PERSONNAGES CITES DANS LES CHANSONS DE RENAUD

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Occitans (les) / Ockrent Christine / Oscar / Otelo


Occitans (Les)

Peuple du monde

Le blues de la Porte d’Orléans

L'occitanie

"Puisque les Basques et les Bretons, les Alsaciens, les Occitans, les Corses, les Chtimis, les Wallons y veulent tous être indépendants"

L'Occitanie correspond aux pays de France dont les langues locales appartiennent aux langues d'oc (par opposition aux langues d'oïl), en gros au sud d'une ligne Bordeaux - Grenoble en y ajoutant le Limousin. 

 

Une littérature de grande qualité a été écrite en langues d'oc, en particulier au XIIe siècle avec les troubadours. La scolarisation obligatoire, le service militaire et le mouvement d'exode rural ont amené depuis le milieu du XIXe siècle à un déclin de l'emploi des langues d'oc au profit de la langue française. Cette domination croissante de la langue de Paris - c'est perçu comme tel - a débouché dès la fin du XIXe siècle sur un mouvement littéraire occitan principalement provençal (Frédéric Mistral), repris après 1945 dans le Sud-Ouest. 

 

Mais c'est la montée d'autres mouvements autonomistes (mouvement basque antifranquiste) dans la foulée des idées de mai 68 (mouvement autonomiste breton), conjuguée aux difficultés économiques et sociales du moment qui amènent dans la première moitié des années 1970 la constitution d'une revendication occitane dont seule la culture (littérature, chanson) prend finalement une forme constructive. Le reste du mouvement, d'abord entraîné par les difficultés paysannes (crise du vignoble), est plutôt négatif en ce sens qu'il s'oppose à ce qui n'est pas local, ce qui est parisien. 

 

C'est donc plus un mouvement régionaliste anticentraliste qu'un mouvement autonomiste propre, qui culmine en 1973 avec l'occupation du Larzac. Il se différencie en cela des mouvements basque et breton. À l'instar des mouvements révolutionnaires nés autour de 1968, le mouvement occitaniste s'est affaibli depuis la deuxième moitié des années 1970.

 

Une page sur l'Occitanie

 


Ockrent Christine

Personnage contemporain de l'œuvre de Renaud

Si t'es mon pote

Christine Ockrent

"C'est pas franchement une sainte, c'est pas Christine Ockrent"

Née à Bruxelles (Belgique) le 23 avril 1944, Christine Ockrent est mariée avec Bernard Kouchner.

 

Elle entame une carrière de journaliste pour la télévision américaine et réalise un "scoop" télévisuel en 1979 en allant interviewer dans sa prison un ancien premier ministre du shah d'Iran, arrêté par le nouveau régime de Téhéran, quelques jours avant son exécution. 

 

Présentatrice du journal parlé d'Europe 1 en 1980, elle devient la première présentatrice du journal de 20h sur Antenne 2 en octobre 1981 et reçoit alors le surnom de la "Reine Christine" (surnom jusqu'alors accordé à une reine de Suède du XVIIe siècle). Elle connaît alors son plus grand succès.

 

Nommée directeur adjoint de TF1 privatisée en 1987, elle revient l'année suivante sur Antenne 2 où le montant de son salaire déclenche la polémique.
Elle quitte la présentation du journal de 20h pour animer des magazines de société avant de passer en 1996 sur France 3 pour animer un magazine politique le dimanche soir avec les journalistes Serge July et Philippe Alexandre.

 

Elle est également auteur de plusieurs livres traitant essentiellement de politique, membre du Conseil d'administration de "reporters sans frontières" et chevalier de la légion d'honneur.

 

Mini biographie

 


Oscar

Personnage de l'entourage de Renaud

Oscar

 

Grand-père maternel de Renaud, Oscar est le héros de la chanson du même nom, dans laquelle on peut donc apprendre qu'après avoir travaillé dur pendant 20 ans dans les mines du Nord de la France, le "chtimi jusqu'au bout des nuages", "marxiste" et "syndiqué à mort" a emigré à Paris pour travailler en usine.

A 65 ans, il a troqué la capitale contre "une p'tite baraque avec un bout d'jardin" dans laquelle il s'ennuyait parfois. Il a "cassé sa pipe un matin d'décembre d'un cancer tout bête".

Cette chanson publiée dans "Le retour de Gérard Lambert" montre l'attachement de Renaud à ses racines, et l'affection qu'il portait à celui qu'il aimait écouter lui "baratiner sa vie".

Oscar


Otelo

Personnage contemporain de l'œuvre de Renaud

Triviale poursuite

Otelo Saraiva de Carvalho

"Vingt ans pour Otelo / Autant pour Mandela"

En avril 1974, de jeunes officiers de l'armée portugaise organisent un coup d'État militaire d'extrême gauche victorieux contre le pouvoir conservateur, catholique et réactionnaire qu'a institué depuis le début des années trente Antonia Oliviera Salazar (1889-1970). C'est la révolution des oeillets. 

 

Otelo Saraiva de Carvalho, né en 1936, conduit la rébellion et s'affirme comme l'un des principaux acteurs du nouveau pouvoir, marxiste. Certains voient alors en lui un Fidel Castro portugais. Après plusieurs mois d'incertitude confuse, le Portugal choisit la voie de la démocratie pluraliste. Carvalho, devenu un héros national, rentre dans le rang. 

 

Au début des années 1980, une série d'attentats menés par l'organisation FP-25, constituée de nostalgiques de la révolution, endeuille le pays. On soupçonne alors Carvalho d'en être l'inspirateur, sinon le principal dirigeant. Le gouvernement portugais fait arrêter en 1984 une quarantaine de personnes. Parmi elles, Otelo de Carvalho, dont il redoute la popularité. Malgré ses dénégations, Carvalho est condamné en mai 1987 à quinze ans de prison, avant d'être remis en liberté deux ans plus tard sur ordre de la Cour suprême qui a constaté de nombreuses irrégularités dans son procès.

 

Depuis le "révolutionnaire" s'est reconverti dans l'import-export !

 

Page wikipédia sur Otelo

 


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