tu pensamiento revolucionario, tu ejemplo, guía hoy nuestros pasos. En cada miembro de la AJPL vives eternamente!
Anncol
04.03.2007
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2883
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Le kidnapping augmente en Amérique Latine
03/03/2007 - Al Dia Latinoamerica
Le kidnapping en Amérique latine, qui occupe la première place au monde avec 75% des cas, est devenu un phénomène transnational opérant principalement à des fins économiques, bien que les cas les plus connus soient à caractère politique.
La coopération entre secteurs radicaux, guérilleros et délinquance commune prend de plus en plus d'ampleur en ce qui concerne les kidnappings politiques, produit d'une intégration régionale lente, mais inévitable.
Les frontières de plus en plus diffuses ont permis aux preneurs d'otages d'entretenir des relations étroites avec les pays voisins, on parle même aujourd'hui de transfert d'otages, comme l'a insinué le gouvernement colombien à propos d'Ingrid Betancourt, depuis 5 ans au pouvoir de la guérilla des FARC.
La Colombie, pays qui compte le plus de kidnappings au monde, est celui qui se plaint le plus de l'existence de ce réseau transnational et accuse les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC) d' "exporter" ses techniques à la région et d'utiliser les zones frontalières de la jungle pour conduire les otages vers d'autres pays.
La coopération des rebelles colombiens a été démontrée en 2005, quand le gouvernement paraguayen a accusé les FARC de conseiller aux militants du secteur radical du Parti Patrie Libre (PPL) de kidnapper, en septembre 2004, la fille aînée de l'ex président du Paraguay Raúl Cubas (1998-1999).
Le cadavre de Cecilia Cubas a été trouvé cinq mois plus tard dans une fosse creusée dans un logement aux alentours de Prise, malgré que sa famille ait payé 300 000 dollars de rançon.
L'organisation est également accusée d'avoir kidnappé la belle-fille de l'ex-ministre des Finances Enzo Debernardi, en 2002.
Les cas impliquant des guerilleras d'autres pays ont également eu pour scène la Bolivie, où en 1995, le Mouvement Révolutionnaire Túpac Amaru (MRTA) du Pérou a pris comme otage l'actuel chef de l'Unité Nationale centriste ainsi qu'un membre de l'Assemblée Constitutive, Samuel Doria Medina.
L'argent versé pour la libération de Doria Medina, ex-ministre de la Planification, a été utilisé par les rebelles pour financer, 2 ans plus tard, l'assaut de l'ambassade japonaise à Lima.
Au Brésil, le kidnapping est aussi pratiqué par des organisations révolutionnaires latino-americaines qui financent leurs actions par l'extorsion de fonds à des chefs d'entreprise.
En 1989, cinq membres du Mouvement de la Gauche Révolutionnaire (MIR) du Chili, aidés par deux militants argentins, deux Canadiens et un Brésilien ont kidnappé le chef d'entreprise Abilio Diniz, au Brésil.
Quelques années après, un groupe d'extrémistes composé de trois Chiliens, deux Colombiens et d'une Argentine nationalisée Espagnole, groupe dirigé par Maurice Hernández Norambuena (ex-guerillero chilien connu), a kidnappé en 2001 un publiciste brésilien afin d'obtenir des ressources pour financer son mouvement.
Une des prises d'otages pour causes politiques et médiatisée s'est produite le 2 janvier 1994 au Mexique, quand l'Armée Zapatista de Libération Nationale (EZLN) a pris en otage un général et l'ex-gouverneur de l'état de Chiapas Absalón Castillanos, libérés quelques jours après.
De même, le Costa Rica a souffert de cas de kidnappings par des bandes internationales alliées à des délinquants locaux.
Un cas également diffusé fut le kidnapping en 1996 de l'Allemande Nicola Fleuchaus et de la Suisse Regula Susana Siegfried par un commando composé de Costaricains et d'ex-guerilleros nicaraguayens qui ont négocié la libération avec leurs familles européennes.
Autre cas qui a connu un écho médiatique en 1992, celui du ministre costaricain de la Sécurité, Luis Fishman, aux mains d'Orlando Ordoñez (Honduras), qui a exigé le paiement de 100 000 dollars pour sa libération.
Ce transfert d'otages dans d'autres pays s'est aussi présenté en Argentine en 2003, quand le jeune Christian Schaerer a été kidnappé et présumément emmené au Paraguay.
Durant les années 70, le kidnapping était une pratique courante des groupes révolutionnaires pour réclamer des revendications sociales, mais aujourd'hui les victimes sont davantage de chefs d'entreprise et des diplomates échangés contre rançon.
Le banquier panaméen Sam Kardonsky a été kidnappé en 1984 dans son pays par des révolutionnaires colombiens et livré en Équateur en novembre 1985 contre paiement.
Le FARC ont kidnappé dans cette même nation, en janvier 2006, le médecin espagnol Josés Colastra et son fils, ceux-ci ont été libérés quelques jours après contre rançon.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Cinq sous-officiers otages des Farc depuis neuf ans
04/03/2007 - RCN Radio
Cinq sous-officiers de l'Armée ont accompli ce samedi neuf années de captivité, le second groupe de militaires comptant le triste record d'années au pouvoir de la guérilla des Farc et qui font partie des prisonniers "échangeables".
Ces cinq militaires faisaient partie des 40 soldats tombés aux mains des Farc le 3 mars 1998, quand une colonne des Farc a pris en embuscade une brigade militaire mobile qui se déplaçait par la forêt dans le département de Caquetá.
Près de 70 soldats ont trouvé la mort dans cette embuscade, le coup le plus sanglant porté par les Farc à l'Armée cette dernière décennie. Ensuite, en juin 2001, à l'exception des cinq sous-officiers, les Farc ont libéré 300 membres des Forces Armées capturés lors de différentes actions et parmi eux, les autres militaires faisant partie du groupe tombé à Caqueta.
Les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (Farc), la guérilla la plus ancienne et la puissante militairement exigent d'échanger un groupe de 57 otages contre quelque 500 rebelles emprisonnés.
Parmi ce groupe d'otages, l'ex-candidate présidentielle Ingrid Betancourt (de nationalité franco-colombienne et qui vient d'accomplir cinq années de détention), trois civils américains et des dizaines de politiciens, militaires et policiers colombiens.
L'échange humanitaire n'a pas été possible parce que, bien que le Gouvernement du président Álvaro Uribe et les Farc assurent avoir la volonté de le faire, les deux parties maintiennent des positions contradictoires.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
Les Etats-Unis et l’Europe maintenant la Colombie dans un étau, telle est la situation depuis 2002, quand les intérêts des grandes entreprises européennes se sont imposés dans la politique internationale de leurs pays. Quatre ans plus tard, le panorama est contraire à celui qui avait été annoncé : plus de guerre au lieu de la paix, plus de cocaïne au lieu de son éradication. Les jeunes du « vieux » continent paient eux aussi les conséquences de cette folie.
par Héctor Arenas
5 mars 2007
http://risal.collectifs.net/article.php ... ticle=2037
Un discours de politique extérieure bien cousu sur le respect des droits humains, sur l’engagement en faveur de la paix et de la coopération au développement camoufle officiellement, depuis juillet 2003, le véritable agenda de pacification manu militari mis au point pour la Colombie entre les néo-conservateurs nord-américains et le petit ensemble de puissants groupes financiers et patronaux européens qui ont un poids décisif dans la Commission et le Conseil européens.
Depuis fin 2002, le gouvernement des Etats-Unis, avec l’appui des gouvernements de Blair, d’Aznar et de Berlusconi et, plus tard, des gouvernements hollandais, allemand et suédois, ont réussi à imposer dans les institutions communautaires [européennes] l’idée qu’en Colombie, la meilleure réponse face à la menace imminente d’une perte totale de contrôle de son territoire consistait en une opération de reconstruction sociale fondée sur un usage drastique de la force, combinée à une campagne permanente de dissimulation et de désinformation médiatique et à des mesures économiques complémentaires de pacification et de contrôle social. Le territoire colombien ne constitue pas seulement une des sources de pétrole pour les Etats-Unis et une région clé pour la stabilité régionale, il est aussi considéré comme un lieu géostratégique pour les intérêts mondiaux de la domination occidentale.
Contrôle territorial, contrôle militaire
L’élection d’un gouvernement autonome au Venezuela le 6 décembre 1998 [celui d’Hugo Chavez, ndrl], couplée à la croissante instabilité politique en Equateur et au risque devenu imminent de perte de contrôle sur la Colombie a semé la panique chez les stratèges de Washington. Cette perte de contrôle est due à plusieurs facteurs : la croissance militaire de la guérilla, la situation sociale catastrophique due à une corruption débridée, l’application pendant une décennie des recettes néo-libérales, le déplacement de plus de trois millions de paysans et le processus de paix engagé entre le gouvernement colombien et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) en janvier 1999 qui avait mis à l’ordre du jour les réformes sociales exigées par les mouvements rebelles [1].
A toute vitesse, en 1999, a été élaboré un plan d’intervention militaire indirecte [ledit Plan Colombie, ndlr] qui privilégiait l’entraînement massif de troupes colombiennes, la multiplication par dix du soutien à l’armée, l’augmentation des livraisons d’armes, l’appui de la technologie satellite en matière de renseignements et l’augmentation du nombre d’« assesseurs » militaires et civils sur le territoire. Tout cela a été mis au point pour éviter une participation directe des troupes états-uniennes aux combats.
La manière de présenter l’intervention, sans précédent si l’on considère son ampleur et ses objectifs [2], à l’opinion publique et au Congrès états-unien a consisté à expliquer qu’il s’agissait d’une initiative indispensable dans la « guerre contre le trafic de drogues » et que, d’ici six ans, les cultures de coca, qui en 1999 recouvraient 122 500 hectares, devraient être réduites de moitié [3].
En réalité, le Plan était destiné à contrecarrer les forces armées rebelles avec comme objectifs principaux la réduction de ce qu’ils considéraient comme leur source principale de revenus et la sécurisation militaire des principaux gisements énergétiques et des oléoducs en appuyant le processus de destruction de toutes les formes d‘organisation populaire démocratiques [4]. Graduellement, sur tout le long de la frontière entre la Colombie et le Venezuela, le Plan a structuré un dispositif militaire [5].
Selon la chercheuse Lesley Gill, de l’American University de Washington : « Le centre du trafic de cocaïne ne se trouvait ni dans le Putumayo, ni dans les départements voisins du sud de la Colombie. Les principales routes de contrebande et les paramilitaires qui les contrôlaient étaient surtout dans le nord. Mais les stratèges états-uniens et leurs homologues colombiens paraissaient moins intéressés par les trafiquants de cocaïne et par les paramilitaires qui les contrôlaient que par limiter le croissant pouvoir financier et militaire des groupes subversifs de gauche » [6].
En Colombie, le Plan a pu compter sur l’appui inconditionnel des élites économiques et politiques ainsi que sur celui du haut commandement des forces armées. La divergence la plus significative entre les différents secteurs de la classe dirigeante par rapport au Plan résidait dans leur implication directe, leur rejet clair ou leur tolérance par rapport aux armées irrégulières - financées de manière croissante par le narcotrafic coopté temporairement par le projet stratégique impérial - recrutées dans les secteurs pauvres de la population et utilisées comme main d’œuvre criminelle jetable, pour réussir, grâce à des méthodes musclées, à déplacer ou éliminer la population civile soupçonnée d’être favorable aux forces rebelles ou coupable d’habiter sur des territoires ayant une énorme valeur pour les mégaprojets imaginés dans les centres économiques mondiaux de décision [7].
Si l’organisation d’escadrons paramilitaires figurait dans les manuels de lutte contre les guérillas dans les années 60, c’est seulement dans les années 80 que s’est consolidé le processus qui a rendu déterminants les revenus provenant du narcotrafic, ce qui a abouti à leur croissance stupéfiante, leur vaste domination territoriale et leur extraordinaire symbiose avec différents niveaux de pouvoir d’Etat décisifs, tant au niveau régional que central.
Ainsi, le Plan s’est perfectionné avec le temps pour aboutir à ce que l’on peut considérer comme la meilleure feuille de route dans ce domaine : un scénario de guerre non déclarée qui permet de démonter les droits et les garanties citoyennes de l’Etat de droit, restreindre le champ d’action des organismes de contrôle de l’Etat, impliquer des parts importantes de l’appareil d’investigation dans la guerre et garantir la réduction et la soumission de la population rebelle à la mondialisation afin de consolider un processus de paix conçu dans les centres de pensée [8] chargés de produire les concepts et les outils servant les desseins stratégiques du réseau de transnationales qui ont des intérêts sur le territoire [9].
La composante sociale cache la composante militaire
La coopération internationale, exprimée par le soutien politique et financier à cet ambitieux processus de reconstruction sociale, a été considérée comme décisive [10]. L’Union européenne a dès lors été invitée à appuyer certains aspects sociaux du Plan. Cependant, parce que les principales expressions politiques européennes n’avaient pas été consultées préalablement à l’heure de la mise au point du projet et grâce à la vaste mobilisation des organisations non gouvernementales pacifistes et de défense des droits humains en Europe et en Colombie, le projet de participer au volet social du Plan a été rejeté par l’UE en 2001 [11].
Le refus européen, en dépit des efforts du gouvernement du Parti Populaire (PP) espagnol, a conduit les centres de décision de Washington à formuler une nouvelle stratégie pour obtenir le soutien politique et financier européen en vue du « renforcement institutionnel et du développement social », indispensables pour garantir le contrôle militaire du territoire, en particulier dans les zones où il était prévu d’effectuer des repeuplements, qu’avaient rendu nécessaires l’extermination ou le déplacement, ainsi que le confinement de la population civile.
Les attentats du 11 septembre 2001 et la déclaration de « guerre mondiale contre la terreur » ont créé une situation internationale propice à une union entre les Etats-Unis et les institutions européennes. En mars 2003, la Colombie est devenue une monnaie d’échange pour ne pas approfondir la fissure transatlantique après l’occupation militaire de l’Irak.
Les 9 et 10 juillet 2003, à Londres, les gouvernements états-unien et anglais ont réussi à obtenir le soutien de la communauté internationale (G24) à la politique de guerre de haute intensité, avec un bas profil médiatique des administrations Bush-Uribe, et au « processus de paix » avec les paramilitaires. Cet appui a été obtenu grâce au Centre de Pensée Stratégique International (CEPEI), une entité non gouvernementale financée par l’Agence Etats-unienne de Développement International (USAID, United States Agency for International Development), qui a pour mission de restructurer toute la coopération internationale en faveur de la Colombie, grâce au gouvernement colombien et à la prise au dépourvu notoire des organisations non gouvernementales colombiennes qui étaient chargées de convoquer la société civile.
Le « processus de paix » avec les paramilitaires a été qualifié de simulacre - puisqu’il vise à la légalisation des structures paramilitaires - par les organisations internationales de défense des droits humains qui suivent son déroulement ainsi que par des organismes nationaux qui soulignent l’absence de la mention de la responsabilité de l’Etat et d’autres entités qui ont eu un rôle important dans la formation de la stratégie paramilitaire [12]. Le soutien international à ce processus s’est élargi avec les conclusions du Conseil européen de 2004 [13] qui parlent d’un « engagement politique et financier évolutif et conditionné » [14]. Ce soutien avait déjà été élargi avant cela, lors de la réunion du G24 en février 2005 à Cartagena et, ensuite, avec l’appui politique et financier de la Commission et du Conseil européens à la Loi de Justice et Paix [15] en octobre 2005, appui qui allait à contre-courant du discours sur les principes de respect des droits humains et sur la protection de leurs défenseurs qui caractérisent et guident la politique étrangère européenne [16].
Cependant, une partie des pays européens - en particulier, le gouvernement français - n’ont pas appuyé entièrement la loi en raison de la « violation du cessez-le-feu, l’impunité de fait, l’absence de traitement des implications avec le narcotrafic et le manque de volonté pour démonter le paramilitarisme et ses relations avec l’armée » [17]. La Commission de Réconciliation et de Réparation, créée par la Loi de Justice et Paix, n’est pas indépendante et ne vise pas à une véritable réparation intégrale comprenant la reconstruction des projets de vie détruits. Son fonctionnement a néanmoins obtenu le soutien de l’actuel gouvernement socialiste espagnol [18] qui privilégie pour sa politique extérieure dans la région les analyses du discret mais déterminant Observatoire pour les entreprises en Amérique latine (Observatorio para Empresas de Latinoamérica), centre d’analyse des principales transnationales espagnoles.
Résultats inverses
Entre-temps, la croissance de la consommation de cocaïne chez les jeunes entre 14 et 18 ans s’est multipliée par 4 en Espagne au cours des cinq dernières années, passant de 1,5 à 6%. En Angleterre, cette consommation chez les jeunes ayant entre 11 et 14 ans a augmenté de 100% entre 2004 et 2005, touchant 65 000 jeunes consommateurs. En Espagne, 170 000 adolescents ont admis avoir consommé de la cocaïne en 2005. De même, les bénéfices du secteur financier, dont les sièges se trouvent dans des paradis fiscaux et qui ont des intérêts dans la région andine, ont notablement augmentés. Le même phénomène a été observé pour les bénéfices des entreprises productrices de fertilisants utilisés dans la culture industrielle de la coca, de produits chimiques utilisés dans la production de cocaïne et ceux de l’entreprise Monsanto qui fabrique le poison utilisé pour les fumigations. Les profits de l’ensemble des entreprises états-uniennes et européennes qui vendent de l’armement et des services « de sécurité » sur ce marché florissant se sont également multipliés, ainsi que les profits du réseau des grandes entreprises qui peuvent tirer un bénéfice des diverses affaires juteuses dans cet « ordre » faible maintenu par la répression et le mensonge [19].
Dans le même temps, la majorité de la population européenne reste absolument étrangère aux bénéfices réels qui découleront de relations économiques, scientifiques et culturelles transparentes et égalitaires nouées avec la Colombie. La plus grande partie de leurs impôts destinés à la « coopération » avec la Colombie sont canalisés vers le soutien à ce processus chaotique de pacification, de contrôle social et territorial précaire étayé sur une instable impunité sélective. Dans cette dynamique, leurs impôts finissent par soutenir une prolongation du conflit, un affaiblissement des droits élémentaires de la population civile et le flux de narcotiques produits dans certaines des régions « pacifiées ». Il s’agit d’un gaspillage démesuré de l’intelligence sociale et de ressources financières qui pourraient aussi bien servir à panser les blessures des dernières décennies et à soutenir une démocratisation de la vie sociale authentique et souveraine marquée aujourd’hui par l’intimidation et la négation quotidienne des droits les plus élémentaires des communautés. (...)
Les milieux économiques européens célèbrent la politique de « sécurité démocratique » [20] en Colombie et les indicateurs macro-économiques qui traduisent de gros bénéfices mais ils restent totalement indifférents face à l’enfer humain et aux horreurs inexprimables de la misère qui frappe jour après jour pratiquement 70% de la population ; une misère étroitement liée à la guerre civile prolongée soutenue et aggravée par d’importants appuis extérieurs. Combien de temps encore, cette inversion des logiques, des buts et des actions durera-t-elle ?
Notes:
[1] [NDLR] Ce processus de paix entre la guérilla et el gouvernement d’Andrés Pastrana (1998-2002) a définitivement échoué en 2002.
[2] Déjà en 1925, l’armée des Etats-Unis était intervenue trois fois en Colombie mais c’est seulement après 1959, avec le triomphe de la Révolution cubaine, qu’elle y sera présente militairement de façon permanente. Depuis 1962, c’est le Plan LASO (Latinoamerican Security Operation) qui a initié l’intervention massive et systématique du gouvernement des Etats-Unis qui interprète tout conflit social comme une menace communiste, qui criminalise toute protestation sociale et qui lui répond militairement.
[3] Voir El Plan Colombia y la internacionalización del conflicto. Instituto de Estudios Políticos y Relaciones Internacionales-IEPRI, 2001.
[4] Voir La otra historia de los Estados Unidos, de Howard Zinn, Editorial Hirú, 2003.
[5] Depuis La Guajira, sur la côte nord de la Colombie, en passant par la région du Catatumbo, dans le centre du pays, jusqu’à Vichada, dans le sud, on a pu observer des déplacements de population et un contrôle militaire et social. En 2005-2006, le gouvernement de Washington a destiné 4 milliards de pesos à l’extension de la culture de la palme dans le Catatumbo. En février 2005, les « Menaces à la sécurité nationale de la Colombie » se sont ajoutées à la « Guerre contre le trafic de drogues » et à la « Guerre contre le terrorisme » pour déterminer l’ « aide » militaire états-unienne en Colombie. Le 1er mai 2006, Fidel Castro révélait dans son discours officiel que « en novembre 1999, on a su en Californie que René Cruz et Eusebio Peñalver (étroitement liés aux deux Posada Carriles), conjointement avec trois autres terroristes Roberto Martín Pérez, Ángel D’Fana et Ernesto Díaz, actuel chef de Alpha 66, étaient impliqués dans un plan visant à attenter à la vie du président Hugo Chávez, avec l’appui d’un groupe de riches vénézuéliens ... Ce plan devait être exécuté au cours du mois de décembre par un commando formés par des cubains et des vénézuéliens qui seraient arrivés au Venezuela via un pays tiers ». En 2006, une croissante offensive médiatique internationale a été entamée dans le but de lier les chargements de cocaïne et les narcotrafiquants avec le Venezuela.
[6] Escuela de las Américas, Lesley Gill. Editorial Lom, janvier 2005.
[7] Si l’on superpose les cartes des résultats électoraux depuis la seconde moitié des années 80 avec les cartes des massacres et des déplacements de la population civile, les coïncidences entre la géographie de l’extermination et celle du déplacement et les régions où la gauche a triomphé ou était significativement présente au sein des gouvernements locaux sont impressionnantes.
[8] Dans le livre Repensar los Estados Unidos. Para una sociología del hiperpoder, de Loïc Wacquant (Dir.), Editions Anthropos, 2005, on trouve les nouvelles formes de l’internationalisme états-unien basées sur la création de doctrines de domination impériale dans les centres de pensées, qui s’appuient sur une série d’instruments dont la présence discrète et efficace dans les médias, les universités et dans les organisations non gouvernementales financées par l’Agence Etats-unienne de Développement International (USAID, United States Agency for International Development) et la Fondation Nationale pour la Démocratie (NED, National Endowment for Democracy) qui font également partie des outils d’intervention civile de la Central Intelligence Agency (CIA), comme le souligne l’enquête menée dans le livre intitulé El código Chávez, de la journaliste vénézuélienne Eva Golinger.
[9] Sur le page Web du Inter-American Dialogue, on peut identifier une grande partie des 250 entreprises des Etats-Unis qui ont des intérêts en Colombie. Sur la page www.solidaridad.net, il est possible de consulter un article sur la European Round Table, qui contient la liste des multinationales dont les intérêts économiques déterminent la politique étrangère menée en Colombie : Dans le livre El negocio de la Guerra de Diego Azzellini, publié aux éditions Txalaparta, 15 des principales industries d’armement, de sécurité et d’entraînement sont nommées parce qu’elles bénéficient de la guerre entre colombiens. Cette information apparaît également sur le site du Réseau Voltaire.
[10] Les « tables des donateurs », méthodologie de canalisation des ressources de la coopération internationale en faveur de l’effort de guerre qui évitent leur échec en évitant de répondre aux demandes sociales de la population. Cette méthodologie a été appliquée, par exemple, en Afghanistan après 2001 lorsque on a crée le Groupe d’appui pour la reconstruction de l’Afghanistan.
[11] La Présidence, au nom de l’UE, a déclaré en décembre 2001 qu’il « n’existe aucune alternative adéquate à une solution négociée du conflit interne ». En revanche, le 19 mars de cette même année, le ministre des Relations extérieures espagnol, Joseph Piqué, déclarait qu’il « n’y a pas d’alternative au Plan Colombie [...]. Nous travaillons à notre participation accrue au travers de la présence d’observateurs tant civils que militaires dans tout le processus ».
[12] Voir le rapport de Amnesty International de 2005 : « Colombie : les paramilitaires à Medellin, démobilisation ou légalisation ? » sur la démobilisation emblématique du Bloque Cacique Nutibara de Medellin, et le rapport de Human Rigth Watch « Les apparences sont trompeuses ».
[13] Chaque année, en novembre, le Colat, le groupe chargé au sein du Conseil européen de produire les documents politiques concernant l’Amérique latine, produit un Policy paper qui sert de base aux conclusions publiques du Conseil européen.
[14] Les ressources de la coopération internationale non remboursables de l’Union européenne destinés à la Colombie sont passées de 18 millions de dollars en 2002 à 68 millions en 2006 selon la Direction de la coopération internationale d’action sociale du gouvernement colombien.
[15] [NDLR] Le 21 juin 2005, la Chambre des députés colombienne approuvait, après un an de discussion, la très controversée Loi de justice et paix. Celle-ci est censée fournir un cadre légal à la démobilisation des paramilitaires (extrême droite). Elle est considérée par ses détracteurs, dont la Commission colombienne de juristes, qui dispose d’un statut consultatif à l’ONU, comme une « loi d’impunité ».
[16] La loi signifiait une vulnérabilité accrue pour ceux qui défendent les espaces démocratiques et les droits fondamentaux de la population civile. De la même manière, les exportations d’armement vont à contre-courant des Codes de conduite de l’Union européenne qui interdisent que des armes soient fournies aux gouvernements fortement impliqués dans des violations des droits humains.
[17] Voir l’essai intitulé : « Perspectivas para la paz en Colombia : la respuesta a la política de Uribe ». Daniel García-Peña. CIP-FUHEM, Madrid, 2005, p. 12, et le rapport « Colombia : ¿reconciliación con impunidad ? », de Nuria del Viso dans la revue Papeles de Cuestiones Internacionales Nº 89, printemps 2005, pp. 80-81.
[18] Extraits de l’intervention de Eduardo Pizarro lors des Journées de la Taula Catalana sur la coopération en Colombie en avril 2006 : « Il existe un groupe d’appui à la Commission qui réunit le G24, la Banque mondiale et les 22 agences de l’ONU. Le gouvernement espagnol, au travers de la Vice-présidente des Relations extérieures et du Directeur de la Coopération internationale a offert sa coopération à la Commission par des voies juridiques pour accompagner les victimes, la constitution des base de données de biens et de deux banques de données pour les victimes : l’une anthropologique et l’autre génétique ».
[19] En particulier, les entreprises de pétrole, de charbon, de gaz, minières, de palmes visant à la production de biodiesel, de tourisme et d’eau. Articulées à elles, les principales banques européennes et une vaste gamme d’entreprises qui produisent différents composants et services à ces secteurs accumulent les succès.
[20] [NDLR] Nom donné à la politique répressive et militariste du gouvernement Uribe.
Source : cet article a été publié dans l’édition colombienne du Monde Diplomatique (http://www.eldiplo.info/), n°46, juin 2006 ; et reproduit par le site de la revue Pueblos (www.revistapueblos.org).
Traduction : Anne Vereecken, pour le RISAL (http://risal.collectifs.net).
GLOSSAIRE
Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple (FARC-EP)
Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple, Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia - Ejército del Pueblo, est la principale guérilla de Colombie, née officiellement en 1964. Elle est reconnue comme organisation terroriste par les États-Unis et l’Union européenne.
G24
Le G24 a été créé en 1972 par le G77, inquiet devant la montée en puissance du G10. Au début, ses travaux ont consisté à préparer des positions des Pays en Développement (PED) pour le Comité des Vingt. Depuis la mise en place du Comité Intérimaire et du Comité de Développement, il a élargi le champ de ses préoccupations aux problèmes liés au développement. Il est un porte-parole des PED comme le G10 est celui des pays de l’OCDE.
Plan Colombie
Définition non disponible.
United States Agency for International Development (USAID)
L’United States Agency for International Development (USAID) est l’agence du gouvernement des Etats-Unis pour le développement international. Ses projets sont étroitement liés aux intérêts de la politique internationale de Washington.
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Combats meurtriers entre l'armée et les FARC en Colombie
AFP 04.03.07 | 21h20
De violents combats opposant depuis samedi l'armée colombienne aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, guérilla marxiste) ont fait 18 morts, sept militaires et onze rebelles, ont annoncé dimanche les autorités.
Quatre soldats ont aussi été légèrement blessés au cours de ces affrontements à Puerto Rico, dans le département de Meta (centre), a déclaré le général Alejandro Navas, responsable de l'offensive militaire.
Les combats entre les soldats et la guérilla marxiste se poursuivent, s'étendant dans une vaste zone rurale, a précisé le général Navas, sur les ondes de la station de radio RCN de Bogota.
Les offensives militaires ont été déclenchées dans le cadre de l'opération "Omega", menée depuis le début de l'année dans cette région de plantations de coca, l'un des fiefs de la guérilla, financée par le trafic de drogue.
Les combats interviennent une semaine avant la visite du président américain George W. Bush, attendu dimanche prochain à Bogota. Les Etats-Unis constituent le principal soutien financier au Plan Colombie, destiné à la lutte contre le trafic de stupéfiants et les guérillas.
La semaine dernière, le président colombien Alvaro Uribe avait annoncé une intensification de l'offensive contre les FARC, écartant tout accord pour libérer ses otages.
Les FARC, première guérilla du pays forte de 17.000 hommes, réclament la libération de 500 rebelles emprisonnés par le gouvernement en échange de celle de 57 de 1.100 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, qu'elles détiennent.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14 ... -60,0.html
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Colombie: 1,6 tonne de cocaïne saisie
2007-03-05 14:46:28
BOGOTA, 4 mars (XINHUA) -- La police colombienne a saisi près de 1,6 tonne de cocaïne au cours de deux opérations menées en fin de semaine, a indiqué dimanche la police.
Dimanche, la police de la ville portuaire de Cartagena a indiqué avoir saisi 940 kg de cocaïne d'une valeur de 33 millions de dollars américains. La cocaïne était cachée dans des pots de confiture dans un container destiné aux Pays-Bas sur un quai du port de Cartagena, a précisé la police.
Samedi, l'armée colombienne a saisi 648 kg de cocaïne dans deux camions et arrêté les deux chauffeurs à Palmarito, une petite ville de la province de Bolivar, dont la capitale est Cartagena.
http://www.french.xinhuanet.com/french/ ... 396793.htm
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Jornada de solidaridad en Suecia
Para los días 12, 13 y 14 de marzo en Estocolmo, jornada de solidaridad con Simón Trinidad y Sonia, miembros de las Farc extraditados a los Estados Unidos por el gobierno de Uribe Vélez. Invitados internacionales de diferentes países intenvendrán en el evento central el día 12 de marzo en la sede principal de la ABF de la capital sueca. “El abogado norteamericano Paul Wolf , el médico antropólogo y exmiembro de la Comisión de Notables en el pasado proceso de paz Alberto Pinzón.
ANNCOL
Para los días 12, 13 y 14 de marzo en Estocolmo, jornada de solidaridad con Simón Trinidad y Sonia, miembros de las Farc extraditados a los Estados Unidos por el gobierno de Uribe Vélez.
Consultada por ANNCOL, la presidente de la Asociación Pardo Leal, Cecilia Calero, sobre los motivos de esta iniciativa, nos dijo, “ denunciar una vez más ante las autoridades suecas sus medios a su pueblo y de paso a la comunidad internacional lo que ocurre realmente en Colombia, los verdaderos terroristas son la oligarquía colombiana y su gobierno actual es su más aberrante expresión”. Ademas han confirmado la presencia otras organizaciones para la confirmación de un comité Europa.
“Este comité se encargará de coordinar diferentes acciones para demostrar nuestro solidaridad hacia dos personas extraditadas con falsos montajes, su único delito es ser miembros de una organización política alzada en armas que trabaja por la construcción de una nueva Colombia en paz y con justicia social” expresó la señora Calero
Según Cecilia, invitados internacionales de diferentes países intenvendrán en el evento central el día 12 de marzo en la sede principal de la ABF de la capital sueca. “El abogado norteamericano Paul Wolf y el médico antropólogo y exmiembro de la Comisión de Notables en el pasado proceso de paz Alberto Pinzón. En el afiche conocido por ANNCOL en el día de hoy, estos serán los oradores principales.
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2881
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Y si las FARC no colocaron las bombas en Neiva?
El periodista sueco publica este excelente análisis sobre la metaórica acusación del régimen uribista acusando a las FARC de los atentados en Neiva. Las acusaciones a las FARC son pan de cada día por parte de los funcionarios gubernamentales, con Uribe a la cabeza. ¿Cuál es el papel que juegan los medios de comunicación en Colombia? Son estas algunas de las reflexiones de Dick Emanuelsson.
Por Dick Emanuelsson, ANNCOL
En los últimos días, la gran prensa colombiana ha sindicado a la guerrilla de las FARC varios atentados de cochebomba en la ciudad de Neiva, controlada por una alcaldesa Uribista. Pero al mismo tiempo despierta la sospecha que los atentados pueden ser "falsos positivos", montajes de la inteligencia militar para desviar la atención a la "narco-para-política" de los Uribistas en el congreso. Analizamos dos lados del periodismo colombiano.
CARACOL RADIO, 3 DE MARZO:
Un concejal y un dirigente sindical de Santander, dentro los capturados por presuntos vínculos con las FARC, dice Caracol Radio y cita el general Álvaro Enrique Miranda comandante de la Policía de Santander que sostiene que "con la captura de 27 personas sindicadas de pertenecer al vigésimo frente de las FARC en Bucaramanga y Sabana de Torres, se está debilitando a uno de los frente mas beligerantes que el grupo armado ilegal tiene en el nororiente colombiano" .
¿Será que Caracol Radio y el periodista que escribía esas líneas han dormido durante los años del mandato de Uribe? No han llegado las noticias a la redacción acerca de las detenciones masivas que ha resultado que los "terroristas" han sido absueltos después de largos meses o años por que han sido simplemente gente civil y en común.
Un ciego era "experto en explosivo" para la guerrilla
El jueves pasado se estrenó un nuevo documental excelente del periodista HOLLMAN MORRIS en el programa "CONTRAVÍA", ahora en Telesur. Toca el tema de las recompensas y las detenciones masivas. Toma un ejemplo que ilustra la barbaridad de un estado policíaco y en donde hasta la abuela es sindicada por el hijo de ser "guerrillera de la FARC". El periodista, con semejante valentía y con la voz muy seria menciona el caso de las detenciones en el municipio de Quinchia en el departamento de Risaralda.
"El pasado 28 de septiembre, la Unidad de Derechos Humanos de la Fiscalía General de la Nación, en conjunto con mil efectivos de la Policía Nacional, realizaron un operativo en el Municipio de Quinchía, en el que allanaron un significativo número de viviendas de pobladores de la región y capturaron a 90 personas entre ellas dos menores de edad, dos hombres que superan los 73 años y un invidente" , reportaba el Comité Permanente por la Defensa de los Derechos Humanos de Risaralda, el 1 de octubre de 2003.
JOSÉ DE LOS SANTOS SUÁREZ , 73 años, fue acusado por ser experto en explosivo para la guerrilla. Durante dos años estuvieron encarcelados. Pero a pesar de ese prolongado tiempo, TODOS salieron libres porque fueron inocentes. Ahora exigen al estado colombiano, y por supuesto lo merecen, la indemnización de 40 mil millones de pesos.
Uribe habría sido despedido
Lo que pasa es que Uribe y algunos fiscales deberían pagar cárcel por abusar y usar su posición en la guerra sucia contra todo lo que huele oposición para él. Los contribuyentes colombianos han tenido que pagar doble por la falta de capacidad profesional de aquellos señores: Primero pagan a los sapos llamados "informantes y cooperantes" y después el estado le toca a pagar altísimas multas a las victimas de un estado, no solamente militarizada hasta la esquina, sino lleno de gente con paranoia que ve "guerrilleros" en cualquier hueco. En cualquier empresa unas fallas equivalentes las de Uribe y de los fiscales hubieran traído como consecuencia el despedido inmediatamente.
Pero Caracol Radio actúan como idotas útiles para el juego de Uribe.
Los atentados en Neiva
El Tiempo, La W, Caracol Radio y casi todos los medios colombianos han atribuido categóricamente los dos atentados en la ciudad de Neiva, el viernes y el sábado, como obras de las FARC.
¿Y que pasa si no es así?
¿Que pasa con el prestigio de la gran prensa colombiana y sus redactores si los atentados son unos nuevos "falsos positivos", organizados por sectores de las fuerzas militares y de la inteligencia militar que quieren poner una nueva cortina de humo para desviar a los escándalos de los narco-para-políticos, el suporte político congresista de Uribe?
Sucede el mismo día en que da orden de captura de Álvaro Araujo Noguera, viejo amigo de Uribe, ex senador, exministro de cultura y unos de los ganaderos más poderosos en Colombia, sin embargo papá de la ex ministra de relaciones exteriores, Maria Consuelo Araujo, hermana del detenido Álvaro Araujo Castro. Mejor dicho, otra familia ahogada en escándalos con los paramilitares e incondicionales aliados a Uribe.
¿Por qué bombas en Neiva?
Porque ahí esta otra aliada del ala Uribista, la alcaldesa Cielo González Villa, una belleza de 38 años.
Dice la emisora "La W", dirigido por Julio Cristo, entre varios, que "La W estableció con fuentes oficiales que dos vehículos Toyota blancos, tipo organismo de seguridad, fueron utilizados por las Farc para preparar el atentado que ayer estremeció a esa ciudad, y con el que pretendían asesinar a la alcaldesa Cielo González Villa ".
"Las camionetas ingresaron a la capital del Huila hacia la 1 y 30 de la madrugada y dieron varias vueltas por el centro de la ciudad, a fin de verificar las condiciones en que sería ejecutado el ataque terrorista. El Mazda 626 blanco con más de 20 kilos de explosivo llegó a Neiva a la misma hora y fue estacionado a las 4 y 50 frente a la emisora HJWK."
Interrogantes incómodos
Dos cosas:
Primero, que los dos vehículos circulaban como si fuera en un carnaval en una ciudad más militarizada, porque el departamento es históricamente un departamento bajo influencia guerrillera. Pero circular como Pedro por su casa a esas horas en la ciudad, cuando nadie está en la calle más que los agentes de la seguridad, policías uniformados y ejército en sus retenes, suena, sinceramente, bastante extraño.
Segundo: La W y Julio Cristo ya han tomado la decisión de sindicar a la guerrilla de las FARC como los culpables. Otra falla periodística.
No son para nada ingenuos, mis colegas en La W, saben perfectamente que le puede costar "gordo" más adelante ser sindicado como un "inventor de las cosas", de haber caído en la trampa de las filtraciones del Departamento E-5 del ejército, la sección donde se encuentran uno de los más capaces periodistas colombianos pero con las tareas de producir "cortinas" en la guerra psicológica de las fuerzas armadas colombianas.
El atentado ¿un nuevo "falso positivo"?
En al misma película de Hollman Morris menciona el periodista en como los "falsos positivos", es decir, los atentados atribuidos a la guerrilla de las FARC en realidad fueron atentados ejecutados por dos oficiales de la inteligencia militar. El presidente Uribe no duró ni una hora para sentenciar a la guerrilla como responsable por los hechos.
Lo mismo pasó en Neiva.
"Por allá están, cobardemente, don Manuel Marulanda y el otro señor Briceño y el otro señor Reyes, escondidos en la selva, mandando terroristas a hacer daño. Algún día caerán" , afirmó el presidente Uribe, citado por Caracol.
¿Y porque la prensa no lo cuestiona?
Y la prensa sigue a Uribe en la cola, citándolo sin cuestionar y menos hacerle una pregunta tan lógica para cualquier periodista en el mundo; ¿"Y como sabe Usted, cuales son sus pruebas para decir así categóricamente que son las FARC que ha cometido el atentado"?
Pero no lo hacen, nunca. En mis seis años como corresponsal en Colombia jamás escuché algún periodista, ni en el Palacio presidencial o en alguna otra circunstancia, que el periodista colombiano de esos medios grandes preguntaba a Uribe ¿cómo puede ser tan categórico en sus conclusiones?
Periodistas como Julio Cristo de La W hablan mucho sobre ética pero en casos como el conflicto armado, parece que se convierten en otras personas, como tuvieran una doble personalidad.
El pretexto político para los atentados
En Estados Unidos fueron utilizados los atentados "positivos" o reales, el 11 de septiembre 2001 para lanzar guerras y ataques en todo el mundo. En Neiva algunos pusieron bombas cuyos efectos políticos, teóricamente, pueden ser tomados como pretextos para desviar la atención de los hechos reales en el país; un régimen y presidente sacudido en sus fundamentos, una élite política y económica arrinconado porque ya comienza a desbaratar su verdadero carácter como Padrino de los escuadrones de la muerte en Colombia, llamados paramilitares.
Y ahí en el medio del sándwich, están los colegas colombianos que se prostituyen al servicio de un poder podrido que crea zozobra en la población con sus "falsos positivos" y detenciones masivas a la población civil.
Les recomendamos a los consejos de redacciones y sobre todo a los jefes de Caracol, La W. El tiempo y otros es estudiar, analizar y discutir el excelente documental de Hollman Morris sobre las detenciones masivas y los falsos atentados realizados por los mismos militares que después, eso si, cobraron la famosa "recompensa de los lunes".
Columnistas
04.03.2007
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2882
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Vicepresidente Santos ataca al gobierno sueco
El vicepresidente colombiano, Francisco Santos, en declaraciones concedidas ayer 4 de marzo de 2007 al noticiero Caracol TV, sobre la realización del Foro sobre el Conflicto Interno Colombiano y los juicios a los miembros de las FARC, Simón Trinidad y Sonia, irrespeta al Gobierno y el Estado Sueco y ataca a la Asociación Jaime Pardo Leal (AJPL). Dijo Fachito Santos: “Ya hubo una protesta no formal con la embajadora de Suecia porque la verdad uno… o juega aquí o juega allá… uno no puede ser facilitador de paz por un lado y fomentar la guerra por otro.”
ANNCOL
El vicepresidente colombiano, Francisco Santos, en declaraciones concedidas ayer 4 de marzo de 2006 al noticiero Caracol TV, sobre la realización del Foro sobre el Conflicto Interno Colombiano y los juicios a los miembros de las FARC, Simón Trinidad y Sonia, irrespeta al Gobierno y el Estado Sueco y ataca a la Asociación Jaime Pardo Leal (AJPL).
Dijo el Vicepresidente Santos: “Ya hubo una protesta no formal con la embajadora de Suecia porque la verdad uno… o juega aquí o juega allá… uno no puede ser facilitador de paz por un lado y fomentar la guerra por otro, que pueda hacer esa apología al terrorismo que hace la fundación Jaime Pardo Leal, que además uno de sus hijos ha dicho que por favor no se le nombre de… de… él no está de acuerdo con lo que esta organización hace. Lo que estamos averiguando quién es esta niña, que parece que estamos… es hija de un guerrillero muy, muy importante.”
Estas declaraciones son muy desobligantes con el Gobierno Sueco, quien ha apoyado el proceso que el gobierno de Álvaro Uribe Vélez adelanta con las bandas de narco-paramilitares. Pareciera que el Vicepresidente colombiano cree que está hablando con alguno de sus empleados en el diario El Tiempo, a los cuales está acostumbrado a gritar y a ‘vaciar’ cada vez que hace sus pataletas histéricas.
En Suecia vivimos una verdadera y real democracia en la cual impera el respeto por el ser humano, por las opiniones de todos y cada uno de los habitantes de este bello país, y en donde adquiere un significado concreto el vocablo Derechos Humanos. En Suecia no se persigue al que piense diferente ni al diferente, mucho menos es asesinado por sus opiniones políticas. El gobierno y el estado Sueco saben muy bien los antecedentes de las personas a las cuales concede asilo o refugio político. Por ello no creemos que sea el vicepresidente Francisco Santos, ni ningún funcionario gubernamental colombiano, el más autorizado para darle lecciones de valores morales o principios éticos al pueblo sueco ni a su gobierno.
También agrede el Vicepresidente colombiano, Francisco Santos, a la Asociación Jaime Pardo Leal –que no fundación- al acusarla de hacer ‘apología al terrorismo’ por la sencilla razón de que no adopta una posición genuflexa ante los alaridos de los funcionarios gubernamentales como él. Agrede Santos a Cecilia Calero, mujer orgullosamente colombiana de nacimiento pero ciudadana sueca, y lanza un ‘bluf’ de señalamiento –aplicando el principio fascista de ‘calumnia, calumnia, que de la calumnia algo queda’- de ser ‘hija de un guerrillero muy, muy importante’, que pareciera ser igual a los montajes adelantados contra Fredy Muñoz –corresponsal de TeleSur-, Horacio Duque, y los señalamientos a Carlos Lozano Guillén, Gustavo Petro y Carlos Gaviria, del PDA.
La AJPL es una organización de exiliados colombianos, pertenecientes en su mayoría al PCC y la U.P., organizaciones populares de izquierda que han soportado el más sangriento genocidio contra una organización política de que tenga conocimiento la historia, y durante la administración de Álvaro Uribe Vélez han caído asesinados 160 militantes de ellas por las balas asesinas del Terrorismo de Estado. Resaltamos que desde que el presidente Álvaro Uribe Vélez inició los señalamientos a los miembros del PDA, han sido asesinados 10 militantes de esta organización de oposición en Colombia.
Es también ya una constante el ataque de funcionarios de la embajada colombiana en Estocolmo contra los miembros de la AJPL cuando estos adelantan acciones de protesta y denuncia contra los desafueros que adelanta el régimen uribista. La AJPL ha puesto tal situación anómala en conocimiento de las autoridades suecas y ha recurrido a demandas ante la policía sueca.
El Foro que se realizará el 12 de marzo de 2007 en la ABF, cuenta con el apoyo de la misma ABF, la AJPL, la Asociación Víctor Jara –de chilenos exiliados- y de RESOCAL, y en él se informará y dialogará sobre la situación del Conflicto Interno colombiano en todas sus facetas y se informará a los asistentes sobre los juicios que adelanta el gobierno de Estados Unidos contra los guerrilleros de las FARC-EP, Sonia y Simón Trinidad.
No entendemos la alharaca histérica de los funcionarios gubernamentales colombianos. Sus esfuerzos y energías deberían más bien dirigirlas a explicarle a la comunidad internacional el contubernio impúdico de las fuerzas militares con las bandas narco-paramilitares, la estrecha ligazón de los políticos del Uribismo, especialmente el Partido de ‘la U’ –del cual hacen parte y encabezan el Vicepresidente Santos y el ministro de Defensa Juan Manuel Santos- con estas bandas de criminales, cuyos más caracterizados exponentes están hoy en la cárcel por orden de la Corte, y la persistente y consuetudinaria violación de los derechos humanos por parte de las fuerzas militares-narcoparamilitares.
El Presidente Álvaro Uribe Vélez y el vicepresidente Francisco Santos deberían dirigir sus esfuerzos a explicarle, por ejemplo, al Representante a la Cámara de Estados Unidos, James McGovern, la responsabilidad del estado en los crímenes de Lesa Humanidad cometidos por las fuerzas militares-narcoparamilitares, a explicar por qué están presos parlamentarios de los partidos ‘uribistas’, y explicarle a la comunidad internacional por qué cada año los organismos de Derechos Humanos, entre ellos los de la ONU, ha condenado al estado y gobierno colombianos por estas violaciones, al igual que lo ha hecho James McGovern en el día de ayer.
Desde ANNCOL nos solidarizamos con los miembros de la AJPL y con ellos decimos: Camarada Jaime Pardo Leal, tu pensamiento revolucionario, tu ejemplo, guía hoy nuestros pasos. En cada miembro de la AJPL vives eternamente!
Anncol
04.03.2007
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2883
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Le kidnapping augmente en Amérique Latine
03/03/2007 - Al Dia Latinoamerica
Le kidnapping en Amérique latine, qui occupe la première place au monde avec 75% des cas, est devenu un phénomène transnational opérant principalement à des fins économiques, bien que les cas les plus connus soient à caractère politique.
La coopération entre secteurs radicaux, guérilleros et délinquance commune prend de plus en plus d'ampleur en ce qui concerne les kidnappings politiques, produit d'une intégration régionale lente, mais inévitable.
Les frontières de plus en plus diffuses ont permis aux preneurs d'otages d'entretenir des relations étroites avec les pays voisins, on parle même aujourd'hui de transfert d'otages, comme l'a insinué le gouvernement colombien à propos d'Ingrid Betancourt, depuis 5 ans au pouvoir de la guérilla des FARC.
La Colombie, pays qui compte le plus de kidnappings au monde, est celui qui se plaint le plus de l'existence de ce réseau transnational et accuse les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC) d' "exporter" ses techniques à la région et d'utiliser les zones frontalières de la jungle pour conduire les otages vers d'autres pays.
La coopération des rebelles colombiens a été démontrée en 2005, quand le gouvernement paraguayen a accusé les FARC de conseiller aux militants du secteur radical du Parti Patrie Libre (PPL) de kidnapper, en septembre 2004, la fille aînée de l'ex président du Paraguay Raúl Cubas (1998-1999).
Le cadavre de Cecilia Cubas a été trouvé cinq mois plus tard dans une fosse creusée dans un logement aux alentours de Prise, malgré que sa famille ait payé 300 000 dollars de rançon.
L'organisation est également accusée d'avoir kidnappé la belle-fille de l'ex-ministre des Finances Enzo Debernardi, en 2002.
Les cas impliquant des guerilleras d'autres pays ont également eu pour scène la Bolivie, où en 1995, le Mouvement Révolutionnaire Túpac Amaru (MRTA) du Pérou a pris comme otage l'actuel chef de l'Unité Nationale centriste ainsi qu'un membre de l'Assemblée Constitutive, Samuel Doria Medina.
L'argent versé pour la libération de Doria Medina, ex-ministre de la Planification, a été utilisé par les rebelles pour financer, 2 ans plus tard, l'assaut de l'ambassade japonaise à Lima.
Au Brésil, le kidnapping est aussi pratiqué par des organisations révolutionnaires latino-americaines qui financent leurs actions par l'extorsion de fonds à des chefs d'entreprise.
En 1989, cinq membres du Mouvement de la Gauche Révolutionnaire (MIR) du Chili, aidés par deux militants argentins, deux Canadiens et un Brésilien ont kidnappé le chef d'entreprise Abilio Diniz, au Brésil.
Quelques années après, un groupe d'extrémistes composé de trois Chiliens, deux Colombiens et d'une Argentine nationalisée Espagnole, groupe dirigé par Maurice Hernández Norambuena (ex-guerillero chilien connu), a kidnappé en 2001 un publiciste brésilien afin d'obtenir des ressources pour financer son mouvement.
Une des prises d'otages pour causes politiques et médiatisée s'est produite le 2 janvier 1994 au Mexique, quand l'Armée Zapatista de Libération Nationale (EZLN) a pris en otage un général et l'ex-gouverneur de l'état de Chiapas Absalón Castillanos, libérés quelques jours après.
De même, le Costa Rica a souffert de cas de kidnappings par des bandes internationales alliées à des délinquants locaux.
Un cas également diffusé fut le kidnapping en 1996 de l'Allemande Nicola Fleuchaus et de la Suisse Regula Susana Siegfried par un commando composé de Costaricains et d'ex-guerilleros nicaraguayens qui ont négocié la libération avec leurs familles européennes.
Autre cas qui a connu un écho médiatique en 1992, celui du ministre costaricain de la Sécurité, Luis Fishman, aux mains d'Orlando Ordoñez (Honduras), qui a exigé le paiement de 100 000 dollars pour sa libération.
Ce transfert d'otages dans d'autres pays s'est aussi présenté en Argentine en 2003, quand le jeune Christian Schaerer a été kidnappé et présumément emmené au Paraguay.
Durant les années 70, le kidnapping était une pratique courante des groupes révolutionnaires pour réclamer des revendications sociales, mais aujourd'hui les victimes sont davantage de chefs d'entreprise et des diplomates échangés contre rançon.
Le banquier panaméen Sam Kardonsky a été kidnappé en 1984 dans son pays par des révolutionnaires colombiens et livré en Équateur en novembre 1985 contre paiement.
Le FARC ont kidnappé dans cette même nation, en janvier 2006, le médecin espagnol Josés Colastra et son fils, ceux-ci ont été libérés quelques jours après contre rançon.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Cinq sous-officiers otages des Farc depuis neuf ans
04/03/2007 - RCN Radio
Cinq sous-officiers de l'Armée ont accompli ce samedi neuf années de captivité, le second groupe de militaires comptant le triste record d'années au pouvoir de la guérilla des Farc et qui font partie des prisonniers "échangeables".
Ces cinq militaires faisaient partie des 40 soldats tombés aux mains des Farc le 3 mars 1998, quand une colonne des Farc a pris en embuscade une brigade militaire mobile qui se déplaçait par la forêt dans le département de Caquetá.
Près de 70 soldats ont trouvé la mort dans cette embuscade, le coup le plus sanglant porté par les Farc à l'Armée cette dernière décennie. Ensuite, en juin 2001, à l'exception des cinq sous-officiers, les Farc ont libéré 300 membres des Forces Armées capturés lors de différentes actions et parmi eux, les autres militaires faisant partie du groupe tombé à Caqueta.
Les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (Farc), la guérilla la plus ancienne et la puissante militairement exigent d'échanger un groupe de 57 otages contre quelque 500 rebelles emprisonnés.
Parmi ce groupe d'otages, l'ex-candidate présidentielle Ingrid Betancourt (de nationalité franco-colombienne et qui vient d'accomplir cinq années de détention), trois civils américains et des dizaines de politiciens, militaires et policiers colombiens.
L'échange humanitaire n'a pas été possible parce que, bien que le Gouvernement du président Álvaro Uribe et les Farc assurent avoir la volonté de le faire, les deux parties maintiennent des positions contradictoires.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
COLOMBIE - COURONNE MORTUAIRE ET VIDÉO TRUQUÉE
Terribles, les témoignages des défenseurs des droits humains se suivent et se ressemblent. Le nouveau cadre légal supposé encourager la démobilisation d’anciens paramilitaires n’a eu pour l’instant qu’un seul effet : enraciner l’impunité.
Les défenseurs des droits humains sont nombreux mais fatigués. Usés de tirer la sonnette d’alarme. Les homicides et les actions violentes n’ont pas cessé malgré les promesses de la loi Justice et Paix. Certains journalistes sont harcelés, menacés de mort s’ils enquêtent sur les exactions commises par les forces armées, les paramilitaires ou la guérilla. C’est le cas de Hollman Morris, qui a suivi le programme de protection des défenseurs à la section espagnole d’Amnesty en 2000, avant de retourner sur le terrain, « Je suis journaliste depuis plus de dix ans et mon travail consiste à porter la voix des victimes d’une guerre oubliée comme celle de la Colombie, celle des indigènes, des afro-colombiens, des paysans. » Il a reçu des couronnes mortuaires et une vidéo truquée le montrant aux côtés de guérilleros des FARC, ce qui l’expose aux représailles.
Iván Cepeda est lui aussi journaliste, fondateur de la Fundación Manuel Cepeda Vargas, une organisation de défense des droits humains. À ce titre, il se trouve dans la ligne de mire d’un groupe paramilitaire qui se fait appeler Autodefensas Campesinas Nueva Generación (Milices paysannes d’Autodéfense de Nouvelle génération) et l’accuse de soutenir la guérilla. Des messages lui promettent une mort prochaine, similaire à celle de son père, Manuel Cepeda Vargas, sénateur du parti de gauche Unión Patriótica, assassiné en 1994 par des membres des forces armées et des paramilitaires. Dans le village de Pueblo Bello (province d’Antioquia), après seize ans de procédure, les familles des « disparus » n’ont toujours pas de réponse à leur question.
En janvier 1990, deux camions de paramilitaires entraient dans leur village et enlevaient 43 personnes. José Daniel Alvarez avait 19 ans, il a vu son père monter sous la menace dans un des camions et ne l’a jamais retrouvé. Depuis, il n’a pas cessé de demander des comptes à la justice mais s’est heurté à l’indifférence et au mépris. Malgré plusieurs exhumations de fosses suivies d’une enquête, seules deux personnes impliquées dans ce massacre ont été condamnées. Le seul espoir est venu de l’extérieur, en 2006, une sentence de la Cour interaméricaine des droits de l’homme a condamné l’État colombien à reconnaître sa responsabilité dans le massacre de Pueblo Bello pour avoir favorisé le développement de structures paramilitaires. Un symbole fort pour José Daniel. « Maintenant, il faut que l’État applique cette sentence. Nous savons que ce sera long et difficile. Non seulement, il faut retrouver les responsables, identifier les fonctionnaires qui ont couvert leurs actes mais il faut, pour les gens de mon village, prouver les liens de parenté avec chacun des « disparus ». »
Pour ce jeune défenseur des droits humains la nouvelle loi Justice et Paix n’est rien d’autre qu’un contrat passé entre le gouvernement et les paramilitaires sur le dos des victimes. Elle n’exige rien des individus démobilisés et bizarrement, quand ils se mettent à parler, leur témoignage s’égare dans les entrailles de l’administration judiciaire. Malgré cette mauvaise volonté patente des autorités colombiennes de faire la lumière sur quarante ans de conflit, quelques organisations de défense des droits de l’homme prennent le chemin des négociations. C’est le cas de l’Initiative des Femmes pour la Paix (IMP), une plateforme d’organisations locales et nationales déterminée à participer de l’intérieur à la reconstruction de la Colombie. Sa représentante, Rocio Pineda, pense que c’est aujourd’hui la seule voie possible, « Nous ne voulons pas nous contenter de dénoncer mais être parties prenantes des négociations en cours entre les parties au conflit. » Alors que beaucoup refusent tout dialogue avec les paramilitaires, la guérilla ou l’armée régulière, l’IMP fait le pari du contraire, « le gouvernement colombien a fourni une liste de 2198 chefs paramilitaires qui tombent sous le coup de la loi Justice et Paix ». Oui, cette fameuse loi qui n’est toujours pas appliquée.
Aurine Crémieu
Dernière modification le : 5 mars 2007
http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10166.html
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COLOMBIE - SYNDICALISTES ET DÉFENSEURS, DES CIBLES DE CHOIX
Quarante années de conflit armé en Colombie ont eu un effet catastrophique sur la population civile du pays. Prises en tenailles entre les forces de sécurité qui ont toujours collaboré avec les groupes paramilitaires et les ont soutenus et les groupes d’opposition armés, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, ont « disparu », ont été torturées ou enlevées, tandis que des millions d’autres se sont trouvées déplacées de force.
Le mouvement syndicaliste colombien n’est pas seulement engagé dans une campagne en faveur des droits des travailleurs et contre la privatisation, il est aussi à l’avant-garde du combat pour les droits humains et la justice sociale. Du fait de leur action, les dirigeants syndicalistes et membres des syndicats font l’objet de violences ciblées, les forces de sécurité et leurs alliés paramilitaires les accusant de se livrer à des activités révolutionnaires. Des groupes d’opposition armés, comme les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC, Forces armées révolutionnaires de Colombie), sont également responsables d’atteintes aux droits humains sur la personne de syndicalistes.
Plus de 750 syndicalistes ont été tués depuis 2000 et au moins une centaine d’autres ont « disparu ». Pour la seule année 2005, on compte 73 syndicalistes tués ou « disparus » et plus de 200 ayant reçu des menaces de mort. Très récemment, Hector Diaz Serrano, membre du syndicat des Travailleurs de l’Industrie pétrolière USO (Unión Sindical Obrera, Union syndicale ouvrière), a été abattu alors qu’il se rendait à son travail, le 2 mars 2006. Ce matin-là, le journal Vanguardia Liberal écrivait qu’un groupe paramilitaire se faisant appeler le Magdalena Medio Regional Command (Commando régional Magdalena Medio) avait diffusé une déclaration dans laquelle il menaçait d’exécuter tous les membres des syndicats et des organisations de défense des droits sociaux se présentant aux élections législatives du 12 mars 2006.
Ces dernières années, Amnesty International a également établi l’existence de nombreuses affaires de détention arbitraire de syndicalistes et militants des droits humains par les forces de sécurité. Ces détentions s’appuient bien souvent uniquement sur des preuves fournies par des informateurs payés par les militaires et non sur des enquêtes impartiales menées par une autorité judiciaire. De nombreux militants arrêtés ont été remis en liberté par manque de preuves, mais certains ont été tués ou ont fait l’objet de menaces peu après leur remise en liberté. Cela fait craindre que les forces de sécurité ne cherchent délibérément à entraver l’action légitime des syndicalistes en discréditant leur action par des poursuites judiciaires et, en cas d’échec, en les faisant agresser physiquement, le plus souvent par des paramilitaires.
Parmi les syndicalistes colombiens, principales victimes du conflit armé, on compte cinq syndicalistes du département d’Arauca, une région riche en pétrole au nord-est du pays. Samuel Morales et Raquel Castro ont été arrêtés le 5 août 2004 et inculpés de « rébellion » en janvier 2005. Trois autres syndicalistes – Hector Alirio Martinez, Leonel Goyeneche et Jorge Prieto – avaient été tués par l’armée lors de la même opération.
Les enquêtes ouvertes par la suite ont révélé que tous les trois avaient été contraints de sortir d’une maison, avant d’être abattus de dos par les soldats. Les enquêtes ont révélé que les déclarations selon lesquelles ils avaient ouvert le feu sur les soldats étaient fausses et quatre soldats et un civil ont été inculpés d’homicide. Toutefois, en dépit des doutes évidents suscités par ces révélations quant aux circonstances de leur arrestation, Samuel Morales et Raquel Castro sont toujours en prison. Raquel Castro est membre de l’Association des Enseignants d’Arauca, dont les dirigeants ont été la cible d’opérations de commando et ont fait l’objet de détentions arbitraires par les forces de sécurité, ainsi que de menaces répétées de mort et d’exécution par les paramilitaires soutenus par l’armée. Samuel Morales est un ancien professeur et le président régional de la Confédération des Syndicats colombiens à Arauca. Lorsqu’il était en prison, Samuel Morales et sa famille ont reçu des menaces de mort. Le 29 juillet 2005, alors qu’il se trouvait en garde à vue dans un poste de police de la ville de Saravena, dans le département d’Arauca, le chef de police lui aurait déclaré qu’il savait où ses soeurs Omayra, Gladys et Matilde Morales, travaillaient et où trouver sa femme. Des policiers auraient fait pression sur le directeur d’un hôpital local pour qu’il renvoie la femme de Samuel, simplement parce qu’elle était mariée avec lui.
Le 21 septembre 2005, entre 10 heures et 10h30, la secrétaire de l’école où Gladys et Omayra Morales travaillaient a reçu un coup de téléphone d’un homme se présentant comme faisant partie des Autodefensas Unidas de Colombia (AUC, Milices d’autodéfense unies de Colombie). Il lui a demandé de dire à Gladys et Omayra Morales qu’elles avaient soixantedouze heures pour quitter le département, que les membres de la famille de Monsieur Samuel Morales étaient pour son groupe une cible militaire et qu’ils devaient disparaître d’Arauca. La secrétaire de l’école où travaillait Matilde dans la municipalité d’Arauca a reçu une menace de mort similaire par téléphone entre 10h30 et 11 heures.
Amnesty International craint que l’arrestation de Samuel et Raquel ne fasse partie d’une stratégie élaborée conjointement par les militaires et les paramilitaires pour entraver l’action des syndicalistes, des défenseurs des droits humains et des membres des organisations de défense des droits sociaux dans le département d’Arauca. Même s’ils étaient remis en liberté, ils courraient le risque d’être tués par ceux qui ont menacé Samuel et sa famille.
Seule une action décisive visant à traduire en justice les responsables d’atteintes aux droits humains et de violences à l’égard de syndicalistes pourrait avoir un impact significatif sur la crise des droits humains à laquelle sont confrontés les syndicats en Colombie. Actuellement, l’impunité prévaut dans 90 % des affaires d’atteintes aux droits humains concernant des syndicalistes.
Amnesty International appelle le mouvement syndicaliste international à continuer de faire preuve de solidarité avec ses collègues de Colombie et à insister auprès des gouvernements nationaux pour qu’ils fassent pression sur les autorités colombiennes et incitent ces dernières à prendre des mesures visant à mettre un terme aux homicides et persécutions de syndicalistes et de militants.
En savoir plus :
Peur et intimidation : les dangers de l’action en faveur des droits humains (AMR 23/033/2006)
http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10167.html
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COLOMBIE - L’ÉTAT COLONISÉ PAR LES PARAMILITAIRES
En novembre dernier, la justice colombienne a dû reconnaître l’existence de liens entre des groupes paramilitaires soutenus par l’armée et au moins neuf parlementaires appartenant à des partis pro-gouvernementaux. Cela fait plusieurs dizaines d’années que des groupes paramilitaires sont tenus pour responsables de certaines des pires atrocités en matière de droits humains perpétrées en Colombie et de la mort de dizaines de milliers de civils. Ce scandale politique menace d’ébranler encore davantage l’état de droit en Colombie.
Le 28 novembre 2006, la Cour suprême a ordonné à six parlementaires de répondre des charges pesant contre eux concernant leurs liens avec des paramilitaires. Le 9 novembre, le même tribunal a ordonné l’arrestation de trois autres parlementaires, Álvaro Garcia Romero, Jairo Merlano et Erik Morris Taboada pour leurs liens présumés avec les paramilitaires et, pour ce qui est d’Álvaro Garcia, pour avoir ordonné, semble-t-il, le massacre par des paramilitaires de 15 personnes à Macayepo, dans le département de Bolívar, en 2000. Ce scandale, dernier en date d’une série de révélations similaires au cours des mois écoulés, confirme ce qu’Amnesty International, les Nations unies et les groupes colombiens de défense des droits humains affirment depuis longtemps et que les gouvernements colombiens successifs ont systématiquement nié, l’existence depuis longtemps de liens entre les paramilitaires et des membres des forces de sécurité, des services du renseignement, du parlement, du gouvernement local et des administrations publique et judiciaire.
Les autorités judiciaires de Colombie, notamment la Fiscalía General de la Nación (qui chapeaute le système judiciaire) et la Procuraduría General de la Nación (organe de l’État qui contrôle la conduite des fonctionnaires et mène des enquêtes pour faute disciplinaire) connaissent depuis longtemps l’existence de ces liens étroits entre fonctionnaires – et hommes politiques au niveau régional et national – et paramilitaires mais n’ont pas réellement pris de mesures concrètes en vue d’enquêter de manière effective et vigoureuse sur la question. Il semble que la découverte d’un ordinateur qui aurait appartenu à Rodrigo Tovar, alias « Jorge 40 », dirigeant du groupe paramilitaire Bloque Norte, leur ait forcé la main. Cet ordinateur aurait révélé une liste de noms de fonctionnaires ayant des liens avec des groupes paramilitaires ; des hommes politiques, des juges et des membres des forces de sécurité figureraient sur cette liste.
Une enquête approfondie et impartiale est d’autant plus importante que des groupes paramilitaires sont impliqués depuis 2003 dans un processus de démobilisation de leurs combattants, parrainé par le gouvernement. Plus de 30 000 paramilitaires auraient été démobilisés à ce jour, selon les chiffres du gouvernement. Toutefois, Amnesty International a fait part à de nombreuses reprises de son inquiétude face à la poursuite des opérations menées par nombre de ces groupes qui continuent de tuer et de menacer la population civile ; le cadre légal mis en place pour faciliter le processus de « démobilisation » ne répond pas aux normes internationales et ne respecte pas le droit des victimes à la vérité, à la justice te à des réparations, il ne comprend aucune disposition visant à identifier et traduire en justice de tierces parties, notamment les membres des forces de sécurité et les hommes politiques qui ont soutenu les paramilitaires sur le plan logistique et financier au cours de toutes ces années.
DES CHIFFRES EFFRAYANTS
Selon la presse colombienne, la Fiscalía General procèderait à l’examen de plus d’une centaine de dossiers de collusion présumée entre paramilitaires et personnalités politiques, membres des administrations publique et judiciaire et forces de sécurité. La Procuraduría General de la Nación aurait annoncé la création d’une unité spéciale afin d’enquêter sur les liens présumés entre employés de la fonction publique et groupes paramilitaires. Plusieurs dirigeants paramilitaires auraient affirmé contrôler environ un tiers du Congrès colombien.
Au moins neuf parlementaires auraient participé en 2001 à une réunion avec des paramilitaires de haut rang en vue de la création d’un mouvement politique soutenu par les paramilitaires. Les hommes politiques présents à cette réunion auraient signé un document approuvant la création du mouvement, qui devait s’appeler le Movimiento Nacional Comunitario, Mouvement national communautaire. Les services de renseignement sont eux aussi montrés du doigt. En novembre, la Procuraduría General de la Nación a accusé l’ancien directeur du Département administratif de sécurité (DAS), la police secrète d’État, Jorge Noguera, d’entretenir des liens avec les paramilitaires. Les accusations provenaient d’un autre responsable de la DAS, Rafael Garcia, qui avait déclaré dans les médias début 2006 que la DAS avait fourni une liste comportant les noms de 24 dirigeants syndicaux au Bloque Norte. Plusieurs des personnes figurant sur la liste ont été tuées, menacées ou soumises à un processus judiciaire arbitraire.
Quid des forces de sécurité ? Le 22 mai, des militaires réguliers ont assassiné 10 agents de la police judiciaire (DIJIN) ainsi qu’un indicateur de la police et un civil à Jamundí, dans le département du Valle del Cauca. La Fiscalía General a inculpé 15 militaires pour leur rôle présumé dans ces assassinats, qui auraient été perpétrés sur l’ordre de trafiquants de drogue liés aux paramilitaires. Les enquêteurs judiciaires chargés de l’affaire auraient fait l’objet de menaces.
Si AI se réjouit – évidemment – du travail d’une justice qui a mis du temps à prendre ses responsabilités, l’organisation espère que ces enquêtes seront menées de manière exhaustive et impartiale et que les responsables présumés des violences seront traduits en justice. Les conclusions de ces enquêtes devront être rendues publiques. Tout fonctionnaire, civil ou militaire, faisant l’objet d’une enquête formelle en raison de liens supposés avec des paramilitaires ou avec tout autre groupe armé illégal, devra immédiatement être suspendu de ses fonctions jusqu’à la conclusion de l’enquête.
Dernière modification le : 5 mars 2007
http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10165.html
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COLOMBIE - UNE LUEUR D’ESPOIR
Dans le tableau déprimant qu’offre la Colombie, une petite bouffée d’oxygène. Fin février, la Fiscalía General de la Nación a ouvert une enquête contre 69 militaires de colombiens pour leur implication présumée dans le meurtre, le 21 février 2005, de huit membres de la « communauté de paix » de San José de Apartadó. Le responsable de la communauté, Luis Eduardo Guerra, figurait au nombre des victimes, de même que trois enfants, respectivement âgés de onze ans, six ans et dix-huit mois.
Depuis sa fondation en 1997 par des civils qui revendiquent le droit de rester en dehors du conflit militaire, ce sont plus de 160 membres de la communauté de paix qui ont été tués à San José de Apartadó. Les forces de sécurité comme les groupes de guérilla accusent les membres de la communauté de « collaborer » avec leurs ennemis. Si la grande majorité des assassinats ont été perpétrés par les forces de sécurité et les paramilitaires soutenus par l’armée, les guérilleros des FARC ne sont pas en reste.
Dernière modification le : 5 mars 2007
http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10164.html
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COLOMBIE - LA SOCIÉTÉ CAPTURÉE
La Colombie ne cesse de faire parler d’elle, voire de susciter des polémiques incessantes sur la responsabilité première, essentielle, principielle, des gouvernements colombiens, de l’armée colombienne, des milices paramilitaires d’extrême droite ou de la guérilla des FARC. Longtemps considérée comme le paradis des narcotrafiquants et comme une mine d’or pour scénaristes hollywoodiens dopés à la pyrotechnie, la Colombie s’est soudain invitée dans les prime time des médias francophones lorsque, parmi quelques milliers d’autres civils et quelques dizaines de politiques, une candidate écologiste de souche européenne à la présidence de la république s’est fait enlever par les FARC. Et le débat d’enfler. Faut-il réduire à la figure d’Ingrid Betancourt la prise en otage de toute la société colombienne ? Assurément non. Faut-il taire cette figure, au risque d’évacuer le gâchis colombien de nos opinions ? Pas davantage. Amnesty coédite avec les Presses universitaires de Louvain un livre qui est également le fruit d’une collaboration avec les Comités Betancourt et Actions Birmanie. L’occasion pour Libertés ! de revenir sur la Colombie, de rappeler la question des séquestrations et des violences contre les défenseurs, signes les plus tangibles d’un conflit politique multiforme qui, en un peu plus de vingt ans, a contraint trois millions de civils à devenir des réfugiés de l’intérieur.
http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10170.html
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COLOMBIE - DIRE NON À L’OUBLI
À la veille du cinquième anniversaire de l’enlèvement d’Ingrid Betancourt en Colombie, Amnesty International et les Presses Universitaires de Louvain ont présenté un ouvrage destiné à lutter contre l’oubli des personnes emprisonnées ou portées disparues.
Le livre Dire non à l’oubli. Autour d’Aung San Suu Kyi et Ingrid Betancourt rend hommage au combat démocratique de deux femmes d’exception. De nombreuses personnalités prennent position et adhèrent. L’ouvrage est à la fois un recueil de témoignages et de déclarations. Des illustrations des oeuvres de Braque et de Chagall, provenant du Musée de Louvain-la-Neuve, accompagnent des textes poignants. Le coordinateur de l’ouvrage, Matthieu de Nanteuil, professeur au département de Sciences politiques et sociales de l’UCL, explique la genèse du projet : « Le livre est une trace. Une trace parce que c’est une manière de garder un souvenir durable et de l’inscrire dans des mots et des illustrations de ce qui a été deux moments exceptionnels de qualités, de profondeur, de colère et également d’espoir lors de rencontres et de soirées de soutien à Louvain-la-Neuve et à l’Université de Liège. Nous avons voulu rendre un hommage au courage dans ce que l’on peut appeler l’entêtement démocratique d’Aung San Suu Kyi assignée à résidence depuis 1989 – moyennant deux périodes de relâche qui expliquent que les années sont plus difficiles à compter dans son cas – et d’Ingrid Betancourt qui depuis cinq années est séquestrée dans les conditions que l’on sait. Un hommage d’abord au courage et à l’entêtement de ces deux femmes et à travers elles, de tous ceux qui dans chacun des deux pays soit partagent cette situation de séquestrés, de prisonniers politiques, de disparus et d’assassinés, soit tous ceux qui se battent au quotidien souvent dans l’oubli et l’indifférence ».
Des écrivains belges et français ont prêté leur plume pour s’associer à ce combat contre l’oubli. L’écrivaine et poétesse Andrée Chédid ouvre le bal par ces mots : « Je ne crois plus aux naufrages. Quelque part existe le visage de notre terre. Qui nous dira son nom ? » De très beaux textes de Xavier Deutsch, Philippe Besson, Rose-Marie François, Nadine Fabry… rencontrent des textes plus informatifs qui permettent de mettre en perspective les situations politiques en Birmanie et en Colombie. Sans oublier de mentionner une liste des prisonniers politiques, incarcérés ou retenus en otage dans ces deux pays.
Jacqueline Aubenas et Fabienne Nérac, présentes lors du lancement du livre, ont participé également à l’ouvrage en proposant des textes pleins d’émotions et de justesse. « Des témoins qui reviennent du chagrin et témoignent avec courage de leurs épreuves », souligne Matthieu de Nanteuil. Le livre est un appel, un cri qui n’admet ni n’accepte que l’on s’oppose au combat démocratique. « Il faut insister sur un point qui me paraît très important. Aujourd’hui il y a deux femmes au destin d’exception… mais derrière ces deux femmes, à côté de ces deux femmes, de nombreuses personnes luttent au quotidien pour les droits de l’homme. Ils n’en font pas une abstraction mais une réalité tangible. Dans ce livre figurent quelques noms de femmes birmanes et colombiennes. A travers elles nous avons voulu insister sur l’importance et l’universalité de ce combat. Il faut insister aussi sur le fait que ce combat n’est pas nouveau. C’est pour cela que l’on retrouve dans ce livre des citations d’anciens dissidents tels que Vaclav Havel et Jan Patocka. Des figures qui ont marqué l’histoire de la dissidence et de la défense des droits humains à l’époque de la guerre froide », précise Matthieu de Nanteuil.
Le livre démarre justement sur une citation de Vaclav Havel, celui qui fut un des personnages clés de la Révolution de Velours de 1989 en Tchécoslovaquie : « Ne pas prendre la défense de la liberté des autres revient à renoncer volontairement à sa propre liberté ». Et les derniers mots du texte de Jacqueline Aubenas résonnent encore… « Ne jamais admettre ».
Bruno Brioni
Dernière modification le : 5 mars 2007
http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10168.html
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Amérique latine
Un George W. Bush affaibli en tournée
Associated Press (AP)Tom Raum
06/03/2007 12h21 - Mise à jour 06/03/2007 12h54
Un George W. Bush impopulaire et en butte à un Congrès hostile entame jeudi une tournée de six jours en Amérique latine, destinée à montrer le regain d'intérêt des États-Unis pour une «arrière-cour» traditionnelle qui penche de plus en plus à gauche.
Attendu au Brésil, en Uruguay, Colombie, au Guatemala et au Mexique, le président américain devrait mettre d'accent sur le renforcement des liens commerciaux, la lutte anti-drogue et les énergies alternatives, comme les biocarburants.
Mais il aborde ce voyage en position de faiblesse. La prise du Congrès par les démocrates et un sentiment protectionniste de plus en plus fort menacent les accords de libre-échange qu'il appelle de ses voeux. En outre, s'il a l'autorité de négocier de manière accélérée de tels accords, cette prérogative, accordée par le Congrès, expire le 1er juillet et son renouvellement paraît loin d'être acquis.
Les hôtes de M. Bush sont conscients de son statut de «canard boiteux» aux États-Unis, en fin de mandat et plombé par une cote de confiance toujours aussi basse. Et, impopulaire dans le monde entier, le président américain l'est tout autant dans cette région, où les liens avec le grand voisin du Nord sont traditionnellement un thème sensible et l'hostilité anti-américaine jamais bien loin...
Grand détracteur du chef de la Maison-Blanche, le président vénézuélien Hugo Chavez accuse ce dernier, qu'il traite de «roi des envahisseurs et des menteurs», de vouloir avec ce voyage créer des dissensions entre Caracas et ses voisins.
Ami du dirigeant cubain Fidel Castro, Chavez incarne une nouvelle gauche radicale hostile aux États-Unis, avec ses homologues bolivien Evo Morales et équatorien Rafael Correa. «L'influence de Chavez est "cancéreuse"», affirme Kenneth Rogoff, professeur à Harvard et ancien chef économiste au Fonds monétaire international (FMI). «C'est un moment très dangereux, les intérêts à long terme des États-Unis pourraient être profondément menacés.»
Le sous-secrétaire d'État américain Nicholas Burns a qualifié 2007 d'«année d'engagement» de Washington envers l'Amérique latine, zone largement ignorée par la Maison-Blanche de Bush. La région a «désespérément besoin de l'attention des États-Unis», selon M. Rogoff. «Nous l'avons trop ignorée pendant trop longtemps, surtout maintenant qu'il y a un grand virage à gauche» sur le continent.
Ne voulant pas arriver les mains vides dans cette partie du monde où l'action américaine évoque dépenses militaires et anti-drogue, Bush a annoncé avant son départ une série de programmes axés sur le social: éducation, logement santé.
Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, l'aide américaine à l'Amérique latine a doublé, à 1,6 milliards de dollars par an. Son principal bénéficiaire est la Colombie dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic.
Du coup, Bush a annoncé l'affectation d'un navire médicalisé qui circulera dans les ports de la région, la création d'un centre de formation pour les professionnels de la santé au Panama, l'affectation de 75 millions de dollars sur trois ans pour aider les jeunes de la région à améliorer leur anglais et étudier aux États-Unis, et enfin le déblocage de 385 millions de dollars supplémentaires pour l'aide au logement.
Le président Bush «se rend dans une région du monde (...) où il espère laisser un héritage positif», souligne Geoff Thale, du Bureau de Washington sur l'Amérique latine, une ONG qui fait la promotion de la démocratie. Reste à savoir si ce déplacement permettra d'«accomplir quoi que ce soit», ajoute-t-il.
Durant sa campagne en 2000, M. Bush avait annoncé que l'Amérique latine serait «un engagement fondamental de (sa) présidence». Peu après son investiture, il avait plaidé lors d'un «Sommet des Amériques» organisé à Québec pour une zone de libre-échange continentale s'étendant de l'Alaska au cap Horn.
Mais les attentats du 11 septembre 2001 ont modifié ses priorités. «Étant donné les circonstances avec l'attention portée au Moyen-Orient, l'Amérique latine a reçu moins d'attention qu'habituellement», explique Peter DeShazo, secrétaire d'État adjoint pour les affaires américaines jusqu'en 2004.
Le projet d'accord commercial à l'échelle du continent n'est plus du tout à l'ordre du jour. Un bloc économique rival s'est formé, le Mercosur, qui intègre le Brésil, première économie sud-américaine, l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay et le Venezuela.
M. Bush cherche désormais à nouer des accords commerciaux bilatéraux avec les pays de la région, dont trois semblent en voie d'aboutir avec le Pérou, la Colombie et le Panama. Un accord de libre-échange est également en cours de négociation avec l'Uruguay.
http://www2.canoe.com/infos/internation ... 22142.html
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3000 personnes pour la paix à Hermanville-sur-Mer
06/03/2007 - Ouest France
Pari réussi pour cette manifestation.
Environ 3000 personnes se sont mobilisés pour écrire le mot « paz » (paix) sur le sable d’Hermanville-sur-Mer.
« Qu’est-ce qu’on est heureux ! » lâche Janou Bonnel, de l’Association normande de soutien Ingrid Betancourt, quelques minutes après la manifestation. Dominique, un gaillard du comité de soutien de Tours, se détend enfin : « Il y a une heure et demie, je n’y croyais pas ! » Mais c’est fait. Il y a près de 3 000 personnes ce dimanche après-midi sur la place de la Brèche d’Hermanville-sur-Mer, au nord de Caen. Elles sont venues écrire le mot « paz » (paix) sur le sable, aux couleurs du drapeau colombien. Les casquettes sont jaunes pour le P ; bleues pour le A; rouges pour le Z. Les trois lettres ont dessiné, vu du ciel, le mot symbolique. L’image doit déjà traverser les frontières pour porter le message de soutien aux otages détenus en Colombie dont Ingrid Betancourt et Clara Rojas.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
Terribles, les témoignages des défenseurs des droits humains se suivent et se ressemblent. Le nouveau cadre légal supposé encourager la démobilisation d’anciens paramilitaires n’a eu pour l’instant qu’un seul effet : enraciner l’impunité.
Les défenseurs des droits humains sont nombreux mais fatigués. Usés de tirer la sonnette d’alarme. Les homicides et les actions violentes n’ont pas cessé malgré les promesses de la loi Justice et Paix. Certains journalistes sont harcelés, menacés de mort s’ils enquêtent sur les exactions commises par les forces armées, les paramilitaires ou la guérilla. C’est le cas de Hollman Morris, qui a suivi le programme de protection des défenseurs à la section espagnole d’Amnesty en 2000, avant de retourner sur le terrain, « Je suis journaliste depuis plus de dix ans et mon travail consiste à porter la voix des victimes d’une guerre oubliée comme celle de la Colombie, celle des indigènes, des afro-colombiens, des paysans. » Il a reçu des couronnes mortuaires et une vidéo truquée le montrant aux côtés de guérilleros des FARC, ce qui l’expose aux représailles.
Iván Cepeda est lui aussi journaliste, fondateur de la Fundación Manuel Cepeda Vargas, une organisation de défense des droits humains. À ce titre, il se trouve dans la ligne de mire d’un groupe paramilitaire qui se fait appeler Autodefensas Campesinas Nueva Generación (Milices paysannes d’Autodéfense de Nouvelle génération) et l’accuse de soutenir la guérilla. Des messages lui promettent une mort prochaine, similaire à celle de son père, Manuel Cepeda Vargas, sénateur du parti de gauche Unión Patriótica, assassiné en 1994 par des membres des forces armées et des paramilitaires. Dans le village de Pueblo Bello (province d’Antioquia), après seize ans de procédure, les familles des « disparus » n’ont toujours pas de réponse à leur question.
En janvier 1990, deux camions de paramilitaires entraient dans leur village et enlevaient 43 personnes. José Daniel Alvarez avait 19 ans, il a vu son père monter sous la menace dans un des camions et ne l’a jamais retrouvé. Depuis, il n’a pas cessé de demander des comptes à la justice mais s’est heurté à l’indifférence et au mépris. Malgré plusieurs exhumations de fosses suivies d’une enquête, seules deux personnes impliquées dans ce massacre ont été condamnées. Le seul espoir est venu de l’extérieur, en 2006, une sentence de la Cour interaméricaine des droits de l’homme a condamné l’État colombien à reconnaître sa responsabilité dans le massacre de Pueblo Bello pour avoir favorisé le développement de structures paramilitaires. Un symbole fort pour José Daniel. « Maintenant, il faut que l’État applique cette sentence. Nous savons que ce sera long et difficile. Non seulement, il faut retrouver les responsables, identifier les fonctionnaires qui ont couvert leurs actes mais il faut, pour les gens de mon village, prouver les liens de parenté avec chacun des « disparus ». »
Pour ce jeune défenseur des droits humains la nouvelle loi Justice et Paix n’est rien d’autre qu’un contrat passé entre le gouvernement et les paramilitaires sur le dos des victimes. Elle n’exige rien des individus démobilisés et bizarrement, quand ils se mettent à parler, leur témoignage s’égare dans les entrailles de l’administration judiciaire. Malgré cette mauvaise volonté patente des autorités colombiennes de faire la lumière sur quarante ans de conflit, quelques organisations de défense des droits de l’homme prennent le chemin des négociations. C’est le cas de l’Initiative des Femmes pour la Paix (IMP), une plateforme d’organisations locales et nationales déterminée à participer de l’intérieur à la reconstruction de la Colombie. Sa représentante, Rocio Pineda, pense que c’est aujourd’hui la seule voie possible, « Nous ne voulons pas nous contenter de dénoncer mais être parties prenantes des négociations en cours entre les parties au conflit. » Alors que beaucoup refusent tout dialogue avec les paramilitaires, la guérilla ou l’armée régulière, l’IMP fait le pari du contraire, « le gouvernement colombien a fourni une liste de 2198 chefs paramilitaires qui tombent sous le coup de la loi Justice et Paix ». Oui, cette fameuse loi qui n’est toujours pas appliquée.
Aurine Crémieu
Dernière modification le : 5 mars 2007
http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10166.html
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COLOMBIE - SYNDICALISTES ET DÉFENSEURS, DES CIBLES DE CHOIX
Quarante années de conflit armé en Colombie ont eu un effet catastrophique sur la population civile du pays. Prises en tenailles entre les forces de sécurité qui ont toujours collaboré avec les groupes paramilitaires et les ont soutenus et les groupes d’opposition armés, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, ont « disparu », ont été torturées ou enlevées, tandis que des millions d’autres se sont trouvées déplacées de force.
Le mouvement syndicaliste colombien n’est pas seulement engagé dans une campagne en faveur des droits des travailleurs et contre la privatisation, il est aussi à l’avant-garde du combat pour les droits humains et la justice sociale. Du fait de leur action, les dirigeants syndicalistes et membres des syndicats font l’objet de violences ciblées, les forces de sécurité et leurs alliés paramilitaires les accusant de se livrer à des activités révolutionnaires. Des groupes d’opposition armés, comme les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC, Forces armées révolutionnaires de Colombie), sont également responsables d’atteintes aux droits humains sur la personne de syndicalistes.
Plus de 750 syndicalistes ont été tués depuis 2000 et au moins une centaine d’autres ont « disparu ». Pour la seule année 2005, on compte 73 syndicalistes tués ou « disparus » et plus de 200 ayant reçu des menaces de mort. Très récemment, Hector Diaz Serrano, membre du syndicat des Travailleurs de l’Industrie pétrolière USO (Unión Sindical Obrera, Union syndicale ouvrière), a été abattu alors qu’il se rendait à son travail, le 2 mars 2006. Ce matin-là, le journal Vanguardia Liberal écrivait qu’un groupe paramilitaire se faisant appeler le Magdalena Medio Regional Command (Commando régional Magdalena Medio) avait diffusé une déclaration dans laquelle il menaçait d’exécuter tous les membres des syndicats et des organisations de défense des droits sociaux se présentant aux élections législatives du 12 mars 2006.
Ces dernières années, Amnesty International a également établi l’existence de nombreuses affaires de détention arbitraire de syndicalistes et militants des droits humains par les forces de sécurité. Ces détentions s’appuient bien souvent uniquement sur des preuves fournies par des informateurs payés par les militaires et non sur des enquêtes impartiales menées par une autorité judiciaire. De nombreux militants arrêtés ont été remis en liberté par manque de preuves, mais certains ont été tués ou ont fait l’objet de menaces peu après leur remise en liberté. Cela fait craindre que les forces de sécurité ne cherchent délibérément à entraver l’action légitime des syndicalistes en discréditant leur action par des poursuites judiciaires et, en cas d’échec, en les faisant agresser physiquement, le plus souvent par des paramilitaires.
Parmi les syndicalistes colombiens, principales victimes du conflit armé, on compte cinq syndicalistes du département d’Arauca, une région riche en pétrole au nord-est du pays. Samuel Morales et Raquel Castro ont été arrêtés le 5 août 2004 et inculpés de « rébellion » en janvier 2005. Trois autres syndicalistes – Hector Alirio Martinez, Leonel Goyeneche et Jorge Prieto – avaient été tués par l’armée lors de la même opération.
Les enquêtes ouvertes par la suite ont révélé que tous les trois avaient été contraints de sortir d’une maison, avant d’être abattus de dos par les soldats. Les enquêtes ont révélé que les déclarations selon lesquelles ils avaient ouvert le feu sur les soldats étaient fausses et quatre soldats et un civil ont été inculpés d’homicide. Toutefois, en dépit des doutes évidents suscités par ces révélations quant aux circonstances de leur arrestation, Samuel Morales et Raquel Castro sont toujours en prison. Raquel Castro est membre de l’Association des Enseignants d’Arauca, dont les dirigeants ont été la cible d’opérations de commando et ont fait l’objet de détentions arbitraires par les forces de sécurité, ainsi que de menaces répétées de mort et d’exécution par les paramilitaires soutenus par l’armée. Samuel Morales est un ancien professeur et le président régional de la Confédération des Syndicats colombiens à Arauca. Lorsqu’il était en prison, Samuel Morales et sa famille ont reçu des menaces de mort. Le 29 juillet 2005, alors qu’il se trouvait en garde à vue dans un poste de police de la ville de Saravena, dans le département d’Arauca, le chef de police lui aurait déclaré qu’il savait où ses soeurs Omayra, Gladys et Matilde Morales, travaillaient et où trouver sa femme. Des policiers auraient fait pression sur le directeur d’un hôpital local pour qu’il renvoie la femme de Samuel, simplement parce qu’elle était mariée avec lui.
Le 21 septembre 2005, entre 10 heures et 10h30, la secrétaire de l’école où Gladys et Omayra Morales travaillaient a reçu un coup de téléphone d’un homme se présentant comme faisant partie des Autodefensas Unidas de Colombia (AUC, Milices d’autodéfense unies de Colombie). Il lui a demandé de dire à Gladys et Omayra Morales qu’elles avaient soixantedouze heures pour quitter le département, que les membres de la famille de Monsieur Samuel Morales étaient pour son groupe une cible militaire et qu’ils devaient disparaître d’Arauca. La secrétaire de l’école où travaillait Matilde dans la municipalité d’Arauca a reçu une menace de mort similaire par téléphone entre 10h30 et 11 heures.
Amnesty International craint que l’arrestation de Samuel et Raquel ne fasse partie d’une stratégie élaborée conjointement par les militaires et les paramilitaires pour entraver l’action des syndicalistes, des défenseurs des droits humains et des membres des organisations de défense des droits sociaux dans le département d’Arauca. Même s’ils étaient remis en liberté, ils courraient le risque d’être tués par ceux qui ont menacé Samuel et sa famille.
Seule une action décisive visant à traduire en justice les responsables d’atteintes aux droits humains et de violences à l’égard de syndicalistes pourrait avoir un impact significatif sur la crise des droits humains à laquelle sont confrontés les syndicats en Colombie. Actuellement, l’impunité prévaut dans 90 % des affaires d’atteintes aux droits humains concernant des syndicalistes.
Amnesty International appelle le mouvement syndicaliste international à continuer de faire preuve de solidarité avec ses collègues de Colombie et à insister auprès des gouvernements nationaux pour qu’ils fassent pression sur les autorités colombiennes et incitent ces dernières à prendre des mesures visant à mettre un terme aux homicides et persécutions de syndicalistes et de militants.
En savoir plus :
Peur et intimidation : les dangers de l’action en faveur des droits humains (AMR 23/033/2006)
http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10167.html
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COLOMBIE - L’ÉTAT COLONISÉ PAR LES PARAMILITAIRES
En novembre dernier, la justice colombienne a dû reconnaître l’existence de liens entre des groupes paramilitaires soutenus par l’armée et au moins neuf parlementaires appartenant à des partis pro-gouvernementaux. Cela fait plusieurs dizaines d’années que des groupes paramilitaires sont tenus pour responsables de certaines des pires atrocités en matière de droits humains perpétrées en Colombie et de la mort de dizaines de milliers de civils. Ce scandale politique menace d’ébranler encore davantage l’état de droit en Colombie.
Le 28 novembre 2006, la Cour suprême a ordonné à six parlementaires de répondre des charges pesant contre eux concernant leurs liens avec des paramilitaires. Le 9 novembre, le même tribunal a ordonné l’arrestation de trois autres parlementaires, Álvaro Garcia Romero, Jairo Merlano et Erik Morris Taboada pour leurs liens présumés avec les paramilitaires et, pour ce qui est d’Álvaro Garcia, pour avoir ordonné, semble-t-il, le massacre par des paramilitaires de 15 personnes à Macayepo, dans le département de Bolívar, en 2000. Ce scandale, dernier en date d’une série de révélations similaires au cours des mois écoulés, confirme ce qu’Amnesty International, les Nations unies et les groupes colombiens de défense des droits humains affirment depuis longtemps et que les gouvernements colombiens successifs ont systématiquement nié, l’existence depuis longtemps de liens entre les paramilitaires et des membres des forces de sécurité, des services du renseignement, du parlement, du gouvernement local et des administrations publique et judiciaire.
Les autorités judiciaires de Colombie, notamment la Fiscalía General de la Nación (qui chapeaute le système judiciaire) et la Procuraduría General de la Nación (organe de l’État qui contrôle la conduite des fonctionnaires et mène des enquêtes pour faute disciplinaire) connaissent depuis longtemps l’existence de ces liens étroits entre fonctionnaires – et hommes politiques au niveau régional et national – et paramilitaires mais n’ont pas réellement pris de mesures concrètes en vue d’enquêter de manière effective et vigoureuse sur la question. Il semble que la découverte d’un ordinateur qui aurait appartenu à Rodrigo Tovar, alias « Jorge 40 », dirigeant du groupe paramilitaire Bloque Norte, leur ait forcé la main. Cet ordinateur aurait révélé une liste de noms de fonctionnaires ayant des liens avec des groupes paramilitaires ; des hommes politiques, des juges et des membres des forces de sécurité figureraient sur cette liste.
Une enquête approfondie et impartiale est d’autant plus importante que des groupes paramilitaires sont impliqués depuis 2003 dans un processus de démobilisation de leurs combattants, parrainé par le gouvernement. Plus de 30 000 paramilitaires auraient été démobilisés à ce jour, selon les chiffres du gouvernement. Toutefois, Amnesty International a fait part à de nombreuses reprises de son inquiétude face à la poursuite des opérations menées par nombre de ces groupes qui continuent de tuer et de menacer la population civile ; le cadre légal mis en place pour faciliter le processus de « démobilisation » ne répond pas aux normes internationales et ne respecte pas le droit des victimes à la vérité, à la justice te à des réparations, il ne comprend aucune disposition visant à identifier et traduire en justice de tierces parties, notamment les membres des forces de sécurité et les hommes politiques qui ont soutenu les paramilitaires sur le plan logistique et financier au cours de toutes ces années.
DES CHIFFRES EFFRAYANTS
Selon la presse colombienne, la Fiscalía General procèderait à l’examen de plus d’une centaine de dossiers de collusion présumée entre paramilitaires et personnalités politiques, membres des administrations publique et judiciaire et forces de sécurité. La Procuraduría General de la Nación aurait annoncé la création d’une unité spéciale afin d’enquêter sur les liens présumés entre employés de la fonction publique et groupes paramilitaires. Plusieurs dirigeants paramilitaires auraient affirmé contrôler environ un tiers du Congrès colombien.
Au moins neuf parlementaires auraient participé en 2001 à une réunion avec des paramilitaires de haut rang en vue de la création d’un mouvement politique soutenu par les paramilitaires. Les hommes politiques présents à cette réunion auraient signé un document approuvant la création du mouvement, qui devait s’appeler le Movimiento Nacional Comunitario, Mouvement national communautaire. Les services de renseignement sont eux aussi montrés du doigt. En novembre, la Procuraduría General de la Nación a accusé l’ancien directeur du Département administratif de sécurité (DAS), la police secrète d’État, Jorge Noguera, d’entretenir des liens avec les paramilitaires. Les accusations provenaient d’un autre responsable de la DAS, Rafael Garcia, qui avait déclaré dans les médias début 2006 que la DAS avait fourni une liste comportant les noms de 24 dirigeants syndicaux au Bloque Norte. Plusieurs des personnes figurant sur la liste ont été tuées, menacées ou soumises à un processus judiciaire arbitraire.
Quid des forces de sécurité ? Le 22 mai, des militaires réguliers ont assassiné 10 agents de la police judiciaire (DIJIN) ainsi qu’un indicateur de la police et un civil à Jamundí, dans le département du Valle del Cauca. La Fiscalía General a inculpé 15 militaires pour leur rôle présumé dans ces assassinats, qui auraient été perpétrés sur l’ordre de trafiquants de drogue liés aux paramilitaires. Les enquêteurs judiciaires chargés de l’affaire auraient fait l’objet de menaces.
Si AI se réjouit – évidemment – du travail d’une justice qui a mis du temps à prendre ses responsabilités, l’organisation espère que ces enquêtes seront menées de manière exhaustive et impartiale et que les responsables présumés des violences seront traduits en justice. Les conclusions de ces enquêtes devront être rendues publiques. Tout fonctionnaire, civil ou militaire, faisant l’objet d’une enquête formelle en raison de liens supposés avec des paramilitaires ou avec tout autre groupe armé illégal, devra immédiatement être suspendu de ses fonctions jusqu’à la conclusion de l’enquête.
Dernière modification le : 5 mars 2007
http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10165.html
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COLOMBIE - UNE LUEUR D’ESPOIR
Dans le tableau déprimant qu’offre la Colombie, une petite bouffée d’oxygène. Fin février, la Fiscalía General de la Nación a ouvert une enquête contre 69 militaires de colombiens pour leur implication présumée dans le meurtre, le 21 février 2005, de huit membres de la « communauté de paix » de San José de Apartadó. Le responsable de la communauté, Luis Eduardo Guerra, figurait au nombre des victimes, de même que trois enfants, respectivement âgés de onze ans, six ans et dix-huit mois.
Depuis sa fondation en 1997 par des civils qui revendiquent le droit de rester en dehors du conflit militaire, ce sont plus de 160 membres de la communauté de paix qui ont été tués à San José de Apartadó. Les forces de sécurité comme les groupes de guérilla accusent les membres de la communauté de « collaborer » avec leurs ennemis. Si la grande majorité des assassinats ont été perpétrés par les forces de sécurité et les paramilitaires soutenus par l’armée, les guérilleros des FARC ne sont pas en reste.
Dernière modification le : 5 mars 2007
http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10164.html
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COLOMBIE - LA SOCIÉTÉ CAPTURÉE
La Colombie ne cesse de faire parler d’elle, voire de susciter des polémiques incessantes sur la responsabilité première, essentielle, principielle, des gouvernements colombiens, de l’armée colombienne, des milices paramilitaires d’extrême droite ou de la guérilla des FARC. Longtemps considérée comme le paradis des narcotrafiquants et comme une mine d’or pour scénaristes hollywoodiens dopés à la pyrotechnie, la Colombie s’est soudain invitée dans les prime time des médias francophones lorsque, parmi quelques milliers d’autres civils et quelques dizaines de politiques, une candidate écologiste de souche européenne à la présidence de la république s’est fait enlever par les FARC. Et le débat d’enfler. Faut-il réduire à la figure d’Ingrid Betancourt la prise en otage de toute la société colombienne ? Assurément non. Faut-il taire cette figure, au risque d’évacuer le gâchis colombien de nos opinions ? Pas davantage. Amnesty coédite avec les Presses universitaires de Louvain un livre qui est également le fruit d’une collaboration avec les Comités Betancourt et Actions Birmanie. L’occasion pour Libertés ! de revenir sur la Colombie, de rappeler la question des séquestrations et des violences contre les défenseurs, signes les plus tangibles d’un conflit politique multiforme qui, en un peu plus de vingt ans, a contraint trois millions de civils à devenir des réfugiés de l’intérieur.
http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10170.html
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COLOMBIE - DIRE NON À L’OUBLI
À la veille du cinquième anniversaire de l’enlèvement d’Ingrid Betancourt en Colombie, Amnesty International et les Presses Universitaires de Louvain ont présenté un ouvrage destiné à lutter contre l’oubli des personnes emprisonnées ou portées disparues.
Le livre Dire non à l’oubli. Autour d’Aung San Suu Kyi et Ingrid Betancourt rend hommage au combat démocratique de deux femmes d’exception. De nombreuses personnalités prennent position et adhèrent. L’ouvrage est à la fois un recueil de témoignages et de déclarations. Des illustrations des oeuvres de Braque et de Chagall, provenant du Musée de Louvain-la-Neuve, accompagnent des textes poignants. Le coordinateur de l’ouvrage, Matthieu de Nanteuil, professeur au département de Sciences politiques et sociales de l’UCL, explique la genèse du projet : « Le livre est une trace. Une trace parce que c’est une manière de garder un souvenir durable et de l’inscrire dans des mots et des illustrations de ce qui a été deux moments exceptionnels de qualités, de profondeur, de colère et également d’espoir lors de rencontres et de soirées de soutien à Louvain-la-Neuve et à l’Université de Liège. Nous avons voulu rendre un hommage au courage dans ce que l’on peut appeler l’entêtement démocratique d’Aung San Suu Kyi assignée à résidence depuis 1989 – moyennant deux périodes de relâche qui expliquent que les années sont plus difficiles à compter dans son cas – et d’Ingrid Betancourt qui depuis cinq années est séquestrée dans les conditions que l’on sait. Un hommage d’abord au courage et à l’entêtement de ces deux femmes et à travers elles, de tous ceux qui dans chacun des deux pays soit partagent cette situation de séquestrés, de prisonniers politiques, de disparus et d’assassinés, soit tous ceux qui se battent au quotidien souvent dans l’oubli et l’indifférence ».
Des écrivains belges et français ont prêté leur plume pour s’associer à ce combat contre l’oubli. L’écrivaine et poétesse Andrée Chédid ouvre le bal par ces mots : « Je ne crois plus aux naufrages. Quelque part existe le visage de notre terre. Qui nous dira son nom ? » De très beaux textes de Xavier Deutsch, Philippe Besson, Rose-Marie François, Nadine Fabry… rencontrent des textes plus informatifs qui permettent de mettre en perspective les situations politiques en Birmanie et en Colombie. Sans oublier de mentionner une liste des prisonniers politiques, incarcérés ou retenus en otage dans ces deux pays.
Jacqueline Aubenas et Fabienne Nérac, présentes lors du lancement du livre, ont participé également à l’ouvrage en proposant des textes pleins d’émotions et de justesse. « Des témoins qui reviennent du chagrin et témoignent avec courage de leurs épreuves », souligne Matthieu de Nanteuil. Le livre est un appel, un cri qui n’admet ni n’accepte que l’on s’oppose au combat démocratique. « Il faut insister sur un point qui me paraît très important. Aujourd’hui il y a deux femmes au destin d’exception… mais derrière ces deux femmes, à côté de ces deux femmes, de nombreuses personnes luttent au quotidien pour les droits de l’homme. Ils n’en font pas une abstraction mais une réalité tangible. Dans ce livre figurent quelques noms de femmes birmanes et colombiennes. A travers elles nous avons voulu insister sur l’importance et l’universalité de ce combat. Il faut insister aussi sur le fait que ce combat n’est pas nouveau. C’est pour cela que l’on retrouve dans ce livre des citations d’anciens dissidents tels que Vaclav Havel et Jan Patocka. Des figures qui ont marqué l’histoire de la dissidence et de la défense des droits humains à l’époque de la guerre froide », précise Matthieu de Nanteuil.
Le livre démarre justement sur une citation de Vaclav Havel, celui qui fut un des personnages clés de la Révolution de Velours de 1989 en Tchécoslovaquie : « Ne pas prendre la défense de la liberté des autres revient à renoncer volontairement à sa propre liberté ». Et les derniers mots du texte de Jacqueline Aubenas résonnent encore… « Ne jamais admettre ».
Bruno Brioni
Dernière modification le : 5 mars 2007
http://www.amnestyinternational.be/doc/ ... 10168.html
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Amérique latine
Un George W. Bush affaibli en tournée
Associated Press (AP)Tom Raum
06/03/2007 12h21 - Mise à jour 06/03/2007 12h54
Un George W. Bush impopulaire et en butte à un Congrès hostile entame jeudi une tournée de six jours en Amérique latine, destinée à montrer le regain d'intérêt des États-Unis pour une «arrière-cour» traditionnelle qui penche de plus en plus à gauche.
Attendu au Brésil, en Uruguay, Colombie, au Guatemala et au Mexique, le président américain devrait mettre d'accent sur le renforcement des liens commerciaux, la lutte anti-drogue et les énergies alternatives, comme les biocarburants.
Mais il aborde ce voyage en position de faiblesse. La prise du Congrès par les démocrates et un sentiment protectionniste de plus en plus fort menacent les accords de libre-échange qu'il appelle de ses voeux. En outre, s'il a l'autorité de négocier de manière accélérée de tels accords, cette prérogative, accordée par le Congrès, expire le 1er juillet et son renouvellement paraît loin d'être acquis.
Les hôtes de M. Bush sont conscients de son statut de «canard boiteux» aux États-Unis, en fin de mandat et plombé par une cote de confiance toujours aussi basse. Et, impopulaire dans le monde entier, le président américain l'est tout autant dans cette région, où les liens avec le grand voisin du Nord sont traditionnellement un thème sensible et l'hostilité anti-américaine jamais bien loin...
Grand détracteur du chef de la Maison-Blanche, le président vénézuélien Hugo Chavez accuse ce dernier, qu'il traite de «roi des envahisseurs et des menteurs», de vouloir avec ce voyage créer des dissensions entre Caracas et ses voisins.
Ami du dirigeant cubain Fidel Castro, Chavez incarne une nouvelle gauche radicale hostile aux États-Unis, avec ses homologues bolivien Evo Morales et équatorien Rafael Correa. «L'influence de Chavez est "cancéreuse"», affirme Kenneth Rogoff, professeur à Harvard et ancien chef économiste au Fonds monétaire international (FMI). «C'est un moment très dangereux, les intérêts à long terme des États-Unis pourraient être profondément menacés.»
Le sous-secrétaire d'État américain Nicholas Burns a qualifié 2007 d'«année d'engagement» de Washington envers l'Amérique latine, zone largement ignorée par la Maison-Blanche de Bush. La région a «désespérément besoin de l'attention des États-Unis», selon M. Rogoff. «Nous l'avons trop ignorée pendant trop longtemps, surtout maintenant qu'il y a un grand virage à gauche» sur le continent.
Ne voulant pas arriver les mains vides dans cette partie du monde où l'action américaine évoque dépenses militaires et anti-drogue, Bush a annoncé avant son départ une série de programmes axés sur le social: éducation, logement santé.
Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, l'aide américaine à l'Amérique latine a doublé, à 1,6 milliards de dollars par an. Son principal bénéficiaire est la Colombie dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic.
Du coup, Bush a annoncé l'affectation d'un navire médicalisé qui circulera dans les ports de la région, la création d'un centre de formation pour les professionnels de la santé au Panama, l'affectation de 75 millions de dollars sur trois ans pour aider les jeunes de la région à améliorer leur anglais et étudier aux États-Unis, et enfin le déblocage de 385 millions de dollars supplémentaires pour l'aide au logement.
Le président Bush «se rend dans une région du monde (...) où il espère laisser un héritage positif», souligne Geoff Thale, du Bureau de Washington sur l'Amérique latine, une ONG qui fait la promotion de la démocratie. Reste à savoir si ce déplacement permettra d'«accomplir quoi que ce soit», ajoute-t-il.
Durant sa campagne en 2000, M. Bush avait annoncé que l'Amérique latine serait «un engagement fondamental de (sa) présidence». Peu après son investiture, il avait plaidé lors d'un «Sommet des Amériques» organisé à Québec pour une zone de libre-échange continentale s'étendant de l'Alaska au cap Horn.
Mais les attentats du 11 septembre 2001 ont modifié ses priorités. «Étant donné les circonstances avec l'attention portée au Moyen-Orient, l'Amérique latine a reçu moins d'attention qu'habituellement», explique Peter DeShazo, secrétaire d'État adjoint pour les affaires américaines jusqu'en 2004.
Le projet d'accord commercial à l'échelle du continent n'est plus du tout à l'ordre du jour. Un bloc économique rival s'est formé, le Mercosur, qui intègre le Brésil, première économie sud-américaine, l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay et le Venezuela.
M. Bush cherche désormais à nouer des accords commerciaux bilatéraux avec les pays de la région, dont trois semblent en voie d'aboutir avec le Pérou, la Colombie et le Panama. Un accord de libre-échange est également en cours de négociation avec l'Uruguay.
http://www2.canoe.com/infos/internation ... 22142.html
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3000 personnes pour la paix à Hermanville-sur-Mer
06/03/2007 - Ouest France
Pari réussi pour cette manifestation.
Environ 3000 personnes se sont mobilisés pour écrire le mot « paz » (paix) sur le sable d’Hermanville-sur-Mer.
« Qu’est-ce qu’on est heureux ! » lâche Janou Bonnel, de l’Association normande de soutien Ingrid Betancourt, quelques minutes après la manifestation. Dominique, un gaillard du comité de soutien de Tours, se détend enfin : « Il y a une heure et demie, je n’y croyais pas ! » Mais c’est fait. Il y a près de 3 000 personnes ce dimanche après-midi sur la place de la Brèche d’Hermanville-sur-Mer, au nord de Caen. Elles sont venues écrire le mot « paz » (paix) sur le sable, aux couleurs du drapeau colombien. Les casquettes sont jaunes pour le P ; bleues pour le A; rouges pour le Z. Les trois lettres ont dessiné, vu du ciel, le mot symbolique. L’image doit déjà traverser les frontières pour porter le message de soutien aux otages détenus en Colombie dont Ingrid Betancourt et Clara Rojas.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
De imbéciles a infames. ¿Y de la Nestlé qué?
La temperatura por el debate político en Colombia se mide por la altisonancia de las expresiones verborreicas por el Miniführer narcoparamilitar. La intemperancia del Miniführer frente a los opositores políticos insurgentes permite se le describa como el que anda por ahí, sin guía, sin apoyo, como un imbécil. La visita del no invitado, escribe Melquizedec Torremolinos.
Por Melquizedec Torremolinos, ANNCOL
La temperatura por el debate político en Colombia se mide por la altisonancia de las expresiones lanzadas desde la oposición, o desde los voceros gubernamentales. Asistimos a un verborreico debate en el que comenzando por el Miniführer, con su actitud de “gallito” de pelea contra el más mínimo asomo de salpicar su enlodado nombre y reputación; hasta la parsimonia de su Ministro del Interior que se queja porque los del Polo Democrático llaman y califican el país por el que transitamos de régimen narcoparamilitar.
La temperatura por el debate político en Colombia se mide por la altisonancia de las expresiones lanzadas desde la oposición, o desde los voceros gubernamentales. Asistimos a un verborreico debate en el que comenzando por el Miniführer, con su actitud de “gallito” de pelea contra el más mínimo asomo de salpicar su enlodado nombre y reputación; hasta la parsimonia de su Ministro del Interior que se queja porque los del Polo Democrático llaman y califican el país por el que transitamos de régimen narcoparamilitar.
El ZORRO Vrs. elGOBERNADOR
Un peculiar estilo para referirse el Miniführer a los voceros de la Insurgencia es el aplicado contra el Comandante del Secretariado de las Farc-ep, IVAN MARQUEZ. En semanas pasadas tildó expresamente al Jefe guerrillero de pretencioso editorialista, a juzgar por sus artículos que son publicados en varios medios de la web, entre ellos anncol.org. La semana pasada vuelve, lanza en ristre, contra el Comandante Guerrillero IVAN MARQUZ, en tono nervioso y persistente “él sabe porqué se lo digo” exhortaba a que le diera su ubicación en la selva colombiana. El tono prepotente y amenazador contra su enemigo de clase alzado en armas, repetía la angustiosa necesidad de cosechar trofeos bélicos tan escasos de mostrar en esta confrontación. La respuesta por parte del Insurgente, cual saeta de doble filo, no se hizo esperar: que es propio de un IMBECIL como el Miniführer, pretender que el adversario y contrario en el conflicto armado le indique en dónde se encuentra.
Efectivamente, el Minifhurer- que aún ostenta el grado de Presidente- es un tonto, con muy escasa razón a su favor, lo cual le permite a su adversario político armado presentarlo como a un necio e ignorante que no sabe para donde anda. La soledad de su gestión gubernamental lo presenta al país como alguien sin apoyo, sin guía. El descalabro por su protagonismo directo en el escándalo de la Narco-para-política lo lleva a necedades.
La intemperancia del Miniführer frente a los opositores políticos insurgentes permite se le describa como el que anda por ahí, sin guía, sin apoyo, como un imbécil.
El Comandante guerrillero IVAN MARQUEZ, aparece como el justiciero Zorro, que para satisfacción de su ejército popular, agravia con indeleble marca al necio gobernante.
La visita del no invitado y el mal llegado...
El efecto de resultado desastroso que el Gobierno enfrenta en el campo diplomático de las relaciones internacionales, hace que su equipo diplomático esté paralizado y huérfano de iniciativas. Los elogios mutuos que los Medios de Alienación Masiva le propinaron por la designación del fugado de las Farc-ep como nuevo Canciller; muy pronto demuestran que es precisamente el Miniführer el directo responsable de su desgobierno. Total falta de respeto a la soberanía popular significó que el nuevo Canciller, dado su estado paranoico obliga someterse a tratamiento psiquiátrico, para lo cual requiere de un compás de espera para lograr desempeñarse a sus cabales y en el papel de Canciller.
Ante la anunciada visita del amo imperial, Mr. Bush, ni el Canciller, ni el Embajador en U.S.A son quienes explican al mundo los efectos de la escandalosa situación por la que atraviesa el Miniführer, debido a la Narcopolítica. Fueron desplazados por un Senador norteamericano quien dora la píldora y explica que los escándalos tras rejas de los cercanos e inmediatos al equipo del Minifhurer Presidente son resultado de su plan de “desmovilización” del paramilitarismo. El Centurión gringo es quien habla cual defensor de oficio del gobierno del Miniführer; en momentos en que el Gran Cipayo no está en las mejores condiciones anímicas, ni de liderazgo, para afrontar la incomoda visita a Colombia, anunciada por su amo imperial.
Al interior del ministro sin interior
Por similar estilo de comportamiento anda el titular Ministro del Interior, cuando frente a la crítica del senador Robledo del Polo Democrático que en Colombia asistimos a un Estado Paramilitar; el oligarca de apellido HOLGUIN califica a su opositor político de INFAME. La oposición política de civil, en un escenario de combinación de las diferentes formas de lucha como sucede en Colombia- es censurada, vilipendiada, puesta en la picota del desprestigio por repetir, que es voz unánime, que el proyecto contrainsurgente paramilitar permeó todos los niveles de la sociedad colombiana; en el que un Estado Social de Derecho Constitucional es reemplazado por un ParaEstado; lo cual dimensiona la titánica tarea de profundos y definitivos cambios que han de darse al triunfo y construcción de la Nueva Colombia.
De manera que el fallido gobierno del Miniführer y su oligárquico Ministro del Interior al enfilar contra la oposición política insurgente y contra la oposición política desarmada coinciden en necedad. Sabido es que la necedad es intelectual, puesto que es un defecto de la inteligencia; en tanto que la imbecilidad es patológica, puesto que pertenece al cuadro de las enfermedades que circunda al Miniführer, Ministro del Interior y al fugado Canciller.
De la COCA a la LECHE
En su afán deliberante, oficiales del ejército colombiano difunden - a raíz de un ataque a las instalaciones de la multinacional Nestlé en el Caqueta- que las Farc-ep quieren ahora dominar el monopolio y mercado de la leche en esas vastas regiones. La noticia la difunden como una elaborada inteligencia del ejército y encauzan a la opinión sobre la base que contando con la difusión y control de los Medios de Alienación Masiva, todo lo anunciado por el “tocado” ejército colombiano es santa palabra, cual breviario bíblico.
En esto de la Narcoparapolítica se demuestra que el proyecto paramilitar como instrumento contrainsurgente, encontró en el corrupto sistema politiquero colombiano un verdadero caldo de cultivo para su expansión. Todas las regiones del país colombiano amamantaron de el por lo cual está por destaparse en cada región, Departamento por Departamento, cuartel por cuartel y Brigada por Brigada, el sortilegio de tal engendro.
Está demostrado el beneficio de quienes lo respaldaron e impulsaron siendo los principales beneficiarios los Latifundistas Ganaderos y la jurisdicción militar del burocrático ejército colombiano. Precisamente, uno de los beneficiarios directos del paramilitarismo ha sido el Hato Ganadero Lechero. A ojo de buen cubero, si se dio una acción militar insurgente contra las instalaciones de la multinacional NESTLÉ en el Caquetá, pudo obedecer a una acción coactiva de la Insurgencia por no acatar la imposición tributaria de las leyes 01 y 02. De ser así, se darán en serie, acciones similares en otras regiones de Colombia donde asientan intereses financieros fraudulentos de la Compañía Suiza Nestlé. De no, que respondan por las componendas del lucrativo negocio de la leche, un artículo de primera necesidad para el consumo humano y que resulta prohibitivo para mas de 25 millones de colombianos.
La agudización del conflicto armado en Colombia apunta a que el lucrativo rubro del negocio de la Leche, sea develado. Los corifeos paramilitares del hato ganadero lechero en Colombia deben responder, así como su principal y estratégico aliado comercial, beneficiario y usufructuario de la genocida motosierra contra el desplazado y expropiado campesino colombiano: la multinacional suiza Nestlé. En el mapa político colombiano se encuentran sus instalaciones en la cuna y centro del experimento narco-paramilitar. Por mencionar tan solo el sur del Cesar, los intereses ganaderos de la mafiosa y oligárquica familia de los ARAUJO y otros de sus pelambres desde Valledupar hasta Pamplona, están instalados en altos cargos de la multinacional Nestlé. En esa nomina de ejecutivos “nacionales” aparecen miembros de familias con antecedentes en el narcotráfico.
La labor de “inteligencia” del ejército desplaza el cargo de beneficiarios de la coca, para ahora endilgárselo al lucrativo negocio de la leche. Todo parece indicar, con lógica explicación, que ha llegado el turno de destapar a los beneficiarios directos del narco-paramilitarismo, así mantengan aún, en la Presidencia de turno al necio y Reelegido paramilitar
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2890
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En medio de una crisis sin precedentes, donde cada día se conocen nuevos vínculos entre miembros del gobierno colombiano, grupo de narcotraficantes y terroristas paramilitares, ha desatado una virulenta campaña contra la oposición a la cual califica como terroristas de civil, narcotraficantes o cómplices de guerrilleros de las FARC-EP. Correspondió el turno a la AJPL por organizar en Estocolmo un Foro sobre el Conflicto colombiano y los juicios contra Sonia y Simón Trinidad, escribe Miguel Suárez.
Por Miguel Suárez *
En medio de una crisis sin precedentes, donde cada día se conocen nuevos vínculos entre miembros del gobierno, grupo de narcotraficantes y terroristas paramilitares, el gobierno de Álvaro Uribe Vélez con el apoyo de los medios de desinformación al servicio de guerra, ha desatado una virulenta campaña contra la oposición a la cual califica como terroristas de civil, narcotraficantes o cómplices de guerrilleros de las Farc-EP.
La campaña ha arreciado luego de que la corte suprema de justicia dictara orden de detención del senador Álvaro Araujo Castro, quien sentenció que si venían por él, venían también por el presidente, o sea por Álvaro Uribe Vélez.
Álvaro Araujo Castro y su padre han sido detenidos dentro del espectáculo conocido como “la parapolitica” donde más de cien políticos, funcionarios y senadores uribista, terminaron presos, prófugos, sindicados o mencionados por
sus vínculos con los narcotraficantes.
Dentro de esa siniestra campaña contra la oposición, Álvaro Uribe Vélez ha llamado a personajes como Carlos Gaviria, presidente del Polo Democrático Alternativo; a los senadores Gustavo Petro y Piedad Córdoba, al representante a la Cámara, Wilson Borja; a la dirigente del PDA, Gloria Cuartas y al director de la Corporación Arco Iris, León Valencia, como terroristas de Civil y al director del semanario Voz y miembro del Partido Comunista Colombiano, Carlos Lozano como “cómplice de las FARC”.
Ya el año pasado Uribe había hecho acusaciones similares contra el ex ministro de guerra de esa oligarquía Rafael Pardo, a quien acusaron de tener un pacto secreto con las Farc-EP.
Pero la macartización de la oposición no se ha quedado en Colombia, a través de sus medios al servicio de la guerra y de sus cuarteles policiales llamados embajadas, se persigue ahora a la Asociación Jaime Pardo Leal, cuya presidenta Cecilia Calero ha sido señalada como una guerrillera, según el vicepresidente de la oligarquía colombiana, Francisco Santos; “hija de un muy alto comandante de las FARC-EP” y sus miembros como guerrilleros, según un periodista del medio al servicio de la guerra denominado “Radio La W”.
Mostrando su servilismo y compromiso con la guerra uno de los periodistas, sin conocer siquiera Estocolmo, dijo que la Asociación Jaime Pardo Leal, era una oficina de información de las Farc.
Estos señalamientos y órdenes públicas de asesinar, porque cuando ellos señalan a una persona como guerrillera es una orden cifrada a sus sicarios para matar, se debe a que la Asociación Jaime Pardo Leal, en conjunto con la Asociación chilena Víctor Jara, la organización sueca de trabajadores, ABF, y la Red de Solidaridad con Latinoamérica, Resocal, organizan en Estocolmo un Foro sobre Colombia, donde se hablara del juicio contra Simón Trinidad y Sonia, guerrilleros de las Farc extraditados a los Estados Unidos con los cuales, bajo montajes, pretenden juzgar a ese grupo político alzado en armas.
Para tratar de torpedear el acto, los fascistas colombianos anunciaron que enviaran una “protesta no formal” al gobierno sueco, que según el vicepresidente Francisco Santos, acuso al gobierno de este país de Colombia ser “facilitador de paz” y en Suecia de “fomentar la guerra”
Los fascistas colombianos como de costumbre y sin mostrar pruebas y por medio de sus medios de desinformación al ido mas lejos y han dicho que la Asociación Jaime Pardo Leal es una organización de narcotraficantes.
Es de tener en cuenta que el régimen fascista colombiano dijo haber organizado “100 mil amigos” para realizar las operaciones que ellos les ordenen y dentro de este marco, coordinados desde su embajada en Estocolmo se
persigue y se hace inteligencia a ciudadanos suecos y nórdicos en general, razón por la cual la Asociación Jaime Pardo Leal los demando ante la policía y muy seguramente basados en las palabras de Francisco Santos quien afirmó que estaban investigando Cecilia Calero, serán de nuevo demandados, ya que realizan acciones de espionaje a ciudadanos suecos. como lo es la presidenta de la Asociación Jaime Pardo Leal.
La Asociación Jaime Pardo Leal, es una organización de colombianos exiliados políticos de la Unión Patriótica y del Partido Comunista Colombiano, residentes en Suecia y su objetivo es denunciar las violaciones de los Derechos Humanos y la situación colombiana en general.
La persecución de los exiliados políticos, ha sido una constante en los gobiernos de la oligarquía colombiana, que al no poder asesinarlos ni cooptarles quieres silenciarlos.
La mejor muestra de solidaridad con la Asociación Jaime Pardo Leal, es asistir este lunes 12 de marzo al Foro.
*Director de Radio Café Stéreo
www.ajpl.nu/radio
info@ajpl.nu
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Información sobre el Foro:
Acto de Lanzamiento de "Campaña europea Free Simón & Sonia" en Estocolmo.
Para los días 12, 13 y 14 de marzo en Estocolmo, jornada de solidaridad con Simón Trinidad y Sonia, miembros de las Farc extraditados a los Estados Unidos por el gobierno de Uribe Vélez.
Invitados internacionales de diferentes países intervendrán en el evento central el día 12 de marzo en la sede principal de la ABF de la capital sueca. “El abogado norteamericano Paul Wolf, el médico antropólogo y ex-miembro de la Comisión de Personalidades en el pasado proceso de paz, Alberto Pinzón.
Organizan: Asociación Jaime Pardo Leal, Asociación Víctor Jara y Red de Solidaridad con Latinoamérica, Resocal, con el apoyo de la ABF.
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2891
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La visita de Bush
McGovern congresista estadounidense en reciente visita a Colombia, declaró que los colombianos se pueden quedar con Bush cuando venga y que después nos mandarían a Dick Cheney, el vicepresidente. Ambos tienen el prestigio de haber desatado la guerra criminal contra Irak, causando miles de muertos de todas las edades y género…escribe Apolinar Díaz – Callejas.
[Apolinar Díaz – Callejas ]
El presidente gringo George W. Bush llegará a Bogotá el próximo domingo, para visitar por unos minutos al jefe del gobierno colombiano Álvaro Uribe. Se informó hace días que llegaría acompañado de 800 soldados norteamericanos disfrazados de civiles y que a su vez Uribe ha organizado la protección del presidente Bush con veintiún mil soldados colombianos.
El representante a la Cámara de Estados Unidos James P. McGovern, aprovechó sus días en Colombia para visitar el sector de Cazucá, llegando hasta Altos de la Florida. Según relato de El Tiempo (edición 05 de marzo), único diario de circulación nacional de Colombia, pronorteamericano y cada vez más uribista clandestino, el congresista McGovern entró a algunas de las casas miserables en que viven las gentes y conversó con una mujer desplazada que huyó del Guaviare.
A falta de asientos se sentó en un viejo pupitre. Se enteró que el único servicio que tienen es el de energía eléctrica y que el municipio les argumenta “que por estar ilegalmente no les pueden poner los servicios”. MacGovern se enfureció y recordó que hace 4 años estuvo en esa región y lo que veía era que nada había cambiado. Anunció que en el Congreso norteamericano de mayoría demócrata trataría de que el Plan Colombia no se utilice exclusivamente en ayuda militar sino para las víctimas de la violencia de Colombia. Hizo énfasis, en que en el Congreso actual de los Estados Unidos se cambiará el rumbo militarista del Plan Colombia, convertido por Bush y Uribe en instrumento para la guerra y no para la solución de los problemas de la gente.
Con buen sentido del humor McGovern declaró que los colombianos se pueden quedar con Bush cuando venga y que después nos mandarían a Dick Cheney, el vicepresidente. Ambos tienen el prestigio de haber desatado la guerra criminal contra Irak, causando miles de muertos de todas las edades y género, a la vez que han sido destruídos los componentes de la organización social de aquel país y fué asesinado el jefe de gobierno de esa nación Saddam Hussein. El pueblo norteamericano, en forma mayoritaria, repudia esa guerra y la política de Bush, precisamente cuando el gobierno colombiano de Uribe es señalado como uno de los gobernantes de América Latina más sometido y entregado a la política de Bush tanto en la guerra de Irak como en el manejo de los problemas de empleo y de carácter social de los propios Estados Unidos. A lo anterior se agrega un nuevo escándalo del presidente George W. Bush, pues The Washington Post ha revelado las lamentables y oprobiosas condiciones en las que “son atendidos los heridos y veteranos de las guerras de Irak y Afganistán en el Hospital Militar Walter Reed, en el área metropolitana de Washington”.
El Senador demócrata Schumer, declaró al respecto que “hombres y mujeres están sirviendo a su país en la forma más honorable y valiente posible y todo lo que nosotros les damos es un edificio dilapidado, infectado de ratas”. La cuestión es tan grave que Bush ha tenido que convocar una comisión presidencial bipartidista para que revisen el sistema de salud que se ofrece a los soldados. En Colombia, por el contrario, la solución del presidente Uribe a todos los problemas es el de echar más bala, aumentar la violencia y la guerra y encarcelar a miles de personas acusadas de guerrilleras por denunciantes que reciben una paga por hacerlo. Son testimonios comprados.
Es la porquería de utilizar testimonios pagados para encarcelar a gente común y corriente de Colombia. En esto se parecen, indudablemente, Bush y Uribe Vélez.
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2892
La temperatura por el debate político en Colombia se mide por la altisonancia de las expresiones verborreicas por el Miniführer narcoparamilitar. La intemperancia del Miniführer frente a los opositores políticos insurgentes permite se le describa como el que anda por ahí, sin guía, sin apoyo, como un imbécil. La visita del no invitado, escribe Melquizedec Torremolinos.
Por Melquizedec Torremolinos, ANNCOL
La temperatura por el debate político en Colombia se mide por la altisonancia de las expresiones lanzadas desde la oposición, o desde los voceros gubernamentales. Asistimos a un verborreico debate en el que comenzando por el Miniführer, con su actitud de “gallito” de pelea contra el más mínimo asomo de salpicar su enlodado nombre y reputación; hasta la parsimonia de su Ministro del Interior que se queja porque los del Polo Democrático llaman y califican el país por el que transitamos de régimen narcoparamilitar.
La temperatura por el debate político en Colombia se mide por la altisonancia de las expresiones lanzadas desde la oposición, o desde los voceros gubernamentales. Asistimos a un verborreico debate en el que comenzando por el Miniführer, con su actitud de “gallito” de pelea contra el más mínimo asomo de salpicar su enlodado nombre y reputación; hasta la parsimonia de su Ministro del Interior que se queja porque los del Polo Democrático llaman y califican el país por el que transitamos de régimen narcoparamilitar.
El ZORRO Vrs. elGOBERNADOR
Un peculiar estilo para referirse el Miniführer a los voceros de la Insurgencia es el aplicado contra el Comandante del Secretariado de las Farc-ep, IVAN MARQUEZ. En semanas pasadas tildó expresamente al Jefe guerrillero de pretencioso editorialista, a juzgar por sus artículos que son publicados en varios medios de la web, entre ellos anncol.org. La semana pasada vuelve, lanza en ristre, contra el Comandante Guerrillero IVAN MARQUZ, en tono nervioso y persistente “él sabe porqué se lo digo” exhortaba a que le diera su ubicación en la selva colombiana. El tono prepotente y amenazador contra su enemigo de clase alzado en armas, repetía la angustiosa necesidad de cosechar trofeos bélicos tan escasos de mostrar en esta confrontación. La respuesta por parte del Insurgente, cual saeta de doble filo, no se hizo esperar: que es propio de un IMBECIL como el Miniführer, pretender que el adversario y contrario en el conflicto armado le indique en dónde se encuentra.
Efectivamente, el Minifhurer- que aún ostenta el grado de Presidente- es un tonto, con muy escasa razón a su favor, lo cual le permite a su adversario político armado presentarlo como a un necio e ignorante que no sabe para donde anda. La soledad de su gestión gubernamental lo presenta al país como alguien sin apoyo, sin guía. El descalabro por su protagonismo directo en el escándalo de la Narco-para-política lo lleva a necedades.
La intemperancia del Miniführer frente a los opositores políticos insurgentes permite se le describa como el que anda por ahí, sin guía, sin apoyo, como un imbécil.
El Comandante guerrillero IVAN MARQUEZ, aparece como el justiciero Zorro, que para satisfacción de su ejército popular, agravia con indeleble marca al necio gobernante.
La visita del no invitado y el mal llegado...
El efecto de resultado desastroso que el Gobierno enfrenta en el campo diplomático de las relaciones internacionales, hace que su equipo diplomático esté paralizado y huérfano de iniciativas. Los elogios mutuos que los Medios de Alienación Masiva le propinaron por la designación del fugado de las Farc-ep como nuevo Canciller; muy pronto demuestran que es precisamente el Miniführer el directo responsable de su desgobierno. Total falta de respeto a la soberanía popular significó que el nuevo Canciller, dado su estado paranoico obliga someterse a tratamiento psiquiátrico, para lo cual requiere de un compás de espera para lograr desempeñarse a sus cabales y en el papel de Canciller.
Ante la anunciada visita del amo imperial, Mr. Bush, ni el Canciller, ni el Embajador en U.S.A son quienes explican al mundo los efectos de la escandalosa situación por la que atraviesa el Miniführer, debido a la Narcopolítica. Fueron desplazados por un Senador norteamericano quien dora la píldora y explica que los escándalos tras rejas de los cercanos e inmediatos al equipo del Minifhurer Presidente son resultado de su plan de “desmovilización” del paramilitarismo. El Centurión gringo es quien habla cual defensor de oficio del gobierno del Miniführer; en momentos en que el Gran Cipayo no está en las mejores condiciones anímicas, ni de liderazgo, para afrontar la incomoda visita a Colombia, anunciada por su amo imperial.
Al interior del ministro sin interior
Por similar estilo de comportamiento anda el titular Ministro del Interior, cuando frente a la crítica del senador Robledo del Polo Democrático que en Colombia asistimos a un Estado Paramilitar; el oligarca de apellido HOLGUIN califica a su opositor político de INFAME. La oposición política de civil, en un escenario de combinación de las diferentes formas de lucha como sucede en Colombia- es censurada, vilipendiada, puesta en la picota del desprestigio por repetir, que es voz unánime, que el proyecto contrainsurgente paramilitar permeó todos los niveles de la sociedad colombiana; en el que un Estado Social de Derecho Constitucional es reemplazado por un ParaEstado; lo cual dimensiona la titánica tarea de profundos y definitivos cambios que han de darse al triunfo y construcción de la Nueva Colombia.
De manera que el fallido gobierno del Miniführer y su oligárquico Ministro del Interior al enfilar contra la oposición política insurgente y contra la oposición política desarmada coinciden en necedad. Sabido es que la necedad es intelectual, puesto que es un defecto de la inteligencia; en tanto que la imbecilidad es patológica, puesto que pertenece al cuadro de las enfermedades que circunda al Miniführer, Ministro del Interior y al fugado Canciller.
De la COCA a la LECHE
En su afán deliberante, oficiales del ejército colombiano difunden - a raíz de un ataque a las instalaciones de la multinacional Nestlé en el Caqueta- que las Farc-ep quieren ahora dominar el monopolio y mercado de la leche en esas vastas regiones. La noticia la difunden como una elaborada inteligencia del ejército y encauzan a la opinión sobre la base que contando con la difusión y control de los Medios de Alienación Masiva, todo lo anunciado por el “tocado” ejército colombiano es santa palabra, cual breviario bíblico.
En esto de la Narcoparapolítica se demuestra que el proyecto paramilitar como instrumento contrainsurgente, encontró en el corrupto sistema politiquero colombiano un verdadero caldo de cultivo para su expansión. Todas las regiones del país colombiano amamantaron de el por lo cual está por destaparse en cada región, Departamento por Departamento, cuartel por cuartel y Brigada por Brigada, el sortilegio de tal engendro.
Está demostrado el beneficio de quienes lo respaldaron e impulsaron siendo los principales beneficiarios los Latifundistas Ganaderos y la jurisdicción militar del burocrático ejército colombiano. Precisamente, uno de los beneficiarios directos del paramilitarismo ha sido el Hato Ganadero Lechero. A ojo de buen cubero, si se dio una acción militar insurgente contra las instalaciones de la multinacional NESTLÉ en el Caquetá, pudo obedecer a una acción coactiva de la Insurgencia por no acatar la imposición tributaria de las leyes 01 y 02. De ser así, se darán en serie, acciones similares en otras regiones de Colombia donde asientan intereses financieros fraudulentos de la Compañía Suiza Nestlé. De no, que respondan por las componendas del lucrativo negocio de la leche, un artículo de primera necesidad para el consumo humano y que resulta prohibitivo para mas de 25 millones de colombianos.
La agudización del conflicto armado en Colombia apunta a que el lucrativo rubro del negocio de la Leche, sea develado. Los corifeos paramilitares del hato ganadero lechero en Colombia deben responder, así como su principal y estratégico aliado comercial, beneficiario y usufructuario de la genocida motosierra contra el desplazado y expropiado campesino colombiano: la multinacional suiza Nestlé. En el mapa político colombiano se encuentran sus instalaciones en la cuna y centro del experimento narco-paramilitar. Por mencionar tan solo el sur del Cesar, los intereses ganaderos de la mafiosa y oligárquica familia de los ARAUJO y otros de sus pelambres desde Valledupar hasta Pamplona, están instalados en altos cargos de la multinacional Nestlé. En esa nomina de ejecutivos “nacionales” aparecen miembros de familias con antecedentes en el narcotráfico.
La labor de “inteligencia” del ejército desplaza el cargo de beneficiarios de la coca, para ahora endilgárselo al lucrativo negocio de la leche. Todo parece indicar, con lógica explicación, que ha llegado el turno de destapar a los beneficiarios directos del narco-paramilitarismo, así mantengan aún, en la Presidencia de turno al necio y Reelegido paramilitar
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2890
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En medio de una crisis sin precedentes, donde cada día se conocen nuevos vínculos entre miembros del gobierno colombiano, grupo de narcotraficantes y terroristas paramilitares, ha desatado una virulenta campaña contra la oposición a la cual califica como terroristas de civil, narcotraficantes o cómplices de guerrilleros de las FARC-EP. Correspondió el turno a la AJPL por organizar en Estocolmo un Foro sobre el Conflicto colombiano y los juicios contra Sonia y Simón Trinidad, escribe Miguel Suárez.
Por Miguel Suárez *
En medio de una crisis sin precedentes, donde cada día se conocen nuevos vínculos entre miembros del gobierno, grupo de narcotraficantes y terroristas paramilitares, el gobierno de Álvaro Uribe Vélez con el apoyo de los medios de desinformación al servicio de guerra, ha desatado una virulenta campaña contra la oposición a la cual califica como terroristas de civil, narcotraficantes o cómplices de guerrilleros de las Farc-EP.
La campaña ha arreciado luego de que la corte suprema de justicia dictara orden de detención del senador Álvaro Araujo Castro, quien sentenció que si venían por él, venían también por el presidente, o sea por Álvaro Uribe Vélez.
Álvaro Araujo Castro y su padre han sido detenidos dentro del espectáculo conocido como “la parapolitica” donde más de cien políticos, funcionarios y senadores uribista, terminaron presos, prófugos, sindicados o mencionados por
sus vínculos con los narcotraficantes.
Dentro de esa siniestra campaña contra la oposición, Álvaro Uribe Vélez ha llamado a personajes como Carlos Gaviria, presidente del Polo Democrático Alternativo; a los senadores Gustavo Petro y Piedad Córdoba, al representante a la Cámara, Wilson Borja; a la dirigente del PDA, Gloria Cuartas y al director de la Corporación Arco Iris, León Valencia, como terroristas de Civil y al director del semanario Voz y miembro del Partido Comunista Colombiano, Carlos Lozano como “cómplice de las FARC”.
Ya el año pasado Uribe había hecho acusaciones similares contra el ex ministro de guerra de esa oligarquía Rafael Pardo, a quien acusaron de tener un pacto secreto con las Farc-EP.
Pero la macartización de la oposición no se ha quedado en Colombia, a través de sus medios al servicio de la guerra y de sus cuarteles policiales llamados embajadas, se persigue ahora a la Asociación Jaime Pardo Leal, cuya presidenta Cecilia Calero ha sido señalada como una guerrillera, según el vicepresidente de la oligarquía colombiana, Francisco Santos; “hija de un muy alto comandante de las FARC-EP” y sus miembros como guerrilleros, según un periodista del medio al servicio de la guerra denominado “Radio La W”.
Mostrando su servilismo y compromiso con la guerra uno de los periodistas, sin conocer siquiera Estocolmo, dijo que la Asociación Jaime Pardo Leal, era una oficina de información de las Farc.
Estos señalamientos y órdenes públicas de asesinar, porque cuando ellos señalan a una persona como guerrillera es una orden cifrada a sus sicarios para matar, se debe a que la Asociación Jaime Pardo Leal, en conjunto con la Asociación chilena Víctor Jara, la organización sueca de trabajadores, ABF, y la Red de Solidaridad con Latinoamérica, Resocal, organizan en Estocolmo un Foro sobre Colombia, donde se hablara del juicio contra Simón Trinidad y Sonia, guerrilleros de las Farc extraditados a los Estados Unidos con los cuales, bajo montajes, pretenden juzgar a ese grupo político alzado en armas.
Para tratar de torpedear el acto, los fascistas colombianos anunciaron que enviaran una “protesta no formal” al gobierno sueco, que según el vicepresidente Francisco Santos, acuso al gobierno de este país de Colombia ser “facilitador de paz” y en Suecia de “fomentar la guerra”
Los fascistas colombianos como de costumbre y sin mostrar pruebas y por medio de sus medios de desinformación al ido mas lejos y han dicho que la Asociación Jaime Pardo Leal es una organización de narcotraficantes.
Es de tener en cuenta que el régimen fascista colombiano dijo haber organizado “100 mil amigos” para realizar las operaciones que ellos les ordenen y dentro de este marco, coordinados desde su embajada en Estocolmo se
persigue y se hace inteligencia a ciudadanos suecos y nórdicos en general, razón por la cual la Asociación Jaime Pardo Leal los demando ante la policía y muy seguramente basados en las palabras de Francisco Santos quien afirmó que estaban investigando Cecilia Calero, serán de nuevo demandados, ya que realizan acciones de espionaje a ciudadanos suecos. como lo es la presidenta de la Asociación Jaime Pardo Leal.
La Asociación Jaime Pardo Leal, es una organización de colombianos exiliados políticos de la Unión Patriótica y del Partido Comunista Colombiano, residentes en Suecia y su objetivo es denunciar las violaciones de los Derechos Humanos y la situación colombiana en general.
La persecución de los exiliados políticos, ha sido una constante en los gobiernos de la oligarquía colombiana, que al no poder asesinarlos ni cooptarles quieres silenciarlos.
La mejor muestra de solidaridad con la Asociación Jaime Pardo Leal, es asistir este lunes 12 de marzo al Foro.
*Director de Radio Café Stéreo
www.ajpl.nu/radio
info@ajpl.nu
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Información sobre el Foro:
Acto de Lanzamiento de "Campaña europea Free Simón & Sonia" en Estocolmo.
Para los días 12, 13 y 14 de marzo en Estocolmo, jornada de solidaridad con Simón Trinidad y Sonia, miembros de las Farc extraditados a los Estados Unidos por el gobierno de Uribe Vélez.
Invitados internacionales de diferentes países intervendrán en el evento central el día 12 de marzo en la sede principal de la ABF de la capital sueca. “El abogado norteamericano Paul Wolf, el médico antropólogo y ex-miembro de la Comisión de Personalidades en el pasado proceso de paz, Alberto Pinzón.
Organizan: Asociación Jaime Pardo Leal, Asociación Víctor Jara y Red de Solidaridad con Latinoamérica, Resocal, con el apoyo de la ABF.
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2891
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La visita de Bush
McGovern congresista estadounidense en reciente visita a Colombia, declaró que los colombianos se pueden quedar con Bush cuando venga y que después nos mandarían a Dick Cheney, el vicepresidente. Ambos tienen el prestigio de haber desatado la guerra criminal contra Irak, causando miles de muertos de todas las edades y género…escribe Apolinar Díaz – Callejas.
[Apolinar Díaz – Callejas ]
El presidente gringo George W. Bush llegará a Bogotá el próximo domingo, para visitar por unos minutos al jefe del gobierno colombiano Álvaro Uribe. Se informó hace días que llegaría acompañado de 800 soldados norteamericanos disfrazados de civiles y que a su vez Uribe ha organizado la protección del presidente Bush con veintiún mil soldados colombianos.
El representante a la Cámara de Estados Unidos James P. McGovern, aprovechó sus días en Colombia para visitar el sector de Cazucá, llegando hasta Altos de la Florida. Según relato de El Tiempo (edición 05 de marzo), único diario de circulación nacional de Colombia, pronorteamericano y cada vez más uribista clandestino, el congresista McGovern entró a algunas de las casas miserables en que viven las gentes y conversó con una mujer desplazada que huyó del Guaviare.
A falta de asientos se sentó en un viejo pupitre. Se enteró que el único servicio que tienen es el de energía eléctrica y que el municipio les argumenta “que por estar ilegalmente no les pueden poner los servicios”. MacGovern se enfureció y recordó que hace 4 años estuvo en esa región y lo que veía era que nada había cambiado. Anunció que en el Congreso norteamericano de mayoría demócrata trataría de que el Plan Colombia no se utilice exclusivamente en ayuda militar sino para las víctimas de la violencia de Colombia. Hizo énfasis, en que en el Congreso actual de los Estados Unidos se cambiará el rumbo militarista del Plan Colombia, convertido por Bush y Uribe en instrumento para la guerra y no para la solución de los problemas de la gente.
Con buen sentido del humor McGovern declaró que los colombianos se pueden quedar con Bush cuando venga y que después nos mandarían a Dick Cheney, el vicepresidente. Ambos tienen el prestigio de haber desatado la guerra criminal contra Irak, causando miles de muertos de todas las edades y género, a la vez que han sido destruídos los componentes de la organización social de aquel país y fué asesinado el jefe de gobierno de esa nación Saddam Hussein. El pueblo norteamericano, en forma mayoritaria, repudia esa guerra y la política de Bush, precisamente cuando el gobierno colombiano de Uribe es señalado como uno de los gobernantes de América Latina más sometido y entregado a la política de Bush tanto en la guerra de Irak como en el manejo de los problemas de empleo y de carácter social de los propios Estados Unidos. A lo anterior se agrega un nuevo escándalo del presidente George W. Bush, pues The Washington Post ha revelado las lamentables y oprobiosas condiciones en las que “son atendidos los heridos y veteranos de las guerras de Irak y Afganistán en el Hospital Militar Walter Reed, en el área metropolitana de Washington”.
El Senador demócrata Schumer, declaró al respecto que “hombres y mujeres están sirviendo a su país en la forma más honorable y valiente posible y todo lo que nosotros les damos es un edificio dilapidado, infectado de ratas”. La cuestión es tan grave que Bush ha tenido que convocar una comisión presidencial bipartidista para que revisen el sistema de salud que se ofrece a los soldados. En Colombia, por el contrario, la solución del presidente Uribe a todos los problemas es el de echar más bala, aumentar la violencia y la guerra y encarcelar a miles de personas acusadas de guerrilleras por denunciantes que reciben una paga por hacerlo. Son testimonios comprados.
Es la porquería de utilizar testimonios pagados para encarcelar a gente común y corriente de Colombia. En esto se parecen, indudablemente, Bush y Uribe Vélez.
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2892
Colombie : démocratiser la démocratie
Dans un contexte que d’aucuns trouveraient désespérant - crise humanitaire, violences, recul des libertés civiles et régression sociale -, les acteurs sociaux refusent de céder au chantage sécuritaire du président Uribe et se mobilisent pour la défense de leurs droits.
par Mauricio Archila
12 mars 2007
http://risal.collectifs.net/article.php ... ticle=2125
« Le pays doit choisir s’il soutient le renforcement de la ‘sécurité démocratique’ ou s’il opte pour le communisme déguisé qui livrera la patrie aux FARC. » [1] Les paroles du président Álvaro Uribe Vélez indiquent clairement le climat de polarisation dans lequel vit la Colombie. Son évocation anachronique de la Guerre froide divise le pays en deux : il y a d’un côté ceux qui défendent sa politique de « sécurité démocratique », de l’autre ceux qui s’y opposent, qu’il accuse non seulement d’être des « communistes déguisés », mais encore de céder le pays à la plus grande guérilla encore active en Amérique latine. La prise en compte de ce contexte est indispensable si l’on veut comprendre la lutte des secteurs dominés colombiens pour « démocratiser la démocratie ».
La Colombie est l’une des démocraties les plus stables du sous-continent. Mais le fait de n’avoir pas connu les dictatures que les autres pays ont endurées ne l’empêche pas d’être fortement inégalitaire. Il y a certes eu des progrès substantiels en matière de droits civils, politiques, sociaux et culturels, consacrés dans la Constitution de 1991, mais ces avancées sont menacées par la nouvelle droite au pouvoir. L’actuel gouvernement fait montre d’un autoritarisme marqué et s’appuie sur le charisme du président pour chercher à annihiler l’opposition et à « désinstitutionnaliser » la démocratie. Sa politique de « sécurité démocratique » relève plus de la sécurité que de la démocratie, et hormis des réussites partielles - variation des indicateurs de la violence et présence plus affirmée de la force publique -, elle n’a pas entraîné de diminution sensible des violations des droits humains.
Un autre trait significatif du pays a été sa stabilité macroéconomique, également affectée par la rupture du traditionnel « gradualisme », suite à l’ouverture « vers l’intérieur » des derniers lustres. Le néolibéralisme a limité l’action sociale de l’État, à tel point que les dépenses publiques dans ce domaine sont passées de 40% du Produit Intérieur Brut (PIB) dans les années 1980 à 12 % actuellement. La flexibilisation de la main-d’œuvre s’est traduite par une montée du chômage (qui a culminé à 20% en 2000 pour revenir à 13% aujourd’hui), qui à son tour a affaibli le syndicalisme - le taux d’affiliation est de 5% et les mécanismes de négociation couvrent seulement 2% des employés. La signature hâtive du Traité de libre-échange (TLC) avec les États-Unis aggrave la crise des activités de production, spécialement en zones rurales, et risque d’isoler encore un peu plus le pays dans le concert latino-américain. Il entraîne une détérioration de la distribution des revenus et un appauvrissement de la population : en 2002, le coefficient Gini était de 0,60 (pour 0,29 en Europe) et le taux de pauvreté s’élevait à 66 %. Ceci fait effectivement de la Colombie l’un des pays les plus inégalitaires de la planète.
Le dernier aspect propre à la Colombie est la persistance du conflit armé, dont le président Alvaro Uribe Vélez nie le caractère politique pour le réduire à une simple manifestation du terrorisme global. La présence de multiples acteurs - paramilitaires, narcotrafiquants, guérillas et forces de l’État - aux logiques territoriales les plus diverses, a intensifié le conflit au point de générer une profonde crise humanitaire. Même si le taux d’homicide a diminué depuis le milieu des années 1990, il reste très élevé : 66 pour 100 000 habitants, dont 20 % pour des raisons politiques. Les déplacements internes sont eux aussi dramatiques, puisqu’ils touchent presque 10% de la population. La solution poursuivie par l’actuel gouvernement consiste à soumettre militairement les acteurs illégaux pour les obliger à négocier. Cela n’a abouti à aucun résultat concernant la guérilla, qui s’est repliée mais qui est loin d’être vaincue. Avec les paramilitaires par contre, les négociations ont avancé et ont conduit à la démobilisation de 30 000 hommes, parmi lesquels peu seront menés devant la justice (qui de toutes façons prononcera des peines très légères). Leur procès est une mascarade, car non seulement il n’y a ni justice, ni vérité, ni réparation, mais leurs structures demeurent : tous les paramilitaires ne se sont pas démobilisés, beaucoup n’ont pas remis leurs armes et les politiciens, les hommes d’affaires et les militaires qui les soutiennent n’ont pas été inquiétés.
Contre les politiques officielles et pour la défense des droits
Face à ce panorama désolant, les acteurs sociaux colombiens ne sont pas résignés. Bien au contraire, ils luttent pour renforcer leur citoyenneté fragilisée. D’après la base de données du Cinep portant sur les luttes sociales, le nombre de protestations sociales qui ont eu lieu depuis la première élection en 2002 de l’actuel président dépasse la moyenne historique calculée depuis 1975. Six mois avant la fin de son premier mandat, la tendance se maintenait : entre octobre 2005 et mars 2006, 202 actions collectives ont été enregistrées. La population urbaine, les salariés et les étudiants sont à l’origine de près de 75% du total des protestations relevées durant la période analysée, suivis de loin par les travailleurs indépendants, les paysans, les groupes ethniques, et enfin par les entrepreneurs, les femmes et les prisonniers.
Durant le dernier semestre, comme cela a été le cas pendant les quatre années de la première présidence d’Uribe Vélez, les politiques gouvernementales, la violation des droits fondamentaux et la non-exécution des pactes et des lois, ont motivé 57% des luttes sociales. Les services sociaux, la terre et le logement, les services publics et les problèmes environnementaux - liés au logement et à un cadre de vie dignes - représentent quant à eux 29% des revendications. La tendance ne signifie pas que la Colombie ait solutionné les problèmes matériels de la pauvreté et de l’inégalité, mais que le conflit armé exige que la priorité soit donnée au respect de la vie et aux garanties constitutionnelles.
La critique à l’égard de la globalisation néolibérale coïncide de fait avec l’opposition aux politiques officielles et en particulier à la négociation du TLC. Pour la population, cette problématique était rattachée à la réélection du président, au point que les deux thèmes se sont souvent confondus. Les organisations paysannes, qui craignent les conséquences dudit traité, se sont mobilisées depuis fin 2005. Leurs actions ont été critiquées par les autorités et réprimées par la force publique. La journée nationale de protestation contre le TLC et la réélection du président, qui eut lieu le 12 octobre 2005, fut la plus suivie du semestre, mais pas l’unique ; y ont participé des syndicalistes, des pensionnés, des étudiants, des personnes déplacées et de simples citoyens, qui ont réalisé diverses actions dans tout le pays. À la même date, paysans et indigènes ont dénoncé la célébration du « jour de la race » et se sont prononcés contre le « nouveau colonialisme » qui, selon eux, se manifeste dans le TLC. Les conséquences du commerce mondial sur des produits tels que le café et les activités avicoles ont également suscité des protestations provenant de secteurs sociaux les plus variés, dans un grand mouvement de solidarité.
Durant ces derniers mois, la protection des droits humains arrive donc en deuxième position parmi les revendications sociales. Si les populations urbaines continuent à réclamer le respect de leurs droits civils et politiques violés par des groupes armés illégaux et par la force publique, les protestations émanant des personnes déplacées - en majorité des paysans - se sont intensifiées pour exiger des subsides et un accès à la terre et à un logement digne. De leur côté, les femmes ont protesté contre la violation des droits liés au genre et contre la violence intrafamiliale. Des actions en faveur de la paix ont continué à se produire, même si elles ne furent pas aussi nombreuses qu’autrefois. Il faut y ajouter les tentatives, isolées mais notoires, visant à préserver les « communautés de paix » dans les zones affectées par la violence. Même si toutes ces luttes n’ont pas pu mettre fin à la guerre en Colombie, elles indiquent néanmoins que l’unanimité belliciste voulue par le gouvernement n’existe pas.
Le manquement aux normes légales - en particulier la retenue salariale - et la violation des pactes ont motivé 15 des 19 grèves que menèrent quelque 80 000 travailleurs durant les six derniers mois. Les fonctionnaires ont également réagi contre les compressions budgétaires dans les secteurs de la santé, de la justice et de l’éducation. L’ensemble du mouvement syndical, bien qu’il organise peu de grèves, intensifie les mobilisations contre un gouvernement incapable de garantir la vie des responsables syndicaux et d’honorer les engagements souscrits au sein de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) en défense de la force de travail nationale.
En synthèse, malgré l’autoritarisme présidentiel, la violence et les effets du néolibéralisme, les acteurs populaires de Colombie ne se résignent pas et sont actifs dans la construction du futur. Ils contribuent ainsi à la démocratisation, en réclamant une citoyenneté intégrale, non seulement civile et politique - dimensions dont la conquête est permanente - mais aussi sociale. Ils exigent l’équité socioéconomique, mais avec la reconnaissance des différences culturelles. Leur action ne se réduit pas à la critique, elle embrasse un large spectre d’initiatives sociales et de nouvelles formes de participation politique.
Une gauche sociale et politique, qui se distingue chaque fois plus de la guérilla, est en train d’émerger. La conquête de quelques gouvernements locaux et régionaux aux élections de 2003 - comme à Bogotá - et l’obtention d’un résultat supérieur à 10% aux dernières élections parlementaires représentent une évolution significative dans la consolidation d’un bloc de gauche, auquel viennent s’ajouter des représentants du centre libéral et des personnalités conservatrices [2]. La polarisation que connaît le pays complique certainement la démocratie, mais elle ouvre des possibilités d’alternatives pour la gauche démocratique et les mouvements sociaux. Ce n’est que de cette manière que l’utopie démocratique pourra avancer en Colombie...
Notes:
[1] El Tiempo, 6 mai 2006, I-6.
[2] [NDLR] Il faut ajouter à cela les 22% obtenus par Carlos Gaviria Diaz, président du Pôle Démocratique Alternatif, coalition politique de gauche, aux élections présidentielles de mai 2006.
Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du Réseau d'Information et de Solidarité avec l'Amérique Latine (RISAL).
Source : Etat des résistances dans le Sud - 2007, Alternatives Sud n°4/2006 : http://www.cetri.be.
Traduction : Anne Simonet et Anne-Françoise Denamur.
GLOSSAIRE
Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple (FARC-EP)
Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple, Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia - Ejército del Pueblo, est la principale guérilla de Colombie, née officiellement en 1964. Elle est reconnue comme organisation terroriste par les États-Unis et l’Union européenne.
Produit Intérieur Brut (PIB)
Le Produit intérieur brut traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées.
Dans un contexte que d’aucuns trouveraient désespérant - crise humanitaire, violences, recul des libertés civiles et régression sociale -, les acteurs sociaux refusent de céder au chantage sécuritaire du président Uribe et se mobilisent pour la défense de leurs droits.
par Mauricio Archila
12 mars 2007
http://risal.collectifs.net/article.php ... ticle=2125
« Le pays doit choisir s’il soutient le renforcement de la ‘sécurité démocratique’ ou s’il opte pour le communisme déguisé qui livrera la patrie aux FARC. » [1] Les paroles du président Álvaro Uribe Vélez indiquent clairement le climat de polarisation dans lequel vit la Colombie. Son évocation anachronique de la Guerre froide divise le pays en deux : il y a d’un côté ceux qui défendent sa politique de « sécurité démocratique », de l’autre ceux qui s’y opposent, qu’il accuse non seulement d’être des « communistes déguisés », mais encore de céder le pays à la plus grande guérilla encore active en Amérique latine. La prise en compte de ce contexte est indispensable si l’on veut comprendre la lutte des secteurs dominés colombiens pour « démocratiser la démocratie ».
La Colombie est l’une des démocraties les plus stables du sous-continent. Mais le fait de n’avoir pas connu les dictatures que les autres pays ont endurées ne l’empêche pas d’être fortement inégalitaire. Il y a certes eu des progrès substantiels en matière de droits civils, politiques, sociaux et culturels, consacrés dans la Constitution de 1991, mais ces avancées sont menacées par la nouvelle droite au pouvoir. L’actuel gouvernement fait montre d’un autoritarisme marqué et s’appuie sur le charisme du président pour chercher à annihiler l’opposition et à « désinstitutionnaliser » la démocratie. Sa politique de « sécurité démocratique » relève plus de la sécurité que de la démocratie, et hormis des réussites partielles - variation des indicateurs de la violence et présence plus affirmée de la force publique -, elle n’a pas entraîné de diminution sensible des violations des droits humains.
Un autre trait significatif du pays a été sa stabilité macroéconomique, également affectée par la rupture du traditionnel « gradualisme », suite à l’ouverture « vers l’intérieur » des derniers lustres. Le néolibéralisme a limité l’action sociale de l’État, à tel point que les dépenses publiques dans ce domaine sont passées de 40% du Produit Intérieur Brut (PIB) dans les années 1980 à 12 % actuellement. La flexibilisation de la main-d’œuvre s’est traduite par une montée du chômage (qui a culminé à 20% en 2000 pour revenir à 13% aujourd’hui), qui à son tour a affaibli le syndicalisme - le taux d’affiliation est de 5% et les mécanismes de négociation couvrent seulement 2% des employés. La signature hâtive du Traité de libre-échange (TLC) avec les États-Unis aggrave la crise des activités de production, spécialement en zones rurales, et risque d’isoler encore un peu plus le pays dans le concert latino-américain. Il entraîne une détérioration de la distribution des revenus et un appauvrissement de la population : en 2002, le coefficient Gini était de 0,60 (pour 0,29 en Europe) et le taux de pauvreté s’élevait à 66 %. Ceci fait effectivement de la Colombie l’un des pays les plus inégalitaires de la planète.
Le dernier aspect propre à la Colombie est la persistance du conflit armé, dont le président Alvaro Uribe Vélez nie le caractère politique pour le réduire à une simple manifestation du terrorisme global. La présence de multiples acteurs - paramilitaires, narcotrafiquants, guérillas et forces de l’État - aux logiques territoriales les plus diverses, a intensifié le conflit au point de générer une profonde crise humanitaire. Même si le taux d’homicide a diminué depuis le milieu des années 1990, il reste très élevé : 66 pour 100 000 habitants, dont 20 % pour des raisons politiques. Les déplacements internes sont eux aussi dramatiques, puisqu’ils touchent presque 10% de la population. La solution poursuivie par l’actuel gouvernement consiste à soumettre militairement les acteurs illégaux pour les obliger à négocier. Cela n’a abouti à aucun résultat concernant la guérilla, qui s’est repliée mais qui est loin d’être vaincue. Avec les paramilitaires par contre, les négociations ont avancé et ont conduit à la démobilisation de 30 000 hommes, parmi lesquels peu seront menés devant la justice (qui de toutes façons prononcera des peines très légères). Leur procès est une mascarade, car non seulement il n’y a ni justice, ni vérité, ni réparation, mais leurs structures demeurent : tous les paramilitaires ne se sont pas démobilisés, beaucoup n’ont pas remis leurs armes et les politiciens, les hommes d’affaires et les militaires qui les soutiennent n’ont pas été inquiétés.
Contre les politiques officielles et pour la défense des droits
Face à ce panorama désolant, les acteurs sociaux colombiens ne sont pas résignés. Bien au contraire, ils luttent pour renforcer leur citoyenneté fragilisée. D’après la base de données du Cinep portant sur les luttes sociales, le nombre de protestations sociales qui ont eu lieu depuis la première élection en 2002 de l’actuel président dépasse la moyenne historique calculée depuis 1975. Six mois avant la fin de son premier mandat, la tendance se maintenait : entre octobre 2005 et mars 2006, 202 actions collectives ont été enregistrées. La population urbaine, les salariés et les étudiants sont à l’origine de près de 75% du total des protestations relevées durant la période analysée, suivis de loin par les travailleurs indépendants, les paysans, les groupes ethniques, et enfin par les entrepreneurs, les femmes et les prisonniers.
Durant le dernier semestre, comme cela a été le cas pendant les quatre années de la première présidence d’Uribe Vélez, les politiques gouvernementales, la violation des droits fondamentaux et la non-exécution des pactes et des lois, ont motivé 57% des luttes sociales. Les services sociaux, la terre et le logement, les services publics et les problèmes environnementaux - liés au logement et à un cadre de vie dignes - représentent quant à eux 29% des revendications. La tendance ne signifie pas que la Colombie ait solutionné les problèmes matériels de la pauvreté et de l’inégalité, mais que le conflit armé exige que la priorité soit donnée au respect de la vie et aux garanties constitutionnelles.
La critique à l’égard de la globalisation néolibérale coïncide de fait avec l’opposition aux politiques officielles et en particulier à la négociation du TLC. Pour la population, cette problématique était rattachée à la réélection du président, au point que les deux thèmes se sont souvent confondus. Les organisations paysannes, qui craignent les conséquences dudit traité, se sont mobilisées depuis fin 2005. Leurs actions ont été critiquées par les autorités et réprimées par la force publique. La journée nationale de protestation contre le TLC et la réélection du président, qui eut lieu le 12 octobre 2005, fut la plus suivie du semestre, mais pas l’unique ; y ont participé des syndicalistes, des pensionnés, des étudiants, des personnes déplacées et de simples citoyens, qui ont réalisé diverses actions dans tout le pays. À la même date, paysans et indigènes ont dénoncé la célébration du « jour de la race » et se sont prononcés contre le « nouveau colonialisme » qui, selon eux, se manifeste dans le TLC. Les conséquences du commerce mondial sur des produits tels que le café et les activités avicoles ont également suscité des protestations provenant de secteurs sociaux les plus variés, dans un grand mouvement de solidarité.
Durant ces derniers mois, la protection des droits humains arrive donc en deuxième position parmi les revendications sociales. Si les populations urbaines continuent à réclamer le respect de leurs droits civils et politiques violés par des groupes armés illégaux et par la force publique, les protestations émanant des personnes déplacées - en majorité des paysans - se sont intensifiées pour exiger des subsides et un accès à la terre et à un logement digne. De leur côté, les femmes ont protesté contre la violation des droits liés au genre et contre la violence intrafamiliale. Des actions en faveur de la paix ont continué à se produire, même si elles ne furent pas aussi nombreuses qu’autrefois. Il faut y ajouter les tentatives, isolées mais notoires, visant à préserver les « communautés de paix » dans les zones affectées par la violence. Même si toutes ces luttes n’ont pas pu mettre fin à la guerre en Colombie, elles indiquent néanmoins que l’unanimité belliciste voulue par le gouvernement n’existe pas.
Le manquement aux normes légales - en particulier la retenue salariale - et la violation des pactes ont motivé 15 des 19 grèves que menèrent quelque 80 000 travailleurs durant les six derniers mois. Les fonctionnaires ont également réagi contre les compressions budgétaires dans les secteurs de la santé, de la justice et de l’éducation. L’ensemble du mouvement syndical, bien qu’il organise peu de grèves, intensifie les mobilisations contre un gouvernement incapable de garantir la vie des responsables syndicaux et d’honorer les engagements souscrits au sein de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) en défense de la force de travail nationale.
En synthèse, malgré l’autoritarisme présidentiel, la violence et les effets du néolibéralisme, les acteurs populaires de Colombie ne se résignent pas et sont actifs dans la construction du futur. Ils contribuent ainsi à la démocratisation, en réclamant une citoyenneté intégrale, non seulement civile et politique - dimensions dont la conquête est permanente - mais aussi sociale. Ils exigent l’équité socioéconomique, mais avec la reconnaissance des différences culturelles. Leur action ne se réduit pas à la critique, elle embrasse un large spectre d’initiatives sociales et de nouvelles formes de participation politique.
Une gauche sociale et politique, qui se distingue chaque fois plus de la guérilla, est en train d’émerger. La conquête de quelques gouvernements locaux et régionaux aux élections de 2003 - comme à Bogotá - et l’obtention d’un résultat supérieur à 10% aux dernières élections parlementaires représentent une évolution significative dans la consolidation d’un bloc de gauche, auquel viennent s’ajouter des représentants du centre libéral et des personnalités conservatrices [2]. La polarisation que connaît le pays complique certainement la démocratie, mais elle ouvre des possibilités d’alternatives pour la gauche démocratique et les mouvements sociaux. Ce n’est que de cette manière que l’utopie démocratique pourra avancer en Colombie...
Notes:
[1] El Tiempo, 6 mai 2006, I-6.
[2] [NDLR] Il faut ajouter à cela les 22% obtenus par Carlos Gaviria Diaz, président du Pôle Démocratique Alternatif, coalition politique de gauche, aux élections présidentielles de mai 2006.
Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du Réseau d'Information et de Solidarité avec l'Amérique Latine (RISAL).
Source : Etat des résistances dans le Sud - 2007, Alternatives Sud n°4/2006 : http://www.cetri.be.
Traduction : Anne Simonet et Anne-Françoise Denamur.
GLOSSAIRE
Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple (FARC-EP)
Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple, Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia - Ejército del Pueblo, est la principale guérilla de Colombie, née officiellement en 1964. Elle est reconnue comme organisation terroriste par les États-Unis et l’Union européenne.
Produit Intérieur Brut (PIB)
Le Produit intérieur brut traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées.
Bush chez son allié colombien
Colombie . Le président des États-Unis, qui poursuit sa tournée en Amérique latine, a confirmé l’aide financière accordée à Bogota sous couvert de lutte contre le narcotrafic.
Habituées déjà au vert kaki, les artères de la capitale colombienne ont connu hier un surcroît encore de déploiement militaire pour cause de visite officielle du président des États-Unis. Troisième escale de George W. Bush, après le Brésil et l’Uruguay, Bogota faisait presque figure de passage obligé du président américain, tant la Colombie est une pièce maîtresse de la politique latino-américaine de la Maison-Blanche. Et son président, Alvaro Uribe, le plus fidèle allié de Washington dans la région.
des ressources
que Washington rêve de maîtriser
Au menu de la rencontre d’État : la lutte contre « les narcoterroristes » des FARC, selon le lexique cher aux deux présidents. À cet effet, George W. Bush n’est pas venu les mains vides puisqu’il devait confirmer à son homologue colombien le maintien de l’aide financière des États-Unis, via le plan Colombie. Cette politique militariste, qui a bénéficié d’une enveloppe estimée à quelque 5 000 millions de dollars depuis près de cinq ans, s’est pourtant avérée inefficace pour endiguer les guérillas et le narcotrafic. Deux prétextes fallacieux qui ont permis aux États-Unis de cheviller la Colombie à ses desseins régionaux.
Situé aux portes de la grande Amazonie, le pays concentre, en effet, des ressources hydrauliques et en biodiversité que Washington rêve de maîtriser. Le lieu constitue aussi une base arrière pour frapper rapidement dans la région en cas de « menace » décrétée par la Maison-Blanche. L’épineux dossier du traité de libre commerce signé entre les États-Unis et la Colombie a été également être au centre des discussions, à l’heure où il peine à voir le jour. Son caractère unilatéral provoque en effet des réticences jusque dans les propres rangs de la majorité présidentielle.
Pour cause d’interdiction, Bogota n’a pas connu hier les traditionnelles manifestations « anti-Bush », qui accompagnent désormais chacun des déplacements du président états-unien sur le continent, comme ce fut le cas au Brésil, en Uruguay ou encore en Argentine. Mais quelques jours plus tôt, l’opposition s’était chargée de faire savoir au président américain qu’il était persona non grata, lors d’une marche contre la politique impérialiste de Washington et celle de son « laquais » colombien, empêtré jusqu’au cou dans le scandale de la « parapolitique ».
La tournée latino-américaine de George W. Bush, la plus longue jamais entreprise depuis qu’il a été élu président, atteint des sommets d’impopularité. Il faut dire que les intentions du président des USA, qui explique, sans rire, que sa visite s’inscrit dans le cadre d’« une diplomatie tranquille et constructive », n’en finissent pas de soulever l’ire d’un continent assujetti, depuis presque deux siècles à l’interventionnisme militaire américain et aux cures d’austérité sociale prônées par le FMI et la Banque mondiale.
Le succès des rassemblements anti-impérialiste de ces derniers jours, sans compter ceux prévus au Guatemala et au Mexique, les deux prochaines escales de Bush, témoigne de ce fiasco. Quant aux réelles raisons de cette tournée, elles ne laissent guère place au doute. Washington cherche, désespérément, à contenir l’influence du chef de l’État vénézuélien, Hugo Chavez, actuellement en croisade continentale contre Bush. Usant du vieil adage « diviser pour mieux régner », les États-Unis tentent de jouer sur les contradictions internes aux processus en cours afin d’affaiblir les mécanismes d’intégration régionale et les structures commerciales, à commencer par le Mercosur, et par là même, renforcer leur assise régionale, via des traités commerciaux bilatéraux. Une façon aussi de contenir la dynamique électorale que connaît la gauche et le centre gauche ces dernières années sans y parvenir à ce jour.
Cathy Ceibe
http://www.humanite.presse.fr/journal/2 ... -12-847537
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Fuera Bush!
La Coordination Populaire Colombienne à Paris s’oppose avec force à la visite effectuée par le président des Etats-Unis Georges W. Bush en Colombie et se solidarise avec les manifestations de protestation qui ont lieu dans tout le continent latino-américain pour repousser le « représentant de l’Empire ».
Ce personnage qui représente la guerre, le mépris pour le droit international, le camp de ceux qui veulent imposer les politiques néo-libérales et interventionnistes dans le monde ne peut pas être le bienvenu
Bush est arrivé à Bogotá pour réaffirmer sa politique d’agression du peuple colombien par le plan Colombie et pour défendre la signature du TLC (Traité de Libre Commerce) qui intensifiera le pillage des richesses du pays. C’est une visite chargée de fausses promesses pour saluer un de ses principaux pions dans la région, le président Uribe Velez et son gouvernement, dont les liens avec les paramilitaires et les narcotrafiquants ont été dévoilés sur la place publique et ont posé question au sein même du parti démocrate aux Etats Unis.
Bush et Uribe sont deux présidents qui, tôt ou tard, seront jugés par les peuples comme étant les principaux responsables des milliers de morts tombés au nom de la Sécurité et de la lutte contre le terrorisme.
Dehors Bush! On veut
pas de toi en Colombie!
http://coordinadora.popular.googlepages.com/home
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George Bush annonce une réduction de l'aide militaire à la Colombie
LE MONDE | 12.03.07 | 15h28 • Mis à jour le 12.03.07 | 15h28
BOGOTA CORRESPONDANTE
Vingt et un mille policiers déployés depuis quatre jours, l'aéroport international fermé pendant sept heures, la vente d'alcool interdite et les pistes cyclables fermées : c'est une capitale déserte qu'a traversée, dimanche 11 mars, la caravane de George Bush, premier président américain à fouler le sol de Bogota depuis vingt-cinq ans.
"En venant à Bogota, M. Bush a voulu manifester la confiance que lui inspire la politique antiterroriste d'Alvaro Uribe", assurait, la veille, un fonctionnaire de l'ambassade américaine. "Je suis fier de dire que vous êtes mon ami personnel et un partenaire stratégique des Etats-Unis", a déclaré M. Bush au cours de la conférence de presse commune avec le président Uribe. Le président colombien, qui, depuis cinq ans, fait figure de "meilleur allié latino-américain de Washington", est pourtant englué dans le scandale dit de la "parapolitique". Au Congrès américain, les démocrates sont scandalisés par les révélations concernant les liens entre les milices paramilitaires d'extrême droite, coupables de crimes atroces, et des proches de M. Uribe. La visite de M. Bush n'a duré que sept heures.
3,9 MILLIARDS DE DOLLARS SUR SEPT ANS
Dans la matinée, trois engins explosifs de faible puissance ont explosé dans les villes de Cali et de Buenaventura, faisant trois blessés. Les autorités ont attribué les attentats à la guérilla. Mais aucun incident sérieux n'a été enregistré à Bogota. Quelques centaines de manifestants "anti-Bush" sont descendus dans le centre-ville, à l'appel de l'opposition. Noyautée par quelques casseurs, la manifestation a été violemment dispersée par des policiers. "En Colombie, il y a un conflit armé, alors les gens ne protestent pas parce qu'ils ont peur de la réaction du pouvoir", expliquait un syndicaliste venu protester contre la signature d'un traité de libre-échange, indigné par l'attitude des casseurs et des policiers.
A quelques centaines de mètres de là, la cérémonie officielle se déroulait sans heurts. M. Bush a réaffirmé son intention de "travailler dur" pour obtenir du Congrès la ratification du traité de libre-échange bilatéral signé en novembre 2006 et la poursuite de la coopération militaire. Au titre du "Plan Colombie", mis en place en 2000 par le président Bill Clinton, Bogota reçoit tous les ans quelque 700 millions de dollars d'aide militaire américaine pour lutter contre le trafic de drogue et les groupes armés qui en vivent.
Toutefois, "le vote du Congrès s'annonce difficile", admettait le président Bush dans un entretien accordé au quotidien El Tiempo, à la veille de son départ pour l'Amérique latine. Les démocrates ont remis sur le tapis la question des droits de l'homme. Ils s'inquiètent du sort fait aux syndicalistes en Colombie et s'interrogent sur l'efficacité de l'action militaire. Même si elle était approuvée, la nouvelle enveloppe (3,9 milliards de dollars sur sept ans) représente un léger désengagement américain. "La Colombie a désormais les moyens de financer plus avant certains aspects du programme militaire", estime le président américain.
M. Uribe a accaparé la conférence de presse pour défendre sa politique sécuritaire et les négociations engagées avec les paramilitaires. "Les révélations sur les liens entre politiciens et "paras" en sont le résultat direct", assure-t-il. "Si Alvaro Uribe a consacré tout son temps de parole à se défendre des soupçons qui pèsent sur le gouvernement, c'est bien parce qu'il sait que le scandale de la "parapolitique" hypothèque l'avenir des relations bilatérales", souligne l'analyste Laura Gil. Reste à savoir si la majorité démocrate du Congrès américain s'est laissée convaincre.
Marie Delcas
Article paru dans l'édition du 13.03.07.
Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a poursuivi sa tournée "anti-Bush", commencée en Argentine, vendredi 9 mars. "Je lance un avertissement : les ambassades des Etats-Unis sont en train de préparer des assassinats de dirigeants et des coups d'Etat dans nos pays", a déclaré M. Chavez, dimanche, à El Alto, en Bolivie. "J'accuse le gouvernement des Etats-Unis d'être derrière ces préparatifs, a-t-il ajouté. S'il nous arrive quelque chose à Evo (Morales, le président bolivien) et à moi, nous vous assurons qu'ils s'en repentiront."
"Le commerce est le meilleur outil contre la pauvreté", a affirmé le président George Bush, samedi, en Uruguay, deuxième étape de sa tournée en Amérique latine, entre le Brésil et la Colombie. Le président uruguayen Tabaré Vazquez (gauche) a demandé l'accès au marché américain pour les exportations de viande, de produits laitiers et de textiles.
L'éventualité d'un traité de libre-échange avec les Etats-Unis, incompatible avec le Mercosur (union douanière sud-américaine) et sujet de divergences à Montevideo, n'a pas été abordée
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 178,0.html
Colombie . Le président des États-Unis, qui poursuit sa tournée en Amérique latine, a confirmé l’aide financière accordée à Bogota sous couvert de lutte contre le narcotrafic.
Habituées déjà au vert kaki, les artères de la capitale colombienne ont connu hier un surcroît encore de déploiement militaire pour cause de visite officielle du président des États-Unis. Troisième escale de George W. Bush, après le Brésil et l’Uruguay, Bogota faisait presque figure de passage obligé du président américain, tant la Colombie est une pièce maîtresse de la politique latino-américaine de la Maison-Blanche. Et son président, Alvaro Uribe, le plus fidèle allié de Washington dans la région.
des ressources
que Washington rêve de maîtriser
Au menu de la rencontre d’État : la lutte contre « les narcoterroristes » des FARC, selon le lexique cher aux deux présidents. À cet effet, George W. Bush n’est pas venu les mains vides puisqu’il devait confirmer à son homologue colombien le maintien de l’aide financière des États-Unis, via le plan Colombie. Cette politique militariste, qui a bénéficié d’une enveloppe estimée à quelque 5 000 millions de dollars depuis près de cinq ans, s’est pourtant avérée inefficace pour endiguer les guérillas et le narcotrafic. Deux prétextes fallacieux qui ont permis aux États-Unis de cheviller la Colombie à ses desseins régionaux.
Situé aux portes de la grande Amazonie, le pays concentre, en effet, des ressources hydrauliques et en biodiversité que Washington rêve de maîtriser. Le lieu constitue aussi une base arrière pour frapper rapidement dans la région en cas de « menace » décrétée par la Maison-Blanche. L’épineux dossier du traité de libre commerce signé entre les États-Unis et la Colombie a été également être au centre des discussions, à l’heure où il peine à voir le jour. Son caractère unilatéral provoque en effet des réticences jusque dans les propres rangs de la majorité présidentielle.
Pour cause d’interdiction, Bogota n’a pas connu hier les traditionnelles manifestations « anti-Bush », qui accompagnent désormais chacun des déplacements du président états-unien sur le continent, comme ce fut le cas au Brésil, en Uruguay ou encore en Argentine. Mais quelques jours plus tôt, l’opposition s’était chargée de faire savoir au président américain qu’il était persona non grata, lors d’une marche contre la politique impérialiste de Washington et celle de son « laquais » colombien, empêtré jusqu’au cou dans le scandale de la « parapolitique ».
La tournée latino-américaine de George W. Bush, la plus longue jamais entreprise depuis qu’il a été élu président, atteint des sommets d’impopularité. Il faut dire que les intentions du président des USA, qui explique, sans rire, que sa visite s’inscrit dans le cadre d’« une diplomatie tranquille et constructive », n’en finissent pas de soulever l’ire d’un continent assujetti, depuis presque deux siècles à l’interventionnisme militaire américain et aux cures d’austérité sociale prônées par le FMI et la Banque mondiale.
Le succès des rassemblements anti-impérialiste de ces derniers jours, sans compter ceux prévus au Guatemala et au Mexique, les deux prochaines escales de Bush, témoigne de ce fiasco. Quant aux réelles raisons de cette tournée, elles ne laissent guère place au doute. Washington cherche, désespérément, à contenir l’influence du chef de l’État vénézuélien, Hugo Chavez, actuellement en croisade continentale contre Bush. Usant du vieil adage « diviser pour mieux régner », les États-Unis tentent de jouer sur les contradictions internes aux processus en cours afin d’affaiblir les mécanismes d’intégration régionale et les structures commerciales, à commencer par le Mercosur, et par là même, renforcer leur assise régionale, via des traités commerciaux bilatéraux. Une façon aussi de contenir la dynamique électorale que connaît la gauche et le centre gauche ces dernières années sans y parvenir à ce jour.
Cathy Ceibe
http://www.humanite.presse.fr/journal/2 ... -12-847537
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Fuera Bush!
La Coordination Populaire Colombienne à Paris s’oppose avec force à la visite effectuée par le président des Etats-Unis Georges W. Bush en Colombie et se solidarise avec les manifestations de protestation qui ont lieu dans tout le continent latino-américain pour repousser le « représentant de l’Empire ».
Ce personnage qui représente la guerre, le mépris pour le droit international, le camp de ceux qui veulent imposer les politiques néo-libérales et interventionnistes dans le monde ne peut pas être le bienvenu
Bush est arrivé à Bogotá pour réaffirmer sa politique d’agression du peuple colombien par le plan Colombie et pour défendre la signature du TLC (Traité de Libre Commerce) qui intensifiera le pillage des richesses du pays. C’est une visite chargée de fausses promesses pour saluer un de ses principaux pions dans la région, le président Uribe Velez et son gouvernement, dont les liens avec les paramilitaires et les narcotrafiquants ont été dévoilés sur la place publique et ont posé question au sein même du parti démocrate aux Etats Unis.
Bush et Uribe sont deux présidents qui, tôt ou tard, seront jugés par les peuples comme étant les principaux responsables des milliers de morts tombés au nom de la Sécurité et de la lutte contre le terrorisme.
Dehors Bush! On veut
pas de toi en Colombie!
http://coordinadora.popular.googlepages.com/home
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George Bush annonce une réduction de l'aide militaire à la Colombie
LE MONDE | 12.03.07 | 15h28 • Mis à jour le 12.03.07 | 15h28
BOGOTA CORRESPONDANTE
Vingt et un mille policiers déployés depuis quatre jours, l'aéroport international fermé pendant sept heures, la vente d'alcool interdite et les pistes cyclables fermées : c'est une capitale déserte qu'a traversée, dimanche 11 mars, la caravane de George Bush, premier président américain à fouler le sol de Bogota depuis vingt-cinq ans.
"En venant à Bogota, M. Bush a voulu manifester la confiance que lui inspire la politique antiterroriste d'Alvaro Uribe", assurait, la veille, un fonctionnaire de l'ambassade américaine. "Je suis fier de dire que vous êtes mon ami personnel et un partenaire stratégique des Etats-Unis", a déclaré M. Bush au cours de la conférence de presse commune avec le président Uribe. Le président colombien, qui, depuis cinq ans, fait figure de "meilleur allié latino-américain de Washington", est pourtant englué dans le scandale dit de la "parapolitique". Au Congrès américain, les démocrates sont scandalisés par les révélations concernant les liens entre les milices paramilitaires d'extrême droite, coupables de crimes atroces, et des proches de M. Uribe. La visite de M. Bush n'a duré que sept heures.
3,9 MILLIARDS DE DOLLARS SUR SEPT ANS
Dans la matinée, trois engins explosifs de faible puissance ont explosé dans les villes de Cali et de Buenaventura, faisant trois blessés. Les autorités ont attribué les attentats à la guérilla. Mais aucun incident sérieux n'a été enregistré à Bogota. Quelques centaines de manifestants "anti-Bush" sont descendus dans le centre-ville, à l'appel de l'opposition. Noyautée par quelques casseurs, la manifestation a été violemment dispersée par des policiers. "En Colombie, il y a un conflit armé, alors les gens ne protestent pas parce qu'ils ont peur de la réaction du pouvoir", expliquait un syndicaliste venu protester contre la signature d'un traité de libre-échange, indigné par l'attitude des casseurs et des policiers.
A quelques centaines de mètres de là, la cérémonie officielle se déroulait sans heurts. M. Bush a réaffirmé son intention de "travailler dur" pour obtenir du Congrès la ratification du traité de libre-échange bilatéral signé en novembre 2006 et la poursuite de la coopération militaire. Au titre du "Plan Colombie", mis en place en 2000 par le président Bill Clinton, Bogota reçoit tous les ans quelque 700 millions de dollars d'aide militaire américaine pour lutter contre le trafic de drogue et les groupes armés qui en vivent.
Toutefois, "le vote du Congrès s'annonce difficile", admettait le président Bush dans un entretien accordé au quotidien El Tiempo, à la veille de son départ pour l'Amérique latine. Les démocrates ont remis sur le tapis la question des droits de l'homme. Ils s'inquiètent du sort fait aux syndicalistes en Colombie et s'interrogent sur l'efficacité de l'action militaire. Même si elle était approuvée, la nouvelle enveloppe (3,9 milliards de dollars sur sept ans) représente un léger désengagement américain. "La Colombie a désormais les moyens de financer plus avant certains aspects du programme militaire", estime le président américain.
M. Uribe a accaparé la conférence de presse pour défendre sa politique sécuritaire et les négociations engagées avec les paramilitaires. "Les révélations sur les liens entre politiciens et "paras" en sont le résultat direct", assure-t-il. "Si Alvaro Uribe a consacré tout son temps de parole à se défendre des soupçons qui pèsent sur le gouvernement, c'est bien parce qu'il sait que le scandale de la "parapolitique" hypothèque l'avenir des relations bilatérales", souligne l'analyste Laura Gil. Reste à savoir si la majorité démocrate du Congrès américain s'est laissée convaincre.
Marie Delcas
Article paru dans l'édition du 13.03.07.
Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a poursuivi sa tournée "anti-Bush", commencée en Argentine, vendredi 9 mars. "Je lance un avertissement : les ambassades des Etats-Unis sont en train de préparer des assassinats de dirigeants et des coups d'Etat dans nos pays", a déclaré M. Chavez, dimanche, à El Alto, en Bolivie. "J'accuse le gouvernement des Etats-Unis d'être derrière ces préparatifs, a-t-il ajouté. S'il nous arrive quelque chose à Evo (Morales, le président bolivien) et à moi, nous vous assurons qu'ils s'en repentiront."
"Le commerce est le meilleur outil contre la pauvreté", a affirmé le président George Bush, samedi, en Uruguay, deuxième étape de sa tournée en Amérique latine, entre le Brésil et la Colombie. Le président uruguayen Tabaré Vazquez (gauche) a demandé l'accès au marché américain pour les exportations de viande, de produits laitiers et de textiles.
L'éventualité d'un traité de libre-échange avec les Etats-Unis, incompatible avec le Mercosur (union douanière sud-américaine) et sujet de divergences à Montevideo, n'a pas été abordée
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 178,0.html
Amérique latine: Duel diplomatique entre Bush et Chavez
cctv.com 07-03-13 11:02
Le président américain George Bush aura eu à composer avec des manifestants dans chacune des 5 étapes de cette tournée sud-américaine. Par ailleurs, le président vénézuélien, Hugo Chavez, y est allé d'un éloge senti du socialisme lors d'une visite en Bolivie, la 2ème étape de sa tournée "anti-Bush" sur le continent.
Des manifestants ont accueilli le président américain lors de son arrivée dans la capitale colombienne dimanche. Ils exprimaient leur opposition au projet de traité de libre-échange entre les États-Unis et la Colombie.
Au Guatemala, d'autres manifestants se sont rassemblés à l'extérieur de l'ambassade américaine en prévision de l'arrivée de Bush. On accusait le Président américain de n'avoir pour seul objectif que la consolidation de ses intérêts au Guatemala.
Le président vénézuélien, Hugo Chavez, semble bien décidé à saboter le périple de son homologue américain. Il a même décidé d'entreprendre sa propre tournée en Amérique latine. En Bolivie, Chavez a juré de ressuciter une opposition socialiste mondiale capable de tenir tête aux États-Unis.
Le président vénézuélien a entamé sa tournée anti-Bush en Argentine. Il y a déclaré que la tournée du président américain constituait une tentative pour diviser l'Amérique latine. Chavez devrait bientôt visiter Haïti pour y offrir l'aide économique du Vénézuela.
Zou Nan, CCTV.
http://www.cctv.com/program/journal/200 ... 2561.shtml
cctv.com 07-03-13 11:02
Le président américain George Bush aura eu à composer avec des manifestants dans chacune des 5 étapes de cette tournée sud-américaine. Par ailleurs, le président vénézuélien, Hugo Chavez, y est allé d'un éloge senti du socialisme lors d'une visite en Bolivie, la 2ème étape de sa tournée "anti-Bush" sur le continent.
Des manifestants ont accueilli le président américain lors de son arrivée dans la capitale colombienne dimanche. Ils exprimaient leur opposition au projet de traité de libre-échange entre les États-Unis et la Colombie.
Au Guatemala, d'autres manifestants se sont rassemblés à l'extérieur de l'ambassade américaine en prévision de l'arrivée de Bush. On accusait le Président américain de n'avoir pour seul objectif que la consolidation de ses intérêts au Guatemala.
Le président vénézuélien, Hugo Chavez, semble bien décidé à saboter le périple de son homologue américain. Il a même décidé d'entreprendre sa propre tournée en Amérique latine. En Bolivie, Chavez a juré de ressuciter une opposition socialiste mondiale capable de tenir tête aux États-Unis.
Le président vénézuélien a entamé sa tournée anti-Bush en Argentine. Il y a déclaré que la tournée du président américain constituait une tentative pour diviser l'Amérique latine. Chavez devrait bientôt visiter Haïti pour y offrir l'aide économique du Vénézuela.
Zou Nan, CCTV.
http://www.cctv.com/program/journal/200 ... 2561.shtml
11 de Marzo de 2007
En nombre de Bolívar, ¡Gringo go home!
La asquerosa planta de George Bush sobre este suelo de Colombia, holla la sagrada memoria del Libertador Simón Bolívar. Nada tiene que hacer aquí el representante del imperio que ha plagado de miserias Nuestra América en nombre de la libertad.
Bush no viene con buenas intenciones a esta esquina estratégica del norte de Suramérica. Tras sus hipócritas y calculadas alusiones a Bolívar, esconde las garras violentas de la recolonización neoliberal del continente. Ese lobo disfrazado de cordero propala que en América Latina y las Antillas hay territorios sin ley que deben ser sometidos, al tiempo que promueve la política de Seguridad Democrática -nuevo nombre de la nefasta Doctrina de la Seguridad Nacional-, con el perverso propósito de allanar el camino y justificar la intervención del gobierno de los Estados Unidos en los asuntos internos de nuestros países.
“Jamás política ha sido más infame que la de los norteamericanos hacia nosotros”, es la advertencia de Bolívar que no ha dejado de retumbar en la conciencia de los pueblos.
Uribe es un arrodillado al gobierno de Washington, como lo fue Santander. A este último que insistía en acuerdos con los gringos, el libertador le había respondido tajantemente: “aborrezco esa canalla, de tal modo que no quisiera que se dijera que un colombiano hiciera nada con ella”.
Es un insulto comparar, como lo hace Mister Bush, a George Washington con Simón Bolívar. El primero era esclavista y el segundo libertador de esclavos. En la Casa Blanca tienen desfigurado desde esos tiempos el concepto de democracia. Para Bolívar “sólo la democracia es susceptible de una absoluta libertad”, mientras que para los gringos era compatible con la esclavitud.
El Movimiento Bolivariano por la Nueva Colombia declara no grata la presencia del guerrerista filibustero, del invasor y expoliador de pueblos. Con la mayoría de los colombianos y latinocaribeños le decimos: ¡Fuera yanquis de Nuestra América! Fuera de Tres Esquinas, Larandia, Tolemaida y Arauca. Largo de aquí con su tecnología militar de punta, con sus tropas invasoras, sus aviones de inteligencia técnica satelital y sus máquinas de guerra, los Chinnok. Fuera de Manta, de Guantánamo, del Paraguay, Centroamérica y de nuestras islas. No al TLC que codicia nuestras riquezas. El padre de estas naciones había sentenciado que “una vez firmado el pacto con el fuerte, ya es eterna la obligación del débil”. ¿Qué derecho pueden invocar para oprimir un pueblo?
Llamamos a los colombianos a expresar con energía y con decoro en las calles todo su rechazo a las políticas de dominación del imperio. Hagamos nuestra la consigna: En Bolívar nos encontramos todos. “Unidos seremos fuertes y mereceremos respeto, divididos y aislados pereceremos”.
http://www.farcep.org/?node=2,2699,1
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Bush paga a Uribe su servilismo
Por: Raúl Reyes / Integrante del Secretariado de las FARC-EP
El gobierno espurio y engañoso de Álvaro Uribe Vélez se apresta a recibir con bombos y platillos el domingo 11 de Marzo la fugaz visita de su par Georges Bush. El Jefe del terrorismo de Estado mundial así paga al único mandatario de la región sur del continente su incondicional apoyo a la invasión imperial contra el pueblo iraquí pretextando la existencia de armas químicas en dicho país.
Ahora los tristemente célebres compinches de la guerra comparten la contundente derrota estratégica propinada por la heroica resistencia del pueblo agredido y más tarde tendrán que responder ante los tribunales revolucionarios de los pueblos del mundo por los miles de muertos y mutilados, más las millonarias pérdidas materiales en Irak.
Pero Bush también viene a pedirle cuentas a Uribe Vélez de las millonarias inversiones de dólares en los planes de acabar con las FARC o mínimo rescatar a sangre y fuego los prisioneros de guerra, amparado en la falacia de combatir el terrorismo y el narcotráfico. Cuando aquí en Colombia el pueblo con su Ejército Revolucionario resiste victorioso ante la maquinaria destructora de la guerra del terrorismo de Estado impulsado por los jefes de los gobiernos del crimen, el genocidio, las mentiras, el paramilitarismo, el narcotráfico y la corrupción neoliberal.
La firma del Tratado de Libre Comercio (TLC) será otra de las prioridades del visitante de Uribe igualmente compartida con su sumiso anfitrión. Sumiso con el amo de la Casa Blanca, rabioso, prepotente y camorrista con los opositores a sus indignas políticas de inequidades sociales, represión y saqueo generadoras de los crecientes índices de pobreza, miseria y atraso.
Las FARC-EP en su condición de pueblo en armas, en lucha política militar por la conquista del poder y próximas a cumplir 43 años de combates por las libertades y la paz de Colombia con justicia social, son parte inseparable del cercano 80% de compatriotas interesados en el canje de prisioneros que finalice con el cautiverio de estas personas, para lo cual es imprescindible retirar la fuerza pública de los municipios de Pradera y Florida, en el Valle del Cauca.
Montañas de Colombia, Marzo de 2007
http://www.farcep.org/?node=2,2700,1
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Las consecuencias del Plan Colombia
Mr. Bush vino a incendiar la región con los anuncios de rescates militares y más guerra. Las consecuencias de los planes imperiales se traducen en la persistente y consuetudinaria violación de los derechos humanos de los colombianos y en el empobrecimiento de grandes capas de la población. La necesidad de un Nuevo Gobierno, escribe Allende La Paz.
Por Allende La Paz, ANNCOL
La visita de Mr. Bush es la manifestación más diáfana de la injerencia del imperio estadounidense en la vida de Colombia y de la región. Viene un presidente con el mayor descrédito de presidente usamericano de que tenga conocimiento la historia, a tratar de ‘incendiar’ la región con sus anuncios de guerra, dizque con el propósito de contrarrestar la influencia de Chávez, como si la cuestión fuera personal, y no un proceso de los pueblos que luchan por su liberación e independencia del yugo imperial, como otrora la hiciera con la gesta independentista encabezada por Simón Bolívar.
El Plan Colombia
43.836 millones de dólares más para la Guerra contra el Pueblo.
El Plan Colombia es un Plan de Guerra que nace en los centros de poder imperiales y es definitivamente un plan contrainsurgente. Su objetivo final es mantener la perniciosa injerencia de Estados Unidos en los asuntos internos de nuestros países, para continuar apropiándose de nuestros recursos naturales: petróleo, oro, carbón, níquel, productos agrícolas, nuestra biodiversidad, nuestros genes y del agua.
En este Plan el gobierno de Estados Unidos ha invertido más de 4,7 mil millones de dólares (cifras del New York Times) y con la participación de la administración de Álvaro Uribe Vélez han acumulado 23,6 billones de dólares –según las cifras del Ministerio de Defensa colombiano-, gastados 4,8 billones en 2003; 5,5 billones en 2004: 6,4 billones en 2005 y 6,9 billones en 2006.
Lo cual significa que por ejemplo en el 2006, los gobiernos de Colombia y Estados Unidos gastaran 18,9 millones de dólares diarios en la guerra!
Como si esto fuera poco, ambos gobiernos están proponiendo para lo que llaman la fase II del Plan Colombia –que en realidad es la fase III, llamada ‘fase de consolidación’, según el texto del Plan- la astronómica cifra de 43.836,6 millones de dólares para mal-gastarlos en los próximos 6 años (2007-2013).
Las consecuencias militares
Las FARC ha dado de baja en combate 4.715 militares oficiales en los años 2005 y 2006.
Este Plan de guerra es dirigido contra la población civil. El combate contra el narcotráfico es una quimera toda vez que quienes controlan este negocio ilícito son las bandas narco-paramilitares, socios del presidente Álvaro Uribe Vélez, y protegidos sus jefes o capos por los agentes de la DEA y la CIA.
El Plan Colombia no ha golpeado a la guerrilla de las FARC, a pesar de la movilización de miles de soldados, policías y narco-paramilitares. Por el contrario, ha producido como efecto contrario el fortalecimiento de las estructuras guerrilleras visibilizado en el aumento del número de combates.
Durante la administración de Andrés Pastrana, en el año 1999 se produjeron 510 combates entre las tropas militares-narcoparamilitares y la guerrilla, los cuales aumentan a 682 combates en el 2000 (año de inicio del Plan Colombia), a 825 en el 2001 y a 1.194 en el 2002.
Durante la administración de Álvaro Uribe Vélez se produjeron 2.050 combates en el 2003, 2.248 en el 2004 y 1.782 en el 2005, lo cual nos arroja un total de 6.080 combates en tres año de Uribe Vélez contra 3.211 en cuatro años de Pastrana, lo cual muestra la profundización de la guerra.
Estos combates del Plan Colombia (Patriota o como lo quieran llamar) produjeron 2.058 unidades militares oficiales dadas de baja en el 2005 y 2.657 dados de baja en el 2006, o sea, que en apenas dos años la guerrilla de las FARC les ha infringido 4.715 bajas a las tropas oficiales!, es decir, 4.715 miembros de las fuerzas militares oficiales han sido abatidos por el fuego guerrillero, cifra mucho mayor que las bajas infringidas a las tropas estadounidenses en Irak.
Las consecuencias en la población civil
28.408 asesinados por el Plan Colombia.
Las consecuencias en la población civil están a la vista. Según el Observatorio de Derechos Humanos durante los primeros cuatro años de Uribhilter se produjeron 11.382 asesinatos ‘fuera de combate’, el 85% de ellos realizados por las fuerzas militares-narcoparamilitares.
Durante la administración Pastrana fueron asesinadas 28.408 personas, víctimas de desaparición forzada, asesinatos selectivos y desapariciones forzadas. Lo cual nos produce un acumulado de 39.790 personas asesinados por la aplicación del Plan Colombia.
Por su parte la Comisión Colombiana de Juristas informa que:
· De cada diez sindicalistas asesinados en el mundo, 9 son asesinados en Colombia.
· En los primeros nueve meses del gobierno de Uribe, aumentaron las desapariciones forzadas en el 40%
· En el año 2002 hubo 2.000 detenciones arbitrarias más en comparación con el año 2001.
· Entre el año 2002 y 2004 fueron arrestadas 4.750 personas en su mayoría campesinos, acusados de ‘ser auxiliadores de la guerrilla’.
· Son desparecidas forzosamente 7 personas por día.
· Las bandas narcoparamilitares asesinaron 3.200 personas desde que se iniciaron los Sainetes de Ralito.
· Desde julio del 2000 hasta junio del 2006 se registraron 8.202 asesinatos por razones políticas, es decir, asesinatos selectivos.
· Durante los primeros cuatro años de la administración de Uribhitler fueron desplazadas 1’025.155 personas.
· Durante la administración de Andrés Pastrana (gobierno que inició el Plan Colombia) fueron desplazadas forzosamente 1’359.853 personas.
· El número de personas desplazadas forzosamente desde el inicio del Plan Colombia es de 2’385.008.
· El acumulado histórico de desplazamiento forzado se sitúa en 3’940.008 personas, que sumado al desplazamiento silencioso, el que no se denuncia por temor a seguir siendo perseguido, de 1’500.000 personas, nos arroja un total de 5’440.008 personas desplazadas, campesinos e indígenas en su inmensa mayoría, cuyas tierras y propiedades pasan a manos de las bandas narco-paramilitares.
Como si fuera poco, la situación social es dramática. Aumenta la pobreza y la mendicidad y se sitúa en el 70% de la población; 15% de analfabetismo; 2,5 millones de niños sufren la explotación del trabajo infantil; 2,3 millones de niños no pueden ir a la escuela; no se garantiza el acceso a la salud, se cierran hospitales y se mueren niños en los llamados ‘paseos de la muerte’.
Un Nuevo Gobierno
Si estas dramáticas no justifican nuestros planteamientos, la profunda corrupción del estado colombiano, del gobierno y todas las instituciones, son más que suficientes para plantear la necesidad de un Nuevo Gobierno de Reconstrucción y Reconciliación Nacional, que cree junto con el pueblo una Nueva Institucionalidad que enrumbe hacia la Nueva Colombia en Paz con justicia social, libertad, independencia y soberanía nacional.
Columnistas
13.03.2007
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2909
En nombre de Bolívar, ¡Gringo go home!
La asquerosa planta de George Bush sobre este suelo de Colombia, holla la sagrada memoria del Libertador Simón Bolívar. Nada tiene que hacer aquí el representante del imperio que ha plagado de miserias Nuestra América en nombre de la libertad.
Bush no viene con buenas intenciones a esta esquina estratégica del norte de Suramérica. Tras sus hipócritas y calculadas alusiones a Bolívar, esconde las garras violentas de la recolonización neoliberal del continente. Ese lobo disfrazado de cordero propala que en América Latina y las Antillas hay territorios sin ley que deben ser sometidos, al tiempo que promueve la política de Seguridad Democrática -nuevo nombre de la nefasta Doctrina de la Seguridad Nacional-, con el perverso propósito de allanar el camino y justificar la intervención del gobierno de los Estados Unidos en los asuntos internos de nuestros países.
“Jamás política ha sido más infame que la de los norteamericanos hacia nosotros”, es la advertencia de Bolívar que no ha dejado de retumbar en la conciencia de los pueblos.
Uribe es un arrodillado al gobierno de Washington, como lo fue Santander. A este último que insistía en acuerdos con los gringos, el libertador le había respondido tajantemente: “aborrezco esa canalla, de tal modo que no quisiera que se dijera que un colombiano hiciera nada con ella”.
Es un insulto comparar, como lo hace Mister Bush, a George Washington con Simón Bolívar. El primero era esclavista y el segundo libertador de esclavos. En la Casa Blanca tienen desfigurado desde esos tiempos el concepto de democracia. Para Bolívar “sólo la democracia es susceptible de una absoluta libertad”, mientras que para los gringos era compatible con la esclavitud.
El Movimiento Bolivariano por la Nueva Colombia declara no grata la presencia del guerrerista filibustero, del invasor y expoliador de pueblos. Con la mayoría de los colombianos y latinocaribeños le decimos: ¡Fuera yanquis de Nuestra América! Fuera de Tres Esquinas, Larandia, Tolemaida y Arauca. Largo de aquí con su tecnología militar de punta, con sus tropas invasoras, sus aviones de inteligencia técnica satelital y sus máquinas de guerra, los Chinnok. Fuera de Manta, de Guantánamo, del Paraguay, Centroamérica y de nuestras islas. No al TLC que codicia nuestras riquezas. El padre de estas naciones había sentenciado que “una vez firmado el pacto con el fuerte, ya es eterna la obligación del débil”. ¿Qué derecho pueden invocar para oprimir un pueblo?
Llamamos a los colombianos a expresar con energía y con decoro en las calles todo su rechazo a las políticas de dominación del imperio. Hagamos nuestra la consigna: En Bolívar nos encontramos todos. “Unidos seremos fuertes y mereceremos respeto, divididos y aislados pereceremos”.
http://www.farcep.org/?node=2,2699,1
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Bush paga a Uribe su servilismo
Por: Raúl Reyes / Integrante del Secretariado de las FARC-EP
El gobierno espurio y engañoso de Álvaro Uribe Vélez se apresta a recibir con bombos y platillos el domingo 11 de Marzo la fugaz visita de su par Georges Bush. El Jefe del terrorismo de Estado mundial así paga al único mandatario de la región sur del continente su incondicional apoyo a la invasión imperial contra el pueblo iraquí pretextando la existencia de armas químicas en dicho país.
Ahora los tristemente célebres compinches de la guerra comparten la contundente derrota estratégica propinada por la heroica resistencia del pueblo agredido y más tarde tendrán que responder ante los tribunales revolucionarios de los pueblos del mundo por los miles de muertos y mutilados, más las millonarias pérdidas materiales en Irak.
Pero Bush también viene a pedirle cuentas a Uribe Vélez de las millonarias inversiones de dólares en los planes de acabar con las FARC o mínimo rescatar a sangre y fuego los prisioneros de guerra, amparado en la falacia de combatir el terrorismo y el narcotráfico. Cuando aquí en Colombia el pueblo con su Ejército Revolucionario resiste victorioso ante la maquinaria destructora de la guerra del terrorismo de Estado impulsado por los jefes de los gobiernos del crimen, el genocidio, las mentiras, el paramilitarismo, el narcotráfico y la corrupción neoliberal.
La firma del Tratado de Libre Comercio (TLC) será otra de las prioridades del visitante de Uribe igualmente compartida con su sumiso anfitrión. Sumiso con el amo de la Casa Blanca, rabioso, prepotente y camorrista con los opositores a sus indignas políticas de inequidades sociales, represión y saqueo generadoras de los crecientes índices de pobreza, miseria y atraso.
Las FARC-EP en su condición de pueblo en armas, en lucha política militar por la conquista del poder y próximas a cumplir 43 años de combates por las libertades y la paz de Colombia con justicia social, son parte inseparable del cercano 80% de compatriotas interesados en el canje de prisioneros que finalice con el cautiverio de estas personas, para lo cual es imprescindible retirar la fuerza pública de los municipios de Pradera y Florida, en el Valle del Cauca.
Montañas de Colombia, Marzo de 2007
http://www.farcep.org/?node=2,2700,1
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Las consecuencias del Plan Colombia
Mr. Bush vino a incendiar la región con los anuncios de rescates militares y más guerra. Las consecuencias de los planes imperiales se traducen en la persistente y consuetudinaria violación de los derechos humanos de los colombianos y en el empobrecimiento de grandes capas de la población. La necesidad de un Nuevo Gobierno, escribe Allende La Paz.
Por Allende La Paz, ANNCOL
La visita de Mr. Bush es la manifestación más diáfana de la injerencia del imperio estadounidense en la vida de Colombia y de la región. Viene un presidente con el mayor descrédito de presidente usamericano de que tenga conocimiento la historia, a tratar de ‘incendiar’ la región con sus anuncios de guerra, dizque con el propósito de contrarrestar la influencia de Chávez, como si la cuestión fuera personal, y no un proceso de los pueblos que luchan por su liberación e independencia del yugo imperial, como otrora la hiciera con la gesta independentista encabezada por Simón Bolívar.
El Plan Colombia
43.836 millones de dólares más para la Guerra contra el Pueblo.
El Plan Colombia es un Plan de Guerra que nace en los centros de poder imperiales y es definitivamente un plan contrainsurgente. Su objetivo final es mantener la perniciosa injerencia de Estados Unidos en los asuntos internos de nuestros países, para continuar apropiándose de nuestros recursos naturales: petróleo, oro, carbón, níquel, productos agrícolas, nuestra biodiversidad, nuestros genes y del agua.
En este Plan el gobierno de Estados Unidos ha invertido más de 4,7 mil millones de dólares (cifras del New York Times) y con la participación de la administración de Álvaro Uribe Vélez han acumulado 23,6 billones de dólares –según las cifras del Ministerio de Defensa colombiano-, gastados 4,8 billones en 2003; 5,5 billones en 2004: 6,4 billones en 2005 y 6,9 billones en 2006.
Lo cual significa que por ejemplo en el 2006, los gobiernos de Colombia y Estados Unidos gastaran 18,9 millones de dólares diarios en la guerra!
Como si esto fuera poco, ambos gobiernos están proponiendo para lo que llaman la fase II del Plan Colombia –que en realidad es la fase III, llamada ‘fase de consolidación’, según el texto del Plan- la astronómica cifra de 43.836,6 millones de dólares para mal-gastarlos en los próximos 6 años (2007-2013).
Las consecuencias militares
Las FARC ha dado de baja en combate 4.715 militares oficiales en los años 2005 y 2006.
Este Plan de guerra es dirigido contra la población civil. El combate contra el narcotráfico es una quimera toda vez que quienes controlan este negocio ilícito son las bandas narco-paramilitares, socios del presidente Álvaro Uribe Vélez, y protegidos sus jefes o capos por los agentes de la DEA y la CIA.
El Plan Colombia no ha golpeado a la guerrilla de las FARC, a pesar de la movilización de miles de soldados, policías y narco-paramilitares. Por el contrario, ha producido como efecto contrario el fortalecimiento de las estructuras guerrilleras visibilizado en el aumento del número de combates.
Durante la administración de Andrés Pastrana, en el año 1999 se produjeron 510 combates entre las tropas militares-narcoparamilitares y la guerrilla, los cuales aumentan a 682 combates en el 2000 (año de inicio del Plan Colombia), a 825 en el 2001 y a 1.194 en el 2002.
Durante la administración de Álvaro Uribe Vélez se produjeron 2.050 combates en el 2003, 2.248 en el 2004 y 1.782 en el 2005, lo cual nos arroja un total de 6.080 combates en tres año de Uribe Vélez contra 3.211 en cuatro años de Pastrana, lo cual muestra la profundización de la guerra.
Estos combates del Plan Colombia (Patriota o como lo quieran llamar) produjeron 2.058 unidades militares oficiales dadas de baja en el 2005 y 2.657 dados de baja en el 2006, o sea, que en apenas dos años la guerrilla de las FARC les ha infringido 4.715 bajas a las tropas oficiales!, es decir, 4.715 miembros de las fuerzas militares oficiales han sido abatidos por el fuego guerrillero, cifra mucho mayor que las bajas infringidas a las tropas estadounidenses en Irak.
Las consecuencias en la población civil
28.408 asesinados por el Plan Colombia.
Las consecuencias en la población civil están a la vista. Según el Observatorio de Derechos Humanos durante los primeros cuatro años de Uribhilter se produjeron 11.382 asesinatos ‘fuera de combate’, el 85% de ellos realizados por las fuerzas militares-narcoparamilitares.
Durante la administración Pastrana fueron asesinadas 28.408 personas, víctimas de desaparición forzada, asesinatos selectivos y desapariciones forzadas. Lo cual nos produce un acumulado de 39.790 personas asesinados por la aplicación del Plan Colombia.
Por su parte la Comisión Colombiana de Juristas informa que:
· De cada diez sindicalistas asesinados en el mundo, 9 son asesinados en Colombia.
· En los primeros nueve meses del gobierno de Uribe, aumentaron las desapariciones forzadas en el 40%
· En el año 2002 hubo 2.000 detenciones arbitrarias más en comparación con el año 2001.
· Entre el año 2002 y 2004 fueron arrestadas 4.750 personas en su mayoría campesinos, acusados de ‘ser auxiliadores de la guerrilla’.
· Son desparecidas forzosamente 7 personas por día.
· Las bandas narcoparamilitares asesinaron 3.200 personas desde que se iniciaron los Sainetes de Ralito.
· Desde julio del 2000 hasta junio del 2006 se registraron 8.202 asesinatos por razones políticas, es decir, asesinatos selectivos.
· Durante los primeros cuatro años de la administración de Uribhitler fueron desplazadas 1’025.155 personas.
· Durante la administración de Andrés Pastrana (gobierno que inició el Plan Colombia) fueron desplazadas forzosamente 1’359.853 personas.
· El número de personas desplazadas forzosamente desde el inicio del Plan Colombia es de 2’385.008.
· El acumulado histórico de desplazamiento forzado se sitúa en 3’940.008 personas, que sumado al desplazamiento silencioso, el que no se denuncia por temor a seguir siendo perseguido, de 1’500.000 personas, nos arroja un total de 5’440.008 personas desplazadas, campesinos e indígenas en su inmensa mayoría, cuyas tierras y propiedades pasan a manos de las bandas narco-paramilitares.
Como si fuera poco, la situación social es dramática. Aumenta la pobreza y la mendicidad y se sitúa en el 70% de la población; 15% de analfabetismo; 2,5 millones de niños sufren la explotación del trabajo infantil; 2,3 millones de niños no pueden ir a la escuela; no se garantiza el acceso a la salud, se cierran hospitales y se mueren niños en los llamados ‘paseos de la muerte’.
Un Nuevo Gobierno
Si estas dramáticas no justifican nuestros planteamientos, la profunda corrupción del estado colombiano, del gobierno y todas las instituciones, son más que suficientes para plantear la necesidad de un Nuevo Gobierno de Reconstrucción y Reconciliación Nacional, que cree junto con el pueblo una Nueva Institucionalidad que enrumbe hacia la Nueva Colombia en Paz con justicia social, libertad, independencia y soberanía nacional.
Columnistas
13.03.2007
http://www.anncol.org/es/site/doc.php?id=2909
Colombie : La foire aux otages
07/03/2007 - Amnesty International
En Colombie, on recense 3 000 otages dont 58 sont des « politiques », enlevés par les FARC afin d’être échangés contre des prisonniers. Mais l’accord humanitaire conclu entre le gouvernement et la guérilla pour leur libération s’enlise tandis que la population civile reste prise entre deux feux.
Le cas d’Ingrid Betancourt n’est pas isolé. L’enlèvement de personnalités politiques a débuté en 2000 avec l’enlèvement du député O. Lizcano. Cette nouvelle stratégie des FARC prend ses racines bien des années auparavant. Au début des années 1990, le mur de Berlin tombe et, avec lui, de nombreux appuis financiers et logistiques fournis aux FARC par les pays du bloc de l’Est. La perte de ces soutiens les compromet de manière décisive dans le narcotrafic, l’extorsion et l’enlèvement contre rançon dont les indices explosent. Les FARC lancent alors une stratégie d’attaques de bases militaires au terme desquelles ils prennent en otages nombre de soldats et de policiers survivants pour lesquels ils ne demandent pas de rançon mais exigent un geste politique : l’échange de prisonniers « de guerre ». En juin 1997, 70 soldats et policiers sont cependant libérés unilatéralement par les FARC. Le premier échange a lieu en 2001, quinze guérilleros sont échangés contre 42 soldats et policiers.
Fortes de ce succès, les FARC élargissent l’enlèvement d’otages aux personnalités politiques civiles. Durant les six années suivantes, 27 députés, sénateurs, ex-ministres, gouverneurs, candidats à la présidence et trois militaires américains (en opération sur le territoire colombien) viennent rejoindre le groupe des 33 soldats et policiers qui n’ont pas eu la chance d’être libérés en 2001. Aujourd’hui, ils sont 58, deux d’entre eux ont été assassinés par les FARC pendant une tentative de libération (voir cidessous). Par groupe de dix, ils sont disséminés dans la forêt vierge. Leur libération dépend d’un accord humanitaire entre le gouvernement du président Uribe et les FARC, qui devrait déboucher sur un nouvel échange. Mais, la situation en 2006 n’a jamais été aussi compliquée. Les deux parties en jeu rivalisent d’entêtement, de duplicité, qui n’épargnent pas la population civile et bafouent le droit international humanitaire censé protéger les droits des combattants et des civils. La confusion dans l’appréciation de la situation colombienne face aux traités internationaux ne fait qu’accentuer la crise.
Lorsqu’il existe un conflit armé interne et que l’existence de celui-ci est reconnue par le gouvernement légitime, il y a obligation pour les deux parties en jeu de respecter le droit international humanitaire et les Conventions de Genève. Bien que la Colombie ait signé l’ensemble de ces mesures internationales, le président Uribe se refuse à reconnaître que son pays vit un conflit interne.
CONTROVERSE AUTOUR DU CONFLIT ARMÉ
« Il n’y a pas de conflit armé mais une menace terroriste », affirme-t-il, s’alignant sur la conjoncture post-11-Septembre et le discours de « croisade antiterroriste » du président G.W. Bush. « Dans les sociétés démocratiques, il n’existe pas de neutralité des citoyens face au délit… Les civils étant les principales victimes de la guérilla, ils doivent adopter une position active contre ces groupes », ajoute-til, en totale contradiction avec le droit international humanitaire.
Paradoxalement, il forme son armée au respect de ce droit et autorise des organismes internationaux comme la Croix rouge internationale, le Haut-commissariat des Nations unies pour les Réfugiés à opérer sur son territoire. L’incohérence de cette position lui permet de jouer alternativement sur tous les plans et de bénéficier de la complaisance des pays étrangers engagés dans le processus de facilitation. « Le gouvernement colombien peut écouter les voix qui viennent de l’étranger mais il fait ce qu’il veut, c’est un pays souverain et démocratiquement élu… Il est difficile de donner des leçons. Pendant le conflit algérien, nous n’avons pas reconnu non plus un conflit interne ! Cependant la France reconnaît l’existence d’un conflit interne en Colombie et considère les FARC comme groupe terroriste » affirme, M. Rohou, ambassadeur de France en Colombie. Les FARC figurent sur la liste des organisations terroristes dressée par les États-Unis (septembre 2001) et l’Union européenne (2001 et 2004, Journal officiel de l’Union européenne). Conflit armé, guérillas, droit international humanitaire, terroristes, souveraineté, accord humanitaire et lutte antiterroriste, autant de concepts discordants pour décrire la situation en Colombie, qui ne facilite ni l’application bilatérale du droit international humanitaire ni le rapprochement des deux parties à la table des négociations, ni l’esquisse d’une issue à la « guerre interne » dont sont victimes des milliers de civils Colombiens et à la libération des otages.
Bien qu’il n’y ait pas de différence entre les conditions de captivité des trois mille otages et de la douleur de leurs familles, ils sont cependant scindés en deux groupes : les otages « financiers » – aux mains de divers groupes et libérables contre rançon –, en majorité écrasante et les otages « politiques » – aux mains des FARC et libérables contre un échange de prisonniers. Les premiers vivent seul leur calvaire, sans publicité, ni appui international. Quant aux seconds, enjeu du bras de fer entre le gouvernement et la guérilla des FARC, ils retiennent l’attention de la communauté internationale. Mais, pour être libérés – échangés –, il faudrait préalablement que les deux parties négocient. Sur le point d’aboutir, ce rapprochement a échoué à plusieurs reprises au cours des dernières années, la dernière tentative, en octobre 2006, suite à l’attentat des FARC à l’école militaire de Bogotá (vingt blessés). Aussitôt, le président Uribe a ordonné la suspension de toute recherche d’un accord humanitaire et le sauvetage militaire des cinquante-huit otages. Un dramatique retour à la case départ.
LE « GROUPE DES 58 »
Dès le lendemain, l’ensemble des familles du « groupe des 58 » s’est insurgé contre cette « condamnation à mort » qui réduit à néant tous leurs espoirs de revoir vivant leurs êtres chers et qui, selon Angela, la femme du sénateur Luis Perez enlevé voilà cinq ans, « viole les principes de base du droit international humanitaire qui garantit la protection des personnes privées de liberté et les protège contre les dangers du conflit armé ». Elle vient de déposer en ce sens un recours en tutelle contre le président Uribe. « La liberté des Colombiens ne peut pas se payer au prix de quelques morts sur l’hôtel des sacrifices. Là est votre grand enjeu, M. le Président. Il ne sert a rien aux morts d’être libres », écrivait déjà son mari en 2003, depuis son lieu de captivité, au président Uribe.
Maria Teresa, femme du colonel Luis Mendieta, enlevé voila huit ans et qui n’a pas été libéré lors de l’échange de 2001, confie : « Le sauvetage militaire du gouverneur Gaviria et de l’ex-ministre de la défense Echeverry en mai 2003, nous a laissé un goût amer. Ce sont deux cadavres que les familles ont reçus. Nous voulons les revoir vivants et nous devons insister pour que l’accord humanitaire se réalise. Un jour, nous devrons être capables de laisser tomber la rancoeur au profit du pardon et de l’oubli pour que cesse enfin ce conflit. » Ce que la veuve du gouverneur réitéra au lendemain de l’échec du sauvetage : « Je continue de croire que le chemin à suivre est celui du pardon et la réconciliation. »
Cependant, le gouvernement comme les FARC semblent insensibles à ce type de considération. Le président Uribe continue d’appliquer les plans – de guerre — Colombie et Patriote contre les FARC, avec le soutien financier de Washington. Il a extradé devant la justice américaine deux commandants de cette guérilla accusés de délits commis en Colombie mais ayant porté atteinte à la sécurité nationale américaine. Une politique qui ne fait qu’envenimer l’atmosphère et durcir la position des FARC qui ont inclus ces deux commandants dans la liste des prisonniers à échanger ! Un accord humanitaire et la libération du « groupe des 58 » semblent plus éloignés que jamais.
Sylviane Bourgeteau
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Journée de la femme : une première étape
08/03/2007 - Ville d'Istres
Dans le cadre de la journée de la femme, Nicole Joulia, Maire d’Istres a rassemblé, aujourd’hui jeudi 8 mars, les femmes de son Conseil Municipal et une dizaine d’Istréennes impliquée dans la vie de la cité pour débattre de la situation professionnelle, sociale et familiale des femmes à Istres, et de la situation dramatique des femmes battues.
Les échanges ont permis de dresser un état des lieux, qui n’est pas « sans rappeler le rapport de la Délégation aux Droits des Femmes remis à l’Assemblée Nationale, au mois de février, et qui fait été d’une plus grande précarité et d’une plus grande pauvreté des femmes en France » a souligné Nicole Joulia, Maire d’Istres.
En conclusion des débats Nicole Joulia a annoncé son intention de proposer à un prochain Conseil Municipal le vote d’une motion en faveur de la libération d’Ingrid Betancourt, détenue depuis 5 ans en Colombie et Nicole Joulia de rappeler qu’ «Ingrid Betancourt symbolise, à elle seule, la volonté des femmes de changer la société en profondeur, c’est pourquoi nous avons souhaité nous associer à son combat ».
Enfin, de cette première matinée d’échanges, est née l’idée de constituer un groupe d’Istréennes pour dresser un état des lieux plus complet de la situation des femmes sur la ville et tenter d’apporter des solutions à certaines femmes qui sont dans des situations douloureuses. Un atelier citoyen et féminin qui sera appelé à se retrouver très prochainement.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Bush en Amérique latine : la Colombie à la loupe
09/03/2007 - Agora vox, El Tiempo
Le président Bush entame une tournée en Amérique latine où il va visiter le Brésil, l’Uruguay, la Colombie, le Guatemala et le Mexique. Il vient faire un tour de courtoisie, parler des inégalités et de la pauvreté. Le changement de rhétorique est flagrant, cela fait six ans qu’il ne parle que de lutte antiterroriste et d’accord économique.
Bush tente dans le social, et bien qu’il se défende de vouloir faire de la concurrence à Chavez, il est difficile de ne pas voir une petite volonté de récupérer la part de l’influence perdue dans son jardin. Certains ont même appelé son voyage la "tournée anti-Chavez"
Dans un même temps Bush a annoncé une forte diminution de l’aide apportée au continent, les deux dernières années l’apport était de 722 millions de dollars, il a cette fois demandé au congrès 443 millions de dollars. Bien sûr les diminutions touchent les fonds de développement alternatif, l’argent dédié à la lutte contre le narcotrafic et les guérillas ne diminue pas. Par exemple, le Pérou perd vingt millions de dollars d’aide, l’Equateur perd un million, le Brésil passe de six à un million...
Pour certains analystes, c’est une preuve de plus que le gouvernement de Bush laisse de côté l’Amérique latine et se concentre au Moyen-Orient. La visite étant pour faire passer la pilule. Pourtant il est difficile d’imaginer que le gouvernement des Etats-Unis veuille vraiment négliger l’Amérique latine, toutes les négociations autour des différents traités économiques nous disent le contraire. Simplement, le budget des USA n’est pas vraiment extensible et l’Amérique latine n’est pas dans une situation de détresse infinie, au contraire, les résultats économiques sont, dans l’ensemble, plutôt bons.
La Colombie est le seul pays où l’aide ne diminue pas et la visite du président Bush arrive à un moment critique dans les relations entre les deux pays. Uribe est considéré, à juste titre, comme le meilleur allié. Cependant depuis que le scandale de la para-politique (le Washington-post parle de para-gate) est entré au congrès des Etats-Unis, les déclarations contre le gouvernement colombien se font de plus en plus fréquentes. La présidente du Congrès a même réalisé une réunion avec des ONG pour avoir un autre point de vue sur les négociations entre le gouvernement colombien et les paramilitaires. La démission de la ministre des Affaires étrangères pour les liens de toute sa famille avec les paramilitaires n’est pas passé inaperçue. Certains démocrates ont déjà annoncé que le vote du traité de libre-échange se compliquera, de même pour le Plan Colombie.
Le sous-secrétaire d’Etat des Etats-Unis a même annoncé que son gouvernement serait content si un échange humanitaire avec les Farc avait lieu. Uribe s’y oppose férocement.
La dernière histoire en date est la phrase du vice-ministre du travail colombien, disant que les syndicalistes (menacés de mort) exagèrent en dénonçant leurs menaces, et que ceci promeut la violence et le sang. Cette petite phrase, pourtant très commune ici, n’a pas été du goût du représentant de la Chambre des Etats-Unis, qui a demandé une rectification immédiate. Comme il le dit, c’est typiquement ce genre de déclaration qui nous fait douter du respect des droits l’homme en Colombie.
Pourtant, le climat entre les deux présidents est toujours bon et leurs discussions ne devraient pas tourner autour des paramilitaires. Alors la visite de Bush en Colombie ne sert pas à grand-chose. Celui qu’il faut convaincre que le gouvernement colombien n’a rien à voir avec les paramilitaires, c’est le Congrès des Etats-Unis, pas son président, et cela s’annonce plus compliqué.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Colombie: la guérilla des FARC libère deux policiers
10/03/2007 - Romandie News, Primera hora
La guérilla marxiste colombienne des FARC a libéré deux officiers de police qui avaient été capturés lors d'un barrage routier illégal le mois dernier. Les deux hommes ont été remis au Comité international de la Croix-rouge (CICR) sur demande de la guérilla, a indiqué le CICR.
Les deux policiers avaient été enlevés le 28 février dans la province rurale de Cacau, dans le sud du pays, où les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) sont actives. Les rebelles avaient arrêté le bus dans lequel les deux policiers voyageaient.
Les libérations par la guérilla de policiers ou militaires sont très rares. La dernière libération par les FARC de deux policiers, remis au CICR, est intervenue le 26 mars 2006.
Les violences et les enlèvements imputés à la guérilla colombienne ont augmenté de façon importante depuis que le président Alvaro Uribe a lancé une campagne financée par les Etats-Unis pour repousser les rebelles, combattre le trafic de drogue et désarmer les milices.
Les FARC détiennent des centaines de personnes en otages, et les discussions sur leur libération sont dans l'impasse.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Les Etats-Unis confirment une opération conjointe avec les forces colombiennes sur les terres d'influence des FARC
11/03/2007 - Matinternet, El Tiempo, The Guardian
A la veille d'une visite du président George W. Bush en Colombie, l'ambassade américaine a confirmé que des soldats américains et colombiens ont effectué une opération militaire conjointe dans le sud du pays, où les rebelles des FARC détiennent trois sous-traitants militaires américains.
Cet aveu rare intervient après la publication d'un article par le quotidien "El Tiempo" qui, citant des sources anonymes, affirme que deux habitants de la région ont été interrogés par les soldats américains et colombiens sur le lieu de détention des otages.
Le porte-parole de l'ambassade Marshall Louis a déclaré que "du personnel américain accompagnait des forces colombiennes dans le sud et c'est tout ce que je peux dire à ce sujet".
Les règles d'engagement américaines interdisent aux troupes US de participer à des offensives en Colombie, mais leur permettent d'accompagner l'armée colombienne dans les zones d'activité des rebelles, et de se défendre si nécessaire.
Les trois hommes ont été capturés par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) en 2004 lorsque leur avion de surveillance s'est écrasé dans le sud du pays.
D'anciens et actuels responsables américains ont déclaré ce week-end à l'Associated Press que Washington ne s'est pas engagée dans des négociations ou autres activités diplomatiques pour obtenir la libération des otages, ce qui laisse penser que l'administration américaine envisage de plus en plus sérieusement une tentative de libération par la force. Méthode que n'écarte pas le président colombien Alvaro Uribe, allié de Bush.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Bush souhaite que les Américains kidnappés par le Farc soient lébérés de manière sûre
12/03/2007 - Union Radio, San Diego Tribune, AOL
Le président des Etats-Unis, George W Bush, a exprimé aujourd'hui son désir que les trois citoyens américains kidnappés par les FARC depuis quatre années soient libérés "sains et saufs".
La situation des trois contractants américains, en pouvoir des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis que leur avion avait été abattu dans la forêt colombienne, a été un des sujets abordées par Bush et son collègue Álvaro Uribe dans la réunion qu'ils ont tenue ce dimanche à Bogota.
Bush a exprimé sa "préoccupation pour la sécurité, et pour les familles, des trois innocents qui sont restés détenus depuis trop longtemps".
Les auteurs de cette prise d'otage "devraient montrer de la compassion" et remettre en liberté Marc Gonsalves, Keith Stansell et Thomas Howes, a insisté le président.
Il a indiqué qu'il avait discuté de ce sujet avec Uribe et que tous deux avaient évoqué "des stratégies qui, nous l'espérons, parviendront à les libérer sains et saufs", bien qu'il ait paru écarter la possibilité d'une action militaire en indiquant qu'il fallait tenir compte "des sentiments exprimés par les familles".
En Colombie il y a un débat sur l'éventualité de libérer les kidnappés par la force : tandis que le gouvernement considère qu'il doit tenter cette approche, les parents de nombreux captifs s'y opposent.
Le 30 janvier passé, le président colombien avait réitéré son intention de tenter le sauvetage militaire des kidnappés.
Les trois Américains, kidnappés le 13 février 2003, travaillaient pour California Microwave Systems, une entreprise engagée par le gouvernement américain pour "collationner des informations sur les cultures illégales".
Un autre Américain qui accompagnait ce groupe, Thomas Janis, et Luis Alcides Cruz, sergent dans l'Armée colombienne , avaient été abattus par les rebelles lorsqu'ils avaient essayé de se enfuir.
Le FARC ont inclu ces Américains dans la liste des politiciens, policiers et militaires colombiens qu'ils veulent échanger contre quelque 500 guérilleros emprisonnés.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
07/03/2007 - Amnesty International
En Colombie, on recense 3 000 otages dont 58 sont des « politiques », enlevés par les FARC afin d’être échangés contre des prisonniers. Mais l’accord humanitaire conclu entre le gouvernement et la guérilla pour leur libération s’enlise tandis que la population civile reste prise entre deux feux.
Le cas d’Ingrid Betancourt n’est pas isolé. L’enlèvement de personnalités politiques a débuté en 2000 avec l’enlèvement du député O. Lizcano. Cette nouvelle stratégie des FARC prend ses racines bien des années auparavant. Au début des années 1990, le mur de Berlin tombe et, avec lui, de nombreux appuis financiers et logistiques fournis aux FARC par les pays du bloc de l’Est. La perte de ces soutiens les compromet de manière décisive dans le narcotrafic, l’extorsion et l’enlèvement contre rançon dont les indices explosent. Les FARC lancent alors une stratégie d’attaques de bases militaires au terme desquelles ils prennent en otages nombre de soldats et de policiers survivants pour lesquels ils ne demandent pas de rançon mais exigent un geste politique : l’échange de prisonniers « de guerre ». En juin 1997, 70 soldats et policiers sont cependant libérés unilatéralement par les FARC. Le premier échange a lieu en 2001, quinze guérilleros sont échangés contre 42 soldats et policiers.
Fortes de ce succès, les FARC élargissent l’enlèvement d’otages aux personnalités politiques civiles. Durant les six années suivantes, 27 députés, sénateurs, ex-ministres, gouverneurs, candidats à la présidence et trois militaires américains (en opération sur le territoire colombien) viennent rejoindre le groupe des 33 soldats et policiers qui n’ont pas eu la chance d’être libérés en 2001. Aujourd’hui, ils sont 58, deux d’entre eux ont été assassinés par les FARC pendant une tentative de libération (voir cidessous). Par groupe de dix, ils sont disséminés dans la forêt vierge. Leur libération dépend d’un accord humanitaire entre le gouvernement du président Uribe et les FARC, qui devrait déboucher sur un nouvel échange. Mais, la situation en 2006 n’a jamais été aussi compliquée. Les deux parties en jeu rivalisent d’entêtement, de duplicité, qui n’épargnent pas la population civile et bafouent le droit international humanitaire censé protéger les droits des combattants et des civils. La confusion dans l’appréciation de la situation colombienne face aux traités internationaux ne fait qu’accentuer la crise.
Lorsqu’il existe un conflit armé interne et que l’existence de celui-ci est reconnue par le gouvernement légitime, il y a obligation pour les deux parties en jeu de respecter le droit international humanitaire et les Conventions de Genève. Bien que la Colombie ait signé l’ensemble de ces mesures internationales, le président Uribe se refuse à reconnaître que son pays vit un conflit interne.
CONTROVERSE AUTOUR DU CONFLIT ARMÉ
« Il n’y a pas de conflit armé mais une menace terroriste », affirme-t-il, s’alignant sur la conjoncture post-11-Septembre et le discours de « croisade antiterroriste » du président G.W. Bush. « Dans les sociétés démocratiques, il n’existe pas de neutralité des citoyens face au délit… Les civils étant les principales victimes de la guérilla, ils doivent adopter une position active contre ces groupes », ajoute-til, en totale contradiction avec le droit international humanitaire.
Paradoxalement, il forme son armée au respect de ce droit et autorise des organismes internationaux comme la Croix rouge internationale, le Haut-commissariat des Nations unies pour les Réfugiés à opérer sur son territoire. L’incohérence de cette position lui permet de jouer alternativement sur tous les plans et de bénéficier de la complaisance des pays étrangers engagés dans le processus de facilitation. « Le gouvernement colombien peut écouter les voix qui viennent de l’étranger mais il fait ce qu’il veut, c’est un pays souverain et démocratiquement élu… Il est difficile de donner des leçons. Pendant le conflit algérien, nous n’avons pas reconnu non plus un conflit interne ! Cependant la France reconnaît l’existence d’un conflit interne en Colombie et considère les FARC comme groupe terroriste » affirme, M. Rohou, ambassadeur de France en Colombie. Les FARC figurent sur la liste des organisations terroristes dressée par les États-Unis (septembre 2001) et l’Union européenne (2001 et 2004, Journal officiel de l’Union européenne). Conflit armé, guérillas, droit international humanitaire, terroristes, souveraineté, accord humanitaire et lutte antiterroriste, autant de concepts discordants pour décrire la situation en Colombie, qui ne facilite ni l’application bilatérale du droit international humanitaire ni le rapprochement des deux parties à la table des négociations, ni l’esquisse d’une issue à la « guerre interne » dont sont victimes des milliers de civils Colombiens et à la libération des otages.
Bien qu’il n’y ait pas de différence entre les conditions de captivité des trois mille otages et de la douleur de leurs familles, ils sont cependant scindés en deux groupes : les otages « financiers » – aux mains de divers groupes et libérables contre rançon –, en majorité écrasante et les otages « politiques » – aux mains des FARC et libérables contre un échange de prisonniers. Les premiers vivent seul leur calvaire, sans publicité, ni appui international. Quant aux seconds, enjeu du bras de fer entre le gouvernement et la guérilla des FARC, ils retiennent l’attention de la communauté internationale. Mais, pour être libérés – échangés –, il faudrait préalablement que les deux parties négocient. Sur le point d’aboutir, ce rapprochement a échoué à plusieurs reprises au cours des dernières années, la dernière tentative, en octobre 2006, suite à l’attentat des FARC à l’école militaire de Bogotá (vingt blessés). Aussitôt, le président Uribe a ordonné la suspension de toute recherche d’un accord humanitaire et le sauvetage militaire des cinquante-huit otages. Un dramatique retour à la case départ.
LE « GROUPE DES 58 »
Dès le lendemain, l’ensemble des familles du « groupe des 58 » s’est insurgé contre cette « condamnation à mort » qui réduit à néant tous leurs espoirs de revoir vivant leurs êtres chers et qui, selon Angela, la femme du sénateur Luis Perez enlevé voilà cinq ans, « viole les principes de base du droit international humanitaire qui garantit la protection des personnes privées de liberté et les protège contre les dangers du conflit armé ». Elle vient de déposer en ce sens un recours en tutelle contre le président Uribe. « La liberté des Colombiens ne peut pas se payer au prix de quelques morts sur l’hôtel des sacrifices. Là est votre grand enjeu, M. le Président. Il ne sert a rien aux morts d’être libres », écrivait déjà son mari en 2003, depuis son lieu de captivité, au président Uribe.
Maria Teresa, femme du colonel Luis Mendieta, enlevé voila huit ans et qui n’a pas été libéré lors de l’échange de 2001, confie : « Le sauvetage militaire du gouverneur Gaviria et de l’ex-ministre de la défense Echeverry en mai 2003, nous a laissé un goût amer. Ce sont deux cadavres que les familles ont reçus. Nous voulons les revoir vivants et nous devons insister pour que l’accord humanitaire se réalise. Un jour, nous devrons être capables de laisser tomber la rancoeur au profit du pardon et de l’oubli pour que cesse enfin ce conflit. » Ce que la veuve du gouverneur réitéra au lendemain de l’échec du sauvetage : « Je continue de croire que le chemin à suivre est celui du pardon et la réconciliation. »
Cependant, le gouvernement comme les FARC semblent insensibles à ce type de considération. Le président Uribe continue d’appliquer les plans – de guerre — Colombie et Patriote contre les FARC, avec le soutien financier de Washington. Il a extradé devant la justice américaine deux commandants de cette guérilla accusés de délits commis en Colombie mais ayant porté atteinte à la sécurité nationale américaine. Une politique qui ne fait qu’envenimer l’atmosphère et durcir la position des FARC qui ont inclus ces deux commandants dans la liste des prisonniers à échanger ! Un accord humanitaire et la libération du « groupe des 58 » semblent plus éloignés que jamais.
Sylviane Bourgeteau
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Journée de la femme : une première étape
08/03/2007 - Ville d'Istres
Dans le cadre de la journée de la femme, Nicole Joulia, Maire d’Istres a rassemblé, aujourd’hui jeudi 8 mars, les femmes de son Conseil Municipal et une dizaine d’Istréennes impliquée dans la vie de la cité pour débattre de la situation professionnelle, sociale et familiale des femmes à Istres, et de la situation dramatique des femmes battues.
Les échanges ont permis de dresser un état des lieux, qui n’est pas « sans rappeler le rapport de la Délégation aux Droits des Femmes remis à l’Assemblée Nationale, au mois de février, et qui fait été d’une plus grande précarité et d’une plus grande pauvreté des femmes en France » a souligné Nicole Joulia, Maire d’Istres.
En conclusion des débats Nicole Joulia a annoncé son intention de proposer à un prochain Conseil Municipal le vote d’une motion en faveur de la libération d’Ingrid Betancourt, détenue depuis 5 ans en Colombie et Nicole Joulia de rappeler qu’ «Ingrid Betancourt symbolise, à elle seule, la volonté des femmes de changer la société en profondeur, c’est pourquoi nous avons souhaité nous associer à son combat ».
Enfin, de cette première matinée d’échanges, est née l’idée de constituer un groupe d’Istréennes pour dresser un état des lieux plus complet de la situation des femmes sur la ville et tenter d’apporter des solutions à certaines femmes qui sont dans des situations douloureuses. Un atelier citoyen et féminin qui sera appelé à se retrouver très prochainement.
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Bush en Amérique latine : la Colombie à la loupe
09/03/2007 - Agora vox, El Tiempo
Le président Bush entame une tournée en Amérique latine où il va visiter le Brésil, l’Uruguay, la Colombie, le Guatemala et le Mexique. Il vient faire un tour de courtoisie, parler des inégalités et de la pauvreté. Le changement de rhétorique est flagrant, cela fait six ans qu’il ne parle que de lutte antiterroriste et d’accord économique.
Bush tente dans le social, et bien qu’il se défende de vouloir faire de la concurrence à Chavez, il est difficile de ne pas voir une petite volonté de récupérer la part de l’influence perdue dans son jardin. Certains ont même appelé son voyage la "tournée anti-Chavez"
Dans un même temps Bush a annoncé une forte diminution de l’aide apportée au continent, les deux dernières années l’apport était de 722 millions de dollars, il a cette fois demandé au congrès 443 millions de dollars. Bien sûr les diminutions touchent les fonds de développement alternatif, l’argent dédié à la lutte contre le narcotrafic et les guérillas ne diminue pas. Par exemple, le Pérou perd vingt millions de dollars d’aide, l’Equateur perd un million, le Brésil passe de six à un million...
Pour certains analystes, c’est une preuve de plus que le gouvernement de Bush laisse de côté l’Amérique latine et se concentre au Moyen-Orient. La visite étant pour faire passer la pilule. Pourtant il est difficile d’imaginer que le gouvernement des Etats-Unis veuille vraiment négliger l’Amérique latine, toutes les négociations autour des différents traités économiques nous disent le contraire. Simplement, le budget des USA n’est pas vraiment extensible et l’Amérique latine n’est pas dans une situation de détresse infinie, au contraire, les résultats économiques sont, dans l’ensemble, plutôt bons.
La Colombie est le seul pays où l’aide ne diminue pas et la visite du président Bush arrive à un moment critique dans les relations entre les deux pays. Uribe est considéré, à juste titre, comme le meilleur allié. Cependant depuis que le scandale de la para-politique (le Washington-post parle de para-gate) est entré au congrès des Etats-Unis, les déclarations contre le gouvernement colombien se font de plus en plus fréquentes. La présidente du Congrès a même réalisé une réunion avec des ONG pour avoir un autre point de vue sur les négociations entre le gouvernement colombien et les paramilitaires. La démission de la ministre des Affaires étrangères pour les liens de toute sa famille avec les paramilitaires n’est pas passé inaperçue. Certains démocrates ont déjà annoncé que le vote du traité de libre-échange se compliquera, de même pour le Plan Colombie.
Le sous-secrétaire d’Etat des Etats-Unis a même annoncé que son gouvernement serait content si un échange humanitaire avec les Farc avait lieu. Uribe s’y oppose férocement.
La dernière histoire en date est la phrase du vice-ministre du travail colombien, disant que les syndicalistes (menacés de mort) exagèrent en dénonçant leurs menaces, et que ceci promeut la violence et le sang. Cette petite phrase, pourtant très commune ici, n’a pas été du goût du représentant de la Chambre des Etats-Unis, qui a demandé une rectification immédiate. Comme il le dit, c’est typiquement ce genre de déclaration qui nous fait douter du respect des droits l’homme en Colombie.
Pourtant, le climat entre les deux présidents est toujours bon et leurs discussions ne devraient pas tourner autour des paramilitaires. Alors la visite de Bush en Colombie ne sert pas à grand-chose. Celui qu’il faut convaincre que le gouvernement colombien n’a rien à voir avec les paramilitaires, c’est le Congrès des Etats-Unis, pas son président, et cela s’annonce plus compliqué.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Colombie: la guérilla des FARC libère deux policiers
10/03/2007 - Romandie News, Primera hora
La guérilla marxiste colombienne des FARC a libéré deux officiers de police qui avaient été capturés lors d'un barrage routier illégal le mois dernier. Les deux hommes ont été remis au Comité international de la Croix-rouge (CICR) sur demande de la guérilla, a indiqué le CICR.
Les deux policiers avaient été enlevés le 28 février dans la province rurale de Cacau, dans le sud du pays, où les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) sont actives. Les rebelles avaient arrêté le bus dans lequel les deux policiers voyageaient.
Les libérations par la guérilla de policiers ou militaires sont très rares. La dernière libération par les FARC de deux policiers, remis au CICR, est intervenue le 26 mars 2006.
Les violences et les enlèvements imputés à la guérilla colombienne ont augmenté de façon importante depuis que le président Alvaro Uribe a lancé une campagne financée par les Etats-Unis pour repousser les rebelles, combattre le trafic de drogue et désarmer les milices.
Les FARC détiennent des centaines de personnes en otages, et les discussions sur leur libération sont dans l'impasse.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Les Etats-Unis confirment une opération conjointe avec les forces colombiennes sur les terres d'influence des FARC
11/03/2007 - Matinternet, El Tiempo, The Guardian
A la veille d'une visite du président George W. Bush en Colombie, l'ambassade américaine a confirmé que des soldats américains et colombiens ont effectué une opération militaire conjointe dans le sud du pays, où les rebelles des FARC détiennent trois sous-traitants militaires américains.
Cet aveu rare intervient après la publication d'un article par le quotidien "El Tiempo" qui, citant des sources anonymes, affirme que deux habitants de la région ont été interrogés par les soldats américains et colombiens sur le lieu de détention des otages.
Le porte-parole de l'ambassade Marshall Louis a déclaré que "du personnel américain accompagnait des forces colombiennes dans le sud et c'est tout ce que je peux dire à ce sujet".
Les règles d'engagement américaines interdisent aux troupes US de participer à des offensives en Colombie, mais leur permettent d'accompagner l'armée colombienne dans les zones d'activité des rebelles, et de se défendre si nécessaire.
Les trois hommes ont été capturés par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) en 2004 lorsque leur avion de surveillance s'est écrasé dans le sud du pays.
D'anciens et actuels responsables américains ont déclaré ce week-end à l'Associated Press que Washington ne s'est pas engagée dans des négociations ou autres activités diplomatiques pour obtenir la libération des otages, ce qui laisse penser que l'administration américaine envisage de plus en plus sérieusement une tentative de libération par la force. Méthode que n'écarte pas le président colombien Alvaro Uribe, allié de Bush.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Bush souhaite que les Américains kidnappés par le Farc soient lébérés de manière sûre
12/03/2007 - Union Radio, San Diego Tribune, AOL
Le président des Etats-Unis, George W Bush, a exprimé aujourd'hui son désir que les trois citoyens américains kidnappés par les FARC depuis quatre années soient libérés "sains et saufs".
La situation des trois contractants américains, en pouvoir des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis que leur avion avait été abattu dans la forêt colombienne, a été un des sujets abordées par Bush et son collègue Álvaro Uribe dans la réunion qu'ils ont tenue ce dimanche à Bogota.
Bush a exprimé sa "préoccupation pour la sécurité, et pour les familles, des trois innocents qui sont restés détenus depuis trop longtemps".
Les auteurs de cette prise d'otage "devraient montrer de la compassion" et remettre en liberté Marc Gonsalves, Keith Stansell et Thomas Howes, a insisté le président.
Il a indiqué qu'il avait discuté de ce sujet avec Uribe et que tous deux avaient évoqué "des stratégies qui, nous l'espérons, parviendront à les libérer sains et saufs", bien qu'il ait paru écarter la possibilité d'une action militaire en indiquant qu'il fallait tenir compte "des sentiments exprimés par les familles".
En Colombie il y a un débat sur l'éventualité de libérer les kidnappés par la force : tandis que le gouvernement considère qu'il doit tenter cette approche, les parents de nombreux captifs s'y opposent.
Le 30 janvier passé, le président colombien avait réitéré son intention de tenter le sauvetage militaire des kidnappés.
Les trois Américains, kidnappés le 13 février 2003, travaillaient pour California Microwave Systems, une entreprise engagée par le gouvernement américain pour "collationner des informations sur les cultures illégales".
Un autre Américain qui accompagnait ce groupe, Thomas Janis, et Luis Alcides Cruz, sergent dans l'Armée colombienne , avaient été abattus par les rebelles lorsqu'ils avaient essayé de se enfuir.
Le FARC ont inclu ces Américains dans la liste des politiciens, policiers et militaires colombiens qu'ils veulent échanger contre quelque 500 guérilleros emprisonnés.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
Sept membres du congrès des ETATS-UNIS envoient une lettre approuvant la proposition des gouvernements européens pour une zone démilitarisée
L'administration Bush semble de plus en plus disposée à entreprendre une opération militaire risquée pour délivrer les trois Américains otages des Farc depuis quatre ans.. Officiellement, le gouvernement des ETATS-UNIS n'a jamais engagé de négociations . De plus, le département de la justice refuse l'idée d'échanger les Américains contre deux guérilleros colombiens dtenus par les Etats-Unis.
Jo Rosano, mère d'un des otages , Marc Gonsalves croit comme les autres familles de séquestrés qu'une telle opération aurait comme conséquence la mort de son fils et des deux autres otages, Keith Stansell et Tom Howes.
"Ce serait un meurtre de faire cela," a déclaré jeudi Jo Rosano.
L'administration Bush prétend qu'elle fait son possible pour délivrer les trois Américains. "Je suis profondément préoccupé par leur destin," a déclaré le Président Bush dans une entrevue à RCN TV (Colombie), avant qu'il son voyage en Amérique latine.
Rencontre des familles avec un sénateur des USA
Jo Rosano, Yolanda Pulecio (mère d'Ingrid Betancourt) et Juan Sebastian Lodada (fils d'un autre otage colombien), ont rencontré la semaine passée le Senateur Christopher Dodd, (D-Conn.), et d'autres personnes dans le but de demander au sécrétaire général des Nations-Unies Ban-Ki-Moon d'organiser des négociations entre le Président colombien Alvaro Uribe et les dirigeants des FARC.
Lettre de Congressistes qui soutiennent "l'échange humanitaire"
Sept membres du congrès des ETATS-UNIS viennent d'envoyer une lettre approuvant la proposition de trois gouvernements européens pour une zone démilitarisée, où les négociations pour un "échange humanitaire" pourraient avoir lieu pour fixer avec les FARC. Ces représentants offrent même d'être présents dans la zone aux moments essentiels, afin de garantir le succès des entretiens.
C'est jusqu'ici l'expression la plus claire de membres du congrès pour exprimer une volonté d'arriver à une solution négociée du problème des otages :
8 mars 2007
Son Excellence Philippe Douste-Blazy
Ministre des relations étrangères
République Française
Son Excellence Miguel Ángel Moratinos
Ministre des relations étrangères
Royaume d'Espagne
Son Excellence Micheline Calmy-Rey
Département fédéral des affaires étrangères
Confédération Helvétique
Dr. Luis Carlos Restrepo
Haut commissaire pour la paix
Présidence de la République de la Colombie
Vos Excellences :
Nous sommes très concernés - tout comme vous - par la situation tragique qui dure depuis trop longtemps en Colombie.
Dans un acte de la cruauté qui viole la loi humanitaire internationale, le groupe insurgé des forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) détient cinquante-sept otages militaires et civils, certains depuis un peu mloins de dix ans. Les FARC insistent sur le fait qu'ils ne libéreront leurs otages que si le gouvernement colombien négocie avec eux un accord permettant de libérer des centaines de guérilleros prisonniers.
La plupart des personnes retenues en otage sont des citoyens colombiens, bien que trois soient des citoyens des ETATS-UNIS, employés d'une compagnie travaillant pour le département de la défense, dont l'avion a été abattu il y a plus de quatre ans dans un territoire controlé par la guérilla. La plupart des civils colombiens sont des personnalités, parmi lesquelles on compte d'anciens législateurs, des ex, gouverneurs, et l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, qui a également la nationalité française.
Nous nous joignons à vous pour sonner l'alarme, devant la tragédie de cinquante-sept êtres humains forcés de vivre captifs dans une jungle inhospitalière, et devant les centaines de membres de leurs famille qui ont été séparés de leurs pères, mères, maris, épouses, soeurs ou frères depuis des milliers de jours. Nous nous joignons également à vous pour inviter les FARC à abandonner cette tactique cruelle et de libérer leurs prisonniers immédiatement et sans condition.
Comme vous le savez, bien que les FARC insistent sur le fait que les négociations pour "un échange humanitaire" devraient avoir lieu dans une zone de 480 kilomètres carrés en Colombie du sud-ouest, de laquelle tout le personnel militaire devrait avoir été retiré. Le gouvernement colombien a refusé de retirer ses forces de sécurité de cette zone, en particulier si les FARC insistent pour leurs propres forces gardent, eux, leurs armes.
Le résultat est maintenant dans une impasse, avec deux parties qui refusent le dialogue et des otages qui ne peuvent espérer aucune libération. Ceci a duré trop longtemps. Nous sommes d'accord avec vous que le statu quo est inacceptable. Pour cette raison :
1. Nous appuyons la proposition présentée en 2005 par les gouvernements de France, d'Espagne et de Suisse, acceptée en principe par le gouvernement colombien. Selon cette formule, les entretiens pour l'échange humanitaire pourraient avoir lieu dans une zone de 180 kilomètres carrés dans le secteur proposé par les FARC. Les deux parties seraient sans armes dans cette zone, avec les trois pays et d'autres observateurs internationaux qui seraient chargés du contrôle et de la sécurité.
Cette proposition offre un bon cadre pour aller de l'avant. Nous invitons les FARC à montrer de la flexibilité et de la bonne volonté à s'engager. Pour les insurgés, ceci ne sera pas considéré comme perdre la face, mais plutôt comme la preuve qu'ils sont à l'écoute de l'opinion publique internationale.
2. Si les FARC et le gouvernement colombien acceptent de suivre le modèle français, espagnol et suisse, nous nous engageons à soutenir les discussions pour l'échange humanitaire en étant présents dans la zone de sécurité où les entretiens auraient lieu. Aux moments essentiels du processus, nous serons à même d'offrir toute l'aide, les conseils, l'accompagnement et l'appui politique que les membres du congrès des ETATS-UNIS peuvent fournir.
Naturellement, un accord sur la zone où se dérouleraient les entretiens est seulement une première étape. Les entretiens pour l'échange humanitaire seront difficiles, lorsque les deux parties discuteront certaines questions épineuses comme la possibilité pour les guérilleros libérés de rejoindre les FARC, ou l'engagement des guérilleros a cesser toute nouvelle prise d'otage.
Ces questions et plusieurs autres très importantes attendent les négociateurs. Mais pour le moment, la chose la plus importante importante est de mettre le processus en marche. Dans ce but, nous mettons en gage notre appui à la proposition française, espagnole et suisse et notre bonne volonté d'être présents dans la zone si nécessaire.
Merci de votre considération.
Sincèrement,
Représentant James P. McGovern (DMA)
Rep. Janice D. Schakowsky (DILUÉ)
M. Grijalva (D-AZ) De Rep. Raul
Rep. Sam Farr (DCA)
Représentant Peter Gallois (D-VT)
Rep. Maurice Hinchey (D-NY)
Rep. William D. Delahunt (DMA)
http://www.bismi.net/articlelecture.php?id=1093
L'administration Bush semble de plus en plus disposée à entreprendre une opération militaire risquée pour délivrer les trois Américains otages des Farc depuis quatre ans.. Officiellement, le gouvernement des ETATS-UNIS n'a jamais engagé de négociations . De plus, le département de la justice refuse l'idée d'échanger les Américains contre deux guérilleros colombiens dtenus par les Etats-Unis.
Jo Rosano, mère d'un des otages , Marc Gonsalves croit comme les autres familles de séquestrés qu'une telle opération aurait comme conséquence la mort de son fils et des deux autres otages, Keith Stansell et Tom Howes.
"Ce serait un meurtre de faire cela," a déclaré jeudi Jo Rosano.
L'administration Bush prétend qu'elle fait son possible pour délivrer les trois Américains. "Je suis profondément préoccupé par leur destin," a déclaré le Président Bush dans une entrevue à RCN TV (Colombie), avant qu'il son voyage en Amérique latine.
Rencontre des familles avec un sénateur des USA
Jo Rosano, Yolanda Pulecio (mère d'Ingrid Betancourt) et Juan Sebastian Lodada (fils d'un autre otage colombien), ont rencontré la semaine passée le Senateur Christopher Dodd, (D-Conn.), et d'autres personnes dans le but de demander au sécrétaire général des Nations-Unies Ban-Ki-Moon d'organiser des négociations entre le Président colombien Alvaro Uribe et les dirigeants des FARC.
Lettre de Congressistes qui soutiennent "l'échange humanitaire"
Sept membres du congrès des ETATS-UNIS viennent d'envoyer une lettre approuvant la proposition de trois gouvernements européens pour une zone démilitarisée, où les négociations pour un "échange humanitaire" pourraient avoir lieu pour fixer avec les FARC. Ces représentants offrent même d'être présents dans la zone aux moments essentiels, afin de garantir le succès des entretiens.
C'est jusqu'ici l'expression la plus claire de membres du congrès pour exprimer une volonté d'arriver à une solution négociée du problème des otages :
8 mars 2007
Son Excellence Philippe Douste-Blazy
Ministre des relations étrangères
République Française
Son Excellence Miguel Ángel Moratinos
Ministre des relations étrangères
Royaume d'Espagne
Son Excellence Micheline Calmy-Rey
Département fédéral des affaires étrangères
Confédération Helvétique
Dr. Luis Carlos Restrepo
Haut commissaire pour la paix
Présidence de la République de la Colombie
Vos Excellences :
Nous sommes très concernés - tout comme vous - par la situation tragique qui dure depuis trop longtemps en Colombie.
Dans un acte de la cruauté qui viole la loi humanitaire internationale, le groupe insurgé des forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) détient cinquante-sept otages militaires et civils, certains depuis un peu mloins de dix ans. Les FARC insistent sur le fait qu'ils ne libéreront leurs otages que si le gouvernement colombien négocie avec eux un accord permettant de libérer des centaines de guérilleros prisonniers.
La plupart des personnes retenues en otage sont des citoyens colombiens, bien que trois soient des citoyens des ETATS-UNIS, employés d'une compagnie travaillant pour le département de la défense, dont l'avion a été abattu il y a plus de quatre ans dans un territoire controlé par la guérilla. La plupart des civils colombiens sont des personnalités, parmi lesquelles on compte d'anciens législateurs, des ex, gouverneurs, et l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, qui a également la nationalité française.
Nous nous joignons à vous pour sonner l'alarme, devant la tragédie de cinquante-sept êtres humains forcés de vivre captifs dans une jungle inhospitalière, et devant les centaines de membres de leurs famille qui ont été séparés de leurs pères, mères, maris, épouses, soeurs ou frères depuis des milliers de jours. Nous nous joignons également à vous pour inviter les FARC à abandonner cette tactique cruelle et de libérer leurs prisonniers immédiatement et sans condition.
Comme vous le savez, bien que les FARC insistent sur le fait que les négociations pour "un échange humanitaire" devraient avoir lieu dans une zone de 480 kilomètres carrés en Colombie du sud-ouest, de laquelle tout le personnel militaire devrait avoir été retiré. Le gouvernement colombien a refusé de retirer ses forces de sécurité de cette zone, en particulier si les FARC insistent pour leurs propres forces gardent, eux, leurs armes.
Le résultat est maintenant dans une impasse, avec deux parties qui refusent le dialogue et des otages qui ne peuvent espérer aucune libération. Ceci a duré trop longtemps. Nous sommes d'accord avec vous que le statu quo est inacceptable. Pour cette raison :
1. Nous appuyons la proposition présentée en 2005 par les gouvernements de France, d'Espagne et de Suisse, acceptée en principe par le gouvernement colombien. Selon cette formule, les entretiens pour l'échange humanitaire pourraient avoir lieu dans une zone de 180 kilomètres carrés dans le secteur proposé par les FARC. Les deux parties seraient sans armes dans cette zone, avec les trois pays et d'autres observateurs internationaux qui seraient chargés du contrôle et de la sécurité.
Cette proposition offre un bon cadre pour aller de l'avant. Nous invitons les FARC à montrer de la flexibilité et de la bonne volonté à s'engager. Pour les insurgés, ceci ne sera pas considéré comme perdre la face, mais plutôt comme la preuve qu'ils sont à l'écoute de l'opinion publique internationale.
2. Si les FARC et le gouvernement colombien acceptent de suivre le modèle français, espagnol et suisse, nous nous engageons à soutenir les discussions pour l'échange humanitaire en étant présents dans la zone de sécurité où les entretiens auraient lieu. Aux moments essentiels du processus, nous serons à même d'offrir toute l'aide, les conseils, l'accompagnement et l'appui politique que les membres du congrès des ETATS-UNIS peuvent fournir.
Naturellement, un accord sur la zone où se dérouleraient les entretiens est seulement une première étape. Les entretiens pour l'échange humanitaire seront difficiles, lorsque les deux parties discuteront certaines questions épineuses comme la possibilité pour les guérilleros libérés de rejoindre les FARC, ou l'engagement des guérilleros a cesser toute nouvelle prise d'otage.
Ces questions et plusieurs autres très importantes attendent les négociateurs. Mais pour le moment, la chose la plus importante importante est de mettre le processus en marche. Dans ce but, nous mettons en gage notre appui à la proposition française, espagnole et suisse et notre bonne volonté d'être présents dans la zone si nécessaire.
Merci de votre considération.
Sincèrement,
Représentant James P. McGovern (DMA)
Rep. Janice D. Schakowsky (DILUÉ)
M. Grijalva (D-AZ) De Rep. Raul
Rep. Sam Farr (DCA)
Représentant Peter Gallois (D-VT)
Rep. Maurice Hinchey (D-NY)
Rep. William D. Delahunt (DMA)
http://www.bismi.net/articlelecture.php?id=1093
«La guérilla des FARC profite de la Suisse pour promouvoir sa haine»
15/03/2007 - Le Temps (Valérie de Graffenried)
De passage à Genève pour le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, Francisco Santos, le vice-président colombien, s'est livré au Temps. Il évoque notamment le rôle de facilitateur de la Suisse entre Bogota et les Forces armées révolutionnaires de Colombie, alors que le processus se trouve dans une phase tendue. Et la présence de membres de la guérilla marxiste en Suisse.
Le Temps: Votre président Alvaro Uribe a récemment déclaré qu'il privilégiait la voie militaire pour libérer les otages des FARC. La médiation de l'Espagne, de la France et de la Suisse n'a-t-elle donc actuellement plus de raison d'être à vos yeux?
Francisco Santos: Le président Uribe a simplement dit que le gouvernement colombien ne peut pas écarter l'idée de libérer les otages par la voie militaire. Notre actuel ministre des Affaires étrangères, Fernando Araujo, qui était otage des FARC, a pu s'échapper lors d'une opération militaire, ce qui prouve que nous pouvons réussir ainsi. Mais nous continuons à penser que le rôle des médiateurs est important.
– Les signaux contradictoires de Bogota ne facilitent pas leur travail... Alvaro Uribe a encore déclaré le mois dernier qu'il écartait toute idée d'accord humanitaire, puis, le jour du 5e anniversaire de la détention d'Ingrid Betancourt, qu'il voulait un contact avec les FARC, mais «sans intermédiaires»... Qu'attendez-vous exactement de la Suisse?
– La première chose que nous voulons est que les FARC reçoivent les facilitateurs suisses, espagnols et français, ce qu'ils ne font pas.
– L'émissaire suisse ne rencontre-t-il pas régulièrement des membres des FARC dans la jungle?
– Pas ces derniers mois, alors que Bogota avait à nouveau autorisé le travail des médiateurs. Nous nous sommes toujours montrés ouverts à toute négociation, le gouvernement colombien a d'ailleurs revu ses exigences à la baisse, mais les FARC, eux, n'ont jamais fait le moindre effort et continuent d'agir en totale contradiction avec le droit international humanitaire et les Conventions de Genève. Pour danser un tango, il faut être deux, or les FARC n'ont jamais voulu entrer sur la piste. Le président Uribe avait même accepté le plan de la Suisse, de l'Espagne et de la France présenté en décembre 2005, qui proposait un terrain démilitarisé pour parvenir à un accord humanitaire, mais les FARC n'ont pas bougé. En guise de réponse, ils ont posé une bombe dans une école militaire. Comment voulez-vous aller de l'avant ainsi?
– Un ou plusieurs représentants des FARC vivraient en Suisse et la Suisse héberge leur site internet. Cela vous irrite-t-il?
– Je respecte la neutralité de la Suisse mais une organisation qui est terroriste l'est partout dans le monde! Les FARC ne font qu'abuser des territoires où ils peuvent se rendre en toute quiétude, pour exercer leurs activités illicites, en inondant notamment le marché européen de leur trafic de drogue. Ils en profitent également pour promouvoir leur agenda de haine et de terreur. C'est leur seul programme!
– La Suisse ne considère qu'Al-Qaida comme organisation terroriste, sur la base d'une décision du Conseil de sécurité de l'ONU....
–... Et moi je vous dis que c'est difficile à comprendre: les FARC répondent à tous les critères qui font d'Al-Qaida une organisation terroriste! Ils fonctionnent de la même manière. Le fait que la Suisse héberge des membres des FARC entre en contradiction avec le rôle de paix qu'elle veut jouer en Colombie!
– Que savez-vous exactement de la présence des FARC en Suisse?
– Nous avons des preuves que les FARC passent par la Suisse, qu'ils l'utilisent comme plate-forme politique et qu'ils se cachent notamment derrière des organisations à but social. Des représentants de groupes colombiens illégaux sont aussi en Suisse pour défendre les idées des FARC.
– Mais y a-t-il un «ambassadeur» des FARC en Europe qui vivrait en Suisse?
– Nous savons en tout cas qu'un membre influent des FARC se déplace souvent et très facilement en Suisse. C'est leur principal porte-parole pour les relations internationales. Il s'agit d'une femme.
– La Colombie est en plein processus de réconciliation et d'indemnisation des victimes dans le cadre du démantèlement des groupes illégaux. Où en est ce processus compliqué?
– Plus de 30 000 paramilitaires ont été démobilisés, 18 000 armes de haut calibre rendues et 10 000 guérilleros ont été réintégrés, sur une base volontaire, dans la société civile. Par ailleurs, le processus de paix avec l'ELN, deuxième guérilla de Colombie, où la Suisse joue aussi un rôle de facilitateur, avance bien. Pour les paramilitaires, nous proposons à leurs leaders des peines réduites – et non une amnistie – en échange de vérité, justice et réparation. Notre gouvernement soutient le travail de la Cour suprême qui a encore récemment poursuivi des parlementaires pour leurs liens avec les paramilitaires. Un tel programme de réinsertion n'a jamais été mené dans aucun pays d'Amérique latine à un tel niveau. N'oubliez pas qu'en 1992, Pablo Escobar, le plus grand trafiquant de drogue de tous les temps, était membre du Congrès. Et des parlementaires ont fait campagne avec de l'argent des trafics de drogue. Nous ne voulons plus de cela et devons aujourd'hui traiter le mal à la racine, avec transparence. Peu importent les coûts. Les décisions que prennent les pays développés à propos de ce processus seront déterminantes s'agissant de son succès. Nous espérons donc que spécialisée, de son expertise technique. Nous attendons aussi de la Suisse qu'elle nous aide à ouvrir des portes pour faire valoir notre crédibilité, afin que nous puissions notamment accueillir des investissements et améliorer notre situation économique. C'est très important: quelqu'un qui a une bonne situation et un emploi ne sera pas tenté de faire partie d'un groupe illégal et de s'adonner au trafic de drogue!le gouvernement et les citoyens suisses, qui savent très bien ce qu'est la paix, nous aideront dans ce difficile processus de transition. Notre principale difficulté pour l'instant est d'éradiquer les trafiquants de drogue.
– Quelle aide attendez-vous concrètement de la Suisse dans ce processus? Avez-vous un message particulier à faire passer à notre ministre des Affaires étrangères?
– Micheline Calmy-Rey est une bonne amie, avec qui j'ai toujours eu des discussions très franches! Nous avons besoin de la compréhension de la Suisse, de son aide
Un parcours accidenté
Francisco Santos, 41 ans, a été élu vice-président de Colombie en mai 200 2 , lorsque Alvaro Uribe a accédé à la présidence du pays. C'est un journaliste en exil qui est appelé à seconder le président: Francisco Santos avait quitté la Colombie en mars 2000 en raison de menaces de mort des Forces armées révolutionnaires de Colombie, souligne le site officiel de la présidence. Et c'est à Madrid qu'il a trouvé refuge, où il a travaillé durant deux ans au sein du journal El Pais . Francisco Santos a auparavant été directeur du quotidien colombien El Tiempo , dont sa famille est propriétaire. En 1990, il a été enlevé, avec dix autres journalistes, par le baron de la drogue Pablo Escobar, ce dernier tentant d'obtenir du président d'alors, la promesse de ne pas extrader des trafiquants de drogue vers les Etats-Unis. Dès sa libération huit mois plus tard, il a passé une année à l'Université de Harvard, aux Etats-Unis. De retour en Colombie en 1992, Francisco Santos a fondé «Pais Libre», une organisation destinée à aider les victimes d'enlèvements et leur famille.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
15/03/2007 - Le Temps (Valérie de Graffenried)
De passage à Genève pour le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, Francisco Santos, le vice-président colombien, s'est livré au Temps. Il évoque notamment le rôle de facilitateur de la Suisse entre Bogota et les Forces armées révolutionnaires de Colombie, alors que le processus se trouve dans une phase tendue. Et la présence de membres de la guérilla marxiste en Suisse.
Le Temps: Votre président Alvaro Uribe a récemment déclaré qu'il privilégiait la voie militaire pour libérer les otages des FARC. La médiation de l'Espagne, de la France et de la Suisse n'a-t-elle donc actuellement plus de raison d'être à vos yeux?
Francisco Santos: Le président Uribe a simplement dit que le gouvernement colombien ne peut pas écarter l'idée de libérer les otages par la voie militaire. Notre actuel ministre des Affaires étrangères, Fernando Araujo, qui était otage des FARC, a pu s'échapper lors d'une opération militaire, ce qui prouve que nous pouvons réussir ainsi. Mais nous continuons à penser que le rôle des médiateurs est important.
– Les signaux contradictoires de Bogota ne facilitent pas leur travail... Alvaro Uribe a encore déclaré le mois dernier qu'il écartait toute idée d'accord humanitaire, puis, le jour du 5e anniversaire de la détention d'Ingrid Betancourt, qu'il voulait un contact avec les FARC, mais «sans intermédiaires»... Qu'attendez-vous exactement de la Suisse?
– La première chose que nous voulons est que les FARC reçoivent les facilitateurs suisses, espagnols et français, ce qu'ils ne font pas.
– L'émissaire suisse ne rencontre-t-il pas régulièrement des membres des FARC dans la jungle?
– Pas ces derniers mois, alors que Bogota avait à nouveau autorisé le travail des médiateurs. Nous nous sommes toujours montrés ouverts à toute négociation, le gouvernement colombien a d'ailleurs revu ses exigences à la baisse, mais les FARC, eux, n'ont jamais fait le moindre effort et continuent d'agir en totale contradiction avec le droit international humanitaire et les Conventions de Genève. Pour danser un tango, il faut être deux, or les FARC n'ont jamais voulu entrer sur la piste. Le président Uribe avait même accepté le plan de la Suisse, de l'Espagne et de la France présenté en décembre 2005, qui proposait un terrain démilitarisé pour parvenir à un accord humanitaire, mais les FARC n'ont pas bougé. En guise de réponse, ils ont posé une bombe dans une école militaire. Comment voulez-vous aller de l'avant ainsi?
– Un ou plusieurs représentants des FARC vivraient en Suisse et la Suisse héberge leur site internet. Cela vous irrite-t-il?
– Je respecte la neutralité de la Suisse mais une organisation qui est terroriste l'est partout dans le monde! Les FARC ne font qu'abuser des territoires où ils peuvent se rendre en toute quiétude, pour exercer leurs activités illicites, en inondant notamment le marché européen de leur trafic de drogue. Ils en profitent également pour promouvoir leur agenda de haine et de terreur. C'est leur seul programme!
– La Suisse ne considère qu'Al-Qaida comme organisation terroriste, sur la base d'une décision du Conseil de sécurité de l'ONU....
–... Et moi je vous dis que c'est difficile à comprendre: les FARC répondent à tous les critères qui font d'Al-Qaida une organisation terroriste! Ils fonctionnent de la même manière. Le fait que la Suisse héberge des membres des FARC entre en contradiction avec le rôle de paix qu'elle veut jouer en Colombie!
– Que savez-vous exactement de la présence des FARC en Suisse?
– Nous avons des preuves que les FARC passent par la Suisse, qu'ils l'utilisent comme plate-forme politique et qu'ils se cachent notamment derrière des organisations à but social. Des représentants de groupes colombiens illégaux sont aussi en Suisse pour défendre les idées des FARC.
– Mais y a-t-il un «ambassadeur» des FARC en Europe qui vivrait en Suisse?
– Nous savons en tout cas qu'un membre influent des FARC se déplace souvent et très facilement en Suisse. C'est leur principal porte-parole pour les relations internationales. Il s'agit d'une femme.
– La Colombie est en plein processus de réconciliation et d'indemnisation des victimes dans le cadre du démantèlement des groupes illégaux. Où en est ce processus compliqué?
– Plus de 30 000 paramilitaires ont été démobilisés, 18 000 armes de haut calibre rendues et 10 000 guérilleros ont été réintégrés, sur une base volontaire, dans la société civile. Par ailleurs, le processus de paix avec l'ELN, deuxième guérilla de Colombie, où la Suisse joue aussi un rôle de facilitateur, avance bien. Pour les paramilitaires, nous proposons à leurs leaders des peines réduites – et non une amnistie – en échange de vérité, justice et réparation. Notre gouvernement soutient le travail de la Cour suprême qui a encore récemment poursuivi des parlementaires pour leurs liens avec les paramilitaires. Un tel programme de réinsertion n'a jamais été mené dans aucun pays d'Amérique latine à un tel niveau. N'oubliez pas qu'en 1992, Pablo Escobar, le plus grand trafiquant de drogue de tous les temps, était membre du Congrès. Et des parlementaires ont fait campagne avec de l'argent des trafics de drogue. Nous ne voulons plus de cela et devons aujourd'hui traiter le mal à la racine, avec transparence. Peu importent les coûts. Les décisions que prennent les pays développés à propos de ce processus seront déterminantes s'agissant de son succès. Nous espérons donc que spécialisée, de son expertise technique. Nous attendons aussi de la Suisse qu'elle nous aide à ouvrir des portes pour faire valoir notre crédibilité, afin que nous puissions notamment accueillir des investissements et améliorer notre situation économique. C'est très important: quelqu'un qui a une bonne situation et un emploi ne sera pas tenté de faire partie d'un groupe illégal et de s'adonner au trafic de drogue!le gouvernement et les citoyens suisses, qui savent très bien ce qu'est la paix, nous aideront dans ce difficile processus de transition. Notre principale difficulté pour l'instant est d'éradiquer les trafiquants de drogue.
– Quelle aide attendez-vous concrètement de la Suisse dans ce processus? Avez-vous un message particulier à faire passer à notre ministre des Affaires étrangères?
– Micheline Calmy-Rey est une bonne amie, avec qui j'ai toujours eu des discussions très franches! Nous avons besoin de la compréhension de la Suisse, de son aide
Un parcours accidenté
Francisco Santos, 41 ans, a été élu vice-président de Colombie en mai 200 2 , lorsque Alvaro Uribe a accédé à la présidence du pays. C'est un journaliste en exil qui est appelé à seconder le président: Francisco Santos avait quitté la Colombie en mars 2000 en raison de menaces de mort des Forces armées révolutionnaires de Colombie, souligne le site officiel de la présidence. Et c'est à Madrid qu'il a trouvé refuge, où il a travaillé durant deux ans au sein du journal El Pais . Francisco Santos a auparavant été directeur du quotidien colombien El Tiempo , dont sa famille est propriétaire. En 1990, il a été enlevé, avec dix autres journalistes, par le baron de la drogue Pablo Escobar, ce dernier tentant d'obtenir du président d'alors, la promesse de ne pas extrader des trafiquants de drogue vers les Etats-Unis. Dès sa libération huit mois plus tard, il a passé une année à l'Université de Harvard, aux Etats-Unis. De retour en Colombie en 1992, Francisco Santos a fondé «Pais Libre», une organisation destinée à aider les victimes d'enlèvements et leur famille.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
Un haut responsable des FARC se cache en Suisse
BERNE - Le chef de la délégation diplomatique de la guérilla colombienne des FARC (marxiste) se cache en Suisse. Selon le journal "Le Temps", dans lequel cette personne âgée de 35 ans s'exprime pour la première fois, il serait détenteur d'un permis C d'établissement et basé à Lausanne.
"Je suis le chef de la délégation diplomatique des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, ndlr), je les représente auprès du gouvernement de différents pays européens, auprès de personnalités publiques et de chefs d'entreprise", précise cette personne sous couvert de l'anonymat, dans "Le Temps" de jeudi.
"On peut dire que j'ai un rôle d'ambassadeur, comme si les FARC étaient un Etat dans l'Etat colombien, mais d'un gouvernement qui n'est pas reconnu. Mon supérieur est Raul Reyes, le numéro 2 des FARC", explique cette personne, venue en Suisse pour la première fois à 21 ans comme réfugié politique.
Ce "porte-parole" des FARC précise dans l'interview qu'il organise des aides logistiques humanitaires, envoie des médicaments et de l'argent. Il fait aussi un travail d'information sur les derniers développements en Colombie, dénonce les violations des droits de l'homme commise par le gouvernement et gère le contenu du site internet officiel des FARC (un site hebergé en Suisse).
Selon cette personne, "la Suisse accepte qu'un représentant des FARC soit sur ses terres, car mon rôle est diplomatique. Ici, je ne suis pas un dirigeant militaire".
Sur les objectifs des FARC, ce responsable dit: "Nous voulons la paix, mais pas n'importe quelle paix. Nous luttons pour la construction de la 'nouvelle Colombie'. Une Colombie avec un gouvernement pluraliste et un plan de reconstruction, de reconciliation nationale".
(ats / 15 mars 2007 02:55)
http://www.romandie.com/infos/ats/displ ... 810300.xml
BERNE - Le chef de la délégation diplomatique de la guérilla colombienne des FARC (marxiste) se cache en Suisse. Selon le journal "Le Temps", dans lequel cette personne âgée de 35 ans s'exprime pour la première fois, il serait détenteur d'un permis C d'établissement et basé à Lausanne.
"Je suis le chef de la délégation diplomatique des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, ndlr), je les représente auprès du gouvernement de différents pays européens, auprès de personnalités publiques et de chefs d'entreprise", précise cette personne sous couvert de l'anonymat, dans "Le Temps" de jeudi.
"On peut dire que j'ai un rôle d'ambassadeur, comme si les FARC étaient un Etat dans l'Etat colombien, mais d'un gouvernement qui n'est pas reconnu. Mon supérieur est Raul Reyes, le numéro 2 des FARC", explique cette personne, venue en Suisse pour la première fois à 21 ans comme réfugié politique.
Ce "porte-parole" des FARC précise dans l'interview qu'il organise des aides logistiques humanitaires, envoie des médicaments et de l'argent. Il fait aussi un travail d'information sur les derniers développements en Colombie, dénonce les violations des droits de l'homme commise par le gouvernement et gère le contenu du site internet officiel des FARC (un site hebergé en Suisse).
Selon cette personne, "la Suisse accepte qu'un représentant des FARC soit sur ses terres, car mon rôle est diplomatique. Ici, je ne suis pas un dirigeant militaire".
Sur les objectifs des FARC, ce responsable dit: "Nous voulons la paix, mais pas n'importe quelle paix. Nous luttons pour la construction de la 'nouvelle Colombie'. Une Colombie avec un gouvernement pluraliste et un plan de reconstruction, de reconciliation nationale".
(ats / 15 mars 2007 02:55)
http://www.romandie.com/infos/ats/displ ... 810300.xml
Des soldats américains traquent les FARC en Colombie
lundi 12 mars 2007, par Alex
En marge de la visite du Président américain George W. Bush en Colombie, l’Ambassade des États-Unis d’Amérique à Bogota a admis qu’actuellement des soldats de ce pays mènent des opérations conjointement avec les militaires colombiens dans le département colombien de la Caqueta dans le sud du pays.
Le porte-parole de l’Ambassade américaine Marshall Louis a déclaré que la seule chose qu’il puisse dire était que « du pesronnel américain accompagne les forces colombiennes dans le sud ».
Le but de l’opération est la récupération de trois contractuels américains qui sont tombés dans les mains des FARC depuis février 2003 quand un avion fut détourné, selon la version des FARC, quand il menait des missions d’espionnage dans cette région.
Légalement, les États-Unis ne peuvent maintenir plus de 800 membres de ses forces militaires simultanément en Colombie. La Constitution colombienne interdit en effet la présence de troupes étrangères sur le territoire national.
http://www.alactu.com/spip.php?article3548
lundi 12 mars 2007, par Alex
En marge de la visite du Président américain George W. Bush en Colombie, l’Ambassade des États-Unis d’Amérique à Bogota a admis qu’actuellement des soldats de ce pays mènent des opérations conjointement avec les militaires colombiens dans le département colombien de la Caqueta dans le sud du pays.
Le porte-parole de l’Ambassade américaine Marshall Louis a déclaré que la seule chose qu’il puisse dire était que « du pesronnel américain accompagne les forces colombiennes dans le sud ».
Le but de l’opération est la récupération de trois contractuels américains qui sont tombés dans les mains des FARC depuis février 2003 quand un avion fut détourné, selon la version des FARC, quand il menait des missions d’espionnage dans cette région.
Légalement, les États-Unis ne peuvent maintenir plus de 800 membres de ses forces militaires simultanément en Colombie. La Constitution colombienne interdit en effet la présence de troupes étrangères sur le territoire national.
http://www.alactu.com/spip.php?article3548
Amérique latine
Chavez contre Bush
Inquiet de la tournure des événements en Amérique latine, soucieux de redorer son image dans la région, George W. Bush a effectué une tournée dans cinq pays du continent, dont le Brésil de Lula, symbole de la gauche raisonnable, soucieuse des intérêts des capitalistes et de la mondialisation néolibérale.
En Colombie, 20 000 soldats et 7 000 policiers ont été mobilisés pour assurer la visite de Bush. Le président de Colombie, Àlvaro Uribe, a reçu un chèque de quatre milliards de dollars d’aide pour sa guerre contre les guérillas de gauche, FARC en tête. Dans un pays qui vient d’emprisonner neuf députés de la coalition majoritaire pour collaboration avec les guérillas d’extrême droite et le narcotrafic, la défense de la démocratie en prend un sérieux coup. L’étape suivante l’a mené au Mexique, où il a adoubé le président Calderon qui ne doit son élection qu’à une fraude massive contre le candidat de gauche, Lopez Obrador.
C’est pourtant Hugo Chavez qui aura volé la vedette à Bush aux yeux des peuples latino-américains. Le président vénézuélien a organisé une contre-tournée face à celle du « diable », comme il appelle le président des États-Unis. Il a ainsi harangué Bush lors d’une contre-manifestation à Buenos Aires, à quelques kilomètres seulement de Montevideo où se trouvait Bush. Tandis que « Mister Danger » (autre sobriquet donné par Chavez à Bush) appuyait Uribe, Chavez était l’invité de Evo Morales, à El Alto en Bolivie. Devant des milliers de Boliviens, il a dénoncé « les plans de conspirateurs de l’Empire contre nous [Ndlr : les Latino-Américains] » et mis en garde contre les conséquences qu’auraient des tentatives d’assassinats contre Morales ou sa personne. « Une grande bataille a commencé [...] pour nous libérer et conquérir enfin notre indépendance qui n’a pas encore été réalisée », a-t-il dit.
Chavez s’est rendu enfin au Nicaragua pour tenter de faire basculer Ortega dans l’autre Amérique, alors que le nouveau chef de l’État a d’ores et déjà nommé comme vice-président un ancien chef de la contra, ouvertement allié des États-Unis.
Édouard Diago
http://www.lcr-rouge.org/article.php3?id_article=5535
Chavez contre Bush
Inquiet de la tournure des événements en Amérique latine, soucieux de redorer son image dans la région, George W. Bush a effectué une tournée dans cinq pays du continent, dont le Brésil de Lula, symbole de la gauche raisonnable, soucieuse des intérêts des capitalistes et de la mondialisation néolibérale.
En Colombie, 20 000 soldats et 7 000 policiers ont été mobilisés pour assurer la visite de Bush. Le président de Colombie, Àlvaro Uribe, a reçu un chèque de quatre milliards de dollars d’aide pour sa guerre contre les guérillas de gauche, FARC en tête. Dans un pays qui vient d’emprisonner neuf députés de la coalition majoritaire pour collaboration avec les guérillas d’extrême droite et le narcotrafic, la défense de la démocratie en prend un sérieux coup. L’étape suivante l’a mené au Mexique, où il a adoubé le président Calderon qui ne doit son élection qu’à une fraude massive contre le candidat de gauche, Lopez Obrador.
C’est pourtant Hugo Chavez qui aura volé la vedette à Bush aux yeux des peuples latino-américains. Le président vénézuélien a organisé une contre-tournée face à celle du « diable », comme il appelle le président des États-Unis. Il a ainsi harangué Bush lors d’une contre-manifestation à Buenos Aires, à quelques kilomètres seulement de Montevideo où se trouvait Bush. Tandis que « Mister Danger » (autre sobriquet donné par Chavez à Bush) appuyait Uribe, Chavez était l’invité de Evo Morales, à El Alto en Bolivie. Devant des milliers de Boliviens, il a dénoncé « les plans de conspirateurs de l’Empire contre nous [Ndlr : les Latino-Américains] » et mis en garde contre les conséquences qu’auraient des tentatives d’assassinats contre Morales ou sa personne. « Une grande bataille a commencé [...] pour nous libérer et conquérir enfin notre indépendance qui n’a pas encore été réalisée », a-t-il dit.
Chavez s’est rendu enfin au Nicaragua pour tenter de faire basculer Ortega dans l’autre Amérique, alors que le nouveau chef de l’État a d’ores et déjà nommé comme vice-président un ancien chef de la contra, ouvertement allié des États-Unis.
Édouard Diago
http://www.lcr-rouge.org/article.php3?id_article=5535
L’Amérique latine ouvre un nouveau cycle de résistance
Pendant que les Européens mettent en scène le spectacle des élections, irruption ponctuelle du citoyen passif sur la scène politique, les Sud-américains investissent activement le champ politique.
Dans les systèmes de démocratie représentative, la conception de la citoyenneté est réduite à sa plus stricte expression. L’absorption du travailleur par sa réalité immédiate l’éloigne de la chose publique jusqu’à la consultation périodique de son avis. Il ne suffit pas que la loi reconnaisse le droit de vote universel pour transfigurer les droits politiques en droits sociaux. La réaménagement de l’économie capitaliste a même tendance à remettre en question les droits sociaux conquis de haute lutte par les classes laborieuses. Pour être autre chose qu’un protocole légitimant, la démocratie doit se matérialiser dans le champ économico-social.
La démocratie représentative est un système par interface. Les gouvernés font choix de mandataires, sans révocation possible avant l’échéance électorale suivante. Le peuple se déleste de son droit effectif de participer à la res publica au bénéfice de personnes présumées compétentes. Ce mécanisme homogénéise sociologiquement la classe politique qui se perpétue en même temps qu’elle perpétue le régime économique. Celle-ci n’a ni la capacité ni la volonté d’influer sur l’ordre économique qui reste le domaine réservé d’instances non élues. On accorde aux experts la caution d’un savoir ésotérique et au marché les caractères d’une force supranaturelle extérieure aux hommes. La perversion de ce modèle de gouvernance consiste en ce que tout autre moyen d’action politique est d’avance délégitimé. André Tosel le dit avec justesse : « les citoyens ne sont libres qu’à condition de ne pas avoir la maîtrise des moyens de production ni non plus une vraie participation au pouvoir politique ! Il convient donc de faire valoir, contre la démocratie procédure, la démocratie processus de façon à ce qu’elle puisse de nouveau être un agent historique de transformation des sociétés ».
Le soudain regard de George Bush en direction de l’Amérique latine dénote le déficit de sérénité des instances dirigeantes étasuniennes ; ils sont conscients que leur pré carré prétendument acquis est en proie à la résistance et que leur influence est en péril. Des bulles de démocratie populaire surgissent dans le sous-continent et nul n’est en mesure d’endiguer cette époustouflante aspiration de liberté. Les espaces politiques et les droits sociaux ont été conquis dans ces contrées, malgré les Etats-Unis, à force de persévérance et de lutte et à la faveur d’esprits d’anticipation tels Fidel Castro et Hugo Chavez. Ces grands gouvernants sont l’incarnation et le produit des luttes populaires et non l’inverse. S’ils sont entendus, c’est grâce à des réalisations palpables par tout un chacun que les medias dominants tentent avec tant d’effort d’occulter. Les discours portent loin lorsque la sphère d’existence des populations est modifiée, quand l’orientation de l’économie est recentrée sur les besoins de la majorité, quand les médecins soignent les malades et non les seuls patients solvables, quand les professeurs enseignent à tous et partout. L’approche de la politique en Amérique latine est fonction d’un contexte de domination oligarchique rendu possible par une puissance impérialiste intrusive.
Lorsque les citoyens du Sud élisent un dirigeant faisant prévaloir les intérêts du peuple, les pays du Nord s’ingénient à le calomnier et le subvertir (comme Chavez) ; lorsqu’ils se soulèvent face à un régime oppresseur (le peuple cubain), les mêmes condamnent le recours à la violence. Afin de peser sur les contraintes économiques, les Sud-américains sont de plus en plus conscients que la seule voie possible passe par la rupture avec la logique marchande et le modèle capitaliste. Tant que les classes dominantes confisqueront le pouvoir au seul bénéfice de leurs intérêts de classe surgiront de nouveaux Chavez, Evos, Ortegas, Correas,...
E. KAYNAK
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=44700
Pendant que les Européens mettent en scène le spectacle des élections, irruption ponctuelle du citoyen passif sur la scène politique, les Sud-américains investissent activement le champ politique.
Dans les systèmes de démocratie représentative, la conception de la citoyenneté est réduite à sa plus stricte expression. L’absorption du travailleur par sa réalité immédiate l’éloigne de la chose publique jusqu’à la consultation périodique de son avis. Il ne suffit pas que la loi reconnaisse le droit de vote universel pour transfigurer les droits politiques en droits sociaux. La réaménagement de l’économie capitaliste a même tendance à remettre en question les droits sociaux conquis de haute lutte par les classes laborieuses. Pour être autre chose qu’un protocole légitimant, la démocratie doit se matérialiser dans le champ économico-social.
La démocratie représentative est un système par interface. Les gouvernés font choix de mandataires, sans révocation possible avant l’échéance électorale suivante. Le peuple se déleste de son droit effectif de participer à la res publica au bénéfice de personnes présumées compétentes. Ce mécanisme homogénéise sociologiquement la classe politique qui se perpétue en même temps qu’elle perpétue le régime économique. Celle-ci n’a ni la capacité ni la volonté d’influer sur l’ordre économique qui reste le domaine réservé d’instances non élues. On accorde aux experts la caution d’un savoir ésotérique et au marché les caractères d’une force supranaturelle extérieure aux hommes. La perversion de ce modèle de gouvernance consiste en ce que tout autre moyen d’action politique est d’avance délégitimé. André Tosel le dit avec justesse : « les citoyens ne sont libres qu’à condition de ne pas avoir la maîtrise des moyens de production ni non plus une vraie participation au pouvoir politique ! Il convient donc de faire valoir, contre la démocratie procédure, la démocratie processus de façon à ce qu’elle puisse de nouveau être un agent historique de transformation des sociétés ».
Le soudain regard de George Bush en direction de l’Amérique latine dénote le déficit de sérénité des instances dirigeantes étasuniennes ; ils sont conscients que leur pré carré prétendument acquis est en proie à la résistance et que leur influence est en péril. Des bulles de démocratie populaire surgissent dans le sous-continent et nul n’est en mesure d’endiguer cette époustouflante aspiration de liberté. Les espaces politiques et les droits sociaux ont été conquis dans ces contrées, malgré les Etats-Unis, à force de persévérance et de lutte et à la faveur d’esprits d’anticipation tels Fidel Castro et Hugo Chavez. Ces grands gouvernants sont l’incarnation et le produit des luttes populaires et non l’inverse. S’ils sont entendus, c’est grâce à des réalisations palpables par tout un chacun que les medias dominants tentent avec tant d’effort d’occulter. Les discours portent loin lorsque la sphère d’existence des populations est modifiée, quand l’orientation de l’économie est recentrée sur les besoins de la majorité, quand les médecins soignent les malades et non les seuls patients solvables, quand les professeurs enseignent à tous et partout. L’approche de la politique en Amérique latine est fonction d’un contexte de domination oligarchique rendu possible par une puissance impérialiste intrusive.
Lorsque les citoyens du Sud élisent un dirigeant faisant prévaloir les intérêts du peuple, les pays du Nord s’ingénient à le calomnier et le subvertir (comme Chavez) ; lorsqu’ils se soulèvent face à un régime oppresseur (le peuple cubain), les mêmes condamnent le recours à la violence. Afin de peser sur les contraintes économiques, les Sud-américains sont de plus en plus conscients que la seule voie possible passe par la rupture avec la logique marchande et le modèle capitaliste. Tant que les classes dominantes confisqueront le pouvoir au seul bénéfice de leurs intérêts de classe surgiront de nouveaux Chavez, Evos, Ortegas, Correas,...
E. KAYNAK
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=44700