PERSONNAGES CITES DANS LES CHANSONS DE RENAUD
- J -
Jagger Mick / Jésus / Jeune cadre dynamique (l') / Jimmy / Joconde (la) / Johnny /
Johnston (Mister) / Jojo / Jonathan / Julie / Jules, Julot
Personnage contemporain de l'œuvre de Renaud

"Cette soirée s'annonçait super / J'me suis enfilé une bibine / Pour l'numéro un Mick Jagger / Avec Dylan et Bruce Springsteen"
Né le 16 juillet 1943, d'un naturel rebel, Mick Jagger n'était pas un fana de l'école. En 1960, il rencontre Keith Richard et c'est le début de la grande aventure ! Les Rolling Stones sont nés. Une rock star est née également. A partir de 1965, il devient compositeur et avec Keith Richard créé Satisfaction. La vie de Mick Jagger est étroitement liée à celle des Stones au niveau professionnel. Le succès ouvre la voie à tous les excès. Reconnu par la jet set comme un des siens, Mick émigre à Saint Tropez pour fuir les tracasseries fiscales britanniques, là il se marie, en 1971, une première fois avec Bianca Jagger qui mettra un peu de calme dans sa vie et lui apprendra les bonheurs du luxe ! Fâché avec Keith, il semblerait mettre en péril les Stones, mais en en 1989, réunis, il sortent un nouvel album et commencent une tournée triomphale. Il enregistre en un album solo, se produit avec Tina Turner et David Bowie.
http://www.sympathyforthedevils.com/
Personnage imaginaire
Pourquoi dabord ? / Jusqu'à la fin du monde

"Eh ton Bon Dieu il est mort Avec Jésus sur la croix"
(Pourquoi d'abord)"Comme un ciboire qui ferait se damner Jésus à son dernier soir"
(Jusqu'à la fin du monde)Jésus ou Jésus-Christ, c’est à dire le Sauveur,
est le fils de Dieu et le Messie prédit par les prophètes. Jésus de Nazareth
a vécu sur la terre il y un peu plus de 2000 ans. Des siècles avant la
naissance de Jésus, la Bible cite les paroles des prophètes d’Israël qui
parlent de sa venue. L’Ancien Testament, rédigé sur une période de 15 siècles
par une quarantaine d’auteurs différents, contient plus de 300 prophéties
sur la venue de Jésus.
Né en l’an 749 de Rome, il est mort crucifié sur le Calvaire vers 30 de l’ère
moderne et ressuscité des morts trois jours plus tard.
http://www.historel.net/christ/index.htm
Personnage crée par Renaud
"Au premier, dans mon HLM / Y'a
l' jeune cadre dynamique / Costard en alpaga"
On peut voir dans ce jeune cadre
dynamique une caricature prémonitoire des yuppies, ces jeunes financiers qui brassent des
millions... mais aussi ces jeunes commerciaux sûrs d'eux-mêmes qui mènent finalement
une vie minable.
Personnage créé par Renaud
"La chanson s' passe à
New York / Y'a Jimmy qui s' fait flinguer / Par un black au coin d'un bloc"
Personnage historique

"Comme s'il était tellement mieux, d'être brune comme la Joconde"
De son vrai nom, Mona Lisa, elle fut le modèle de Léonard de Vinci, pour la toile la plus célèbre au monde.
Personnage contemporain de l'oeuvre de Renaud
Germaine, Chtimi Rock, Près des autos-tamponneuses, Elle est facho

"En
jouant des vieux tubes de Johnny et d'Elvis"
"
"Comme musique de fond/Y nous a mis Johnny" (Près des autos-tamponneuses)
"Elle revient d'la fête de l'Huma, l'est contente, elle a vu Johnny" (Elle est facho)
Chanteur des années "yéyé" né en
1943 à Paris, Johnny Hallyday est célèbre aussi pour les fauteuils cassés par ses fans
aussi bien à l'Olympia qu'à la Nation. Johnny, à 57 ans, fait encore salle comble et
donne des shows fastueux. Le "rocker" français a su traverser les modes et ses
fans se retrouvent dans tous les milieux.
En mai 2002, il joue dans le film Crime Spree, tourné au Québec par Brad
Mirman, avec, entres autres, Renaud, Richard Boringer, Gérard
Depardieu...
Site officiel :
Personnage
historiqueJo
hnston's Motor Car"
Mister Johnston reçut l'info et partit aussitôt /Il mit sur sa poitrine une étoile, son chapeau de castor"
Le Docteur Johnston, qui était un des rares partisans à possèder une voiture, avait été recruté par l'IRA pour conduire des militants lors de leurs divers déplacements. On en fit une chanson, et par la suite, cela donna naissance à une chaîne de garages.
Personnage créé par Renaud

"Attachez vos ceintures, éteignez vos mégots, car voici l'aventure de Jojo le démago"
Fils de prolo devenu député
puis Président.
Personnage contemporain de l'œuvre de Renaud

"Entre guitare et fusil, Jonathan a bien choisi / ses chansons sont des pavés, des brûlots"
Récit
par Renaud de sa rencontre avec Johnny Clegg, à qui il a dédié Jonathan
(cf.
le livre Johnny Clegg, la passion zoulou, de Philippe Conrath)
Un
jour, mon régisseur sonorisateur débarque chez moi tout excité : il a découvert
un chanteur fantastique, un Sud-Africain blanc qui joue avec des Noirs.
"Tu vas voir, ça rappelle Dylan, me dit-il. C'est très folk." Il
savait que, à part Springsteen, je suis un peu rétif au rock, que je reste
très chanson française et passionné de folk. Je me suis rappelé avoir lu
un truc dans Actuel sur un Zoulou blanc et j'ai compris qu'il s'agissait de ce
type. Mais je n'avais pas un souvenir emballé de cet article. J'avais gardé
l'image d'un clodo, d'un zonard. Mon copain m'a amené les cassettes de ce
Johnny Clegg et j'ai tout de suite craqué. Dans une chanson, j'aime d'abord
les textes. Même si c'est en anglais, j'essaie de traduire, et c'est pas rien
ce qu'il raconte, en l'occurrence. La voix du type, ce mélange de rock et de
sonorités africaines et surtout le son de sa guitare acoustique accordée à
la manière zoulou, tout ça m'a complètement séduit.
Une demi-heure après, j'ai regardé la vidéo et j'ai vu sa dégaine, comment
il dansait. Je n'aime pas la danse. Parce que la danse, c'est toujours sexuel
et vu mon éducation protestante et puritaine, une femme qui danse, c'est une
femme qui se donne. Il y a un côté exhibitionniste qui me gêne. Et j'ai découvert
une danse guerrière ! Je n'avais pas réalisé au départ que ce côté
guerrier annulait le côté sexuel. J'ai trouvé ça beau au niveau chorégraphique,
avec cette violence, cette intensité que je n'avais jamais vues nulle part.
Ce mélange visuel et musical m'a totalement emballé et j'ai voulu en savoir
plus. C'était juste sa première venue en France au festival d'Angoulême, en
mai 1986 et je croyais pouvoir jouer au mécène.
Je suis entré en contact avec son manager en France et je tenais absolument
à faire quelque chose pour Johnny Clegg. Je me sers rarement de ma notoriété,
mais j'avais l'espoir de jouer au père Noël et de produire son disque. Et
j'ai appris qu'il avait déjà un producteur, qu'il avait aussi enregistré
plusieurs albums et qu'il était distribué en France ! Je n'avais donc plus
rien à apporter. Son manager m'a quand même proposé de faire une émission
de télé en Afrique du Sud : ma popularité pourrait sans doute aider à
monter l'opération. Moi, l'Afrique du Sud me faisait peur. Je suis très
paranoïaque et pas du tout un voyageur. Je n'aime pas sortir des sentiers
battus. Mais Les enfants du rock, l'émission d'Antenne 2, a sauté sur le
projet et je me suis retrouvé là-bas avec toute une équipe.
J'étais inquiet parce qu'il était mentionné sur nos passeports qu'on ne
devait pas filmer. Je me retrouvais dans un pays où la violence peut éclater
à tout moment : je n'aime pas la violence, plus loin je m'en trouve, mieux je
m'en porte. Je n'étais pas à l'aise non plus, car j'avais l'impression qu'on
devait être surveillé : avec les caméras, on déplaçait beaucoup d'air. On
n'a jamais eu de problème. Mais rien que de penser qu'il pouvait arriver
quelque chose, sans que je sache ce que je risquais, me rendait très parano.
J'étais surtout soucieux parce que je me demandais comment j'allais
interviewer ce mec que je ne connaissais pas. C'est un super musicien, moi
non. Un type qui représente quelque chose au niveau de toute la nation
sud-africaine, une personnalité extraordinaire. Comment allait-il recevoir ce
petit saltimbanque parisien ? Comment les gens allaient-ils prendre la
nouvelle lubie de Renaud se mettant à interviewer Jonnhy Clegg ? J'ai donc
demandé à rester le plus effacé possible dans le reportage.. J'étais gêné.
En fait la productrice du film se servait de moi comme tremplin et ça a marché.
Le Jonnhy Clegg que j'ai découvert ne m'a ni déçu ni surpris. C'est un
homme qui respire la générosité, la bonté, la chaleur. Son énergie est
proprement stupéfiante : il fait son jogging le matin, part en répétition,
joue plusieurs galas dans la journée, conduit le minibus, s'occupe des gens,
fait la bouffe, passe deux heures au téléphone à dealer des contrats,
voyage au bout du monde : il n'arrête pas une seconde, ne se repose jamais.
Ca me fascine, parce que je suis un peu cossard.
Il a l'intelligence d'avoir choisi la musique pour lutter contre l'apartheid.
Le courage aussi de s'exprimer dans ses chansons et dans les interviews, car
il n'est pas à l'abri d'un détraqué blanc extrémiste ou d'une ratonnade.
Il m'a beaucoup enrichi au niveau de la connaissance de l'Afrique du sud. Et
surtout il m'a expliqué le plus gros problème de ce pays, ces déportations
de populations et les pseudo-Etats fantoches, les homelands. Et même si je
n'ai pas été dans des endroits insupportables et que l'Afrique du sud est un
pays magnifique, j'ai eu quelques visions de l'apartheid qui m'ont bouleversé
: des champs, par exemple, où ils ont planté tous les dix mètres une cabane
en aluminium avec un trou dans la terre et un seau. C'est le futur chiotte de
ces parcelles de terrain de dix mètres dur dix où les autorités vont bientôt
transférer le ghetto d'à côté. C'est quelque chose d'hallucinant, le
stalag !
Au niveau musical, Johnny Clegg est un type comme il en arrive un tous les
quinze ans. Sans faire de comparaison avec les idées qu'il véhicule, c'est
un Bob Dylan ou un Bob Marley, deux artistes qui ont apporté beaucoup plus
encore que leur musique. C'est la raison pour laquelle j'ai écrit Jonathan,
une chanson que je lui dédie, ma façon d'exprimer sur scène pourquoi j'aime
Johnny Clegg. Ce type a tout pour réussir : l'énergie, le son, la mélodie,
la personnalité, le charisme. Et même s'il ne possède pas un timbre de voix
exceptionnel, c'est normal qu'il fasse un tel succès en France. Il défend
une cause, celle d'une nation sud-africaine des Blancs et des Noirs.
Je chante aussi Jonathan parce que je suis toujours persuadé que la poésie
est plus forte que le kalachnikov. J'ai toujours essayé de chanter ce que je
vis et j'ai vécu un truc très fort avec Johnny Clegg. Je me veux chanteur réaliste
et contemporain, chantant mon époque et ma société : il en fait totalement
partie. Il compte beaucoup pour moi et c'est une façon impudique et plus
facile de lui dire : "Je t'adore."
http://inmyafricandream.free.fr/
"Il
aimait Julie et la Julie donc / L'aimait en retour, elle qui jamais
N'avait pu conquir le coeur de quiconque "
Dans la chanson, Julie
pue horriblement des pieds et tombe amoureuse de Hugues qui lui, par contre pue
de la gueule.
Jules / Julot (d'Ménilmontant)
Personnage imaginaire
La java sans joie / Tel qu'il est / Gueule d'Aminche / Rue Saint-Vincent /
La
Jeune fille du métro / Lézard / La java / La
plus bath des javas
"Ce n'est pas un Apollon mon Jules / Il n'est pas taillé comme un Hercule" (Tel qu'il est)
"Enfin bref, c'était l'bon Jules / Pas bégueule et presque honnête" (Gueule d'aminche)
"L'été, par les chauds crépuscules / A rencontré Jules / Qu'était si
caressant" (Rue Saint-Vincent)
"Le jeune lui sorti... sa carte / Et lui dit j'm'appelle Jules, et j'habite rue
Descartes" (La jeune fille du
métro)
"Il a voyouté quelque temps / Avec Dédé-le-Surineur / Avec
Julot-d'Ménilmontant" (La java
sans joie)
"Son julot c'est mon camarade / Il veut bien que j'fade avec eux" (Lézard)
"T'es ma nenesse / Tu es ma gonzesse / Je suis ton julot" (La java)
"Le lendemain, Julot / Lui dit, j't'ai dans la peau / Et il lui botta le bas du
dos" (La plus bath des javas)
Jules est un prénom masculin fort en vogue dans la seconde moitié du
XIXe siècle et avant la Première Guerre mondiale il revient d'ailleurs de plus en plus
à la mode en France depuis quelques années. La fréquence du prénom explique
probablement qu'il soit passé dans le langage familier pour désigner l'homme que
fréquente une femme : "c'est mon Jules", ou "c'est mon julot" (pour
faire encore plus fortif' !). Aujourd'hui, on dirait plutôt "c'est mon mec".
Le terme "julot" s'employait aussi pour désigner quelque chose de nettement
moins romantique : un souteneur au même niveau de langage, on dirait aujourd'hui un
"mac". Enfin, pour être complet, l'expression "Julot casse-croûte"
désigne un homme sans travail qui partage la vie d'une prostituée (Philippe Léotard
emploie l'expression dans "La balance", un film de 1982 avec Nathalie Baye et
Jean-Paul Connart (j'invente pas !)) et qui, dans l'état actuel de la jurisprudence
française, est considéré comme un souteneur.