Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Engagements pour diverses causes, initiées ou non par Renaud...

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Marie la Belge
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Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Message par Marie la Belge »

Je vous invite à signer la pétition lancée par l’asbl Smart.be, visant à un dialogue avec les politiques pour préciser les différents métiers assujettis au statut de l'artiste :
http://petition.smartbe.be/fr/petition

Si vous n’allez jamais au théâtre, à un concert, à un festival de musique ou de conte, à un spectacle d’artistes de rue
Si vous ne lisez jamais de BD, si vous ne regardez jamais les dessins et caricatures de presse
Si vous n’emmenez jamais votre enfant voir un clown, un spectacle de marionnettes, ou de cirque
Si vous n’allez jamais voir une expo
(liste non exhaustive)

… alors ne signez pas, vous n’êtes pas concerné.

Dans le cas contraire, signez et faites tourner l’info !


Les explications...

Avant 2002

Avant 2002, les artistes n’avaient aucun statut légal : c’était le règne de la débrouille et, le plus souvent, des « contrats » en noir. Mais cela signifiait aussi aucun droits sociaux.

Depuis 2002

En 2002, une loi vient combler le vide et crée le « Statut d’artiste ». Cela permet enfin aux artistes d’assimiler leurs périodes d’activité à un travail salarié sur lequel ils sont bien entendu imposés mais qui leur octroie parallèlement des droits.

Et maintenant ?

A présent, et bien que la loi n’ait pas changé, l’Onem tente de restreindre ces droits pour un certain nombre d’artistes en modifiant unilatéralement (et sans créer gare !) son interprétation de la loi.

Pour bien comprendre, il faut prendre conscience que le travail des artistes généralement intermittent (en France, on parle par exemple des « Intermittents du spectacles »). Ainsi, leurs périodes de travail sont sans cesse entrecoupées de période sans travail.

Assimilation des cachets et des contrats intermittents

Les artistes sont payés de deux manières : soit « au cachet » (paiement à la prestation), soit via un contrat de travail plus classique mais souvent à courte durée, le temps d’accomplir leur tâche pour le spectacle. Depuis 2002 et jusqu’à présent, ces revenus étaient assimilés à du travail pour tous les travailleurs du spectacle.

Dans sa dernière note, l’Onem a décidé de restreindre cela à deux catégories :

les artistes du spectacle (comédiens, musiciens, etc)
les artistes créateurs qui « tournent » avec le spectacle (ex. costumier)

En excluant dorénavant les autres catégories :

Les non-artistes même s’ils sont occupés dans le secteur du spectacle et sont payés à la prestation (technicien travaillant au cachet, électricien, caméraman, ingénieur du son, etc.)
Les autres artistes créateurs (= qui ne tournent pas avec le spectacle) : par exemple le scénographe, qui travaillent pendant plusieurs mois à la préparation du spectacle mais qui, une fois la tournée lancée, n’accompagne pas la troupe.

Autrement dit, pour ces catégories de travailleurs, c’est comme s’ils n’avaient jamais travaillé !!! Leurs périodes de travail ne seront tout simplement plus prise en compte dans le calcul de leurs allocations et de leur droit au chômage, le cas échéant.

La règle des 156 jours

Même pour les catégories reconnues, l’Onem veut à présent imposer une autre restriction : celle de pouvoir justifier au moins 156 jours de travail dans les 18 derniers mois sous peine :

de perdre le statut d’artiste (et donc tous ses droits basés sur son travail)
d’être obligé de chercher un autre emploi

156 jours ce n’est pas beaucoup me direz-vous ! Ben… compte tenu qu’un salarié travaille environ 220 jours par an, ça fait quand même un mi-temps !

Pour un artiste qui a de la bouteille et qui est bien reconnu dans le milieu, ça va. Mais pour un jeune qui débute et doit encore se faire un nom, c’est autre chose ! Or, si ce jeune doit chercher un autre emploi, il ne sera plus disponible pour un contrat d’artiste donc il ne se fera jamais un nom, donc il n’aura jamais 156 jours de travail artistique… bref le cercle vicieux.

Et il fait quoi ? Parce puisqu’il est comédien, scénographe, costumier, c’est son diplôme, son métier, bref ce qu’il sait faire. Et aussi ce qu’il a envie de faire, ce qui est aussi important.
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Born X
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Re: Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Message par Born X »

Je signe a une condition: que les mimes ne soient pas reconnus comme "artistes" (note, cette condition est valables pour l'ensemble des pays du monde et pas uniquement la belgique)
La première décision vient du coeur et l'intelligence, dont nous sommes tous dépositaire, doit faire ce que notre coeur décide.
La normalité n'est pas le summum de ce qui peut s'atteindre.
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Marie la Belge
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Re: Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Message par Marie la Belge »

Les mimes, oui.
Les sosies, non.


:mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
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Pierre de Calvingrad
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Re: Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Message par Pierre de Calvingrad »

Born X a écrit :Je signe a une condition: que les mimes ne soient pas reconnus comme "artistes" (note, cette condition est valables pour l'ensemble des pays du monde et pas uniquement la belgique)
Et bien moi je ne signe pas; tout d'abord pour cette raison -ci-dessous-

Et aussi parce aue pourquoi se limiter aux artistes (et pas aux habitantEs).

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Pour le maintien et la sécurisation du statut de l’artiste

Nous demandons à la Ministre de l’Emploi de bien vouloir organiser sans délai une concertation sur l’ensemble de la problématique de la réglementation de l’artiste au chômage, afin de mettre en concordance celle-ci avec les prescrits de la loi du 24 décembre 2002 sur le statut social de l’artiste.

Il faut pour l’avenir :


* garantir que tous les artistes et techniciens puissent bénéficier pour l’accès au chômage de la règle inscrite dans l’article 10 de l’Arrêté Ministériel du 26/11/1991 (règle du cachet)

* confirmer que tous les artistes et techniciens travaillant exclusivement dans les liens de contrats de courte durée bénéficient pour la prolongation de leurs droits de la règle inscrite dans l’article 116§5 de l’Arrêté Royal du 25/11/1991

* dire qu’il est légitime de transformer en salaires les montants gagnés par la vente d’œuvres par les artistes dits « créateurs »

* plus généralement préciser les règles afin de diminuer les incertitudes administratives insupportables que créent les interprétations de l’ONEM.


Nous estimons que cette concertation est urgente.

Dans l’attente de cette concertation, nous exigeons la suspension de la note de l’ONEM qui crée chaque jour d’importantes difficultés administratives et le blocage des dossiers des artistes et des techniciens de spectacle de plus en plus nombreux.
(...)

Signer la pétition
Prénom et nom : * Cette information sera visible publiquement dans la liste des signatures.
(...)
Fonction : * Cette information sera visible publiquement dans la liste des signatures.
(...)
Localité : *Cette information sera visible publiquement dans la liste des signatures.
(...) >>

Pierre

P.S. Et puis en plus ... (début de l'edito de la Planète Bleue 700 - spéciale 700e édition

Cette semaine, nous allons évoquer une croyance populaire, une légende contemporaine selon laquelle chacun d'entre nous, à son échelle, pourrait faire quelque chose pour la planète. C'est une idée très répandue, à laquelle on a tous envie de croire. Mais les experts les plus sérieux, eux, n'y croient pas. C'est un leurre qui relève de la croyance, c'est la religion d'aujourd'hui. Si vous voulez que les choses changent, si vous rêvez d'un futur meilleur, il va falloir vous engager, prendre votre part aux conflits, aux actions collectives. Fermer l'eau du robinet pendant que vous vous lavez les dents ou signer une pétition sur Internet ne suffira pas... (...) >>
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Jacky
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Re: Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Message par Jacky »

heureusement qu'il y a des festivals subventionnés pour cach'tonner des clowns sans talent.

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Born X
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Re: Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Message par Born X »

En france il serait temps que quelqu'un dénonce la grande arnaque du volontariat sur les gros festoches...
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Pierre de Calvingrad
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Re: Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Message par Pierre de Calvingrad »

Born X a écrit :En france il serait temps que quelqu'un dénonce la grande arnaque du volontariat sur les gros festoches...
Je pense qu'il faut lire "bénévole".

Cela dit, ce n'est pas que "sur les gros festoches" que des gens travaillent bénùvolement.

Mais je dirais en gros 95 % de la population.

"(...) quelque soit l'augmentation dont nous bénéficierons l'année prochaine, celle ci ne viendra en effet que compenser très partiellement le sacrifice que nous faisons tous les jours, celui de notre liberté; la liberté de faire autre chose que de gagner un peu d'argent pour devoir aussitôt le dépenser"
(fin approximative -de mémoire- d'un édito paru dans un hebdomadaire suisse il y a plus de 10ans).

Or donc, il serait en effet temps (que par exemple les socialistes dénoncent cela -au lieu de relancer le nucléaire par exemple :
("Vouloir attenter au nucléaire est une folie", a affirmé Michel Rocard, " le charbon tue beaucoup plus de gens", ajoutant que "le nucléaire est beaucoup moins dangereux que l'on ne le saurait".)

Pierre
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Jacques Prévert

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Marie la Belge
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Re: Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Message par Marie la Belge »

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Born X
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Re: Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Message par Born X »

Pierre de Calvingrad a écrit :
Born X a écrit :En france il serait temps que quelqu'un dénonce la grande arnaque du volontariat sur les gros festoches...
Je pense qu'il faut lire "bénévole".
En général un bénévole est volontaire mais oui c'est plus le terme "bénévole" qui est utilisé sur les festoches.
Celà dit c'est quand même une énorme arnaque comme concept.
Mais les organisateurs y ont de plus en plus recourt. Ca leur coute nettement moins cher et ça limite tout conflit social, que du bonheur pour eux quoi.
Pour ceux et celles qui connaitraient pas c'est un principe qui fait qu'un festoche peut contacter les associations locales. En fonction du nombre de "bénévoles" de ces associations qui acceptent de bosser lors du festival celui-ci donne une somme d'argent à ladite asso.
Sauf que bien sur, la somme donnée est LARGEMENT inférieure à ce qu'aurait couté un salaire.
Pour exemple pour 30 bénévoles agissants lors de l'ensemble du festival, les vieilles charrues donnent généreusement 300 euros au secours populaire. Soit 10 euros par personne et sur un laps de temps d'une semaine. On est assez loin du salaire minimal.
Bien sur pour un "petit festival" non subventionné c'est assez pratique, mais on note que ce sont souvent les énormes structures ultra- sponsorisées qui ont recours à cette technique.
Un bénévole c'est pratique, ça coute rien et ça se plaint pas. Et en cas de grève des intermittents par exemple ça peut même faire office de briseur de grève.
Que du bonheur quoi.
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Pierre de Calvingrad
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Re: Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Message par Pierre de Calvingrad »

Born X a écrit : (...)
Un bénévole c'est pratique, ça coute rien et ça se plaint pas. Et en cas de grève des intermittents par exemple ça peut même faire office de briseur de grève.
Que du bonheur quoi.
Et si nous étions toutes et tous bénévoles ?

Piqure de rappel : http://kropot.free.fr/black-travailler.htm

<< NUL NE DEVRAIT JAMAIS TRAVAILLER.
Le travail est la source de toute misère, ou presque, dans ce monde. Tous les maux qui se peuvent nommer proviennent de ce que l'on travaille - ou de ce que l'on vit dans un monde voué au travail. Si nous voulons cesser de souffrir, il nous faut arrêter de travailler.

Cela ne signifie nullement que nous devrions arrêter de nous activer. Cela implique surtout d'avoir à créer un nouveau mode de voie fondé sur le jeu ; en d'autre mots, une révolution ludique. Par "jeu", j'entends aussi bien la fête que la créativité, la rencontre que la communauté, et peut-être même l'art. On ne saurait réduire la sphère du jeu aux jeux des enfants, aussi enrichissants que puissent être ces premiers amusements. J'en appelle à une aventure collective dans l'allégresse généralisée ainsi qu'à l'exubérance mutuelle et consentie librement. Le jeu n'est pas passivité. Il ne fait aucun doute que nous avons tous besoin de consacrer au pur délassement et à l'indolence infiniment plus de temps que cette époque ne le permet, quels que soient notre métier ou nos revenus. Pourtant, une fois que nous nous sommes reposés des fatigues du salariat, nous désirons presque tous agir encore. Oblomovisme et Stakhanovisme ne sont que les deux faces de la même monnaie de singe.

La vie ludique est totalement incompatible avec la réalité existante. Tant pis pour la "réalité", ce trou noir qui aspire toute vitalité et nous prive du peu de vie qui distingue encore l'existence humaine de la simple survie. Curieusement - ou peut-être pas - toutes les vieilles idéologies sont conservatrices, en ce qu'elles crient aux vertus du travail. Pour certaines d'entre elles, comme le marxisme et la plupart des variétés d'anarchisme, leur culte du travail est d'autant plus féroce qu'elles ne croient plus à grand chose d'autre.

La gauche modérée dit que nous devrions abolir toute discrimination dans l'emploi. J'affirme pour ma part qu'il faut en finir avec l'emplo
i. Les conservateurs plaident pour une législation garantissant le droit au travail. Dans la lignée du turbulent gendre de Marx, Paul Lafargue, je soutiens le droit à la paresse. Certains gauchistes jappent en faveur du plein-emploi. J'aspire au plein-chômage, comme les surréalistes - sauf que je ne plaisante pas, moi. Les sectes trotskistes militent au nom de la révolution permanente. Ma cause est celle de la fête permanente.

Or, si tous ces idéologues sont des partisans du travail - et pas seulement parce qu'ils comptent faire accomplir leur labeur par d'autres -, ils manifestent d'étranges réticences à le dire. Ils peuvent pérorer sans fin sur les salaires, les horaires, les conditions de travail, l'exploitation, la productivité, la rentabilité ; ils sont disposés à parler de tout sauf du travail lui-même. Ces experts, qui se proposent de penser à notre place, font rarement état publiquement de leurs conclusions sur le travail, malgré son écrasante importance dans nos vie. Les syndicats et les managers sont d'accords pour dire que nous devrions vendre notre temps, nos vies en échange de la survie, même s'ils en marchandent le prix. Les marxistes pensent que nous devrions être régentés par des bureaucrates. Les libertariens estiment que nous devrions travailler sous l'autorité exclusive des hommes d'affaires. Les féministes n'ont rien contre l'autorité, du moment qu'elle est exercée par des femmes. Il est clair que ces marchands d'idéologies sont sérieusement divisés quant au partage de ce butin qu'est le pouvoir. Il est non moins clair qu'aucun d'eux ne voit la moindre objection au pouvoir en tant que tel et que tous veulent continuer à nous faire travailler.

Vous êtes peut-être en train de vous demander si je plaisante ou si je suis sérieux. Je plaisante et je suis sérieux. Être ludique ne veut pas dire être ridicule. Le jeu n'est pas forcément frivole, même si frivolité n'est pas trivialité : le plus souvent, on devrait prendre la frivolité au sérieux. J'aimerais que le vie soit un jeu - mais un jeu dont l'enjeu soit vertigineux. Je veux jouer pour de vrai. (...) >>

Pierre
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Jacques Prévert

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Peps
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Re: Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Message par Peps »

Et voilà, à peine le retour d'un gouvernement en Belgique et déjà on s'insurge !
Soundtrack of my life

"Le réalisme est la bonne conscience des salauds"
George Bernanos.

Pierre de Calvingrad
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Re: Belgique : Le statut des artistes à nouveau menacé.

Message par Pierre de Calvingrad »

Peps a écrit :Et voilà, à peine le retour d'un gouvernement en Belgique et déjà on s'insurge !

N'empêche qu'on a battu le record du Monde
(et la preuve par exemple qu'un gouvernement ne sert pas à Grand Chose;
si ce n'est peut-être à faire de la pub pour l'Emprunt d'Etat qui n'a jamais aussi bien marché.
A part peut-être dans 85 jours ... ou un peu plus, un peu moins

http://www.lecho.be/actualite/economie_ ... .art?ckc=1

<< Vers un grand emprunt d'Etat?

(...)

"La société belge pourrait se préserver de la spéculation" en souscrivant directement à un grand emprunt l'an prochain, qui permettrait à l'Etat de couvrir ses besoins de financement à moyen et long terme, selon le ministre des Finances, Didier Reynders.

Didier Reynders s'est félicité lundi que la Belgique ait placé sur les marchés plus de 2 milliards d'euros d'obligations linéaires à des taux légèrement inférieurs à ceux du marché secondaire, ainsi que des quelque 700 millions d'euros déjà empruntés par la voie des bons d'Etats.

"Cela me conforte dans l'idée d'émettre non pas des bons d'Etat comme on le fait chaque trimestre, mais un grand emprunt d'Etat" qui mettrait la Belgique à l'abri de la spéculation, a-t-il dit à l'agence Belga.

La Belgique a prévu de se refinancer l'an prochain à hauteur d'environ 80 milliards d'euros, pour moitié à court terme et pour moitié à plus longue échéance. Selon Reynders, vu le niveau élevé de l'épargne nationale, il est tout à fait envisageable de lever 40 milliards d'euros à moyen et long terme directement auprès des Belges.

"Cela ne représente qu'une toute petite partie de l'épargne totale", qui s'élève à 1.500 milliards d'euros, explique-t-il. Les Belges détiennent 220 milliards rien que sur les carnets d'épargne.

A l'heure actuelle, une partie de cette épargne est déjà placée dans la dette belge par l'intermédiaire des banques. "Mais autant que le Belge bénéficie directement des taux plus élevés", estime-t-il, notant que "certaines grandes entreprises belges offrent des taux inférieurs à ceux de l'Etat". >>

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