dd a écrit : ↑05 déc. 2017, 20:29
Oui bon y a quand même moins de décès pendant un accouchement maintenant qu'il y a des annees, moi j'aurais pas ete rassure
Si ma femme avait décidé d'accoucher à la maison, faut quand même pas remettre en cause le travail des sages-femmes
Qui font un super boulot, pis voila quoi la péridurale c'est quand même super, faut pas aller contre le progrès.
Jamais compris qu'on puisse être contre, c'est un peu comme si demain je devais être opéré et que je refuse l'anesthésie et que je prefere une bonne bouteille de whisky et un morceau de bois entre les dents
Ah mais je crois que tu confonds "accouchement à domicile" (AAD) avec "accouchement sans assistance". C'est complètement différent! Un AAD, tu as une sage-femme, celle qui a suivi toute ta grossesse (il doit s'agir d'une grossesse normale sans risques à priori de complications), qui est là pendant ton accouchement (enfin quand je dis "ton", tu me comprends

). Le papa a un rôle actif mais pas nécessairement. En tout cas, il peut faire des choses dans la maison pendant le travail ce qui peut aussi l'aider à gérer son stress

puisque la sage-femme est auprès de sa femme. La sage-femme a de quoi réanimer le bébé si jamais il y avait un petit problème; elle a le nécessaire pour faire face quand même aux problèmes les plus courants et l'accouchement doit avoir lieu à moins d'une demi-heure d'un hôpital. Si l'accouchement ne se présente pas bien, la sage-femme décide avant d'arriver à un point critique un transfers en maternité. Les statistiques montrent que non seulement il n'y a pas plus de mortalité ni de morbidité mais qu'en plus il y a moins de gestes inutiles forcément (ce dont on parlait). Après la naissance, la sage-femme continue de passer à domicile tous les jours pour maman et bébé. C'est un accompagnement global. C'est très humain et finalement beaucoup plus rassurant qu'un accouchement en hôpital où la femme ne connait souvent pas la sage-femme qui l'aide à accoucher, qui d'ailleurs ne fait que passer et repasser sans vraiment accompagner. Tu sais au début des accouchements à l'hôpital il y a eu un pic de mortalité. Pourquoi ? Parce que les internes allaient s'entraîner sur les cadavres et allaient ensuite examiner les femmes sur le point d'accoucher sans même prendre la peine de se laver les mains! Bon, je te l'accorde, depuis l'hôpital est plus "sûr" mais on ne fait plus baisser le taux de mortalité des femmes pendant l'accouchement depuis belle lurette alors que les techniques médicales sont plus en plus pointues. L'hôpital est un lieu aussi anxiogène qui n'est pas le lieu le plus propice à accouchement serein car l'anxiété perturbe le processus normal. Plusieurs obstétriciens sérieux l'ont démontré: Michel Odent, Max Ploquin ou encore Frédérick Leboyer. Je ne dis pas que l'avenir est dans l'accouchement à domicile mais que c'est une option raisonnable à ne pas diaboliser et que ce n'est pas parce qu'on met plus de technologie médicale dans l'accouchement qu'on le rend plus "sûr", bien au contraire. Et qu'en mettant beaucoup de techniques, on fait douter les femmes des capacités de leur corps. L'accouchement fait partie de la vie sexuelle d'une femme. Une femme qui a un sentiment d'échec lors de son accouchement, c'est une véritable blessure psychique et il suffit de peu pour que le sentiment d'échec soit là: un médecin qui décrète que c'est trop long et qui décide d'une césarienne sans urgence vitale, une épisiotomie sans consentement (sachant que la plupart sont inutiles) , un déclenchement sans explications voire pour le confort du médecin qui ne veut pas être appelé le week-end, l'infantilisation par des remarques, etc....Je pense que les hommes peuvent comprendre si on leur dit d'imaginer qu'un pan de leur sexualité et/ou que la rencontre amoureuse qu'ils attendaient tant leur a été gâché par une intervention médicale inutile ..
PS: Bon j'espère ne pas t'avoir saouler et que tu es allé jusqu'au bout. J'ai essayé de faire court .
