Fondation Malone

Engagements pour diverses causes, initiées ou non par Renaud...

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Pierre de Calvingrad
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Re: Fondation Malone

Message par Pierre de Calvingrad »

guigui a écrit :je suis d'accord avec toi pierre je ne sais pas si ça va te faire plaisir mais je tenais à te le dire
Je ne dirais pas que ça me fait plaisir
(d'autant plus que je ne sais pas de quoi tu parles précisément).

Car de toutes manières, je ne fais que vous donner des conseils sur ce qui me semble être une tentative de vie normale.

Quoi que, venant de voir un film sur les chants des enfants du Monde,
réalisé par un québequois,
notre décadence occidentale me dépasse encore plus qu'avant de l'avoir vu.

Pierre

Francis Corpataux
Chant des enfants du monde

Francis Corpataux fait partie des privilégiés qui vivent de leur passion. Professeur d’Université au Québec, ce Sarinois d’origine arpente la planète depuis dix ans pour enregistrer le chant des enfants. A l’heure de la sortie de son dixième disque, consacré à la Bulgarie, sa fascination pour la musique ethnique traditionnelle reste intacte..


Francis Corpataux: «Sur les cinq continents j’ai rencontré des enfants qui chantaient dans les pâturages, en surveillant quelques vaches, en portant de l’eau» (N. Repond)

– Comment en êtes-vous arrivé à vous intéresser au chant des enfants?
Mon travail d’instituteur spécialisé dans l’enseignement de la musique (voir l’encadré ci-dessous) m’a amené à m’interroger sur les expériences des enfants en la matière. Assez rapidement, je me suis aperçu que les petits Québécois ne connaissaient que très peu les chansons traditionnelles de jeu et qu’elles avaient déjà disparu de leur mémoire. Ils préfèrent, et de loin, imiter les stars de la musique commerciale. Le sens du jeu musical m’a semblé presque perdu au Canada. C’est pourquoi j’ai voulu savoir s’il existait encore des endroits dans le monde où une tradition vivante de la musique spontanée existait encore.

– Qu’avez-vous découvert lors de vos voyages aux quatre coins du monde?
Contrairement à chez nous, en Suisse, les chants folkloriques n’appartiennent pas à un passé gelé dans des livres, aussi belle que soit la tradition. Sur les cinq continents j’ai rencontré des enfants qui chantaient dans les pâturages, en surveillant quelques vaches, en portant de l’eau. En Mauritanie, par exemple, les nomades adolescentes ont gardé l’habitude de se réunir le soir pour chanter des poèmes d’amour avec lesquels toutes les variations sont possibles. Les enfants reprennent ces chansons à leur compte et, tout en imitant les adultes, instillent des variations propres à leur humeur du moment. C’est cette spontanéité que je suis venu chercher si loin.

– Justement, comment faites-vous pour la conserver lors des enregistrements?
C’est très difficile, car les enfants ne sont pas des acteurs nés. Après avoir chanté une fois, ils ne comprennent pas pourquoi ils devraient le faire une autre fois. De plus, chez la plupart d’entre eux, la notion de juste et de faux est plutôt perçue comme une variation sur le même thème. Cela se complique encore lorsqu’une chanson est liée à une fonction ludique, religieuse, initiatique ou à un travail spécifique comme le nettoyage du riz. «S’il n’y a pas de riz, à quoi cela sert-il de chanter?» me demandent alors les enfants…

– De quoi parlent les chants que vous sélectionnez pour vos disques?
Il y a des thèmes qui reviennent dans tous les pays, notamment les messages éducatifs. Les hommes chantent à leurs enfants qu’il leur faudra apprendre le même métier qu’eux. Quant aux femmes, elles lancent davantage des messages de solidarité, de respect des aînés. Le thème qui est le propre des enfants fait souvent référence à la peur qu’ils ont de subir un rite d’initiation. Je me souviens en particulier d’une petite fille guinéenne qui évoquait sa peur de la douleur de l’excision. Mais, heureusement, la plupart des thèmes ne sont pas aussi tristes. J’ai enregistré beaucoup de berceuses, de chansons liées aux jeux voire des chansons religieuses, en particulier dans les milieux animistes. Ce que l’on retrouve aussi très souvent, ce sont les chansons d’amour que les enfants reprennent des adultes.

– Avez-vous parfois décelé l’influence de la musique pop parmi les chansons que vous avez enregistrées?
Vous savez, l’influence de l’Occident est perceptible à peu près partout, surtout dans les centres urbains. La volonté de ressembler aux Occidentaux pousse les peuples du Sud et de l’Est à écouter la même musique que nous, surtout la pop anglo-saxonne. Et c’est en Extrême-Orient que cette tendance est la plus forte. Heureusement, en Amérique latine et en Afrique, les musiciens locaux sont capables d’utiliser les mêmes instruments et la même technologie que nous tout en produisant des mélodies et des sonorités qui gardent une très forte couleur locale. Mais il est clair que pour retrouver la plus pure tradition locale, je suis souvent obligé d'aller dans les villages les plus reculés de la planète.

Une carrière outre-mer
Il y a des jours où le hasard fait bien les choses, à condition de savoir saisir sa chance. En 1971, alors qu’il enseigne dans une classe spécialisée destinée aux enfants en difficulté, Francis Corpataux voit débarquer un groupe d’experts québécois venus dans le canton de Fribourg pour s’inspirer des pratiques pédagogiques qu’il met en œuvre. Très intéressés par ce qu’ils voient, les pédagogues du Nouveau-Monde lui proposent de venir deux ans à Sherbrooke (100 km à l’est de Montréal) pour faire profiter les enseignants et les élèves québécois de son expérience.
L’instituteur originaire de Matran ne sait alors pas que son séjour durera plus de trente ans. Il faut dire qu’après cinq ans d’enseignement primaire spécialisé, le Fribourgeois se voit proposer une charge de cours en «pédagogie et gestion de classe» à l'Université de Sherbrooke. En parallèle, on lui laisse développer un enseignement expérimental de la musique qui donne aux enfants «une ouverture sur le monde des sonorités en tous genres. Il va sans dire qu'aucun enfant ne connaît le solfège à la fin de l'année», précise le Québécois d’adoption.
Malgré son côté résolument iconoclaste, cet enseignement est très bien accueilli par les Canadiens, ce qui encourage Francis Corpataux à poursuivre dans la même voie. C’est donc fort d’un bon capital de confiance qu’il demande à son Université l’autorisation d’arpenter le globe en vue de recueillir des chants d’enfants épargnés par l’influence de la musique pop moderne. Une fois obtenu l’indispensable feu vert académique, il développe une grille d’analyse en vue d’établir des comparaisons entre les chants d’enfants des différentes régions.

Partage de connaissance
Après dix-huit mois de préparation et de négociations préalables avec les autorités des pays retenus pour sa recherche, il part avec sa femme pour un voyage de onze mois à travers le Sénégal, la Guinée, le sud de l’Inde, le Népal, la Thaïlande, la Malaisie et l’Indonésie. Par la suite, il fera encore d’autres voyages en Amérique latine, en Chine et en Afrique saharienne. «Le succès de la collecte d’enregistrements a été immédiat, se souvient le Fribourgeois. D’emblée, nous avons pu établir des parallèles entre les chants des différentes ethnies.» De retour au Canada, il présente son travail d’ethnomusicologie à son Université tout en contactant un maximum de gens pour que ses documents sonores ne restent pas dans des cartons empoussiérés. «Je voulais absolument faire profiter le public de mes découvertes. J’ai donc pris des contacts avec les médias et les radios et télévisions du Canada et d’Europe, qui ont réagi très positivement à ma proposition. Il faut dire que j’étais le premier à m’intéresser au chant des enfants du monde entier!»
Ce succès radiophonique va lui permettre de trouver, via la maison de disque Arion basée à Paris, un partenaire fidèle pour diffuser ses disques en Europe, à Hong-Kong, à Singapour, au Japon et au Brésil. Aujourd’hui, Francis Corpataux a sorti le dixième album de la collection Le chant des enfants du monde (distribué en Suisse par Interdisc) consacré cette fois à la Bulgarie. N'ayant rien perdu de son enthousiasme initial, il prépare déjà son prochain voyage à destination du Cameroun.

Liens internet sur le travail de Francis Corpataux:www.usherbrooke.ca/liaison_vol36/17/lie ... pataux.htm, www.mondomix.org/mix_fr/interviews/listing.htm, ou info@arion-music.com

Propos recueillis par
Nicolas Geinoz / 25 juin 2002
"Il faudrait s'efforcer d'être heureux,
ne serait-ce que pour donner l'exemple"

Jacques Prévert
hector
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Re: Fondation Malone

Message par hector »

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SVPat
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Re: Fondation Malone

Message par SVPat »

Merci de l'Info !!!
Mais dommage !
Elle avait des buts qui me plaisaient ! :?
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Marie la Belge
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Re: Fondation Malone

Message par Marie la Belge »

http://www.fondation-malone.fr/accueil/ ... fondation/
Le projet tel qu’il avait été pensé à son origine ayant rencontré des difficultés dans sa finalisation, Renaud est en train de trouver la forme la plus adaptée pour mettre en œuvre son vœu de favoriser des projets ayant pour but de participer à l’amélioration des conditions de vie d’enfants et de familles, en France et à l’étranger, dans les domaines notamment sanitaire, éducatif, culturel, environnemental et des libertés fondamentales.
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Elle quitte le vilain phenix mais aimera toujours Renaud.
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