Quand il n’y aura plus que l’absence
Quand il n’y aura plus que silence
Quand tu te seras éloignée
Quand il n’y aura plus de nous
Quand il n’y aura plus de toi
Que restera-t-il de moi ?
Que restera-t-il de toi ?
En octobre 2005, l’Etat belge a vendu la moitié du capital moins une action de la Poste à un consortium composé de la poste danoise et de la société « CVC Capital Partners », un consortium pesant 20.9 milliards d’euros (comprenant 44 entreprises — allant des appâts pour la pêche, aux réfrigérateurs en passant par la cordonnerie) dont la spécialité est de racheter des entreprises en vue de les revendre à court ou moyen terme en faisant de grosses plus-values.
Constatant la fermeture de plusieurs centaines de bureaux de poste (277 en 2007 et encore 200 annoncés pour 2008 alors qu’une étude d’Eurostat pointe déjà un manque de bureaux en Belgique) qui constituaient autant de services de proximité essentiels pour la population et ce en particulier en milieu rural ainsi que le retrait de plusieurs milliers de boites postales et l’augmentation du prix des timbres
Craignant à court terme la fin du principe solidaire qui prévoit un tarif équivalent pour tous les usagers du service) et des facilités de diffusion des périodiques (outil démocratique important)
Notant par ailleurs le net recul de l’emploi à la Poste (perte de plus de 10 000 postes au cours de la présente décennie et recours massif aux statuts précaires) ainsi que la dégradation sérieuse des conditions de travail du personnel (notamment dans le cadre des plans Géoroute 1 et Géoroute 2)
Notant que l’Etat fédéral continue de verser une dotation d’un montant de 290 millions d’euros par an à une entreprise qui réalise des bénéfices (bénéfice opérationnel normalisé 2007 de 234 millions d’euros, en hausse de 10% par rapport à 2006).
Nous estimons
— que la privatisation de la Poste qui a débuté en 2005 est un échec pour nous, ses utilisateurs — comme d’ailleurs pour son personnel et pour l’économie belge en général.
— qu’il y a incompatibilité totale entre un service public de qualité et des intérêts purement financiers comme ceux des patrons actuels de la Poste.
— que l’organisation collective des services publics est plus juste et produit davantage de bien-être collectif tout en assurant une redistribution organique de la richesse et la constitution de biens communs.
Mes parents me disent toujours qu'à la poste c'est des feignants, et nous sommes à 100% pour la privatisation, l'ouverture des marchés, pour la concurrence, en plus la concurrence risque d'être moins chère au niveau des colis et du transport, donc une répercutions positive sur le pouvoir d'achat.