Tord a écrit :Si tu décides de bloquer la reproduction de ces espèces, c'est que tu te donnes le droit de choisir pour eux. Et hop ! T'es spéciste !
Sauf que les animaux en captivité se reproduisent très très très très peu de toute façon (sans intervention humaine s'entend). et relacher dans la nature ces animaux ferait courir un risque bien trop grand, à la fois pour eux et pour l'éco système qui n'est pas apte à en acceuillir autant d'un seul coup. C'est pour cela que la solution la plus viable pour eux reste celle que je propose.
Si dans le fait de manger de la viande, c'est la souffrance qui pose problème, ça veut dire que les végétariens doivent admettre qu'on peut en bouffer à la condition que la vie et la mort de l'animal ne se fassent pas dans la souffrance.
Si t'arrive à m'expliquer comment on peut tuer sans souffrance, vas y...
Si c'est pas seulement la question de la souffrance, ça veut dire que le végétarien estime que la vie d'un animal est plus important que la vie d'une courgette, ce qui fait de lui un salaud qui fait des échelles de valeur.
Peut-être que c'est pas une question d'échelle de valeur mais une question de logique pure.
On peut vivre sans utiliser les animaux à quelque degré que ce soit.
On ne peut pas vivre sans manger de végétaux.
Cela dit la sur production végétale (quelque soit le végétal) je trouve que c'est stupide mais c'est pour d'autres raisons... et je trouvait déjà ça stupide bien avant d'être vegan.
En somme je ne considère pas qu'un végétal est inférieur à moi donc je peux le manger, je considère que j'en ai besoin pour rester en vie et je suis très heureux qu'il existe pour pouvoir me permettre d'exister.
Or ce respect vis à vis des animaux, hormis dans quelques tribus isolées je ne le trouve chez aucun "omnivore" (cf les propos de yann et son sens de la classification sur la base de l'intelligence).
Il est clair que si je vivait dans un lieu désertique ou seul la consommation d'animaux me permettait de rester en vie, je serai carniste.
Mais j'aurais le plus grand respect pour les animaux, et jamais je ne me considèrerai comme leur supérieur ni comme une personne qui a droit de vie et de mort sur eux sans me préoccuper un seul instant de leur propre existence.
Parce que c'est pas qu'une question de rapport à la souffrance des animaux, c'est aussi une question d'exploitation, d'enfermement etc... et je me répète mais ce n'est pas qu'une question alimentaire.