Piratage et contrefaçon: La révolte après la signature d'ACTA par l'UE
Voilà désormais le retour d'ACTA, l'Accord commercial anti-contrefaçon, qui revient sur le devant de la scène après sa signature par 22 pays européen, jeudi 26 janvier, à Tokyo, qui fait suite à celle des Etats-Unis et du Japon en 2011.
Si un vote au Parlement européen –sans doute après juin– est encore nécessaire avant son entrée en vigueur, la mobilisation bat déjà son plein.
Des députés polonais du Mouvement Palikot (parti e gauche) derrière un masque de Guy Fawkes, le 26 janvier 2012, pour protester contre la signature par l'UE de l'accord ACTA (-A.KEPLICZ/AP/SIPA-)
On avait déjà parlé d'ACTA en 2008 et surtout en 2010 après la publication de plusieurs documents par WikiLeaks. Ce traité commercial, négocié dans l'opacité la plus totale –en partie par des bureaucrates non-élus– veut s'en prendre à la fois à la contrefaçon de sacs Vuitton et au piratage de musique et de films.
ACTA vise à imposer par un traité ce que les gouvernements n'ont pas réussi à faire passer par des lois –elles soumises à de longs débats publics.
En englobant dans le même sac les biens physiques, les contenus numériques ou encore les brevets pharmaceutiques, ACTA a accouché d'un «machin», à la portée bien plus vaste que SOPA et PIPA, les deux ex-projets de loi américains contre lesquels tout l'Internet s'est mobilisé. Quatre ans après les premières négociations en coulisses, son application concrète, notamment via l'implication des FAI pour le piratage, reste nébuleuse.
ACTA connaîtra-t-il le même sort que SOPA?. La bataille ne fait que commence
ACTA, SOPA, PIPA, j'ai l'impression que plus une mesure est liberticide et plus on lui colle un nom qui se prète à des jeux de mots foireux histoire de lui coller une image "gentille"
La première décision vient du coeur et l'intelligence, dont nous sommes tous dépositaire, doit faire ce que notre coeur décide.
La normalité n'est pas le summum de ce qui peut s'atteindre.
Anne-Claire Damaggio
Born X a écrit :ACTA, SOPA, PIPA, j'ai l'impression que plus une mesure est liberticide et plus on lui colle un nom qui se prète à des jeux de mots foireux histoire de lui coller une image "gentille"
Ben oui...comme pour les ouragans et les tornades !!!
Je préfère manger une pomme de terre debout qu'un steak à genoux !
>>> > > > >Mon Boxon !
J'ignorais que François Bon, avant tout excellent écrivain, puisse à cette heure connaître ce genre de soucis. Ceci dit, je ne lui donnerai pas tort d'être dégouté ce monde de chiens (dixit).
Tiens, à propos je m'en vais de ce pas relire "Calvaire des chiens".
J'ignorais que François Bon, avant tout excellent écrivain, puisse à cette heure connaître ce genre de soucis. Ceci dit, je ne lui donnerai pas tort d'être dégouté ce monde de chiens (dixit).
Tiens, à propos je m'en vais de ce pas relire "Calvaire des chiens".
Merci St Maieul
Ah c'est lui tu crois ? Je m'étais dit que c'était un homonyme...
Le traité ACTA sur la contrefaçon, jugé liberticide, fait face à un front d’opposants de plus en plus large. Sous pression, la Commission européenne annonce une saisine de la Cour de justice de l'UE afin de déteminer si les droits fondamentaux sont menacés. Mais la bataille pour empêcher cette mise sous contrôle d'internet est loin d'être gagnée. Prochaine étape, le Parlement européen, où les débats débuteront le 1er mars, avant un vote en juin.
Après des années de très discrètes négociations, de tractations de couloirs et d’accords secrets, le traité ACTA, sorti de l’ombre en mai 2011, fait aujourd'hui du bruit. Beaucoup de bruit. A tel point que la Commission européenne, mise sous pression, a annoncé mercredi 22 février son intention de saisir la Cour de justice de l'UE. La juridiction devra alors dire si ACTA viole ou non les droits fondamentaux, avant le vote du Parlement européen.