Born X a écrit :homo,bi, hétéro, ce n'est pas une question de génétique (qui se développerait ou pas selon sa vie) c'est une question de choix personnel.
Je ne penche pas du côté de l'explication génétique mais par contre, je ne sais pas si c'est une question de choix. Je ne me suis jamais dit : c'est ok, je choisis, je serai hétéro...
Je pense et penche plutôt pour le hasard des rencontres, aux fantasmes, aux sentiments... qui vont conduire une personne dans les bras d'un (e) autre. L'homosexualité peut être alors une expérience, un fantasme, un coup, l'amour d'une vie ou d'un moment de sa vie tout comme l'hétérosexualité.
Et si l'option homo est moins fréquente, c'est qu'elle est dévalorisée par notre société qui la réprouve, la condamne ou au mieux l'occulte.
A propos du film, voici la réponse du SNUIPP FSU (syndicat enseignant) :
Le « baiser de la lune » : faire confiance aux enseignants des écoles
Tout montre que les stéréotypes et les comportements discriminatoires se construisent très tôt dans l’histoire individuelle.
Le SNUipp estime que l’école peut participer et ce, dès la maternelle, à une évolution de la société qui permette de réduire toutes les discriminations. Aujourd’hui le ministère de l’Education Nationale estime à 100 000 le nombre d’élèves dont un des parents vit avec une personne de même sexe. Comme ce fut le cas à l’époque du divorce, la société porte un regard nouveau sur l’homosexualité et l’homoparentalité, et l’école ne doit pas être à l’écart de cette évolution.
Au contraire, en tenant compte de l’âge des élèves et de leur maturité, en travaillant avec les parents d’élèves, elle peut contribuer à faire reculer stéréotypes et discriminations. Dès la maternelle il est possible de parler de la diversité des familles, il est possible de parler d’amour à partir des interrogations des enfants, de la lecture d’albums ou d’autres documents pédagogiques.
Pour le SNUipp, il est choquant que le ministre de l’Education nationale estime prématuré d’aborder ces questions à l’école primaire et que le film « Le baiser de la lune » qui évoque une histoire d’amour entre un poisson-chat et et un poisson-lune soit interdit d’utilisation en primaire alors qu’il n’est pas encore achevé.
Le SNUipp regrette cette attitude frileuse et passéiste, il demande au ministre de l’Education Nationale de revenir sur ses propos, de s’abstenir de toute interdiction et de faire confiance aux enseignants pour aborder ces questions avec les outils pédagogiques de leur choix.
Paris, le 7 février 2010