Ingrid Betancourt est "très malade", ...

Engagements pour diverses causes, initiées ou non par Renaud...

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Milou !
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Message par Milou ! »

tarpediem a écrit :
tsonaqua a écrit : Le président des Français prêt à aller chercher Ingrid Betancourt.

et les autres , ils preuvent crever
c'est vraiment lamentable ce chauvinisme de merde
on dirait que sa vie est plus importante que celle des autres

c'est beau l'humanisme sélectif beurk

@+

Voilà exactement ce que je pense ;-)
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Message par Milou ! »

Styx a écrit :
Milou ! a écrit :Samedi, le président colombien Alvaro Uribe a déclaré que la France serait disposée à accueillir des guérilleros colombiens qui libéreraient des otages retenus par les Farc, dont Ingrid Betancourt.
C'est ça l'immigration choisie de Sarkozy ? Il pense les recruter dans la légion étrangère ?

Le bonjour à Laurent :lol:
Mais qu'il arrête de nous f... le bordel dans la région celui-là bonsoir de bonsoir
Cela s'appelle de l'ingérence non ?
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Message par JP »

Betancourt: Paris optimiste mobilise un avion médicalisé, les tractations s'accélèrent


PARIS (AFP)
- La France a annoncé dimanche avoir mobilisé un avion médicalisé, semblant optimiste sur une future libération d'Ingrid Betancourt alors que les tractations s'accélèrent autour du sort de l'otage franco-colombienne, au plus mal selon plusieurs témoignages.

Le Premier ministre François Fillon a affirmé que la France était prête à accueillir "des militants des Farc" pour accélérer le processus de libération de l'otage, aux mains de la guérilla colombienne des Farc depuis six ans.

"On sent que progressivement toutes les conditions sont remplies pour cette libération", a ajouté M. Fillon, précisant que la France "redoublait d'efforts" en ce sens face à l'état de santé "de plus en plus difficile" de Mme Betancourt.


http://www.romandie.com/afp/francais/jo ... bk5apw.asp


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Ollanta Humala dénonce la présence de troupes américaines en forêt péruvienne


TeleSUR _ 30/03/08



Le chef de l'opposition péruvienne, l'ex commandant Ollanta Humala, a dénoncé ce dimanche dans une entrevue avec Efe la présence non autorisée de troupes américaines dans des zones forestières du pays frontalières avec la Colombie.

"L'information que j'ai est qu'en effet il y a des troupes américaines en Amazonie", a assuré le chef du Parti Nationaliste péruvien (PNP), sans donner des détails sur les motifs de ce déploiement ou le nombre d'effectifs.

Pour cette raison, il a exigé que le ministre péruvien de la Défense, Ántero Flores-Aráoz, "confirme ou réfute" l'information, comme il l'a dit, fourni par des collègues militaires qui travaillent à Iquitos ", la capitale du département de Loreto et la ville amazonienne péruvienne la plus proche des frontières avec la Colombie et le Brésil.

Humala croit qu'il est "possible" et "probable" que les FARC passent en territoire péruvien parce que "le terrain facilite l'infiltration dans les zones de la forêt" et il a été en outre réduit, pour des questions de budget, le nombre de postes de surveillance à la frontière, a t-il dit.

D'autre part, Humala a indiqué la persécution dont les détracteurs du Gouvernement sont des victimes.

À cet effet, selon lui, on "construit toute une théorie pour alarmer la population, et ont peint les adversaires comme complice d'une infiltration chaviste" pour faire penser que les adversaires sont "subversifs ou terroristes", son cités en exemple, les membres du Coordinateur Continental Bolivarien (CCB) et des Maisons appelées "Casas del Alba".


TeleSUR - Efe/AV


http://www.telesurtv.net/secciones/noti ... a-peruana/
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Washington Post: L'armée colombienne tue des paysans et les fait passer pour des guérilleros


TeleSUR _ 30/03/08



La cause des éxécutions extrajudiciaires sont dus, selon le quotidien The Washington Post, aux pressions auxquels sont soumis les militaires colombiens pour en finir avec la guérilla et aussi par les stimulants - tels que paiement de soldes supplémentaire jusqu'à des jours de repos supplémentaires - que leur donne l'Armée pour accumuler les morts lors de combat.

Des milliers de paysans ont été assassinés par l'Armée colombienne en les faisant ensuite passer pour des guérilleros des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), a dénoncé ce dimanche le quotidien The Washington Post.

"Sous la pression des commandants militaires pour enregistrer des morts au combat, l'Armée a assassiné chaque fois plus durant ces dernières années, des paysans pauvres et en les faisant passer pour des guérilleros", a dit le périodique.

En citant un rapport d'une coalition de 187 groupes de personnes, le journal affirme que "955 civils sont morts entre mi 2002 et 2007 et sont classés comme guérilleros tombés au combat".

Ce chiffre signifie une augmentation de 60 pour cent par rapport aux cinq années précédentes, quand 577 paysans ont été reportés comme tués par les troupes colombiennes en les faisant passer pour des guérilleros.

Cet accroissement coïncide avec l'offensive qu'a entamée le Gouvernement du président Colombien, Álvaro Uribe, il y a six ans contre la guérilla des FARC, et qui est financée dans une grande partie par les Etats-Unis qui livre annuellement des millions de dollars au gouvernement colombien dans le cadre du Plan Colombie.

En outre, l'augmentation du nombre de paysans assassinés est due aussi à l'accroissement en nombre des Forces Armées colombiennes, qui compte 270 000 membres, la seconde plus grande force d'Amérique latine.

Dans le rapport, les témoignages de familles campagnardes ou de faibles ressources ont affirmé qu'ils ont vu dans les photos des cadavres de leurs parents disparus des vêtements de camouflage que porte la guérilla.

"Les meurtres, menés à bien par des unités sous les ordres de commandants régionaux, ont toujours été un problème dans le conflit armé qui dure depuis 44 ans", assure le Washington Post.


Pressions et stimulants


La cause des éxécutions extrajudiciaires sont dus, selon le quotidien The Washington Post, aux pressions auxquels sont soumis les militaires colombiens pour en finir avec la guérilla et aussi par les stimulants - tels que paiement de soldes supplémentaire jusqu'à des jours de repos supplémentaires - que leur donne l'Armée pour accumuler les morts lors de combat.

Après avoir interviewé des parents de victimes, le journal a déterminé que dans beaucoup de cas "ils paraissaient avoir pour missions, non accidentelles où ils arrêtent et tuent des gens", a t-il dit.

"Avant nous voyions (ces meurtres) comme quelque chose d'isolé, comme s'il s'agissait d'une patrouille militaire qui avait perdu le contrôle, mais maintenant nous voyons que c'est quelque chose de systématique", a déclaré au quotidien Bayron Gongora, de l'organisation Liberté Judiciaire, qui représente à Medellín des parents de 110 personnes assassinés dans ces circonstances.

Les groupes de droits humains - selon le Post - voient une tendance perturbatrice, en disant que les tactiques utilisées par quelques unités militaires sont semblables à à celles-là utilisées par des escadrons de la mort pour terroriser les civils.

"Certains ont dit que la cause pourrait être des membres peu scrupuleux des forces militaires qui souhaitent montrer des résultats par de fausses opérations. D'autres disent que c'est le résultat de pressions du haut comandement, qui demande des résultats ", a indiqué le vice-avocat général colombien, Carlos Arturo Gómez.


Bogota nie


Le ministre de l'Intérieur Colombien, Carlos Holguín Sardi, a relativisé l'importance des dénonciations du Washington Post et a nié le fait que des militaires assassinent des paysans pour les faire passer pour des guérilleros.

"De cela on a toujours parlé. Quand meure un guérillero ils savent dire qu'il s'agissait d'un saint homme, qui était un travailleur ou un paysan mais en réalité ce sont des histoires répétitives ", a manifesté le ministre à Radio Caracol.

Toutefois, Edwin Guzmán, un ex sergent de l'Armée qui appartenait au commando du colonel Hernán Mejía, fonctionnaire de plus haut rang impliqué dans des exécutions extrajudiciaires - selon le Post -, a raconté dans une entrevue comment l'unité du colonel Mejía tuait des paysans, les habillait avec des combinaisons de combat et ensuite appelait journalistes et périodiques locaux pour qu'ils écrivent des articles sur des supposés combats qui avaient eu lieu.

Guzmán, en témoignant contre Mejía, dit maintenant que les soldats ont pris part ces massacres parce qu'ils savaient que l'armée donnait des récompenses afin d'accumuler le nombre de morts au combat.

Le journal a assuré que l'armée ouvre généralement des enquètes sur ces meurtres, mais au lieu d'être jugé comme des crimes, ils sont jugés comme des affaires ordinaires.

Toutefois, les organisations de droits humains ont dénoncé que quand les cas en cours, les témoignages sont manipulés, et dans beaucoup d'occasions les juges souffrent de pressions faites par des militaires pour passer jugement en leur faveur.


TeleSUR - El Tiempo - Efe / nn - AV


http://www.telesurtv.net/secciones/noti ... ounidense/


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Article en anglais:


http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/co ... 118_2.html
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Message par JP »

Rencontre avec Fabrice Delloye, ex-mari d’Ingrid Betancourt


http://www.francesoir.fr/societe/2008/0 ... court.html

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Portada

Se apaga Ingrid

SEMANA habló con todos los que estuvieron con Íngrid en la selva e hizo un retrato de los desgarradores detalles de su calvario
.


http://www.semana.com/wf_InfoArticulo.aspx?idArt=110


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¿Por qué dicen los secuestrados que la sociedad les ha fallado?


El recién liberado ex senador Luis Eladio Pérez le responde a María Isabel Rueda



http://www.semana.com/wf_InfoArticulo.aspx?idArt=110603
Pierre de B.
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Message par Pierre de B. »

JP a écrit :Rencontre avec Fabrice Delloye, ex-mari d’Ingrid Betancourt


http://www.francesoir.fr/societe/2008/0 ... court.html
Egalement dans le Matin dimanche de hier,
Fabrice craint qu'Ingrid soit déjà morte.

C'est donc sans doute vrai :(

Pierre
l'Union europeénne vient de débloquer 2.5 millions, les Etats-Unis 250'000.- seulement;
soit de quoi financer 30 secondes de Guerre en Irak.

Suite au cyclone en Birmanie,
entendu ce 6.05.08 dans le journal de 7 heures sur Couleur 3
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COLOMBIE • Les villageois qui ont vu Ingrid Betancourt

Des informations très alarmantes sur l'état de santé de l'otage franco-colombienne circulent dans la presse. Elle aurait été soignée fin février au dispensaire d'El Capricho, un petit village du Guaviare, au sud du pays.


Les rares personnes à avoir vu Ingrid Betancourt à El Capricho auraient sans doute préféré être aveugles et muettes. En butte à la fois aux menaces des FARC et aux questions pressantes de l'armée, elles ont dû s'exiler à San José del Guaviare [à 400 km au sud de Bogota], ville située à une heure et demie de leur village.

El Tiempo a eu accès au témoignage d'une personne qui a aidé l'un de ses amis à fuir après que celui-ci avait eu la malchance d'assister au passage fantasmagorique de l'ancienne candidate à la présidence de la République colombienne.

Ingrid Betancourt flottait dans un imperméable vert trop grand pour elle, qui la couvrait des pieds à la tête. Elle avait beau être très amaigrie, avoir le teint jaunâtre, il était impossible de ne pas la reconnaître après l'avoir vue tant de fois à la télévision.

"C'est Ingrid", s'est dit en lui-même ce témoin involontaire, tout en gardant le silence, comme les gens ont appris à le faire dans les villages du Guaviare depuis que la guerre a commencé à leur apporter leur lot de blessés, modestes paysans ou chefs de la guérilla. Comme il l'a avoué ensuite à son ami de San José, cet homme a eu du mal à contenir son angoisse quand il l'a vue parcourir l'étroit couloir du dispensaire flanquée de deux guérilleros des FARC qui la soutenaient pour éviter qu'elle ne s'évanouisse.

Ingrid se taisait elle aussi. "Presque à bout de souffle", elle obéissait aux instructions du personnel médical. Elle a fait oui de la tête lorsqu'on lui a demandé si elle avait mal au ventre.
Elle est ainsi restée deux heures allongée sur un brancard, où on lui a fait plusieurs piqûres. Pendant ce temps, trois guérilleros étaient postés devant le centre de soins.
D'après le témoin en fuite, le médecin a demandé aux guérilleros que la patiente soit transférée immédiatement à l'hôpital de San José del Guaviare. Ils ont refusé : tout ce qu'ils voulaient, c'est que l'état de la patiente soit stabilisé afin de pouvoir l'emmener dans un endroit où ils s'occupaient eux-mêmes des malades.

Selon ceux qui ont eu accès au dossier médical, le pronostic était réservé. Outre son hépatite B, Ingrid souffrirait de leishmaniose et de paludisme.

Le 21 février, une fois la patiente réhydratée, les guérilleros ont repris le chemin de la forêt. La tension est alors montée : qu'allait-elle devenir ? A La Carpa, un autre village des environs de San José, des rumeurs ont commencé à circuler, selon lesquelles Ingrid Betancourt aurait été vue très mal en point.

L'inquiétude a atteint son comble dans ces villages quand l'armée est arrivée pour interroger tout le monde sur ce qu'à peine quelques-uns avaient vu.

Aujourd'hui, El Capricho est militarisé, et une plainte a été déposée auprès de la direction des services de santé du chef-lieu du département [San José del Guaviare] pour "infraction au code de déontologie" en raison de la présence d'hommes armés. Le 17 mars, on apprenait que le médecin démissionnait et que l'infirmière auxiliaire et l'ambulancier demandaient leur mutation.

Lorsque le médiateur Vólmar Pérez a déclaré [le jeudi 27 mars] à tout le pays [à la radio] qu'à la lumière de plusieurs témoignages concordants il pouvait affirmer qu'Ingrid était "très gravement malade", cela faisait déjà longtemps que le Guaviare était sur des charbons ardents. [Ce même 27 mars, le gouvernement colombien proposait aux FARC de libérer un nombre important de guérilleros en échange de la libération d'Ingrid Betancourt.]


http://www.courrierinternational.com/ar ... j_id=84149

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Colombie - Ingrid Betancourt refuserait de s'alimenter

L'otage franco-colombienne serait en vie, mais elle refuserait les aliments et les médicaments que lui donnent les Farc, selon une radio colombienne.

Selon la même source, Ingrid Betancourt aurait besoin d'urgence d'une transfusion sanguine.

Alors que l'inquiétude monte autour de l'état de santé d'Ingrid Betancourt, la radio colombienne Caracol assure que l'otage franco-colombienne est en vie mais qu'elle refuse les aliments et les médicaments que ses geôliers des Farc lui donnent.

La station de radio assure également qu'Ingrid Betancourt a besoin de façon urgente d'une transfusion sanguine, ce qui semble confirmer que l'otage souffre d'une hépatite B.

Samedi, l'ex-mari d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, avait dit craindre que l'otage franco-colombienne "soit en train de mourir, ou soit déjà morte". "Ce qui m'angoisse le plus, c'est la déclaration du gouvernement colombien, je me demande s'ils ne disposent pas d'informations que nous n'avons pas et s'ils ne sont pas en train d'ouvrir le parapluie", a-t-il dit.

http://tf1.lci.fr/infos/monde/ameriques ... nter-.html
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Styx
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Message par Styx »

Je fais mon JP :

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/a ... ?id=469113

une article où j'apprend la collusion entre les intérets des responsables français au plus haut niveau et la famille Bétancourt, et puis l'avis de la personne interviewé qui pense qu'on a donné de trop bonnes raisons au FARC pour ne pas libérer Ingrid !

Bref dans toute cette histoire, peut etre retiendra t'on que la médiatisation à tout va d'un otage est à double tranchant !
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Milou !
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Message par Milou ! »

Enfin :!:

Un canard qui le dit franchement :!:

Ceci (les liens de famille avec l'ambassadeur) m'a été redit le week-end dernier par des Colombiens... Encore une fois, rien contre Ingrid,mais contre la PERSONNALISATION de l'affaire.


« Une affaire "affective et sentimentale"… C’est-à-dire?
Le prédécesseur de Camille Rohou à l’ambassade de France en Colombie, de 2000 à 2004, était Daniel Parfait. Il a divorcé pour se remarier avec Astrid Betancourt. Il est donc le beau-frère d’Ingrid Betancourt. Quant à Dominique de Villepin, Premier ministre lorsqu’elle fut enlevée en février 2002, il a été son professeur à Science Po Paris en 1982. Proche d’elle, il a pleuré lors d’une conférence de presse à Bogota et tenu des propos "limites" au sujet d’Alvaro Uribe.

Mais depuis, la gestion du dossier au plus haut niveau est-elle restée aussi "personnelle"?
Depuis 2004, le directeur des Amériques, et qui s’occupe notamment du dossier colombien au Quai d’Orsay, n'est autre que ce même Daniel Parfait! Et, en lançant un appel à Marulanda, le chef des Farc, à la télévision colombienne, le président français Nicolas Sarkozy a pris le relais. Mais je doute que cette stratégie aboutisse.

Comment est perçue cette lecture française de la situation, en Colombie?
Il y a eu deux étapes. La position française a d'abord beaucoup irrité. La mise en avant systématique de la famille d’Ingrid Betancourt et l’oubli des quelque 800 autres otages ont suscité l’incompréhension. Puis, en novembre, on l’a vue très amaigrie dans une vidéo: depuis, tout le monde demande sa libération et les ex-otages ont pris sa défense.»
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Message par JP »

Monde

«Si l’occasion survient, je ne me déroberai pas»

DOMINIQUE DE VILLEPIN | 00h05


L’ancien chef du gouvernement français évoque l’actualité et son avenir personnel.

Premier ministre de Jacques Chirac, «serviteur de l’Etat», diplomate, Dominique de Villepin entretient des rapports cordiaux avec la Suisse qu’il a accompagnée sur les fonts baptismaux de l’ONU. Interview à l’occasion de son passage à Genève. Interview.

- L’inquiétude grandit autour d’Ingrid Betancourt. En juillet 2003, l’opération de récupération que vous aviez lancée a échoué. Quelle analyse faites-vous de la situation actuelle?


- Les FARC ne ressemblent à aucune autre guérilla. Au fil des années, nous avons dans la plus grande discrétion envoyé des dizaines de missions en Colombie et dans la jungle pour nouer un dialogue. Aucune de ces tentatives n’a pu aboutir. A l’époque, j’ai travaillé avec Micheline Calmy-Rey: la Suisse n’a jamais cessé d’apporter son soutien.
Aujourd’hui tout est plus médiatique. En Colombie, la situation a évolué, et c’est une chance que de pouvoir bénéficier de la mobilisation du président Uribe, comme de celle d’acteurs régionaux - le président vénézuélien Chavez ou Cristina Kirchner, la présidente de l’Argentine.
Le président colombien se dit prêt à effectuer des libérations. Encore faut-il que les FARC répondent. En 2003, nous avons monté une opération de sauvetage d’Ingrid Betancourt. C’est la famille, informée par le président Uribe, qui nous l’avait demandé - ce qui n’a pas été assez rappelé dans la polémique qui s’est ensuite nouée.

Il fallait réagir rapidement. Nous avons dans les conditions les plus discrètes envoyé un avion, non sans hésiter sur le lieu d’atterrissage. On a évoqué les Antilles et la Guyane. Les services de renseignements ont finalement préféré le Brésil car il semblait y avoir urgence humanitaire. Puis l’affaire a été révélée, ce qui a provoqué une polémique regrettable. Il n’y avait dans notre démarche qu’une préoccupation humanitaire.
La mobilisation doit maintenant se poursuivre. Il faut avec le plus grand pragmatisme faire appel à toutes les bonnes volontés, en évitant de froisser les susceptibilités. La situation exige à la fois pragmatisme, solidarité, et action collective.

- De nombreux observateurs dénoncent l’intransigeance du gouvernement colombien…

- Je ne peux donner aucune leçon à quiconque. La position du gouvernement colombien n’est pas facile. Pendant de trop nombreuses années, il a connu la guérilla, la violence, les prises d’otages. Il entend ne pas transiger avec des mouvements qui utilisent de telles méthodes. Et en même temps, il se montre aujourd’hui disposé à faire des gestes. Dès lors qu’il accepte de rentrer dans une logique de dialogue, il faut l’accompagner, en souhaitant que les FARC répondront dans le même esprit.

Au-delà des gestes qui pourraient conduire à la libération d’Ingrid Betancourt, je veux espérer qu’une nouvelle page pourra s’écrire dans l’histoire de la Colombie. Car cette violence ne mène qu’à l’impasse, à la souffrance des uns et des autres. Essayer de trouver une solution humanitaire qui puisse déboucher à terme sur une solution politique, voilà qui me paraît être la juste voie.


http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de ... nu)/211526

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Le conjoint d'Ingrid Bentancourt demande de l'aide à Lula


TeleSUR _ 31/03/08



Selon des médias brésiliens le conjoint de la politique franco-colombienne Ingrid Bentancourt, au pouvoir des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis 2002 , a dit ce lundi que le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, devrait intervenir auprès de son homologue colombien, Alvaro Uribe, pour sa libération, même si ce dernier n'est pas vraiment intéressé par celà.

Lecompte a dit à la chaîne TV Globo du Brésil que c'est "le moment parfait" pour que Lula intervienne en demandant à Uribe de plus grand effort en ce sens.

"C'est très important ce que Lula pourra dire" à Uribe. "Le Brésil est une puissance latino-americaine. Je pense qu'il (Lula) peut faire effectivement plus. Car nous sommes dans une situation d'urgence ", a t-il dit.

Lecompte, arrivé à Sao Paulo suite à l' invitation du Parti Vert (PV) local, a accusé Uribe pour l'échec de sa gestion pour libérer Bentancourt, principalement après l'incursion illégale colombienne en territoire équatorien, qui a déchaîné une crise politique régionale.

"Uribe n'a pas de volonté politique pour résoudre le problème. Il n'a pas intérêt à libérer Ingrid.


TeleSUR - Afp/mc - MC


http://www.telesurtv.net/secciones/noti ... da-a-lula/


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Farc : Les Etats-Unis ont envoyé un missile durant l'attaque faite au campement en Équateur


TeleSUR _ 31/03/08



Les FARC réaffirment le caractère social du conflit armé colombien. "On oublie que la Colombie tout entière est une poudre sociale sur le point d'exploser. Uribe a exclu définitivement de ses discours, les programmes sociaux. Il parle seulement de guerre et de haine et le fait depuis les garnisons militaires ".


Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) ont adressé ce lundi un communiqué dans lequel ils accusent les Etats-Unis d'avoir utilisé un missile depuis la base aérienne colombienne de Tres Esquinas, dans le département du Caquetá (sud), durant l'attaque du 1er mars en territoire équatorien, où sont mort Raúl Reyes et 23 autres personnes.

Le communiqué, envoyé le 20 mars et signé par le membre du Secrétariat Iván Márquez, a été publié par l' Agence Bolivarianne de Presse.

"A 00H25 le premier mars un missile a provoqué un impact au coeur du campement endormi. Il n'y avait ni avions ni hélicoptères. Le missile avait été envoyé par des étrangers depuis la base aérienne de Tres Esquinas, dans le Caquetá. Les troupes terrestres sont venus du nord et du sud,elles ont par ailleurs été aperçu dans le secteur depuis le 26 février ", dénonce Iván Márquez.

Dans le communiqué, intitulé "le terroriste ténébreux", les FARC accusent "la colombie d'être l'Israël de l'Amérique du Sud en continuant d'essayer "de se faire passer pour la nation victime".

"Au décès de Raúl et au meurtre postérieur d'Iván Rios ont suivi l'euphorie trionfaliste la plus irrationnelle de l' oligarchie colombiene. Le fascisme hystérique - ce dernier qui incite à lapider des femmes extraordinaires comme Piedad Cordoba - a agité le pays ", rappelle le membre du Secrétariat, en ajoutant qu'après cette opération" on a rempli l'espace médiatique d'informations manipulées ".

Dans le texte, les FARC réaffirment le caractère social du conflit armé colombien. "Ils ont oubliés que la Colombie entière est une poudre sociale sur le point d'exploser. Uribe a exclu définitivement de ses discours, les programmes sociaux. Il parle seulement de guerre et de haine et le fait depuis les garnisons militaires ".


Márquez dénonce que "ce sont déjà plus de 30 million de colombiens qui vivent dans la pauvreté. Le haut coût de la vie et le chômage tuent et provoque la famine chez la majorité d'entre eux. Il n'y a pas de plafond salarial, pas de politique de santé ni d' éducation pour ces familles".

"Les terres dépouillées n'ont pas été restituées aux paysans et plus de 4 millions de déplacés continuent à oeuvrer dans la misère. Il y a seulement des profits pour les grands investisseurs, objet fondamental de cette politique 'sacro-sainte 'de Sécurité Démocratique imposée depuis l'étrangers, comme prolongation de la Doctrine néfaste de Sécurité Nationale ", continue t-il.


Rideau de fumée


L'organisation insurgé estime que la violation de la souveraineté Équatorienne a été "un rideau de fumée parmis tant d'autre" pour essayer de couvrir "les liens abjectes de Monsieur Uribe avec la narco-para-polítique qui déshonore le nom de la Colombie".

Honte au mandataire colombien, Álvaro Uribe, qui "répond à la lutte par le meurtre de dirigeants syndicaux et populaires, par l'extradition aux Etats-Unis de plus de 600 ressortissants en renonçant ainsi à la souveraineté juridique du pays et s'agenouille face à une puissance étrangère".

En se référant à la présence de paramilitaires au Vénézuéla, il ajoute que "ne peut pas être démocratique un dirigeant qui envoie ses hordes paramilitaires au Vénézuéla pour assassiner un Président, ou celui qui se lave les mains devant le meurtre de plusieurs des organisateurs de la grande marche du 6 mars contre le terrorisme d'État. En réalité, Uribe est 'un terroriste ténébreux '. Le terrorisme d'État est sa pratique quotidienne ".

"Les convulsions de la Colombie d'aujourd'hui sont le signe que nous sommes dans les prémisses d'une nouvelle donne pour le pays. L'Amérique valeureuse, est celle de Bolivar. C'est l'heure de la lutte des peuples pour plus de solidarité ", conclu le communiqué des FARC.

TeleSUR/sb - MC


http://www.telesurtv.net/secciones/noti ... n-ecuador/
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Monde

L'opération colombienne en Equateur a compromis la libération d'Ingrid Betancourt, selon les FARC


Les FARC déclarent que l'opération de l'armée colombienne contre une de leurs bases, en Equateur le mois dernier, a "sérieusement" compromis les efforts de libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.

Dans une lettre, Ivan Marquez, un des sept leaders des Forces armées révolutionnaires de Colombie, explique qu'après cette attaque, qui a causé la mort du commandant Raul Reyes, il était clair qu'"il n'y aurait pas de rencontre avec la délégation française en vue d'étudier la libération d'Ingrid".

Dans sa lettre publiée lundi par l'Agence de presse bolivarienne, basée au Venezuela, qui diffuse régulièrement les communiqués des rebelles. AP

http://www.latribune.fr/info/L-operatio ... nnel=Monde

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Communiqué en Espagnol


http://www.telesurtv.net/secciones/noti ... errorista/
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Monde
L'opération colombienne en Equateur a compromis la libération d'Ingrid Betancourt, selon les FARC

Les FARC déclarent que l'opération de l'armée colombienne contre une de leurs bases, en Equateur le mois dernier, a "sérieusement" compromis les efforts de libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.

Dans une lettre, Ivan Marquez, un des sept leaders des Forces armées révolutionnaires de Colombie, explique qu'après cette attaque, qui a causé la mort du commandant Raul Reyes, il était clair qu'"il n'y aurait pas de rencontre avec la délégation française en vue d'étudier la libération d'Ingrid".

Dans sa lettre publiée lundi par l'Agence de presse bolivarienne, basée au Venezuela, qui diffuse régulièrement les communiqués des rebelles. AP

http://www.latribune.fr/info/L-operatio ... nnel=Monde

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Communiqué en Espagnol


http://www.telesurtv.net/secciones/noti ... errorista/

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«L'échange humanitaire n'intéresse pas les Farc»

Propos recueillis à Bogota par Patrick Bèle

01/04/2008


Le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos assure que son gouvernement a «tout fait» pour faciliter la libération d'Ingrid Betancourt.
Juan Manuel Santos est considéré comme l'un des tenants de la politique la plus dure vis-à-vis des Farc. Pour lui, il est moins que jamais question de relâcher la pression sur la guérilla.


LE FIGARO. Entre la proposition d'échange humanitaire faite jeudi dernier et la poursuite des opérations militaires contre la guérilla, quelle est la stratégie du gouvernement colombien ?


Juan Manuel SANTOS.
Notre politique est simple : nous ne renoncerons jamais aux opérations militaires de sauvetage. Le président Alvaro Uribe veut que nous localisions les groupes de guérilla qui détiennent les otages afin de les encercler. Ensuite nous appellerons les organismes internationaux comme la Croix-Rouge internationale pour négocier la libération des otages. Dans le même temps, nous avons dit aux Farc qu'au moment où elles le désirent, nous sommes prêts à négocier un accord de paix.

Mais, pour l'instant, les Farc n'ont exprimé leur volonté ni de négocier la paix ni de faire un échange humanitaire. Plusieurs fois, nous avons dit aux Farc : donnez-nous la liste des prisonniers que vous souhaitez que nous libérions. Et jamais ils ne nous l'ont donnée. Parce que l'échange humanitaire ne les intéresse pas. Et les documents saisis dans l'ordinateur de Raul Reyes (numéro 2 des Farc) le prouvent. Il faut que tout le monde sache en France comme ailleurs que l'échange humanitaire n'intéresse pas les Farc !

Pour qu'Ingrid soit libérée, il faut que les Farc, qui la retiennent depuis de si nombreuses années, en aient la volonté. Si le pire arrive, le monde devra savoir que l'unique­ responsable de ce drame ce sont les Farc. Le gouvernement colombien a fait tout ce qui était en son pouvoir pour préserver la vie d'Ingrid et faciliter sa libération. Sa mort serait épouvantable et très contre-productive pour les Farc. S'il reste aux Farc une once d'humanité, elles doivent libérer Ingrid Betancourt immédiatement.

Vous avez affirmé la semaine dernière que la pression militaire sur les Farc va continuer.


Bien sûr. Nous avons l'obligation constitutionnelle de défendre tous les Colombiens contre les méfaits des Farc qui assassinent, recrutent des enfants, posent des bombes ou des mines. L'opinion publique française doit savoir que nous n'allons pas arrêter le combat parce que des otages sont détenus.

On vous accuse de déclencher des opérations militaires pour bloquer des libérations d'otage, comme celle Ingrid Betancourt que Reyes aurait été en train de négocier quand il a été tué ?


Ce sont des mensonges. Quand Piedad Cordoba dit que nous avons localisé Raul Reyes par une conversation téléphonique, c'est faux. Reyes était un objectif militaire depuis de nombreuses années sans lien avec un quelconque échange humanitaire. Autre mensonge : les bombes « intelligentes » qui ont détruit le camp de Reyes ne venaient pas de la base états-unienne de Manta en Équateur. Depuis plusieurs années nous disposons de ce type de bombes guidées. Elles ont été lancées par des avions colombiens pilotés par des Colombiens.

Y a-t-il des bases des Farc hors de Colombie ?


L'opération contre Reyes a prouvé qu'il y avait des bases permanentes des Farc en Équateur. Il en existe aussi au Venezuela. Nous le savons. Mais nous avons signé un accord dans le cadre de l'Organisation des États américains (après la crise diplomatique déclenchée par le bombardement du campement de Raul Reyes en Équateur) prévoyant une meilleure collaboration entre les pays dans la lutte contre les bandes armées. Nous attendons de l'Équateur et du Venezuela qu'ils appliquent ces accords.

Les exactions des paramilitaires continuent dans le pays…


Il n'y a plus de paramilitaires en Colombie depuis la démobilisation permise par la loi justice et paix. Il existe des bandes armées délinquantes, parfois issues des paramilitaires. Ceux que nous définissions comme paramilitaires combattaient la guérilla. Si aujourd'hui des groupes délinquants existent, ils ne se consacrent plus qu'au trafic de drogue. Certains passent même des accords avec les Farc pour l'exportation de la cocaïne.

http://www.lefigaro.fr/international/20 ... s-farc.php
Pierre de B.
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Message par Pierre de B. »

A l'écoute des nouvelles de ce matin,
j'en suis convaincu à plus de nonante cinq pourcent : Ingrid est morte.

Aujourd'hui n'est naturellement pas le bon jour pour l'annoncer :?

Pierre
l'Union europeénne vient de débloquer 2.5 millions, les Etats-Unis 250'000.- seulement;
soit de quoi financer 30 secondes de Guerre en Irak.

Suite au cyclone en Birmanie,
entendu ce 6.05.08 dans le journal de 7 heures sur Couleur 3
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virgule
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Message par virgule »

et les 5% restants, sont-ils vains ou seulement coufs ?
La sculpture s'affine au gré des éclats de pierre qui volent sous les coups de burin...
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JP
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Message par JP »

Betancourt: "Moment historique"

International 01/04/2008


Interrogé par i-Télé, Fabrice Delloye, l'ex-mari d'Ingrid Betancourt a salué mardi "le message formidable" livré un peu plus tôt par Nicolas Sarkozy à l'adresse des Farc et qui réclamait la libération immédiate de l'otage franco-colombienne. "Elle livre son dernier combat, a avoué Fabrice Delloye, au sujet de l'état de santé alarmant de son ancienne compagne. Espérant une réponse rapide à la doléance présidentielle, il a enjoint la guérilla à "saisir ce moment historique" qui s'offrait à elle.


http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/interna ... html?popup
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