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Ingrid Betancourt «le plus grand ennemi» de la guérilla des FARC
23/05/2007 - Cyberpresse, El Universo
La Franco-colombienne Ingrid Betancourt est «le plus grand ennemi» de la guérilla colombienne des FARC qui la retient en otage depuis plus de cinq ans, a affirmé l'ex-otage John Frank Pinchao Blanco récemment évadé, dans un entretien au magazine Paris-Match à paraître mercredi.
Interrogé pour savoir si Ingrid Betancourt avait des «relations amicales» avec les guérilleros, le sous-officier de police Pinchao Blanco, qui était détenu avec 12 autres otages dont Ingrid Betancourt avant son évasion fin avril, a répondu: «Absolument pas! Elle est même le plus grand ennemi des guérilleros.»
«Elle leur parle durement. Elle n'hésite pas à les affronter», a ajouté le sous-officier qui dit avoir passé deux ans et neuf mois avec Ingrid Betancourt, précisant qu'elle ne bénéficiait d'aucun traitement particulier et répétant que l'ancienne candidate des Verts à la présidentielle était enchaînée la nuit comme les autres.
Les guérilleros «la traitent comme les autres, c'est-à-dire mal, et parfois plus brutalement encore, précisément en raison de son énorme force de caractère», a affirmé le policier, interrogé à l'hôpital où il est soigné pour déshydratation, après avoir passé 17 jours dans la jungle amazonienne.
Pour lui, Ingrid Betancourt est «une leader naturelle», «intelligente, astucieuse». Il la considère aujourd'hui «comme une amie», qui lui a appris le Français pendant leur captivité.
Il a confirmé avoir croisé «il y a plus de deux ans» Clara Rojas, l'ancienne directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, et l'enfant qu'elle a eu avec un guérillero.
Ingrid Betancourt fait partie des 56 otages que la guérilla marxiste des FARC entend échanger contre 500 de ses hommes emprisonnés.
Après s'être prononcé en faveur d'une action par la force, le président colombien Alvaro Uribe s'est dit samedi «réceptif» aux propositions du nouveau président français Nicolas Sarkozy, sans plus de précisions. Paris et la famille d'Ingrid Betancourt se sont dit opposés à une action par la force qui pourrait mettre en danger la vie des otages.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Mobilisation pour Ingrid Betancourt
24/05/2007 - Le journal du dimanche, Reuters
Une centaine de personnes se sont mobilisées mercredi à Paris pour réclamer la libération de la franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage depuis 63 mois des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
A l'initiative de son comité de soutien, une marche a débuté peu après 18h sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame et s'est rendue devant l'Hôtel de ville, à moins d'un kilomètre de là.
Plusieurs personnalités étaient présentes comme le chanteur Yves Duteil, le metteur en scène Robert Hossein, le comique Rafael Mezrahi ou l'ancienne otage en Irak Florence Aubenas.
Sur une tribune, devant un immense portrait d'Ingrid Betancourt, un membre de son comité de soutien a déclaré : "Les citoyens ont le pouvoir de faire bouger les choses jusqu'en Colombie".
Le fils d'Ingrid Betancourt a dit à Reuters : "le gouvernement de M. Sarkozy est déterminé à faire libérer ma mère, il y a une véritable volonté politique".
"On est à un tournant, on peut espérer faire libérer les 3.000 otages et maman", a-t-il ajouté.
Les manifestants ont insisté pour que la libération d'Ingrid Betancourt ne passe pas par une opération militaire.
Anne Hidalgo, première adjointe du maire socialiste de Paris Bertand Delanoë qu'elle représentait, a déclaré que "la mobilisation est un devoir". "Nous sommes là déterminés", a-t-elle ajouté, rappelant qu'Ingrid Betancourt était citoyenne d'honneur de la ville de Paris.
Fabrice Delloye, ex-mari d'Ingrid Betancourt, a adressé un message au président colombien Alvaro Uribe lui demandant d'"avoir le courage de faire un geste significatif pour que les Farc comprennent que les choses peuvent évoluer dans le bon sens".
Un policier colombien qui s'est récemment évadé d'un camp des Farc a affirmé ces derniers jours dans la presse qu'elle ne bénéficiait d'aucun traitement de faveur et était "le plus grand ennemi" de la guérilla colombienne.
La famille d'Ingrid Betancourt a été reçue vendredi dernier par Nicolas Sarkozy.
Mardi, il a rappelé à un envoyé spécial du président colombien que la France était opposée au recours à la force pour libérer l'otage. Jeudi dernier, il avait déjà évoqué le sort de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne lors d'une conversation téléphonique avec Alvaro Uribe.
Le lendemain, Alvaro Uribe avait ordonné à l'armée de libérer l'otage franco-colombienne, malgré l'hostilité de Paris à tout recours à la force. Samedi, le président colombien a promis de tenir compte de la position française.
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Otages en Colombie : la manière forte passe mal
24/05/2007 - Libération
Mardi matin, comme chaque semaine, une vingtaine de proches d'otages ont sorti leurs banderoles à quelques mètres du Parlement colombien. Sur les affiches portées par des mères, soeurs ou pères de policiers et soldats détenus depuis parfois huit ou neuf ans par la guérilla, un mot d'ordre : «Non à la libération à feu et à sang !» «Une opération militaire pour libérer nos proches, ça veut dire leur mort immédiate», juge la porte-parole des manifestants, Marleny Orjuela.
Risques. Comme elle, la majorité des familles d'otages dont celle de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt ont été choquées par les dernières déclarations du président colombien. Le conservateur Alvaro Uribe a ordonné vendredi d'intensifier l'offensive militaire pour libérer les otages des campements des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes). «Messieurs les généraux, nous allons sauver Ingrid Betancourt !» a-t-il exigé devant la troupe. Plus tôt, le commandant en chef de l'armée, le général Freddy Padilla, annonçait que ses hommes allaient exploiter les informations fournies par John Frank Pinchao l'otage policier évadé et retrouvé mercredi dernier, après avoir, selon lui, partagé presque trois ans de captivité avec la Franco-Colombienne. Pinchao lui-même a pourtant rappelé les risques d'une attaque : les guérilleros «nous disaient qu'ils ne laisseraient pas l'armée nous libérer vivants».
Déjà, en mai 2003, les Farc ont abattu dix de leurs otages alors que l'armée tentait d'encercler un de leurs camps. En France, la déclaration d'Alvaro Uribe a été perçue par Mélanie Delloye, fille de l'ex-sénatrice Ingrid Betancourt, comme un «affront» à Nicolas Sarkozy, à qui le président colombien avait parlé la veille au téléphone. La position du Colombien qui s'est dit depuis «réceptif» aux propositions françaises est pourtant connue : il avait déjà ordonné une opération militaire en novembre, et rappelle cette consigne régulièrement. A Bogotá, l'influence de la France «opposée à toute action militaire qui pourrait mettre en danger la vie des otages», selon le quai d'Orsay est secondaire par rapport à celle des Etats-Unis, plus guerriers et qui viennent de fournir à la Colombie plus de 4 milliards de dollars d'aide essentiellement militaire.
Alvaro Uribe a bien autorisé la formation par Paris, Berne et Madrid d'une commission chargée de rapprocher les parties. Mais elle se heurte à un désaccord de fond. Depuis sa première élection, en 2002, Alvaro Uribe rejette la condition sine qua non posée par les Farc : le retrait de l'armée d'un territoire de 800 km2. La guérilla veut négocier dans ce secteur montagneux, et nulle part ailleurs, l'échange de ses 55 otages politiques et militaires, comme Ingrid Betancourt, contre leurs 500 combattants prisonniers. «Nous ne démilitariserons pas un millimètre carré pour ces bandits», a encore répété vendredi le président colombien. Son prédécesseur, Andrés Pastrana, l'avait fait, entre 1999 et 2002, mais les négociations n'avaient jamais abouti...
Hélicoptères. L'option armée a reçu l'appui d'un ex-otage, Fernando Araujo, échappé le 31 décembre au milieu d'un combat, et aujourd'hui ministre des Affaires étrangères. «Sans l'offensive militaire, je n'aurais pas pu m'échapper», a-t-il estimé. Le policier évadé John Frank Pinchao témoigne que parmi les otages «les avis divergent quant à une opération militaire». Lui-même hésitait quand son campement était survolé par des hélicoptères militaires. «Je me disais : "Si je m'en sors, parfait. Sinon, ma famille aura enfin la certitude d'un enterrement, plutôt que continuer dans l'incertitude de l'enlèvement."»
Dans sa dernière «preuve de vie», une vidéo diffusée en août 2003, Ingrid Betancourt elle-même demandait à l'armée d'engager une expédition «minutieuse» pour permettre sa libération. «Une opération doit être réussie ou ne pas être», précisait-elle. C'est toute la question : le campement où elle se trouvait avec John Frank Pinchao quand il s'est évadé était situé au coeur de la forêt amazonienne, qui couvre en Colombie près de 300 000 km2, limitrophes du Brésil, du Pérou et de l'Equateur. Les guérilleros s'y camouflent facilement. Là, il est «impossible de garantir une opération à 100 %», a tranché un général en retraite.
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Un nouvel espoir pour Ingrid Betancourt
25/05/2007 - RTL.be
Le ministre colombien des Affaires étrangères, Fernando Araujo, a déclaré que le gouvernement colombien estimait "adéquat" l'accord donné par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) pour rencontrer un émissaire français et négocier un échange de prisonniers.
"Il me semble adéquat que les FARC se montrent favorables à un espace (de négociations) et se disent disposés à parler avec l'envoyé français pour faire avancer cette initiative", a dit le chef de la diplomatie colombienne lors d'une conférence de presse.
Le président colombien Alvaro Uribe avait prôné la semaine dernière l'option militaire au détriment de la négociation pour libérer les otages. Les FARC décident donc de calmer le jeu, en acceptant cette rencontre.
Dans un communiqué de leur numéro deux Raul Reyes, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (guérilla marxiste) ont demandé jeudi au président français Nicolas Sarkozy d'intervenir en faveur de la création d'une zone démilitarisée pour négocier un échange de prisonniers, notamment d'Ingrid Betancourt.
En 2005, la France, la Suisse et l'Espagne avaient proposé des négociations à Pradera et à Florida, dans une zone démilitarisée de 480 kilomètres carrés à créer, en vue d'un échange humanitaire d'otages contre des guérilleros incarcérés. Mais les conditions préalables posées par les deux camps ont fait échouer cette initiative jusqu'ici.
Les FARC, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes incarcérés en échange de 56 otages qu'elles détiennent, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
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Alvaro Uribe évoque une libération de guérilleros des FARC avant le 7 juin
25/05/2007 - Le Monde
"Le 7 juin, je dois avoir libéré (des guérilleros) des FARC dans l'ensemble ou partiellement. Si ce n'est pas possible, je les transférerai dans un autre endroit qu'une prison", a déclaré Alvaro Uribe, vendredi 25 mai. Enigmatique, le président colombien a invoqué pour ce geste une "raison d'Etat" qu'il n'a pas voulu dévoiler. Des déclarations qui surviennent alors que Paris a relancé les initiatives visant à libérer la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, qu'un policier, récemment échappé des camps des FARC, indique avoir longtemps côtoyée.
Une source proche de la présidence, qui a requis l'anonymat, a indiqué que la proposition de libération unilatérale d'Uribe doit auparavant passer par une procédure judiciaire. Or, une telle procédure"est longue et rend impossible une libération ou sortie de prison à la date du 7 juin", précise Luis Eduardo Cifuentes, un ancien magistrat de la Cour suprême.
Partisan d'une opération militaire pour libérer les otages, M. Uribe avait surpris, le 12 mai, en évoquant "une libération massive" des rebelles actuellement en prison, un "geste de bonne volonté" appelant les rebelles à agir de la même manière. Il a ensuite demandé à son administration de rechercher les moyens légaux pour libérer de manière unilatérale des rebelles des FARC actuellement emprisonnés, avec pour condition que ces libérés ne reprennent pas leurs activités au sein de la guérilla."Nous ne voulons pas faire le jeu d'Uribe en parlant de sa farce de libération de 300 guérilleros avec laquelle il prétend dresser un nouvel écran de fumée", a réagi cinq jours plus tard Raul Reyes, porte-parole des FARC.
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"La guérilla étudiait la médecine dans des cahiers ; avec l'expérience, ils devinaient nos maladies »
26/05/2007 - Semana
Le policier John Frank Pinchao Blanco a relaté certains détails inédits sur les difficiles conditions de santé dans lesquelles survivent les otages des FARC. Certains ne résistent pas aux virus et aux épidémies, tel le Major Guevara, mort dans la maquis, et dont le corps, après un an, n’a toujours pas été restitué à la famille.
Une semaine après la fuite de John Pinchao, kidnappé par les Farc, ses déclarations continuent à surprendre le pays et préoccuper les proches des otages encore aux mains des guerilleros.
À 9h45, ce mardi, M. Pinchao est sorti de l'Hôpital de la Police en habit de gala et a donné une conférence de presse dans laquelle il a livré davantage de détails sur sa captivité ainsi que sur l'état de santé de beaucoup de ses compagnons kidnappés depuis des années par les subversifs.
Pinchao raconte que, dans les premiers temps de sa captivité (entre 1998 et 1999), tous les otages étaient soignés par des médecins professionnels. "Je ne sais pas d'où ils les sortaient, s'ils faisaient partie de la guérilla ou emmenés de force d’un quelconque hôpital. Mais depuis six ans, ce sont les guerilleros eux-mêmes qui faisaient office d'infirmiers, guidés par des cahiers d'instruction (...) avec le temps et l'expérience qu'ils acqueraient, ils devinaient ce que nous avions et improvisaient des médicaments pour nous traiter ".
Aucun otage n’a échappé aux maladies tropicales, aux virus qui requièrent un traitement aux antibiotiques ou à une aggravation des symptômes de maladies dont ils souffraient déjà avant le kidnapping. Il y a un an, le Major Julian Ernesto Guevara a été la première victime du manque de soins dans lequel se trouvent les otages. Les Farc ont expliqué qu’il est décédé d’"une maladie inconnue".
Peu à peu, Pinchao a livré des informations sur les maux dont ont souffert chacun des kidnappés.
Le Major Guevara, par exemple, a été victime de plusieurs attaques "qui le laissaient comme mort". Mais le Caporal William Pérez, un infirmier de l'Armée également kidnappé, était chargé de le réanimer chaque fois qu'il retombait. Quand Guevara est décédé, Pinchao n'était pas avec lui, mais il en a vu assez pour conclure que " la guérilla a laissé mourir mon supérieur".
L’Américain Mark Gonsalves souffrait d’une hépatite quand Pinchao s'est enfui. Tom Howes a des problèmes de tension, mais il se soigne en faisant de l’exercice. Le sénateur Jorge Eduardo Gechem a des problèmes de tension et ils lui ont apparemment donné sept comprimés « préinfarctus ». Le colonel Luis Mendieta ainsi que le major Enrique Murillo souffrent de problèmes rénaux. La sénatrice Consuelo González de Perdomo souffre de problèmes de tension. L'intendant Carlos José Duarte a des problèmes gastriques. Le sergent José Marulanda souffre des genoux. Le capitaine Juan Carlos Bermeo a des boutons inexplicables sur la peau et "regarder vers le haut provoquent des vertiges, voire des évanouissements", dit Pinchao. Le sénateur Luis Eladio Pérez contrôle un diabète avec des morceaux de sucre sous la langue.
Un jour la guérilla leur a apporté des revues ; parmi celles-ci, des exemplaires de « Sélections » qui donnaient des conseils pratiques sur l’automédication et les effets placebos. "Ils expliquaient là que par l’automédication, le corps pouvait produire une substance qui faisait les effets d’un médicament. Tous, nous utilisions cette méthode pour nous traiter nous-mêmes ", se rappelle l'intendant Pinchao.
Clara et Emmanuel
Comme si la captivité, la maladie, la pression des Farc et les dangers de la forêt ne suffisaient pas, la tragédie de la séquestration pour Clara Rojas, bras droit d'Ingrid Betancourt, est plus amère encore de par le traitement que la guérilla lui impose ainsi qu’à son fils Emmanuel, qui pourrait avoir aujourd'hui 3 ans.
Selon le témoignage de John Frank Pinchao, le bébé est né dans une maison de planches avec, au-dehors, un treillis de barbelés sur les murs et le toit. La dernière fois que Pinchao se rappelle avoir vu la mère et l'enfant date d’il y a environ deux ans. "Quand il y avait des déplacements, on ne lui laissait pas l’enfant, ils la laissaient le voir de temps en temps mais c’est la guérilla qui s’en occupait (...) Clara en souffrait beaucoup et l'appelait à grands cris que l’on pouvait entendre de tous côtés", dit-il.
Récemment, quand Pinchao a eu l'occasion de parler avec les otages Américains, ceux-ci lui ont confié leur résignation à devoir attendre quatre années de plus dans la forêt un accord humanitaire, car ils sont conscients qu'avec l'actuel gouvernement cela ne se réaliserait pas.
«A ce moment-là, je me rappelais d'un commerçant parlant de personnes qui rejoignaient l’Argentine à vélo en trois mois et je me demandais pourquoi moi, je ne pourrais pas marcher et atteindre au moins la frontière (avec le Vénézuéla)", a déclaré le policier en conférence de presse. Il a en outre ajouté que les Farc n'étaient pas intéressés par l'échange humanitaire parce qu'ils ont toujours placé en priorité le dégagement d’une zone démilitarisée.
Quand, le 16 mai dernier, l'intendant Pinchao a recouvré la liberté après huit ans et demi de captivité, beaucoup d'idées lui sont passées par la tête. "La première chose que j’ai dite à mon capitaine, celui qui m'a retrouvé, a été que je voulais que personne ne soit informé, pas même ma maman. Je voulais me proposer pour sauver ceux qui étaient restés là-bas", a dit le policier, admettant qu’il ne pouvait imaginer l'accueil et le bouleversement qu’a suscités sa liberté.
Malgré la malnutrition sévère dont souffre Pinchao et qui le contraignent à un régime spécial, pour la première fois depuis neuf ans, il a pris son repas préféré dans la maison de sa mère : riz et poulet.
Et ce soir, vu les menaces qu’il a déjà reçues pour s'être enfui, il dormira dans une des maisons de la Police, tout en projetant des vacances à la mer en compagnie des siens.
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La soeur d'Ingrid Betancourt ne "veut pas s'emballer"
27/05/2007 - 7 sur 7
Astrid Betancourt, la soeur de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage de la guérilla marxiste des FARC depuis 2002, a déclaré samedi à Avoine (Indre et Loire) qu'elle "ne veut pas s'emballer" à la suite des récentes ouvertures du président colombien Alvaro Uribe.
Partisan de l'option militaire afin de libérer les otages, parmi lesquels Ingrid Betancourt, M. Uribe a créé le 12 mai la surprise en évoquant "une libération massive" des rebelles actuellement en prison. Il a annoncé vendredi à Bogota que son gouvernement libérera ou sortira de prison avant le 7 juin un groupe de guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
Astrid Betancourt qui parlait lors d'une Assemblée Générale des Fédérations des Comité Ingrid Betancourt, regroupant quarante comité français, des comités français et néerlandais, a déclaré à la presse: "Il y a eu tellement d'espoirs (de libération) qu'à chaque fois je suis tombée de haut. Je ne veux pas m'emballer", a-t-elle dit. "Je pense que les FARC (Forces Armée Révolutionnaires de Colombie) en ont assez des otages pour des raisons surtout matérielles et parce que le gouvernement colombien pense qu'il a une carte à jouer au niveau interne et international".
Astrid Betancourt a par ailleurs indiqué qu'elle considérait l'arrivée au pouvoir en France de Nicolas Sarkozy comme "une signe positif" car "il veut des résultats positifs" (dans ce dossier). La France a évidemment un rôle de médiation a jouer et un lien de confiance s'est établi entre les présidents Uribe et Sarkozy qui a le pouvoir de prendre des initiatives", a jouté la soeur d'Ingrid Betancourt.
Nicolas Sarkozy s'est directement impliqué dans ce dossier depuis son arrivée au pouvoir début mai. Vendredi, il a eu "une longue conversation téléphonique" avec Alvaro Uribe sur le sort d'Ingrid Betancourt. M. Sarkozy a reçu la famille d'Ingrid Betancourt deux jours après son investiture et a fait de la libération d'Ingrid une priorité. Samedi, lors de la réunion d'Avoine, le responsable de la FIDH (Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme) pour l'Amérique Latine, Luis Guillermo Perez, a pour sa part évoqué un "moment historique pour un accord humanitaire (entre les FARC et le gouvernement colombien).
Le président Uribe est très fortement critiqué pour avoir laissé impunis des crimes des paramilitaires (opposés aux FARC - ndlr). Le président Uribe a besoin d'une certaine légitimité", a-t-il ajouté. Le responsable de la FIDH a, pour ce qui est du principal mouvement de guérilla colombien, expliqué qu'il "y a une telle pression internationale, que les FARC doivent prendre des précautions avec leurs otages". M. Guilermo Perez a par ailleurs exprimé l'espoir qu'un accord humanitaire entre les FARC et le gouvernement de Bogota soit "passé avant la fin de l'année".
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Des listes des membres des FARC susceptibles d'être libérés
27/05/2007 - Nouvel Obs
Un journal colombien révèle que le gouvernement préparé quatre listes de guérilleros susceptibles d'être libérés de prison.
Le quotidien el Tiempo a révélé dimanche 27 mai que le gouvernement colombien a préparé quatre listes de guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) susceptibles d'être libérés de prison.
Toutefois, indique le journal, la grande majorité des détenus qui ont reçu en prison des directives du secrétariat des FARC, ne sont pas disposés à accueillir favorablement la proposition du président Alvaro Uribe.
Vendredi le chef de l'Etat avait annoncé que son gouvernement était prêt à faire sortir de prison un groupe de rebelles, le 7 juin, "à condition qu'ils déposent les armes" et ne soient pas condamnés pour des "crimes contre l'humanité".
Seules 40 sont des vrais membres des FARC
Le Tiempo a eu accès à l'une de ces quatre listes de 400 noms chacune et souligne que depuis trois semaines le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo a multiplié les contacts dans les prisons où sont détenus les rebelles.
Plusieurs détenus ont indiqué que le gouvernement avait imposé comme conditions "la démobilisation", mais également la dénonciation des hommes politiques et des hommes d'affaires qui ont eu des contacts avec la guérilla.
"La proposition de libération est parvenue aux prisonniers, mais ils sont peu nombreux à l'accepter", affirme Gonzalo Gimenez, un avocat des FARC.
"Dans cette liste il n'y a que 40 personnes qui sont vraiment des membres des FARC, des gens formés par l'organisation", a déclaré pour sa part un détenu.
Uribe a sorti "une colombe de son sombrero"
De son côté, l'éditorialiste de l'hebdomadaire Cambio, Maria Elvira Samper, affirme que le président Uribe, qui répète régulièrement que les guérilleros condamnés pour des crimes ne seront pas libérés, a sorti "une colombe de son sombrero". "Avec son initiative improvisée, écrit-elle, Uribe ignore que seuls 3% des guérilleros emprisonnés pour des délits politiques sont passibles d'une amnistie et que la majorité d'entre eux sont accusés ou condamnés pour des crimes contre l'humanité".
Les FARC, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes en échange de 56 otages, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée le 23 février 2002.
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Intense activité autour des otages des Farc
28/05/2007 - Libération
Le président colombien Alvaro Uribe a confirmé vendredi qu'il comptait sortir de prison « tout ou partie» des membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), le groupe qui détient Ingrid Betancourt et cinquante-cinq autres otages politiques et militaires. Une première phase de regroupement des détenus débutera «avant le 7 juin» . L'annonce semble positive pour les otages : les Farc exigent précisément la libération de tous leurs prisonniers pour les relâcher.
Uribe a couronné ainsi une semaine d'agitation diplomatique. Son haut-commissaire à la paix, Luis Carlos Restrepo, a été reçu à Paris par Nicolas Sarkozy, qui s'est ensuite entretenu par téléphone avec son homologue colombien pour la deuxième fois depuis son investiture. Le directeur de l'hebdomadaire communiste Voz, Carlos Lozano, qui maintient des contacts avec les Farc, se trouvait lui aussi à Paris. Enfin, un porte-parole guérillero a souhaité mardi que les « bons offices » de Sarkozy soient « décisifs » pour parvenir à une solution,.
Mais Astrid Betancourt, la soeur de l'otage, refusait samedi de «s'emballer». «Il y a eu tellement d'espoirs qu'à chaque fois, je suis tombée de haut.» En décembre 2004, vingt-trois combattants des Farc avaient déjà été officiellement graciés, sans suite pour les pourparlers. La guérilla a traité la dernière proposition «d'écran de fumée », et maintient une exigence qu'Uribe rejette : le retrait des troupes de deux municipalités andines pour y entamer les négociations. Personne ne sait par ailleurs qui seraient les guérilleros relâchés, et Alvaro Uribe a aussi parlé d'utiliser la force pour libérer Ingrid Betancourt et ses compagnons. Le projet de libération du gouvernement pourrait aussi inclure des chefs de milices paramilitaires d'extrême droite emprisonnés, pour la plupart alliés d'Alvaro Uribe. Pour le sénateur d'opposition Gustavo Petro, le seul but des dernières annonces serait de « libérer les amis du Président» .
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Un ex-otage des FARC témoignera en France
29/05/2007 - France 24
Le président colombien cherche à aider la France à sa manière...Il envoie John Frank Pinchao, l'ancien otage des FARC à Paris pour témoigner de ses souffrances. Le policier colombien est resté prisonnier des FARC, les forces armées révolutionnaires de Colombie pendant huit ans avant de s'évader le mois dernier.
"Nous devons prendre les bonnes décisions pour aboutir à la libération des citoyens colombiens qui sont kidnappés et torturés par des nazis de notre temps, les FARC."
Des milliers de colombiens seraient entre les mains des FARC...La guérilla marxiste détient notamment 56 prisonniers politiques et militaires...Parmi eux, Ingrid Betancourt.
La franco-colombienne a été enlevée il y a 5 ans...Le gouvernement a ces dernières années engagé des négociations avec la Colombie dans l'espoir de libérer Ingrid Betancourt.
Le nouveau président francais Nicolas Sarkozy a d'ailleurs rencontré la famille de l'otage franco-colombienne la semaine dernière pour apporter son soutien. Et en Colombie, le président Alvaro Uribe a créé la surprise. Il s'est dit prêt à négocier avec la guérilla marxiste. Il accepterait de libérér des rebelles des FARCS enfermés dans les prisons colombiennes.
Le porte parole des FARC Raul Reyes a qualifié d'écran de fumée les propositions du président colombien.
Et la guérilla continue de frapper...Trois policiers ont été tués et neuf ont été blessés samedi lors d'une embuscade dans le sud du pays.. Ils ont été attaqués à l'arme automatique et aux explosifs.
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L'envoyé spécial d'Uribe sur Ingrid Betancourt reçu par Sarkozy
22/05/2007 - L'express
Le président Nicolas Sarkozy a rappelé mardi à un envoyé spécial du président colombien Alvaro Uribe que la France était opposée au recours à la force pour libérer l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
Le chef de l'Etat français a reçu pendant une demi-heure à l'Elysée le Haut commissaire pour la paix en Colombie, Luis Carlos Restrepo, a déclaré le porte-parole de l'Elysée.
"Cette audience s'inscrit dans le cadre des efforts du président de le République pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, qui revêt pour lui un caractère prioritaire", a dit à la presse David Martinon.
"Le président Sarkozy a rappelé à cette occasion à son interlocuteur que la libération d'Ingrid Betancourt et des autres otages devait être recherchée dans le cadre d'une solution négociée et d'un accord humanitaire", a-t-il ajouté. "Il a exprimé sa disponibilité et sa volonté d'y apporter sa contribution."
Nicolas Sarkozy avait évoqué le sort de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne lors d'une conversation téléphonique avec Alvaro Uribe jeudi dernier. Il avait alors demandé au président colombien de lui envoyer Luis Carlos Restrepo "dans les meilleurs délais", a rappelé David Martinon.
Le président français a reçu la famille d'Ingrid Betancourt à l'Elysée vendredi dernier.
Alvaro Uribe a ordonné le même jour à l'armée de libérer l'otage franco-colombienne, malgré l'hostilité de Paris à tout recours à la force. Le président colombien a cependant promis samedi de tenir compte de la position française.
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COLOMBIE
Bogota aurait tenté de libérer
Ingrid Betancourt
NOUVELOBS.COM | 29.05.2007 | 12:35
Une opération de l'armée colombienne pour libérer l'otage des Farc aurait échoué il y a une quinzaine de jours, le camp ayant été retrouvé vide.
Une tentative de libération d’Ingrid Betancourt a avorté il y a une quinzaine de jours, selon une information diffusée par RTL mardi 29 mai.
L’armée colombienne aurait tenté de libérer l’otage franco-colombienne depuis 2002 des Forces armées révolutionnaires de Colombie, les Farc, une quinzaine de jours plus tôt.
Début mai, les écoutes des communications radios des Farc révèlent une information rare : "un otage est en fuite dans la jungle".
"Après l'évasion d'un de ses compagnons de détention, John Frank Pinchao, l'armée a voulu profiter des informations de ce co-otage de la franco-colombienne pour monter une opération", affirme RTL. L’armée se serait rendue dans le camp d'où l’ex-otage avait réussi à s’échapper, près de la frontière brésilienne. Arrivée sur place, l’armée a constaté qu’il n’y avait plus personne. "L'opération, montée contre l'avis de sa famille et de l'Etat français, a donc échoué", poursuit RTL.
Ni la famille, ni la France n'ont été prévenues
Le mercredi 16 mai, l’armée colombienne intercepte John Franck Pinchao, un policier enlevé huit ans et demi plus tôt, qui a réussi à échapper à ses ravisseurs après un périple de deux semaines à ramper et nager dans la jungle. John Franck Pinchao révèle que plusieurs autres otages dont Ingrid Betancourt était détenus dans le même camp que lui.
Une opération militaire pour tenter de les sauver est alors lancée dans les heures qui suivent. Le président colombien Alvaro Uribe, qui s’est toujours dit favorable à l’option militaire sur la question des otages n’aurait prévenu ni l’ambassade de France, ni la famille Betancourt, selon un officiel chargé du dossier Betancourt.
Sur les indications de John Frank Pinchao, des commandos partent en direction de la frontière brésilienne, près de Mitu, mais le camp d'Ingrid Betancourt est retrouvé vide.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit ... court.html
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Liste des FARC susceptibles d’être libérés
mardi 29 mai 2007
Le gouvernement colombien a préparé quatre listes de guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) susceptibles d’être libérés de prison, a révélé dimanche le quotidien El Tiempo.
Toutefois, indique le journal, la grande majorité des détenus qui ont reçu en prison des directives du secrétariat des FARC, ne sont pas disposés à accueillir favorablement la proposition du président Alvaro Uribe. Vendredi le chef de l’Etat avait annoncé que son gouvernement était prêt à faire sortir de prison un groupe de rebelles, le 7 juin, « à condition qu’ils déposent les armes » et ne soient pas condamnés pour des « crimes contre l’humanité ».
Exigences
El Tiempo a eu accès à l’une de ces quatre listes de 400 noms chacune et souligne que depuis trois semaines le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo a multiplié les contacts dans les prisons où sont détenus les rebelles. Plusieurs détenus ont indiqué que le gouvernement avait imposé comme conditions « la démobilisation », mais également la dénonciation des hommes politiques et des hommes d’affaires qui ont eu des contacts avec la guérilla.
« La proposition de libération est parvenue aux prisonniers, mais ils sont peu nombreux à l’accepter », affirme Gonzalo Gimenez, un avocat des FARC. « Dans cette liste il n’y a que 40 personnes qui sont vraiment des membres des FARC, des gens formés par l’organisation », a déclaré un détenu.
Condamnations
De son côté, l’éditorialiste de l’hebdomadaire Cambio, Maria Elvira Samper, affirme que le président Uribe, qui répète régulièrement que les guérilleros condamnés pour des crimes ne seront pas libérés, a sorti « une colombe de son sombrero ». « Avec son initiative improvisée, écrit-elle, Uribe ignore que seuls 3% des guérilleros emprisonnés pour des délits politiques sont passibles d’une amnistie et que la majorité d’entre eux sont accusés ou condamnés pour des crimes contre l’humanité ».
Les FARC, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes en échange de 56 otages, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée le 23 février 2002.
Attaques
En attendant, les attaques continuent dans le pays. Trois policiers ont été tués, neuf blessés et huit autres sont portés disparus suite à une embuscade des FARC, dans le sud du pays, sur la frontière avec l’Equateur. Les policiers se déplaçaient samedi dans la nuit à bord d’une camionnette et ont été attaqués à l’arme automatique et aux explosifs, a déclaré le commandant de la police locale, le colonel Fernando Jimenez.
Les neuf blessés ont été hospitalisés. La police ignorait le sort des huit agents disparus. Dimanche, des renforts de l’armée, de la police et de l’armée de l’air ont été déployés dans cette région. Cette zone frontalière, difficile d’accès, est l’un des fiefs traditionnels de la guérilla marxiste.
http://www.spcm.org/Journal/spip.php?article11471
23/05/2007 - Cyberpresse, El Universo
La Franco-colombienne Ingrid Betancourt est «le plus grand ennemi» de la guérilla colombienne des FARC qui la retient en otage depuis plus de cinq ans, a affirmé l'ex-otage John Frank Pinchao Blanco récemment évadé, dans un entretien au magazine Paris-Match à paraître mercredi.
Interrogé pour savoir si Ingrid Betancourt avait des «relations amicales» avec les guérilleros, le sous-officier de police Pinchao Blanco, qui était détenu avec 12 autres otages dont Ingrid Betancourt avant son évasion fin avril, a répondu: «Absolument pas! Elle est même le plus grand ennemi des guérilleros.»
«Elle leur parle durement. Elle n'hésite pas à les affronter», a ajouté le sous-officier qui dit avoir passé deux ans et neuf mois avec Ingrid Betancourt, précisant qu'elle ne bénéficiait d'aucun traitement particulier et répétant que l'ancienne candidate des Verts à la présidentielle était enchaînée la nuit comme les autres.
Les guérilleros «la traitent comme les autres, c'est-à-dire mal, et parfois plus brutalement encore, précisément en raison de son énorme force de caractère», a affirmé le policier, interrogé à l'hôpital où il est soigné pour déshydratation, après avoir passé 17 jours dans la jungle amazonienne.
Pour lui, Ingrid Betancourt est «une leader naturelle», «intelligente, astucieuse». Il la considère aujourd'hui «comme une amie», qui lui a appris le Français pendant leur captivité.
Il a confirmé avoir croisé «il y a plus de deux ans» Clara Rojas, l'ancienne directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, et l'enfant qu'elle a eu avec un guérillero.
Ingrid Betancourt fait partie des 56 otages que la guérilla marxiste des FARC entend échanger contre 500 de ses hommes emprisonnés.
Après s'être prononcé en faveur d'une action par la force, le président colombien Alvaro Uribe s'est dit samedi «réceptif» aux propositions du nouveau président français Nicolas Sarkozy, sans plus de précisions. Paris et la famille d'Ingrid Betancourt se sont dit opposés à une action par la force qui pourrait mettre en danger la vie des otages.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Mobilisation pour Ingrid Betancourt
24/05/2007 - Le journal du dimanche, Reuters
Une centaine de personnes se sont mobilisées mercredi à Paris pour réclamer la libération de la franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage depuis 63 mois des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
A l'initiative de son comité de soutien, une marche a débuté peu après 18h sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame et s'est rendue devant l'Hôtel de ville, à moins d'un kilomètre de là.
Plusieurs personnalités étaient présentes comme le chanteur Yves Duteil, le metteur en scène Robert Hossein, le comique Rafael Mezrahi ou l'ancienne otage en Irak Florence Aubenas.
Sur une tribune, devant un immense portrait d'Ingrid Betancourt, un membre de son comité de soutien a déclaré : "Les citoyens ont le pouvoir de faire bouger les choses jusqu'en Colombie".
Le fils d'Ingrid Betancourt a dit à Reuters : "le gouvernement de M. Sarkozy est déterminé à faire libérer ma mère, il y a une véritable volonté politique".
"On est à un tournant, on peut espérer faire libérer les 3.000 otages et maman", a-t-il ajouté.
Les manifestants ont insisté pour que la libération d'Ingrid Betancourt ne passe pas par une opération militaire.
Anne Hidalgo, première adjointe du maire socialiste de Paris Bertand Delanoë qu'elle représentait, a déclaré que "la mobilisation est un devoir". "Nous sommes là déterminés", a-t-elle ajouté, rappelant qu'Ingrid Betancourt était citoyenne d'honneur de la ville de Paris.
Fabrice Delloye, ex-mari d'Ingrid Betancourt, a adressé un message au président colombien Alvaro Uribe lui demandant d'"avoir le courage de faire un geste significatif pour que les Farc comprennent que les choses peuvent évoluer dans le bon sens".
Un policier colombien qui s'est récemment évadé d'un camp des Farc a affirmé ces derniers jours dans la presse qu'elle ne bénéficiait d'aucun traitement de faveur et était "le plus grand ennemi" de la guérilla colombienne.
La famille d'Ingrid Betancourt a été reçue vendredi dernier par Nicolas Sarkozy.
Mardi, il a rappelé à un envoyé spécial du président colombien que la France était opposée au recours à la force pour libérer l'otage. Jeudi dernier, il avait déjà évoqué le sort de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne lors d'une conversation téléphonique avec Alvaro Uribe.
Le lendemain, Alvaro Uribe avait ordonné à l'armée de libérer l'otage franco-colombienne, malgré l'hostilité de Paris à tout recours à la force. Samedi, le président colombien a promis de tenir compte de la position française.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Otages en Colombie : la manière forte passe mal
24/05/2007 - Libération
Mardi matin, comme chaque semaine, une vingtaine de proches d'otages ont sorti leurs banderoles à quelques mètres du Parlement colombien. Sur les affiches portées par des mères, soeurs ou pères de policiers et soldats détenus depuis parfois huit ou neuf ans par la guérilla, un mot d'ordre : «Non à la libération à feu et à sang !» «Une opération militaire pour libérer nos proches, ça veut dire leur mort immédiate», juge la porte-parole des manifestants, Marleny Orjuela.
Risques. Comme elle, la majorité des familles d'otages dont celle de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt ont été choquées par les dernières déclarations du président colombien. Le conservateur Alvaro Uribe a ordonné vendredi d'intensifier l'offensive militaire pour libérer les otages des campements des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes). «Messieurs les généraux, nous allons sauver Ingrid Betancourt !» a-t-il exigé devant la troupe. Plus tôt, le commandant en chef de l'armée, le général Freddy Padilla, annonçait que ses hommes allaient exploiter les informations fournies par John Frank Pinchao l'otage policier évadé et retrouvé mercredi dernier, après avoir, selon lui, partagé presque trois ans de captivité avec la Franco-Colombienne. Pinchao lui-même a pourtant rappelé les risques d'une attaque : les guérilleros «nous disaient qu'ils ne laisseraient pas l'armée nous libérer vivants».
Déjà, en mai 2003, les Farc ont abattu dix de leurs otages alors que l'armée tentait d'encercler un de leurs camps. En France, la déclaration d'Alvaro Uribe a été perçue par Mélanie Delloye, fille de l'ex-sénatrice Ingrid Betancourt, comme un «affront» à Nicolas Sarkozy, à qui le président colombien avait parlé la veille au téléphone. La position du Colombien qui s'est dit depuis «réceptif» aux propositions françaises est pourtant connue : il avait déjà ordonné une opération militaire en novembre, et rappelle cette consigne régulièrement. A Bogotá, l'influence de la France «opposée à toute action militaire qui pourrait mettre en danger la vie des otages», selon le quai d'Orsay est secondaire par rapport à celle des Etats-Unis, plus guerriers et qui viennent de fournir à la Colombie plus de 4 milliards de dollars d'aide essentiellement militaire.
Alvaro Uribe a bien autorisé la formation par Paris, Berne et Madrid d'une commission chargée de rapprocher les parties. Mais elle se heurte à un désaccord de fond. Depuis sa première élection, en 2002, Alvaro Uribe rejette la condition sine qua non posée par les Farc : le retrait de l'armée d'un territoire de 800 km2. La guérilla veut négocier dans ce secteur montagneux, et nulle part ailleurs, l'échange de ses 55 otages politiques et militaires, comme Ingrid Betancourt, contre leurs 500 combattants prisonniers. «Nous ne démilitariserons pas un millimètre carré pour ces bandits», a encore répété vendredi le président colombien. Son prédécesseur, Andrés Pastrana, l'avait fait, entre 1999 et 2002, mais les négociations n'avaient jamais abouti...
Hélicoptères. L'option armée a reçu l'appui d'un ex-otage, Fernando Araujo, échappé le 31 décembre au milieu d'un combat, et aujourd'hui ministre des Affaires étrangères. «Sans l'offensive militaire, je n'aurais pas pu m'échapper», a-t-il estimé. Le policier évadé John Frank Pinchao témoigne que parmi les otages «les avis divergent quant à une opération militaire». Lui-même hésitait quand son campement était survolé par des hélicoptères militaires. «Je me disais : "Si je m'en sors, parfait. Sinon, ma famille aura enfin la certitude d'un enterrement, plutôt que continuer dans l'incertitude de l'enlèvement."»
Dans sa dernière «preuve de vie», une vidéo diffusée en août 2003, Ingrid Betancourt elle-même demandait à l'armée d'engager une expédition «minutieuse» pour permettre sa libération. «Une opération doit être réussie ou ne pas être», précisait-elle. C'est toute la question : le campement où elle se trouvait avec John Frank Pinchao quand il s'est évadé était situé au coeur de la forêt amazonienne, qui couvre en Colombie près de 300 000 km2, limitrophes du Brésil, du Pérou et de l'Equateur. Les guérilleros s'y camouflent facilement. Là, il est «impossible de garantir une opération à 100 %», a tranché un général en retraite.
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Un nouvel espoir pour Ingrid Betancourt
25/05/2007 - RTL.be
Le ministre colombien des Affaires étrangères, Fernando Araujo, a déclaré que le gouvernement colombien estimait "adéquat" l'accord donné par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) pour rencontrer un émissaire français et négocier un échange de prisonniers.
"Il me semble adéquat que les FARC se montrent favorables à un espace (de négociations) et se disent disposés à parler avec l'envoyé français pour faire avancer cette initiative", a dit le chef de la diplomatie colombienne lors d'une conférence de presse.
Le président colombien Alvaro Uribe avait prôné la semaine dernière l'option militaire au détriment de la négociation pour libérer les otages. Les FARC décident donc de calmer le jeu, en acceptant cette rencontre.
Dans un communiqué de leur numéro deux Raul Reyes, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (guérilla marxiste) ont demandé jeudi au président français Nicolas Sarkozy d'intervenir en faveur de la création d'une zone démilitarisée pour négocier un échange de prisonniers, notamment d'Ingrid Betancourt.
En 2005, la France, la Suisse et l'Espagne avaient proposé des négociations à Pradera et à Florida, dans une zone démilitarisée de 480 kilomètres carrés à créer, en vue d'un échange humanitaire d'otages contre des guérilleros incarcérés. Mais les conditions préalables posées par les deux camps ont fait échouer cette initiative jusqu'ici.
Les FARC, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes incarcérés en échange de 56 otages qu'elles détiennent, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
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Alvaro Uribe évoque une libération de guérilleros des FARC avant le 7 juin
25/05/2007 - Le Monde
"Le 7 juin, je dois avoir libéré (des guérilleros) des FARC dans l'ensemble ou partiellement. Si ce n'est pas possible, je les transférerai dans un autre endroit qu'une prison", a déclaré Alvaro Uribe, vendredi 25 mai. Enigmatique, le président colombien a invoqué pour ce geste une "raison d'Etat" qu'il n'a pas voulu dévoiler. Des déclarations qui surviennent alors que Paris a relancé les initiatives visant à libérer la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, qu'un policier, récemment échappé des camps des FARC, indique avoir longtemps côtoyée.
Une source proche de la présidence, qui a requis l'anonymat, a indiqué que la proposition de libération unilatérale d'Uribe doit auparavant passer par une procédure judiciaire. Or, une telle procédure"est longue et rend impossible une libération ou sortie de prison à la date du 7 juin", précise Luis Eduardo Cifuentes, un ancien magistrat de la Cour suprême.
Partisan d'une opération militaire pour libérer les otages, M. Uribe avait surpris, le 12 mai, en évoquant "une libération massive" des rebelles actuellement en prison, un "geste de bonne volonté" appelant les rebelles à agir de la même manière. Il a ensuite demandé à son administration de rechercher les moyens légaux pour libérer de manière unilatérale des rebelles des FARC actuellement emprisonnés, avec pour condition que ces libérés ne reprennent pas leurs activités au sein de la guérilla."Nous ne voulons pas faire le jeu d'Uribe en parlant de sa farce de libération de 300 guérilleros avec laquelle il prétend dresser un nouvel écran de fumée", a réagi cinq jours plus tard Raul Reyes, porte-parole des FARC.
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"La guérilla étudiait la médecine dans des cahiers ; avec l'expérience, ils devinaient nos maladies »
26/05/2007 - Semana
Le policier John Frank Pinchao Blanco a relaté certains détails inédits sur les difficiles conditions de santé dans lesquelles survivent les otages des FARC. Certains ne résistent pas aux virus et aux épidémies, tel le Major Guevara, mort dans la maquis, et dont le corps, après un an, n’a toujours pas été restitué à la famille.
Une semaine après la fuite de John Pinchao, kidnappé par les Farc, ses déclarations continuent à surprendre le pays et préoccuper les proches des otages encore aux mains des guerilleros.
À 9h45, ce mardi, M. Pinchao est sorti de l'Hôpital de la Police en habit de gala et a donné une conférence de presse dans laquelle il a livré davantage de détails sur sa captivité ainsi que sur l'état de santé de beaucoup de ses compagnons kidnappés depuis des années par les subversifs.
Pinchao raconte que, dans les premiers temps de sa captivité (entre 1998 et 1999), tous les otages étaient soignés par des médecins professionnels. "Je ne sais pas d'où ils les sortaient, s'ils faisaient partie de la guérilla ou emmenés de force d’un quelconque hôpital. Mais depuis six ans, ce sont les guerilleros eux-mêmes qui faisaient office d'infirmiers, guidés par des cahiers d'instruction (...) avec le temps et l'expérience qu'ils acqueraient, ils devinaient ce que nous avions et improvisaient des médicaments pour nous traiter ".
Aucun otage n’a échappé aux maladies tropicales, aux virus qui requièrent un traitement aux antibiotiques ou à une aggravation des symptômes de maladies dont ils souffraient déjà avant le kidnapping. Il y a un an, le Major Julian Ernesto Guevara a été la première victime du manque de soins dans lequel se trouvent les otages. Les Farc ont expliqué qu’il est décédé d’"une maladie inconnue".
Peu à peu, Pinchao a livré des informations sur les maux dont ont souffert chacun des kidnappés.
Le Major Guevara, par exemple, a été victime de plusieurs attaques "qui le laissaient comme mort". Mais le Caporal William Pérez, un infirmier de l'Armée également kidnappé, était chargé de le réanimer chaque fois qu'il retombait. Quand Guevara est décédé, Pinchao n'était pas avec lui, mais il en a vu assez pour conclure que " la guérilla a laissé mourir mon supérieur".
L’Américain Mark Gonsalves souffrait d’une hépatite quand Pinchao s'est enfui. Tom Howes a des problèmes de tension, mais il se soigne en faisant de l’exercice. Le sénateur Jorge Eduardo Gechem a des problèmes de tension et ils lui ont apparemment donné sept comprimés « préinfarctus ». Le colonel Luis Mendieta ainsi que le major Enrique Murillo souffrent de problèmes rénaux. La sénatrice Consuelo González de Perdomo souffre de problèmes de tension. L'intendant Carlos José Duarte a des problèmes gastriques. Le sergent José Marulanda souffre des genoux. Le capitaine Juan Carlos Bermeo a des boutons inexplicables sur la peau et "regarder vers le haut provoquent des vertiges, voire des évanouissements", dit Pinchao. Le sénateur Luis Eladio Pérez contrôle un diabète avec des morceaux de sucre sous la langue.
Un jour la guérilla leur a apporté des revues ; parmi celles-ci, des exemplaires de « Sélections » qui donnaient des conseils pratiques sur l’automédication et les effets placebos. "Ils expliquaient là que par l’automédication, le corps pouvait produire une substance qui faisait les effets d’un médicament. Tous, nous utilisions cette méthode pour nous traiter nous-mêmes ", se rappelle l'intendant Pinchao.
Clara et Emmanuel
Comme si la captivité, la maladie, la pression des Farc et les dangers de la forêt ne suffisaient pas, la tragédie de la séquestration pour Clara Rojas, bras droit d'Ingrid Betancourt, est plus amère encore de par le traitement que la guérilla lui impose ainsi qu’à son fils Emmanuel, qui pourrait avoir aujourd'hui 3 ans.
Selon le témoignage de John Frank Pinchao, le bébé est né dans une maison de planches avec, au-dehors, un treillis de barbelés sur les murs et le toit. La dernière fois que Pinchao se rappelle avoir vu la mère et l'enfant date d’il y a environ deux ans. "Quand il y avait des déplacements, on ne lui laissait pas l’enfant, ils la laissaient le voir de temps en temps mais c’est la guérilla qui s’en occupait (...) Clara en souffrait beaucoup et l'appelait à grands cris que l’on pouvait entendre de tous côtés", dit-il.
Récemment, quand Pinchao a eu l'occasion de parler avec les otages Américains, ceux-ci lui ont confié leur résignation à devoir attendre quatre années de plus dans la forêt un accord humanitaire, car ils sont conscients qu'avec l'actuel gouvernement cela ne se réaliserait pas.
«A ce moment-là, je me rappelais d'un commerçant parlant de personnes qui rejoignaient l’Argentine à vélo en trois mois et je me demandais pourquoi moi, je ne pourrais pas marcher et atteindre au moins la frontière (avec le Vénézuéla)", a déclaré le policier en conférence de presse. Il a en outre ajouté que les Farc n'étaient pas intéressés par l'échange humanitaire parce qu'ils ont toujours placé en priorité le dégagement d’une zone démilitarisée.
Quand, le 16 mai dernier, l'intendant Pinchao a recouvré la liberté après huit ans et demi de captivité, beaucoup d'idées lui sont passées par la tête. "La première chose que j’ai dite à mon capitaine, celui qui m'a retrouvé, a été que je voulais que personne ne soit informé, pas même ma maman. Je voulais me proposer pour sauver ceux qui étaient restés là-bas", a dit le policier, admettant qu’il ne pouvait imaginer l'accueil et le bouleversement qu’a suscités sa liberté.
Malgré la malnutrition sévère dont souffre Pinchao et qui le contraignent à un régime spécial, pour la première fois depuis neuf ans, il a pris son repas préféré dans la maison de sa mère : riz et poulet.
Et ce soir, vu les menaces qu’il a déjà reçues pour s'être enfui, il dormira dans une des maisons de la Police, tout en projetant des vacances à la mer en compagnie des siens.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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La soeur d'Ingrid Betancourt ne "veut pas s'emballer"
27/05/2007 - 7 sur 7
Astrid Betancourt, la soeur de la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage de la guérilla marxiste des FARC depuis 2002, a déclaré samedi à Avoine (Indre et Loire) qu'elle "ne veut pas s'emballer" à la suite des récentes ouvertures du président colombien Alvaro Uribe.
Partisan de l'option militaire afin de libérer les otages, parmi lesquels Ingrid Betancourt, M. Uribe a créé le 12 mai la surprise en évoquant "une libération massive" des rebelles actuellement en prison. Il a annoncé vendredi à Bogota que son gouvernement libérera ou sortira de prison avant le 7 juin un groupe de guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
Astrid Betancourt qui parlait lors d'une Assemblée Générale des Fédérations des Comité Ingrid Betancourt, regroupant quarante comité français, des comités français et néerlandais, a déclaré à la presse: "Il y a eu tellement d'espoirs (de libération) qu'à chaque fois je suis tombée de haut. Je ne veux pas m'emballer", a-t-elle dit. "Je pense que les FARC (Forces Armée Révolutionnaires de Colombie) en ont assez des otages pour des raisons surtout matérielles et parce que le gouvernement colombien pense qu'il a une carte à jouer au niveau interne et international".
Astrid Betancourt a par ailleurs indiqué qu'elle considérait l'arrivée au pouvoir en France de Nicolas Sarkozy comme "une signe positif" car "il veut des résultats positifs" (dans ce dossier). La France a évidemment un rôle de médiation a jouer et un lien de confiance s'est établi entre les présidents Uribe et Sarkozy qui a le pouvoir de prendre des initiatives", a jouté la soeur d'Ingrid Betancourt.
Nicolas Sarkozy s'est directement impliqué dans ce dossier depuis son arrivée au pouvoir début mai. Vendredi, il a eu "une longue conversation téléphonique" avec Alvaro Uribe sur le sort d'Ingrid Betancourt. M. Sarkozy a reçu la famille d'Ingrid Betancourt deux jours après son investiture et a fait de la libération d'Ingrid une priorité. Samedi, lors de la réunion d'Avoine, le responsable de la FIDH (Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme) pour l'Amérique Latine, Luis Guillermo Perez, a pour sa part évoqué un "moment historique pour un accord humanitaire (entre les FARC et le gouvernement colombien).
Le président Uribe est très fortement critiqué pour avoir laissé impunis des crimes des paramilitaires (opposés aux FARC - ndlr). Le président Uribe a besoin d'une certaine légitimité", a-t-il ajouté. Le responsable de la FIDH a, pour ce qui est du principal mouvement de guérilla colombien, expliqué qu'il "y a une telle pression internationale, que les FARC doivent prendre des précautions avec leurs otages". M. Guilermo Perez a par ailleurs exprimé l'espoir qu'un accord humanitaire entre les FARC et le gouvernement de Bogota soit "passé avant la fin de l'année".
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Des listes des membres des FARC susceptibles d'être libérés
27/05/2007 - Nouvel Obs
Un journal colombien révèle que le gouvernement préparé quatre listes de guérilleros susceptibles d'être libérés de prison.
Le quotidien el Tiempo a révélé dimanche 27 mai que le gouvernement colombien a préparé quatre listes de guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) susceptibles d'être libérés de prison.
Toutefois, indique le journal, la grande majorité des détenus qui ont reçu en prison des directives du secrétariat des FARC, ne sont pas disposés à accueillir favorablement la proposition du président Alvaro Uribe.
Vendredi le chef de l'Etat avait annoncé que son gouvernement était prêt à faire sortir de prison un groupe de rebelles, le 7 juin, "à condition qu'ils déposent les armes" et ne soient pas condamnés pour des "crimes contre l'humanité".
Seules 40 sont des vrais membres des FARC
Le Tiempo a eu accès à l'une de ces quatre listes de 400 noms chacune et souligne que depuis trois semaines le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo a multiplié les contacts dans les prisons où sont détenus les rebelles.
Plusieurs détenus ont indiqué que le gouvernement avait imposé comme conditions "la démobilisation", mais également la dénonciation des hommes politiques et des hommes d'affaires qui ont eu des contacts avec la guérilla.
"La proposition de libération est parvenue aux prisonniers, mais ils sont peu nombreux à l'accepter", affirme Gonzalo Gimenez, un avocat des FARC.
"Dans cette liste il n'y a que 40 personnes qui sont vraiment des membres des FARC, des gens formés par l'organisation", a déclaré pour sa part un détenu.
Uribe a sorti "une colombe de son sombrero"
De son côté, l'éditorialiste de l'hebdomadaire Cambio, Maria Elvira Samper, affirme que le président Uribe, qui répète régulièrement que les guérilleros condamnés pour des crimes ne seront pas libérés, a sorti "une colombe de son sombrero". "Avec son initiative improvisée, écrit-elle, Uribe ignore que seuls 3% des guérilleros emprisonnés pour des délits politiques sont passibles d'une amnistie et que la majorité d'entre eux sont accusés ou condamnés pour des crimes contre l'humanité".
Les FARC, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes en échange de 56 otages, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée le 23 février 2002.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Intense activité autour des otages des Farc
28/05/2007 - Libération
Le président colombien Alvaro Uribe a confirmé vendredi qu'il comptait sortir de prison « tout ou partie» des membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), le groupe qui détient Ingrid Betancourt et cinquante-cinq autres otages politiques et militaires. Une première phase de regroupement des détenus débutera «avant le 7 juin» . L'annonce semble positive pour les otages : les Farc exigent précisément la libération de tous leurs prisonniers pour les relâcher.
Uribe a couronné ainsi une semaine d'agitation diplomatique. Son haut-commissaire à la paix, Luis Carlos Restrepo, a été reçu à Paris par Nicolas Sarkozy, qui s'est ensuite entretenu par téléphone avec son homologue colombien pour la deuxième fois depuis son investiture. Le directeur de l'hebdomadaire communiste Voz, Carlos Lozano, qui maintient des contacts avec les Farc, se trouvait lui aussi à Paris. Enfin, un porte-parole guérillero a souhaité mardi que les « bons offices » de Sarkozy soient « décisifs » pour parvenir à une solution,.
Mais Astrid Betancourt, la soeur de l'otage, refusait samedi de «s'emballer». «Il y a eu tellement d'espoirs qu'à chaque fois, je suis tombée de haut.» En décembre 2004, vingt-trois combattants des Farc avaient déjà été officiellement graciés, sans suite pour les pourparlers. La guérilla a traité la dernière proposition «d'écran de fumée », et maintient une exigence qu'Uribe rejette : le retrait des troupes de deux municipalités andines pour y entamer les négociations. Personne ne sait par ailleurs qui seraient les guérilleros relâchés, et Alvaro Uribe a aussi parlé d'utiliser la force pour libérer Ingrid Betancourt et ses compagnons. Le projet de libération du gouvernement pourrait aussi inclure des chefs de milices paramilitaires d'extrême droite emprisonnés, pour la plupart alliés d'Alvaro Uribe. Pour le sénateur d'opposition Gustavo Petro, le seul but des dernières annonces serait de « libérer les amis du Président» .
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Un ex-otage des FARC témoignera en France
29/05/2007 - France 24
Le président colombien cherche à aider la France à sa manière...Il envoie John Frank Pinchao, l'ancien otage des FARC à Paris pour témoigner de ses souffrances. Le policier colombien est resté prisonnier des FARC, les forces armées révolutionnaires de Colombie pendant huit ans avant de s'évader le mois dernier.
"Nous devons prendre les bonnes décisions pour aboutir à la libération des citoyens colombiens qui sont kidnappés et torturés par des nazis de notre temps, les FARC."
Des milliers de colombiens seraient entre les mains des FARC...La guérilla marxiste détient notamment 56 prisonniers politiques et militaires...Parmi eux, Ingrid Betancourt.
La franco-colombienne a été enlevée il y a 5 ans...Le gouvernement a ces dernières années engagé des négociations avec la Colombie dans l'espoir de libérer Ingrid Betancourt.
Le nouveau président francais Nicolas Sarkozy a d'ailleurs rencontré la famille de l'otage franco-colombienne la semaine dernière pour apporter son soutien. Et en Colombie, le président Alvaro Uribe a créé la surprise. Il s'est dit prêt à négocier avec la guérilla marxiste. Il accepterait de libérér des rebelles des FARCS enfermés dans les prisons colombiennes.
Le porte parole des FARC Raul Reyes a qualifié d'écran de fumée les propositions du président colombien.
Et la guérilla continue de frapper...Trois policiers ont été tués et neuf ont été blessés samedi lors d'une embuscade dans le sud du pays.. Ils ont été attaqués à l'arme automatique et aux explosifs.
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L'envoyé spécial d'Uribe sur Ingrid Betancourt reçu par Sarkozy
22/05/2007 - L'express
Le président Nicolas Sarkozy a rappelé mardi à un envoyé spécial du président colombien Alvaro Uribe que la France était opposée au recours à la force pour libérer l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
Le chef de l'Etat français a reçu pendant une demi-heure à l'Elysée le Haut commissaire pour la paix en Colombie, Luis Carlos Restrepo, a déclaré le porte-parole de l'Elysée.
"Cette audience s'inscrit dans le cadre des efforts du président de le République pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, qui revêt pour lui un caractère prioritaire", a dit à la presse David Martinon.
"Le président Sarkozy a rappelé à cette occasion à son interlocuteur que la libération d'Ingrid Betancourt et des autres otages devait être recherchée dans le cadre d'une solution négociée et d'un accord humanitaire", a-t-il ajouté. "Il a exprimé sa disponibilité et sa volonté d'y apporter sa contribution."
Nicolas Sarkozy avait évoqué le sort de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne lors d'une conversation téléphonique avec Alvaro Uribe jeudi dernier. Il avait alors demandé au président colombien de lui envoyer Luis Carlos Restrepo "dans les meilleurs délais", a rappelé David Martinon.
Le président français a reçu la famille d'Ingrid Betancourt à l'Elysée vendredi dernier.
Alvaro Uribe a ordonné le même jour à l'armée de libérer l'otage franco-colombienne, malgré l'hostilité de Paris à tout recours à la force. Le président colombien a cependant promis samedi de tenir compte de la position française.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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COLOMBIE
Bogota aurait tenté de libérer
Ingrid Betancourt
NOUVELOBS.COM | 29.05.2007 | 12:35
Une opération de l'armée colombienne pour libérer l'otage des Farc aurait échoué il y a une quinzaine de jours, le camp ayant été retrouvé vide.
Une tentative de libération d’Ingrid Betancourt a avorté il y a une quinzaine de jours, selon une information diffusée par RTL mardi 29 mai.
L’armée colombienne aurait tenté de libérer l’otage franco-colombienne depuis 2002 des Forces armées révolutionnaires de Colombie, les Farc, une quinzaine de jours plus tôt.
Début mai, les écoutes des communications radios des Farc révèlent une information rare : "un otage est en fuite dans la jungle".
"Après l'évasion d'un de ses compagnons de détention, John Frank Pinchao, l'armée a voulu profiter des informations de ce co-otage de la franco-colombienne pour monter une opération", affirme RTL. L’armée se serait rendue dans le camp d'où l’ex-otage avait réussi à s’échapper, près de la frontière brésilienne. Arrivée sur place, l’armée a constaté qu’il n’y avait plus personne. "L'opération, montée contre l'avis de sa famille et de l'Etat français, a donc échoué", poursuit RTL.
Ni la famille, ni la France n'ont été prévenues
Le mercredi 16 mai, l’armée colombienne intercepte John Franck Pinchao, un policier enlevé huit ans et demi plus tôt, qui a réussi à échapper à ses ravisseurs après un périple de deux semaines à ramper et nager dans la jungle. John Franck Pinchao révèle que plusieurs autres otages dont Ingrid Betancourt était détenus dans le même camp que lui.
Une opération militaire pour tenter de les sauver est alors lancée dans les heures qui suivent. Le président colombien Alvaro Uribe, qui s’est toujours dit favorable à l’option militaire sur la question des otages n’aurait prévenu ni l’ambassade de France, ni la famille Betancourt, selon un officiel chargé du dossier Betancourt.
Sur les indications de John Frank Pinchao, des commandos partent en direction de la frontière brésilienne, près de Mitu, mais le camp d'Ingrid Betancourt est retrouvé vide.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit ... court.html
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Liste des FARC susceptibles d’être libérés
mardi 29 mai 2007
Le gouvernement colombien a préparé quatre listes de guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) susceptibles d’être libérés de prison, a révélé dimanche le quotidien El Tiempo.
Toutefois, indique le journal, la grande majorité des détenus qui ont reçu en prison des directives du secrétariat des FARC, ne sont pas disposés à accueillir favorablement la proposition du président Alvaro Uribe. Vendredi le chef de l’Etat avait annoncé que son gouvernement était prêt à faire sortir de prison un groupe de rebelles, le 7 juin, « à condition qu’ils déposent les armes » et ne soient pas condamnés pour des « crimes contre l’humanité ».
Exigences
El Tiempo a eu accès à l’une de ces quatre listes de 400 noms chacune et souligne que depuis trois semaines le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo a multiplié les contacts dans les prisons où sont détenus les rebelles. Plusieurs détenus ont indiqué que le gouvernement avait imposé comme conditions « la démobilisation », mais également la dénonciation des hommes politiques et des hommes d’affaires qui ont eu des contacts avec la guérilla.
« La proposition de libération est parvenue aux prisonniers, mais ils sont peu nombreux à l’accepter », affirme Gonzalo Gimenez, un avocat des FARC. « Dans cette liste il n’y a que 40 personnes qui sont vraiment des membres des FARC, des gens formés par l’organisation », a déclaré un détenu.
Condamnations
De son côté, l’éditorialiste de l’hebdomadaire Cambio, Maria Elvira Samper, affirme que le président Uribe, qui répète régulièrement que les guérilleros condamnés pour des crimes ne seront pas libérés, a sorti « une colombe de son sombrero ». « Avec son initiative improvisée, écrit-elle, Uribe ignore que seuls 3% des guérilleros emprisonnés pour des délits politiques sont passibles d’une amnistie et que la majorité d’entre eux sont accusés ou condamnés pour des crimes contre l’humanité ».
Les FARC, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes en échange de 56 otages, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée le 23 février 2002.
Attaques
En attendant, les attaques continuent dans le pays. Trois policiers ont été tués, neuf blessés et huit autres sont portés disparus suite à une embuscade des FARC, dans le sud du pays, sur la frontière avec l’Equateur. Les policiers se déplaçaient samedi dans la nuit à bord d’une camionnette et ont été attaqués à l’arme automatique et aux explosifs, a déclaré le commandant de la police locale, le colonel Fernando Jimenez.
Les neuf blessés ont été hospitalisés. La police ignorait le sort des huit agents disparus. Dimanche, des renforts de l’armée, de la police et de l’armée de l’air ont été déployés dans cette région. Cette zone frontalière, difficile d’accès, est l’un des fiefs traditionnels de la guérilla marxiste.
http://www.spcm.org/Journal/spip.php?article11471
Des membres des FARC emprisonnés refusent la proposition de libération du gouvernement
Le 29 mai 2007 - 20:08 | Presse Canadienne
Un groupe d'environ 90 membres des FARC emprisonnés a refusé mardi l'offre de libération en échange d'une démobilisation faite par le gouvernement colombien pour relancer les négociations sur la libération des otages détenus par le mouvement rebelle.
Selon Diego Leonardo, qui affirme parler au nom de ces 90 rebelles, cette proposition du président colombien Alvaro Uribe vise à aider ses alliés politiques actuellement emprisonnés pour avoir collaboré avec des escadrons de la mort d'extrême-droite.
"La proposition du président est cynique et a pour but de distraire l'opinion publique", a déclaré Diego Leonardo sur la radio Caracol, depuis sa prison dans le nord de la Colombie.
Dans un entretien séparé à Caracol, le ministre de l'Intérieur Carlos Holguin a affirmé qu'environ 1.000 autres membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avaient accepté la proposition gouvernementale.
Le gouvernement d'Alvaro Uribe a proposé de libérer le 7 juin plusieurs centaines de membres des FARC emprisonnés s'ils quittent les FARC, rejoignent la vie civile et demeurent sous la surveillance d'une organisation internationale ou de l'Eglise. Il espère ainsi relancer les négociations sur un échange de prisonniers contre des otages des FARC, parmi lesquels figure la Franco-colombienne Ingrid Betancourt. Les FARC ont refusé l'offre d'Uribe la semaine dernière.
http://www.matin.qc.ca/articles/2007052 ... ement.html
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Monde
La mère d'Ingrid Betancourt reçue par l'épouse du président argentin
Yoland Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, a été reçue mardi par l'épouse du président argentin Nestor Kirchner pour tenter d'obtenir le soutien de Buenos Aires dans les tentatives de libération de sa fille détenue par les FARC en Colombie.
"J'ai eu une rencontre très importante avec Mme Kirchner", a déclaré Yoland Pulecio, à l'issue de son entretien avec Cristina Fernandez de Kirchner à la résidence présidentielle officielle argentine.
La mère d'Ingrid Betancourt a affirmé avoir obtenu le soutien de l'épouse de Nestor Kirchner dans ses tentatives de négociations avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) pour obtenir la libération de la Franco-colombienne, détenue depuis le 23 février 2002.
Yoland Pulecio a déclaré qu'elle espérait que ce soutien permettrait de convaincre le président colombien Alvaro Uribe de poursuivre l'idée d'un échange de rebelles des FARC emprisonnés contre des otages.
Le président Uribe a décidé de libérer de façon unilatérale des dizaines de rebelles des FARC emprisonnés avant le 7 juin, afin qu'ils puissent contribuer à la conclusion d'un accord sur la libération d'une soixantaine d'otages. Mais il a également évoqué la possibilité d'une intervention militaire. AP
http://www.latribune.fr/info/La-mere-d- ... nnel=Monde
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La mère d`Ingrid Betancourt espère un geste de bonne volonté d`Uribe
Buenos Aires, 30/05 - Yolanda Pulecio, mère de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, a indiqué mardi à Buenos Aires espérer que le président colombien Alvaro Uribe libère des guérilleros, dans un geste de bonne volonté qui puisse inciter les FARC à libérer sa fille détenue depuis plus de cinq ans par cette guérilla colombienne, selon l`AFP.
"J`espère que le président Uribe qui a offert maintenant de libérer plusieurs guérilleros le fasse de telle manière que la guérilla perçoive cela comme un geste de bonne volonté, et libère les otages", a déclaré Mme Pulecio lors d`une conférence de presse après avoir été reçue par la première dame et sénatrice argentine, Cristina Fernández de Kirchner.
Cette dernière a promis son aide et celle de son mari, le président Nestor Kirchner, pour obtenir la libération d`Ingrid Betancourt, 45 ans, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée en 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxiste).
"J`ai l`espoir que son appui, comme celui que m`a donné le gouvernement français soit suffisamment important qu`il pèse sur la réaction du président Alvaro Uribe", a ajouté Mme Pulecio. Une partie de la solution peut être trouvée "au travers d`un accord humanitaire, qui est ce que la guérilla réclame", a-t-elle précisé.
"Ils disent que ça pourrait se faire si on démilitarise deux districts pendant 40 jours, où un dialogue avec le gouvernement pourrait avoir lieu pour chercher un échange entre 200 ou 300 guérilleros et tous les otages ou une partie d`entre eux", a-t-elle expliqué.
http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=535122
Le 29 mai 2007 - 20:08 | Presse Canadienne
Un groupe d'environ 90 membres des FARC emprisonnés a refusé mardi l'offre de libération en échange d'une démobilisation faite par le gouvernement colombien pour relancer les négociations sur la libération des otages détenus par le mouvement rebelle.
Selon Diego Leonardo, qui affirme parler au nom de ces 90 rebelles, cette proposition du président colombien Alvaro Uribe vise à aider ses alliés politiques actuellement emprisonnés pour avoir collaboré avec des escadrons de la mort d'extrême-droite.
"La proposition du président est cynique et a pour but de distraire l'opinion publique", a déclaré Diego Leonardo sur la radio Caracol, depuis sa prison dans le nord de la Colombie.
Dans un entretien séparé à Caracol, le ministre de l'Intérieur Carlos Holguin a affirmé qu'environ 1.000 autres membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avaient accepté la proposition gouvernementale.
Le gouvernement d'Alvaro Uribe a proposé de libérer le 7 juin plusieurs centaines de membres des FARC emprisonnés s'ils quittent les FARC, rejoignent la vie civile et demeurent sous la surveillance d'une organisation internationale ou de l'Eglise. Il espère ainsi relancer les négociations sur un échange de prisonniers contre des otages des FARC, parmi lesquels figure la Franco-colombienne Ingrid Betancourt. Les FARC ont refusé l'offre d'Uribe la semaine dernière.
http://www.matin.qc.ca/articles/2007052 ... ement.html
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Monde
La mère d'Ingrid Betancourt reçue par l'épouse du président argentin
Yoland Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, a été reçue mardi par l'épouse du président argentin Nestor Kirchner pour tenter d'obtenir le soutien de Buenos Aires dans les tentatives de libération de sa fille détenue par les FARC en Colombie.
"J'ai eu une rencontre très importante avec Mme Kirchner", a déclaré Yoland Pulecio, à l'issue de son entretien avec Cristina Fernandez de Kirchner à la résidence présidentielle officielle argentine.
La mère d'Ingrid Betancourt a affirmé avoir obtenu le soutien de l'épouse de Nestor Kirchner dans ses tentatives de négociations avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) pour obtenir la libération de la Franco-colombienne, détenue depuis le 23 février 2002.
Yoland Pulecio a déclaré qu'elle espérait que ce soutien permettrait de convaincre le président colombien Alvaro Uribe de poursuivre l'idée d'un échange de rebelles des FARC emprisonnés contre des otages.
Le président Uribe a décidé de libérer de façon unilatérale des dizaines de rebelles des FARC emprisonnés avant le 7 juin, afin qu'ils puissent contribuer à la conclusion d'un accord sur la libération d'une soixantaine d'otages. Mais il a également évoqué la possibilité d'une intervention militaire. AP
http://www.latribune.fr/info/La-mere-d- ... nnel=Monde
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La mère d`Ingrid Betancourt espère un geste de bonne volonté d`Uribe
Buenos Aires, 30/05 - Yolanda Pulecio, mère de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, a indiqué mardi à Buenos Aires espérer que le président colombien Alvaro Uribe libère des guérilleros, dans un geste de bonne volonté qui puisse inciter les FARC à libérer sa fille détenue depuis plus de cinq ans par cette guérilla colombienne, selon l`AFP.
"J`espère que le président Uribe qui a offert maintenant de libérer plusieurs guérilleros le fasse de telle manière que la guérilla perçoive cela comme un geste de bonne volonté, et libère les otages", a déclaré Mme Pulecio lors d`une conférence de presse après avoir été reçue par la première dame et sénatrice argentine, Cristina Fernández de Kirchner.
Cette dernière a promis son aide et celle de son mari, le président Nestor Kirchner, pour obtenir la libération d`Ingrid Betancourt, 45 ans, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée en 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxiste).
"J`ai l`espoir que son appui, comme celui que m`a donné le gouvernement français soit suffisamment important qu`il pèse sur la réaction du président Alvaro Uribe", a ajouté Mme Pulecio. Une partie de la solution peut être trouvée "au travers d`un accord humanitaire, qui est ce que la guérilla réclame", a-t-elle précisé.
"Ils disent que ça pourrait se faire si on démilitarise deux districts pendant 40 jours, où un dialogue avec le gouvernement pourrait avoir lieu pour chercher un échange entre 200 ou 300 guérilleros et tous les otages ou une partie d`entre eux", a-t-elle expliqué.
http://www.angolapress-angop.ao/noticia-f.asp?ID=535122
Couleurfrance.net: un message toutes les deux heures pour Ingrid BetancoLurt
01/06/2007 - Le Monde, Univision
Couleurfrance.net, la web radio des Français de l'étranger, diffusera toutes les deux heures un message rappelant qu'Ingrid Betancourt et d'autres personnes sont toujours détenues en otage par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a-t-elle annoncé vendredi.
A partir de lundi 28 mai, 24h/24 et 7 jours sur 7, couleurfrance.net s'emploiera à "sensibiliser" les Français dans le monde mais surtout ceux qui vivent en Colombie, selon le communiqué.
Le message radio invite les auditeurs à ne pas oublier "qu'Ingrid Betancourt est privée de liberté depuis presque six ans" et à agir comme ils le peuvent en étant "attentif au moindre détail, au moindre signe qui pourraient (les) relier à elle".
"C'est vraiment notre rôle de faire passer ce message", déclare Michel Garnier, directeur de la radio, qui souhaite "pouvoir manifester (son) soutien très concrètement".
Le but de cette action est de "sensibiliser vraiment en permanence. Il n'y a pas plus fort que de répéter en permanence", poursuit-il.
Michel Garnier est entré en contact avec le comité de soutien d'Ingrid Betancourt qui a accepté la proposition. "Elle va dans le sens des actions internationales que nous mettons en place", explique Olivier Roubi, représentant du comité de soutien à Ingrid Betancourt.
Cette proposition a également plu à la famille d'Ingrid Betancourt qui devrait prendre part à cette action, "parce qu'elle va permettre une mobilisation internationale".
Retenue en otage depuis le 23 février 2002, Ingrid Betancourt est une icône de la lutte contre la corruption et le trafic de drogue en Colombie.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Bogota élabore un décret-loi qui régira la libération des guérilleros des FARC
01/06/2007 - Le Monde (Marie Delcas), Le Temps, Diario Hoy, Pr-inside.com
Les guérilleros colombiens se bousculent au portillon pour sortir de prison. Selon le gouvernement, plus d'un millier de membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) incarcérés seraient disposés à accepter les conditions fixées par le président Alvaro Uribe. "Ils ne seront pas tous libérés", a déclaré, mardi 29 mai, le ministre de l'intérieur Carlos Holguin, en précisant que la situation des anciens combattants des FARC serait examinée "au cas par cas".
Le 11 mai, le président Uribe a créé la surprise en proposant de relâcher tous les guérilleros des FARC aujourd'hui incarcérés, à la seule condition qu'ils s'engagent à ne jamais reprendre les armes. L'annonce présidentielle a pour objectif avoué de pousser la guérilla à libérer Ingrid Betancourt et les 55 autres otages politiques en son pouvoir. Mais les observateurs doutent de son efficacité.
"Les FARC ont toujours exigé de négocier un accord", rappelle Carlos Lozano, directeur du journal du Parti communiste colombien, Voz, qui juge "difficile qu'une mesure unilatérale ait un effet positif".
Sans vouloir en révéler la teneur, M. Uribe invoquait, le 25 mai, une "raison d'Etat" qui l'obligeait à agir très vite et à libérer les guérilleros avant la date du 7 juin. "Le président est comme cela", a soupiré le ministre de l'intérieur, pour tenter de justifier l'urgence.
SCANDALE DES PARAMILITAIRES
Le décret-loi qui permettra d'organiser la sortie de prison des guérilleros est en cours d'élaboration. M. Holguin a indiqué qu'ils seraient transférés, à leur sortie de prison, à une "zone de rassemblement temporaire", dont le lieu n'a pas été défini. Les détenus coupables de crime contre l'humanité devront se soumettre à la loi dite de Justice et paix, qui oblige les anciens combattants à confesser tous leurs crimes pour bénéficier d'une peine inférieure à huit ans.
Les 90 membres des FARC reclus dans le centre pénitentiaire de Palogordo, à Giron, dans le nord-est de la Colombie, ont refusé, mardi, la main tendue par le gouvernement. Diego Leonardo, qui s'est présenté comme leur porte-parole, a rappelé la position officielle des FARC, à savoir que seule la négociation en territoire colombien d'un "échange de prisonniers" permettra d'obtenir la libération des otages. Selon le quotidien El Tiempo, bon nombre de guérilleros sous les verrous partageraient cette position.
Selon la déclaration remise par les détenus de Palogordo à la presse, la proposition du chef de l'Etat ne vise pas à faire libérer les otages mais à "détourner l'attention de la parapolitique" – le scandale des liens entre des milices paramilitaires d'extrême droite et des élus de la majorité présidentielle – et "à créer un terrain propice à l'impunité des hauts fonctionnaires". Parallèlement à la libération des guérilleros, le président Uribe a annoncé son intention de faire libérer les politiques accusés de compromissions avec les paramilitaires.
Deux députés de la majorité présidentielle ont demandé au ministre de l'intérieur et au haut commissaire pour la paix du gouvernement, Luis Carlos Restrepo, de venir expliquer la "raison d'Etat" qui pousserait à libérer de pair paramilitaires et guérilleros. MM. Holguin et Restrepo sont attendus la semaine prochaine au Congrès.
Fait important :
Selon la presse colombienne ce matin, le premier guérillero sur la liste pourrait être Rodrigo Granda, considéré avant son arrestation par la presse colombienne comme "le ministre des Affaires étrangères des FARC", qui fut enlevé le 13 décembre 2004 à Caracas, capitale du Venezuela, par des chasseurs de primes qui le livrèrent à la Colombie où il est actuellement emprisonné.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Une sénatrice colombiennne annonce "la libération imminente" d'Ingrid Betancourt et de Clara Rojas
01/05/2007 - telecinco.es, Perfil.com, Le journal du dimanche
La sénatrice colombienne Piedad Cordoba a annoncé "la libération imminente" d'Ingrid Betancourt, de Clara Rojas et son fils Emmanuel, en ajoutant que cette libération serait due "à la pression du Gouvernement français".
Cordoba a fait cette déclaration aux journalistes, dans le cadre d'un forum sur le travail qui a lieu en Medellín, dans le nord-ouest du pays, en ajoutant que l'élargissement de guérilleros annoncé par le président Alvaro Uribe s'accompagnerait d'une déclaration de l'état d'exception.
"C'est totalement faux. "
C'est une affirmation sans fondement. Ce qui a été dit par la sénatrice n'est que mensonges, et c'est totalement faux et imprécis ", a déclaré à l'agence AFP César Velásquez, attaché de presse du Palais de Nariño, le siège présidentiel.
Echange d'otages contre des prisonniers
"D'abord, ils devront libérer les kidnappés qui sont entre les mains des guérillas des FARC et de l'ELN (Armée de Libération Nationale), et, deuxièmement, délivrer les Américains en échange desquels 'Simón Trinidad' et 'Sonia' devraient revenir en Colombie ou dans un autre pays du monde", a ajouté la congressiste.
Les parlementaires a ainsi fait allusion aux rebelles Ricardo Ovidio Palmera, alias "Simón Trinidad", et Nayibe Rojas, alias "Sonia", extradés aux Etats-Unis pour y être jugés.
Le FARC ont conditionné la mise en liberté des américains Keith Stansell, Thomas Howes et Marc Gonsalves, kidnappés dans le sud du pays, en février 2003, à la libération "de Simón Trinidad" et de "Sonia".
La France travaille pour leur libération
Le président français, Nicolás Sarkozy, a affirmé que "les discussions se poursuivent" pour obtenir la libération de la femme politique colombienne Ingrid Betancourt, mais il a signalé qu'il s'agissait d'une affaire "très compliquée, très sensible".
Dans une conférence de presse tenue après sa réunion avec le président du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, Sarkozy a rappelé qu'il y avait d'autres kidnappés et il a souligné que "c'est un sujet très complexe et il ne faut pas commettre d'erreurs".
"La situation progresse. Ce n'est pas facile, mais déjà nous dialoguons. Croyez-moi, rien que cela est une grande nouvelle ", a indiqué Sarkozy.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Le processus de libération de guérilleros des FARC enclenché
02/06/2007 - Le Temps, TF1, L'Express, Libération, Reuters, CM&, 24 Horas Libre
Le gouvernement colombien a entamé ce vendredi le processus de libération de rebelles des FARC (guérilla marxiste) avec le transfert d'un premier groupe de 40 prisonniers vers un centre de détention temporaire.
Le bureau du Haut commissaire pour la paix a annoncé que les guérilleros détenus dans une cinquantaine de prisons du pays seront regroupés vendredi vers le "centre de détention temporaire" de Chiquinquira (à 140 km au nord de Bogota).
Un premier groupe de 40 rebelles a été transféré en autocar vendredi à 06h35 locales (11h35 GMT) de la prison "La Modelo" de Bogota vers le centre de détention temporaire où seront regroupés par la suite 250 à 300 guérilleros, a déclaré à l'AFP un responsable de la direction des prisons (Inpec), Eduardo Morales.
Dans les prochaines heures, d'autres rebelles emprisonnés rejoindront Chiquinquira, a-t-il précisé. Toutefois, "leur présence à Chiquinquira sera transitoire et ils n'y resteront qu'une à deux semaines", a-t-il ajouté.
Vêtus en civil, les guérilleros transférés à Bogota, dont trois femmes avec un enfant de trois ans, sont montés dans les autobus le visage recouvert d'une serviette de bain afin de ne pas être reconnus de peur de représailles, a rapporté un journaliste de l'AFP. Les rebelles, qui portaient des paquetages avec leurs vêtements, ont également refusé de parler, toujours redoutant d'être identifiés.
Selon le ministre de l'Intérieur et de la Justice Carlos Holguin, plus de 180 rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) détenus seront libérés la semaine prochaine.
Il s'agit de personnes "soit condamnées pour des délits politiques, soit accusées de délits politiques", a-t-il ajouté. "Cet examen de leur situation juridique est pratiquement terminé" et, "une fois la grâce accordée, on demande à un juge d'ordonner la remise en liberté", a ajouté le ministre.
Les rebelles libérés doivent s'engager à ne pas rejoindre les rangs des FARC, et à intégrer le programme officiel de démobilisation.
Le "ministre des affaires étrangères" des FARC, Rodrigo Granda, "ne fait pas partie du groupe de guérilleros transférés", a indiqué M. Morales. Les médias avaient annoncé ces derniers jour que Rodrigo Granda serait l'insurgé de plus haut rang à profiter de la mesure de libération.
De nombreux guérilleros emprisonnés ont également rejeté ce processus affirmant, comme la direction des FARC, que la seule issue réaliste est une négociation entre les deux parties dans une zone démilitarisée en vue d'un échange de rebelles emprisonnés contre les otages détenus par la guérilla.
Raul Reyes, le numéro deux et porte-parole des FARC, a récemment qualifié de "farce" cette initiative et accuse le président "de dresser un nouvel écran de fumée" pour ne pas entamer de "vraies négociations" sur la libération des otages.
En prenant cette décision unilatérale de sortir de prison 200 à 300 prisonniers des FARC, le gouvernement du président Alvaro Uribe affirme vouloir obtenir un geste réciproque des rebelles envers les otages qu'ils détiennent.
Les FARC, principale guérilla colombienne avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes emprisonnés en échange de 56 otages, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée en 2002.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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COLOMBIE • Une lueur d'espoir pour Ingrid Betancourt ?
02/06/2007 - Le Courrier International, MetroFrance, El Tiempo
Les déclarations de Nicolas Sarkozy concernant les négociations en cours pour la libération d'Ingrid Betancourt, femme politique franco-colombienne détenue par la guérilla des FARC depuis plus de cinq ans, "soulèvent des questions sur ce qui se trame autour des otages" affirme le quotidien colombien El Tiempo.
Le président français, qui s'est exprimé lors d'une conférence de presse à Madrid en présence du Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, a affirmé que le "thème [des otages] était très complexe" et qu'il fallait être à la fois "patient, vigilant et rapide", ajoutant : "Nous ne sommes pas optimistes." Puis, mentionnant l'Espagne, les pays du G8 et le Brésil, il a affirmé que "toutes les interventions extérieures sont les bienvenues". "Pourquoi Sarkozy convoque-t-il les pays les plus puissants du monde ? D'autant qu'il ne donne aucune piste sur la collaboration demandée ?" s'interroge El Tiempo.
En Colombie, les informations sur le sujet sont pour le moins confuses. La sénatrice d'opposition Piedad Córdoba a annoncé mercredi soir que la libération d'Ingrid Betancourt était "imminente". Une annonce immédiatement démentie par le gouvernement. Le président Alvaro Uribe a pour sa part annoncé la semaine dernière qu'il allait libérer une centaine de guérilleros des FARC détenus dans les prisons colombiennes pour "des raisons d'Etat". Mais les FARC ont répondu qu'elles refusaient cette libération unilatérale, car elles exigent que l'"échange humanitaire" entre les otages politiques qu'elles détiennent et les guérilleros emprisonnés ait lieu simultanément, dans une zone préalablement démilitarisée et en présence d'observateurs internationaux.
"Il y a cependant beaucoup de signaux qui montrent que quelque chose bouge autour de l'échange humanitaire", souligne El Tiempo, en énumérant:
"1. Astrid Betancourt, la sœur d'Ingrid, qui a rencontré à la mi-mai Nicolas Sarkozy, s'est dite satisfaite de la manière dont la France gérait ce dossier.
2. La mère d'Ingrid, Yolanda, s'est dite, jeudi, 'plus tranquille et animée de nouvelles forces', suite à un entretien avec le président argentin Néstor Kirchner.
3. Carlos Lozano, directeur de l'hebdomadaire communiste La Voz et défenseur de l'idée d'un 'échange humanitaire', était à Paris la semaine dernière.
4. Le président Alvaro Uribe a envoyé Luis Carlos Restrepo, haut fonctionnaire chargé des négociations de paix, à Paris où il a été reçu par Nicolas Sarkozy."
Une preuve de vie ?
On apprend à l'instant que la présidence colombienne venait d'annoncer que Rodrigo Granda, dirigeant des Farc emprisonné qui avait refusé hier d'être libéré avec les autres, pourrait être autorisé à venir en France pour remettre aux autorités françaises une preuve de vie d'Ingrid Betancourt.
Plus d'infos dans ces pages dès qu'elles sont disponibles.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
01/06/2007 - Le Monde, Univision
Couleurfrance.net, la web radio des Français de l'étranger, diffusera toutes les deux heures un message rappelant qu'Ingrid Betancourt et d'autres personnes sont toujours détenues en otage par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a-t-elle annoncé vendredi.
A partir de lundi 28 mai, 24h/24 et 7 jours sur 7, couleurfrance.net s'emploiera à "sensibiliser" les Français dans le monde mais surtout ceux qui vivent en Colombie, selon le communiqué.
Le message radio invite les auditeurs à ne pas oublier "qu'Ingrid Betancourt est privée de liberté depuis presque six ans" et à agir comme ils le peuvent en étant "attentif au moindre détail, au moindre signe qui pourraient (les) relier à elle".
"C'est vraiment notre rôle de faire passer ce message", déclare Michel Garnier, directeur de la radio, qui souhaite "pouvoir manifester (son) soutien très concrètement".
Le but de cette action est de "sensibiliser vraiment en permanence. Il n'y a pas plus fort que de répéter en permanence", poursuit-il.
Michel Garnier est entré en contact avec le comité de soutien d'Ingrid Betancourt qui a accepté la proposition. "Elle va dans le sens des actions internationales que nous mettons en place", explique Olivier Roubi, représentant du comité de soutien à Ingrid Betancourt.
Cette proposition a également plu à la famille d'Ingrid Betancourt qui devrait prendre part à cette action, "parce qu'elle va permettre une mobilisation internationale".
Retenue en otage depuis le 23 février 2002, Ingrid Betancourt est une icône de la lutte contre la corruption et le trafic de drogue en Colombie.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Bogota élabore un décret-loi qui régira la libération des guérilleros des FARC
01/06/2007 - Le Monde (Marie Delcas), Le Temps, Diario Hoy, Pr-inside.com
Les guérilleros colombiens se bousculent au portillon pour sortir de prison. Selon le gouvernement, plus d'un millier de membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) incarcérés seraient disposés à accepter les conditions fixées par le président Alvaro Uribe. "Ils ne seront pas tous libérés", a déclaré, mardi 29 mai, le ministre de l'intérieur Carlos Holguin, en précisant que la situation des anciens combattants des FARC serait examinée "au cas par cas".
Le 11 mai, le président Uribe a créé la surprise en proposant de relâcher tous les guérilleros des FARC aujourd'hui incarcérés, à la seule condition qu'ils s'engagent à ne jamais reprendre les armes. L'annonce présidentielle a pour objectif avoué de pousser la guérilla à libérer Ingrid Betancourt et les 55 autres otages politiques en son pouvoir. Mais les observateurs doutent de son efficacité.
"Les FARC ont toujours exigé de négocier un accord", rappelle Carlos Lozano, directeur du journal du Parti communiste colombien, Voz, qui juge "difficile qu'une mesure unilatérale ait un effet positif".
Sans vouloir en révéler la teneur, M. Uribe invoquait, le 25 mai, une "raison d'Etat" qui l'obligeait à agir très vite et à libérer les guérilleros avant la date du 7 juin. "Le président est comme cela", a soupiré le ministre de l'intérieur, pour tenter de justifier l'urgence.
SCANDALE DES PARAMILITAIRES
Le décret-loi qui permettra d'organiser la sortie de prison des guérilleros est en cours d'élaboration. M. Holguin a indiqué qu'ils seraient transférés, à leur sortie de prison, à une "zone de rassemblement temporaire", dont le lieu n'a pas été défini. Les détenus coupables de crime contre l'humanité devront se soumettre à la loi dite de Justice et paix, qui oblige les anciens combattants à confesser tous leurs crimes pour bénéficier d'une peine inférieure à huit ans.
Les 90 membres des FARC reclus dans le centre pénitentiaire de Palogordo, à Giron, dans le nord-est de la Colombie, ont refusé, mardi, la main tendue par le gouvernement. Diego Leonardo, qui s'est présenté comme leur porte-parole, a rappelé la position officielle des FARC, à savoir que seule la négociation en territoire colombien d'un "échange de prisonniers" permettra d'obtenir la libération des otages. Selon le quotidien El Tiempo, bon nombre de guérilleros sous les verrous partageraient cette position.
Selon la déclaration remise par les détenus de Palogordo à la presse, la proposition du chef de l'Etat ne vise pas à faire libérer les otages mais à "détourner l'attention de la parapolitique" – le scandale des liens entre des milices paramilitaires d'extrême droite et des élus de la majorité présidentielle – et "à créer un terrain propice à l'impunité des hauts fonctionnaires". Parallèlement à la libération des guérilleros, le président Uribe a annoncé son intention de faire libérer les politiques accusés de compromissions avec les paramilitaires.
Deux députés de la majorité présidentielle ont demandé au ministre de l'intérieur et au haut commissaire pour la paix du gouvernement, Luis Carlos Restrepo, de venir expliquer la "raison d'Etat" qui pousserait à libérer de pair paramilitaires et guérilleros. MM. Holguin et Restrepo sont attendus la semaine prochaine au Congrès.
Fait important :
Selon la presse colombienne ce matin, le premier guérillero sur la liste pourrait être Rodrigo Granda, considéré avant son arrestation par la presse colombienne comme "le ministre des Affaires étrangères des FARC", qui fut enlevé le 13 décembre 2004 à Caracas, capitale du Venezuela, par des chasseurs de primes qui le livrèrent à la Colombie où il est actuellement emprisonné.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Une sénatrice colombiennne annonce "la libération imminente" d'Ingrid Betancourt et de Clara Rojas
01/05/2007 - telecinco.es, Perfil.com, Le journal du dimanche
La sénatrice colombienne Piedad Cordoba a annoncé "la libération imminente" d'Ingrid Betancourt, de Clara Rojas et son fils Emmanuel, en ajoutant que cette libération serait due "à la pression du Gouvernement français".
Cordoba a fait cette déclaration aux journalistes, dans le cadre d'un forum sur le travail qui a lieu en Medellín, dans le nord-ouest du pays, en ajoutant que l'élargissement de guérilleros annoncé par le président Alvaro Uribe s'accompagnerait d'une déclaration de l'état d'exception.
"C'est totalement faux. "
C'est une affirmation sans fondement. Ce qui a été dit par la sénatrice n'est que mensonges, et c'est totalement faux et imprécis ", a déclaré à l'agence AFP César Velásquez, attaché de presse du Palais de Nariño, le siège présidentiel.
Echange d'otages contre des prisonniers
"D'abord, ils devront libérer les kidnappés qui sont entre les mains des guérillas des FARC et de l'ELN (Armée de Libération Nationale), et, deuxièmement, délivrer les Américains en échange desquels 'Simón Trinidad' et 'Sonia' devraient revenir en Colombie ou dans un autre pays du monde", a ajouté la congressiste.
Les parlementaires a ainsi fait allusion aux rebelles Ricardo Ovidio Palmera, alias "Simón Trinidad", et Nayibe Rojas, alias "Sonia", extradés aux Etats-Unis pour y être jugés.
Le FARC ont conditionné la mise en liberté des américains Keith Stansell, Thomas Howes et Marc Gonsalves, kidnappés dans le sud du pays, en février 2003, à la libération "de Simón Trinidad" et de "Sonia".
La France travaille pour leur libération
Le président français, Nicolás Sarkozy, a affirmé que "les discussions se poursuivent" pour obtenir la libération de la femme politique colombienne Ingrid Betancourt, mais il a signalé qu'il s'agissait d'une affaire "très compliquée, très sensible".
Dans une conférence de presse tenue après sa réunion avec le président du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, Sarkozy a rappelé qu'il y avait d'autres kidnappés et il a souligné que "c'est un sujet très complexe et il ne faut pas commettre d'erreurs".
"La situation progresse. Ce n'est pas facile, mais déjà nous dialoguons. Croyez-moi, rien que cela est une grande nouvelle ", a indiqué Sarkozy.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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Le processus de libération de guérilleros des FARC enclenché
02/06/2007 - Le Temps, TF1, L'Express, Libération, Reuters, CM&, 24 Horas Libre
Le gouvernement colombien a entamé ce vendredi le processus de libération de rebelles des FARC (guérilla marxiste) avec le transfert d'un premier groupe de 40 prisonniers vers un centre de détention temporaire.
Le bureau du Haut commissaire pour la paix a annoncé que les guérilleros détenus dans une cinquantaine de prisons du pays seront regroupés vendredi vers le "centre de détention temporaire" de Chiquinquira (à 140 km au nord de Bogota).
Un premier groupe de 40 rebelles a été transféré en autocar vendredi à 06h35 locales (11h35 GMT) de la prison "La Modelo" de Bogota vers le centre de détention temporaire où seront regroupés par la suite 250 à 300 guérilleros, a déclaré à l'AFP un responsable de la direction des prisons (Inpec), Eduardo Morales.
Dans les prochaines heures, d'autres rebelles emprisonnés rejoindront Chiquinquira, a-t-il précisé. Toutefois, "leur présence à Chiquinquira sera transitoire et ils n'y resteront qu'une à deux semaines", a-t-il ajouté.
Vêtus en civil, les guérilleros transférés à Bogota, dont trois femmes avec un enfant de trois ans, sont montés dans les autobus le visage recouvert d'une serviette de bain afin de ne pas être reconnus de peur de représailles, a rapporté un journaliste de l'AFP. Les rebelles, qui portaient des paquetages avec leurs vêtements, ont également refusé de parler, toujours redoutant d'être identifiés.
Selon le ministre de l'Intérieur et de la Justice Carlos Holguin, plus de 180 rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) détenus seront libérés la semaine prochaine.
Il s'agit de personnes "soit condamnées pour des délits politiques, soit accusées de délits politiques", a-t-il ajouté. "Cet examen de leur situation juridique est pratiquement terminé" et, "une fois la grâce accordée, on demande à un juge d'ordonner la remise en liberté", a ajouté le ministre.
Les rebelles libérés doivent s'engager à ne pas rejoindre les rangs des FARC, et à intégrer le programme officiel de démobilisation.
Le "ministre des affaires étrangères" des FARC, Rodrigo Granda, "ne fait pas partie du groupe de guérilleros transférés", a indiqué M. Morales. Les médias avaient annoncé ces derniers jour que Rodrigo Granda serait l'insurgé de plus haut rang à profiter de la mesure de libération.
De nombreux guérilleros emprisonnés ont également rejeté ce processus affirmant, comme la direction des FARC, que la seule issue réaliste est une négociation entre les deux parties dans une zone démilitarisée en vue d'un échange de rebelles emprisonnés contre les otages détenus par la guérilla.
Raul Reyes, le numéro deux et porte-parole des FARC, a récemment qualifié de "farce" cette initiative et accuse le président "de dresser un nouvel écran de fumée" pour ne pas entamer de "vraies négociations" sur la libération des otages.
En prenant cette décision unilatérale de sortir de prison 200 à 300 prisonniers des FARC, le gouvernement du président Alvaro Uribe affirme vouloir obtenir un geste réciproque des rebelles envers les otages qu'ils détiennent.
Les FARC, principale guérilla colombienne avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes emprisonnés en échange de 56 otages, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée en 2002.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
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COLOMBIE • Une lueur d'espoir pour Ingrid Betancourt ?
02/06/2007 - Le Courrier International, MetroFrance, El Tiempo
Les déclarations de Nicolas Sarkozy concernant les négociations en cours pour la libération d'Ingrid Betancourt, femme politique franco-colombienne détenue par la guérilla des FARC depuis plus de cinq ans, "soulèvent des questions sur ce qui se trame autour des otages" affirme le quotidien colombien El Tiempo.
Le président français, qui s'est exprimé lors d'une conférence de presse à Madrid en présence du Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, a affirmé que le "thème [des otages] était très complexe" et qu'il fallait être à la fois "patient, vigilant et rapide", ajoutant : "Nous ne sommes pas optimistes." Puis, mentionnant l'Espagne, les pays du G8 et le Brésil, il a affirmé que "toutes les interventions extérieures sont les bienvenues". "Pourquoi Sarkozy convoque-t-il les pays les plus puissants du monde ? D'autant qu'il ne donne aucune piste sur la collaboration demandée ?" s'interroge El Tiempo.
En Colombie, les informations sur le sujet sont pour le moins confuses. La sénatrice d'opposition Piedad Córdoba a annoncé mercredi soir que la libération d'Ingrid Betancourt était "imminente". Une annonce immédiatement démentie par le gouvernement. Le président Alvaro Uribe a pour sa part annoncé la semaine dernière qu'il allait libérer une centaine de guérilleros des FARC détenus dans les prisons colombiennes pour "des raisons d'Etat". Mais les FARC ont répondu qu'elles refusaient cette libération unilatérale, car elles exigent que l'"échange humanitaire" entre les otages politiques qu'elles détiennent et les guérilleros emprisonnés ait lieu simultanément, dans une zone préalablement démilitarisée et en présence d'observateurs internationaux.
"Il y a cependant beaucoup de signaux qui montrent que quelque chose bouge autour de l'échange humanitaire", souligne El Tiempo, en énumérant:
"1. Astrid Betancourt, la sœur d'Ingrid, qui a rencontré à la mi-mai Nicolas Sarkozy, s'est dite satisfaite de la manière dont la France gérait ce dossier.
2. La mère d'Ingrid, Yolanda, s'est dite, jeudi, 'plus tranquille et animée de nouvelles forces', suite à un entretien avec le président argentin Néstor Kirchner.
3. Carlos Lozano, directeur de l'hebdomadaire communiste La Voz et défenseur de l'idée d'un 'échange humanitaire', était à Paris la semaine dernière.
4. Le président Alvaro Uribe a envoyé Luis Carlos Restrepo, haut fonctionnaire chargé des négociations de paix, à Paris où il a été reçu par Nicolas Sarkozy."
Une preuve de vie ?
On apprend à l'instant que la présidence colombienne venait d'annoncer que Rodrigo Granda, dirigeant des Farc emprisonné qui avait refusé hier d'être libéré avec les autres, pourrait être autorisé à venir en France pour remettre aux autorités françaises une preuve de vie d'Ingrid Betancourt.
Plus d'infos dans ces pages dès qu'elles sont disponibles.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
MONDE
Colombie: le processus de libération de guérilleros des FARC se poursuit
Le gouvernement colombien a poursuivi samedi le processus de libération de rebelles des FARC (guérilla marxiste) avec le transfert de quelque 60 prisonniers vers un centre de détention temporaire.
03/06/2007 - CHIQUINQUIRA (AFP)
Au total 187 guérilleros ont été transférés depuis vendredi dans le "centre de détention temporaire" de Chiquinquira (à 140 km au nord de Bogota), a annoncé la direction des prisons (Inpec).
Les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC - marxiste) sont arrivés samedi à Chiquinquira en hélicoptères et en autobus, rapporte un correspondant de l'AFP.
Le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo s'est également rendu samedi dans ce centre de détention, a-t-on indiqué de même source.
M. Restrepo a expliqué aux rebelles l'objectif du gouvernement sur cette libération massive et les a informés sur les aides gouvernementales dont ils pourront bénéficier une fois sortis de prison.
Pendant ce temps, à l'intérieur même de la prison 208 fonctionnaires étudient la situation juridique de chaque guérillero candidat à la démobilisation.
Le ministre de l'Intérieur Carlos Holguin a précisé samedi qu'il s'agit de personnes qui "n'ont pas commis de crimes contre l'humanité".
Enfin, le vice-ministre de l'Intérieur et de la Justice Guillermo Rey a annoncé que mardi les premiers grâciés seront transférés dans un centre agricole du département du Tolima (centre) avant d'être officiellement libérés.
En prenant la décision unilatérale de sortir de prison près de 200 rebelles, le gouvernement affirme vouloir obtenir un geste réciproque des FARC envers les otages qu'ils détiennent.
Les FARC, principale guérilla colombienne avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes emprisonnés en échange de 56 otages, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée en 2002.
http://www.lematin.ch/pages/home/depech ... enu=265550
Colombie: le processus de libération de guérilleros des FARC se poursuit
Le gouvernement colombien a poursuivi samedi le processus de libération de rebelles des FARC (guérilla marxiste) avec le transfert de quelque 60 prisonniers vers un centre de détention temporaire.
03/06/2007 - CHIQUINQUIRA (AFP)
Au total 187 guérilleros ont été transférés depuis vendredi dans le "centre de détention temporaire" de Chiquinquira (à 140 km au nord de Bogota), a annoncé la direction des prisons (Inpec).
Les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC - marxiste) sont arrivés samedi à Chiquinquira en hélicoptères et en autobus, rapporte un correspondant de l'AFP.
Le Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo s'est également rendu samedi dans ce centre de détention, a-t-on indiqué de même source.
M. Restrepo a expliqué aux rebelles l'objectif du gouvernement sur cette libération massive et les a informés sur les aides gouvernementales dont ils pourront bénéficier une fois sortis de prison.
Pendant ce temps, à l'intérieur même de la prison 208 fonctionnaires étudient la situation juridique de chaque guérillero candidat à la démobilisation.
Le ministre de l'Intérieur Carlos Holguin a précisé samedi qu'il s'agit de personnes qui "n'ont pas commis de crimes contre l'humanité".
Enfin, le vice-ministre de l'Intérieur et de la Justice Guillermo Rey a annoncé que mardi les premiers grâciés seront transférés dans un centre agricole du département du Tolima (centre) avant d'être officiellement libérés.
En prenant la décision unilatérale de sortir de prison près de 200 rebelles, le gouvernement affirme vouloir obtenir un geste réciproque des FARC envers les otages qu'ils détiennent.
Les FARC, principale guérilla colombienne avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes emprisonnés en échange de 56 otages, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée en 2002.
http://www.lematin.ch/pages/home/depech ... enu=265550
Le processus de libération des guérilleros des FARC se poursuit en Colombie
LEMONDE.FR avec AFP et AP | 03.06.07 | 14h50 • Mis à jour le 03.06.07 | 14h56
Le processus de libération des prisonniers des FARC a continué, samedi 2 juin, avec le transfert de 60 personnes vers le "centre de détention provisoire" de Chiquinquira, au nord de Bogota, portant à 187 le nombre de guérilleros regroupés dans le centre depuis 48 heures, a annoncé la direction des prisons (Inpec).
Guillermo Rey, vice-ministre de l'intérieur et de la justice, a affirmé que les premiers grâciés seront transférés dès mardi dans un centre agricole du département du Tolima, au centre du pays, avant d'être officiellement libérés. Le président colombien Alvaro Uribe espère que ce "geste de bonne volonté" aboutira à la libération des 56 otages au mains de la guérilla, dont Ingrid Betancourt.
UNE ÉTUDE AU CAS PAR CAS
Les autorités colombiennes ont par ailleurs indiqué que plusieurs centaines de fonctionnaires étudient actuellement la situation juridique de chaque guérillero candidat à la démobilisation. Le ministre de l'intérieur, Carlos Holguin, a précisé qu'il s'agit uniquement de personnes qui "n'ont pas commis de crimes contre l'humanité". Le Haut commissaire pour la paix colombien, Luis Carlos Restrepo, s'est également rendu samedi dans ce centre de détention, afin d'informer les détenus sur les aides dont ils pourront bénéficier une fois sortis de prison.
Rodrigo Granda, considéré comme le "ministre des affaires étrangères" des FARC, se trouve quant à lui toujours dans la prison La Dorada (centre-ouest). Vendredi, un haut responsable de la présidence colombienne avait déclaré, sous le couvert de l'anonymat, que M. Granda allait être libéré afin d'apporter à Nicolas Sarkozy des "preuves de vie" d'Ingrid Betancourt.
S'il a, dans un premier temps, refusé d'accéder aux demandes du gouvernement, le plus haut responsable des FARC actuellement derrière les barreaux se montrerait désormais plus conciliant, selon la presse colombienne. Il a par ailleurs reçu, samedi, la visite d'une délégation cubaine, selon des chaînes de télévision colombiennes.
"SARKOZY, HOMME CLEF DANS LA SORTIE DE PRISON"
Le président Alvaro Uribe, qui devait annoncer publiquement, samedi, la libération de M. Granda et les "raisons d'Etat" qui l'ont conduit à libérer unilatéralement près de 200 guérilleros, ne s'est finalement pas exprimé sur cette question. Selon le quotidien colombien El Tiempo, la libération de Rodrigo Granda serait une demande directe de Nicolas Sarkozy. "Sarkozy a demandé à Uribe d'inclure Granda dans la liste des libérés", affirme le journal, citant des sources "proches du processus de libération des FARC".
Selon le quotidien, qui estime que M. Sarkozy est "l'homme clef dans la sortie de prison de 121 guérilleros", le chef de l'Etat français aurait eu plusieurs conversations téléphoniques avec M. Uribe ces dernières semaines, et aurait insisté pour obtenir la libération de M. Granda, en dépit du refus de celui-ci de se démobiliser et de renoncer à la lutte armée.
Pour El Tiempo, Alvaro Uribe veut ainsi démontrer qu'il n'y a pas besoin de créer une zone démilitarisée, comme l'exige la guérilla, pour négocier un échange humanitaire et ainsi obtenir l'appui de la communauté internationale. En contre-partie du geste du président colombien, M. Sarkozy se serait engagé à accorder son soutien à M. Uribe, fragilisé sur la scène internationale.
"La date du 7 juin, que le président Uribe a annoncée comme date limite pour achever la libération des guérilleros, est le résultat des conversations avec M. Sarkozy, écrit le quotidien, il s'agit du jour où le G8 se réunira et le chef de l'Etat français a besoin d'une geste humanitaire de la part du gouvernement colombien pour obtenir le soutien des autres pays".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 509,0.html
http://www.france24.com/france24Public/ ... uribe.html
LEMONDE.FR avec AFP et AP | 03.06.07 | 14h50 • Mis à jour le 03.06.07 | 14h56
Le processus de libération des prisonniers des FARC a continué, samedi 2 juin, avec le transfert de 60 personnes vers le "centre de détention provisoire" de Chiquinquira, au nord de Bogota, portant à 187 le nombre de guérilleros regroupés dans le centre depuis 48 heures, a annoncé la direction des prisons (Inpec).
Guillermo Rey, vice-ministre de l'intérieur et de la justice, a affirmé que les premiers grâciés seront transférés dès mardi dans un centre agricole du département du Tolima, au centre du pays, avant d'être officiellement libérés. Le président colombien Alvaro Uribe espère que ce "geste de bonne volonté" aboutira à la libération des 56 otages au mains de la guérilla, dont Ingrid Betancourt.
UNE ÉTUDE AU CAS PAR CAS
Les autorités colombiennes ont par ailleurs indiqué que plusieurs centaines de fonctionnaires étudient actuellement la situation juridique de chaque guérillero candidat à la démobilisation. Le ministre de l'intérieur, Carlos Holguin, a précisé qu'il s'agit uniquement de personnes qui "n'ont pas commis de crimes contre l'humanité". Le Haut commissaire pour la paix colombien, Luis Carlos Restrepo, s'est également rendu samedi dans ce centre de détention, afin d'informer les détenus sur les aides dont ils pourront bénéficier une fois sortis de prison.
Rodrigo Granda, considéré comme le "ministre des affaires étrangères" des FARC, se trouve quant à lui toujours dans la prison La Dorada (centre-ouest). Vendredi, un haut responsable de la présidence colombienne avait déclaré, sous le couvert de l'anonymat, que M. Granda allait être libéré afin d'apporter à Nicolas Sarkozy des "preuves de vie" d'Ingrid Betancourt.
S'il a, dans un premier temps, refusé d'accéder aux demandes du gouvernement, le plus haut responsable des FARC actuellement derrière les barreaux se montrerait désormais plus conciliant, selon la presse colombienne. Il a par ailleurs reçu, samedi, la visite d'une délégation cubaine, selon des chaînes de télévision colombiennes.
"SARKOZY, HOMME CLEF DANS LA SORTIE DE PRISON"
Le président Alvaro Uribe, qui devait annoncer publiquement, samedi, la libération de M. Granda et les "raisons d'Etat" qui l'ont conduit à libérer unilatéralement près de 200 guérilleros, ne s'est finalement pas exprimé sur cette question. Selon le quotidien colombien El Tiempo, la libération de Rodrigo Granda serait une demande directe de Nicolas Sarkozy. "Sarkozy a demandé à Uribe d'inclure Granda dans la liste des libérés", affirme le journal, citant des sources "proches du processus de libération des FARC".
Selon le quotidien, qui estime que M. Sarkozy est "l'homme clef dans la sortie de prison de 121 guérilleros", le chef de l'Etat français aurait eu plusieurs conversations téléphoniques avec M. Uribe ces dernières semaines, et aurait insisté pour obtenir la libération de M. Granda, en dépit du refus de celui-ci de se démobiliser et de renoncer à la lutte armée.
Pour El Tiempo, Alvaro Uribe veut ainsi démontrer qu'il n'y a pas besoin de créer une zone démilitarisée, comme l'exige la guérilla, pour négocier un échange humanitaire et ainsi obtenir l'appui de la communauté internationale. En contre-partie du geste du président colombien, M. Sarkozy se serait engagé à accorder son soutien à M. Uribe, fragilisé sur la scène internationale.
"La date du 7 juin, que le président Uribe a annoncée comme date limite pour achever la libération des guérilleros, est le résultat des conversations avec M. Sarkozy, écrit le quotidien, il s'agit du jour où le G8 se réunira et le chef de l'Etat français a besoin d'une geste humanitaire de la part du gouvernement colombien pour obtenir le soutien des autres pays".
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 509,0.html
http://www.france24.com/france24Public/ ... uribe.html
Farc : "Ce que cache la libération
de Granda"par El Tiempo
NOUVELOBS.COM | 03.06.2007 | 15:19
Farc : "Ce que cache la libération de Granda", par le quotidien colombien El Tiempo (03/06)
En cette fin de semaine, beaucoup de regard se fixent sur la grande porte de métal de la prison de La Dorada. Si elle s'ouvre, et si Rodrigo Granda [considéré comme "le ministre des affaires étrangères" des Farc] sort, cela pourrait devenir une image historique : le pas le plus significatif donné durant les dernières cinq années à la recherche de la libération d'Ingrid Betancourt et de otages aux mains des Farc.
Mais ce n'est pas si simple que Granda accepte de quitter la prison.Même si l'objectif final de Sarkozy et de Uribe est le même, la libération des otages, la démarche que chacun a choisi de suivre, au moins en principe, n'est pas la même. Uribe, aux dires de certaines sources de la Maison de Nariño (résidence du chef d'Etat), souhaitais démontrer que les Farc ne répondrais pas à ce geste -en libérant des otages- et que la seule chose qui les intéresse c'est le défrichage.
Mais celui qui c'est montré plus intéressé par Granda, c'est Sarkozy, il a donc demandé à Uribe qde l'inclure dans la liste de rebelles libérés. Au-delà des plans qu'a le français pour lui, si Granda finit par sortir de prison, il tombe comme un anneau au doigt d'Uribe : le plus célèbre des guérilleros emprisonnés, deviendrait le grand légitimateur de la proposition d'Uribe.
Il ne faut pas oublier que Rodrigo Grand a joué la médiation entre la France et les Frac, quand il a été capturé au Vénézuela en décembre 2004. Il convient de rappeler que depuis cette époque, les relations entre Bogota et Paris sont tendues : pour quoi les Français avaient envoyé, apparemment sans autorisation, un émissaire du gouvernement pour parler avec les Farc.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit ... iempo.html
de Granda"par El Tiempo
NOUVELOBS.COM | 03.06.2007 | 15:19
Farc : "Ce que cache la libération de Granda", par le quotidien colombien El Tiempo (03/06)
En cette fin de semaine, beaucoup de regard se fixent sur la grande porte de métal de la prison de La Dorada. Si elle s'ouvre, et si Rodrigo Granda [considéré comme "le ministre des affaires étrangères" des Farc] sort, cela pourrait devenir une image historique : le pas le plus significatif donné durant les dernières cinq années à la recherche de la libération d'Ingrid Betancourt et de otages aux mains des Farc.
Mais ce n'est pas si simple que Granda accepte de quitter la prison.Même si l'objectif final de Sarkozy et de Uribe est le même, la libération des otages, la démarche que chacun a choisi de suivre, au moins en principe, n'est pas la même. Uribe, aux dires de certaines sources de la Maison de Nariño (résidence du chef d'Etat), souhaitais démontrer que les Farc ne répondrais pas à ce geste -en libérant des otages- et que la seule chose qui les intéresse c'est le défrichage.
Mais celui qui c'est montré plus intéressé par Granda, c'est Sarkozy, il a donc demandé à Uribe qde l'inclure dans la liste de rebelles libérés. Au-delà des plans qu'a le français pour lui, si Granda finit par sortir de prison, il tombe comme un anneau au doigt d'Uribe : le plus célèbre des guérilleros emprisonnés, deviendrait le grand légitimateur de la proposition d'Uribe.
Il ne faut pas oublier que Rodrigo Grand a joué la médiation entre la France et les Frac, quand il a été capturé au Vénézuela en décembre 2004. Il convient de rappeler que depuis cette époque, les relations entre Bogota et Paris sont tendues : pour quoi les Français avaient envoyé, apparemment sans autorisation, un émissaire du gouvernement pour parler avec les Farc.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit ... iempo.html
les Farc se prononcent sur la libération massive de guérilleros
03/06/2007 - AnnCol, Latin Reporters, Le journal du dimanche, Radio Caracol, Intnl Herald Tribune
Dans un communiqué intitulé "la tromperie" envoyé à la redaction d'ANNCOL (agence qui leur sert habituellement à diffuser leurs messages) le Secrétariat des Farc explique les "véritables intentions d'Uribe avec cette farce". "L'annonce démagogique d'une libération unilatérale de prisonniers n'a rien à voir avec un Échange qui devra être le résultat d'accords entre l'État et la guérilla, où on aura défini les critères, le planning, les noms, les garanties, les observateurs et les mécanismes".
Communiqué des Farc :
"La tromperie"
1. Avec la liberté conditionnelle des prisonniers, le Président cherche à dissimuler sa véritable intention d'empêcher que les autorités judiciaires avancent dans leurs recherches concernant les membres du Congrès, les militaires, les personnalités et son propre Gouvernement, pour les liens évidents qui le lient aux narco-para-polítiques et pour sa responsabilité dans des crimes multiples et terribles contre des civils accusés de soutenir la guérilla; il veut ainsi inutilement créer un rideau de fumée autour de l'espionnage téléphonique ordonné et utilisé par ce dernier et par lui-même, qui se montre chaque fois, de manière indigne, plus servile devant les dictats de la Maison Blanche.
2. Cette farce uribiste est une autre tromperie pour les familles et les amis des prisonniers des deux parties qui, en outre, dénature la nature des prisonniers pour hausser les statistiques, puisqu'il met dans le même panier :
a. des Guérilleros, qui ont gardé leur dignité révolutionnaire en rejetant l'offre trompeuse et en exigeant l'Échange.
b. des déserteurs, qui ont trahi les FARC et par cette décision ont cessé d'être membre de la guérilla, et qui donc ne peuvent évidemment pas être l'objet d'un échange humanitaire.
c. des civils accusés d'être membres de la guérilla.
3. L'annonce démagogique de libérer unilatéralement des prisonniers ne peut rien avoir à voir avec un Échange qui devra être le résultat d'accords entre l'État et la guérilla, où on aura défini les critères, le planning, les noms, les garanties, les observateurs et les mécanismes. Les FARC rejettent les fausses promesses de ceux qui prétendent transformer la clameur nationale pour l'Échange Humanitaire en une publicité pour soigner les blessures causées par la politique néo-libérale et terroriste d'un Régime illégal comme celui d'Uribe.
4. La conclusion d'un Échange exige du réalisme politique et du sérieux de la part du gouvernement, et nécessite l'abandon du double jeu officiel qui règne actuellement, puisque tandis qu'il détourne l'attention avec sa publicité sur la libération des prisonniers, les troupes officielles continuent à tenter des sauvetages "par le sang et par le feu" sans se soucier en rien de la vie et de l'intégrité des prisonniers. Nous réitérons aujourd'hui la nécessité de démilitariser les communes de Florida et Pradera pour concrétiser là-bas, les termes d'un Accord Humanitaire.
Le Secrétariat de l'État Major Central
FARC-EP
Les parents de kidnappés sont perturbés par ce rejet
Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, a déclaré que dans le processus d'élargissement de guérillero des Farc, ce qui avait manqué c'était un rapprochement préalable avec ce groupe armé illégal.
"C'est un peu triste, c' est une désillusion, mais dès le début je me suis imaginé que cela allait se passer comme cela, parce que la base de tout c'était d'avoir un dialogue préalable avec le Farc, une conversation ou un rapprochement qui indiquerait qu'en échange des guérilleros on allait libérer les kidnappés, tous ou certains... j'avais peur que cela arrive... c'est très préoccupant", a assuré Yolanda Pulecio.
Pour sa part Lucy de Gechem, épouse de Jorge Eduardo Gechem, a exprimé sa préoccupation devant le rejet des Farc et a déclaré qu'il était regrettable qu'ils n'aient pas pris en considération ce geste du gouvernement pour arriver à la libération des kidnappés.
"Cela m'étonne beaucoup que les Farc n'aient même pas eu un geste humanitaire où ils auraient démontré leur bonne volonté au pays ... ils disent rechercher un accord humanitaire mais ils ne le démontrent pas", a affirmé Gechem.
Les parents sont tous d'accord pour demander la libération du petit Emmanuel, comme preuve de sentiments humanitaires.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
03/06/2007 - AnnCol, Latin Reporters, Le journal du dimanche, Radio Caracol, Intnl Herald Tribune
Dans un communiqué intitulé "la tromperie" envoyé à la redaction d'ANNCOL (agence qui leur sert habituellement à diffuser leurs messages) le Secrétariat des Farc explique les "véritables intentions d'Uribe avec cette farce". "L'annonce démagogique d'une libération unilatérale de prisonniers n'a rien à voir avec un Échange qui devra être le résultat d'accords entre l'État et la guérilla, où on aura défini les critères, le planning, les noms, les garanties, les observateurs et les mécanismes".
Communiqué des Farc :
"La tromperie"
1. Avec la liberté conditionnelle des prisonniers, le Président cherche à dissimuler sa véritable intention d'empêcher que les autorités judiciaires avancent dans leurs recherches concernant les membres du Congrès, les militaires, les personnalités et son propre Gouvernement, pour les liens évidents qui le lient aux narco-para-polítiques et pour sa responsabilité dans des crimes multiples et terribles contre des civils accusés de soutenir la guérilla; il veut ainsi inutilement créer un rideau de fumée autour de l'espionnage téléphonique ordonné et utilisé par ce dernier et par lui-même, qui se montre chaque fois, de manière indigne, plus servile devant les dictats de la Maison Blanche.
2. Cette farce uribiste est une autre tromperie pour les familles et les amis des prisonniers des deux parties qui, en outre, dénature la nature des prisonniers pour hausser les statistiques, puisqu'il met dans le même panier :
a. des Guérilleros, qui ont gardé leur dignité révolutionnaire en rejetant l'offre trompeuse et en exigeant l'Échange.
b. des déserteurs, qui ont trahi les FARC et par cette décision ont cessé d'être membre de la guérilla, et qui donc ne peuvent évidemment pas être l'objet d'un échange humanitaire.
c. des civils accusés d'être membres de la guérilla.
3. L'annonce démagogique de libérer unilatéralement des prisonniers ne peut rien avoir à voir avec un Échange qui devra être le résultat d'accords entre l'État et la guérilla, où on aura défini les critères, le planning, les noms, les garanties, les observateurs et les mécanismes. Les FARC rejettent les fausses promesses de ceux qui prétendent transformer la clameur nationale pour l'Échange Humanitaire en une publicité pour soigner les blessures causées par la politique néo-libérale et terroriste d'un Régime illégal comme celui d'Uribe.
4. La conclusion d'un Échange exige du réalisme politique et du sérieux de la part du gouvernement, et nécessite l'abandon du double jeu officiel qui règne actuellement, puisque tandis qu'il détourne l'attention avec sa publicité sur la libération des prisonniers, les troupes officielles continuent à tenter des sauvetages "par le sang et par le feu" sans se soucier en rien de la vie et de l'intégrité des prisonniers. Nous réitérons aujourd'hui la nécessité de démilitariser les communes de Florida et Pradera pour concrétiser là-bas, les termes d'un Accord Humanitaire.
Le Secrétariat de l'État Major Central
FARC-EP
Les parents de kidnappés sont perturbés par ce rejet
Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, a déclaré que dans le processus d'élargissement de guérillero des Farc, ce qui avait manqué c'était un rapprochement préalable avec ce groupe armé illégal.
"C'est un peu triste, c' est une désillusion, mais dès le début je me suis imaginé que cela allait se passer comme cela, parce que la base de tout c'était d'avoir un dialogue préalable avec le Farc, une conversation ou un rapprochement qui indiquerait qu'en échange des guérilleros on allait libérer les kidnappés, tous ou certains... j'avais peur que cela arrive... c'est très préoccupant", a assuré Yolanda Pulecio.
Pour sa part Lucy de Gechem, épouse de Jorge Eduardo Gechem, a exprimé sa préoccupation devant le rejet des Farc et a déclaré qu'il était regrettable qu'ils n'aient pas pris en considération ce geste du gouvernement pour arriver à la libération des kidnappés.
"Cela m'étonne beaucoup que les Farc n'aient même pas eu un geste humanitaire où ils auraient démontré leur bonne volonté au pays ... ils disent rechercher un accord humanitaire mais ils ne le démontrent pas", a affirmé Gechem.
Les parents sont tous d'accord pour demander la libération du petit Emmanuel, comme preuve de sentiments humanitaires.
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
La mère d'Ingrid Betancourt demande à Uribe de ne pas s'obstiner à lancer un sauvetage militaire
04/06/2007 - Terra España
Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, a réitéré aujourd'hui sa demande au président colombien, Álvaro Uribe, de ne pas s'obstiner à organiser un sauvetage militaire de sa fille et des autres personnes kidnappées par les FARC.
"Cela (la tentative de sauvetage) m'inquiète beaucoup", a déclaré à Bogota la mère de l'ex candidate présidentielle, après avoir lu dans le communiqué des rebelles que la Force Publique persistait dans les sauvetages "par le sang et par le feu".
Uribe doit "modérer un peu son ton de haine et de rancoeur, pour que les kidnappés puissent en sortir libres, si du moins c'est réellement cela qui intéresse le Président", a dit la mère de Betancourt.
Yolanda Pulecio a admis que ni elle ni son autre fille, Astrid, établie à Paris, n'avaient été surprises par la réponse des FARC à la décision d'Uribe de libérer des rebelles en prétendant rechercher un geste réciproque des insurgés, c'est-à-dire, une remise en liberté des kidnappés.
"Naturellement, avec une libération de guérilleros sans dialogue préalable il fallait s'attendre à ce que la guérilla dise non", a ajouté Yolanda Pulecio, dont la fille est entre les mains des rebelles depuis février 2002.
La mère de l'ex candidat présidentielle indépendante a dit que "elle voulait que le gouvernement fasse des propositions réelles, logiques, en toute connaissance du conflit dans lequel nous sommes plongés, et en toute connaissance des réactions des FARC, qui ne sont pas les mêmes que les réactions des paramilitaires".
Malgré tout, "je ne perds jamais ni la foi ni l'espoir", a-t-elle continué, en ajoutant que "j'ai, dans le fonds, un petit espoir avec Rodrigo Granda", connu comme le "Chancelier" et qui est le plus important des rebelles emprisonnés en Colombie.
C'est une initiative du gouvernement français de faire libérer Granda, dans le but de détendre l'athmosphère entre les deux parties et pour lui permettre de servir d'intermédiaire pour créer un climat propice pour l'accord humanitaire, a déclaré Yolanda Pulecio.
"Il serait bon que le gouvernement et la guérilla reconnaissent Granda comme interlocuteur", considère-t-elle; "nous ne pouvons pas continuer cette épreuve de force entre le gouvernement et les FARC, en jouant à voir qui est le plus fort".
http://www.betancourt.info/indexFr.htm
04/06/2007 - Terra España
Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, a réitéré aujourd'hui sa demande au président colombien, Álvaro Uribe, de ne pas s'obstiner à organiser un sauvetage militaire de sa fille et des autres personnes kidnappées par les FARC.
"Cela (la tentative de sauvetage) m'inquiète beaucoup", a déclaré à Bogota la mère de l'ex candidate présidentielle, après avoir lu dans le communiqué des rebelles que la Force Publique persistait dans les sauvetages "par le sang et par le feu".
Uribe doit "modérer un peu son ton de haine et de rancoeur, pour que les kidnappés puissent en sortir libres, si du moins c'est réellement cela qui intéresse le Président", a dit la mère de Betancourt.
Yolanda Pulecio a admis que ni elle ni son autre fille, Astrid, établie à Paris, n'avaient été surprises par la réponse des FARC à la décision d'Uribe de libérer des rebelles en prétendant rechercher un geste réciproque des insurgés, c'est-à-dire, une remise en liberté des kidnappés.
"Naturellement, avec une libération de guérilleros sans dialogue préalable il fallait s'attendre à ce que la guérilla dise non", a ajouté Yolanda Pulecio, dont la fille est entre les mains des rebelles depuis février 2002.
La mère de l'ex candidat présidentielle indépendante a dit que "elle voulait que le gouvernement fasse des propositions réelles, logiques, en toute connaissance du conflit dans lequel nous sommes plongés, et en toute connaissance des réactions des FARC, qui ne sont pas les mêmes que les réactions des paramilitaires".
Malgré tout, "je ne perds jamais ni la foi ni l'espoir", a-t-elle continué, en ajoutant que "j'ai, dans le fonds, un petit espoir avec Rodrigo Granda", connu comme le "Chancelier" et qui est le plus important des rebelles emprisonnés en Colombie.
C'est une initiative du gouvernement français de faire libérer Granda, dans le but de détendre l'athmosphère entre les deux parties et pour lui permettre de servir d'intermédiaire pour créer un climat propice pour l'accord humanitaire, a déclaré Yolanda Pulecio.
"Il serait bon que le gouvernement et la guérilla reconnaissent Granda comme interlocuteur", considère-t-elle; "nous ne pouvons pas continuer cette épreuve de force entre le gouvernement et les FARC, en jouant à voir qui est le plus fort".
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Colombie : les évolutions inattendues du processus de démobilisation des paramilitaires, par Garry Leech.
5 juin 2007
Colombia Journal, 17 mai 2007.
Cela devait être simple, la voie royale pour la réinsertion des dirigeants des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC) dans la société colombienne et la possibilité pour eux d’entrer dans l’arène politique. Selon le plan de départ, les dirigeants du paramilitarisme devaient révéler les emplacements des charniers et nommer quelques politiciens et quelques officiers militaires coupables d’avoir collaboré avec eux. D’une part, ces « révélations » devaient être considérées comme des confessions et, d’autre part, les années passées dans une hacienda pendant les négociations devaient être comptabilisées comme temps de réclusion ; les dirigeants du paramilitarisme n’auraient finalement dû passer que deux ans en prison, très vraisemblablement dans une propriété de l’Etat assez luxueuse. Or, du point de vue du gouvernement Uribe Vélez, le processus de démobilisation de la plus grande organisation paramilitaire a terriblement mal tourné. Finalement ce processus pourrait apporter à la Colombie la plus grande opération de nettoyage politique de son histoire et pourrait bien être le début de la fin de l’impunité dont jouissent traditionnellement les politiciens et les militaires.
En juin 2003 le gouvernement Uribe Vélez avait annoncé qu’il était parvenu à un accord avec les AUC pour entamer des conversations de paix afin de démobiliser l’organisation. Les discussions se sont ensuite déroulées dans une propriété rurale de la région de Santa Fe de Ralito, dans le nord de la Colombie. Ayant reçu près de trois milliards de dollars d’aide militaire états-unienne au cours des trois années précédentes, les militaires colombiens étaient plus puissants et ils étaient passés à l’offensive contre les deux organisations de guérilla de gauche du pays. De plus, les forces de sécurité de l’Etat s’impliquaient plus directement dans la « guerre sale » contre la gauche, l’opposition politique, les syndicalistes, les dirigeants communautaires et les défenseurs des droits humains. Les paramilitaires quant à eux se présentaient alors comme des « patriotes héroïques » dont les services n’étaient plus nécessaires en raison de la force retrouvée de l’armée colombienne - ce qui permettait la démobilisation des AUC.
Le processus de démobilisation avait pour objectif de réintégrer dans la société les dirigeants des AUC, comme Salvatore Mancuso qui s’est enrichi avec le narcotrafic et d’autres activités criminelles et qui voudrait maintenant entrer en politique. Pour le président Alvaro Uribe Vélez la démobilisation des AUC devait représenter un bon résultat qui lui permettrait de plus de désigner les guérillas comme les principales responsables de la violence dans le pays. Les objectifs de la démobilisation annoncés officiellement étaient d’offrir aux dirigeants des AUC des peines de prison réduites en échange de la démobilisation de toutes leurs forces, la confession de tous leurs crimes et le démantèlement total de leur organisation criminelle, y compris les réseaux du narcotrafic. Le plan réel, par contre, visait à donner aux dirigeants des AUC une amnistie de fait en échange d’une démobilisation fictive de leurs forces, de la révélation de l’emplacement des charniers et de la dénonciation de politiciens et officiers militaires coupables de collaboration mais qui fussent déjà morts ou déjà en détention.
Selon la Loi Justice et Paix (la loi 975), approuvée en juin 2005, la plus forte peine que pût recevoir un paramilitaire était de huit ans. Le gouvernement Uribe Vélez permettait aussi que les années écoulées durant la négociation soit considérées « temps passé en détention » pour les dirigeants des AUC. Cela signifiait, si on ajoute les réductions de peine pour bonne conduite, que les dirigeants des AUC pouvaient n’être détenus que 22 mois bien qu’ils fussent responsables de crimes contre l’humanité. De plus, ils auraient passé ces 22 mois dans une propriété de l’Etat et non dans une prison de haute sécurité. Les dirigeants paramilitaires auraient ensuite été libres de réintégrer la société colombienne, de jouir de leurs richesses et de se lancer dans la vie politique.
En 2005 les Nations Unies ont publié un rapport qui révélait que les AUC avaient tué des centaines de personnes durant l’année précédente, en violation du cessez-le-feu que les paramilitaires avaient accepté de respecter pour participer au processus de démobilisation. Le président Uribe Vélez a ignoré le rapport des Nations Unies ainsi que les protestations insistantes des défenseurs des droits humains, colombiens et étrangers, signalant que les AUC ne respectaient pas le cessez-le-feu et indiquant que le processus de démobilisation n’était rien de plus qu’une amnistie pour des criminels de guerre. Le gouvernement Uribe Vélez était décidé à faire avancer la démobilisation conformément au plan d’origine et, en février 2006, environ 31 000 paramilitaires avaient supposément déposé les armes et réintégré la société. Les dirigeants des AUC étaient alors sur le point de bénéficier d’une amnistie de fait.
Mais quand, en mai 2006, la Cour Constitutionnelle colombienne a considéré que certains points de la Loi Justice et Paix étaient anticonstitutionnels, les choses ont commencé à mal tourner. Du point de vue des concepteurs du processus de démobilisation, l’aspect le plus néfaste de la décision de la Cour était l’interdiction d’ôter le temps des négociations du temps des peines à accomplir. En d’autres termes, la décision de la Cour signifiait que les huit années à accomplir ne devaient pas commencer tant que les négociations et la démobilisation n’avaient pas complètement abouti ni tant que les dirigeants des AUC n’avaient pas apporté aveux et témoignages exhaustifs.
Les dirigeants des AUC se sont plaints de la décision de la Cour et ils ont menacé de se retirer du processus de démobilisation. En même temps, le scandale de la para-politique, qui commençait à peine, révélait les liens existant entre les politiciens uribistes et les paramilitaires. Feignant de se distancier des paramilitaires, le président Uribe Vélez a durci sa rhétorique à l’encontre des 59 dirigeants des AUC puis, en décembre 2006, il a ordonné leur transfert de la zone rurale où ils étaient concentrés à la prison de haute sécurité d’Itagüí. La décision de la Cour d’une part et la décision d’Uribe Vélez d’emprisonner les chefs paramilitaires d’autre part, cela a signifié le début de la fin de l’alliance scellée entre le paramilitarisme et le président pour le processus de démobilisation.
Le scandale de la para-politique a commencé avec des accusations selon lesquelles, lors des élections municipales et lors des élections pour le Congrès tenues en mars 2006, les dirigeants du paramilitarisme ont soutenu les candidats de la droite uribiste dans le nord de la Colombie pour garantir la victoire électorale du camp présidentiel. Puis le scandale a repris avec force lors de la saisie d’un ordinateur portable appartenant au dirigeant paramilitaire Rodrigo Tovar - également connu comme « Jorge 40 ». L’ordinateur n’a pas été livré aux autorités dans le cadre du processus de démobilisation ; il était en possession du bras droit de Rodrigo Tovar au moment de son arrestation début 2006.
Selon la Ministère public l’ordinateur contenait des preuves révélant que, dans le nord de la Colombie, des paysans sans emploi avaient été payés pour feindre d’être des combattants paramilitaires et participer au processus de démobilisation, cependant que les vrais paramilitaires continuaient de commettre des crimes. Parmi ces crimes, selon l’information apportée par l’ordinateur, on compte l’assassinat de 558 personnes rien que dans une seule région du nord de la Colombie durant le cessez-le-feu. L’ordinateur contenait également des preuves des relations des paramilitaires avec les politiciens locaux et nationaux et avec les forces de sécurité de l’Etat. Ce sont les données découvertes dans l’ordinateur de Rodrigo Tovar qui se trouvent à l’origine de l’enquête sur la para-politique, et non des aveux ou des preuves qui auraient été obtenus grâce à la Loi Justice et Paix.
Malgré la prise de distance entre le gouvernement Uribe Vélez et les dirigeants paramilitaires en raison du scandale de la para-politique, Mancuso continuait de s’en tenir au scénario prévu à l’origine lorsqu’on lui a demandé début 2007 d’apporter son témoignage selon les termes de la Loi Justice et Paix. Le dirigeant des AUC n’a révélé les cas de collusion avec le paramilitarisme que pour des politiciens ou des officiers militaires soit morts soit déjà en prison, protégeant ainsi les personnes encore en activité dans les institutions de l’Etat. Les témoignages des chefs paramilitaires servaient essentiellement à retrouver les charniers où gisaient les corps des milliers de victimes des massacres commis par les paramilitaires. Cette stratégie visait à apaiser les organisations de défense des droits humains et les organisations de victimes qui dénonçaient le processus de démobilisation comme une tromperie visant à faire croire que les dirigeants paramilitaires allaient confesser tous leurs crimes.
Le scandale de la para-politique, cependant, a connu de nouveaux rebondissements. Plus de 50 élus locaux et nationaux viennent d’être imputés, en mai 2007, soit par le Ministère public soit par la Cour Suprême en raison de leurs liens avec le paramilitarisme. Plus d’une douzaine d’entre eux ont été accusés d’avoir commis des crimes ; la plupart d’entre eux sont de proches alliés du président Uribe Vélez. Le fait que le scandale de la para-politique commence à ternir la réputation du président Uribe Vélez et à endommager la crédibilité de son gouvernement est apparu au grand jour lorsque le chef d’Etat colombien a dû faire face à des manifestations d’hostilités lors de sa visite à Washington en mai 2007. Certains représentants démocrates états-uniens ont émis des critiques assez fermes à l’encontre du chef d’Etat colombien, aussi bien sur la question de la crise des droits humains que sur la crise politique de son pays.
A la mi-mai 2007 Mancuso a promis de révéler, lors de son prochain témoignage officiel, les noms d’officiers militaires et de politiciens qui ont collaboré avec les paramilitaires et qui sont encore en activité. Pourquoi Mancuso changerait-il soudain de comportement en révélant la collusion des milieux officiels avec le paramilitarisme, quatre mois à peine après son premier témoignage, quand il n’en avait rien dit ? Peut-être que Mancuso a pensé que ses intérêts et ceux des autres dirigeants du paramilitarisme seraient mieux défendus s’il livrait des aveux complets ; le scandale de la para-politique commençait à rendre difficile le maintien des objectifs initiaux du plan de processus de démobilisation. Par exemple, si l’enquête sur la para-politique trouvait des preuves de collusion que les dirigeants des AUC emprisonnés avaient omis de confesser devant la justice, ils pouvaient perdre leur droit aux réductions de peine et ils risquaient donc de se voir appliquer des peines pouvant aller jusqu’à 40 ans de prison pour les crimes qu’ils ont commis.
Deux jours après l’annonce publique de Mancuso, disant qu’il allait révéler des noms de collaborateurs des paramilitaires, Semana -l’un des principaux hebdomadaires colombiens- a publié la transcription d’un enregistrement envoyé par une source anonyme proche du gouvernement. L’enregistrement des appels, faits à partir de la prison avec des téléphones portables par les dirigeants emprisonnés des AUC et par leurs bras droits, provient des écoutes effectuées par l’unité d’intelligence de la Police nationale. Cet enregistrement montrait que les dirigeants paramilitaires continuaient de gérer leurs organisations criminelles, y compris en se trouvant derrière les barreaux. L’enregistrement confirmait ce que disaient beaucoup de critiques du processus de démobilisation : il s’agissait plus d’une « réorganisation » que d’une « démobilisation » des AUC. En 2006 l’ONG colombienne INDEPAZ avait révélé que 43 nouvelles organisations paramilitaires avaient été formées pendant les deux années précédentes dans 22 des 32 départements du pays. De plus, des ex-commandants de niveau intermédiaire des AUC dirigeaient une grande quantité de nouveaux escadrons de la mort, ce qui montre le lien existant entre les anciennes AUC et la nouvelle génération de paramilitaires.
Mais pourquoi les milieux gouvernementaux révéleraient-ils l’existence des écoutes ? Il est possible que des membres de la Police nationale aient permis de faire connaître les enregistrements pour punir Mancuso en raison de sa promesse d’identifier des officiers militaires et des politiciens qui ont collaboré avec les paramilitaires. Quoi qu’il en soit, il appert que le gouvernement Uribe Vélez et les dirigeants des AUC ne sont plus en confiance, et les anciens alliés en sont réduits à se nuire mutuellement, chacune des parties tentant désespérément de sauver sa peau. Par ailleurs, l’investigation sur la question de la fuite des enregistrements a provoqué à un nouveau problème pour le gouvernement Uribe Vélez. Cette enquête a en effet permis de savoir que la Police avait sur table d’écoute, non seulement les dirigeants paramilitaires en prison, mais également des politiciens d’opposition et des journalistes.
Quelques jours après la publication de la transcription de l’enregistrement par l’hebdomadaire Semana, Mancuso a déclaré que plus d’une douzaine d’officiers militaires et de politiciens, y compris le ministre de la défense Juan Manuel Santos et le vice-président Francisco Santos -qui sont cousins-, ont participé à des conspirations avec les AUC. Mancuso a affirmé qu’il a rencontré personnellement le vice-président à quatre reprises à la fin des années 1990 quand ce dernier était responsable du quotidien El Tiempo - le plus important du pays. Mancuso a précisé que le vice-président Francisco Santos a voulu instaurer un bloc paramilitaire à Bogotá. Ces déclarations de Mancuso ont achevé de plonger le gouvernement Uribe Vélez dans le discrédit et elles ont définitivement mis un terme à l’alliance entre les dirigeants des AUC et le gouvernement.
L’objectif initial du processus de démobilisation était d’offrir une quasi amnistie aux dirigeants des AUC et de donner l’illusion d’une démobilisation paramilitaire sans révéler les liens entre les représentants de l’Etat encore en activité et les escadrons de la mort. Le scandale de la para-politique a détruit toute possibilité de blanchiment efficace des crimes perpétrés aussi bien par les paramilitaires que par des serviteurs de l’Etat. Il est important de noter que le scandale de la para-politique n’a pas été provoqué par le processus de démobilisation comme beaucoup de défenseurs d’Uribe Vélez l’affirment. Ce scandale est au contraire apparu de façon indépendante, avatar d’une enquête criminelle, et il a empêché le gouvernement Uribe Vélez et les dirigeants des AUC d’atteindre les objectifs qui étaient les leurs avec le processus de démobilisation.
Actuellement, résultat de la décision de la Cour Constitutionnelle, les dirigeants du paramilitarisme encourent des peines de prison de 8 à 40 ans, selon ce que seront les conclusions de l’enquête sur la para-politique. Par conséquent, les dirigeants des AUC ont maintenant de bonnes raisons d’être sincères et complets lors de leurs dépositions dans le cadre de la Loi Justice et Paix. De son côté, le gouvernement Uribe Vélez s’ébroue pour prendre ses distances vis-à-vis des paramilitaires et s’accroche aux résidus de crédibilité qu’il lui reste.
Ce qui avait commencé comme un pacte entre le gouvernement Uribe Vélez et les dirigeants des AUC -l’objectif étant de donner continuité à la longue histoire d’impunité et de collaboration entre les milieux officiels et les escadrons de la mort paramilitaires- a évolué vers une situation où chacun des deux ex-alliés se retournent l’un contre l’autre. Cela pourrait peut-être être le début du plus grand nettoyage des milieux politiques de l’histoire de la Colombie. Le processus de démobilisation, soigneusement conçu à son origine, ni ne souhaitait ni ne recherchait pareille conclusion.
Garry Leech
Source : Colombia Journal www.colombiajournal.org
http://www.legrandsoir.info/article.php ... ticle=5123
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Colombie : Des FARC renoncent au combat clandestin
lundi 4 juin 2007
Les rebelles des FARC, qui attendent leur libération au centre de détention temporaire de Chiquinquira (nord), ont renoncé dans une lettre officielle lundi au combat clandestin, comme l’exigeait le gouvernement colombien.
Un premier groupe de guérilleros, qui a achevé les procédures judiciaires, sera transféré mardi matin dans un centre de vacances de la localité de Chicoral dans le département de Tolima (centre), a indiqué le vice-ministre de l’Intérieur et de la Justice Francisco Reyes. Les rebelles seront accompagnés d’une forte escorte militaire et policière, renforcée par des hélicoptères et des agents des forces spéciales, ont indiqué des porte-parole de la force publique.
« Une fois que leur liberté leur aura été notifiée, nous les enverrons à l’endroit où ils estiment devoir revenir pour leurs familles ou leur travail », a-t-il ajouté. La majorité des 193 guérilleros, à l’exception de 10 à 15 personnes, remplissent les conditions requises à leur libération, selon le vice-ministre.
Lancé par le gouvernement pour favoriser la libération des otages de la guérilla, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, le processus de libération ne concerne que les rebelles coupables de délits politiques ayant renoncé au combat. Selon M. Reyes, la plupart de rebelles souhaitent retourner dans des zones rurales du pays mais certains préfèrent s’exiler à l’étranger. « En principe, sauf si la situation est trop grave, l’idée est que l’ensemble du groupe demeure à l’intérieur du territoire national », a-t-il souligné.
http://www.spcm.org/Journal/spip.php?article11825
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HCR : les mines et les conflits détruisent le paradis des hippies en Sierra Nevada, une région de la Colombie
5 juin 2007 – La violence qui affecte depuis des années la Colombie ne semble épargner personne, pas même quelques uns des derniers hippies prêchant la paix, l'amour et la liberté dans les espaces naturels où ils sont réfugiés, a souligné hier le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
« Les petites communautés vivant en marge de la société et menant un style de vie alternatif, proche de la nature, sont nombreuses en Amérique latine. Mais, dans les espaces sauvages du nord de la Colombie, le conflit rattrape ces amateurs de paix et de liberté, ainsi que la population indigène avec laquelle ils partagent les montagnes et les forêts », indique un communiqué publié hier à San Cristobal, au Venezuela.
Ces derniers mois, huit familles ont quitté leur Arcadie, établie il y a près de 30 ans dans la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie. Sept familles se sont réfugiées dans des zones urbaines proches, mais Flor del Viento, son compagnon Toro et leurs deux enfants ont décidé de traverser la frontière, rapporte le HCR.
« Une jeune femme, qui était notre amie, se promenait dans la forêt. Elle a marché sur une mine et elle est morte. Un ami indien qui tentait de la secourir a lui aussi marché sur une mine et est mort », raconte Flor. Craignant de subir le même sort et confrontés aux pressions des groupes armés irréguliers actifs dans cette région, ils ont fui au Venezuela, dans l'Etat de Tachira, et ont finalement rejoint San Cristobal à moto.
« Nous avions trois options : prendre les armes, partir ou mourir », dit Toro. « Ils – les groupes irréguliers – pensent que nos jeunes doivent défendre leurs terres avec des armes, mais nous ne voulons pas prendre les armes ».
Une grande partie des quelque 30 000 indigènes vivant en Sierra Nevada sont confrontés aux mêmes choix douloureux.
Il été difficile pour Flor et Toro de quitter leur coin isolé de paradis hippie. Situé à trois jours de marche du village le plus proche, ils cultivaient la terre le matin et consacraient leurs après-midi à des activités artistiques. Ils ont suivi l'enseignement des Kankuamos, leurs voisins, qui se considèrent comme les gardiens de la Sierra Nevada de Santa Marta.
Flor et Toro semblent presque perdus, comme la plupart des quelque 200.000 Colombiens qui ont traversé la frontière avec le Venezuela, ils n'ont pas de documents d'identité, pas de terre et pas de travail. Mais ils ont demandé l'asile et sont déterminés à trouver un nouveau havre de paix pour eux et leurs enfants – Antorcha et Coco.
En attendant la décision de la Commission nationale pour les réfugiés, ils mettent à profit leurs talents artistiques et se sont faits de nouveaux amis grâce à leurs spectacles de théâtre et de chant entraînants et humoristiques qu'ils donnent dans des hôpitaux et des abris autour de Tachira.
Cette activité les a aidés à s'adapter rapidement à leur nouvel environnement où ils trouveront peut-être un jour un terrain. Ils espèrent qu'ils pourront partager leurs connaissances sur l'agriculture biologique avec d'autres fermiers de la région, et subvenir à leurs besoins, durant une série d'ateliers organisés par l'UNHCR dans la région.
La famille a indiqué que les habitants se sont montrés très solidaires. Ils vivent dans une petite pièce que leur a donnée la communauté, qui les a aussi autorisés à entreposer leurs motos dans un bâtiment utilisé pour la soupe populaire distribuée aux personnes âgées ou démunies.
Bien qu'ils aient eu la chance de pouvoir trouver un peu de la paix, de l'amour et de la liberté qu'ils chérissent, ce n'est pas le cas des communautés indigènes qu'ils ont laissées derrière eux en Sierra Nevada. Les Kankuamos, les Kogis, les Wiwas et les Arzarios doivent chaque jour faire face au déclin engendré par le conflit armé en Colombie, mais ils refusent de quitter leur territoire situé dans les régions montagneuses près des Caraïbes.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.as ... ie&Cr1=HCR
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Colombie : Manifestation Embera durement réprimée
La mobilisation pacifique des Embera du Choco vient d’être réprimée dans le sang par les autorités colombiennes. On dénombre de nombreuses victimes et 26 personnes sont toujours portées disparues suite aux assauts des forces spéciales.
Mobilisez-vous pour les Embara
La communauté Embera du Choco a dû de nouveau recourir à la mobilisation massive de ses membres pour faire valoir ses droits. Elle a réalisé une action symbolique du 23 au 27 avril passés en montant un campement devant le siège du Gouverneur du Choco afin de revendiquer ses droits sociaux et culturels et, en particulier, son droit à l'éducation. Cette action a mené à la conclusion d'un accord entre les communautés et le gouvernement central colombien.
Cependant, vu le manque de volonté politique visant à l'application de ces accords, les indigènes ont entamé des actions de barrages sur deux artères reliant la ville de Quibdo et les villes de Medellin et de Pereira. Ces manifestations pacifiques ont été très durement réprimées par les forces de police (l'ESMAD) le 26 et le 27 mai.
Voici le dernier communiqué de l’ONIC - Organisation Nationale des Indigènes de Colombie - sur la situation :
“On n'est pas sûr que les personnes réapparaissent. Seuls deux enfants de 3 et 6 ans de la communauté de Docabu (département de Risaralda) sont réapparus. Ceux du Choco qui sont tombés dans la rivière San Juan n'ont pas refait surface” selon les affirmations du président de l'Organisation Régionale Embera Waunaan (OREWA), Cesar Queragama.
Le même dirigeant dénonce un fait tout aussi grave “une petite fille d'à peine 6 mois vient de mourir à cause des gaz à Guarato et trois femmes Emebras katio qui étaient enceintes, se sont senties mal à cause des gaz et ont avorté après leur retour au sein de leurs communautés”. Il y a donc 4 victimes supplémentaires à la suite de ce délogement brutal de la part du Gouvernement via les forces de l'ESMAD (forces spéciales).
26 indigènes sont toujours portés disparus (18 mineurs et 8 adultes) “dans leur majorité après un second assaut le 26 mai alors qu'ils préparaient le déjeuner vers 14h30 à Guarato. Le premier assaut avait eu lieu vers 7h00 dans le lieu dit de La Union (département de Risaralda) et a laissé trois disparues (deux fillettes et une femme enceinte)”.
Ces faits sont corroborés par le rapport conjoint de la Commission d'Observation inter institutionnelle formée par le Diocèse de Quibdo, Christian Aid (Grande-Bretagne), Diakonia (Suède), Amnesty International (France) et PTM Mundu bat (Etat espagnol) publié le 28 mai après avoir été présents sur le terrain les 26 et 27 mai.
Il y a donc au total 20 mineurs et 8 adultes portés disparus, 13 blessés, les deux missionnaires Matha Janet Pérez et Nubia Salamanca ont été remises en liberté et ont été, selon la police “ retenues afin de s'assurer de leur identité et vérifier leurs antécédents”. Il faut rajouter à ces faits l'incendie des stands et de la perte de plusieurs objets personnels et d'équipement de communication (téléphones portables, argent, mégaphones, ustensiles de cuisine, etc...).
A l'heure actuelle, les communautés sont rassemblées en deux endroits : “la route Medellin-Quibdo est toujours bloquée et sur la route entre Pereira et Quibdo, ils sont toujours le long de la route manifestant, chantant et protestant jusqu'à ce que les revendications de l'association Orewa soient prises en considération.”
ICRA vient d’envoyer une lettre de protestation aux autorités colombiennes.
Vous aussi, soutenez les Embera en écrivant au Président de la République colombienne
http://www.icrainternational.org/urgence/366
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Monde
Colombie: le vice-ministre de l'Education blessé par l'explosion d'un colis piégé
Le vice-ministre de l'Education de la Colombie a été blessé lundi au visage et aux mains par un colis piégé, a annoncé la police.
Gabriel Burgos se trouvait dans son bureau lorsque le paquet qu'il était en train d'ouvrir a explosé, a déclaré Alberto Cantillo, porte-parole de la police nationale.
Le vice-ministre a été conduit en urgence à l'hôpital de la police nationale. Le médecin en chef de l'établissement a déclaré aux journalistes que la victime souffrait de brûlures, mais que sa vue n'était pas affectée et que les blessures n'engageait pas le pronostic vital.
Le colonel Rodolfo Palomino, directeur de la police de Bogota a promis une récompense de 50.000 dollars (37.000 euros) pour toute information conduisant à l'arrestation des responsables.
Le paquet, arrivé vendredi, contenait une petite boîte ressemblant à un cadeau, a-t-il ajouté.
Cette agression intervient après des semaines de protestations de la part des étudiants et des enseignants contre un nouveau projet de budget qui risque selon eux de réduire les fonds alloués à l'éducation, ce que le gouvernement dément. AP
http://www.latribune.fr/info/Colombie-- ... nnel=Monde
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Monde
L'affaire Ingrid Betancourt dans une phase cruciale ?
PARIS (Reuters) - L'affaire de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt est entrée dans une phase cruciale après la libération d'un haut responsable des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a laissé entendre mardi la présidence de la République française.
Le président Alvaro Uribe a libéré lundi Rodrigo Granda, considéré comme le "ministre des Affaires étrangères" des Farc et un des principaux détenus politiques en Colombie.
Selon le porte-parole de l'Elysée, il a été libéré à la demande du président français Nicolas Sarkozy, qui a relancé les démarches pour tenter d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt depuis son entrée en fonction de 16 mai.
"Le président de la République a eu le président Uribe hier soir au téléphone. Il a salué ce geste très courageux et très fort", a dit à des journalistes David Martinon. "C'est un geste dont nous espérons maintenant qu'il débloque la situation."
"Aucune condition n'a été posée à la libération de Granda", a-t-il précisé. "En tout cas, nous nous n'en avons posé aucune."
"Je dois vous prévenir que dans les temps qui viennent, nous vous parlerons moins parce qu'on entre dans une phase difficile au cours de laquelle il sera très difficile de donner des informations sur l'état d'avancement des discussions", a ajouté David Martinon. "On est dans des discussions très fines."
Nicolas Sarkozy a reçu mardi à l'Elysée la soeur d'Ingrid Betancourt, Astrid, sa fille Mélanie et son ancien mari, père de ses enfants, Fabrice Delloye, pour leur rendre compte de son entretien avec le président colombien.
L'ancienne candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne est détenue par les Farc depuis le 23 février 2002.
Nicolas Sarkozy évoquera son sort au sommet du G8, qui se tient cette semaine à Heiligendamm, dans le nord de l'Allemagne, ont déclaré David Martinon et Fabrice Delloye à l'issue de cet entretien de trois quarts d'heure.
"PREUVE DE VIE"
"Il va en parler au G8, il va en parler aux cinq grands (pays) émergents. Il veut sensibiliser le G8 à ce problème qui est un problème extrêmement important pour nous", a dit le porte-parole de l'Elysée. Le chef d'Etat français en parlera "notamment" au président américain Georges Bush.
"La solution ne viendra pas du G8 mais l'engagement du G8 peut être une arme de plus dans ce processus qui est difficile et compliqué", a-t-il ajouté.
Pour Fabrice Delloye, ce sera "non seulement le cas d'Ingrid Betancourt mais aussi le cas de la Colombie" et le problème plus général des otages qui seront ainsi évoqués au G8.
"Il faut que les Farc comprennent qu'on est maintenant à une heure et à un moment absolument décisifs", a-t-il ajouté. "Il faut qu'ils comprennent que s'ils veulent avoir une forme de reconnaissance, c'est le moment où jamais de répondre par un signe concret à l'appel qui a été lancé par le président de la République française."
Le gouvernement français et la famille d'Ingrid Betancourt attendent en particulier, maintenant, une preuve de vie.
"Pour l'instant, nous n'avons aucune preuve de vie d'Ingrid. Nous avons eu simplement le commentaire d'un ex-otage qui a dit qu'il a vu Ingrid", a expliqué Fabrice Delloye. "Mais pour l'instant ce n'est pas probant."
Quant à Rodrigo Granda, "c'est à lui de comprendre" qu'il doit mettre sa liberté retrouvée "au service de la libération des otages et au service, peut-être, de la paix en Colombie", a-t-il ajouté. "Nous souhaitons que cette nouvelle liberté lui permette de jouer ce rôle d'intermédiaire."
Fabrice Delloye a précisé qu'il n'était pas prévu que Rodrigo Granda vienne en France. "Pour l'instant, l'important pour lui c'est d'être dans un endroit où il se sente à la fois en sécurité et où il puisse agir."
"En 15 jours, les choses ont avancé plus qu'en cinq ans. Donc c'est déjà très très positif", a pour sa part dit Mélanie. "Le président Sarkozy et toute son équipe font un travail formidable et je pense vraiment qu'on est sur une bonne voie. Il nous a répété à quel point il était déterminé à mettre en oeuvre tout ce qu'il pouvait pour obtenir la libération de maman."
http://www.latribune.fr/info/L-affaire- ... nnel=Monde
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Un chef des FARC libéré sur demande de Sarkozy qui recoit la famille Betancourt
AFP - 05.06.2007, 05:18
BOGOTA (AFP) - Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé lundi qu'il avait libéré sans condition le chef guérillero des FARC, Rodrigo Granda, à la demande expresse de son homologue français Nicolas Sarkozy, qui a reçu mardi matin à Paris la famille d'Ingrid Betancourt.
Le chef de l'Etat colombien qui s'est prévalu des remerciements de M. Sarkozy, a indiqué avoir pris cette décision bien que Granda, considéré comme le "ministre des Affaires étrangères" de la guérilla, ait refusé de se démobiliser et d'abandonner la lutte armée.
"Le gouvernement lui fait confiance pour qu'il ne participe pas à des enlèvements, à des assassinats (....) et qu'il soit intermédiaire de paix", a déclaré M. Uribe, lors d'un discours devant le corps diplomatique et le gouvernement, retransmis en direct à la télévision.
De son côté, le président Nicolas Sarkozy a reçu mardi matin la famille d'Ingrid Betancourt, au lendemain de la libération de cet important responsable des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, guérilla marxiste), qui retiennent depuis le 23 février 2002 l'ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne.
"Nous n'avons posé aucune condition à la libération de Granda", a souligné le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, la qualifiant de "geste très important", à l'issue d'une rencontre de 45 minutes entre M. Sarkozy et Mélanie Betancourt, Astrid Betancourt et Fabrice Delloye, la fille, la soeur et l'ex-mari d'Ingrid Betancourt.
Le porte-parole n'a pas précisé quel rôle la France espérait voir jouer à Rodrigo Granda, considéré comme le ministre des "Affaires étrangères" des FARC.
"Il n'a pas été prévu que Rodrigo Granda se rende en France pour l'instant", a affirmé Fabrice Delloye à la presse après l'entretien à l'Elysée. "Nous souhaitons que cette nouvelle liberté lui permette de jouer ce rôle d'intermédiaire", a-t-il ajouté.
Il a estimé que "la première étape, c'est une preuve de vie d'Ingrid". "Sans preuve, les résolutions de la France, les résolutions du G8, ne pourront pas être maintenues", a-t-il dit.
M. Martinon avait en effet souligné que le cas Betancourt serait évoqué au sommet du G8 qui s'ouvre mercredi, "dans le cadre le plus large possible" et notamment devant "le président (George W) Bush", principal allié du régime colombien.
M. Sarkozy "veut sensibiliser le G8 à ce problème extrêmement important pour nous", a souligné le porte-parole. "La solution ne viendra pas du G8 mais l'engagement du G8 est peut-être une arme de plus dans ce processus (pour faire libérer Mme Betancourt) qui est difficile et compliqué".
Mélanie Delloye-Betancourt a, elle aussi, exprimé l'espoir "que les FARC comprennent qu'eux aussi, à leur tour, doivent faire un geste" en donnant "une preuve de vie de maman".
"Le président Sarkozy a la détermination absolue et totale" d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, a, de son côté, estimé M. Delloye.
Selon lui, "il faut que les FARC comprennent que nous sommes maintenant à une heure et à un moment extrêmement décisifs" et que "s'ils veulent avoir une forme de reconnaissance (...) c'est le moment ou jamais de répondre par un signe concret".
"Il faut que les FARC en sortent gagnants, que le président Uribe en sorte gagnant, qu'Ingrid sorte. (...) Je crois que le président Uribe comprend qu'il faut qu'il soit plus flexible et qu'il donne un peu de lest, de manière à sortir son pays de cette crise difficile", a-t-il affirmé.
M. Granda avait quitté lundi dans l'après-midi la prison "La Rosada", à bord d'un hélicoptère de la police, en compagnie du Haut commissaire du gouvernement pour la paix, Luis Carlos Restrepo, pour gagner le siège de l'épiscopat colombien dans la capitale, où il passera la nuit.
Son avocat, Miguel Gonzalez, apparemment furieux, laisse entendre que son client a été libéré de force. "Les possibilités d'un accord humanitaire sont aujourd'hui au point mort", a-t-il proclamé aux journalistes.
A l'opposé, Yolanda Pulecio, la mère de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, était radieuse en apprenant la libération du chef guérillero. "C'est un message très positif envoyé à la guérilla", a-t-elle estimé. Elle prie, dit-elle à l'AFP, pour que les FARC "à leur tour fassent un geste de réciprocité" en libérant leurs otages.
Samedi, des diplomates cubains avaient rencontré Granda dans la prison La Dorada (centre-ouest). La visite avait duré près de trois heures mais à leur sortie ils s'étaient refusés à tout commentaire.
Par ailleurs, un conseiller de la présidence avait révélé vendredi à l'AFP que M. Granda allait être libéré pour apporter une preuve de vie d'Ingrid Betancourt au président français Nicolas Sarkozy, une information aussitôt démentie par le gouvernement.
Granda était le membre le plus important de l'organisation rebelle en captivité et avait été capturé le 13 décembre 2004 à Caracas, au Venezuela.
Alvaro Uribe a également indiqué au cours de son allocation que la libération massive de guérilleros se poursuivait mardi.
Plus de 150 rebelles repentis seront libérés avant jeudi, a-t-il annoncé, précisant cependant qu'une vingtaine d'entre eux retourneraient en prison.
Le président colombien, qui a accompli ce "geste humanitaire" pour inciter la guérilla à libérer ses otages, a souligné qu'il avait consulté au préalable les institutions du pays, notamment l'armée et la justice.
Au moment même ou le chef de l'Etat tenait son discours, un commandant de police été enlevé à Florida (sud-ouest), une localité dont la guérilla des FARC réclame la démilitarisation afin d'engager un accord humanitaire.
Les FARC, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes en échange de 56 otages, dont trois Américains et Ingrid Betancourt.
http://www.letemps.ch/template/static.a ... pi6wu9.xml
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Le mardi 05 juin 2007
Sarkozy reçoit la famille d'Ingrid Betancourt
Agence France-Presse
Paris
Le président français Nicolas Sarkozy a reçu mardi la famille d'Ingrid Betancourt qui a dit espérer «un geste fort» de la guérilla des FARC détenant la Franco-colombienne, après la libération d'un important responsable des FARC, Rodrigo Granda.
«Nous n'avons posé aucune condition à la libération de Granda», a affirmé le porte-parole de la présidence française, David Martinon, la qualifiant de «geste très important», à l'issue d'une rencontre de 45 minutes entre M. Sarkozy et Mélanie Betancourt, Astrid Betancourt et Fabrice Delloye, la fille, la soeur et l'ex-mari d'Ingrid Betancourt.
Le porte-parole n'a pas précisé quel rôle Paris espérait voir jouer Rodrigo Granda, considéré comme le ministre des «Affaires étrangères» des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, guérilla marxiste).
Les FARC retiennent depuis le 23 février 2002 l'ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne et sa directrice de campagne Clara Rojas.
Le président Uribe avait annoncé lundi soir la libération de M. Granda pour être un «intermédiaire de la paix», à la demande de M. Sarkozy, qui s'est personnellement impliqué dans le dossier.
«Il n'a pas été prévu que Rodrigo Granda se rende en France pour l'instant», a affirmé Fabrice Delloye à la presse après l'entretien à l'Elysée. «Nous souhaitons que cette nouvelle liberté lui permette de jouer ce rôle d'intermédiaire», a-t-il toutefois ajouté.
«Personne ne peut lui (Granda) imposer une mission. Maintenant, c'est la guérilla qui va décider s'il en a une et nous espérons un geste fort de la part des FARC», a expliqué pour sa part à l'AFP Astrid Betancourt.
Selon elle, ce «geste» pourrait être «la libération de Clara Rojas et de son fils (né en captivité) et de tous les otages qui ont des problèmes de santé».
«Evidemment, notre souhait est qu'Ingrid soit libérée, mais nous savons qu'elle ne sortira pas sans accord humanitaire», a-t-elle ajouté, soulignant que le processus pour parvenir à un éventuel accord serait «très long».
En attendant, la famille d'Ingrid Betancourt espère «une preuve de vie», a-t-elle ajouté.
Pour l'heure, les FARC ont rejeté comme une «tromperie» l'annonce unilatérale par le président Uribe de la libération de quelque 200 «rebelles repentis» d'ici à jeudi, sans commenter celle de Rodrigo Granda. Un premier groupe de 56 détenus a été libéré mardi par les autorités colombiennes.
De son coté Nicolas Sarkozy a affirmé espérer une réponse des FARC à la «décision très importante et courageuse» prise par le président Uribe.
Selon la présidence française, le cas Betancourt sera évoqué au sommet du G8 qui s'ouvre mercredi, «dans le cadre le plus large possible» et notamment devant "le président (George W.) Bush", principal allié du régime colombien.
M. Sarkozy «veut sensibiliser le G8 à ce problème extrêmement important pour nous», a souligné le porte-parole. «La solution ne viendra pas du G8 mais l'engagement du G8 est peut-être une arme de plus dans ce processus (pour faire libérer Mme Betancourt) qui est difficile et compliqué».
Dans un communiqué commun mardi, la France, l'Espagne et la Suisse ont «encouragé les FARC à répondre à cette initiative de manière constructive».
Ces trois pays sont à l'origine d'une proposition d'établir une zone démilitarisée au sud du pays afin de procéder à un «échange humanitaire» entre 500 membres des FARC emprisonnés contre 56 otages retenus par la guérilla dont Ingrid Betancourt, ce que réclame les FARC.
Cette guérilla est la plus importante de Colombie avec 17.000 hommes. Plus de 3000 otages sont retenus en Colombie par les FARC, mais également par la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste) et les groupes paramilitaires d'extrême droite.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070 ... 14/CPMONDE
http://www.levif.be/actualite/monde/72- ... mille.html
5 juin 2007
Colombia Journal, 17 mai 2007.
Cela devait être simple, la voie royale pour la réinsertion des dirigeants des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC) dans la société colombienne et la possibilité pour eux d’entrer dans l’arène politique. Selon le plan de départ, les dirigeants du paramilitarisme devaient révéler les emplacements des charniers et nommer quelques politiciens et quelques officiers militaires coupables d’avoir collaboré avec eux. D’une part, ces « révélations » devaient être considérées comme des confessions et, d’autre part, les années passées dans une hacienda pendant les négociations devaient être comptabilisées comme temps de réclusion ; les dirigeants du paramilitarisme n’auraient finalement dû passer que deux ans en prison, très vraisemblablement dans une propriété de l’Etat assez luxueuse. Or, du point de vue du gouvernement Uribe Vélez, le processus de démobilisation de la plus grande organisation paramilitaire a terriblement mal tourné. Finalement ce processus pourrait apporter à la Colombie la plus grande opération de nettoyage politique de son histoire et pourrait bien être le début de la fin de l’impunité dont jouissent traditionnellement les politiciens et les militaires.
En juin 2003 le gouvernement Uribe Vélez avait annoncé qu’il était parvenu à un accord avec les AUC pour entamer des conversations de paix afin de démobiliser l’organisation. Les discussions se sont ensuite déroulées dans une propriété rurale de la région de Santa Fe de Ralito, dans le nord de la Colombie. Ayant reçu près de trois milliards de dollars d’aide militaire états-unienne au cours des trois années précédentes, les militaires colombiens étaient plus puissants et ils étaient passés à l’offensive contre les deux organisations de guérilla de gauche du pays. De plus, les forces de sécurité de l’Etat s’impliquaient plus directement dans la « guerre sale » contre la gauche, l’opposition politique, les syndicalistes, les dirigeants communautaires et les défenseurs des droits humains. Les paramilitaires quant à eux se présentaient alors comme des « patriotes héroïques » dont les services n’étaient plus nécessaires en raison de la force retrouvée de l’armée colombienne - ce qui permettait la démobilisation des AUC.
Le processus de démobilisation avait pour objectif de réintégrer dans la société les dirigeants des AUC, comme Salvatore Mancuso qui s’est enrichi avec le narcotrafic et d’autres activités criminelles et qui voudrait maintenant entrer en politique. Pour le président Alvaro Uribe Vélez la démobilisation des AUC devait représenter un bon résultat qui lui permettrait de plus de désigner les guérillas comme les principales responsables de la violence dans le pays. Les objectifs de la démobilisation annoncés officiellement étaient d’offrir aux dirigeants des AUC des peines de prison réduites en échange de la démobilisation de toutes leurs forces, la confession de tous leurs crimes et le démantèlement total de leur organisation criminelle, y compris les réseaux du narcotrafic. Le plan réel, par contre, visait à donner aux dirigeants des AUC une amnistie de fait en échange d’une démobilisation fictive de leurs forces, de la révélation de l’emplacement des charniers et de la dénonciation de politiciens et officiers militaires coupables de collaboration mais qui fussent déjà morts ou déjà en détention.
Selon la Loi Justice et Paix (la loi 975), approuvée en juin 2005, la plus forte peine que pût recevoir un paramilitaire était de huit ans. Le gouvernement Uribe Vélez permettait aussi que les années écoulées durant la négociation soit considérées « temps passé en détention » pour les dirigeants des AUC. Cela signifiait, si on ajoute les réductions de peine pour bonne conduite, que les dirigeants des AUC pouvaient n’être détenus que 22 mois bien qu’ils fussent responsables de crimes contre l’humanité. De plus, ils auraient passé ces 22 mois dans une propriété de l’Etat et non dans une prison de haute sécurité. Les dirigeants paramilitaires auraient ensuite été libres de réintégrer la société colombienne, de jouir de leurs richesses et de se lancer dans la vie politique.
En 2005 les Nations Unies ont publié un rapport qui révélait que les AUC avaient tué des centaines de personnes durant l’année précédente, en violation du cessez-le-feu que les paramilitaires avaient accepté de respecter pour participer au processus de démobilisation. Le président Uribe Vélez a ignoré le rapport des Nations Unies ainsi que les protestations insistantes des défenseurs des droits humains, colombiens et étrangers, signalant que les AUC ne respectaient pas le cessez-le-feu et indiquant que le processus de démobilisation n’était rien de plus qu’une amnistie pour des criminels de guerre. Le gouvernement Uribe Vélez était décidé à faire avancer la démobilisation conformément au plan d’origine et, en février 2006, environ 31 000 paramilitaires avaient supposément déposé les armes et réintégré la société. Les dirigeants des AUC étaient alors sur le point de bénéficier d’une amnistie de fait.
Mais quand, en mai 2006, la Cour Constitutionnelle colombienne a considéré que certains points de la Loi Justice et Paix étaient anticonstitutionnels, les choses ont commencé à mal tourner. Du point de vue des concepteurs du processus de démobilisation, l’aspect le plus néfaste de la décision de la Cour était l’interdiction d’ôter le temps des négociations du temps des peines à accomplir. En d’autres termes, la décision de la Cour signifiait que les huit années à accomplir ne devaient pas commencer tant que les négociations et la démobilisation n’avaient pas complètement abouti ni tant que les dirigeants des AUC n’avaient pas apporté aveux et témoignages exhaustifs.
Les dirigeants des AUC se sont plaints de la décision de la Cour et ils ont menacé de se retirer du processus de démobilisation. En même temps, le scandale de la para-politique, qui commençait à peine, révélait les liens existant entre les politiciens uribistes et les paramilitaires. Feignant de se distancier des paramilitaires, le président Uribe Vélez a durci sa rhétorique à l’encontre des 59 dirigeants des AUC puis, en décembre 2006, il a ordonné leur transfert de la zone rurale où ils étaient concentrés à la prison de haute sécurité d’Itagüí. La décision de la Cour d’une part et la décision d’Uribe Vélez d’emprisonner les chefs paramilitaires d’autre part, cela a signifié le début de la fin de l’alliance scellée entre le paramilitarisme et le président pour le processus de démobilisation.
Le scandale de la para-politique a commencé avec des accusations selon lesquelles, lors des élections municipales et lors des élections pour le Congrès tenues en mars 2006, les dirigeants du paramilitarisme ont soutenu les candidats de la droite uribiste dans le nord de la Colombie pour garantir la victoire électorale du camp présidentiel. Puis le scandale a repris avec force lors de la saisie d’un ordinateur portable appartenant au dirigeant paramilitaire Rodrigo Tovar - également connu comme « Jorge 40 ». L’ordinateur n’a pas été livré aux autorités dans le cadre du processus de démobilisation ; il était en possession du bras droit de Rodrigo Tovar au moment de son arrestation début 2006.
Selon la Ministère public l’ordinateur contenait des preuves révélant que, dans le nord de la Colombie, des paysans sans emploi avaient été payés pour feindre d’être des combattants paramilitaires et participer au processus de démobilisation, cependant que les vrais paramilitaires continuaient de commettre des crimes. Parmi ces crimes, selon l’information apportée par l’ordinateur, on compte l’assassinat de 558 personnes rien que dans une seule région du nord de la Colombie durant le cessez-le-feu. L’ordinateur contenait également des preuves des relations des paramilitaires avec les politiciens locaux et nationaux et avec les forces de sécurité de l’Etat. Ce sont les données découvertes dans l’ordinateur de Rodrigo Tovar qui se trouvent à l’origine de l’enquête sur la para-politique, et non des aveux ou des preuves qui auraient été obtenus grâce à la Loi Justice et Paix.
Malgré la prise de distance entre le gouvernement Uribe Vélez et les dirigeants paramilitaires en raison du scandale de la para-politique, Mancuso continuait de s’en tenir au scénario prévu à l’origine lorsqu’on lui a demandé début 2007 d’apporter son témoignage selon les termes de la Loi Justice et Paix. Le dirigeant des AUC n’a révélé les cas de collusion avec le paramilitarisme que pour des politiciens ou des officiers militaires soit morts soit déjà en prison, protégeant ainsi les personnes encore en activité dans les institutions de l’Etat. Les témoignages des chefs paramilitaires servaient essentiellement à retrouver les charniers où gisaient les corps des milliers de victimes des massacres commis par les paramilitaires. Cette stratégie visait à apaiser les organisations de défense des droits humains et les organisations de victimes qui dénonçaient le processus de démobilisation comme une tromperie visant à faire croire que les dirigeants paramilitaires allaient confesser tous leurs crimes.
Le scandale de la para-politique, cependant, a connu de nouveaux rebondissements. Plus de 50 élus locaux et nationaux viennent d’être imputés, en mai 2007, soit par le Ministère public soit par la Cour Suprême en raison de leurs liens avec le paramilitarisme. Plus d’une douzaine d’entre eux ont été accusés d’avoir commis des crimes ; la plupart d’entre eux sont de proches alliés du président Uribe Vélez. Le fait que le scandale de la para-politique commence à ternir la réputation du président Uribe Vélez et à endommager la crédibilité de son gouvernement est apparu au grand jour lorsque le chef d’Etat colombien a dû faire face à des manifestations d’hostilités lors de sa visite à Washington en mai 2007. Certains représentants démocrates états-uniens ont émis des critiques assez fermes à l’encontre du chef d’Etat colombien, aussi bien sur la question de la crise des droits humains que sur la crise politique de son pays.
A la mi-mai 2007 Mancuso a promis de révéler, lors de son prochain témoignage officiel, les noms d’officiers militaires et de politiciens qui ont collaboré avec les paramilitaires et qui sont encore en activité. Pourquoi Mancuso changerait-il soudain de comportement en révélant la collusion des milieux officiels avec le paramilitarisme, quatre mois à peine après son premier témoignage, quand il n’en avait rien dit ? Peut-être que Mancuso a pensé que ses intérêts et ceux des autres dirigeants du paramilitarisme seraient mieux défendus s’il livrait des aveux complets ; le scandale de la para-politique commençait à rendre difficile le maintien des objectifs initiaux du plan de processus de démobilisation. Par exemple, si l’enquête sur la para-politique trouvait des preuves de collusion que les dirigeants des AUC emprisonnés avaient omis de confesser devant la justice, ils pouvaient perdre leur droit aux réductions de peine et ils risquaient donc de se voir appliquer des peines pouvant aller jusqu’à 40 ans de prison pour les crimes qu’ils ont commis.
Deux jours après l’annonce publique de Mancuso, disant qu’il allait révéler des noms de collaborateurs des paramilitaires, Semana -l’un des principaux hebdomadaires colombiens- a publié la transcription d’un enregistrement envoyé par une source anonyme proche du gouvernement. L’enregistrement des appels, faits à partir de la prison avec des téléphones portables par les dirigeants emprisonnés des AUC et par leurs bras droits, provient des écoutes effectuées par l’unité d’intelligence de la Police nationale. Cet enregistrement montrait que les dirigeants paramilitaires continuaient de gérer leurs organisations criminelles, y compris en se trouvant derrière les barreaux. L’enregistrement confirmait ce que disaient beaucoup de critiques du processus de démobilisation : il s’agissait plus d’une « réorganisation » que d’une « démobilisation » des AUC. En 2006 l’ONG colombienne INDEPAZ avait révélé que 43 nouvelles organisations paramilitaires avaient été formées pendant les deux années précédentes dans 22 des 32 départements du pays. De plus, des ex-commandants de niveau intermédiaire des AUC dirigeaient une grande quantité de nouveaux escadrons de la mort, ce qui montre le lien existant entre les anciennes AUC et la nouvelle génération de paramilitaires.
Mais pourquoi les milieux gouvernementaux révéleraient-ils l’existence des écoutes ? Il est possible que des membres de la Police nationale aient permis de faire connaître les enregistrements pour punir Mancuso en raison de sa promesse d’identifier des officiers militaires et des politiciens qui ont collaboré avec les paramilitaires. Quoi qu’il en soit, il appert que le gouvernement Uribe Vélez et les dirigeants des AUC ne sont plus en confiance, et les anciens alliés en sont réduits à se nuire mutuellement, chacune des parties tentant désespérément de sauver sa peau. Par ailleurs, l’investigation sur la question de la fuite des enregistrements a provoqué à un nouveau problème pour le gouvernement Uribe Vélez. Cette enquête a en effet permis de savoir que la Police avait sur table d’écoute, non seulement les dirigeants paramilitaires en prison, mais également des politiciens d’opposition et des journalistes.
Quelques jours après la publication de la transcription de l’enregistrement par l’hebdomadaire Semana, Mancuso a déclaré que plus d’une douzaine d’officiers militaires et de politiciens, y compris le ministre de la défense Juan Manuel Santos et le vice-président Francisco Santos -qui sont cousins-, ont participé à des conspirations avec les AUC. Mancuso a affirmé qu’il a rencontré personnellement le vice-président à quatre reprises à la fin des années 1990 quand ce dernier était responsable du quotidien El Tiempo - le plus important du pays. Mancuso a précisé que le vice-président Francisco Santos a voulu instaurer un bloc paramilitaire à Bogotá. Ces déclarations de Mancuso ont achevé de plonger le gouvernement Uribe Vélez dans le discrédit et elles ont définitivement mis un terme à l’alliance entre les dirigeants des AUC et le gouvernement.
L’objectif initial du processus de démobilisation était d’offrir une quasi amnistie aux dirigeants des AUC et de donner l’illusion d’une démobilisation paramilitaire sans révéler les liens entre les représentants de l’Etat encore en activité et les escadrons de la mort. Le scandale de la para-politique a détruit toute possibilité de blanchiment efficace des crimes perpétrés aussi bien par les paramilitaires que par des serviteurs de l’Etat. Il est important de noter que le scandale de la para-politique n’a pas été provoqué par le processus de démobilisation comme beaucoup de défenseurs d’Uribe Vélez l’affirment. Ce scandale est au contraire apparu de façon indépendante, avatar d’une enquête criminelle, et il a empêché le gouvernement Uribe Vélez et les dirigeants des AUC d’atteindre les objectifs qui étaient les leurs avec le processus de démobilisation.
Actuellement, résultat de la décision de la Cour Constitutionnelle, les dirigeants du paramilitarisme encourent des peines de prison de 8 à 40 ans, selon ce que seront les conclusions de l’enquête sur la para-politique. Par conséquent, les dirigeants des AUC ont maintenant de bonnes raisons d’être sincères et complets lors de leurs dépositions dans le cadre de la Loi Justice et Paix. De son côté, le gouvernement Uribe Vélez s’ébroue pour prendre ses distances vis-à-vis des paramilitaires et s’accroche aux résidus de crédibilité qu’il lui reste.
Ce qui avait commencé comme un pacte entre le gouvernement Uribe Vélez et les dirigeants des AUC -l’objectif étant de donner continuité à la longue histoire d’impunité et de collaboration entre les milieux officiels et les escadrons de la mort paramilitaires- a évolué vers une situation où chacun des deux ex-alliés se retournent l’un contre l’autre. Cela pourrait peut-être être le début du plus grand nettoyage des milieux politiques de l’histoire de la Colombie. Le processus de démobilisation, soigneusement conçu à son origine, ni ne souhaitait ni ne recherchait pareille conclusion.
Garry Leech
Source : Colombia Journal www.colombiajournal.org
http://www.legrandsoir.info/article.php ... ticle=5123
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Colombie : Des FARC renoncent au combat clandestin
lundi 4 juin 2007
Les rebelles des FARC, qui attendent leur libération au centre de détention temporaire de Chiquinquira (nord), ont renoncé dans une lettre officielle lundi au combat clandestin, comme l’exigeait le gouvernement colombien.
Un premier groupe de guérilleros, qui a achevé les procédures judiciaires, sera transféré mardi matin dans un centre de vacances de la localité de Chicoral dans le département de Tolima (centre), a indiqué le vice-ministre de l’Intérieur et de la Justice Francisco Reyes. Les rebelles seront accompagnés d’une forte escorte militaire et policière, renforcée par des hélicoptères et des agents des forces spéciales, ont indiqué des porte-parole de la force publique.
« Une fois que leur liberté leur aura été notifiée, nous les enverrons à l’endroit où ils estiment devoir revenir pour leurs familles ou leur travail », a-t-il ajouté. La majorité des 193 guérilleros, à l’exception de 10 à 15 personnes, remplissent les conditions requises à leur libération, selon le vice-ministre.
Lancé par le gouvernement pour favoriser la libération des otages de la guérilla, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, le processus de libération ne concerne que les rebelles coupables de délits politiques ayant renoncé au combat. Selon M. Reyes, la plupart de rebelles souhaitent retourner dans des zones rurales du pays mais certains préfèrent s’exiler à l’étranger. « En principe, sauf si la situation est trop grave, l’idée est que l’ensemble du groupe demeure à l’intérieur du territoire national », a-t-il souligné.
http://www.spcm.org/Journal/spip.php?article11825
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HCR : les mines et les conflits détruisent le paradis des hippies en Sierra Nevada, une région de la Colombie
5 juin 2007 – La violence qui affecte depuis des années la Colombie ne semble épargner personne, pas même quelques uns des derniers hippies prêchant la paix, l'amour et la liberté dans les espaces naturels où ils sont réfugiés, a souligné hier le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
« Les petites communautés vivant en marge de la société et menant un style de vie alternatif, proche de la nature, sont nombreuses en Amérique latine. Mais, dans les espaces sauvages du nord de la Colombie, le conflit rattrape ces amateurs de paix et de liberté, ainsi que la population indigène avec laquelle ils partagent les montagnes et les forêts », indique un communiqué publié hier à San Cristobal, au Venezuela.
Ces derniers mois, huit familles ont quitté leur Arcadie, établie il y a près de 30 ans dans la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie. Sept familles se sont réfugiées dans des zones urbaines proches, mais Flor del Viento, son compagnon Toro et leurs deux enfants ont décidé de traverser la frontière, rapporte le HCR.
« Une jeune femme, qui était notre amie, se promenait dans la forêt. Elle a marché sur une mine et elle est morte. Un ami indien qui tentait de la secourir a lui aussi marché sur une mine et est mort », raconte Flor. Craignant de subir le même sort et confrontés aux pressions des groupes armés irréguliers actifs dans cette région, ils ont fui au Venezuela, dans l'Etat de Tachira, et ont finalement rejoint San Cristobal à moto.
« Nous avions trois options : prendre les armes, partir ou mourir », dit Toro. « Ils – les groupes irréguliers – pensent que nos jeunes doivent défendre leurs terres avec des armes, mais nous ne voulons pas prendre les armes ».
Une grande partie des quelque 30 000 indigènes vivant en Sierra Nevada sont confrontés aux mêmes choix douloureux.
Il été difficile pour Flor et Toro de quitter leur coin isolé de paradis hippie. Situé à trois jours de marche du village le plus proche, ils cultivaient la terre le matin et consacraient leurs après-midi à des activités artistiques. Ils ont suivi l'enseignement des Kankuamos, leurs voisins, qui se considèrent comme les gardiens de la Sierra Nevada de Santa Marta.
Flor et Toro semblent presque perdus, comme la plupart des quelque 200.000 Colombiens qui ont traversé la frontière avec le Venezuela, ils n'ont pas de documents d'identité, pas de terre et pas de travail. Mais ils ont demandé l'asile et sont déterminés à trouver un nouveau havre de paix pour eux et leurs enfants – Antorcha et Coco.
En attendant la décision de la Commission nationale pour les réfugiés, ils mettent à profit leurs talents artistiques et se sont faits de nouveaux amis grâce à leurs spectacles de théâtre et de chant entraînants et humoristiques qu'ils donnent dans des hôpitaux et des abris autour de Tachira.
Cette activité les a aidés à s'adapter rapidement à leur nouvel environnement où ils trouveront peut-être un jour un terrain. Ils espèrent qu'ils pourront partager leurs connaissances sur l'agriculture biologique avec d'autres fermiers de la région, et subvenir à leurs besoins, durant une série d'ateliers organisés par l'UNHCR dans la région.
La famille a indiqué que les habitants se sont montrés très solidaires. Ils vivent dans une petite pièce que leur a donnée la communauté, qui les a aussi autorisés à entreposer leurs motos dans un bâtiment utilisé pour la soupe populaire distribuée aux personnes âgées ou démunies.
Bien qu'ils aient eu la chance de pouvoir trouver un peu de la paix, de l'amour et de la liberté qu'ils chérissent, ce n'est pas le cas des communautés indigènes qu'ils ont laissées derrière eux en Sierra Nevada. Les Kankuamos, les Kogis, les Wiwas et les Arzarios doivent chaque jour faire face au déclin engendré par le conflit armé en Colombie, mais ils refusent de quitter leur territoire situé dans les régions montagneuses près des Caraïbes.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.as ... ie&Cr1=HCR
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Colombie : Manifestation Embera durement réprimée
La mobilisation pacifique des Embera du Choco vient d’être réprimée dans le sang par les autorités colombiennes. On dénombre de nombreuses victimes et 26 personnes sont toujours portées disparues suite aux assauts des forces spéciales.
Mobilisez-vous pour les Embara
La communauté Embera du Choco a dû de nouveau recourir à la mobilisation massive de ses membres pour faire valoir ses droits. Elle a réalisé une action symbolique du 23 au 27 avril passés en montant un campement devant le siège du Gouverneur du Choco afin de revendiquer ses droits sociaux et culturels et, en particulier, son droit à l'éducation. Cette action a mené à la conclusion d'un accord entre les communautés et le gouvernement central colombien.
Cependant, vu le manque de volonté politique visant à l'application de ces accords, les indigènes ont entamé des actions de barrages sur deux artères reliant la ville de Quibdo et les villes de Medellin et de Pereira. Ces manifestations pacifiques ont été très durement réprimées par les forces de police (l'ESMAD) le 26 et le 27 mai.
Voici le dernier communiqué de l’ONIC - Organisation Nationale des Indigènes de Colombie - sur la situation :
“On n'est pas sûr que les personnes réapparaissent. Seuls deux enfants de 3 et 6 ans de la communauté de Docabu (département de Risaralda) sont réapparus. Ceux du Choco qui sont tombés dans la rivière San Juan n'ont pas refait surface” selon les affirmations du président de l'Organisation Régionale Embera Waunaan (OREWA), Cesar Queragama.
Le même dirigeant dénonce un fait tout aussi grave “une petite fille d'à peine 6 mois vient de mourir à cause des gaz à Guarato et trois femmes Emebras katio qui étaient enceintes, se sont senties mal à cause des gaz et ont avorté après leur retour au sein de leurs communautés”. Il y a donc 4 victimes supplémentaires à la suite de ce délogement brutal de la part du Gouvernement via les forces de l'ESMAD (forces spéciales).
26 indigènes sont toujours portés disparus (18 mineurs et 8 adultes) “dans leur majorité après un second assaut le 26 mai alors qu'ils préparaient le déjeuner vers 14h30 à Guarato. Le premier assaut avait eu lieu vers 7h00 dans le lieu dit de La Union (département de Risaralda) et a laissé trois disparues (deux fillettes et une femme enceinte)”.
Ces faits sont corroborés par le rapport conjoint de la Commission d'Observation inter institutionnelle formée par le Diocèse de Quibdo, Christian Aid (Grande-Bretagne), Diakonia (Suède), Amnesty International (France) et PTM Mundu bat (Etat espagnol) publié le 28 mai après avoir été présents sur le terrain les 26 et 27 mai.
Il y a donc au total 20 mineurs et 8 adultes portés disparus, 13 blessés, les deux missionnaires Matha Janet Pérez et Nubia Salamanca ont été remises en liberté et ont été, selon la police “ retenues afin de s'assurer de leur identité et vérifier leurs antécédents”. Il faut rajouter à ces faits l'incendie des stands et de la perte de plusieurs objets personnels et d'équipement de communication (téléphones portables, argent, mégaphones, ustensiles de cuisine, etc...).
A l'heure actuelle, les communautés sont rassemblées en deux endroits : “la route Medellin-Quibdo est toujours bloquée et sur la route entre Pereira et Quibdo, ils sont toujours le long de la route manifestant, chantant et protestant jusqu'à ce que les revendications de l'association Orewa soient prises en considération.”
ICRA vient d’envoyer une lettre de protestation aux autorités colombiennes.
Vous aussi, soutenez les Embera en écrivant au Président de la République colombienne
http://www.icrainternational.org/urgence/366
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Monde
Colombie: le vice-ministre de l'Education blessé par l'explosion d'un colis piégé
Le vice-ministre de l'Education de la Colombie a été blessé lundi au visage et aux mains par un colis piégé, a annoncé la police.
Gabriel Burgos se trouvait dans son bureau lorsque le paquet qu'il était en train d'ouvrir a explosé, a déclaré Alberto Cantillo, porte-parole de la police nationale.
Le vice-ministre a été conduit en urgence à l'hôpital de la police nationale. Le médecin en chef de l'établissement a déclaré aux journalistes que la victime souffrait de brûlures, mais que sa vue n'était pas affectée et que les blessures n'engageait pas le pronostic vital.
Le colonel Rodolfo Palomino, directeur de la police de Bogota a promis une récompense de 50.000 dollars (37.000 euros) pour toute information conduisant à l'arrestation des responsables.
Le paquet, arrivé vendredi, contenait une petite boîte ressemblant à un cadeau, a-t-il ajouté.
Cette agression intervient après des semaines de protestations de la part des étudiants et des enseignants contre un nouveau projet de budget qui risque selon eux de réduire les fonds alloués à l'éducation, ce que le gouvernement dément. AP
http://www.latribune.fr/info/Colombie-- ... nnel=Monde
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Monde
L'affaire Ingrid Betancourt dans une phase cruciale ?
PARIS (Reuters) - L'affaire de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt est entrée dans une phase cruciale après la libération d'un haut responsable des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a laissé entendre mardi la présidence de la République française.
Le président Alvaro Uribe a libéré lundi Rodrigo Granda, considéré comme le "ministre des Affaires étrangères" des Farc et un des principaux détenus politiques en Colombie.
Selon le porte-parole de l'Elysée, il a été libéré à la demande du président français Nicolas Sarkozy, qui a relancé les démarches pour tenter d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt depuis son entrée en fonction de 16 mai.
"Le président de la République a eu le président Uribe hier soir au téléphone. Il a salué ce geste très courageux et très fort", a dit à des journalistes David Martinon. "C'est un geste dont nous espérons maintenant qu'il débloque la situation."
"Aucune condition n'a été posée à la libération de Granda", a-t-il précisé. "En tout cas, nous nous n'en avons posé aucune."
"Je dois vous prévenir que dans les temps qui viennent, nous vous parlerons moins parce qu'on entre dans une phase difficile au cours de laquelle il sera très difficile de donner des informations sur l'état d'avancement des discussions", a ajouté David Martinon. "On est dans des discussions très fines."
Nicolas Sarkozy a reçu mardi à l'Elysée la soeur d'Ingrid Betancourt, Astrid, sa fille Mélanie et son ancien mari, père de ses enfants, Fabrice Delloye, pour leur rendre compte de son entretien avec le président colombien.
L'ancienne candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne est détenue par les Farc depuis le 23 février 2002.
Nicolas Sarkozy évoquera son sort au sommet du G8, qui se tient cette semaine à Heiligendamm, dans le nord de l'Allemagne, ont déclaré David Martinon et Fabrice Delloye à l'issue de cet entretien de trois quarts d'heure.
"PREUVE DE VIE"
"Il va en parler au G8, il va en parler aux cinq grands (pays) émergents. Il veut sensibiliser le G8 à ce problème qui est un problème extrêmement important pour nous", a dit le porte-parole de l'Elysée. Le chef d'Etat français en parlera "notamment" au président américain Georges Bush.
"La solution ne viendra pas du G8 mais l'engagement du G8 peut être une arme de plus dans ce processus qui est difficile et compliqué", a-t-il ajouté.
Pour Fabrice Delloye, ce sera "non seulement le cas d'Ingrid Betancourt mais aussi le cas de la Colombie" et le problème plus général des otages qui seront ainsi évoqués au G8.
"Il faut que les Farc comprennent qu'on est maintenant à une heure et à un moment absolument décisifs", a-t-il ajouté. "Il faut qu'ils comprennent que s'ils veulent avoir une forme de reconnaissance, c'est le moment où jamais de répondre par un signe concret à l'appel qui a été lancé par le président de la République française."
Le gouvernement français et la famille d'Ingrid Betancourt attendent en particulier, maintenant, une preuve de vie.
"Pour l'instant, nous n'avons aucune preuve de vie d'Ingrid. Nous avons eu simplement le commentaire d'un ex-otage qui a dit qu'il a vu Ingrid", a expliqué Fabrice Delloye. "Mais pour l'instant ce n'est pas probant."
Quant à Rodrigo Granda, "c'est à lui de comprendre" qu'il doit mettre sa liberté retrouvée "au service de la libération des otages et au service, peut-être, de la paix en Colombie", a-t-il ajouté. "Nous souhaitons que cette nouvelle liberté lui permette de jouer ce rôle d'intermédiaire."
Fabrice Delloye a précisé qu'il n'était pas prévu que Rodrigo Granda vienne en France. "Pour l'instant, l'important pour lui c'est d'être dans un endroit où il se sente à la fois en sécurité et où il puisse agir."
"En 15 jours, les choses ont avancé plus qu'en cinq ans. Donc c'est déjà très très positif", a pour sa part dit Mélanie. "Le président Sarkozy et toute son équipe font un travail formidable et je pense vraiment qu'on est sur une bonne voie. Il nous a répété à quel point il était déterminé à mettre en oeuvre tout ce qu'il pouvait pour obtenir la libération de maman."
http://www.latribune.fr/info/L-affaire- ... nnel=Monde
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Un chef des FARC libéré sur demande de Sarkozy qui recoit la famille Betancourt
AFP - 05.06.2007, 05:18
BOGOTA (AFP) - Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé lundi qu'il avait libéré sans condition le chef guérillero des FARC, Rodrigo Granda, à la demande expresse de son homologue français Nicolas Sarkozy, qui a reçu mardi matin à Paris la famille d'Ingrid Betancourt.
Le chef de l'Etat colombien qui s'est prévalu des remerciements de M. Sarkozy, a indiqué avoir pris cette décision bien que Granda, considéré comme le "ministre des Affaires étrangères" de la guérilla, ait refusé de se démobiliser et d'abandonner la lutte armée.
"Le gouvernement lui fait confiance pour qu'il ne participe pas à des enlèvements, à des assassinats (....) et qu'il soit intermédiaire de paix", a déclaré M. Uribe, lors d'un discours devant le corps diplomatique et le gouvernement, retransmis en direct à la télévision.
De son côté, le président Nicolas Sarkozy a reçu mardi matin la famille d'Ingrid Betancourt, au lendemain de la libération de cet important responsable des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, guérilla marxiste), qui retiennent depuis le 23 février 2002 l'ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne.
"Nous n'avons posé aucune condition à la libération de Granda", a souligné le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, la qualifiant de "geste très important", à l'issue d'une rencontre de 45 minutes entre M. Sarkozy et Mélanie Betancourt, Astrid Betancourt et Fabrice Delloye, la fille, la soeur et l'ex-mari d'Ingrid Betancourt.
Le porte-parole n'a pas précisé quel rôle la France espérait voir jouer à Rodrigo Granda, considéré comme le ministre des "Affaires étrangères" des FARC.
"Il n'a pas été prévu que Rodrigo Granda se rende en France pour l'instant", a affirmé Fabrice Delloye à la presse après l'entretien à l'Elysée. "Nous souhaitons que cette nouvelle liberté lui permette de jouer ce rôle d'intermédiaire", a-t-il ajouté.
Il a estimé que "la première étape, c'est une preuve de vie d'Ingrid". "Sans preuve, les résolutions de la France, les résolutions du G8, ne pourront pas être maintenues", a-t-il dit.
M. Martinon avait en effet souligné que le cas Betancourt serait évoqué au sommet du G8 qui s'ouvre mercredi, "dans le cadre le plus large possible" et notamment devant "le président (George W) Bush", principal allié du régime colombien.
M. Sarkozy "veut sensibiliser le G8 à ce problème extrêmement important pour nous", a souligné le porte-parole. "La solution ne viendra pas du G8 mais l'engagement du G8 est peut-être une arme de plus dans ce processus (pour faire libérer Mme Betancourt) qui est difficile et compliqué".
Mélanie Delloye-Betancourt a, elle aussi, exprimé l'espoir "que les FARC comprennent qu'eux aussi, à leur tour, doivent faire un geste" en donnant "une preuve de vie de maman".
"Le président Sarkozy a la détermination absolue et totale" d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, a, de son côté, estimé M. Delloye.
Selon lui, "il faut que les FARC comprennent que nous sommes maintenant à une heure et à un moment extrêmement décisifs" et que "s'ils veulent avoir une forme de reconnaissance (...) c'est le moment ou jamais de répondre par un signe concret".
"Il faut que les FARC en sortent gagnants, que le président Uribe en sorte gagnant, qu'Ingrid sorte. (...) Je crois que le président Uribe comprend qu'il faut qu'il soit plus flexible et qu'il donne un peu de lest, de manière à sortir son pays de cette crise difficile", a-t-il affirmé.
M. Granda avait quitté lundi dans l'après-midi la prison "La Rosada", à bord d'un hélicoptère de la police, en compagnie du Haut commissaire du gouvernement pour la paix, Luis Carlos Restrepo, pour gagner le siège de l'épiscopat colombien dans la capitale, où il passera la nuit.
Son avocat, Miguel Gonzalez, apparemment furieux, laisse entendre que son client a été libéré de force. "Les possibilités d'un accord humanitaire sont aujourd'hui au point mort", a-t-il proclamé aux journalistes.
A l'opposé, Yolanda Pulecio, la mère de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, était radieuse en apprenant la libération du chef guérillero. "C'est un message très positif envoyé à la guérilla", a-t-elle estimé. Elle prie, dit-elle à l'AFP, pour que les FARC "à leur tour fassent un geste de réciprocité" en libérant leurs otages.
Samedi, des diplomates cubains avaient rencontré Granda dans la prison La Dorada (centre-ouest). La visite avait duré près de trois heures mais à leur sortie ils s'étaient refusés à tout commentaire.
Par ailleurs, un conseiller de la présidence avait révélé vendredi à l'AFP que M. Granda allait être libéré pour apporter une preuve de vie d'Ingrid Betancourt au président français Nicolas Sarkozy, une information aussitôt démentie par le gouvernement.
Granda était le membre le plus important de l'organisation rebelle en captivité et avait été capturé le 13 décembre 2004 à Caracas, au Venezuela.
Alvaro Uribe a également indiqué au cours de son allocation que la libération massive de guérilleros se poursuivait mardi.
Plus de 150 rebelles repentis seront libérés avant jeudi, a-t-il annoncé, précisant cependant qu'une vingtaine d'entre eux retourneraient en prison.
Le président colombien, qui a accompli ce "geste humanitaire" pour inciter la guérilla à libérer ses otages, a souligné qu'il avait consulté au préalable les institutions du pays, notamment l'armée et la justice.
Au moment même ou le chef de l'Etat tenait son discours, un commandant de police été enlevé à Florida (sud-ouest), une localité dont la guérilla des FARC réclame la démilitarisation afin d'engager un accord humanitaire.
Les FARC, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes en échange de 56 otages, dont trois Américains et Ingrid Betancourt.
http://www.letemps.ch/template/static.a ... pi6wu9.xml
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Le mardi 05 juin 2007
Sarkozy reçoit la famille d'Ingrid Betancourt
Agence France-Presse
Paris
Le président français Nicolas Sarkozy a reçu mardi la famille d'Ingrid Betancourt qui a dit espérer «un geste fort» de la guérilla des FARC détenant la Franco-colombienne, après la libération d'un important responsable des FARC, Rodrigo Granda.
«Nous n'avons posé aucune condition à la libération de Granda», a affirmé le porte-parole de la présidence française, David Martinon, la qualifiant de «geste très important», à l'issue d'une rencontre de 45 minutes entre M. Sarkozy et Mélanie Betancourt, Astrid Betancourt et Fabrice Delloye, la fille, la soeur et l'ex-mari d'Ingrid Betancourt.
Le porte-parole n'a pas précisé quel rôle Paris espérait voir jouer Rodrigo Granda, considéré comme le ministre des «Affaires étrangères» des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, guérilla marxiste).
Les FARC retiennent depuis le 23 février 2002 l'ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne et sa directrice de campagne Clara Rojas.
Le président Uribe avait annoncé lundi soir la libération de M. Granda pour être un «intermédiaire de la paix», à la demande de M. Sarkozy, qui s'est personnellement impliqué dans le dossier.
«Il n'a pas été prévu que Rodrigo Granda se rende en France pour l'instant», a affirmé Fabrice Delloye à la presse après l'entretien à l'Elysée. «Nous souhaitons que cette nouvelle liberté lui permette de jouer ce rôle d'intermédiaire», a-t-il toutefois ajouté.
«Personne ne peut lui (Granda) imposer une mission. Maintenant, c'est la guérilla qui va décider s'il en a une et nous espérons un geste fort de la part des FARC», a expliqué pour sa part à l'AFP Astrid Betancourt.
Selon elle, ce «geste» pourrait être «la libération de Clara Rojas et de son fils (né en captivité) et de tous les otages qui ont des problèmes de santé».
«Evidemment, notre souhait est qu'Ingrid soit libérée, mais nous savons qu'elle ne sortira pas sans accord humanitaire», a-t-elle ajouté, soulignant que le processus pour parvenir à un éventuel accord serait «très long».
En attendant, la famille d'Ingrid Betancourt espère «une preuve de vie», a-t-elle ajouté.
Pour l'heure, les FARC ont rejeté comme une «tromperie» l'annonce unilatérale par le président Uribe de la libération de quelque 200 «rebelles repentis» d'ici à jeudi, sans commenter celle de Rodrigo Granda. Un premier groupe de 56 détenus a été libéré mardi par les autorités colombiennes.
De son coté Nicolas Sarkozy a affirmé espérer une réponse des FARC à la «décision très importante et courageuse» prise par le président Uribe.
Selon la présidence française, le cas Betancourt sera évoqué au sommet du G8 qui s'ouvre mercredi, «dans le cadre le plus large possible» et notamment devant "le président (George W.) Bush", principal allié du régime colombien.
M. Sarkozy «veut sensibiliser le G8 à ce problème extrêmement important pour nous», a souligné le porte-parole. «La solution ne viendra pas du G8 mais l'engagement du G8 est peut-être une arme de plus dans ce processus (pour faire libérer Mme Betancourt) qui est difficile et compliqué».
Dans un communiqué commun mardi, la France, l'Espagne et la Suisse ont «encouragé les FARC à répondre à cette initiative de manière constructive».
Ces trois pays sont à l'origine d'une proposition d'établir une zone démilitarisée au sud du pays afin de procéder à un «échange humanitaire» entre 500 membres des FARC emprisonnés contre 56 otages retenus par la guérilla dont Ingrid Betancourt, ce que réclame les FARC.
Cette guérilla est la plus importante de Colombie avec 17.000 hommes. Plus de 3000 otages sont retenus en Colombie par les FARC, mais également par la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste) et les groupes paramilitaires d'extrême droite.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070 ... 14/CPMONDE
http://www.levif.be/actualite/monde/72- ... mille.html
La Colombie confie une mission de paix à un chef des FARC
Le gouvernement colombien a confié mardi une mission de paix à Rodrigo Granda, un chef de la guérilla des FARC remis en liberté la veille, selon un décret publié mardi.
Aux termes de ce décret, M. Granda est désormais considéré par le gouvernement comme le "représentant" des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) "pour effectuer des démarches de paix". Cette mesure implique la suspension de poursuites contre M. Granda, recherché au Paraguay où il est accusé de complicité dans l'enlèvement et l'assassinat en 2005 de Cecilia Cubas, la fille de l'ancien président
paraguayen Raul Cubas.
Selon le décret du gouvernement, la qualité de représentant octroyée à M. Granda "sera en vigueur pendant la durée des démarches en question". Le ministre de l'Intérieur et de la Justice, Carlos Holguin, et le Haut commissaire pour la paix, Luis Carlos Restrepo, sont chargés d'informer les autorités pénitentiaires et judiciaires de la décision du gouvernement concernant M. Granda. Rodrigo Granda, considéré comme le "ministre des Affaires étrangères" des FARC, a été remis en liberté lundi par le président colombien Alvaro Uribe, à la demande du président français Nicolas Sarkozy. (afp)
http://www.7sur7.be/hlns/cache/det/art_ ... =hlnMatrix
Le gouvernement colombien a confié mardi une mission de paix à Rodrigo Granda, un chef de la guérilla des FARC remis en liberté la veille, selon un décret publié mardi.
Aux termes de ce décret, M. Granda est désormais considéré par le gouvernement comme le "représentant" des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) "pour effectuer des démarches de paix". Cette mesure implique la suspension de poursuites contre M. Granda, recherché au Paraguay où il est accusé de complicité dans l'enlèvement et l'assassinat en 2005 de Cecilia Cubas, la fille de l'ancien président
paraguayen Raul Cubas.
Selon le décret du gouvernement, la qualité de représentant octroyée à M. Granda "sera en vigueur pendant la durée des démarches en question". Le ministre de l'Intérieur et de la Justice, Carlos Holguin, et le Haut commissaire pour la paix, Luis Carlos Restrepo, sont chargés d'informer les autorités pénitentiaires et judiciaires de la décision du gouvernement concernant M. Granda. Rodrigo Granda, considéré comme le "ministre des Affaires étrangères" des FARC, a été remis en liberté lundi par le président colombien Alvaro Uribe, à la demande du président français Nicolas Sarkozy. (afp)
http://www.7sur7.be/hlns/cache/det/art_ ... =hlnMatrix
On voit que Sarkozy bouge un peu sur cette affaire... bonne chose !
Espérons que ça puisse continuer sur cette voie...
Mwa.
Espérons que ça puisse continuer sur cette voie...
Mwa.
Tha_moumou et Peps a écrit :Plus ça va et plus je te trouve sympa, mon kevinounet.
Milou ! a écrit :![]()
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Moi j'aime bien Le Kevin
deyssambre a écrit :Je t'aime Lekevin, et ton cousin aussi.
Point de vue
Colombie, une démocratie assiégée, par Stephen Launay
LE MONDE | 06.06.07 | 14h14
Le drame vécu par Ingrid Betancourt depuis cinq ans semble servir de justification à une méconnaissance de la situation colombienne. Sa séquestration et les soupçons de collusion avec les paramilitaires qui pèsent sur des partisans du président sont les seuls faits répétés à satiété, laissant penser que le pays vit assiégé, que la Colombie est un régime autoritaire (affirmation reprise dans un colloque sur l'Amérique latine en 2006).
Pourtant, la Colombie est une démocratie libérale, sans comparaison avec, par exemple, ce que semble vouloir instaurer Hugo Chavez dans le Venezuela voisin. Elle possède une véritable opposition (à la tête de la capitale). La presse publie régulièrement des articles critiques sur le gouvernement, des enquêtes plus poussées que dans certaines autres démocraties. La volonté d'affermir l'autorité de l'Etat ne signifie pas l'instauration d'une dictature.
Depuis quarante ans, divers groupes armés criminels - les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), l'Armée de libération nationale (ELN), puis les paramilitaires, Autodéfenses unies de Colombie (AUC) et narcotrafiquants - assassinent, séquestrent. Depuis vingt-cinq ans, les présidents colombiens ont négocié avec les FARC, sans résultat, du fait de ces dernières. En 2002, puis très largement en 2006, Alvaro Uribe a été élu sur un programme de fermeté à l'égard des groupes illégaux.
Depuis deux ans, un processus de démobilisation a donné lieu à une loi "Justice et paix" acceptée par les paramilitaires ; certaines parties de l'ELN négocient avec le gouvernement. Des remises de peine sont proposées, voire des amnisties partielles à condition que les illégaux déposent les armes, s'engagent à ne pas retourner à la violence, reconnaissent leurs exactions et dénoncent celles dont ils ont connaissance.
Or, dans ce cadre, les "révélations" reprises en France viennent principalement d'anciens chefs paramilitaires (des AUC). Ramon Isaza accuse essentiellement des morts. Salvatore Mancuso tient des "propos libres", au sens strict, énoncés en dehors du tribunal, donc sans risquer de voir s'évanouir pour lui le bénéfice de la loi citée. Ses révélations concernent des politiques (notamment deux membres du gouvernement), des militaires et des policiers en des termes vagues : ces gens auraient eu des contacts avec des chefs paramilitaires avant de prendre leurs fonctions. S'agissait-il de contacts d'alliés ou de contacts de politiques en mission de pré-négociation ? La presse française devrait prendre avec des pincettes des propos qui sont tenus par des criminels, qu'ils soient d'ailleurs des AUC ou des FARC, par exemple lorsque Salvatore Mancuso affirme que le paramilitarisme a été "une politique d'Etat". Voilà encore qui est grave et vague : les plus hautes personnalités de l'Etat ont-elles, dans les années 1990, créé ces "paramilitaires" ?
Le processus en cours tente de donner des réponses. Il est inédit dans l'histoire colombienne. La justice se déploie comme jamais en ce pays. Les institutions concernées (présidence, fiscalia, procaduria) sont souvent critiquables, mais répondent aux critères de base de la séparation des pouvoirs, parfois mieux que leurs équivalents français. En guerre interne, ce pays voit sa justice fonctionner plutôt bien que mal comparé au passé.
Par conséquent, la France et les Etats-Unis devraient tenir compte du fait que cette démocratie en guerre se trouve à la croisée des chemins. Elle peut échouer et affaiblir ses institutions démocratiques ou gagner son pari et être pacifiée. Le contexte international est tendu. La France semble vouloir dépasser les cafouillages antérieurs (la tentative ubuesque de sauvetage d'Ingrid Betancourt sans consultation des autorités colombiennes en juillet 2003). Elle continue toutefois de résumer la Colombie à la terrible affaire Betancourt qui devrait être remise dans son contexte (près de 700 personnes enlevées en 2006), lors même qu'elle contribue discrètement à former les forces colombiennes à la contre-insurrection. Est-il interdit de reconnaître nos liens avec une démocratie authentique ou faut-il suivre ceux qui voient en Uribe une sorte de dictateur à la solde des Etats-Unis ?
Ce cliché est repris par Toni Negri et Giuseppe Socco (dans GlobAL - sic !) qui écrivent que, dans la "marche vers la liberté" en Amérique latine, "l'exception, c'est Uribe", "le fantoche des Etats-Unis". Méconnaissance ou idéologie ? Les démocrates américains eux-mêmes ont accueilli avec froideur le président colombien début mai. Ils remettent en cause certains termes du Traité de libre-échange et une partie du Plan Colombie parce que les assassinats n'ont pas cessé, sous-entendant que la faute en incombe à l'exécutif colombien.
L'attitude étonne : sensibles aux droits de l'homme, ils n'avaient pas fait grand-chose dans les affaires d'Abou Ghraib et de Guantanamo. Le "fantoche" a donc répondu le 18 mai sans ambages : "Que le Congrès des Etats-Unis sache que (la Colombie) a montré plus de détermination pour vaincre le terrorisme que vous pouvez en avoir eu dans toutes ces guerres internationales auxquelles vous avez participé."
Rappelons que le Plan Colombie (qui signe l'implication massive des Etats-Unis en Colombie) date de 1998, sous la présidence de Bill Clinton et, en Colombie, Andrés Pastrana (avant Alvaro Uribe). Son application (lutte contre les guérillas et les narcotiques) est sujette à critiques, mais elle a permis de pacifier une grande partie du territoire colombien, ses grandes villes, contrairement à ce que suggère le site Internet de notre ministère des affaires étrangères. Le problème n'est donc pas Alvaro Uribe, mais les groupes armés illégaux à l'intérieur qui massacrent, extorquent, séquestrent, et Hugo Chavez qui fait de son territoire une zone de repli pour les FARC.
Récemment, deux officiers de renseignement colombiens ont été torturés et tués au Venezuela par des membres de la Garde nationale et un élément des FARC. L'affaire fut publiée le 14 mai par l'hebdomadaire colombien Semana, bien informé et guère soupçonnable d'uribisme. L'enjeu est de taille : soutenir une démocratie ou la saper en la caricaturant.
Stephen Launay est maître de conférences à l'université de Marne-la-Vallée, chercheur associé au Crédal et à l'Institut des hautes études d'Amérique latine.
Article paru dans l'édition du 07.06.07.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 613,0.html
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Bétancourt: Sarkozy n'a "pas à ce jour" d'espoir de dénouement rapide
06.06.07 | 20h31
Le président Nicolas Sarkozy affirme qu'il n'a "pas à ce jour" d'espoir de dénouement rapide du dossier d'Ingrid Bétancourt, soulignant que ce qui a été fait "était nécessaire mais pas suffisant", dans une interview diffusée mercredi sur le site internet du Figaro.
Comme on lui demande s'il a un espoir de dénouement rapide, le chef de l'Etat répond: "Pas à ce jour".
"Je veux rendre hommage au président Uribe qui en libérant Rodrigo Granda a fait un geste dont je mesure qu'il n'était pas facile pour lui", poursuit-il.
Soulignant que "la négociation est très difficile", M. Sarkozy fait valoir: "ce que nous avons fait était nécessaire, mais n'est pas suffisant".
"D'autres discussions auront lieu. Je ne peux en dire plus. La priorité est d'avoir une preuve de vie d'Ingrid Betancourt. Ensuite nous pourrons prendre d'autres initiatives", ajoute le président français.
Le président colombien Alvaro Uribe avait annoncé lundi soir à Bogota que le chef guérillero des FARC, Rodrigo Granda, a été libéré de prison pour être un "intermédiaire de la paix" à la demande expresse du chef de l'Etat français.
Granda, "ministre des Affaires étrangères" de la guérilla marxiste des FARC, était le membre le plus important de l'organisation rebelle en captivité et avait été capturé le 13 décembre 2004 à Caracas, au Venezuela.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14 ... -40,0.html
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Monde
Bétancourt: Sarkozy veut que le G8 rende "hommage" au geste d'Uribe
Le président français Nicolas Sarkozy a souhaité mercredi que le sommet du G8 rende "hommage" au "geste humanitaire" du président colombien Alvaro Uribe qui a libéré un des chefs de la guerilla marxiste détenant en otage Ingrid Betancourt, a rapporté le porte-parole de l'Elysée.
Un poster d'Ingrid Betancourt est exposé le 8 mars 2006 sur la grille de l'Assemblée nationale à Paris
M. Sarkozy a évoqué le cas d'Ingrid Betancourt avec plusieurs dirigeants du G8, réuni de mercredi à vendredi à Heiligendamm (nord-est de l'Allemagne), a indiqué le porte-parole David Martinon.Il en a parlé avec le Premier ministre canadien Stephen Harper à Paris, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre japonais Shinzo Abe, ainsi qu'avec le président mexicain Felipe Calderon qui participera vendredi au dialogue élargi du G8.
Le président français a évoqué cette question "avec l'idée qu'il souhaitait qu'hommage soit rendu par le G8 au geste humanitaire très courageux" du président Uribe qui a annoncé que le chef guérillero des FARC, Rodrigo Granda, a été libéré de prison pour être un "intermédiaire de la paix" à la demande expresse de M. Sarkozy.
Le président français a fait une priorité de la libération d'Ingrid Betancourt, détenue par les FARC depuis février 2002.
Dans une interview au Figaro, il affirme toutefois qu'il n'a "pas à ce jour" d'espoir de dénouement rapide.
http://www.24heures.ch/pages/home/24_he ... enu)/88611
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Colombie: Granda réitère l'exigence des Farc
Rodrigo Granda, un des chefs de la rébellion colombienne libéré de prison pour négocier la remise en liberté d’otages des Farc, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, a déclaré que le président colombien, Alvaro Uribe, devait accepter avant tout accord la démilitarisation d’une zone du pays réclamée par la rébellion.
“L’impératif du moment, c’est un échange humanitaire mais ce ne sera possible qu’avec la démilitarisation de Florida et de Pradera”, a-t-il dit dans un enregistrement diffusé du siège de la Conférence épiscopale catholique à Bogota, où il se trouve depuis sa libération, lundi. Granda, qui a bénéficié d’une remise en liberté sur parole, a ajouté que son rôle futur dépendrait de la direction des Forces armées révolutionnaires de Colombie. La libération de celui qui est considéré comme le ministre des Affaires étrangères des “Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia” a été interprétée à Bogota comme à Paris comme un développement important dans ce dossier .
http://www.lexpress.mu/display_article. ... s_id=87838
Colombie, une démocratie assiégée, par Stephen Launay
LE MONDE | 06.06.07 | 14h14
Le drame vécu par Ingrid Betancourt depuis cinq ans semble servir de justification à une méconnaissance de la situation colombienne. Sa séquestration et les soupçons de collusion avec les paramilitaires qui pèsent sur des partisans du président sont les seuls faits répétés à satiété, laissant penser que le pays vit assiégé, que la Colombie est un régime autoritaire (affirmation reprise dans un colloque sur l'Amérique latine en 2006).
Pourtant, la Colombie est une démocratie libérale, sans comparaison avec, par exemple, ce que semble vouloir instaurer Hugo Chavez dans le Venezuela voisin. Elle possède une véritable opposition (à la tête de la capitale). La presse publie régulièrement des articles critiques sur le gouvernement, des enquêtes plus poussées que dans certaines autres démocraties. La volonté d'affermir l'autorité de l'Etat ne signifie pas l'instauration d'une dictature.
Depuis quarante ans, divers groupes armés criminels - les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), l'Armée de libération nationale (ELN), puis les paramilitaires, Autodéfenses unies de Colombie (AUC) et narcotrafiquants - assassinent, séquestrent. Depuis vingt-cinq ans, les présidents colombiens ont négocié avec les FARC, sans résultat, du fait de ces dernières. En 2002, puis très largement en 2006, Alvaro Uribe a été élu sur un programme de fermeté à l'égard des groupes illégaux.
Depuis deux ans, un processus de démobilisation a donné lieu à une loi "Justice et paix" acceptée par les paramilitaires ; certaines parties de l'ELN négocient avec le gouvernement. Des remises de peine sont proposées, voire des amnisties partielles à condition que les illégaux déposent les armes, s'engagent à ne pas retourner à la violence, reconnaissent leurs exactions et dénoncent celles dont ils ont connaissance.
Or, dans ce cadre, les "révélations" reprises en France viennent principalement d'anciens chefs paramilitaires (des AUC). Ramon Isaza accuse essentiellement des morts. Salvatore Mancuso tient des "propos libres", au sens strict, énoncés en dehors du tribunal, donc sans risquer de voir s'évanouir pour lui le bénéfice de la loi citée. Ses révélations concernent des politiques (notamment deux membres du gouvernement), des militaires et des policiers en des termes vagues : ces gens auraient eu des contacts avec des chefs paramilitaires avant de prendre leurs fonctions. S'agissait-il de contacts d'alliés ou de contacts de politiques en mission de pré-négociation ? La presse française devrait prendre avec des pincettes des propos qui sont tenus par des criminels, qu'ils soient d'ailleurs des AUC ou des FARC, par exemple lorsque Salvatore Mancuso affirme que le paramilitarisme a été "une politique d'Etat". Voilà encore qui est grave et vague : les plus hautes personnalités de l'Etat ont-elles, dans les années 1990, créé ces "paramilitaires" ?
Le processus en cours tente de donner des réponses. Il est inédit dans l'histoire colombienne. La justice se déploie comme jamais en ce pays. Les institutions concernées (présidence, fiscalia, procaduria) sont souvent critiquables, mais répondent aux critères de base de la séparation des pouvoirs, parfois mieux que leurs équivalents français. En guerre interne, ce pays voit sa justice fonctionner plutôt bien que mal comparé au passé.
Par conséquent, la France et les Etats-Unis devraient tenir compte du fait que cette démocratie en guerre se trouve à la croisée des chemins. Elle peut échouer et affaiblir ses institutions démocratiques ou gagner son pari et être pacifiée. Le contexte international est tendu. La France semble vouloir dépasser les cafouillages antérieurs (la tentative ubuesque de sauvetage d'Ingrid Betancourt sans consultation des autorités colombiennes en juillet 2003). Elle continue toutefois de résumer la Colombie à la terrible affaire Betancourt qui devrait être remise dans son contexte (près de 700 personnes enlevées en 2006), lors même qu'elle contribue discrètement à former les forces colombiennes à la contre-insurrection. Est-il interdit de reconnaître nos liens avec une démocratie authentique ou faut-il suivre ceux qui voient en Uribe une sorte de dictateur à la solde des Etats-Unis ?
Ce cliché est repris par Toni Negri et Giuseppe Socco (dans GlobAL - sic !) qui écrivent que, dans la "marche vers la liberté" en Amérique latine, "l'exception, c'est Uribe", "le fantoche des Etats-Unis". Méconnaissance ou idéologie ? Les démocrates américains eux-mêmes ont accueilli avec froideur le président colombien début mai. Ils remettent en cause certains termes du Traité de libre-échange et une partie du Plan Colombie parce que les assassinats n'ont pas cessé, sous-entendant que la faute en incombe à l'exécutif colombien.
L'attitude étonne : sensibles aux droits de l'homme, ils n'avaient pas fait grand-chose dans les affaires d'Abou Ghraib et de Guantanamo. Le "fantoche" a donc répondu le 18 mai sans ambages : "Que le Congrès des Etats-Unis sache que (la Colombie) a montré plus de détermination pour vaincre le terrorisme que vous pouvez en avoir eu dans toutes ces guerres internationales auxquelles vous avez participé."
Rappelons que le Plan Colombie (qui signe l'implication massive des Etats-Unis en Colombie) date de 1998, sous la présidence de Bill Clinton et, en Colombie, Andrés Pastrana (avant Alvaro Uribe). Son application (lutte contre les guérillas et les narcotiques) est sujette à critiques, mais elle a permis de pacifier une grande partie du territoire colombien, ses grandes villes, contrairement à ce que suggère le site Internet de notre ministère des affaires étrangères. Le problème n'est donc pas Alvaro Uribe, mais les groupes armés illégaux à l'intérieur qui massacrent, extorquent, séquestrent, et Hugo Chavez qui fait de son territoire une zone de repli pour les FARC.
Récemment, deux officiers de renseignement colombiens ont été torturés et tués au Venezuela par des membres de la Garde nationale et un élément des FARC. L'affaire fut publiée le 14 mai par l'hebdomadaire colombien Semana, bien informé et guère soupçonnable d'uribisme. L'enjeu est de taille : soutenir une démocratie ou la saper en la caricaturant.
Stephen Launay est maître de conférences à l'université de Marne-la-Vallée, chercheur associé au Crédal et à l'Institut des hautes études d'Amérique latine.
Article paru dans l'édition du 07.06.07.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 613,0.html
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Bétancourt: Sarkozy n'a "pas à ce jour" d'espoir de dénouement rapide
06.06.07 | 20h31
Le président Nicolas Sarkozy affirme qu'il n'a "pas à ce jour" d'espoir de dénouement rapide du dossier d'Ingrid Bétancourt, soulignant que ce qui a été fait "était nécessaire mais pas suffisant", dans une interview diffusée mercredi sur le site internet du Figaro.
Comme on lui demande s'il a un espoir de dénouement rapide, le chef de l'Etat répond: "Pas à ce jour".
"Je veux rendre hommage au président Uribe qui en libérant Rodrigo Granda a fait un geste dont je mesure qu'il n'était pas facile pour lui", poursuit-il.
Soulignant que "la négociation est très difficile", M. Sarkozy fait valoir: "ce que nous avons fait était nécessaire, mais n'est pas suffisant".
"D'autres discussions auront lieu. Je ne peux en dire plus. La priorité est d'avoir une preuve de vie d'Ingrid Betancourt. Ensuite nous pourrons prendre d'autres initiatives", ajoute le président français.
Le président colombien Alvaro Uribe avait annoncé lundi soir à Bogota que le chef guérillero des FARC, Rodrigo Granda, a été libéré de prison pour être un "intermédiaire de la paix" à la demande expresse du chef de l'Etat français.
Granda, "ministre des Affaires étrangères" de la guérilla marxiste des FARC, était le membre le plus important de l'organisation rebelle en captivité et avait été capturé le 13 décembre 2004 à Caracas, au Venezuela.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14 ... -40,0.html
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Monde
Bétancourt: Sarkozy veut que le G8 rende "hommage" au geste d'Uribe
Le président français Nicolas Sarkozy a souhaité mercredi que le sommet du G8 rende "hommage" au "geste humanitaire" du président colombien Alvaro Uribe qui a libéré un des chefs de la guerilla marxiste détenant en otage Ingrid Betancourt, a rapporté le porte-parole de l'Elysée.
Un poster d'Ingrid Betancourt est exposé le 8 mars 2006 sur la grille de l'Assemblée nationale à Paris
M. Sarkozy a évoqué le cas d'Ingrid Betancourt avec plusieurs dirigeants du G8, réuni de mercredi à vendredi à Heiligendamm (nord-est de l'Allemagne), a indiqué le porte-parole David Martinon.Il en a parlé avec le Premier ministre canadien Stephen Harper à Paris, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre japonais Shinzo Abe, ainsi qu'avec le président mexicain Felipe Calderon qui participera vendredi au dialogue élargi du G8.
Le président français a évoqué cette question "avec l'idée qu'il souhaitait qu'hommage soit rendu par le G8 au geste humanitaire très courageux" du président Uribe qui a annoncé que le chef guérillero des FARC, Rodrigo Granda, a été libéré de prison pour être un "intermédiaire de la paix" à la demande expresse de M. Sarkozy.
Le président français a fait une priorité de la libération d'Ingrid Betancourt, détenue par les FARC depuis février 2002.
Dans une interview au Figaro, il affirme toutefois qu'il n'a "pas à ce jour" d'espoir de dénouement rapide.
http://www.24heures.ch/pages/home/24_he ... enu)/88611
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Colombie: Granda réitère l'exigence des Farc
Rodrigo Granda, un des chefs de la rébellion colombienne libéré de prison pour négocier la remise en liberté d’otages des Farc, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, a déclaré que le président colombien, Alvaro Uribe, devait accepter avant tout accord la démilitarisation d’une zone du pays réclamée par la rébellion.
“L’impératif du moment, c’est un échange humanitaire mais ce ne sera possible qu’avec la démilitarisation de Florida et de Pradera”, a-t-il dit dans un enregistrement diffusé du siège de la Conférence épiscopale catholique à Bogota, où il se trouve depuis sa libération, lundi. Granda, qui a bénéficié d’une remise en liberté sur parole, a ajouté que son rôle futur dépendrait de la direction des Forces armées révolutionnaires de Colombie. La libération de celui qui est considéré comme le ministre des Affaires étrangères des “Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia” a été interprétée à Bogota comme à Paris comme un développement important dans ce dossier .
http://www.lexpress.mu/display_article. ... s_id=87838
Voilà qui est bien !JP a écrit :Le président français a fait une priorité de la libération d'Ingrid Betancourt, détenue par les FARC depuis février 2002.
JP a écrit :Dans une interview au Figaro, il affirme toutefois qu'il n'a "pas à ce jour" d'espoir de dénouement rapide.
Mwa.
Tha_moumou et Peps a écrit :Plus ça va et plus je te trouve sympa, mon kevinounet.
Milou ! a écrit :![]()
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Moi j'aime bien Le Kevin
deyssambre a écrit :Je t'aime Lekevin, et ton cousin aussi.
- Blaise Poulossière
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