C'est pas la fautes de nos braves "poulets" .....

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SVPat
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C'est pas la fautes de nos braves "poulets" .....

Message par SVPat »

Coucou de Marseille, où les RG ré apprennent l'apprentissage de l'addition
A Marseille, le nombre de manifestants est plus important que lors de la précédente journée : 230.000 selon les syndicats....
Vous voulez le chiffres de la Préfecture?
Vous y tenez vraiment??
Ben vous l'aurez voulu:24.500 selon la police !!!!
...Vous n'êtes pas obligé de vous moquez de nos petits "poulets" : ils font ce qu'ils peuvent les Pôvres !

Y a-t-il eu maquillage des chiffres ?
Je sais, je sais, je sais !
Maintenant je sais !!!
C'est pas la fautes de nos braves "poulets" ..... mais de leur hiérarchie !!!

A Marseille, les policiers auraient en fait compté au moins 100.000 manifestants.
Selon les informations d'Europe 1, les policiers auraient compté au moins 100.000 manifestants dans les rues de Marseille ce mardi, bien loin des 24.500 annoncés officiellement.
Voir la suite de l'article -.-.-.-.-.> http://www.europe1.fr/France/Y-a-t-il-e ... es-287890/
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Je préfère manger une pomme de terre debout qu'un steak à genoux !
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23-6-89
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Re: C'est pas la fautes de nos braves "poulets" .....

Message par 23-6-89 »

Maquillage, aussi bien dans un sens que dans l'autre !

J'ai jamais compris que les instituts de sondage qui sont toujours à l'affut de nouveaux marchés, ne se positionnent pas pour compter les badauds, moitié au frais des syndicats et moitié au frais des préfectures de police !

Le tout encadré par une petite loi, ça ne ferait qu'une de plus, on est plus à ça prét vu l'inflation législative !
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Peps
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Re: C'est pas la fautes de nos braves "poulets" .....

Message par Peps »

http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html

A Marseille, un syndicat de police dénonce un maquillage des chiffres

Le syndicat Unité SGP police s'est élevé mardi 12 octobre contre le chiffrage par les autorités du nombre des manifestants contre la réforme des retraites, en particulier à Marseille où l'écart entre les chiffres est de un à dix.

Dans un communiqué, il estime que la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône "s'épuise à dévaloriser le nombre des manifestants alors même que la mobilisation s'amplifie."

La manifestation à Marseille mardi a réuni 230 000 personnes selon les syndicats, 24 500 selon la police, une différence déjà observée lors des précédents défilés à Marseille et qui a suscité de nombreux commentaires. L'écart est également très important à Paris où les syndicats comptent 330 000 manifestants contre 65 000 selon une première estimation de la préfecture de police.

Pour Unité SGP police, syndicat majoritaire chez les gardiens de la paix, ce "procédé comptable" de la hiérarchie policière "confond les limites entre politique et service public." Selon lui, cette façon de "travestir" la contestation sociale risque en définitive de "ridiculiser la police."
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George Bernanos.
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23-6-89
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Re: C'est pas la fautes de nos braves "poulets" .....

Message par 23-6-89 »

http://www.liberation.fr/societe/010122 ... l-etranger

Comment les autres pays comptent leurs manifestants
Le casse-tête du décompte n'est pas une exception française. Tour d'horizon chez nos voisins à la veille de la journée d'action contre la réforme des retraites.

Par CORDÉLIA BONAL, LAURE EQUY, SYLVAIN MOUILLARD, FABRICE ROUSSELOT De notre correspondant à New York

Des écarts de nombres à s’arracher les cheveux, deux camps qui crient victoire en se réjouissant, pour les uns, d’une mobilisation qui prend de l’ampleur, pour les autres d’un essoufflement du mouvement: c’est bel et bien à une bataille de chiffres que se livrent syndicats et gouvernement, particulièrement depuis la journée d’action interprofessionnelle du 23 septembre contre la réforme des retraites.

Et les manifestations de demain, mardi, ne devraient pas faire exception. Voilà deux semaines, le leader de la CFDT, François Chérèque assurait que cela posait moins de problème en Belgique ou en Espagne. Ces comptages aléatoires ne font-ils polémique qu’en France? Les autres pays ont-ils vraiment trouvé d’autres méthodes pour évaluer l’ampleur de leurs cortèges?

Un rapide tour des pratiques à l’étranger montre qu’il n’existe pas de solution miracle mettant tout le monde d’accord. On retrouve à peu près les mêmes méthodes, assez empiriques: se poster à un point du parcours pour évaluer le nombre de manifestants sur une rangée et multiplier par le nombre de rangées, compter les cars, photographier les défilés depuis un hélicoptère. Avec, toutefois, quelques particularismes locaux...

Comme en Italie, où le chiffre est obtenu par un calcul entre superficie d’une place multipliée par deux ou quatre en fonction de la saison et de la concentration. Explication: on dénombre grosso modo quatre personnes au mètre carré en été dans une place vraiment remplie, et deux - le minimum - avec de gros habits d’hiver et des manifestants pas trop serrés. Là-bas aussi, les estimations de la police et des organisateurs ne coïncident pas. Pour preuve, ces estimations fournies lors des défilés contre la guerre en Irak, en 2003. Selon les organisateurs, plus de trois millions de personnes avaient défilé à Rome alors que la police n’avait vu «que» 650.000 participants (certes sans comptabiliser ceux qui n’avaient pu accéder au point de départ de la manif).

En Allemagne, la police berlinoise estime aussi le nombre de personnes que peut contenir une place ou une avenue. Et effectue parallèlement un décompte réel des manifestants, sur une distance précise à un instant T. Mais les organisateurs fournissent leurs propres chiffres, ce qui ne manque pas de déclencher des controverses. Ce week-end, un défilé à Munich contre la politique nucléaire de la coalition Merkel a ainsi rassemblé 25.000 personnes, selon la police. Côté organisateurs, on avait vu le double, 50.000 personnes. Les médias renvoient les deux versions dos à dos.

En Grèce par contre, la presse publie ses propres estimations. Et si les décomptes de la police sont, comme en France, toujours inférieurs à ceux des organisateurs, les chiffres des premiers finissent parfois par faire référence... les syndicats ne donnant que rarement une estimation commune.

(Manifestation le 5 mai à Athènes. AFP/Aris Messinis)


L’Espagne ne semble pas avoir davantage trouvé de solution fiable. Les chiffres font, là-bas encore, le grand écart. A tel point que certains médias ont fini par s’organiser eux-mêmes. Depuis un an, El País fait ainsi ses propres calculs en estimant la densité de population en différents points. De son côté, l’agence EFE recourt à la société Lynce qui établit un décompte grâce à des photos haute résolution et des vidéos. Après analyse par ordinateur, Lynce assure obtenir un véritable décompte et non une estimation.



Résultat des courses, au lieu d'un chiffre qui mette tout le monde d'accord, les écarts sont encore plus déroutants. Exemple avec la grande manifestation contre la loi sur l’avortement du 17 octobre 2009: il y avait près de deux millions de manifestants à Madrid selon les syndicats, 1,2 million à en croire les autorités de la ville. Le chiffre tombe à 265.000 selon El País. Quant aux ordinateurs de Lynce, ils annonçaient un petit «55.316 personnes». Idem pour la grève générale du 29 septembre: Lynce a décompté 17.228 manifestants à Madrid, la police 40.000, El País 95.000 et les syndicats... un demi-million.



Aux Etats-Unis, tout le monde compte: la police, quelquefois la CIA, les pro-manifestations et les anti-manifestations, les médias. Généralement, les autorités s’en remettent à des photos de la foule pour évaluer sa densité et son importance. Mais les polémiques sont incessantes. En août, lors du récent meeting de Glenn Beck, le commentateur ultraconservateur de Fox News à Washington par exemple, ce dernier avait estimé que 300.000 personnes se présenteraient à la manifestation. Au final, il a évoqué le chiffre de 600.000 personnes. Mais une compagnie engagée par la chaîne CBS, AirPhotosLive.com, après étude de photos aériennes, a assuré que seules 78.000 à 96.000 personnes étaient présentes. La police a évoqué «plusieurs dizaines de milliers de personnes».

A noter que la ville de Marseille (où les manifestants étaient entre 19.000 selon la police et 150.000 d’après les syndicats, le 2 octobre) ne détient pas le monopole des écarts de 1 à 10. A Londres, une manifestation, en juin, contre l’arraisonnement meurtrier de la flottille pour Gaza (photo) avait connu des estimations bien différentes. Selon les organisateurs, 20.000 personnes avaient participé. La police, elle, ne parlait que de 2.000 manifestants.



A plusieurs reprises, les médias britanniques n’ont pas hésité à fournir leurs propres estimations, sans beaucoup plus de rigueur.

En Belgique, les écarts entre estimations des organisateurs et de la police, vont plutôt, selon des journalistes, «du simple au double». Pour autant, ces chiffres ont, sans doute, moins d’enjeu qu’en France. «Je ne me souviens pas qu’elles aient vraiment servi d’argument politique, dit un journaliste de La Libre Belgique. Et puis, quand c’est un échec, tout le monde le sait.» Joint par Libération.fr, Ricardo Gutierrez, du service Société du quotidien Le Soir, explique que pour des cortèges de moins de 30.000 manifestants, il donne son propre comptage. Par ailleurs, «la police ne communique pas ses chiffres de sa propre initiative. On n’est pas dans la culture du comptage systématique, on ne se focalise pas dessus», souligne-t-il. Avant de faire remarquer que les manifestations, en Belgique, sont «peut-être aussi plus "dénombrables": si on dit "des milliers", à l’échelle d’un petit pays, en termes de nombre d’habitants, comme la Belgique, c’est déjà énorme.»
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