Je ne me suis jamais battu, peut être mon éducation qui fait que...ou alors je n'ai pas de "couille" (terme utilisé dans ton message).
Mais j'en suis fier !
Il y a d'autres moyens de communication que la violence, et ce comportement me désole.
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Je ne me suis jamais battu, peut être mon éducation qui fait que...ou alors je n'ai pas de "couille" (terme utilisé dans ton message).
Je rêve où je me suis pris un rateau ???Ecoman a écrit : ↑09 mai 2018, 18:42Je ne me suis jamais battu, peut être mon éducation qui fait que...ou alors je n'ai pas de "couille" (terme utilisé dans ton message).
Mais j'en suis fier !Alors, je ne vais certainement pas commencé contre un professionnel
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Il y a d'autres moyens de communication que la violence, et ce comportement me désole.

Ah bon? Ils ne comprenaient rien? Ils n'ont pas trop tardé, quand même, même si le mouvement est d'abord parti de la base, du ras le bol des ouvriers face à des conditions de travail invivables... Après, pas sur que le bon mot soit "récupéré", je dirais plutôt que le mouvement a enflé, qu'ils ont rejoint les étudiants qui avaient démarré le truc, à travers les organisations syndicales et ce que tu appelles les "partis de gauche" (lesquels? parce qu'à part le PC de l'époque, je vois mal les socialos défendre les émeutes... mais j'avoue que je ne suis pas un grand spécialiste de 68, tu sembles en savoir beaucoup plus...)Charlie Brown a écrit : ↑07 mai 2018, 23:16
Quant à Mai 68, sa naissance et son but premier n'avaient absolument rien à voir avec une quelconque lutte sociale. Ce sont les partis de gauche et les syndicats, largués, qui ont récupéré, en fin de parcours, un mouvement auquel ils ne comprenaient rien pour le transformer en lutte sociale classique.
lucien a écrit : ↑11 mai 2018, 11:05 Cependant, on ne peut pas balayer d'un revers de main tout ce qui a été conquis par ailleurs. Bon sang, une hausse de 35% du SMIC! Et c'est bien, malgré ce que tu en dis, grâce à la violence (et à la peur qu'elle a engendrée) et à la détermination des manifestants que le patronat et l'état (c'est les mêmes...) ont cédé.
lucien a écrit : ↑11 mai 2018, 11:05 Et puis c'est un peu rapide de dire que, politiquement, on a "juste profité du bordel général (de gaulle?) ambiant qui se transformera en grève générale". Ce n'est certainement pas si simple...Parvenir à une grève générale est un sacré truc, c'est bien plus qu'une simple "récupération", ça demande une organisation de folie, un terrain d'entente minimum est nécessaire, et c'est loin d'être évident. Et ça reste l'un des seuls moyens de pression qu'a le peuple pour aller chercher des droits légitimes; un blocage complet...là, ils commencent à flipper. On a souvent tenté par la suite cette "convergence des luttes" (et d'ailleurs encore en ce moment, c'est ce que cherche Ruffin, par exemple), mais chacun est trop satellisé, perdu dans ses propres revendications, pour obtenir une réelle unité. Là, elle a été possible, et ce n'est pas négligeable.
[...]
Tu reviens surtout sur l'origine du mouvement...mais on s'en fout un peu. Peu importe comment naissent les luttes, si elles surviennent, c'est que les conditions sociales, ou sociétales, sont présentes de manière embryonnaire pour qu'elles éclatent.
lucien a écrit : ↑11 mai 2018, 11:05 Surtout, comme tu le soulignes, que les partis officiels (les socialistes et le PCF en tête), n'avaient qu'une hâte...que ça se termine! Eux sont clairement des partis bourgeois, démocrates, des espèces de chiens de garde, de gauche, mains nécessaires à l'équilibre du libéralisme (on le voit lorsqu'ils sont au pouvoir...), alors que le but des meneurs était une transformation en profondeur de la société (et pas que les dortoirs mixtes!); ils rêvaient d'un monde non salarié, ils étaient internationalistes, et espéraient bien que la lutte allait s'étendre à d'autres pays...Mais convaincre les ouvriers, le peuple, de la nécessité d'une révolution mondiale n'était pas encore à l'ordre du jour.
lucien a écrit : ↑08 mai 2018, 11:13 Pour le reste, je ne nie pas qu'il y a également eu des acquis par la négociation. Je remarque tout de même que c'est arrivé à chaque fois juste après que le capitalisme ait montré son vrai visage, c'est à dire celui de la guerre, qui arrive nécessairement quand la misère ne peut plus être gérée.
Ah mais ça marche dans les 2 sens, hein.Charlie Brown a écrit : ↑13 mai 2018, 18:12Ah non mais moi je l'aime bien Ecoman. Il m'arrive souvent d'être d'accord avec lui.![]()
Viril, c'est vite dit… c'est un genre de virilité qui plait surtout aux hommesCharlie Brown a écrit : ↑13 mai 2018, 18:12C'est justement ce truc très viril, très "qui-c'est-qu'a-la-plus-grosse?", que je déteste. Je trouve pas ça courageux, je trouve ça con et vain.
Je ne crois pas que la question soit l'envie mais plutôt l'efficacité par rapport à un but. Et de toute façon on peut pas tous aller négocier en même temps, donc ceux qui veulent pas, il est préférable qu'ils fassent autre chose d'utile.

On peut parler des journées dans le vide comme ça. Je ne posais pas la question d'être pour ou contre les manifestations, mais simplement je voulais dire que selon les cas concrets et le but de l'action, on peut alors décider de faire une action non violente, par exemple, si cela s'avère réalisable par le groupe (pas toujours évident mais en tout cas je trouve ça intéressant comme démarche de groupe). J'en étais toujours à la question de l'utilité de la violence sur des lieux symboliques comme les mac do etc, et de l'efficacité de cette action sur un but que j'ignore (attirer des nouveaux sympathisants-mitants, se faire plaisir à casser du flic, se rassurer sur ses propres possbilités, faire circuler une idée, vers des déjà convaincus ? desz nouveaux ? rebforcer un mouvement social en faisant monter la colère…).
Sympa. J'avais pas l'impression d'avoir dit que ça, que ça venait suite à un raisonnement, pas de nulle part.
Lulucalliméro du soir