Monde
«Si l’occasion survient, je ne me déroberai pas»
DOMINIQUE DE VILLEPIN | 00h05
L’ancien chef du gouvernement français évoque l’actualité et son avenir personnel.
Premier ministre de Jacques Chirac, «serviteur de l’Etat», diplomate, Dominique de Villepin entretient des rapports cordiaux avec la Suisse qu’il a accompagnée sur les fonts baptismaux de l’ONU. Interview à l’occasion de son passage à Genève. Interview.
- L’inquiétude grandit autour d’Ingrid Betancourt. En juillet 2003, l’opération de récupération que vous aviez lancée a échoué. Quelle analyse faites-vous de la situation actuelle?
- Les FARC ne ressemblent à aucune autre guérilla. Au fil des années, nous avons dans la plus grande discrétion envoyé des dizaines de missions en Colombie et dans la jungle pour nouer un dialogue. Aucune de ces tentatives n’a pu aboutir. A l’époque, j’ai travaillé avec Micheline Calmy-Rey: la Suisse n’a jamais cessé d’apporter son soutien.
Aujourd’hui tout est plus médiatique. En Colombie, la situation a évolué, et c’est une chance que de pouvoir bénéficier de la mobilisation du président Uribe, comme de celle d’acteurs régionaux - le président vénézuélien Chavez ou Cristina Kirchner, la présidente de l’Argentine.
Le président colombien se dit prêt à effectuer des libérations. Encore faut-il que les FARC répondent. En 2003, nous avons monté une opération de sauvetage d’Ingrid Betancourt. C’est la famille, informée par le président Uribe, qui nous l’avait demandé - ce qui n’a pas été assez rappelé dans la polémique qui s’est ensuite nouée.
Il fallait réagir rapidement. Nous avons dans les conditions les plus discrètes envoyé un avion, non sans hésiter sur le lieu d’atterrissage. On a évoqué les Antilles et la Guyane. Les services de renseignements ont finalement préféré le Brésil car il semblait y avoir urgence humanitaire. Puis l’affaire a été révélée, ce qui a provoqué une polémique regrettable. Il n’y avait dans notre démarche qu’une préoccupation humanitaire.
La mobilisation doit maintenant se poursuivre. Il faut avec le plus grand pragmatisme faire appel à toutes les bonnes volontés, en évitant de froisser les susceptibilités. La situation exige à la fois pragmatisme, solidarité, et action collective.
- De nombreux observateurs dénoncent l’intransigeance du gouvernement colombien…
- Je ne peux donner aucune leçon à quiconque. La position du gouvernement colombien n’est pas facile. Pendant de trop nombreuses années, il a connu la guérilla, la violence, les prises d’otages. Il entend ne pas transiger avec des mouvements qui utilisent de telles méthodes. Et en même temps, il se montre aujourd’hui disposé à faire des gestes. Dès lors qu’il accepte de rentrer dans une logique de dialogue, il faut l’accompagner, en souhaitant que les FARC répondront dans le même esprit.
Au-delà des gestes qui pourraient conduire à la libération d’Ingrid Betancourt, je veux espérer qu’une nouvelle page pourra s’écrire dans l’histoire de la Colombie. Car cette violence ne mène qu’à l’impasse, à la souffrance des uns et des autres. Essayer de trouver une solution humanitaire qui puisse déboucher à terme sur une solution politique, voilà qui me paraît être la juste voie.
http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de ... nu)/211526
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Le conjoint d'Ingrid Bentancourt demande de l'aide à Lula
TeleSUR _ 31/03/08
Selon des médias brésiliens le conjoint de la politique franco-colombienne Ingrid Bentancourt, au pouvoir des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis 2002 , a dit ce lundi que le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, devrait intervenir auprès de son homologue colombien, Alvaro Uribe, pour sa libération, même si ce dernier n'est pas vraiment intéressé par celà.
Lecompte a dit à la chaîne TV Globo du Brésil que c'est "le moment parfait" pour que Lula intervienne en demandant à Uribe de plus grand effort en ce sens.
"C'est très important ce que Lula pourra dire" à Uribe. "Le Brésil est une puissance latino-americaine. Je pense qu'il (Lula) peut faire effectivement plus. Car nous sommes dans une situation d'urgence ", a t-il dit.
Lecompte, arrivé à Sao Paulo suite à l' invitation du Parti Vert (PV) local, a accusé Uribe pour l'échec de sa gestion pour libérer Bentancourt, principalement après l'incursion illégale colombienne en territoire équatorien, qui a déchaîné une crise politique régionale.
"Uribe n'a pas de volonté politique pour résoudre le problème. Il n'a pas intérêt à libérer Ingrid.
TeleSUR - Afp/mc - MC
http://www.telesurtv.net/secciones/noti ... da-a-lula/
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Farc : Les Etats-Unis ont envoyé un missile durant l'attaque faite au campement en Équateur
TeleSUR _ 31/03/08
Les FARC réaffirment le caractère social du conflit armé colombien. "On oublie que la Colombie tout entière est une poudre sociale sur le point d'exploser. Uribe a exclu définitivement de ses discours, les programmes sociaux. Il parle seulement de guerre et de haine et le fait depuis les garnisons militaires ".
Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) ont adressé ce lundi un communiqué dans lequel ils accusent les Etats-Unis d'avoir utilisé un missile depuis la base aérienne colombienne de Tres Esquinas, dans le département du Caquetá (sud), durant l'attaque du 1er mars en territoire équatorien, où sont mort Raúl Reyes et 23 autres personnes.
Le communiqué, envoyé le 20 mars et signé par le membre du Secrétariat Iván Márquez, a été publié par l' Agence Bolivarianne de Presse.
"A 00H25 le premier mars un missile a provoqué un impact au coeur du campement endormi. Il n'y avait ni avions ni hélicoptères. Le missile avait été envoyé par des étrangers depuis la base aérienne de Tres Esquinas, dans le Caquetá. Les troupes terrestres sont venus du nord et du sud,elles ont par ailleurs été aperçu dans le secteur depuis le 26 février ", dénonce Iván Márquez.
Dans le communiqué, intitulé "le terroriste ténébreux", les FARC accusent "la colombie d'être l'Israël de l'Amérique du Sud en continuant d'essayer "de se faire passer pour la nation victime".
"Au décès de Raúl et au meurtre postérieur d'Iván Rios ont suivi l'euphorie trionfaliste la plus irrationnelle de l' oligarchie colombiene. Le fascisme hystérique - ce dernier qui incite à lapider des femmes extraordinaires comme Piedad Cordoba - a agité le pays ", rappelle le membre du Secrétariat, en ajoutant qu'après cette opération" on a rempli l'espace médiatique d'informations manipulées ".
Dans le texte, les FARC réaffirment le caractère social du conflit armé colombien. "Ils ont oubliés que la Colombie entière est une poudre sociale sur le point d'exploser. Uribe a exclu définitivement de ses discours, les programmes sociaux. Il parle seulement de guerre et de haine et le fait depuis les garnisons militaires ".
Márquez dénonce que "ce sont déjà plus de 30 million de colombiens qui vivent dans la pauvreté. Le haut coût de la vie et le chômage tuent et provoque la famine chez la majorité d'entre eux. Il n'y a pas de plafond salarial, pas de politique de santé ni d' éducation pour ces familles".
"Les terres dépouillées n'ont pas été restituées aux paysans et plus de 4 millions de déplacés continuent à oeuvrer dans la misère. Il y a seulement des profits pour les grands investisseurs, objet fondamental de cette politique 'sacro-sainte 'de Sécurité Démocratique imposée depuis l'étrangers, comme prolongation de la Doctrine néfaste de Sécurité Nationale ", continue t-il.
Rideau de fumée
L'organisation insurgé estime que la violation de la souveraineté Équatorienne a été "un rideau de fumée parmis tant d'autre" pour essayer de couvrir "les liens abjectes de Monsieur Uribe avec la narco-para-polítique qui déshonore le nom de la Colombie".
Honte au mandataire colombien, Álvaro Uribe, qui "répond à la lutte par le meurtre de dirigeants syndicaux et populaires, par l'extradition aux Etats-Unis de plus de 600 ressortissants en renonçant ainsi à la souveraineté juridique du pays et s'agenouille face à une puissance étrangère".
En se référant à la présence de paramilitaires au Vénézuéla, il ajoute que "ne peut pas être démocratique un dirigeant qui envoie ses hordes paramilitaires au Vénézuéla pour assassiner un Président, ou celui qui se lave les mains devant le meurtre de plusieurs des organisateurs de la grande marche du 6 mars contre le terrorisme d'État. En réalité, Uribe est 'un terroriste ténébreux '. Le terrorisme d'État est sa pratique quotidienne ".
"Les convulsions de la Colombie d'aujourd'hui sont le signe que nous sommes dans les prémisses d'une nouvelle donne pour le pays. L'Amérique valeureuse, est celle de Bolivar. C'est l'heure de la lutte des peuples pour plus de solidarité ", conclu le communiqué des FARC.
TeleSUR/sb - MC
http://www.telesurtv.net/secciones/noti ... n-ecuador/