Portraits Gala, le par fr.
Mis en ligne dans le kiosque le 1er juillet 2015.

Renaud : Mistral gagnant élue chan­son préfé­rée des Français

Ah... m'asseoir sur un banc, cinq minutes avec toi et regar­der les gens tant qu'y en a.... Renaud a beau s'être éloi­gné de la scène et des studios, les Français ne l'ont pas oublié. Son tube de 1985, Mistral Gagnant vient d'être dési­gné « chan­son française préfé­rée de tous les temps » par un sondage BVA-Doméo presse régio­nale publié ce samedi. Elle devance de peu les ballades Ne me quitte pas (signé Jacques Brel) et L'aigle noir (de Barbara).

Et dire que la chan­son a failli ne jamais sortir dans les backs. En 1985, Renaud prépare la liste de titres qui vont figu­rer sur son septième album. Il a écrit une chan­son pour sa fille, Lolita. Cette ballade au piano tire son nom d'une ancienne confi­se­rie qui a disparu avant que Renaud n'entre en studio. Les paroles sont empruntes de nostal­gie et de mélan­co­lie, et évoquent les douceurs d'une enfance déjà loin : « des bombecs fabu­leux », des « cara­mels à un franc », des « caram­bars d'antan » et de « vrais roudou­dous ».

Un poème aux accents « trop person­nels », peut-être même « impu­dique », pensera d'abord Renaud. Heureu­se­ment, le chan­teur se lais­sera convaincre par sa femme, qui a entendu ses notes au télé­phone. « Si tu ne mets pas cette chan­son sur ton prochain album, je te quitte » menace-t-elle.

Trente années ont passées depuis la sortie de Mistral gagnant. Le temps a beau « être assas­sin » comme le dit la chan­son, Renaud est encore dans le coeur des Français. Ils ont élu son oeuvre « chan­son française de tous les temps » devant Ne me quitte pas de Jacques Brel (25,2%), L'aigle noir de Barbara (22,5%), Les lacs du Conne­mara de Michel Sardou, Là-bas de Jean-Jacques Gold­man et La montagne de Jean Ferrat.

Mais si l'au­teur de Boucan d'en­fer gagne la première place pour les chan­sons, il n'est encore que 5ème dans la liste des chan­teurs préfé­rés des Français, derrière l'in­dé­trô­nable Jean-Jacques Gold­man, Jacques Brel, et Georges Bras­sens. Un clas­se­ment qui chan­ge­rait sûre­ment d'allure, si seule­ment l'artiste accep­tait de retour­ner en studio.

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