Charlie Brown a écrit :Si encore Blaise avait débarqué avec un disque de Chopin sous le bras, peut-être qu'une de ses Nocturnes lui aurait filé une larme de compassion, une envie d'épanchement en faveur de la Pologne, histoire de compenser Wagner (comme disait un des personnages de Woody Allen : "Quand j'entends du Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne !"). Mais même pas ! Môssieur Blaise préfère bouder dans son coin ! Môssieur Blaise est vexé d'avoir été trahi par Soljenitsyne et les frères Belushi la dernière fois ! Et vas-y que je me prélasse en écoutant du Murat, vas-y que je dandine du croupion au rythme de Fela Kuti, vas-y que je me pète les neurones au John Coltrane featuring Pharoah Sanders live in Seattle ! Eh ben voilà où ça mène ! Après, on pense plus à pronostiquer et on reste les deux pieds dans la vase ! C'est pas joli joli ! Je ne vous félicite pas, Poulossière !
Je suis excusable pour plein de trucs, mais pas pour avoir confondu James Belushi et Bill Murray (pour "Un jour sans fin". 'tain la honte !

)
Coltrane/Sanders en attaquants, Ils déboussolent tout le monde avec leur technique, l' adversaire reste ébahi. Bon, peut-être quelques hors-jeux de temps en temps, mais ça paye !
Murat je le vois plutôt dans les caisses, inoccupé la plupart du temps, ce qui lui permet de s' isoler dans sa tête, de regarder le ciel, de relire les oeuvres de Madame Antoinette de Lafon de Boisguérin Deshoulières, de renifler une fleur sur la pelouse en espérant que ce con de ballon va pas la saccager...
"Tous des cons ces cons de joueurs à la con !", de draguer les supporteuses derrière lui en imaginant comment elles sont toutes nues...
Fela Kuti, chaud, près à en découdre, pas vraiment contre les coups bas, pas contre non plus faire de temps en temps un break pour aller lui aussi draguer les supporteuses dans les tribunes, mais à la soudard lui, seul intérêt de ces rencontres sportives dont il doit n' avoir vraiment rien à secouer.
Soljenitsyne en défense, loin de l' ennemi (depuis qu' il a joué à la balle aux prisonniers étant enfant, il se méfie !) mais tout de même attentif, concentré, l' oeil sur le jeu.
Wagner, l' entraineur, le maitre du jeu, le chef d' orchestre de l' équipe.
"Et si ces imbéciles de joueurs font ce que je leur commande, ça devrait pas trop mal se dérouler c' t' affaire !"
Chopin c' est le plus volubile, le plus volatile sur le terrain. Il est partout, il virevolte, il semble voler avec grâce au-dessus de la pelouse, ce qui permet quelques belles passes très efficaces.
Woody Allen... ben ch'ais pas... Surveillance des vestiaires ?... De toute façon c' est la qu' il se sent le moins maladroit et le plus utile (ou le moins inutile en tout cas, dans cette événement qui le dépasse un peu !
"Oh my goood... it... it... it makes no sense !!! ), en tout cas le plus loin possible de l' agitation.